La Nation Bénin...
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Le peuple de Djougou a communié dans l’union, samedi 10 janvier dernier, à travers la fête de la Gaani. Intenses moments de célébration d’une tradition séculaire…
Sortie du roi. Un évènement unique dont ne se privent souvent pas les populations de la ville de Djougou. Et surtout pendant la fête de la Gaani. Samedi 10 janvier, la vague déferlante des chevaux majestueusement montés par des princes et autres notables de la cour royale a tôt fait de donner le top d’une célébration des retrouvailles entre les diverses communautés de cette ville cosmopolite du septentrion. Apparats de circonstance, boubous traditionnels des plus riches aux plus richement brodés, montures aux couleurs écarlates, les cavaliers n’ont pas fait dans la dentelle pour rehausser l’éclat de cette célébration démarrée la veille avec la très émouvante cérémonie de flagellation des Peulhs. Il y a aussi eu l’élection de la Miss Gaani, les gardiens de la riche tradition étant toujours réticents quant à la pertinence d’un tel concours de beauté.
Sur la place de la Gaani bondée de milliers de personnes, l’attente des populations et autres curieux était bien grande le jour des festivités. Aussi bien l’arrivée des personnalités politiques de la région que les prouesses des danseurs de tipenti et autres groupes folkloriques n’auront autant retenu l’attention des spectateurs que l’entrée de sa majesté Kpétoni Koda VI sur cette place rénovée à l’approche de ce rendez-vous cultuel et culturel. Vêtu d’un boubou blanc brodé, le visage emmitouflé dans un turban de même couleur que sa toge et les yeux cerclés de verres fumés, la barbe grisonnante, le roi fait son apparition sous la conduite des membres de sa cour, un géant parasol servant d’ombrage porté par un homme fier de sa mission.
Tout autour de lui, des notables et princes suivant la cadence de ses pas faite d’assurance, de grâce et de prestance. Tout un symbole que magnifient les tambours de la cour royale. Le roi, à pas comptés, y va de son rythme et les batteurs impriment la cadence à leurs tambours et tam-tams. C’est l’euphorie et l’allégeance à la fois au sein du public. De la mesure qui éclipse toute la ferveur notée quelques minutes plus tôt sur la place avec la clameur et les bruits assourdissants des groupes folkloriques. Il aura fallu compter des minutes pour voir sa majesté s’installer sous l’égide de son protocole et du président du Comité d’organisation, le ministre Alassane Soumanou. Remis de son parcours initiatique quelques heures plus tôt sur les divers sites solennels du royaume, il est assis aux côtés de la reine-mère et du chef de terre, le Baparapé.
Chantal Yayi décorée
Statutairement, les manifestations peuvent ainsi démarrer, sous le regard bienveillant de la Première dame, Chantal Yayi, marraine de l’évènement. C’est le président du Comité d’organisation qui lancera les manifestations officielles de cette fête, en faisant l’apologie de la riche tradition de la terre de Djougou. La Gaani, à son avis, est une fête de retrouvailles entre les fils et filles de cette ville carrefour et frontalière qui n’a rien perdu de sa tradition séculaire malgré l’Islam et les divers flux migratoires connus par son peuple. «Notre peuple est fier de sa culture…. Notre manière de vivre ensemble, de nous conduire, de nous habiller. Le peuple de Djougou est celui qui a connu la culture du cheval et la fête de la Gaani est le jour où les musulmans et les animistes se mettent ensemble pour communier», relève-t-il, tout en mettant un point d’honneur à la présence de la Première dame aux manifestations. Il a saisi l’occasion pour appeler à la réhabilitation du palais de Kilir qui reste un pan essentiel du patrimoine du royaume de Djougou.
La Gaani selon le maire de la ville, Mikaïla Bassabi Djarra, est un moment de libre expression totale de la culture de Djougou.
Suivront les prestations de divers groupes folkloriques pour agrémenter la célébration. Rythmes tipenti, tèkè, askey et autres ont rehaussé la fête qui connaîtra, par ailleurs, la cérémonie d’allégeance faite par les trois dynasties dirigeantes du trône de Djougou à sa majesté Kpétoni Koda VI. Successivement princes et notables ont sacrifié à cette tradition en s’allongeant au sol après quelques pas faits en direction de la tribune officielle. Un moment solennel que les chasseurs du royaume immortaliseront avec des coups détonants de fusils.
Sous la décision du roi, Chantal Yayi a été faite ‘’Kpégnan’’, c’est-à-dire reine-mère de la cour royale de Djougou. Distinction à titre exceptionnel faite au nom du roi par la seule reine-mère d’alors, cette décoration pour la récipiendaire, est une marque d’estime portée par tout un peuple à sa personne. Aussi s’est-elle engagée à continuer les œuvres et à défendre les valeurs qui l’ont élevée à ce grade de la cour royale.

