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Nouvelles

Noix de cajou/ Campagne 2022-2023: 215 809 tonnes produites, 17 700 tonnes transformées
La filière anacarde se porte de mieux en mieux. Le Conseil des ministres a livré les chiffres de la saison écoulée, et annoncé le lancement officiel de la présente campagne de commercialisation, pour ce 16 mars à Natitingou dans le département de l’Atacora. Booster les productions agricoles en général et l’anacarde en particulier, c'est un challenge du gouvernement dont la politique porte des fruits au fil des saisons. A l’issue du Conseil des ministres du mercredi 15 mars, le bilan de la campagne écoulée révèle que la quantité de noix brutes de cajou produites s’élève à 215 809 tonnes dont 159 898 ont été exportées. De même, sur une capacité de transformation installée de 60 800 tonnes hors Zone économique spéciale de Glo-Djigbé, dix usines sur les quatorze ont fonctionné et ont transformé 17 700 tonnes, renseigne le Conseil des ministres. «La quantité d’amandes blanches destinées à l’exportation est de 1187 tonnes. Pour le compte de la présente campagne, les besoins exprimés par les transformateurs locaux s’élèvent à 119 400 tonnes de noix brutes. Ceux-ci ont émis le souhait de disposer d’une période exclusive en début de campagne pour s’approvisionner en noix brutes», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement. Le Conseil a fixé l’ouverture de la campagne de commercialisation des noix de cajou 2022-2023 pour le 16 mars 2023 à Natitingou et, sa clôture, le 31 octobre 2023. Le gouvernement a invité à cet effet, les différents acteurs à s’organiser en vue de garantir sa réussite, au mieux des intérêts de tous. Aussi, sauf autorisation expresse, l’exportation des noix de cajou par voie terrestre est interdite. Il faut noter qu’il s’observe une continuité dans le développement de la filière anacarde depuis 2017. Le bilan de la production pour la campagne 2021-2022 indique plus de 190 000 tonnes affichant une augmentation de plus de 37 % par rapport à la campagne 2020-2021, pour laquelle la production obtenue était de 137 926 tonnes. En effet, en vue d’augmenter le potentiel de production agricole du pays, pour le quinquennat 2021-2026, il est prévu la mise en œuvre d’un Programme national de développement des plantations et des grandes cultures. Le gouvernement ambitionne d'aménager, entre autres, 500 000 ha de plantations d'anacardiers, puis développer des entreprises agricoles de type nouveau en s’appuyant sur l’État comme propulseur de cette dynamique à travers des investissements structurants. « Cette ambition est couplée avec celle de la transformation locale de la totalité de nos noix brutes et celle de la valorisation des sous-produits», avait déclaré Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Actualités 16 mars 2023


Coopération économique et militaire: Les retombées de la visite de Mohamed Bazoum
Les 48 heures de séjour du président nigérien au Bénin ne manqueront pas d’être bénéfiques au pays. Les retombées de ce déplacement ont été dévoilées, ce mercredi 15 mars, par le porte-parole du gouvernement lors de son point de presse.Ce sont les opérateurs économiques et le Trésor béninois qui recueillent d’abord les fruits de la visite officielle du président nigérien au Bénin les 13 et 14 mars derniers. Il ne pouvait en être autrement puisque selon les deux chefs d’Etat, Mohamed Bazoum et Patrice Talon, l’économie avait été le principal sujet de discussions. Très peu de place avait été laissée à la situation sécuritaire. Mais au plan diplomatique, ce déplacement permet de se rassurer et de renforcer les relations. C’est ce qu’a fait comprendre Wilfried Léandre Houngbédji, ce mercredi 15 mars, lors du point de presse au terme du Conseil des ministres. « Dans l’immédiat, c’est de consolider les liens entre les deux pays qui sont de très bonne qualité », indique le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. S’agissant des impacts au plan économique, ils se constateront dans la durée puisque les mesures en cours sont plutôt structurelles. « En ce qui concerne les retombées économiques pour nos deux pays, sachant que le Bénin est le couloir d’écoulement qui sera très bientôt mis en œuvre en ce qui concerne les hydrocarbures, particulièrement le pétrole nigérien, notre pays y trouve son compte puisque des redevances vont être payées à l’Etat », a-t-il clarifié. Lors de sa visite, le président nigérien était d’ailleurs sur le site du pipeline à Sèmè-Kraké où il s’est réjoui de l’avancement des travaux qui sont presque à leur terme.

