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Nouvelles

Bepc, session de 2021: Une première journée sans incident majeur dans le Borgou
A l’instar de leurs camarades des autres départements du Bénin, les candidats inscrits à l’examen du Bepc, session de juin 2021, dans le Borgou, sont également au charbon depuis hier. Pour le lancement au niveau départemental, le préfet Djibril Mama Cissé était au Ceg 1 de N’Dali. La première journée de l’examen du Bepc, session de juin 2021, qui a eu lieu hier n’a enregistré aucun incident majeur dans le Borgou. Pour procéder au lancement des épreuves écrites sur le plan départemental, le préfet Djibril Mama Cissé était au Ceg 1 de N’Dali. Dans ce centre, ce sont 984 candidats dont 439 filles contre 545 garçons qui planchent depuis hier. Ils sont répartis dans 33 salles de composition. Selon le chef centre, Christophe Toussaint Gbélidji, aucune perturbation majeure n’est à déplorer. N’empêche que, soucieux de leur réussite et de les voir arriver à bout des différentes épreuves, le préfet Djibril Mama Cissé a tenu à leur prodiguer quelques conseils. Il les a mis en confiance en leur rappelant qu’il ne s’agit que d’un examen et non d’un concours. Le préfet les a également conviés à travailler, pour obtenir un très bon résultat au niveau de la commune de N’Dali et par ricochet du département du Borgou. Le directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Borgou, Abdoul Hadir Biga, a indiqué qu’il y a 12 263 candidats dont 5 813 filles et 6 450 garçons inscrits dans le Borgou. Ils sont répartis dans 15 centres, sans oublier celui des aveugles amblyopes et autres handicapés avec 3 candidats. A Parakou, 6 283 candidats dont 2 988 garçons et 3 295 filles composent cet examen. Dans la commune, c’est au Ceg Albarika que le maire Inoussa Chabi Zimé a officiellement lancé la toute première épreuve n Education 15 juin 2021


Bepc 2021: 14 993 candidats composent dans le Littoral
L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) 2021 a été lancé, ce lundi 14 juin, au Collège d’enseignement général (Ceg) Dantokpa à Cotonou, pour le compte du département du Littoral. Ils sont 14 993 candidats à la recherche de ce diplôme dans ce département. C’est à cœur joie que le préfet Alain Orounla, le premier adjoint au maire de Cotonou, Randyx Ahouandjinou, et le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Robert Gbodjinou, ont lancé la phase écrite du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) 2021 pour le compte du département du Littoral. L’exercice s’est déroulé au Collège d’enseignement général (Ceg) Dantopka à Cotonou. Après le lancement de la toute première épreuve, la Communication écrite, les officiels ont fait part de leur satisfaction quant au bon démarrage de l’examen. « Au-delà du respect de la tradition qui voudrait que l’on vienne encourager les élèves, nous avons constaté que les épreuves ont démarré à l’heure, que les choses ont été bien organisées, et j’ai vu des enfants décontractés. C’est la preuve qu’ils ont été bien préparés, nous avons eu une année paisible, sans perturbations… », se réjouit Alain Orounla. Ce qui est sûr, rassure le directeur départemental, c’est que toutes les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule dans de très bonnes conditions dans le Littoral. Suivant les chiffres communiqués, 14 993 candidats répartis dans 17 centres de composition dont un dédié aux candidats à besoins spécifiques, composent dans le département. D’ores et déjà, les officiels ont le regard tourné vers la proclamation des résultats et ils espèrent vivement que ces résultats seront meilleurs. Pour ce faire, la mairie de Cotonou a organisé des séances de travaux dirigés (Td) au profit des candidats pendant la période des révisions. Randyx Ahouandjinou témoigne de cette aide portée aux candidats à Cotonou et espère que les fruits tiendront la promesse des fleurs. C’est aussi le vœu du préfet du Littoral qui, au passage, constate que, dans son département, il y a autant de filles que de garçons, candidats à cet examen. « C’est la preuve que la politique du gouvernement du président Talon pour augmenter le taux de scolarisation des filles porte ses fruits. Nous avons exceptionnellement autant de filles que de garçons ; c’est à encourager. Et j’espère que les résultats de cet examen porteront en triomphe autant de filles que de garçons pour le bien de notre pays que le gouvernement s’efforce à révéler dans tous les domaines », souhaite-t-il. Après le Ceg Dantokpa, les officiels ont sillonné les centres de composition des Ceg Suru-Léré et Gbégamey pour s’assurer également du bon démarrage des épreuves. Education 15 juin 2021