Cristiano Ronaldo (Real Madrid) a reçu le troisième Ballon d'Or de sa carrière, hier lundi 12 janvier à Zurich. Le Portugais a été préféré à Lionel Messi (Barcelone) et Manuel Neuer (Bayern). S’il n’a pas brillé à la Coupe du monde, il est récompensé de son année riche en titres et en buts.
Qu'importe la Coupe du monde, le roi s'appelle encore Cristiano Ronaldo. Pour la deuxième année de rang, le Portugais a reçu le Ballon d'Or. Il s'offre ce prestigieux trophée individuel pour la troisième fois, après 2008 et 2013. Ainsi, il rejoint Johan Cruyff (1971, 1973, 1974), Michel Platini (1983, 1984, 1985) et Marco Van Basten (1988, 1989, 1992) et revient à une unité de "Leo" Messi, quadruple lauréat (de 2009 à 2012). Cette année, il a été préféré dans l'ordre à Lionel Messi et Manuel Neuer.
Cristiano Ronaldo se voit récompenser d'une année d'exception, où seule sa sortie précoce en Coupe du monde aurait pu constituer un handicap à cette élection. Contrairement à Manuel Neuer mais aussi à Lionel Messi, CR7 n'a pas brillé au Brésil cet été. Eliminé du Mondial dès le premier tour avec le Portugal, il a raté le plus grand évènement de l'année. Insuffisant, donc, pour convaincre le collège de votants, composé de sélectionneurs, de capitaines d'équipes nationales et de journalistes, de le priver d'un troisième sacre. Même s'il conviendra de scruter plus en détail comment chacune de ces trois entités a voté.
Une chose est sûre, son année 2014 restera mémorable. Tant sur le plan du palmarès qu'en termes de statistiques individuelles. Déjà élu meilleur joueur d'Europe en 2014 par l'UEFA, Cristiano Ronaldo a profité de presque tous ses passages sur les pelouses pour affoler les compteurs. Comme en 2013, il a conservé son costume de serial-buteur. Il a été "Pichichi" du Championnat d'Espagne (31 buts) et a démarré la saison 2014-2015 pied au plancher avec ses 26 buts en 16 matches de Liga. En Ligue des champions, il n'a pas été en reste comme en témoignent ses 13 buts en 12 rencontres de C1 en 2014. Même Lionel Messi n'a pas pu suivre son rythme effréné.
S'il a fait exploser tous les compteurs, Ronaldo a également rempli son armoire à trophées avec le Real Madrid. Contrairement à 2013 où il avait reçu le Ballon d'Or sans le moindre trophée collectif décroché dans l'année, il a connu en 2014 de nombreuses occasions de faire la fête avec les Merengues. Ses 17 buts inscrits en Ligue des champions en 2013-14 ont largement contribué à la Decima, cette 10e Ligue des champions tant désirée par le Real. Au total, le Portugais a remporté quatre trophées: Ligue des champions, Coupe d'Espagne, Mondial des clubs, Supercoupe d'Europe.
Manuel Neuer ne deviendra pas, lui, le successeur de Lev Yachine, seul gardien couronné jusqu'ici, en 1963. Dans cette année de Coupe du monde, son sacre avec l'Allemagne en faisait un candidat crédible. Tout comme ses prestations avec le Bayern Munich et l'Allemagne. Mais il a pâti de ne pas être la seule star de la Nationalmannschaft et n'a pas pu lutter face aux statistiques hallucinantes de Cristiano Ronaldo, le roi pour la deuxième année de rang. Il termine troisième, juste derrière Lionel Messi. L'Argentin doit commencer à trouver que cela fait beaucoup. Même si, pour une année au moins, il reste seul au sommet de la hiérarchie avec ses quatre couronnes.

La radio Hosana, la 90.6 FM, la «voix de l’espérance» installée à Porto-Novo n’émet plus. Ses locaux ont pris feu vendredi 9 janvier dernier et une partie importante de ses matériels techniques est partie en fumée. Encore sous le choc, les responsables et le personnel de cette chaîne de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin s’en remettent à Dieu pour la reprise des émissions.
Studio de production et régie de diffusion. Ce sont les deux compartiments des locaux de la radio Hosana de Porto-Novo ravagés vendredi dernier par le feu. L’incendie a tout emporté sur son passage en dehors de quelques matériels techniques récupérés au niveau du studio de diffusion. Du coup, les activités de cette radio ont été stoppées, ne pouvant plus émettre.