Port pour tous

Pays sahélien, le Niger place sa confiance au port de Cotonou pour ses importations et exportations par voie maritime. Et cette complicité n’est pas prête de s’estomper. Au contraire, la visite du président nigérien relance la coopération au niveau de l’infrastructure portuaire. « Les retombées, c’est aussi que notre pays est aujourd’hui le port naturel du Niger et que de nombreux opérateurs économiques nigériens, de nombreux transporteurs se servent du Bénin comme un hub pour projeter leurs activités aussi bien dans leur pays que dans la sous-région. Si nous faisons en sorte que les rapports entre ceux-ci et l’administration béninoise s’optimisent pour créer davantage de qualité, il va sans dire que notre pays en sera gagnant», a indiqué le porte-parole du gouvernement. Selon lui, les travaux que le gouvernement a engagés au port de Cotonou pour en améliorer les prestations à terme, en ayant par exemple un meilleur tirant d’eau pour favoriser la venue de bateaux de plus grande envergure sont de nature à favoriser un meilleur développement de l’activité entre le Bénin et le Niger. Bien évidemment, la signature d’accord militaire entre les deux pays aura pour avantage de favoriser l’amélioration de la sécurité des populations au niveau des frontières.
Actualités 16 mars 2023


Visite de terrain du président nigérien: Bazoum édifié sur l’attractivité du Port de Cotonou
Le Niger est le premier partenaire du Port autonome de Cotonou (Pac). En visite à Cotonou, ce lundi 13 mars, le président du Niger, Mohamed Bazoum, est allé découvrir les activités qui y sont développées, les infrastructures ainsi que les grands projets dont l’aboutissement est prévu pour l’horizon 2025-2026.La visite de Mohamed Bazoum, ce lundi, au Port autonome de Cotonou (Pac) témoigne du grand intérêt que le port représente pour son pays. Le Niger est le premier partenaire du Bénin en matière de trafic avec l’hinterland estimé à 2 314 000 tonnes de marchandises qui transitent par le Pac ; et cela devrait augmenter les années à venir avec les grands projets en cours. La visite du président Mohamed Bazoum au port a été marqué par deux temps forts. Il s’est d’abord imprégné du plan directeur du port et des grands travaux qui y sont prévus. La vision du gouvernement béninois est de porter la capacité du Pac à 25 millions de tonnes à l’horizon 2025-2026. Pour y arriver, douze grands projets seront mis en œuvre. Le directeur général du Pac, Joris Albert Thys, et le ministre des Transports et des Infrastructures, Hervé Hêhomey, ont exposé ces différents projets au chef de l’Etat nigérien et à sa délégation. « Nous avons présenté au président du Niger ce que sera le port à l’horizon 2025-2026. Nous avons insisté sur les questions de performance du port, la gestion des terminaux, tel que cela va se passer, les espaces que nous sommes en train de réaffecter pour une meilleure productivité du port. Nous avons parlé du parc logistique du Grand Nokoué qui sera réalisé à Abomey-Calavi, nous avons présenté la zone logistique portuaire qui est une zone de production à forte valeur ajoutée, etc. », a fait savoir le ministre Hervé Hêhomey. [caption id="attachment_93982" align="alignnone" width="450"] Mohamed Bazoum suivant la présentation du Plan directeur et des grands travaux[/caption] Tous ces projets ont intéressé le président du Niger qui, au passage, a soulevé une préoccupation à laquelle le ministre des Transports et des Infrastructures a apporté une réponse satisfaisante. A l’horizon 2026, avec la mise en œuvre des douze grands travaux, le Port autonome de Cotonou sera doté de nouveaux équipements de pointe et d’infrastructures, grâce à la mise en œuvre d’un ambitieux plan directeur évalué à plus de 600 milliards F Cfa. L’ambition est de faire du port de Cotonou une plateforme logistique moderne, sécurisée, qui n’offre que des services de qualité. Le second temps fort du passage de Mohamed Bazoum a été marqué par la visite des installations du Port autonome de Cotonou. Le président nigérien et sa suite ont pu voir les espaces portuaires, les affectations, les terminaux tels que répartis suivant le nouveau plan directeur. La délégation est repartie toute satisfaite. Actualités 14 mars 2023


