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Nouvelles

Bepc 2021: Mono : le préfet Bienvenu Milohin constate le bon démarrage des épreuves
Dans le département du Mono, 6 767 candidats dont quatre handicapés visuels planchent, depuis hier lundi 14 juin, pour le compte de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Le préfet du département, Bienvenu Milohin, a visité quelques centres de composition où aucun incident n’a été signalé. Le collège d’enseignement général 1 de Comé a été la première étape de la tournée effectuée, hier, par le préfet du Mono, dans les centres de composition de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juin 2021. Ici, le préfet Bienvenu Milohin et le maire de Comé, Bernard Adanhokpe et la délégation de la direction départementale de l’Enseignement secondaire se sont rendus dans chacune des salles de composition. Ils y ont constaté « avec satisfaction » les conditions d’accueil des candidats, le respect des mesures barrières à la propagation de la Covid-19 telles que le port de masque facial, la distanciation sociale et l’usage du gel hydroalcoolique mis à disposition par le gouvernement. Aux candidats, ils ont dopé le moral en les rassurant que rien ne leur sera demandé qui ne soit des notions enseignées au cours de l’année scolaire. Les surveillants ainsi que les agents du secrétariat ont eux aussi eu droit aux mots d’encouragement de la délégation préfectorale. A cet exercice, s’est succédé à 8 h dans la salle de composition numéro 10, le lancement des épreuves marqué par leur distribution à la trentaine de candidats. Après s’être acquitté de cette mission, le préfet et le maire ainsi que leur suite ont mis le cap sur d’autres centres de composition où les nouvelles du démarrage des épreuves sont bonnes, suite aux constats faits. C’est le cas des centres de composition du Ceg Akodéha, du collège catholique de Comé qui ont accueilli le préfet, le maire et leur suite. La commune de Lokossa est la deuxième ville où des centres de composition ont été visités. Il s’agit du Ceg 1 Lokossa et du collège catholique de la ville. En dehors de quelques absences de candidats déplorées, aucun incident n’a été signalé. A l’image des centres visités, l’examen a bien démarré dans l’ensemble du département du Mono, selon le directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mathieu Ayessi. Maintenir le Mono à la tête des départements Pour cette session du Bepc, 6 767 candidats dont 3 222 filles composent dans quinze centres du Mono. Quatre des candidats sont des sourds-muets et malvoyants, a détaillé le directeur départemental. Evoquant le contexte apaisé de cette année scolaire ainsi que l’exécution des missions régulières de supervision des programmes d’enseignement et l’accompagnement des mécènes pour l’organisation des travaux de renforcement des candidats, M. Ayessi et le maire de Comé, Bernard Adanhokpe, se sont dits confiants que le Mono a des chances de se maintenir à la tête du classement des départements à l’issue de l’examen. En 2020, le département est sorti premier avec 64,12 % de candidats admis contre 51,19 % de taux de succès national. Mais au-delà du premier rang, le préfet Milohin estime que les résultats de cette année doivent être encore meilleurs. Puisque, relève-t-il, cette année a une particularité : c’est la première promotion des enfants qui ont commencé la classe de sixième sous le premier quinquennat du chef de l’Etat qui est au charbon. « Ce sont des enfants qui ont bénéficié, de bout en bout, des fruits des réformes successives, notamment la stabilité dans le déroulement des années scolaires. Ils n’ont pas connu de grève », souligne l’autorité préfectorale. Ce facteur, les diligences des parents et la volonté affichée des acteurs de l’éducation, soutient le préfet, sont des indicateurs de ce que le Mono va se maintenir un peu plus confortablement à la tête du classement des départements. Education 15 juin 2021


Bepc 2021: Le maire de Porto-Novo dope le moral aux candidats du Ceg Anavié
Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, a rehaussé le moral aux candidats du centre du Collège d’enseignement général (Ceg) Anavié où il a lancé, ce lundi 14 juin, l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2021 au plan municipal. Au total 836 candidats inscrits et répartis dans 28 salles sont au charbon au Collège d’enseignement général d’Anavié à Porto-Novo pour le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2021. Accompagné d’une forte délégation municipale, le maire Charlemagne Yankoty a donné le top de la composition pour le compte de sa municipalité. Il a d’abord procédé à la vérification des enveloppes contenant les épreuves, lesquelles sont bien scellées. Le maire a ensuite participé à la distribution des épreuves aux candidats avec le chef centre d’examen, Eugène Gangbo. Occasion pour Charlemagne Yankoty de doper le moral aux candidats en leur prodiguant des conseils. « Ne vous laissez pas emporter par la panique. Soyez concentrés. Lisez bien les questions avant de commencer à les traiter », leur conseille-t-il. Il souhaite voir tous les candidats de sa ville réussir. « Il faut que Porto-Novo donne un bon taux de réussite», a-t-il insisté. Il sera appuyé par le 1er adjoint au maire, Rachad Toukourou. Ce dernier a expliqué que l’objectif de sa délégation est d’abord de s’enquérir d’éventuels problèmes afin de voir dans quelle mesure les résoudre et ensuite de s’assurer de l’effectivité du démarrage de l’examen. Il se réjouit de constater que tout se passe bien et dans le respect des gestes barrières. Les candidats ont répondu présents à l’heure ainsi que les surveillants et autres superviseurs de l’examen. Rachad Toukourou invite les parents à soutenir les enfants pendant les trois jours de composition. « Malgré leur âge, ils demeurent nos enfants. Je suis heureux de voir les parents sortir massivement pour les soutenir. Je souhaite que ceci continue pour le bonheur de tous. Nous avons besoin d’eux pour développer notre pays et il faut des hommes bien portants », a laissé entendre le 1er adjoint au maire de Porto-Novo. Par Immaculée HOUEDETE (Stag) A /R Ouémé-Plateau   Education 15 juin 2021


Lutte contre les maladies prioritaires et les épidémies: « Un bilan satisfaisant », dixit le ministre de la Santé
Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) a fait, ce jeudi 10 juin à Cotonou, le point de ses activités sur la période 2016-2020. Le bilan est satisfaisant et les indicateurs encourageants, ont noté le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et les autres membres du creuset. L’année 2020 a été marquée par la gestion de la crise de Covid-19 mais les autres maladies n’ont pas été pour autant négligées. Mieux, « Globalement, les indicateurs par rapport aux maladies prioritaires et les épidémies sont en bonne voie : le bilan des cinq dernières années est satisfaisant », a laissé entendre hier Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. C’était à l’issue de la session consacrée au bilan 2016-2020 du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp), tenue à Cotonou. En effet, les données publiées par l’Onusida en 2020 indiquent une régression de 15 % des nouvelles infections à Vih au Bénin depuis 2010. La prévalence tend à se stabiliser à 1,2 % dans la population en général. En ce qui concerne la tuberculose, le taux de notification effective est en régression, passant de 39 à 35 cas pour 100 000 habitants entre 2014 et 2018, selon les statistiques sanitaires nationales. La séroprévalence du Vih chez les patients tuberculeux est restée stable à 15 % depuis 2014 avec une légère baisse à 14 % en 2018. Les données du Système national d’information et de gestion sanitaire (Snigs) indiquent que l’incidence annuelle du paludisme grave connaît une baisse régulière sur les cinq dernières années, passant de 1,9 % en 2014 à 1,5 % en 2019. Selon les données de l’Agence nationale de la transfusion sanguine (Ants), la proportion de poches de sang révélées positives au virus à hépatite B varie de 7,56 % en 2013 à 5,98 % en 2019, et celles à hépatite C de 2,63 % à 1,25 % sur la même période. Des résultats probants sont également obtenus dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique : choléra, méningite cérébro-spinale, rougeole, paralysie flasque aiguë, fièvres hémorragiques (dengue, Lassa) et autres maladies concernant la santé animale (rage, charbon bactéridien), selon Dr Melchior Aïssi, secrétaire exécutif du Cnls-Tp. « Sur tous les fronts, nous avons enregistré des progrès relativement importants », se réjouit Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.