Selon le chef service technique de la radio, Mathieu Savi, qui relatait les circonstances dans lesquelles le drame est survenu, le feu a été constaté vendredi 9 janvier dernier, autour de 12h 40. La fumée a pris de l’ampleur pour remplir tout le studio de production. Il était même impossible, selon lui, pour l’agent qui y travaillait de retirer son ordinateur, ses affaires et son costume. Tout a été consumé par les flammes qui ont gagné ensuite la régie de diffusion. Mais ici quelques matériels techniques ont pu être récupérés, souligne Mathieu Savi. Les matières qui ont servi à la réalisation de certains matériels techniques ont aidé le feu dans sa propagation. Les installations et dispositifs de lutte contre l’incendie de la radio ont été activés en vain. Pendant ce temps, le feu prenait de l’ampleur, avant d’être maîtrisé à l’arrivée des sapeurs-pompiers de Porto-Novo. Ce qui a permis de limiter les dégâts qui se chiffrent déjà à plusieurs millions, à en croire le chef service technique de la radio selon qui, le feu serait parti du climatiseur installé dans le studio de production et qui était en marche.
Les responsables et le personnel de la radio remercient Dieu parce qu’il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Ils s’en remettent encore au seigneur pour la restauration des deux studios brûlés.
Mathieu Savi lance à cet effet un appel aux fidèles de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin éparpillés sur l’ensemble du territoire national dont la radio a consumé. Il les invite à redoubler d’efforts et se préparer à mettre encore la main à la poche pour la relance mieux que par le passé des activités de la radio, la 90.6 FM, la «voix de l’espérance».
Il faut souligner que la radio Hosana est une radio confessionnelle et non commerciale. Elle émet depuis décembre 2013 et donne des émissions relatives à l’évangélisation de la parole de Dieu pour permettre aux populations de se porter bien spirituellement, moralement et socialement.

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mercredi 31 décembre 2014 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a procédé à des nominations au sein du Haut commandement de l’Armée béninoise.
Ainsi :
Sur proposition du président de la République :
directeur du cabinet militaire du président de la République : Colonel Issa Abou ;
directeur adjoint du cabinet militaire du président de la République : Lieutenant-colonel Alao Salou B. Bariou ;
Sur proposition du ministre de la Défense nationale:
directeur adjoint de cabinet : Monsieur Bio Etienne Charlemagne ;
secrétaire général du ministère : Colonel Degan K. Barthélémy ;
secrétaire général adjoint : Intendant militaire de 1ère classe Koda Alidou ;
directeur général de la Gendarmerie nationale : Lieutenant-Colonel Elomon Emile ;
directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale : Lieutenant-colonel Yaya A. Soumaïla ;
directeur des Ressources humaines : Intendant militaire de 2e classe Hounkpè Antoine ;
directeur des Ressources financières et du matériel : Lieutenant-colonel Bio-Yo Bédari ;
directeur de la Programmation et de la Prospective : Lieutenant-colonel Loko Célestin ;
directeur de la participation des Armées au Développement et aux Tâches d’Intérêt public : Lieutenant-Colonel Kouton Roland ;
directeur de l’Organisation et du personnel des Armées: Colonel Babi Fanou Bruno ;
directeur du Renseignement militaire : Colonel Afanou Ludovic;
directeur de la Sécurité militaire : chef d’Escadron Okounde André ;
directeur de l’Informatique et du Pré-archivage : Capitaine Donadje Firmin ;
directeur adjoint de la Programmation et de la Prospective : Monsieur Sourogou Roger Masso ;
directeur adjoint du Génie : Capitaine de frégate Ahouanmenou Samson ;
chargé de Mission du ministre de la Défense nationale: Monsieur Zacharie Adam Soubérou ;
chargé de Mission du ministre de la Défense nationale : Monsieur Orou Sanwe Mama ;
conseiller technique aux Affaires maritimes : Capitaine de vaisseau Ahoyo F. Maxime ;
délégué militaire des départements Atacora-Donga: Lieutenant-colonel Dassi D. Innocent ;
délégué militaire des départements Mono-Couffo: Lieutenant-colonel Kérékou N. Hervé ;
délégué militaire des départements Ouémé-Plateau : Colonel Tossou S. Jean Baptiste ;
attaché de Défense à Abuja près l’ambassade du Bénin au Nigeria : Lieutenant-Colonel Sake Mohamed S. ;
attaché de Défense à Washington près l’ambassade du Bénin aux Etats-Unis d’Amérique : Intendant général de Brigade Amoussou Cocouvi ;
attaché de Défense à Pékin près l’ambassade du Bénin en Chine : Lieutenant-colonel Moro A. Imorou ;
attaché de Défense adjoint à New-York près la Mission permanente du Bénin auprès des Nations Unies : Lieutenant-colonel Gouchola D. Spéro L. S..