Bénin : Le bureau de l’Assemblée nationale est conforme à la Constitution
Le recours du parti Les Démocrates contre la configuration du bureau de l’Assemblée nationale n’a pas prospéré. Dans sa décision DCC 23-083, la Cour Constitutionnelle a jugé que la configuration politique « majorité/minorité » de l’Assemblée nationale n’a pas été violé. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/03/DCC23-083-du-09-mars-2023.pdf" title="DCC23-083 du 09 mars 2023"] Actualités 11 mars 2023


Ouanilo Médégan, directeur du pôle de la Sécurité des systèmes d’information: « Le but de cette opération est de décourager la cyberescroquerie »
La lutte contre la cybercriminalité s’est accentuée, ces derniers jours, au Bénin avec l’arrestation de plusieurs « gaymans ». L’information défraie la chronique avec l’intervention de certains artistes et influenceurs sur les réseaux sociaux. Dans cette interview, Ouanilo Médégan, directeur du pôle de la Sécurité des systèmes d’information, évoque la perception de la société de ce phénomène, les actions du gouvernement et lance un appel aux parents.La Nation : Le pôle de la sécurité des systèmes d’information et bien d’autres structures travaillent pour la sécurité numérique depuis 2017. Comment se porte le cyberespace béninois ? Ouanilo Médégan : Aujourd’hui, le cyberespace béninois peut être vu sous deux angles. Il contient un certain nombre de systèmes et de services qui facilitent la vie aussi bien aux usagers de l’administration publique qu’aux entreprises du secteur privé. Au regard de ces potentialités, on peut en être fier dans la mesure où le Bénin tient une bonne position dans le classement mondial des pays en termes de préparation à la cybersécurité. Malheureusement, sur le plan de la protection des avoirs de nos concitoyens et de la réputation du pays, il y a un problème du fait de la cyberescroquerie. Avec les ‘’gaymen’’ qui utilisent des failles dans les systèmes pour en prendre le contrôle, la cybercriminalité continue de prendre de l’ampleur dans le pays malgré les actions du gouvernement.

Beaucoup de jeunes sont arrêtés pour cybercriminalité, ces derniers jours au Bénin. Qu’est-ce qui justifie la persistance du phénomène ?

Je puis vous dire que les derniers développements de l’actualité montrent à suffisance que la persistance de la cyberescroquerie est liée à la perception qu’en a la société béninoise. C’est triste et regrettable qu’une bonne partie de la population considère que ce phénomène n’est pas grave. Elle considère les ‘’gaymen’’ comme des Robins des bois qui volent chez les Blancs qui nous avaient colonisés et qui redistribuent dans la société. Cette conception est erronée sur plusieurs plans. Ces gens ne sont pas des Robins des Bois, dans la mesure où nous avons des chiffres qui montrent que le nombre de victimes venant du Bénin et du continent africain est plus important que le nombre de victimes en Occident. Toute la population béninoise doit comprendre que la cyberescroquerie n’est pas une revanche sur la colonisation. C’est vrai que les sommes récoltées à la suite de ces manœuvres ne sont pas plus considérables que celles de l’Europe, mais dites-vous que les conséquences des pressions morales sur un individu au Bénin pour lui soutirer ses pauvres sous sont autant dévastatrices que celles sur les Occidentaux. Ces escrocs brisent des vies au Bénin et ailleurs. Le nombre de personnes en dépression ou malades du fait de ce phénomène est important. Vous n’en avez pas l’idée mais il y a eu des suicides et des carrières brisées. De plus, la manière dont cet argent est utilisé n’est pas vertueuse. Bon nombre dépensent leur butin dans les boîtes de nuit et des activités qui ne servent à rien de durable. Nous avons plein de jeunes intelligents qui sont orientés dans cette mauvaise direction. Nous en avons pour preuve l’affaire Cameo-Shell. Cette structure a ouvert en novembre mais lorsque le gouvernement mettait fin à ses activités en février, elle avait réussi à collecter 3 milliards F Cfa chez les Béninois. On constate là l’amour de notre société pour le gain facile.

Malgré toutes les actions contre ce fléau, comment ces jeunes continuent-ils de profiter de la vulnérabilité de notre cyberespace ?

