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Nouvelles

Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Fc : « Je ne suis pas contre les arbitres »
Expulsé lors de la 18e journée de la Super Ligue professionnelle de Football du Bénin au stade Omnisport de Ouidah, Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Fc, évoque dans cet entretien ses rapports avec les hommes en noir. Pour n’avoir pris qu’un seul carton rouge en 17 ans de carrière, il dit n’avoir aucune aversion pourcontre les arbitres.  Abdeslam Ouaddou, manager général Loto-Popo Fc, ne conçoit pas que les erreurs d’arbitrage influent sur le travail qui se fait dans les clubs qui jouent la Super Ligue Pro de Football du Bénin. « Quand vous travaillez avec votre équipe durant toute une semaine et sur des erreurs d'arbitrage vous perdez, vous ne pouvez que protester », explique  le directeur Sportif de Loto-Popo Fc. Il se désole de la situation qui lui a valu un carton rouge lors de la 18e journée de la compétition. L’ancien international marocain dit n’avoir aucune aversion contre les hommes en noir.  « Moi, je ne suis pas contre les arbitres », confie celui qui a fait des cours d’arbitrage. « J'ai passé des modules d'arbitrage et je puis vous dire que c'est très compliqué d'arbitrer un match  », reconnait-il. Il dit entretenir de très bons rapports avec les arbitres quand bien même ces derniers sapent parfois ses intérêts. « À chaque fin de match, je leur serre la main », a-t-il signalé. Abdeslam Ouaddou n’aime pas insulter les arbitres.  « En 17 ans de carrière en tant que joueur, je n’ai pris qu’un seul carton rouge», a déclaré le patron de l'encadrement technique des Loto-boys. D’ailleurs, l’ancien Lion de l'Atlas pense que toutes les contre-performances de son équipe en Super ligue pro ne sont pas liées à la mauvaise foi des hommes en noir. «Tous les mauvais résultats de Loto-Popo ne sont de la faute des arbitres», a conclu Abdeslam Ouaddou.
         
Actualités 31 mai 2022


Zone Uemoa : Une croissance supérieure à 6 % attendue entre 2022 et 2026
Les perspectives économiques restent prometteuses pour la période 2022-2026, malgré les risques de plus en plus pesants sur les économies de l’Uemoa. Les Etats membres devraient continuer à faire preuve de résilience, face aux crises sécuritaire et sanitaire et aux aléas climatiques, en affichant des taux de croissance relativement élevés. Une croissance économique vigoureuse sur la période 2022-2026, mais qui demeure fragile et insuffisante pour enrayer définitivement les conséquences des crises sanitaire et sécuritaire. Telle est la projection contenue dans la deuxième édition de la Note de cadrage macroéconomique 2022-2026 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Selon le document du département des Politiques économiques et de la Fiscalité intérieure (Dpe) de la Commission de l’Union, l’activité économique devrait poursuivre sa dynamique de relance en 2022, mais à un rythme moindre qu’escompté auparavant dans l’ensemble des Etats membres. La croissance se situerait à 6,0 % cette année, soit une révision à la baisse de 0,9 point de pourcentage (pp) et de 0,5 (pp) par rapport au cadrage de mai 2021 et aux prévisions du Rsm de décembre 2021. La révision à la baisse des prévisions émane du risque de la survenue d’autres vagues de la pandémie de Covid-19 au regard de la recrudescence des variants du coronavirus et de la faiblesse dans la mobilisation de la population pour la vaccination. A cela s’ajoute l’incertitude sur la fin de la crise institutionnelle au Mali qui entrave les échanges commerciaux des Etats membres. La croissance serait essentiellement portée cette année par les secteurs primaire et tertiaire qui progresseraient respectivement de 4,0 % et 6,6 %, contre 3,2 % et 6,2 % en 2021. Ces projections tablent non seulement sur une campagne agricole plus favorable grâce à la bonne pluviosité et la poursuite des investissements publics destinés à soutenir la production, mais aussi sur une évolution favorable des cours des principaux produits d’exportation de l’Union (or, pétrole, café, cacao, etc.) et la bonne tenue de la demande mondiale desdits produits. Un retour progressif à la normale des activités