Bepc 2021: Sérénité au Ceg Houéyiho, Les Pylônes et Le Nokoué
Les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ont démarré, ce lundi 14 juin sur toute l’étendue du territoire national. Dans les centres de composition de Houéyiho, Les Pylônes et Le Nokoué, aucune irrégularité n’est enregistrée en dehors de quelques cas d’absences notés. Pour la première journée, les candidats ont composé dans la quiétude et le respect des gestes barrières contre le coronavirus. Les compositions ont démarré à l’heure, notamment à 8 heures 00, la sirène retentit dans la plupart des centres d’examen du Brevet d’études du premier cycle session de 2021. Au centre de composition de Houéyiho où sont attendus 1 025 candidats, ce sont au total 1 002 qui composent dont 519 filles et 483 garçons, soit 23 absents. Dans les rangs des surveillants de salle, quelques-uns ont brillé par leur absence et il a été procédé à leur remplacement suivant les instructions de la hiérarchie. « Depuis le dimanche, nous étions venus dans notre centre d’examen pour vérifier si toutes les dispositions sont prises. Ensuite, nous nous sommes rendus au commissariat pour constater si les épreuves sont bien scellées. Très tôt ce lundi, nous sommes allés récupérer les épreuves de la matinée à savoir la Communication écrite et la lecture. A 7 h, nous avons commencé l’appel des surveillants de salle et les consignes ont été données avant le lancement des épreuves », a expliqué Maurille Mondé, chef centre du Collège d’enseignement général de Houéyiho. Il note que pour cette première journée, tout semble aller pour le mieux dans son centre de composition. Au centre de composition du collège les Pylônes à Agla, c’est dans le calme absolu que composent les candidats. Sur les 820 inscrits et répartis dans 27 salles, 816 candidats planchent effectivement, soit 4 candidats absents. Egalement, dans ce centre, il a été noté 4 cas d’absences dans le rang des surveillants de salle qui ont été vite remplacés. Thomas Sonou, chef centre, se réjouit du bon déroulement de l’examen. Il invite les parents d’élèves à prendre toutes les dispositions pour permettre aux candidats d’être à l’heure dans les salles d’examen. Même constat au centre de composition du Ceg Le Nokoué à Mènontin, où tout se déroule sans anicroche. Ici, il a été noté 6 absents dont 5 filles et 1 garçon sur les 740 candidats attendus. Egalement, huit surveillants de salle ne se sont pas présentés et le chef centre a systématiquement procédé à leur remplacement par d’autres surveillants désignés par la direction départementale. Albert Rodriguez, chef dudit centre, invite aussi les parents à prendre soin des enfants durant les trois jours que vont durer les compositions afin de leur permettre de finir l’examen dans de bonnes conditions. Education 15 juin 2021


Bepc 2021: Ouémé : Les épreuves lancées au Ceg 1 Avrankou
Le Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg 1) d’Avrankou, a accueilli ce lundi, le lancement officiel au plan départemental dans l’Ouémé, de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juin 2021. La cérémonie a été rehaussée par la présence du préfet Marie Akpotrossou assistée du directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Dr Bertin Dansou. C’est parti depuis ce lundi 14 juin, pour trois jours de composition pour le compte de la phase écrite du Brevet d’études du premier cycle session de 2021. Le top de l’examen a été donné au niveau départemental dans l’Ouémé au Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg 1) d’Avrankou. Ici, 958 candidats dont 476 filles répartis dans 32 salles composent dans le strict respect des gestes barrières contre le Covid-19. La première épreuve a été lancée à 8 h 00 par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. Mais avant ce lancement, l’autorité préfectorale a sillonné quelques salles pour doper le moral aux candidats en les invitant à donner le meilleur d’eux-mêmes. «Le président de la République, Patrice Talon compte beaucoup sur vous ainsi que les ministres, les préfets, les maires, les élus locaux à divers niveaux sans oublier vos parents. Il vous revient maintenant de vous concentrer pour travailler. Vous serez interrogés sur ce qu’on vous demande habituellement. Il n’y a pas à avoir de crainte», a souligné le préfet. Marie Akpotrossou