La première vulnérabilité du cyberespace, c’est l’humain parce que ces escrocs ne sont pas des experts en informatique. Ce sont des personnes qui maitrisent l’ingénierie sociale. Ils sont rodés et servent d’autres personnes plus techniques qui font des piratages informatiques en volant des comptes, des identités sur des plateformes, des données et des cartes bancaires. Nos ‘’gaymen’’ achètent chez eux les fruits de leur labeur et les utilisent dans une chaine pour monter leur arnaque. C’est pourquoi, les populations doivent être conscientes du danger que constituent ces jeunes cyber-délinquants. La méchanceté fait partie de leur pratique. Ils font des sacrifices des plus petits quand ils s’embarquent dans les choses mystiques qu’ils ne maitrisent pas. Si tout le monde était sensibilisé, ils auraient moins de succès à opérer, car ils profitent des failles et de la vulnérabilité des populations.

Que fait le pôle Sécurité des systèmes d’information de l’Asin pour renforcer le cyberespace béninois ?

Depuis l’adoption du Code du numérique, il y a eu le renforcement de la synergie d’actions entre l’ex-Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information devenue le pôle de la sécurité des systèmes d’information de l’Agence des systèmes d’information et du numérique et l’Office central de la répression de la cybercriminalité (Ocrc). Ce sont deux entités qui travaillent aujourd’hui la main dans la main pour accélérer les investigations de l’Ocrc et identifier de manière fiable les actions des gaymen pour avoir des preuves. Ce qui permet d’avoir un processus plus efficace et de corser la répression. Au niveau de la prévention, le pôle fait beaucoup d’actions de sensibilisation. Nous avons la campagne Protégé, Alerté, Responsabilité et Eduqué (Paré) qui vise à sensibiliser les citoyens notamment la couche juvénile à l’importance de la sécurité numérique. Elle a consisté à diffuser un ensemble de contenus sur les réseaux sociaux et à afficher sur les panneaux ou à faire des sensibilisations dans les écoles. Nous allons poursuivre ces campagnes pour être sûrs que nos populations sont mieux éduquées contre la cyberescroquerie.

Quels conseils avez-vous à donner aux jeunes qui continuent de s’adonner à cette pratique ?

Je voudrais dire à ces jeunes que le gouvernement ne reculera pas dans la lutte contre les gaymen. Le but de cette opération, c’est de décourager cette activité qu’est la cyberescroquerie et de montrer aux jeunes que ni le chômage ni la misère ne peuvent constituer une raison pour s’adonner à ce phénomène. De toutes les façons, les dispositions sont prises pour casser de manière considérable leurs activités dans le pays. Je pense personnellement qu’il faut que les jeunes sachent qu’en dehors de l’escroquerie, il y a des opportunités sur internet. Il y a les métiers du numérique comme le métier de rédacteur web, de community manager et développeur web qui permettent aujourd’hui à plein de jeunes de gagner leur vie de manière saine. Que ces jeunes entraînés dans la cybercriminalité laissent cette activité, qu’ils cherchent à se spécialiser, à apprendre les métiers du numérique et sachent que le monde est ouvert grâce à internet par lequel ils peuvent gagner honnêtement leur vie.

Quel appel avez-vous à lancer aux parents qui sont les premiers éducateurs ?

Il faut que les parents perçoivent que les gaymen ne sont pas des Robins des bois. Ce sont des criminels qui brisent des vies. La plupart de ces ‘’gaymen’’ sont des jeunes conscients mais quand ils sont dans la peau de l’arnaqueur, l’humanité les quitte... Les parents doivent nous accompagner dans cette lutte et ne plus considérer que c’est l’argent du colon ou du Blanc sur lequel on a une revanche à prendre. Il faut qu’ils perçoivent la gravité de la situation n
Numérique 07 mars 2023