est également attendu dans les domaines du transport et de l’hôtellerie. Quant au secteur secondaire, il resterait dynamique mais sa progression serait ralentie, avec une croissance de 6,4 %, après le rebond de 9,0 % en 2021. A court terme La croissance de l’Uemoa ressortirait à 7,6 % en 2023 puis à 6,9 % en 2024, 6,3 % en 2025 et 6,2 % en 2026, projette le Dpe. Les taux de croissance annuelle dans les Etats varieraient entre 3,8 % (Guinée-Bissau, 2022) et 10,6 % (Niger, 2024) sur la période. Entre autres hypothèses qui sous-tendent ces prévisions, il y a le démarrage de la production de pétrole au Sénégal et l’exportation de pétrole brut au Niger annoncée pour cette année mais qui débutera finalement l’année prochaine. Ce qui renforcerait la contribution du secteur secondaire à la croissance. Mais, le secteur tertiaire (y compris les taxes) continuerait d’être, sur la période 2022-2026, le plus grand contributeur à la croissance de l’Union. Les prévisions sont néanmoins entourées d’incertitudes, notamment l’évolution de la pandémie, les effets attendus de la mise en œuvre des plans de relance économique et la crise sécuritaire. De même, le caractère aléatoire de la production agricole, l’envolée des prix des engrais et les effets du dérèglement climatique pourraient peser dans la contribution du secteur primaire à la croissance économique dans les Etats membres. Face aux risques, les experts recommandent aux dirigeants de veiller à une mise en œuvre efficace des plans de relance et des projets de développement structurants porteurs de croissance, de poursuivre les efforts de mobilisation des ressources intérieures et extérieures pour la réalisation des infrastructures. Ils insistent sur la recherche de financements concessionnels et innovants en vue de maintenir la soutenabilité de la dette publique. Ainsi, le déficit budgétaire global de l’Union atteindrait 4,9 % du produit intérieur brut (Pib) en 2022 et moins de 3 % dès 2024, contre 5,7 % en 2021. Le taux d’endettement public de l’Union maintiendrait sa tendance haussière pour se situer autour de 54,6 % en 2022, après 53,3 % en 2021, selon les projections. Economie 30 mai 2022


Visite du corps diplomatique au Cpadd et « Prosel »: des résultats satisfaisants pour les projets
Une délégation du corps diplomatique accrédité au Bénin conduite par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a effectué vendredi 27 mai, une descente au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution à Ouidah (Cpadd) et sur le site du projet « Prosel » à Djègbadji en vue de toucher du doigt leurs fruits. La délégation du corps diplomatique, avec à sa tête Aurélien Agbénonci, chef de la diplomatie béninoise, est satisfaite des projets mis en œuvre dans la commune de Ouidah et de leur impact sur les populations. Elle l’a exprimé au cours de sa visite au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution à Ouidah (Cpadd) et sur le site du projet « Prosel » à Djègbadji, vendredi 27 mai dernier. Au Cpadd où la délégation s’est premièrement rendue, elle a eu des échanges avec les autorités afin de mieux cerner le rôle et les attributions du centre. «J’ai l’immense plaisir de vous recevoir au sein du Cpadd et je vous souhaite, au nom de tout le personnel, la bienvenue », a lancé le chef de bataillon Abdou Moudjibou Abdoulaye, directeur général dudit centre. Il a par la suite présenté à la délégation les différentes formations qui s’y déroulent et dont l’excellente qualité est reconnue par nombre d’institutions internationales. Selon lui, le Cpadd est un véritable outil de contribution à la paix en Afrique et dans le monde. Il précise que cette reconnaissance internationale est le fruit des efforts des autorités nationales et des partenaires internationaux. «Je puis vous dire que le Cpadd est un bel exemple de l’efficacité de la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre les engins explosifs », a-t-il déclaré. Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), renchérit que ce centre contribue au rayonnement du Bénin dans la sous-région et sur le continent et à l’atteinte des Objectifs de développement durable. C’est pour cela, ajoute-t-il, que le Pnud en coopération avec d’autres partenaires tels que le Japon, la France et la Belgique appuient, depuis plusieurs années, le Cpadd. Le représentant résident fait savoir que son institution aide actuellement plus d’une trentaine de pays à réduire le nombre d’armes en circulation et son intervention repose sur cinq piliers à savoir : le déminage, les initiatives de formation, de sensibilisation et d’éducation des populations pour la réduction de l’usage de mines, l’assistance aux survivants, la destruction des réserves et le plaidoyer pour l’élaboration et l’adoption d’instruments juridiques adéquats. Autonomisation des femmes Après la visite des locaux du Cpadd, cap a été mis sur le site du projet de Promotion du sel local iodé « Xwladjè » à Djègbadji. Là, la délégation a échangé avec les femmes salicultrices sur l’état d’avancement du projet et les perspectives. Christian Houétchénou, maire de la ville de Ouidah, a rappelé que le projet Prosel est une aubaine, car il rendra les femmes salicultrices plus professionnelles avec des produits très compétitifs sur le marché. « Nous rêvons comme d’autres pays d’exporter notre sel ‘’Xwladjè’’ afin de faire rentrer des devises au Bénin, surtout en cette période de cherté des produits de première nécessité dans le monde entier », ambitionne l’autorité communale. Se faisant le porte-parole des femmes, Christian Houétchénou sollicite l’appui des partenaires afin d’assurer une disponibilité pérenne du xwladjè sur les tables au Bénin, en Afrique et dans le monde entier. «Chaque fois que je suis au milieu des jeunes et des femmes, je suis très heureux parce que je sais que chaque dollar qu’on investit va apporter quelque chose non pas seulement aux femmes mais à toute la communauté», a déclaré Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Pnud. Il souligne aussi combien ce projet de promotion de sel local iodé tient à cœur au Pnud. Convergence d’intelligences Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a exprimé sa fierté d’avoir effectué ce déplacement. Après avoir rappelé la pertinence de la démarche, il a salué le corps diplomatique pour cette combinaison du bilatéral et du multilatéral qui a permis de mettre en place les différents projets dont le projet Prosel. « Nous sommes dans un contexte de cherté de la vie et c’est important de venir voir la réalité sur le terrain. On ne doit pas seulement se contenter de la version théorique de la coopération mais plutôt de voir la coopération en action », a-t-il soutenu. Il a révelé que depuis des millénaires, le sel est produit de manière artisanale et il s’avère important d’en moderniser le processus tout en préservant le côté traditionnel. «Je suis très heureux d’être dans une activité comme celle-ci. C’est une première cette année de pouvoir aller voir le fruit d’une coopération », a-t-il reconnu. Il a noté que le plus important est de faire une convergence d’intelligences mais aussi une mutualisation des moyens pour répondre aux défis auxquels le Bénin est confronté. Actualités 30 mai 2022


Super Ligue Pro de Football du Bénin: Loto-Popo confirme sa suprématie sur Coton Fc
  Annoncé comme le choc de la 18e journée de la Super Ligue Pro de Football, mercredi dernier à Grand-Popo, le match entre le tenant du titre et le leader provisoire, Coton Fc, s’est soldé par la victoire de Loto-Popo. Les champions en titre ont réalisé ce hold-up à Ouidah grâce au but de Faisal Bashir à la 88e minute. Vainqueur à l’aller, Loto-Popo Fc a réalisé un hold-up parfait en allant s’imposer (1-0) à Coton Fc sur ses installations à Ouidah lors de la 18e journée de la Super Ligue Pro de Football du Bénin. Avec comme objectif de réaliser un coup double sur le leader provisoire, les Loto-boys mettent la pression dès l’entame de la partie. Mais, Romaric Amoussou et ses coéquipiers qui avaient à cœur de prendre leur revanche vont réagir à tous les assauts de l’adversaire. Ils vont reprendre le contrôle sans réussir à concrétiser leurs occasions. Dans un scénario action-réaction, la partie va s’animer avec des actions offensives mal conclues dans les deux camps. En manque d’efficacité, les 22 acteurs vont retourner dos à dos (0-0) aux vestiaires. A la reprise, Loto-Popo Fc aura fort à faire avec Issah Razack et