souhaite que le premier au plan national de l’examen sorte de l’Ouémé et surtout du Ceg 1 Avrankou où elle a procédé au lancement officiel des épreuves. Elle se réjouit de constater qu’il y a plus de filles que de garçons candidats dans le département où composent au total, 29 898 candidats dont 15 274 de sexe féminin. Ce qui la rassure, c’est que la bataille pour la scolarisation des filles et leur maintien à l’école est en train de prendre dans l’Ouémé. L’Etat va toujours continuer, à l’en croire, d’œuvrer pour que non seulement le cap soit maintenu mais aussi pour que les filles aillent le plus loin possible dans leurs études. Le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Dr Bertin Dansou, et le maire de la commune, Gabriel Ganhoutodé, donnent aussi des conseils aux candidats. Sept prisonniers planchent dans l’Ouémé 25 candidats spéciaux à savoir sept détenus, 17 malentendants et un amblyope composent au Bepc 2021 dans le département de l’Ouémé. Les sept prisonniers planchent au centre d’examen du Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg1) d’Akpro-Missérété et les 18 autres sont répartis dans les centres des Ceg de Dowa à Porto-Novo et d’Adjohoun. Les détenus proviennent des prisons civiles de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété. Les sept sont disposés dans la même salle au Ceg 1 d’Akpro-Missérété et composent dans les mêmes conditions que les candidats ordinaires. Mais à la seule différence que leur composition se déroule sous le regard vigilant des deux Parquets. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, après le lancement du Bepc à Avrankou, a sillonné plusieurs autres centres dont le Ceg 1 d’Akpro-Missérété où elle est allée rehausser le moral aux candidats détenus. Marie Akpotrossou les a invités à ne pas perdre espoir. La situation de prisonnier dans laquelle ils sont actuellement n’est pas irréversible, a-t-elle souligné. Ils peuvent encore apporter beaucoup à la République à travers leur réinsertion qui préoccupe le gouvernement. C’est d’ailleurs pour cela, poursuit le préfet que pour la première fois, les prisonniers ont été autorisés à participer aux examens scolaires dont le Bepc au même titre que les candidats ordinaires. Toutes choses qui montrent que le président de la République se soucie des questions des droits de l’homme, a fait savoir Marie Akpotrossou. Education 15 juin 2021


Bepc 2021: Mono : le préfet Bienvenu Milohin constate le bon démarrage des épreuves
Dans le département du Mono, 6 767 candidats dont quatre handicapés visuels planchent, depuis hier lundi 14 juin, pour le compte de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Le préfet du département, Bienvenu Milohin, a visité quelques centres de composition où aucun incident n’a été signalé. Le collège d’enseignement général 1 de Comé a été la première étape de la tournée effectuée, hier, par le préfet du Mono, dans les centres de composition de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juin 2021. Ici, le préfet Bienvenu Milohin et le maire de Comé, Bernard Adanhokpe et la délégation de la direction départementale de l’Enseignement secondaire se sont rendus dans chacune des salles de composition. Ils y ont constaté « avec satisfaction » les conditions d’accueil des candidats, le respect des mesures barrières à la propagation de la Covid-19 telles que le port de masque facial, la distanciation sociale et l’usage du gel hydroalcoolique mis à disposition par le gouvernement. Aux candidats, ils ont dopé le moral en les rassurant que rien ne leur sera demandé qui ne soit des notions enseignées au cours de l’année scolaire. Les surveillants ainsi que les agents du secrétariat ont eux aussi eu droit aux mots d’encouragement de la délégation préfectorale. A cet exercice, s’est succédé à 8 h dans la salle de composition numéro 10, le lancement des épreuves marqué par leur distribution à la trentaine de candidats. Après s’être acquitté de cette mission, le préfet et le maire ainsi que leur suite ont mis le cap sur d’autres centres de composition où les nouvelles du démarrage des épreuves sont bonnes, suite aux constats faits. C’est le cas des centres de composition du Ceg Akodéha, du collège catholique de Comé qui ont accueilli le préfet, le maire et leur suite. La commune de Lokossa est la deuxième ville où des centres de composition ont été visités. Il s’agit du Ceg 1 Lokossa et du collège catholique de la ville. En dehors de quelques absences de candidats déplorées, aucun