La Nation Bénin...
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Les attentes à propos de la gestion durable de la nature et tout ce qui concourt à son équilibre sont restées vaines suite au discours du chef de l’Etat sur l’état de la Nation, mardi 30 décembre 2014. Il n’y a fait la moindre allusion. Pourtant l’année écoulée a été marquée, en dehors de l’ambitieux programme 10MAA, par des inondations et diverses mobilisations de la communauté internationale en vue d’une meilleure préservation de l’environnement.
Que pense le chef de l’Etat des problèmes relatifs aux changements climatiques ? Quel sort réserve-t-il à l’environnement de façon globale dans le budget que son gouvernement va exécuter en 2015? Quelles sont les différentes projections qui ont été faites ? Voilà, peut-on dire, les questions qui taraudent les esprits de ceux qui s’intéressent encore à ces préoccupations.
Dans son discours, Boni Yayi a évoqué le volet amélioration de l’accès à l’eau potable. Il a informé que le Bénin fait partie du groupe des six pays africains présentant les meilleures probabilités d’atteinte de cette cible. Le chef de l'Etat a rappelé que les Objectifs de développement durable appellent à un changement de paradigme de développement qui met l’homme au centre du développement dans des conditions respectueuses de l’environnement. Toutefois, le message présidentiel n’a fait aucune allusion à la 15e Conférence des parties 15 (COP 15) de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), encore moins aux préparatifs du Sommet sur les changements climatiques prévus en France cette année. Un sommet pour lequel, les préparatifs vont bon train actuellement avec Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères.
Pourtant, plusieurs communes du Sud du pays et celles de Malanville et Karimama sont réputées pour leur vulnérabilité à l’inondation du fait des pluies torrentielles qui s’abattent sur elles.
Les inondations dans celles-ci ont compromis les efforts déployés par les paysans pour la production, les exposant même à la famine. Des calamités imputables aux effets des changements climatiques.
Même s’il est admis que le programme 10MAA a connu un franc succès dans l’ensemble, il nécessite certaines mesures d’accompagnement pour asseoir une bonne politique d’adaptation aux changements climatiques.
Notamment des engagements au plan national pour la mise en œuvre de mesures d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre dans les proportions requises.
Le manque d’engagement au sommet de l’Etat n’encourage pas les autres acteurs à s’impliquer, encore moins à prendre des engagements dans le cadre de la lutte contre ce fléau des temps modernes que constituent les changements climatiques. Il est à espérer que cette omission du premier magistrat soit prise en compte par la Plan de travail du ministère en charge de l'Environnement pour le bonheur des Béninoises et Béninois et de toute l’humanité.

Le président du Conseil économique et social (CES), Augustin Tabé Gbian, a présenté, hier mercredi 7 janvier à Cotonou, ses vœux du nouvel an à ses collaborateurs. Sacrifiant ainsi à la tradition, il a, dans une ambiance très festive, fait le point de ses actions et énuméré des perspectives pour la nouvelle année. Il était entouré des conseillers et du personnel administratif civil et militaire en service dans l'institution.
C’est une ambiance très gaie qui a prévalu hier mercredi, lors de la cérémonie de présentation des vœux de la nouvelle année au Conseil économique et social (CES). En présence de tous les conseillers et du personnel administratif civil et militaire, le président du CES, Augustin Tabé Gbian, a formulé ses vœux de santé, de paix et de prospérité à tous.
La cérémonie a été l’occasion pour le personnel de présenter ses diverses doléances à l’autorité. Ainsi, la secrétaire générale du Syndicat du personnel administratif du CES, Aimée Tinglinsou, a exprimé le vœu que cette nouvelle année soit celle de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents.
Pour elle, certains actes et faits ne favorisent pas une bonne ambiance de travail depuis l’installation de la cinquième mandature de cette institution. Ainsi, pour mettre tout le monde au travail il importe, selon elle, de corriger certaines irrégularités. Aussi a-t-elle suggéré la correction des frustrations nées de divers redéploiements, l’élaboration et la mise en œuvre effective du plan de formation au profit du personnel administratif de l’institution.