Les promotions et nominations suivantes ont été également prononcées :
Au titre de l’Autorité de régulation du secteur de l’Energie :
Juriste : Monsieur Abdel Rahman Ouorou Bare
Au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, sur proposition du ministre :
secrétaire général du ministère : Monsieur Robert Zantan ;
secrétaire général adjoint du ministère : Monsieur Simplice Gnanguessy ;
directeur adjoint de cabinet : Monsieur Soulé Sambo Saï Issifou ;
directeur des Ressources humaines : Monsieur Mathias Fanou ;
directeur général de l’Institut des Relations internationales et des Etudes stratégiques (DG/IRIES) : professeur Charles Moumouni Attolou ;
chargé de Mission : Monsieur Nouhoum Sambo Moussa ;
conseiller technique juridique : Monsieur Francis Lokossa ;
ambassadeur représentant adjoint à New-York : Madame Fernande Houngbédji ;
directeur national de l’Interprétation et de la Traduction : Monsieur Amadou Fondo ;
directrice des Affaires consulaires : Madame Myrina C. Fluvia Amoussouga ;
directrice de la Coopération décentralisée et de l’Action humanitaire : Madame Nouratou Danko ;
directeur des pays du Golfe et de la Coopération islamique : Monsieur Mahamoud Sidi ;
directeur des pays du voisinage : Monsieur Paulin Dohon Agbétokpanhoun ;
directeur des Relations avec les Béninois de l’Extérieur : Monsieur Olatéré Aboudou ;
directeur de l’Asie et Océanie : Monsieur Timothée Odjo ;
directeur Afrique : Monsieur Fadil Moutaïrou ;
directeur Amérique : Monsieur Abel Agbébléo ;
directeur Opération de maintien et de promotion de la paix : Monsieur Eric Adjou.
Enfin, Monsieur Dénis Ali Yerima est mis à la disposition du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire.
Fait à Cotonou
le 31 décembre 2014
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri

L’Association des adeptes de Mami-Dan du Bénin (AAMDB) a organisé, samedi 10 janvier dernier, une cérémonie de réjouissance et de prières sur la plage Jacquot à Fidjrossè. Les dignitaires du culte vodoun ont saisi l'occasion pour prier en faveur de la paix dans le pays.
Des chants et danses à l’invocation des différentes divinités vodoun ont marqué la fête qui a réuni pour la onzième fois, les adeptes de Mami-Dan sur la plage Jacquot.
Les Dan-Mami Hounnon ont demandé la protection des divinités sur les autorités à divers niveaux, notamment le président de la République et tout son gouvernement, sans oublier le maire de la ville de Cotonou.
L’un des moments clés de cette fête a été le rituel de consultation des divinités, lequel a été effectué par la doyenne d’âge des adeptes de Dan-Mami, Afi Yéyé, 96 ans. De cette consultation, on retient qu’il y aura des élections apaisées au Bénin et que le prochain chef de l’Etat sera un homme de paix.
Dans son allocution, le porte-parole de l’AAMDB, Mianon Sicassi Vicky Padonou, a félicité tous les Hounnon et les responsables du culte vodoun pour leur détermination et leur dévouement.
Elle demande à tous les dignitaires de rester unis et fidèles à leurs engagements envers les différentes divinités.
Les adeptes, eux, sont invités à se plier aux recommandations et autres prescriptions reçues de leurs différents couvents.
L’AAMDB n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont, financièrement ou moralement, contribué à la réussite de la fête du Vodoun 2015.
Toutefois, le vice-président de l’Association, Dodo Tchètoula, et les autres responsables du bureau ont déploré l’absence des autorités politiques à leurs côtés. Ils estiment être des «orphelins» par rapport aux autres confessions religieuses.

Alors que Kétou accueillait les manifestations de l’édition 2015 de la fête nationale des religions traditionnelles, l’heure était aussi à cette célébration à la place Avlékété de Grand-Popo, samedi 10 janvier dernier. Procession des adeptes venus des couvents et temples des différentes divinités, libations et immolation de bêtes, précédées d’effusion spirituelle, ont marqué l’événement placé sous la supervision du président de la Communauté nationale du culte vodoun du Bénin (CNCVB), Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè. A ses côtés, se trouvaient de nombreux dignitaires vodoun.
Cette année et comme d'habitude, la ville de Grand-Popo n’a pas dérogé à la célébration de la traditionnelle fête des religions endogènes, le samedi 10 janvier dernier. Vêtus de leurs accoutrements de circonstance, perles au cou, aux bras et aux poignets, des adeptes des couvents et autres temples de ladite commune et de ses localités environnantes comme Comé et Houéyogbé, s’y sont retrouvés pour honorer leurs divinités.
Il y avait parmi le public qui a pris d’assaut la place Avlékété où la cérémonie a eu lieu, de nombreux touristes venus de la France, du Brésil, du Togo, du Gabon, des Etats-Unis d’Amérique et de Haïti. Les honorables députés à l’Assemblée nationale, Benjamin Clotaire Ablo, Cyriaque Domingo, le maire de Houéyogbé, Olympe Glago, la vedette internationale de chanson, Angélique Kidjo et diverses autres personnalités politico-administratives du département du Mono-Couffo, ont honoré de leur présence l’événement.