incident n’a été signalé. A l’image des centres visités, l’examen a bien démarré dans l’ensemble du département du Mono, selon le directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mathieu Ayessi. Maintenir le Mono à la tête des départements Pour cette session du Bepc, 6 767 candidats dont 3 222 filles composent dans quinze centres du Mono. Quatre des candidats sont des sourds-muets et malvoyants, a détaillé le directeur départemental. Evoquant le contexte apaisé de cette année scolaire ainsi que l’exécution des missions régulières de supervision des programmes d’enseignement et l’accompagnement des mécènes pour l’organisation des travaux de renforcement des candidats, M. Ayessi et le maire de Comé, Bernard Adanhokpe, se sont dits confiants que le Mono a des chances de se maintenir à la tête du classement des départements à l’issue de l’examen. En 2020, le département est sorti premier avec 64,12 % de candidats admis contre 51,19 % de taux de succès national. Mais au-delà du premier rang, le préfet Milohin estime que les résultats de cette année doivent être encore meilleurs. Puisque, relève-t-il, cette année a une particularité : c’est la première promotion des enfants qui ont commencé la classe de sixième sous le premier quinquennat du chef de l’Etat qui est au charbon. « Ce sont des enfants qui ont bénéficié, de bout en bout, des fruits des réformes successives, notamment la stabilité dans le déroulement des années scolaires. Ils n’ont pas connu de grève », souligne l’autorité préfectorale. Ce facteur, les diligences des parents et la volonté affichée des acteurs de l’éducation, soutient le préfet, sont des indicateurs de ce que le Mono va se maintenir un peu plus confortablement à la tête du classement des départements. Education 15 juin 2021


Bepc 2021: Le maire de Porto-Novo dope le moral aux candidats du Ceg Anavié
Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, a rehaussé le moral aux candidats du centre du Collège d’enseignement général (Ceg) Anavié où il a lancé, ce lundi 14 juin, l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2021 au plan municipal. Au total 836 candidats inscrits et répartis dans 28 salles sont au charbon au Collège d’enseignement général d’Anavié à Porto-Novo pour le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2021. Accompagné d’une forte délégation municipale, le maire Charlemagne Yankoty a donné le top de la composition pour le compte de sa municipalité. Il a d’abord procédé à la vérification des enveloppes contenant les épreuves, lesquelles sont bien scellées. Le maire a ensuite participé à la distribution des épreuves aux candidats avec le chef centre d’examen, Eugène Gangbo. Occasion pour Charlemagne Yankoty de doper le moral aux candidats en leur prodiguant des conseils. « Ne vous laissez pas emporter par la panique. Soyez concentrés. Lisez bien les questions avant de commencer à les traiter », leur conseille-t-il. Il souhaite voir tous les candidats de sa ville réussir. « Il faut que Porto-Novo donne un bon taux de réussite», a-t-il insisté. Il sera appuyé par le 1er adjoint au maire, Rachad Toukourou. Ce dernier a expliqué que l’objectif de sa délégation est d’abord de s’enquérir d’éventuels problèmes afin de voir dans quelle mesure les résoudre et ensuite de s’assurer de l’effectivité du démarrage de l’examen. Il se réjouit de constater que tout se passe bien et dans le respect des gestes barrières. Les candidats ont répondu présents à l’heure ainsi que les surveillants et autres superviseurs de l’examen. Rachad Toukourou invite les parents à soutenir les enfants pendant les trois jours de composition. « Malgré leur âge, ils demeurent nos enfants. Je suis heureux de voir les parents sortir massivement pour les soutenir. Je souhaite que ceci continue pour le bonheur de tous. Nous avons besoin d’eux pour développer notre pays et il faut des hommes bien portants », a laissé entendre le 1er adjoint au maire de Porto-Novo. Par Immaculée HOUEDETE (Stag) A /R Ouémé-Plateau   Education 15 juin 2021


Lutte contre les maladies prioritaires et les épidémies: « Un bilan satisfaisant », dixit le ministre de la Santé
Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) a fait, ce jeudi 10 juin à Cotonou, le point de ses activités sur la période 2016-2020. Le bilan est satisfaisant et les indicateurs encourageants, ont noté le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et les autres membres du creuset. L’année 2020 a été marquée par la gestion de la crise de Covid-19 mais les autres maladies n’ont pas été pour autant négligées. Mieux, « Globalement, les indicateurs par rapport aux maladies prioritaires et les épidémies sont en bonne voie : le bilan des cinq dernières années est satisfaisant », a laissé entendre hier Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. C’était à l’issue de la session consacrée au bilan 2016-2020 du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp), tenue à Cotonou. En effet, les données publiées par l’Onusida en 2020 indiquent une régression de 15 % des nouvelles infections à Vih au Bénin depuis 2010. La prévalence tend à se stabiliser à 1,2 % dans la population en général. En ce qui concerne la tuberculose, le taux de notification effective est en régression, passant de 39 à 35 cas pour 100 000 habitants entre 2014 et 2018, selon les statistiques sanitaires nationales. La séroprévalence du Vih chez les patients tuberculeux est restée stable à 15 % depuis 2014 avec une légère baisse à 14 % en 2018. Les données du Système national d’information et de gestion sanitaire (Snigs) indiquent que l’incidence annuelle du paludisme grave connaît une baisse régulière sur les cinq dernières années, passant de 1,9 % en 2014 à 1,5 % en 2019. Selon les données de l’Agence nationale de la transfusion sanguine (Ants), la proportion de poches de sang révélées positives au virus à hépatite B varie de 7,56 % en 2013 à 5,98 % en 2019, et celles à hépatite C de 2,63 % à 1,25 % sur la même période. Des résultats probants sont également obtenus dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique : choléra, méningite cérébro-spinale, rougeole, paralysie flasque aiguë, fièvres hémorragiques (dengue, Lassa) et autres maladies concernant la santé animale (rage, charbon bactéridien), selon Dr Melchior Aïssi, secrétaire exécutif du Cnls-Tp. « Sur tous les fronts, nous avons enregistré des progrès relativement importants », se réjouit Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.
Défis et actions à mener
« C’est vrai que nous avons des défis, des progrès à encore accomplir. Et pour cela, nous devons mettre tous nos moyens à disposition », reconnaît M. Bio Tchané. Le gouvernement travaille en ce moment, annonce-t-il, sur un programme à moyen terme qui va s’attaquer à des problèmes structurels au niveau de la santé : infrastructures, équipements et surtout les ressources humaines. Une des solutions, dévoile-t-il, c’est la mise en place des relais communautaires qui se déploient à travers une phase pilote dans douze communes avec l’appui de la Banque islamique de développement. Entre autres défis, indique Dr Melchior Aïssi, le paludisme reste la première cause de consultation dans les formations sanitaires : 46,1 %, selon l’Annuaire des statistiques sanitaires 2019. Il est question de réduire l’incidence annuelle du paludisme simple qui, après une diminution de 14,2 % en 2014 à 13,1 % en 2016, est repartie à la hausse en 2017 avec 15,2 % puis à 17,1 % en 2018. Sur la même période, le taux de létalité reste presque stable : 1,1 % en 2018 contre 1,2 % en 2014. Pour infléchir ces tendances, «Nous avons des initiatives qui sont en cours avec la nouvelle politique de santé communautaire que nous sommes en train de mettre en place pour pouvoir impacter positivement au niveau des ménages », confie Benjamin Hounkpatin. Ainsi, assure-t-il, l’hygiène et l’assainissement seront au rendez-vous et les malades seront rapidement orientés vers les structures sanitaires pour être pris en charge tôt afin de ne pas développer des formes graves de la maladie. Pour les hépatites virales, le Bénin demeure dans les zones d’endémies élevées. La vaccination pour tous les nouveau-nés a démarré et se poursuivra. En ce qui concerne le Vih/Sida, des pochettes de forte contamination existent, notamment dans les rangs des professionnelles de sexe (8,5 %), les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (7 %), les serveuses de bars et restaurants (5,2 %). Aussi, est-il important d’amener les populations à se faire dépister à 90 % au moins et que 90 % des cas positifs soient mis sous traitement pour atteindre une charge virale indétectable, préconise Benjamin Hounkpatin. « L’assurance-maladie du projet Arch (Assurance pour le renforcement du capital humain) qui permet de prendre en charge les pauvres extrêmes et non extrêmes, est également quelque chose de très important pour assurer une prise en charge efficiente de ces pathologies », estime le ministre de la santé.