La restructuration de certains services pour tenir compte des besoins de l’institution, la restauration de la bonne ambiance de travail, de la quiétude des agents; la sensibilisation et la formation des responsables administratifs à la déontologie administrative sont entre autres points qui tiennent à cœur au personnel administratif, à en croire la secrétaire générale du syndicat.
Abondant dans le même sens que son prédécesseur, le secrétaire général du CES, Samuel Ahokpa, a pour sa part témoigné toute sa reconnaissance aux membres de la cinquième mandature.
Ambitions et détermination
Il a par ailleurs, loué à sa juste valeur leurs différentes ambitions et détermination à conduire avec succès le conseil. Lesquelles ambitions se justifient par des activités de renforcement des capacités, des actions de visibilité de l’institution et de l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel administratif civil et militaire, a-t-il fait remarquer.
Le vice-président du Conseil économique et social, Dominique Atchawé, a quant à lui salué l’expertise mise en œuvre par l'équipe de la cinquième mandature dans le but de relever les différents défis qu’elle s’est assignée. Néanmoins, a-t-il reconnu, beaucoup reste à faire. « Il conviendrait d’attirer votre attention sur la préoccupation des véhicules de fonction des membres du bureau et des commissions permanente(…). De manière générale pour le collège des conseillers, il est important de rappeler les conditions périlleuses de mise en œuvre des missions à l’intérieur du pays », a déploré Dominique Atchawé.
Le vice-président du CES a également dans son allocution fait un bilan des dossiers en instance au sein de l’institution mais qui ont trouvé une issue favorable grâce à la présente mandature. Il a par ailleurs invité toutes les composantes de l’institution à une cohésion sociale afin que les différentes activités qui seront programmées cette année, soient mises en œuvre de manière effective, efficace et efficiente pour le bonheur des populations.
Faisant siennes les différentes préoccupations soulevées, le président du CES Augustin Tabé Gbian s'est réjoui des initiatives entreprises par la cinquième mandature qui s’est installée, il y a quelques mois, et les défis qui l’attendent. «Ma prière est que, tout au long de cette nouvelle année, le Tout-puissant donne à chacun de nous, à quelque niveau qu’il se trouve, la santé, l’inspiration, la disponibilité et la détermination nécessaire, le rôle constitutionnel qui est le sien,» a souligné Augustin Tabé Gbian.
Le président du CES a saisi enfin l’occasion pour appeler tous les membres de l’institution à adopter une posture de facilitateur afin de jouer leur partition pour la sauvegarde de la paix au Bénin en cette nouvelle année 2015 qui sera marquée par l’organisation des élections communales, locales et législatives, a-t-il conclu.

Annoncé puis reporté à maintes reprises, le championnat national de football édition 2014-2015 démarre demain samedi 27 décembre. Ce sont les Buffles de Parakou et Béké FC de Bembèrèkè qui donneront le coup d’envoi de ce championnat sur la pelouse du stade municipal de Parakou.
Démarrera-t-il ou ne démarrera-t-il pas? La question est aujourd’hui sur les lèvres des fanatiques du football national. En tout cas, le président de la Fédération béninoise de football Augustin Ahouanvoébla a juré que l’édition 2014-2015 du championnat national de football, encore appelé la Ligue I aura bel et bien lieu. La rencontre inaugurale qui se joue demain samedi 27 décembre à Parakou, oppose le club champion en titre : les Buffles de Parakou à la formation de Béké FC de Bembèrèkè.
Il est annoncé que le démarrage de ce championnat servira de tremplin pour inaugurer officiellement le stade municipal de Parakou qui a fait peau neuve avec sa nouvelle pelouse en gazon synthétique.
La nouvelle saison permettra aux jeunes footballeurs qui ne demandent qu’à jouer au football depuis des années de réaliser leur rêve dans ce pays où le ballon ne roule plus réellement depuis quelques années. Mais le hic est que ce championnat annoncé pour demain porte déjà en lui le germe de son blocage. Certains membres influents de la Fédération béninoise de football comme le vice-président Valère Glèlè président de Tonnerre FC de Bohicon et président de la Ligue de football professionnel ainsi que son collègue Magloire Oké, président de US Kraké et beaucoup d’autres sont catégoriques. Ils soutiennent mordicus que la compétition n’aura pas lieu.