Défis et actions à mener
« C’est vrai que nous avons des défis, des progrès à encore accomplir. Et pour cela, nous devons mettre tous nos moyens à disposition », reconnaît M. Bio Tchané. Le gouvernement travaille en ce moment, annonce-t-il, sur un programme à moyen terme qui va s’attaquer à des problèmes structurels au niveau de la santé : infrastructures, équipements et surtout les ressources humaines. Une des solutions, dévoile-t-il, c’est la mise en place des relais communautaires qui se déploient à travers une phase pilote dans douze communes avec l’appui de la Banque islamique de développement. Entre autres défis, indique Dr Melchior Aïssi, le paludisme reste la première cause de consultation dans les formations sanitaires : 46,1 %, selon l’Annuaire des statistiques sanitaires 2019. Il est question de réduire l’incidence annuelle du paludisme simple qui, après une diminution de 14,2 % en 2014 à 13,1 % en 2016, est repartie à la hausse en 2017 avec 15,2 % puis à 17,1 % en 2018. Sur la même période, le taux de létalité reste presque stable : 1,1 % en 2018 contre 1,2 % en 2014. Pour infléchir ces tendances, «Nous avons des initiatives qui sont en cours avec la nouvelle politique de santé communautaire que nous sommes en train de mettre en place pour pouvoir impacter positivement au niveau des ménages », confie Benjamin Hounkpatin. Ainsi, assure-t-il, l’hygiène et l’assainissement seront au rendez-vous et les malades seront rapidement orientés vers les structures sanitaires pour être pris en charge tôt afin de ne pas développer des formes graves de la maladie. Pour les hépatites virales, le Bénin demeure dans les zones d’endémies élevées. La vaccination pour tous les nouveau-nés a démarré et se poursuivra. En ce qui concerne le Vih/Sida, des pochettes de forte contamination existent, notamment dans les rangs des professionnelles de sexe (8,5 %), les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (7 %), les serveuses de bars et restaurants (5,2 %). Aussi, est-il important d’amener les populations à se faire dépister à 90 % au moins et que 90 % des cas positifs soient mis sous traitement pour atteindre une charge virale indétectable, préconise Benjamin Hounkpatin. « L’assurance-maladie du projet Arch (Assurance pour le renforcement du capital humain) qui permet de prendre en charge les pauvres extrêmes et non extrêmes, est également quelque chose de très important pour assurer une prise en charge efficiente de ces pathologies », estime le ministre de la santé.
Santé 11 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


Hémophilie: Une maladie génétique peu connue
Douleurs articulaires, saignements internes ou externes, les sujets atteints de l’hémophilie n’ont pas une existence normale. Caractérisée par une anomalie de la coagulation du sang, cette maladie génétique, peu connue du public, touche plus les personnes de sexe masculin et entraîne parfois la mort si elle n’est pas vite diagnostiquée. Les hémophiles au tréfonds de leur douleur ne demandent qu’une seule chose, de meilleurs traitements. « La seule chose qui me perturbe est l’hémorragie interne. Lorsque je commence par sentir des douleurs, je viens dans ce centre et les médecins m’injectent du plasma et du sang. Arrivé à la maison, je continue le traitement à base des plantes pour pouvoir me retrouver. A chaque fois, ils me recommandent l’hospitalisation. Or moi je ne suis pas prêt puisque je n’ai pas les moyens », confie Charles-le-bon B., un hémophile rencontré dans une salle d’hospitalisation du service Hématologie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, une unité de prise en charge de l’hémophilie et des autres maladies hémorragiques. Dans ce centre de référence, les médecins au nombre de six, sous la direction du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, reçoivent tous les jours des malades souffrant de l’hémophilie. Tous prennent en charge les hémophiles ainsi que les maladies du sang avec les moyens mis à leur disposition. Charles-le-bon B. a été diagnostiqué hémophile en 2015 à l’âge de 17 ans. Il a alors été hospitalisé au Cnhu de Cotonou. Charles-le-bon B. vit avec son frère et leurs parents. Ils se débrouillent pour subvenir à leurs besoins. « Nous ne bénéficions d’aucun soutien. Nous nous débrouillons pour pouvoir nous en sortir. Dès que je me retrouve à l’hôpital, c’est mon petit frère qui commence par se battre pour m’apporter à manger et à payer le loyer », poursuit le patient, ordonnance en main et ne sachant que faire.