Forum de recrutement de futurs développeurs web: Des jeunes formés en WordPress avancé mis sur le marché
Une quarantaine de jeunes béninois formés en WordPress avancé ont pris part, vendredi 24 février dernier, au forum de recrutement de futurs développeurs à Cotonou. A cette occasion, ces jeunes bénéficiaires du projet de formation d’International Trade Centre (Itc) ont non seulement mis leurs compétences au service des entreprises mais aussi reçu leurs certificats. Formés en WordPress avancé, une quarantaine de jeunes béninois ont été mis sur le marché de l’emploi, vendredi 24 février dernier, lors d’un forum de recrutement de futurs développeurs organisé par International Trade Centre (Itc) en partenariat avec Digital Valley à Cotonou. Pour Donald Anani, représentant du programme Netherlands Trust Fund V (Ntf V) au Bénin, cet évènement initié par International Trade Centre (Itc) vise à renforcer les compétences des jeunes en WordPress avancé et faciliter leur insertion professionnelle. Il se dit heureux de la mobilisation autour de cette initiative qui a déjà sorti plusieurs jeunes béninois du chômage. « Dans le cadre de ce projet, nous avons dispensé des formations techniques sur les compétences nécessaires pour accompagner la transformation digitale des petites et moyennes entreprises notamment sur l’outil wordPress qui permet aux jeunes de développer en un temps record des sites internet complets», a déclaré, Johana Cimper, responsable stratégie et partenariat pour la Digital Valley et Epitech. A l’en croire, au bout de deux semaines, les 40 apprenants bénéficiaires des bourses It ont travaillé sur des projets concrets où ils ont créé eux-mêmes leur site web et ont acquis des compétences autour du freelance. « Après des mois de mise en application de leurs compétences, nous leur proposons de rencontrer les professionnels et les entreprises afin de montrer leur savoir-faire », a-t-elle expliqué.

Insertion professionnelle acquise

La plus-value de cette initiative est que les jeunes ont bénéficié d’un programme complet de formation et d’insertion durant la période, selon Johana Cimper. « Ils ont été suivis par un chef projet qui a partagé avec eux des opportunités et les a aidés à améliorer leur portfolio mais aussi leur curriculum vitae, et toutes les ressources nécessaires pour s’intégrer sur le marché de l’emploi », a-t-elle conclu. C’est le lieu pour Ursula Awanchédé, étudiante en fin de formation à l’Ena, de témoigner sa reconnaissance à Itc et à Digital Valley, centre de développement de compétences numériques au sein de Epitech pour avoir favorisé le bon déroulement de cette formation qui lui a permis d'acquérir des compétences pratiques en développement web. Heureuse d’avoir découvert le monde des métiers du numérique notamment celui du développement web, elle se dit prête à saisir toutes les opportunités qui vont se présenter à elle. « J’ai une parfaite maîtrise de WordPress. Je suis capable de concevoir un site et de le mettre en ligne », a-t-elle renchéri. Formé à la base en informatique industrielle, Candace Lissassi se dit également outillé pour travailler en freelance dans un domaine aussi vaste que le développement web qui s’impose à toutes les entreprises. « C’est une chance pour nous, car le métier de développeur web fait partie des métiers les mieux payés aujourd’hui au monde », a-t-il confié. Au nom des responsables d’entreprises ayant participé à ce forum, Christelle Agboka se réjouit de la détermination de ces jeunes talents à s’ouvrir aux métiers du numérique. Pour elle, toutes les entreprises qui ont besoin d’un web développeur pour leur visibilité peuvent employer ces jeunes qui ont été bien formés dans le cadre de ce projet ■
Numérique 06 mars 2023


Rapport d’activités du gouvernement: La Chine expose ses dernières performances économiques
Li Keqiang, premier ministre du Conseil des affaires d’État de la Chine, a présenté, dimanche 5 mars à l’occasion du démarrage des travaux de la première session de la XIVe Assemblée populaire nationale le rapport d’activités du gouvernement. Lequel présente, avec chiffres à l’appui, les dernières avancées du pays.Face à une situation internationale agitée et au fardeau des tâches à accomplir en matière de réforme, de développement et de maintien de la stabilité, la Chine, « bravant toutes les difficultés, a réussi la triple mission de la prévention de la Covid-19, de la stabilisation de l’économie et de la sécurisation du développement, renforcé le contrôle macroéconomique, assuré l’activité régulière de l’économie, continué d’améliorer la qualité du développement et maintenu la stabilité sociale », a admis à la tribune de la XIVe Assemblée populaire nationale, Li Keqiang, premier ministre du Conseil des affaires d’État de la Chine. « C’est au prix d’énormes efforts que tous ces progrès dans le développement du pays ont pu être accomplis», expose-t-il. « Nous avons coordonné efficacement la lutte contre l’épidémie et le développement économique et social, tout en réajustant et en optimisant les mesures de prévention et de contrôle en fonction de l’apparition de variants et de l’évolution de la situation sanitaire », a-t-il indiqué. Mais selon Li Keqiang, ces événements n’ont pas empêché son pays de réaliser des prouesses et de se projeter plus sereinement pour les années à venir. « Une importance particulière a été accordée au maintien d’une croissance régulière ainsi qu’à la stabilisation de l’emploi et des prix pour que notre économie puisse redémarrer », assure-t-il. Selon ses explications, le Produit intérieur brut pour l’année 2022 a augmenté de 3 % en glissement annuel et un total de 12,06 millions de nouveaux emplois ont été créés dans les agglomérations urbaines, tandis que le taux de chômage au sens du recensement de la population urbaine a été réduit à 5,5 % en fin d’année. L’indice des prix à la consommation des ménages a augmenté de 2 %. Le volume global de l’import-export de marchandises a progressé de 7,7 %. Le taux de déficit budgétaire a été maintenu à 2,8 %, et les prévisions budgétaires des finances centrales ont été réalisées, d’autant que les dépenses affichent un léger écart favorable.