Ils évoquent l’impréparation et le manque de moyens de certains. Une menace qui pose un sérieux problème. Puisque ce sont des membres d’un même bureau qui ne s’entendent plus aujourd’hui à la veille d’une compétition aussi importante que le championnat national. Mieux, les partisans du report de ce championnat ne sont pas des moindres. C’est d’abord le président de la Ligue de football professionnel, structure chargée réglementairement d’organiser cette compétition.
En plus de cela, il est président d’un des clubs les plus importants du championnat. Que dire de l’US Kraké qui fait partie des meilleurs clubs du pays et qui ne compte pas s’engager dans les conditions actuelles?
A tout cela, s’ajoute le grand nombre de clubs suspendus, ou sanctionnés pour une raison ou une autre qui, sur les carreaux depuis des mois, murmurent leur mécontentement, sans oublier ceux qui ont choisi de leur propre chef de ne pas s’engager parce qu'ayant des antécédents à régler avec l’équipe dirigeante de la FBF.
Bref, le match de samedi prochain peut bien se tenir. Mais quelle suite donner à ce championnat ? Ira-t-il au-delà de la rencontre inaugurale ? La réponse est attendue au lendemain du 10 janvier prochain, date prévue pour continuer cette compétition.

Comme dans les grandes villes du pays, Bohicon et Abomey partagent aussi l’effervescence des fêtes de fin d’année. Certes, loin de l’ambiance festive des grandes villes, les populations de ces villes sont rentrées à leur manière de plain-pied dans les fêtes. Hier jeudi 25 décembre, c’était la Nativité et bientôt, dans une semaine, ce sera la saint Sylvestre, le nouvel an. Festivités tout de même plombées par la morosité économique qui force les uns et les autres à embrasser l’austérité.
Pétards, lumières, guirlandes électriques, prières, musique, danse, boissons…, ce sont là les éléments de l’ambiance qui a régné dans la nuit du mercredi du réveillon à hier jeudi 25 décembre, jour de la célébration même de la Nativité dans la ville de Bohicon à d'Abomey. Certaines artères de Bohicon et d’Abomey ont aussi fait leur toilette comme c’est le cas en de pareilles circonstances pour accueillir les festivités de fin d’année. Des infrastructures publiques telles les rebords de routes et certains symboles comme ce carrefour Zakpo ont reçu des coups de pinceaux afin de changer de couleurs. Mais ayant très peu d’éclairage public, les rues n’ont pas été autrement décorées comme c’est le cas ailleurs.
Rues en effervescence
Mais ceci n’a pas empêché que les rues connaissent d’inhabituels mouvements d’hommes et de femmes venus des villages environnants tels Djidja, Agbangnizoun, Za-kpota, Setto, Dan, Zogbodomey…., pour faire des achats de fête dans la grande ville carrefour qu’est Bohicon. Et un seul marché est indiqué à cet effet, celui de Bohicon. Pour la circonstance, les quelques mètres de routes goudronnée ou ce qu’il en reste et passant devant ce marché, devenait difficile d’accès à des moments de forte affluence. Pareil pour les guichets des agences des banques présentes dans les environs. Elles sont pleines à refouler du monde surtout avec les difficultés relatives à la connexion Internet.
Puis, un tour dans le marché, et les bonnes dames se plaignent de la morosité économique ambiante qui cause la mévente tandis que les acheteurs, quant à eux, se plaignent de la cherté des produits, donc de la cherté de la vie par ces temps de conjoncture. Ainsi, revendeurs et acheteurs sont tous, à raison ou à tort, plaintifs. Difficile alors de prendre des jouets d’un certain standing pour les enfants, prendre des vêtements de choix et même les repas de fête désirés.