Vivre avec l’hémophilie: le coût
Hugues G., professeur de mathématiques dans un collège public de la place, est lui aussi hémophile. Contrairement à Charles-le-bon B., la maladie a été détectée chez lui depuis qu’il avait 28 mois et jusqu’à ce jour, il n’a pas de repos. Toutes les semaines, il doit se rendre à l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu pour se faire soigner. Son malheur a commencé depuis son enfance où il a été blessé par une lame au niveau de l’index. Ce qui a provoqué des saignements à n’en point finir malgré les soins reçus dans les hôpitaux. Hugues G. ajoute que son enfance n’a pas été heureuse, car, avoue-t-il, il n’arrivait pas à fréquenter normalement comme tous les autres enfants. « A chaque fois que j’ai un saignement dans une articulation, j’abandonne l’école pendant des jours. C’est dans cette souffrance que ses parents ont eu connaissance de l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu qui s’appelait dans le temps, Chimax. Admis dans ce service, il a fait des tests qui ont démontré qu’il souffrait de l’hémophilie, il est déficitaire en facteur 8. « Mon taux de facteur de coagulation est de 4 %. Dans le temps, on m’administrait les poches de plasma qui est un produit sanguin que l’on obtient à la banque de sang et dont l’unité coûtait 2000 F Cfa. Ce qui pesait sur les parents parce que je devrais prendre deux poches le matin et deux le soir sur 7 jours et plus, sans oublier les frais d’hospitalisation qui revenaient un peu plus cher», fait-il comprendre. Ses parents dépensaient même au-delà de 200 000 F Cfa en une semaine. Tout récemment, en octobre 2020, il avait eu un problème au niveau du genou gauche dû à l’hémophilie et les parents ont banalement dépensé 163 000 F Cfa. Lors du traitement, explique-t-il, les médecins se sont rendu compte que ce n’est plus un problème qui relève de leur ressort et qu’il fallait qu’il aille en kinésithérapie. Jusqu’à ce jour, il a du mal à plier le genou gauche. « Ils m’ont expliqué que depuis mon enfance, j’ai toujours saigné dans l’articulation gauche, ce qui a détruit le cartilage », précise-t-il. Au service aujourd’hui, c’est très difficile pour moi parce que toutes les semaines, le genou enfle. Il me suffit de rester légèrement debout sur le pied et ça commence par me déranger», précise-t-il. Les hémophiles rencontrés manifestent tous leur gratitude au personnel du Cnhu, à l’Association béninoise des hémophiles et la Fédération mondiale des hémophiles qui leur envoie de temps en temps des facteurs pour leur survie. Mais cela ne suffit pas. « Nous demandons l’aide de l’Etat afin qu’on ait plus de facteurs pour traiter chaque hémophile. Nous avons vraiment besoin de la prophylaxie. Si l’Etat peut créer des centres pour le traitement hémophile dans le centre et au nord du pays, cela va faciliter la tâche aux frères hémophiles qui vivent dans le septentrion », suggère Hugues G.
Santé 06 mai 2021


Victor Dassi Adossou à propos de son audience à la Haac : « Nous avons discuté du déficit législatif...»