Jérôme Bonou entrés en jeu pour prêter main forte à Romaric Amoussou, dépositaire du jeu du leader provisoire en attaque. Le match va prendre une autre allure dans les vingt dernières minutes. Suite à une charge de l’arrière droit de Coton Fc, Ayatoulaye Akondo, sur l’excentré de Loto-Popo à la 71e minute, Coton Fc est réduit à 10. Situation favorable aux champions en titre qui jouaient sans leur coach Abdelslam Ouaddou expulsé depuis la première partie. Les visiteurs vont mettre davantage la pression sur les poulains de Victor Zrunka. En témoigne la frappe de Gaston Houngbédji à 86e minute. Mais, il faudra attendre la 88e minute pour voir Faïsal Bashir faire la différence. Sur un centre de Rodrigue Fassinou, l’attaquant de Loto-Popo, seul au point de penalty, surprend le gardien adverse et ouvre le score. A 0-1, la situation devient tendue ! Plusieurs joueurs, dirigeants et membres des staffs techniques des deux équipes vont écoper de cartons. Les Loto-boys vont conserver leur avance jusqu’à la fin de la partie. Avec ce succès, le club de la Loterie nationale du Bénin est 4e au classement avec 33 points+8 en attendant de recevoir Béké Fc, dimanche 29 mai prochain à Grand-Popo. En dépit de sa défaite à domicile, Coton Fc reste leader avec 39 points + 14 devant Buffles, 2e, 33 points +13. Vainqueur de Béké Fc par le score de 1-0 à Bembèrèkè, l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) occupe la 3e place avec 33 points +12. ---------------------- Résultats des match ------------- du mercredi 25 mai Coton Fc 0-1 Loto-Popo. Buffles 2-0 Ayéma Fc Panthères 2-2 Jsp Dynamo d’Abomey 1-0 Éternel Fc As Cotonou 0-0 Dadjè FC Béké Fc 0-1 Asvo Cavaliers 1-0 Djèffa Espoir Fc 2-0 Adjidja Sports 27 mai 2022


Affrontement entre forces de l’ordre béninoises et nigérianes à Kabo : ce qui s’est vraiment passé
La localité de Kabo, commune de Tchaourou, a été, dans l’après-midi du mercredi 25 mai dernier, le théâtre d’un affrontement entre des policiers béninois et des militaires nigérians. Bien que le calme soit, entretemps, revenu, le bilan fait état d’un mort et de plusieurs blessés. Que s’est-il réellement passé dans l’après-midi du mercredi 25 mai dernier à Kabo, une localité frontalière de la commune de Tchaourou avec le Nigeria ? En attendant que les voix autorisées et les plus indiquées apportent les précisions, les informations recueillies indiquent qu’il y a eu un accrochage entre des éléments des Unités spécialisées de la surveillance des frontières (Ussf) du Bénin et des militaires nigérians. Selon les mêmes sources, le bilan de cette situation confuse est regrettable. Il fait état du décès d’un militaire nigérian puis de plusieurs blessés aussi bien du côté béninois que nigérian. L’affrontement entre les deux forces, selon les informations recueillies, fait suite à l’interpellation d’un motocycliste transportant du riz par des agents de contrôle frontalier du Nigeria. Dans la course-poursuite douanière engagée contre lui pour procéder à la saisie de son produit, ils se sont alors retrouvés en faction avancée dans une zone sur le territoire béninois. L’arrivée de la police frontalière béninoise sur les lieux, pour constater cette incursion afin d’informer sa hiérarchie, a tôt fait de dégénérer avec des échanges de coups de feu. Avec la crise économique mondiale caractérisée par la flambée des prix des produits de grande consommation, le Bénin et le Nigeria n’ont certainement pas besoin de vivre cette situation. Il urge, dans l’intérêt de leurs populations, que les deux pays travaillent à maintenir au beau fixe leurs relations de bon voisinage. L’ayant compris, les autorités ont aussitôt entamé des pourparlers pour le retour au calme à Kabo. En effet, aussitôt informés, le chef traditionnel de Kabo, dans l’arrondissement de Kika et l’émir d’Okuta, la localité frontalière voisine de l’autre côté du Nigeria, sont entrés en contact par téléphone pour calmer la situation. En dehors des têtes couronnées et des chefs traditionnels, les autorités béninoises et nigérianes s’activent également pour ramener le calme. Sinon qu’à un moment donné, craignant les représailles des militaires nigérians qui ont bénéficié de renfort, Kabo avait même commencé par se vider de sa population. Actualités 27 mai 2022