Par ailleurs, c’est une situation rêvée pour les vendeurs et des produits factices, périmés et impropres à la consommation de faire les affaires. Profiter de la morosité pour servir des produits impropres à la consommation aux acheteurs sans grands moyens. C’est bien connu, la période des fêtes est le moment privilégié de faire de bonnes affaires, à la fois pour les commerçants et pour les consommateurs. liqueurs, pâtes alimentaires, conserves, diverses boissons et autres, tout y passe ! Certains produits douteux se font aussi une place dans les allées des marchés, surtout en liquidation ou en solde spéciale fête. Face à ces offres à bas prix, nombre de clients n’ont pas d’autres choix que de réajuster rapidement leurs envies ou leurs besoins en fonction des coûts sur le marché.
Magie de Noël difficile
Tant pis si le père Noël a bien vieilli ces temps-ci ! C’est dire que certains ont bien du mal à perpétuer la magie de Noël face à la morosité qui impose la stricte simplicité. Il y a de quoi s’en remettre alors à la divine providence. Surtout que les rues n’accueillent plus leurs ambiances d’antan.
C’est ainsi que dès la nuit tombée, du mercredi 24 décembre à hier jeudi matin, de Lissèzoun à Houawé-Wassao en passant par Hêzounho, Adagamè et à Agbangon, les foules de croyants ont pris d’assaut les différentes chapelles. Catholiques, protestants, célestes ou évangélistes, chacun dans son temple pour prendre part à la Nativité. C’est le minuit chrétien. Pour cette nuit de la Nativité, les célébrations œcuméniques ont été des moments de communion, de prise de conscience et surtout de prières.
Au même moment, bien d’autres qui n’étaient dans les églises ont choisi de s’éclater dans les bars ou à des spectacles artistiques. Faire couler l’alcool, c’est aussi cela la fête à l'occasion.
Les plus jeunes, en mal de sensations fortes, préfèrent les bruits assourdissants. Cachés dans les coins obscurs des quartiers avec en mains des pétards allumés qu’ils jettent sur les routes ou dans les concessions, ils jubilent tout heureux d’apporter leur "mélodie" bruyante à la fête. Et cela va durer jusqu’au petit matin d'hier.
Il faut remarquer aussi que la période de fêtes de fin d’année est l’occasion attendue dans la ville d’Abomey et environs par bon nombre pour prendre ce qu’ils appellent le bain annuel "Houéhou". Les adeptes des croyances endogènes saisissent la même occasion pour ces bains mystiques qui se font dans la nuit profonde sur les grands carrefours. Ainsi, au petit matin, c’est fréquent de retrouver sur les grandes artères les traces de ces mixtures ainsi que des éponges ayant servi à faire ces sortes de bain rituéliques. Des pratiques qui permettraient de se purifier et de prendre un nouveau départ à l'orée de la nouvelle année. C’est aussi cela la fête, ici chez nous !

Comme partout dans le monde entier, la commémoration de la Nativité a été effective, dans la nuit du mercredi 24 à hier jeudi 25 décembre. A l’église Foursquare de Natitingou, les enfants et les jeunes étaient les vedettes du déroulement des manifestations entrant dans ce cadre, pendant qu’à Saint Michel de Natitingou, il en a été presque de même.
« Jésus-Christ, la bonne, la vraie espérance». Tel était le thème qu’a développé Francis Yokossi, l’Aîné, l’ancien de l’église Foursquare qui a eu le privilège de porter la parole afin d’entretenir les fidèles qui ont effectué le déplacement en cette nuit de la Nativité 2014.
Après avoir fait une incursion pédagogique sur la signification même de l’église Foursquare, l’Ainé s’est appesanti sur Genèse 3 chapitre 9 et Jean 1 chapitre 14 pour développer son thème. A l’entame dudit développement, il a expliqué comment la Nativité n’est et ne devrait nullement être considérée comme la fête des enfants. La preuve, selon lui, est que Jésus-Christ est né sauveur et pour tout le monde.
Revenant au thème du jour, il a recommandé aux fidèles, frères et sœurs, de ne pas fonder leur espérance sur les richesses du monde, de la terre, de ce qu’ils sont ou de ce qu’ils peuvent gagner; c’est mieux, a-t-il conseillé, de fonder son espoir, son espérance sur Jésus-Christ de Nazareth, le sauveur qui est né.