Stimuler par les réformes

« Nous sommes parvenus à maintenir l’équilibre de la balance des paiements internationaux, et le taux de change du Yuan (la monnaie chinoise Ndlr) a fait preuve d’une relative stabilité par rapport aux autres grandes devises mondiales. La production céréalière s’est élevée à 685 millions de tonnes, en hausse de 3,7 millions de tonnes. Au cours de l’année 2022, nous avons procédé à un remboursement du crédit de Taxe sur valeur ajoutée (Tva) de plus de 2 400 milliards de Yuans, à une réduction supplémentaire de plus de 1 000 milliards de Yuans d’impôts et de frais divers, ainsi qu’à un report de paiement de plus de 750 milliards de yuans», a indiqué Li Keqiang. Pour que cette politique soit appliquée avec toute l’énergie nécessaire, «nous avons augmenté considérablement les transferts de paiement aux instances locales. Nous avons encouragé les établissements financiers à accroître leurs prêts et à réduire les coûts de financement pour les entreprises, et fait en sorte de ramener le taux d’intérêt moyen des nouveaux prêts octroyés aux entreprises à son plus bas niveau enregistré. Nous avons également appliqué une réduction temporaire des intérêts sur les prêts inclusifs en faveur des petites entreprises et microentreprises », reprend le premier ministre chinois. Les performances économiques de la Chine exposées par Li Keqiang puisent leur sève dans des réformes entreprises pour la vitalité du marché. « Face à l’insuffisance de la demande effective, nous avons adopté diverses mesures pour élargir les investissements, stimuler la consommation et stabiliser le commerce extérieur ». Pour ce qui est des investissements dans les infrastructures et le secteur manufacturier pour l’année 2022, ils ont progressé de 9,4 % et de 9,1 % respectivement, entraînant une hausse de 5,1 % des investissements dans les actifs fixes. « Nous avons développé de nouveaux modes et de nouvelles activités de consommation, et adopté des mesures telles que la réduction ou l’exemption de la taxe sur l’achat de véhicules pour stimuler la consommation automobile. Le volume des ventes de véhicules à énergies nouvelles a ainsi bondi de 93,4 %. Nous avons également stimulé la vente d’appareils électroménagers verts et intelligents ainsi que de matériaux de construction verts dans les zones rurales», a assuré le premier ministre.
International 06 mars 2023