Faisant la genèse de la célébration, le secrétaire général de la CNCVB, Hounnongan Diaz Togbé Dagbé a indiqué que le culte vodoun dont le Bénin est le berceau, est pratiqué par plus de 38 millions de personnes dans le monde. Sa pratique faisant partie du quotidien de la grande majorité des populations béninoises, il a précisé qu’il joue un rôle important pour toute personne qui a recours à lui. Dans la perspective des prochaines élections municipales, communales, locales et législatives, Hounnongan Diaz Togbé Dagbé a invité les adeptes, les prêtes et les dignitaires du Vodoun à prier pour la paix au Bénin. Une préoccupation que partage le député Benjamin Clotaire Ablo et le directeur départemental chargé de la Culture du Mono-Couffo, Bachirou Kofe, tout en rassurant que c’est sans encombre que le Bénin traversera ces périodes, si ses populations font foi aux mânes de leurs ancêtres. Toutefois, tous ont demandé que diligence soit faite pour que la liste électorale soit disponible à temps.
Redonner au Vodoun sa place
Pour Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè, président de la CNCVB, le 10 janvier devait être l’occasion pour réfléchir sur les maux qui minent les religions endogènes au Bénin. Les querelles intestines que l’on constate aujourd’hui, sont dues, selon lui, au fait que tout le monde veut devenir dignitaire du Vodoun. « Ce qui crée du coup la confusion », a-t-il poursuivi. Il a alors mis l’accent sur la tolérance, la culture de la paix, l’amour, la pardon, la solidarité qui sont les véritables valeurs du vodoun. Malheureusement, déplorera-t-il, le vodoun a tendance aujourd’hui, à être considéré comme une pratique obscurantiste. Après avoir prié et procédé à une libation, puis à l’immolation d’un cabri pour implorer la grâce des divinités sur le pays, il a intronisé un nouveau dignitaire.
Le clou de la célébration a été le défilé des adeptes de la divinité Atchinan avec surtout le passage remarqué du Kponhinto Kpakossou d’Aklakou. Les groupes des adeptes de Thron Kpéto Déka de Kpovidji, du Dan, d’Agboevi-Agban de Hèvè, de Xwla Yèhoué d’Agonnèkanmè, du Vodoun Avlékété de Gbéhoué, du vodoun Hèviosso d’Avlo, du vodoun Tchamba, du Guin vodoun étaient aussi de la partie. Le passage des adeptes du Vodoun Kokou d’Akodéha Balo Codji qui se sont illustrés à travers leurs jeux osés avec le couteau, a été également apprécié. Il en est de même avec les Zangbéto dans toute leur splendeur, surtout ceux de Sahouè Doutou et de Hèvè. Ils ont tenu en haleine le public grâce à leurs démonstrations spectaculaires, mystiques et mystérieuses.

Le Port autonome de Cotonou célèbre cette année le cinquantenaire de son existence. Ce demi-siècle d’activités, le directeur général du Port autonome et ses collaborateurs promettent le célébrer de deux manières. La première, travailler à rehausser la contribution de la structure à la vitalité de l’économie béninoise et la seconde, organiser une série de manifestations à ce propos. Ces révélations ont été faites le vendredi 9 janvier dernier à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an organisée à Cotonou.
Le directeur général du Port autonome de Cotonou (PAC), Samuel Batcho exécutant des pas de danse au rythme du «Ogbon» aux côtés de l’artiste Ricos Campos. La scène est inédite et a suscité beaucoup d’admiration de la part des travailleurs de la société. Mais l’ambiance en valait la peine et cette détente s’imposait après plus de douze mois de travail acharné au sein d’une entité considérée comme «le poumon de l’économie», mais surtout après des résultats probants qui reflètent l’effort, l’engagement, l’investissement humain, le professionnalisme, l’assiduité…»
En réalité, l’année 2014 s’est révélée fructueuse et sur le périmètre du bilan, le duo direction générale et personnel affiche des notes plutôt satisfaisantes. Cela justifie l’ambiance empreinte de fête, la joie et toute l’animation qui ont prévalu tout au long de la présentation des vœux de l’année 2015. Année au cours de laquelle Samuel Batcho et ses collaborateurs, loin de dormir sur leurs lauriers et de surfer sur l’autosatisfaction promettent de retrousser les manches et d’en faire davantage. L’objectif fixé à ce propos et rappelé à maintes reprises par l’autorité portuaire, c’est de faire du PAC la meilleure plateforme de la sous-région et le meilleur contributeur à l’économie nationale. Ce rêve, selon le directeur des ressources humaines Amadou Assouma est bien réalisable au regard des grands chantiers déjà ouverts et des réalisations faites l’année dernière. L’exécution à plus de 90% du plan de formation et les nombreuses autres mesures prises au plan social surtout ont contribué à poser le «socle d’un PAC performant», se réjouit-il. Dorénavant, suggère le directeur des ressources humaines, «il nous faudra faire les choses plus rapidement, réinventer l’avenir».