Pour Francis Yokossi, Dieu a donné à l’homme sur la base de Genèse 3 : 9 une place, une position qu’il a abandonnée parce qu’il a désobéi. «Dieu a maudi Adam et Eve ainsi que toute la terre, mais dans son amour infini, il a envoyé son fils unique pour sauver tout ce qui était en perdition», a-t-il expliqué. Les hommes doivent faire confiance à ce fils unique et avancer sur le chemin de Dieu avec lui, recommande-t-il. Car, les péchés, les transgressions des hommes et tous leurs mauvais comportements ne font qu’aggraver la douleur du Christ qui les ressent comme un couteau retourné dans la plaie qu’il a portée en notre nom.
Sauver le monde
Dans Jean 1: 14, rappelle Francis Yokossi, la parole s’est faite chair et Jésus-Christ est la parole de Dieu transformée en homme pour nous sauver dans la mesure où l’une de ses misions est de nous sauver. «Mon frère, ma sœur, prends Jésus-Christ à bras le corps et quel que soit ce qui nous arrive, nous devons tout abandonner dans les mains du Seigneur et lui demander de nous guider. Et l’ainé de retenir que la Nativité nous offre l’occasion de réfléchir pour faire le point, le bilan de la façon dont nous avançons avec Dieu avant de repartir sur de nouvelles et bonnes bases.
Ainsi, pour Francis Yokossi, les sketches exécutés à l'occasion par des jeunes et des enfants tenaient à mettre tout cela en exergue, à travers l’Apocalypse chapitres 21 et 22 versets 8 et 15.
Et ce n’est pas Dieudonné N’Dah, l’officiant religieux de l’église catholique Saint Michel de Natitingou qui avancera le contraire. A travers son homélie, il est revenu sur le mystère et la signification de la Nativité, conseillant au peuple de Dieu d’avancer comme il se doit vers Jésus-Christ, le sauveur qui est né.
Dans les quartiers de la ville, les cabarets se sont momentanément tus cédant le règne aux bistrots qui ont tenu en haleine les habitants de la cité de Nanto, jusque tard dans la nuit.

Les fidèles catholiques de la Paroisse St Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi ont célébré la nativité du Seigneur par des cantiques et des acclamations. C’était dans la nuit du mercredi 24 décembre dernier.
Joie sur la terre, Jésus est né ! Les fidèles catholiques de la Paroisse St Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi, ont célébré la naissance du Seigneur dans la nuit du 24 décembre jusqu’au petit matin d'hier jeudi 25 décembre.
Un sauveur est né dans la ville de David. Il est le messie, le Roi des rois. Voilà le signe qui est donné au monde. «De la descendance de David, naitra un roi qui établira le droit et le salut », c’est ce qu’enseigne la première lecture tirée du livre d’Isaïe, 9, 1-6.
Pour vivre les temps forts de cette célébration, l’église catholique St Antoine de Padoue d'Abomey-Calavi, était devenue trop exigüe pour contenir la foule des fidèles, venue saluer la naissance du Roi de l’univers. Malgré l’heure relativement avancée, petits et grands, personne n’a voulu rater ce rendez-vous spirituel qui date de plus de 2000 ans. L’Emmanuel, le Messie promis est venu au monde pour libérer les hommes des ténèbres. Tous se sont empressés à contempler le visage du petit Jésus qui est né dans une étable, emmailloté et couché dans une mangeoire. Lorsque survint sa naissance, il y eut l’ange d’une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime!». Tel est le message annoncé dans l’évangile de Luc 2, 1-14.
Les fidèles catholiques ont chanté, dansé et jubilé devant l’étable de Jésus. Ils ont célébré le mystère de l’incarnation et l’accomplissement de la promesse faite par Dieu aux hommes d’envoyer son fils Jésus pour les ôter des ténèbres.