Le président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication a reçu en audience son collègue de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, le jeudi 22 avril 2021. Les deux présidents ont discuté de plusieurs sujets dont le renforcement de la législation au niveau de la Haac. Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Remi Prosper Moretti, a reçu en audience dans l’après-midi de ce jeudi 22 avril 2021, Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême. Entre autres sujets objet de leur tête-à-tête, les relations inter institutions, la relation de travail… Aussi, est-il question pour les deux personnalités d’échanger sur le déficit législatif qu’il y a au niveau de l’institution Haac. « J’ai été particulièrement heureux de voir le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication lui-même soulever cette question. La Cour suprême lui a marqué sa disponibilité à accompagner la Haac dans sa volonté de renforcer sa capacité en matière de législation. Il y a beaucoup de choses à faire à ce niveau, nous en avons discuté », a informé le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou. Il a rassuré que son institution est disposée à accompagner le processus qui est déjà enclenché au niveau de la Haac afin de renforcer les textes, pour permettre à la Haac de jouer convenablement son rôle. Actualités 24 avr. 2021


Didier Hubert Madafimè, expert en environnement: « La restauration de la terre doit être un principe sacré »
Ce 22 avril, le monde entier voue un certain respect à la terre. A défaut d’une célébration discrète et sporadique, les hommes devraient plutôt vénérer cette ressource naturelle à l’instar des dieux, car ils y puisent l’essentiel de leur vie terrestre et y retournent encore à leur mort. C’est le point de vue que défend Didier Hubert Madafimè, expert en environnement, à l’occasion de la Journée mondiale de la terre. Il dénonce les comportements dégradants de l’homme envers la terre et indique des pistes pour sa restauration. La Nation : La communauté internationale célèbre, ce jeudi 22 avril, la Journée mondiale de la terre. Quelle importance revêt cette journée ? Didier Hubert Madafimè : De toutes les célébrations, la Journée mondiale de la terre devrait être la plus importante. La terre représente toute notre vie. Sans elle, point d’activité agricole. Tous les écosystèmes reposent sur elle. Nous retournons à la terre après notre passage terrestre. Malheureusement, on observe peu d’intérêt autour de cette ressource naturelle. Lorsque nous tombons malade, nous nous rendons à l’hôpital pour recevoir des soins, par contre quand la terre est malade, personne ne la soigne. Cette journée passe discrètement alors qu’on devrait saisir l’occasion pour sensibiliser les populations à l’utilisation des techniques qui la protègent, comme les plantes fertilisantes. Comment sait-on que la terre devient malade ? Les maladies de la terre sautent à l’œil. En temps normal, elle doit répondre à un certain nombre de critères. Elle ne doit pas être dégradée. Dans le cadre des productions agricoles, on doit éviter les produits chimiques qui l’altèrent. On tire l’essentiel de la terre, mais on ne lui accorde aucun respect. Tous les jours, nous devons vénérer la terre. Voulez-vous dire qu’il faut vénérer la terre comme un dieu ? La terre est un dieu. L’humanité vit sur la terre. Et toutes nos activités gravitent autour d’elle. La terre est aujourd’hui menacée, du fait des pressions anthropiques. Au même moment, on la qualifie de ressource nourricière ? Comment peut-on comprendre ce contraste ? Le contraste est né de la poussée démographique à l’échelle mondiale. Il est question aujourd’hui de nourrir plusieurs bouches. A partir de cet instant, les hommes ont commencé par en faire une utilisation exagérée, car pour augmenter les rendements agricoles, il fallait lui apporter des nutriments. D’où la naissance des problèmes que l’homme a créés à cette ressource naturelle. A force de couper tous les arbres dans le cadre des plantations, on expose la terre aux aléas climatiques. Or, les changements climatiques sont des facteurs aggravants. On peut produire sur de petits espaces et augmenter le rendement. Lorsque la terre sur laquelle le paysan cultive devient infertile, il quitte cette terre pour occuper un autre espace, laissant sa première ressource de production au gré des aléas. Du nord au sud, des terres sont à la fois moyennement et fortement dégradées. L’effort qui doit accompagner cette dégradation ne suit pas. Nous ne sommes pas un pays désertique, mais nous avons déjà commencé par ressentir les effets du désert, étant donné que nos terres subissent également des dégradations et que nous sommes à proximité des pays désertiques. Il y a trop d’exagération de l’homme sur la terre. Au Sommet de Rio en 1992, plusieurs conventions ont été ratifiées sur le changement climatique, la biodiversité et l’environnement. Mais les lignes n’ont pas vraiment bougé. Chaque pays