2015 promet encore plus de merveilles au port de Cotonou, annonce également le secrétaire général du Port autonome de Cotonou Augustin Tonan. En saluant certaines actions prioritaires du nouveau directeur général comme la mise en place d’un nouvel organigramme, l’apaisement du climat social, l’élargissement de la capacité d’accueil du port sans oublier l’amélioration de la qualité des prestations offertes à la clientèle, il a exhorté le personnel à plus d’ardeur pour «créer le miracle portuaire». Mais cela passe avant tout, par plus d’engagement pour le développement de l’entreprise et l’épanouissement du personnel, note le secrétaire général du Syndicat des travailleurs du port autonome de Cotonou (SYNTRAPAC), Jean Gnanhungbé Loko. A vrai dire, tous les responsables et travailleurs du port partagent la vision du «miracle portuaire».
«Nous visons la grandeur»
Le directeur général du Port autonome de Cotonou a été nommé le 5 mai 2014 et a pris les rênes de la structure dans une atmosphère faite de tensions au plan social avec une énorme ardoise à éponger. Mais loin d’émousser ses ardeurs, la nouvelle autorité portuaire s’est tout simplement exercée à appliquer la méthode et la rigueur habituelles qu’on lui connaît. Ces mérites, l’ensemble de ses collaborateurs le lui ont reconnus le vendredi dernier à l’occasion de lui souhaiter leurs vœux de nouvel an. «Bon gestionnaire», Samuel Batcho l’est à leurs yeux et les exemples ne manquent pas pour l’étayer.
En 2014, 2042 navires ont escalé au port contre 1049 l’année précédente. Et pour ce qui est de la gestion du port, c’est le directeur général lui-même qui a rappelé les grands axes de ses réalisations. Il s’agit par exemple des réformes autour de la facturation, de la disponibilité du logiciel informatisé au niveau de l’infirmerie. 2014 était aussi l’année d’une meilleure application du code ISPS. Pour cette nouvelle année, la tendance haussière amorcée au niveau du PAC doit être maintenue, s’engage-t-il par ailleurs. Ayant épongé la totalité des dettes de l’entreprise évaluées à plus de quatre milliards à son arrivée, Samuel Batcho soutient alors que «le port a retrouvé sa crédibilité» et «aspire à une trésorerie plus responsable». A la suite de 2014 qui aura été une année mouvementée, il promet que 2015 sera celle des grandes réalisations et a invité l’ensemble des acteurs portuaires, ses collaborateurs en premiers à se mettre à la tâche, puisque désormais, clame-t-il, «nous visons la grandeur».
Une tâche qu’il a invité les travailleurs du port à accomplir avec le même entrain et la même assiduité que leurs aînés appelés à faire valoir leurs droits à la retraite et célébrés tels des héros, à l’occasion de cette même cérémonie.

Le samedi 10 janvier dernier, la communauté des pratiquants des religions endogènes a célébré la fête nationale du vodoun. A Abomey dans le centre du pays, cette célébration est tombée le jour du marché Houndjro à Abomey, jour où il est formellement interdit de sortir la plupart des divinités. Pas de sacrifice, pas de rituel. Conséquence, cette édition de la fête est restée sobre. Donc symbolique !
La coïncidence du jour marché de Houndjro, samedi 10 janvier dernier, avec jour de la fête du Vodoun, n’est pas la seule cause du peu d’intérêt que les populations d’Abomey ont accordé à cette célébration. Depuis quelques jours, en effet, les dignitaires ont pris une décision à l’endroit des adeptes du Vodoun, notamment des Vodoun Tohiyo, Lissa et Hêviosso du Danxomè. Cette décision du Haut conseil des grands dignitaires de ces Vodoun indique que face aux récurrents incidents de nature profanatoire qui s’observent au cours des manifestations publiques à caractère culturel, il est formellement interdit sur toute l’étendue du territoire de l’ancien royaume du Danxomè des parades et défilés desdites divinités et même de Egungun au cours de diverses manifestations tels que les festivals, fêtes officielles et même la fête du Vodoun. Ces responsables disent avoir été saisis par de multiples plaintes, même de la part de certains prêtres de ces divinités, déplorant les agissements peu dignes dont font l’objet leurs cultes. Alors, face à cette déviance de plus en plus dénoncée, Sa Majesté Dédjinlagni Agoli-Agbo a appuyé et approuvé cette interdiction. Pour ces dignitaires, la célébration du 10 janvier a été instaurée en 1994 par le gouvernement béninois pour valoriser les religions endogènes. Cette fête nationale est donc consacrée aux religions endogènes, adorées par une frange importante des Béninois. Ce n’est donc pas pour théâtraliser les divinités comme certaines s’amuseraient à le faire, que la fête a été instituée, dénoncent certaines dispositions de cette interdiction.