Noël, c’est la rédemption des chrétiens. Le petit Jésus sans défense va connaître sa plénitude avec la grande lumière de Pâques, a expliqué le célébrant Pierre Mètin dans son homélie. Peuple de ténèbres que « nous sommes, notre marche sera alors éclairée en ces temps-là », a-t-il souligné. Pour cela, il faut reconnaître que Dieu est roi, indique-t-il. Il ne s’agit pas d’un mythe encore moins d’une idéologie. Ce qu’annoncent les anges n’est rien d’autre que la fidélité de Dieu à une promesse dans la ville de David. Laquelle est annoncée aux pauvres bergers qui le restitueront au monde entier. C’est alors que l’humanité acclamera la gloire du Christ, a-t-il précisé.
Depuis plus de 2000 ans, Noël veut éduquer les chrétiens à la simplicité de Dieu, dira le prête. Pour lui, le berger des peuples, l’Emmanuel est dans les évènements de moindre importance. C’est pour cette raison que l’apôtre Paul dans sa lettre à Tite, chapitre 2, verset 1-14 a également invité les fidèles à cultiver l’humilité et l’amour pour bénéficier des grâces divines.
Le sens de la célébration nocturne
Pour le célébrant, la nuit n’est le moment de la plus grande liberté. Dans la nuit, les hommes ne sont pas toujours maîtres d’eux-mêmes. La nuit, c’est le temps de l’obscurité et des ténèbres. C’est le temps où règnent la tentation, les assauts du mal et le prince des ténèbres qu’est le diable. Et si Jésus a choisi de naitre la nuit, cela revêt toute une signification : Dieu veut arracher à l’ennemi un règne qui n’appartient qu’à l’unique maître du temps qu’est le Christ. A l’en croire, cette fête vient annoncer un règne de lumière et de victoire sur le mal. La première lecture s’est d’ailleurs fortement imprégnée de cet enseignement. « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une grande lumière a resplendi ». Voilà le sens de la Noël et le signe qui est donné au monde.
Selon le prêtre, en célébrant Noël, les chrétiens doivent se préoccuper de comment s’appliquer à vivre les conséquences de la naissance de Jésus.
Le père Antoine Mètin a souhaité que la fête de Noël ne soit pas seulement une occasion où l’on offre des cadeaux ou un moment de réjouissances consacré aux repas et aux boissons, mais plutôt une occasion pour aller à la rencontre des petits enfants afin de discerner avec eux, la présence de Dieu. Une occasion où l’on fasse la paix avec ses ennemis.

Le président de la République a échangé, hier mardi 23 décembre au Palais de la Marina, avec les jeunes. Au menu, l’épineuse question d’emploi et les mesures gouvernementales pour y faire face.
Son rendez-vous périodique avec les jeunes béninois a eu encore lieu hier. Et comme à son habitude, le président de la République a discuté de la problématique de l’emploi avec la jeunesse en quête de travail. Il s’agit pour Boni Yayi de surtout sensibiliser les jeunes sur les mesures prises par le gouvernement pour favoriser la création d’emploi et les opportunités à eux offertes au travers des diverses structures de promotion de l’emploi. Le chef de l’Etat a rappelé qu’environ 30 milliards de francs CFA ont été investis par son gouvernement durant l’année écoulée, permettant de créer environ 17 000 emplois. Pour l’année 2015, le gouvernement, enchaîne Komi Koutché, ministre de l’Economie et des Finances, a budgétisé 38 milliards de francs CFA visant à consolider les acquis. Le ministre explique par ailleurs que des mesures incitatives ont été prises dans la loi de finances exercice 2015 au profit de la
jeunesse. Il s’agit, notamment de la mise en place d’une fiscalité adaptée, à travers la taxe professionnelle synthétique. «Cela part des exonérations importantes accordées en début d’activité à la mise en place de petites taxes pour les entreprises déjà génératrices de revenus», souligne Komi Koutché. Une autre mesure inscrite dans la lettre de notification de crédit dispose que désormais les petites commandes allant jusqu’à 5 millions de francs CFA seront systématiques orientées vers les petites entreprises. De même, le ministre annonce que l’approvisionnement des cantines scolaires, des restaurants universitaires et des cantines militaires en vivres sera désormais assuré par les jeunes farm managers installés. «Chaque franc qui est investi dans l’énergie prend en compte la jeunesse, chaque franc qu’on investit dans les routes, les écoles, les centres de santé, c’est pour la jeunesse. Ce sont des préalables à lever pour assurer la promotion du secteur privé», soutient le président de la République qui plaide pour une flexibilité dans le financement des projets des jeunes.