Sécurité et santé au travail : des agents sanitaires formés pour le suivi-évaluation
Des acteurs sanitaires venus de plusieurs départements prennent part du 23 mai au 25 à Bohicon, à un atelier de suivi-évaluation de la formation des agents de santé des établissements sanitaires du Bénin sur le programme Healthwise. L’atelier vise à renforcer les capacités d’intervention des participants afin de favoriser l’appropriation des acquis de la formation et assurer la mise en place d’un système de gestion de la sécurité et santé au travail intégrant la menace de la pandémie de Covid-19 dans les établissements sanitaires cibles. Ainsi, durant trois jours, les participants ont eu à procéder au suivi - évaluation de la mise en œuvre des activités relatives aux résultats attendus et aux recommandations issues des deux précédents ateliers de formation au profit du même personnel des structures sanitaires du Bénin en sécurité et santé au travail à travers la démarche Healthwise et la liste de contrôle Covid-19. A l’ouverture des travaux, Dr Joseph Dieuboué, spécialiste sécurité et santé au travail et représentant le Bureau international du travail (Bit-Dakar), rappelle aux participants les trois obligations. Il s’agit de déterminer le niveau de réalisation des activités attendues des participants et des responsables de leurs établissements de santé respectifs. Il est aussi question de déterminer ou évaluer le niveau de réalisation ou de mise en œuvre des actions attendues du ministère en charge de la Santé. Et enfin, d’évaluer la mise en œuvre des actions relatives aux missions du comité de suivi. En procédant à l’ouverture des travaux, la secrétaire générale adjointe (Sga) et représentante du ministre du Travail, Izbath Djaboutouboutou, indique que le Working for health (W4h) veut s’engager pour la santé. C’est un programme conjoint de l’Organisation internationale du travail, de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (Ocde) et de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), mis en œuvre avec succès depuis plus de 20 ans dans 45 pays dont le Bénin et adapté à plusieurs secteurs économiques. Dans le secteur de la santé, ce programme dénommé Healthwise travaille à renforcer les capacités des travailleurs de la santé sur la sécurité et la santé au travail, particulièrement dans le contexte de la préparation et de la riposte aux épidémies et aux urgences de santé publique. Izbath Djaboutouboutou a surtout exhorté les acteurs présents à un sens élevé de responsabilité afin de relever les défis qui attendent. Le programme Healthwise vise à élargir et à transformer la main-d’œuvre sanitaire et sociale afin de stimuler une croissance économique inclusive et d’atteindre les Objectifs de développement durable. Société 25 mai 2022


Visite de l’exposition « Art du Bénin… » : Moele Bénin admiratif
Une délégation du parti « Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin » (Moele Bénin) conduite par son président Jacques Ayadji a visité, vendredi 20 mai dernier, l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui». Au terme de la visite, elle a exprimé sa satisfaction pour les progrès que réalise le Bénin depuis six ans. Un mérite qu’elle attribue au président Patrice Talon. «Mes impressions sont bonnes. C’est une grande émotion. Le président Patrice Talon a donné une occasion en or au pays. Ici, je vois toutes les catégories de Béninois », a confié Jacques Ayadji. Il note que pour son parti qui prône le Bénin inclusif, c’est le meilleur cadeau que le président de la République puisse lui offrir. Il souhaite que ce retour des biens royaux spoliés par la France, et qui fait l’unanimité, puisse unir davantage les fils et filles de ce pays. « Je profite pour demander à toutes les Béninoises et à tous les Béninois, à travers le retour de ces biens culturels, que nous commencions par construire l’Etat-nation tant souhaité afin de sortir le pays de sa situation », a-t-il lancé. Impressionnée par ces diverses œuvres, Léontine Mitchaï, première vice-présidente de Moele-Bénin, a adressé ses félicitations au président de la République et l’a invité à poursuivre ce combat. « Le président de la République est un patriote. Je lui dis que ça ne suffit pas. Il doit nous aider à réécrire notre histoire », affirme-t-elle.     Culture 24 mai 2022