Du coup, pour l'édition de 2015, Abomey et Bohicon n’ont pas eu droit aux manifestations des religions traditionnelles et divinités. Les groupes des revenants, de Zangbéto en passant par ceux de Mami Dan (déesse des eaux), de Sakpata (dieu de la terre), de Lègba (dieu-gardien de la maison), de Hêviosso(dieu de la foudre), de Hoxo (dieu des jumeaux), de Ogou (dieu du fer), Thron et autres n’étaient pas au rendez-vous.
Ainsi, si dans la ville de Bohicon, aucune manifestation grandiose n’a été enregistrée, à Abomey par contre, une réjouissance populaire a été organisée sur l’esplanade du sanctuaire Gbêtinsa. C’est le lieu où se sont donnés rendez-vous certains grands dignitaires de la cité historique, pour donner une autre dimension à la fête. La rencontre a eu lieu en présence des adeptes de plusieurs cultes. Ici, le public a eu droit à des tableaux de groupes folkloriques faisant du "Agbéhoun " avec des démonstrations spectaculaires, des "Kpodjiguêguê" et autres danses vodoun talentueusement exécutées par des adeptes en présence de dignitaires et de quelques rares touristes expatriés.
En l’absence des riches sonorités du panthéon vodoun, le public s’est contenté des sonorités des groupes folkloriques qui ont mis tout de même en relief les bienfaits du vodoun et des religions endogènes.

Le Bénin amorce à compter de ce début d’année 2015, des phases pré-électorale, électorale et post-électorale particulièrement sensibles. Toutes les attentions sont tournées vers cette période pour laquelle, les dignitaires du culte vodoun ont beaucoup prié, le samedi 10 janvier dernier, sur la plage de Ouidah à l’occasion de la fête des religions endogènes.
Le Vodoun est épris de paix. Ses dieux et divinités ont assis leur puissance sur la quiétude. Pour le Bénin, les autres pays du continent et pour le monde en général, ceux-ci estiment que la quiétude est un facteur essentiel sans lequel on ne peut rien espérer de beau ni de grand. Le samedi dernier, à l’occasion de la célébration de la fête des religions endogènes, cette obligation a été rappelée par l’ensemble des dignitaires présents aux côtés de Sa Majesté Daagbo Hounon Tomadjlèhoukpon Tawamènou II. Les premières prières de ce collectif de garants de la religion traditionnelle sont allées en direction de la paix. « Nous abordons une période sensible pour notre pays, celle des élections à venir. Les ancêtres nous recommandent de poser des actes de paix… Nous prions pour que la paix transcende toutes les divergences. Nous en appelons à l’unité…». Cette prière du premier des dignitaires du culte vodoun dans la ville de Ouidah a été reprise en cœur par une série de « Atchèèèè » « Amiiiii », qui traduisent l’unanimité des gardiens de la tradition sur ces vœux, surtout qu’avant d’en arriver là, la prêtresse habiletée à cette fin a jeté les colas. Cette séance de prière qui constitue l’une des phases importantes de la célébration de la fête du 10 janvier sur la plage de Ouidah n’a pas eu raison des autres étapes et des manifestations en général. La tradition indiquée en pareille circonstance a été respectée. Les adeptes et Hounon (chef de culte), venus comme à leurs habitudes vénérer leurs dieux y sont allés avec cœur, engagement et plaisir et le public de son côté s’est délecté aux mille couleurs du Vodoun.
Une belle fête dans la sobriété
Dès les premières heures de la matinée, chants, danses, démonstrations mineures constituaient le lot des plats servis aux premiers curieux et touristes venus sur les lieux. Il a fallu donc attendre l’arrivée du pontife du Vodoun, Sa Majesté Daagbo Hounon Tomadjlèhoukpon Tawamènou II pour donner une autre cadence aux manifestations. Précédé des adeptes du Vodoun Atchinan et accueilli par des litanies, le haut dignitaire a fait sa petite revue de troupe avant de donner le top des manifestations dont la première étape est le passage des Sinhoutô.
Tour à tour, les adeptes ont défilé devant le public avec beaucoup d’animations et des démonstrations. Guinvodoun, Gambada, le Vodoun de Djègbadji, Atchinan, Mami; le groupe de danse des enfants du Centre international d’Art et de Musique de Ouidah (CIAMO) ont présenté des tableaux puisés dans la richesse de cet héritage qu’ils entendent perpétuer et pour lequel, le rendez-vous du 10 janvier est devenu un pèlerinage. Lequel pèlerinage, pour le compte de cette année 2015 a souffert d’abord d’une organisation peu réussie.
En effet, le constat était patent et le pontife du Vodoun, Sa Majesté Daagbo Hounon Tomadjlèhoukpon Tawamènou II dans son adresse a dû expliquer le manque de moyens et d’accompagnement qui éclopent l’éclat des festivités. Mais cela n’a pas eu raison de sa détermination à offrir une belle fête du Vodoun à toute la commune de Ouidah.