La Conférassion africaine de football (CAF) a procédé le 22 décembre dernier à son siège au Caire en Egypte, au tirage au sort des compétitions statutaires de la saison 2014- 2015
Pour ce qui concerne les clubs béninois, le sort ne leur a pas été clément. Le champion béninois, les Buffles de Parakou hérite du redoutable club nigérian Eyimba d’Abba du Nigeria. Un club à classer parmi les plus grands du continent. Avec son palmarès impressionnant, il a déjà remporté par le passé le titre continental. La rencontre aller se joue au Nigeria le 14 février 2015 et le match retour 15 jours plus tard au Bénin.
Les Buffles de Parakou n’étant pas un habitué des compétitions, les poulains du coach Ulrich Alohoutadé Sègodo peuvent recourir à un souvenir lointain. Celui de leur participation à la coupe UFOA dans les années 90 où ils ont fait sensation en éliminant au Stade de l'Amitié à Kouhounou à Cotonou, le club sierra-léonais qui les avait pourtant battu 3 buts à 1 au match aller. C’est jusqu’à présent le seul grand fait d’arme de ce club.
Les Policiers à l’épreuve du haut niveau
L’autre club béninois est l’AS Police qui évolue en Coupe de la Confédération. Les Policiers béninois seront aux prises avec un autre club anglophone. Il s’agit de Heart of Oak d’Accra. Un club au passé glorieux. Avec ses vedettes, l’emblématique club d’Accra est un habitué de cette compétition. Il a déjà gagné le titre continental.
Les protégés de Stanislas Akélé, sont pour leur part, des novices dans les compétitions continentales. Que peuvent-ils faire pour leur première participation ?
Buffles de Parakou et As Police sont donc fixés. Ils savent désormais à quel saint se vouer. Convaincus qu’ils prennent part à cette compétition pour y apprendre, il ne leur reste qu’à mieux se préparer pour faire tout au moins bonne prestation, à défaut d’aller loin.

Le chef de l’Etat s’est entretenu, mercredi 24 décembre dernier, avec les acteurs de la filière ananas. Il leur a annoncé la mise en place d’un programme intégré pour les aider à atteindre l’objectif de production à 600 000 tonnes.
Comment réorganiser les producteurs pour booster la filière ananas ? Quels types de soutien l’Etat doit-il apporter aux acteurs à divers niveaux afin de faire de l’ananas, une culture d’exportation à forte valeur ajoutée ? Ces questions ont meublé mercredi dernier les échanges entre le président de la République et les responsables d’organisations professionnelles de producteurs, transformateurs et exportateurs d’ananas. «Nous avons fait le point sur l’évolution de la filière et nous nous sommes engagés dans la vision de porter la production d’ananas à 600 000 tonnes à l’horizon 2017», confie Athanase Akpoé, président de la Fédération nationale des coopératives de producteurs d’ananas au Bénin. Actuellement, environ 7000 hectares d’ananas sont emblavés pour une production de 300 000 tonnes. Les difficultés liées au développement de la filière ont été passées au peigne fin, et le président de la République a annoncé la mise en place d’un programme intégré de développement de la filière ananas. «Nous sommes actuellement confrontés à la dégénérescence variétale. Il faut renouveler les souches pour introduire de nouvelles variétés d’ananas. Il nous faut aussi augmenter le volume de rejets. Pour atteindre cet objectif de 600 000 tonnes, il faut produire un million de rejets », fait observer Athanase Akpoé qui indique que la recherche se penche déjà sur la question des variétés, avec l’appui du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD). Au titre des exportations, le Bénin souffre toujours du manque d’équipements, du problème d’emballage et de la certification de l’ananas par des organismes régionaux et internationaux. «Notre aéroport ne répond pas aux normes. Mais actuellement, le ProCAD est en train de nous aider à mettre en place les installations frigorifiques», tempère Athanase Akpoé qui exprime une forte attente des producteurs à la mise en place de ce programme intégré.