Sécurité des matières radioactives : Plusieurs pays renforcent leurs capacités à Cotonou
Du 23 au 27 mai, Cotonou abrite un cours régional sur la sécurité des matières radioactives en cours d'utilisation et d'entreposage. Cette session de formation qui réunit plusieurs pays africains a été ouverte, hier lundi 23 mai, par Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Fournir aux participants une compréhension globale de la mise en œuvre de la sécurité des matières radioactives dans leurs propres pays et organisations. C'est l'objectif du cours régional sur la sécurité des matières radioactives en cours d'utilisation et d'entreposage qui se tient à Cotonou. Cette session de renforcement de capacités permettra aux participants de pays africains sélectionnés notamment le Burundi, le Cameroun, le Tchad, Commores, Congo Brazzaville, Djibouti, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Bénin..., d'acquérir des connaissances sur la sécurité des matières radioactives et des installations associées en cours d'utilisation et de stockage à l'aide d'exercices pratiques... Professeur Martial Tiburce Zannou, point focal du Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire (Inssp), a remercié le gouvernement et le chef de l'Etat pour avoir autorisé la tenue d'une telle formation à Cotonou. A l'en croire, les participants seront suffisamment outillés et les différents exercices leur permettront de mettre en œuvre les enseignements acquis dans un cadre pertinent. “Cela permettra d'articuler la bonne et nécessaire cohésion entre la théorie et la pratique...", a soutenu le point focal Inssp de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea). L'ambassadeur Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, a, pour sa part, salué la coopération dynamique et accrue entre l'Aiea et le Bénin, et l'initiative de cette formation. «Il s'agit d'une opportunité d'échange d'informations sur les bonnes pratiques et d'approfondir vos connaissances en vue de l'amélioration des pratiques liées à cette thématique», précise-t-il. Evoquant quelques thèmes qui seront abordés lors de cette session de cinq jours, le secrétaire général du Maec a invité les participants à une attention soutenue. Younes El Abbari, chef de la délégation des experts de l'Aiea, s'est réjoui de cette occasion offerte aux participants sur une question si cruciale au regard de la sensibilité des matières radioactives et des incidents graves survenus dans le passé du fait de leur mauvaise manipulation. "La sécurité des matières radioactives est devenue un sujet de préoccupation internationale et fait l'objet d'une attention croissante de la part de la communauté internationale. C'est pour aider les différents pays membres que l'Aiea a élaboré un module de cours sur la sécurité des matières radioactives", fait savoir le chef de la délégation des experts. Les connaissances acquises au terme de la présente formation devraient, selon lui, permettre aux participants d'avoir les prédispositions nécessaires à la mise en œuvre de la sécurité des matières radioactives dans leurs pays respectifs. Représentant son ministre de tutelle, Issiaka Youssao, directeur général de l'Enseignement supérieur, invite les participants à exprimer tous leurs besoins afin de profiter de cette session dont l'importance n'est plus à démontrer. Actualités 24 mai 2022


Super ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc s’offre le point du nul
Champion en titre, Loto-Popo Football club a été tenu en échec, samedi 21 mai dernier, lors de la 17e journée de la Super Ligue Pro du Bénin au stade d’Adjohoun par l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo). Au terme du temps règlementaire, les deux équipes se sont séparées sur un score nul et vierge de 0-0. Battus à l’aller 2-1, Rodrigue Fassinou et ses coéquipiers n’ont pas pu prendre leur revanche sur le club de la vallée. Loto-Popo a écopé de sept cartons jaunes au cours de cette partie. Les visiteurs ont même terminé la rencontre à 10 contre 11 suite au carton rouge de Moussa Gary. Ce dernier a écopé d’un second carton jaune, synonyme d’expulsion. En infériorité numérique, le club de Grand-Popo a dû, à défaut d’une victoire, se battre pour arracher le point du nul. Pendant ce temps, à Aplahoué, Dadjè Fc s’est débarrassé d’Ayéma Fc par le score de 2-0. Résultats des rencontres de ce samedi Dadjè Fc – Ayema FC 2-0 Asvo – Loto-Popo 0-0 Sports 23 mai 2022


Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique d’Ifc : « Un nouveau partenariat s’ouvre avec le Bénin pour booster les Pme »
Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique de la Société financière inter-nationale (Ifc) a conduit, il y a quelques jours à Cotonou, une délégation de haut niveau composée de directeurs d’Ifc en Afrique, pour la tenue d’un atelier de renforcement du secteur privé dénommé « Ifc Day ». Dans cet entretien, il revient sur les objectifs de cette rencontre avec le gouvernement et les chefs d’entreprises du secteur privé et décline les axes de la nouvelle coopération qui s’ouvre entre le Bénin et cette structure du Groupe de la Banque mondiale. La Nation : Qu’est-ce qui justifie l’initiative de l’événement « Ifc Day » que la Société financière internationale a organisé, vendredi 13 mai dernier, à Cotonou ? Sérgio Pimenta : Le choix du Bénin, pour ce tout premier Ifc Day, est une preuve de l’importance stratégique du Bénin pour la Société financière internationale (Ifc). L’idée derrière cette initiative est d’engager une discussion approfondie et concrète avec le gouvernement et les entreprises du secteur privé afin d’aligner la stratégie d’Ifc sur la vision de développement du pays et les besoins du secteur privé. Ces échanges ouvrent la voie à une collaboration encore plus étroite entre Ifc et le gouvernement du Bénin pour booster l’économie béninoise à travers le développement de ses entreprises. Comme vous le savez, Ifc est la plus grande institution de développement axé sur le secteur privé dans les marchés émergents. Membre du Groupe de la Banque mondiale, nous travaillons dans plus de 100 pays dans le monde pour fournir des financements et des services-conseils afin de contribuer au développement du secteur privé. La pandémie de Covid-19 et les nouvelles incertitudes mondiales ont donné un caractère encore plus urgent à notre mission.   Que peut-on retenir des échanges ? Les discussions ont porté sur la stratégie et la proposition de valeur d’Ifc au Bénin, le Programme d’action du gouvernement (Pag II, 2021-2026) et le renforcement des secteurs prioritaires pour le développement économique du pays, notamment l’agro-industrie, le logement et les services financiers numériques. Nous avons échangé sur la manière dont l’institution déploie des investissements et des services-conseils pour stimuler la croissance et favoriser la création d’emplois et d’opportunités en Afrique. Le Bénin a déployé des efforts admirables pour faire face à la crise sanitaire et à ses retombées économiques. Avec une croissance de 6,6 % en 2021, et des prévisions tablant sur 6 % en moyenne sur la période 2022-24, le pays est en train de jeter les bases d’une croissance durable. Mais de nouveaux défis se profilent à l’horizon, surtout avec le conflit en Ukraine dont les répercussions exercent de nouvelles pressions sur l’économie mondiale.   Que préconise Ifc dans un tel contexte ? Il est urgent pour le Bénin de renforcer sa résilience aux chocs extérieurs, en mettant en place les conditions favorisant le développement d’un secteur privé fort, dynamique et créateur d’emploi. C’est ce que prévoit, très justement, le Programme d’action du gouvernement. IFC est engagée à soutenir ce programme et cette dynamique en intensifiant ses investissements et ses services-conseils. Pour cela, nous travaillons sur un certain nombre de projets dans des secteurs clés pour l’économie béninoise, notamment l’agroalimentaire, le tourisme, les infrastructures et les marchés financiers. Pour discuter de ces projets, je suis venu avec une délégation de haut niveau. Celle-ci comprend : Aliou Maïga, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et centrale ; Manuel Reyes-Retana, directeur régional pour les institutions financières ; Linda Munyengeterwa, directrice régionale pour les infrastructures ; Samuel Dzotefe, directeur régional par intérim pour l’industrie manufacturière, l’agroalimentaire et les services. Je suis également accompagné d’Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale au Bénin. Ces projets visent notamment à tirer parti des opportunités offertes par la révolution numérique, dont l’importance a été encore mise en lumière par la pandémie, et les partenariats public-privé. Ils mettent aussi l’accent sur les groupes sous-représentés, en particulier les micros petites et moyennes entreprises (Mpme) détenues par des femmes et les jeunes. Les discussions avec les représentants du gouvernement et du secteur privé dans le cadre d’Ifc Day, ont été fructueuses et ouvrent la voie à un nouveau partenariat entre Ifc et le Bénin. Et j’attends des résultats concrets qui déboucheront sur un plan d’action précis.   Pour soutenir l’économie béninoise, Ifc a mis en place des lignes de partage de risques avec des banques locales. Ce dispositif a-t-il véritablement favorisé l’accès des petites et moyennes entreprises au financement ? Effectivement, nous avons mis en place deux lignes de financement des Pme à travers deux institutions bancaires de la place. Je suis content de voir qu’aujourd’hui ces deux banques ont fait, grâce au soutien d’Ifc, à peu près 800 prêts pour un montant total de plus de 30 milliards de F Cfa et ont donc touché de nombreuses entreprises locales dans leurs efforts d’investissements et d’opérations. C’est particulièrement important à une période où la pandémie a rendu l’accès au financement plus difficile pour les entreprises qui ont connu un ralentissement de leurs activités. Les résultats sont très positifs et nous sommes en train de finaliser deux autres lignes, cette fois-ci, de taille plus grande : les deux lignes feront probablement 30 millions de dollars (soit environ 18 milliards FCfa) au profit du Bénin, du Togo et de la Côte d’Ivoire. Avec cela, nous comptons augmenter fortement le nombre de PME bénéficiaires de financement.   Outre les lignes de crédit, IFC apporte une assistance technique aux entreprises. Quel bilan peut-on en faire à ce jour ? En termes de réalisations notables, nous avons soutenu en 2009 le processus de partenariat public-privé pour le port de Cotonou, qui a permis de mobiliser 250 millions de dollars d’investissement et de créer 450 emplois directs. Dans les lignes de crédit dont je parlais plus tôt, il y avait également une composante consacrée au secteur du tourisme qui a été fortement impacté par la pandémie. Cela a permis d’amortir les chocs et d’aider à maintenir et créer de la valeur tout au long de la chaîne du tourisme. Avec la nomination de notre premier responsable pays, M. Cyndo Obre, nous entendons renforcer notre présence et nos activités de services-conseils sur le terrain.   Comment Ifc entend-elle contribuer à la mise en œuvre du nouveau Pag ? Pendant la période de la pandémie, il était surtout question de la préservation des emplois, du maintien de la stabilité macroéconomique, à travers un niveau d’activité qui permet, au sortir de la pandémie, de reprendre une croissance inclusive. C’est sur cela que nous travaillons aujourd’hui. Nous regardons un à un les projets du gouvernement et du secteur privé qui pourraient bénéficier du soutien d’Ifc en termes de mobilisation de financements ou d’assistance technique. Dans les grands axes du programme gouvernemental, je vois la possibilité qu’Ifc augmente fortement ses opérations, notamment dans la mise en place des infrastructures de développement économique, la transformation des produits agricoles sur place, la modernisation de l’industrie textile, le secteur touristique qui recèle un gros potentiel pour le Bénin, l’inclusion financière et le développement des Pme.   Votre mot de la fin Notre présence ici, c’est un signal que nous voulons donner aux chefs d’entreprises du secteur privé et à tous ceux/celles qui sont intéressés par le Bénin, qu’il y a des opportunités à saisir, que nous sommes là pour les accompagner. Ils/Elles peuvent compter sur Ifc pour la réalisation de leurs projets qui permettront de créer plus de valeur et d’emplois. Economie 23 mai 2022


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