Renforcement des compétences dans les hôpitaux: Des bourses à attribuer en médecine d’urgence
  La médecine d’urgence est l’un des maillons faibles ou du moins le chainon manquant dans la nouvelle politique sanitaire qui se met en place. Ce déficit sera comblé avec l’octroi de 40 bourses pour des formations diplômantes dans ce domaine médical. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, hier. Le master et le Diplôme d’études spécialisées (Des), deux diplômes majeurs en médecine d’urgence, sont désormais disponibles à l’Université de Parakou et à l’Université d’Abomey-Calavi. Le gouvernement en a pris l’initiative et l’a annoncé au terme du Conseil des ministres, ce mercredi 1er mars. Pour cette première promotion, 40 bourses seront octroyées. En réalité, la filière de master en médecine d’urgence sera lancée à l’Institut de formation en soins infirmiers et obstétricaux de Parakou au profit des paramédicaux détenteurs d’une licence en science infirmière d’une part, et d’autre part, le Des en médecine d’urgence à la Faculté des sciences de la santé de Cotonou réservé aux médecins généralistes. De la même manière qu’elle est une opportunité pour les médicaux et les paramédicaux pour acquérir d’autres compétences qu’ils ne tarderont pas à faire valoir, cette mesure laisse pointer l’espoir d’une meilleure prise en charge des patients. Car en fait, la médecine d’urgence est une spécialité ayant pour vocation d’assurer la prise en charge des soins urgents. Le médecin urgentiste doit ainsi « être capable d’évaluer la sévérité ou non de l’état de santé du patient admis aux urgences, de restaurer et stabiliser, si nécessaire, ses fonctions vitales puis le réorienter vers le service capable de gérer son affection». La médecine d’urgence est donc d’une importance capitale dans l’accueil des patients et leur orientation rapide en vue d’une prise en charge adéquate. Malheureusement, les hôpitaux béninois sont confrontés à une grave pénurie d’urgentistes alors que le besoin est là et que cette spécialité est aujourd’hui une nécessité dans les formations sanitaires modernes. Filières de formation Par ailleurs, l’ouverture des filières de formation pour le diplôme de master et le diplôme d’études spécialisées en médecine d’urgence à l’Université de Parakou et à l’Université d’Abomey-Calavi, vient soutenir et renforcer d’autres mesures préalablement prises par le gouvernement pour le référencement, le contre référencement et la prise en charge des patients. En effet, dans le cadre des réformes engagées dans le secteur de la santé et en vue de garantir les performances du dispositif de référence et de contre référence pour améliorer les prestations fournies aux populations, le Conseil des ministres du 14 septembre 2022 a autorisé l’acquisition de 188 ambulances au profit du Service d’assistance médicale d’urgence (Samu-Bénin) et des formations sanitaires sur les 200 prévues au Programme d’action du gouvernement. Ce projet du gouvernement répond à des objectifs stratégiques du secteur de la santé à savoir améliorer la prise en charge d’urgence des patients, par le développement d’une médecine ambulatoire intégrée, adossée un centre opérationnel proactif, concevoir et déployer un schéma de transport sanitaire intégrant le Samu en vue d’une meilleure orientation des références et mettre en place des centres opérationnels pour le pilotage du dispositif. Tout ceci n’est que la concrétisation de la vision du Bénin pour son secteur sanitaire à l’horizon 2030 qui est de « doter le pays d’un système de santé régulé, performant et résilient, basé sur la disponibilité permanente de soins à tous les niveaux de la pyramide sanitaire ». Actualités 02 mars 2023


Projet ma formation, mon métier, mon avenir: Deux documents de mise en œuvre validés
Les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont approuvé les plans de sa mise en œuvre et de travail annuel 2023. Les documents ont été validés à la faveur d’une réunion du comité tenue, ce mardi 28 février, à Cotonou. C’est par acclamation que les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont validé les plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023 dudit projet. Les documents ont été approuvés à l’issue de la première réunion du comité directeur tenue, ce mardi à Cotonou. Pour les acteurs impliqués, il s’agit d’un pas de plus vers l’exécution du projet. 3M est une initiative visant à renforcer le pouvoir économique des jeunes hommes et femmes vulnérables, incluant filles et garçons. Le projet est financé par le Canada et sera mis en œuvre dans les départements de l’Atlantique, du Mono, du Zou, des Collines et du Couffo. A terme, il contribuera à réduire les multiples obstacles auxquels les jeunes, en particulier les femmes et les filles, sont confrontés avant, pendant et après leur formation professionnelle et qui réduisent leurs possibilités d’emploi. Le projet facilitera également leur intégration sur le marché du travail, en particulier dans les emplois non traditionnels et les emplois verts. Lors de la réunion du comité directeur, les membres ont suivi des présentations du projet ainsi que de ses plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023. Après plus de quatre heures d’échanges , ils ont validé les deux documents, à la grande satisfaction de tous les acteurs impliqués. Dans son mot de clôture, Myriam Pierre-Louis, cheffe de Coopération à Affaires mondiales Canada, représentant la partie canadienne a, entre autres, insisté sur la prise en compte des recommandations formulées dans le document final. Un aspect que le directeur du projet 3M, Théodore Hounkpatin, ne perd pas de vue. « Nous allons intégrer les différentes observations et recommandations, puis renvoyer les documents à Affaires mondiales Canada pour avis final. C’est suite à cela qu’on sera vraiment autorisé à déployer notre intervention dans les départements ciblés…», a-t-il indiqué, ajoutant que l’équipe du projet travaille déjà sur certains points qui ont fait l’objet de recommandations. « …Ce sont des recommandations qui vont nous aider à bonifier le document et à pouvoir déployer nos interventions sur le terrain avec aisance et efficacité », a précisé Théodore Hounkpatin. Le projet 3M a une durée de vie de six ans. Il est constitué de trois composantes, à savoir Droits à l’éducation et à l’emploi décent; Formation professionnelle de qualité répondant aux besoins du secteur de l’emploi sensible au genre et à l’environnement et Services d’insertion socioprofessionnelle de qualité, sensible au genre et à l’environnement. Ces trois composantes seront mises en œuvre par trois organisations que sont : Education internationale, le Forum africain des Femmes éducatrices du Bénin (Fawe-Bénin) et le Réseau national de la société civile pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes du Bénin (Renej). « Le projet 3M est en cohérence avec la vision globale du gouvernement notamment dans le sous-secteur de la formation technique et professionnelle...», s’est réjoui Denga Sagui, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge des Enseignements secondaire, Technique et de la Formation professionnelle. Il a également insisté sur la nécessité pour chacune des parties prenantes de respecter les clauses contractuelles, de veiller à la répartition efficace et efficiente des ressources et d’éviter d’éventuels chevauchements des différents bailleurs. Des points qui font aussi partie des recommandations formulées par les membres du comité directeur■ Actualités 01 mars 2023