Actualités 24 déc. 2014

Mercredi 24 décembre, veille de la fête de la Nativité, la communauté chrétienne a commémoré la naissance du sauveur Jésus-Christ. Les fidèles de l’église catholique Saint Jean-Baptiste de Cotonou n’ont pas dérogé à la tradition. Ils se sont rappelé l’événement à travers la messe de nuit à l’occasion de laquelle le curé, père Pamphile Fanou a mis leur conscience en phase avec la grande leçon d’amour que Dieu donne à l’humanité.
Tout est lumineux et scintille depuis la cour de l’église Saint-Jean Baptiste jusqu’à l’intérieur. Et sur l’autel, la crèche vivante symbolisant la naissance de l’Enfant Dieu. C’est la fête de la naissance de Jésus-Christ, lumière du monde et signe de l’amour de Dieu pour l’humanité. En témoignent les textes bibliques lus à l’occasion, à savoir Esaïe 9, 1-6; Tite 2, 11-14 et Luc 2, 1-14.
Après la lecture des trois textes, l’abbé Pamphile Fanou, curé de la paroisse, revient, dans son homélie, sur le sens de Noël. Cette célébration signifie la fête de l’espérance, de la joie malgré les difficultés ayant marqué la vie des humains tout au long de l’année. C’est pourquoi, dit-il, partout tout respire la fête et la joie avec la lumière qui brille. Mais au-delà, cette célébration interpelle quand on sait que c’est par amour pour les hommes que Dieu a fait don de son Fils unique par son incarnation. La naissance de Jésus est la manifestation vivante de l’amour de Dieu. Cet amour, a-t-il poursuivi, obéit à trois lois fondamentales. D’une part, il fonctionne selon la loi de la présence. Car, en envoyant Jésus, Dieu a pris chair et s’est fait homme pour être avec nous les hommes. C’est donc le signe de sa présence avec l’humanité. Quand on aime quelqu’un, a-t-il souligné, on aime être en sa présence. Et c’est ce que Dieu a fait en se faisant porter par la Vierge Marie.
Le nom de Jésus révélé par les anges, c’est Emmanuel qui signifie Dieu avec nous, a rappelé le curé.
D’autre part, cet amour a conduit Dieu dès l’origine à faire l’homme à son image. Mais avec l’avènement de Jésus, c’est Dieu lui-même qui prend la condition humaine, excepté le péché. A ce niveau, le père Pamphile Fanou a noté que quand on aime quelqu’un, on doit chercher à être comme lui, à vivre ses réalités, à lui ressembler. Selon lui, quand une femme et un homme qui s’aiment vraiment vivent ensemble, ils finissent par se ressembler. Enfin, la troisième loi de l’amour de Dieu, n’est rien d’autre que le don. Dieu, à travers la personne de Jésus, s’est donné à l’humanité afin de la sauver.
C’est donc l’amour qui est la clé de lecture de Noël, a insisté l’abbé Pamphile Fanou, avant d’exhorter la communauté des fidèles et même tout le peuple béninois à s’inspirer de cette démarche de Dieu. Dans tous les domaines, l’amour doit être la priorité de la vie. Préoccupé par la situation politique du pays, il a fait savoir que, malgré les divergences et les différences, l’amour doit prendre le pas sur tout. «L’amour abolit les distances. Pas de gauche, pas de droite. Pas de Nord, pas de Sud. Nous sommes les mêmes», a-t-il martelé au regard de la situation socio-politique actuelle du Bénin. Et donnant lui-même l’exemple, il a invité à la célébration un fidèle de l’église protestante, père d’un bébé né quelques heures à la maternité Saint-Jean non loin de l’église catholique. Il a demandé et obtenu de lui de baptiser l’enfant à l’église catholique hier jeudi 25 décembre à 11h. «L’enfant
s’appellera Emmanuel Noël», a-t-il annoncé. Des cadeaux ont été offerts au nouveau-né par le biais de son père au cours de la messe sous les ovations de fidèles qui criaient de joie.