Samedi dernier à Djègbadji, il y avait, en dehors de la visite surprise de Abdoulaye Bio Tchané, la présence du 18è roi de Kpassè, Mitodaho Kpassènon Deffodji. Le porte-parole du pontife du Vodoun insistera d’ailleurs dans son message sur le nécessaire « dialogue pour surmonter les divergences ». Le caractère conciliant du culte a été aussi salué par Dah Hounsinou Kandjomanta Zogbin. L’ignorance du Vodoun qui fait le lit à la stigmatisation a été également dénoncée par ce dernier. Le maire de la ville de Ouidah ne s’écarte pas non plus de cette logique. Sévérin Adjovi a signifié sa joie et sa satisfaction de voir que cette fête se déroule sous la bannière de l’union retrouvée. Ouidah en tout cas, martèle-t-il, en est la capitale mondiale et son premier citoyen qu’il est, est fier de revendiquer ce titre.
Un titre qui permet à de nombreux touristes de fouler son sol et de s’abreuver à son histoire. Malheureusement, ils se sont faits rares depuis quelques temps en raison de la maladie à virus Ebola. Et pour les ramener sur le sol des Kpassè, Daagbo Hounon Tomadjlèhoukpon Tawamènou II a prié. L’ultime moment de cette célébration, celui du sacrifice du mouton et de l’offrande aux dieux a été encore une occasion pour lui et sa suite d’implorer les dieux et de les invoquer pour que Ebola ne franchisse pas les frontières du pays.

La ville de Parakou n’est pas restée en marge de la fête des religions traditionnelles dont les manifestations officielles se sont déroulées le samedi 10 janvier dernier à Kétou. Parades spectaculaires, prières, libations et exhortations à la culture de l’humilité, de la tolérance et à la paix ont marqué cette célébration des valeurs endogènes.
Finie la veillée d’armes dans les temples, couvents et autres lieux sacrés, la liesse était remarquable à Parakou chez les dignitaires et adeptes du Vodoun et autres religions traditionnelles à l’honneur samedi dernier. Dans la matinée, les chefs de temples ‘’hounnongan’’ du Vodoun « Thron kpéto déka alafia », se sont joints à leur homologue Félix Godonou dit Atchékpé Yélian pour la fête avec leurs fidèles : kpindjigan, tassinon, hounnon et autres sympathisants du culte. Après une procession en fanfare à travers le quartier Albarika, cap a été mis sur la maison du Hounnongan Atchékpé Yélian pour un culte dit « hwendo na fa ». Dans leur sermon, les prêtres de la Congrégation nationale du vodoun Thron (CONAVAUTH-section du Borgou-Alibori) soutenus pour la circonstance par hounongan Tozé de Covè, ont insisté sur l’humilité et l’acceptation de l’autre, que doit désormais cultiver chaque Béninois et chaque Béninoise afin de garantir la compréhension mutuelle, la cohésion nationale et la paix. Veillée de prières et de chants pour les adeptes défunts, rituels «Goussisso», «zodrandran», «saara», «prise de bouillie », ont également marqué les manifestations qui se sont achevées par des réjouissances populaires. Tout de blanc vêtus avec leurs perles distinctives au cou, au bras et, ou au poignet, les adeptes ont chanté et dansé à la gloire de leur divinité Thron ‘’mingan kpodé… koumani koundé’’, pour se protéger, disent-ils, de la sorcellerie et autres pratiques diaboliques.
Les adeptes d’Egun, Abikou, Dan, Oro, Mami, Zangbéto, Hèbiosso, quant à eux, malgré l’autonomie organisationnelle conférée à chaque culte, se sont retrouvés samedi matin pour une communion de prières sur le terrain des Cheminots, en face de l’école primaire publique OCBN au quartier Camp Adagbè. Là, libations pour l’invocation des mânes des ancêtres, immolation de bêtes en guise de sacrifices pour implorer la clémence des divinités, ont constitué les temps forts du cérémonial. L’oracle consulté sur place a révélé le signe « woli-mèdji » qui, selon les spécialistes, n’augure pas de grands dangers au cours de la nouvelle année mais ce, à condition que les uns et les autres cultivent la tolérance, la patience, l’amour, la fraternité. Des prières ont été dites pour la paix, l’union, la concorde nationale en vue des prochaines échéances électorales, à l’intention des dirigeants du pays et de toute la nation.
Comme à l’accoutumée, la fête s’est emballée véritablement dans l’après-midi aux différents points de regroupement, notamment avec les masques sacrés. Dans une liesse populaire, les Egungun ont été particulièrement remarquables à travers des spectacles tout feu tout flamme donnés dans la cour de l’EPP OCBN, chez les Salako au quartier Camp Adagbè et ailleurs.
A noter que des Nigériens résidant à Parakou ont également participé à la fête avec leurs propres ‘’fétiches’’, en chants et en danses.