Sécurisation des espaces frontaliers dans le golfe de Guinée: Le renforcement de la coopération comme principal outil
A travers le séminaire régional qui se déroule, depuis ce mardi à Cotonou, les participants vont renforcer leurs mécanismes de coopération pour mieux assurer la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée. « Quelles formes de coopération pour la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée ?». C’est le thème au centre de la rencontre régionale qui se tient du 28 février au 1er mars 2023. Durant ce séminaire, les experts passeront en revue les grands enjeux liés à la sécurité transfrontalière et à la mobilité pastorale, afin de déboucher sur des pistes de solutions pouvant aider à la prise de décisions concrètes et applicables par les gouvernants. Ces assises se veulent être un cadre d’échanges et de concertation entre des pays partageant certaines réalités. « Le présent séminaire se veut être un cadre d’échanges et de concertation entre pays partageant en commun certaines réalités sociales et culturelles en vue de faire efficacement face aux enjeux sécuritaires transversaux, lesquels constituent des défis majeurs dans nos espaces frontaliers. La transhumance y prend bien évidemment une place prépondérante », a déclaré Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, hier en lançant les travaux. Il n’a pas manqué de souligner que la rencontre s’ouvre dans un contexte particulier marqué par des incursions régulières de groupes armés terroristes dans plusieurs pays du golfe de Guinée avec une volonté affichée de conquête de leurs côtes. « Les configurations géographiques complexes de nos patrimoines frontaliers, les discontinuités qui s’y observent en termes de développement, de construction d’infrastructures et d’attractivité, les inégalités en matière d’opportunités pour les jeunes et les femmes, le manque et lorsqu’ils existent, le non-respect des couloirs érigés pour assurer la mobilité pastorale sont autant de facteurs de perturbation de la quiétude indispensable au développement harmonieux de nos communautés », explique le ministre. Il invite les participants à faire preuve d’innovation, d’ingéniosité et de productivité afin d’aboutir à des propositions novatrices et bénéfiques pour toute la sous-région. C’est le même appel qu’a lancé l’ambassadrice de l’Union européenne au Bénin. Selon Sylvia Hartleif, il est important de favoriser le partage d’analyses et d’expériences sur les stratégies et de soutenir l’émergence d’une position commune entre les Etats. « C’est en travaillant que nous pouvons faire la différence », a fait savoir l’ambassadrice. Le chef de coopération et chef de mission adjoint de l’ambassade des Pays-Bas ne dira pas le contraire. « Si le terrorisme au Sahel nous a appris quelque chose, c’est que nous avons souvent réagi trop peu et trop tard », a fait observer Antonie de Kemp. Pour ce faire, il invite à investir pour prévenir et éviter d’avoir des problèmes plus grands et à renforcer la coopération ■ Actualités 01 mars 2023


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