gère la terre comme il l’entend. Il existe des techniques pour sauver la terre, mais qui sont peu expérimentées. Il n’existe pas une politique de sauvegarde ou de restauration de la terre. La Journée mondiale de la terre est à sa 50e édition cette année. Faudra-t-il encore peut-être 50 ans voire 100 ans avant que l’homme ne prenne conscience des préjudices qu’il fait subir à la terre ? Si nous ne revoyons pas nos comportements vis-à-vis de la terre, nous risquons de manquer d’espace pour vivre un jour. Chaque pays devrait revoir sa politique de conservation de la terre. Après la ratification des trois conventions que j’ai évoquées plus haut, les pays européens ont refusé de mettre en place la Convention sur la dégradation des terres. Aujourd’hui, les nations investissent beaucoup dans les préoccupations liées au changement climatique, parce qu’elles savent que les effets n’épargnent aucun pays. La biodiversité est préservée ailleurs en vue de mieux faire face aux maladies émergentes. La dégradation des terres concerne notamment l’Afrique et l’Asie. L’Afrique peine à mettre en place les outils pour faire avancer les problèmes liés à la terre. Doit-on comprendre que les bonnes pratiques tardent à faire école en Afrique ? Au Burkina Faso par exemple, la technique du ‘’Zaï’’ est privilégiée par les paysans. Il s’agit d’une pratique ancestrale dans ce pays. Les paysans font des poquets dans lesquels ils mettent des déchets de telle sorte que l’intérieur de ces poquets est toujours humide même en saison sèche. Ces paysans allient les pratiques ancestrales et modernes pour en tirer le meilleur de leurs productions agricoles. Cette technique exige beaucoup d’efforts mais elle permet de sauver la terre, en produisant sur un espace réduit et d’avoir un rendement élevé. Dans notre pays, quelques Ong apprennent aux paysans cette technique. Les paysans préfèrent utiliser les engrais pour rapidement sauver leurs cultures. Or, les engrais qu’ils utilisent, détruisent la terre au bout d’un temps. Ce qui explique le nomadisme des paysans lors des plantations. Si rien n’est fait pour renverser la tendance, l’humanité court à sa perte. Le désert va s’installer partout. Quelles actions fortes les pays peuvent-ils mettre en place pour redonner vie à la terre ? La restauration de la terre doit être un principe sacré. Il faut redonner vie à toutes les terres dégradées. A la Cop22 au Maroc, des Ong ont manifesté leur volonté à soutenir le Bénin dans cet élan. Il est possible de sauver les terres dégradées. Il suffit juste d’avoir la volonté. Environnement 22 avr. 2021


Décès de Idriss Déby Itno: Talon compatit à la douleur du peuple tchadien
La mort du président tchadien Idriss Déby Itno, n’a pas laissé indifférent le chef de l’Etat béninois. Sur sa page Facebook, ce mardi 20 avril, Patrice Talon a dit à quel point il a été surpris par cette nouvelle et présente en son nom et au nom du peuple béninois ses condoléances au peuple frère du Tchad. « J'ai appris avec stupéfaction le décès, ce jour, du président de la République du Tchad, Monsieur Idriss Deby Itno », a introduit le président Patrice Talon, touché par cette triste nouvelle. « Dans ces conditions tragiques, je présente au nom du Bénin et en mon nom propre nos sincères condoléances à l'ensemble du peuple tchadien. Recevez la solidarité du peuple béninois. », conclut-il. La mort du maréchal-président du Tchad, Idriss Déby Itno, a été annoncée par l’armée tchadienne à travers un communiqué lu sur les ondes de la télévision d’Etat. Le communiqué indique que Idriss Déby Itno est mort «des suites de ses blessures au front » alors qu’il commandait une opération militaire contre les rebelles au nord du pays. Pour la continuité de l’Etat, un conseil militaire de transition, dirigé par Mahamat Idriss Déby, l’un des fils du président défunt, a été mis en place pour une durée de dix-huit mois et devra déboucher sur l’organisation d’élections démocratiques. Ariel GBAGUIDI Actualités 21 avr. 2021


Incendie du marché Dantokpa : « C’est un dossier qui préoccupe le gouvernement »
Les personnes touchées par l'incendie du marché de Dantokpa seront soutenues par le gouvernement. En visite dans le marché ce mardi 20 avril, le ministre Alassane Séidou a rassuré les victimes. Alassane Séidou, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, est allé visiter le marché Dantokpa ce mardi 20 avril 2021, suite à l’incendie survenu le 4 avril dernier. Appréciant le niveau des dégâts causés par ce sinistre, Alassane Séidou a indiqué que le gouvernement est préoccupé par ce dossier. « C’est un dossier qui préoccupe beaucoup tout le gouvernement et en particulier son chef », informe le ministre. Il a rassuré qu’après l’étude, des mesures adéquates seront prises pour permettre aux usagers de reprendre leurs activités dans de meilleures conditions. Il annonce un appui du gouvernement pour soulager les sinistrées. Actualités 20 avr. 2021


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