Santé 11 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


Hémophilie: Une maladie génétique peu connue
Douleurs articulaires, saignements internes ou externes, les sujets atteints de l’hémophilie n’ont pas une existence normale. Caractérisée par une anomalie de la coagulation du sang, cette maladie génétique, peu connue du public, touche plus les personnes de sexe masculin et entraîne parfois la mort si elle n’est pas vite diagnostiquée. Les hémophiles au tréfonds de leur douleur ne demandent qu’une seule chose, de meilleurs traitements. « La seule chose qui me perturbe est l’hémorragie interne. Lorsque je commence par sentir des douleurs, je viens dans ce centre et les médecins m’injectent du plasma et du sang. Arrivé à la maison, je continue le traitement à base des plantes pour pouvoir me retrouver. A chaque fois, ils me recommandent l’hospitalisation. Or moi je ne suis pas prêt puisque je n’ai pas les moyens », confie Charles-le-bon B., un hémophile rencontré dans une salle d’hospitalisation du service Hématologie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, une unité de prise en charge de l’hémophilie et des autres maladies hémorragiques. Dans ce centre de référence, les médecins au nombre de six, sous la direction du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, reçoivent tous les jours des malades souffrant de l’hémophilie. Tous prennent en charge les hémophiles ainsi que les maladies du sang avec les moyens mis à leur disposition. Charles-le-bon B. a été diagnostiqué hémophile en 2015 à l’âge de 17 ans. Il a alors été hospitalisé au Cnhu de Cotonou. Charles-le-bon B. vit avec son frère et leurs parents. Ils se débrouillent pour subvenir à leurs besoins. « Nous ne bénéficions d’aucun soutien. Nous nous débrouillons pour pouvoir nous en sortir. Dès que je me retrouve à l’hôpital, c’est mon petit frère qui commence par se battre pour m’apporter à manger et à payer le loyer », poursuit le patient, ordonnance en main et ne sachant que faire.
Vivre avec l’hémophilie: le coût
Hugues G., professeur de mathématiques dans un collège public de la place, est lui aussi hémophile. Contrairement à Charles-le-bon B., la maladie a été détectée chez lui depuis qu’il avait 28 mois et jusqu’à ce jour, il n’a pas de repos. Toutes les semaines, il doit se rendre à l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu pour se faire soigner. Son malheur a commencé depuis son enfance où il a été blessé par une lame au niveau de l’index. Ce qui a provoqué des saignements à n’en point finir malgré les soins reçus dans les hôpitaux. Hugues G. ajoute que son enfance n’a pas été heureuse, car, avoue-t-il, il n’arrivait pas à fréquenter normalement comme tous les autres enfants. « A chaque fois que j’ai un saignement dans une articulation, j’abandonne l’école pendant des jours. C’est dans cette souffrance que ses parents ont eu connaissance de l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu qui s’appelait dans le temps, Chimax. Admis dans ce service, il a fait des tests qui ont démontré qu’il souffrait de l’hémophilie, il est déficitaire en facteur 8. « Mon taux de facteur de coagulation est de 4 %. Dans le temps, on m’administrait les poches de plasma qui est un produit sanguin que l’on obtient à la banque de sang et dont l’unité coûtait 2000 F Cfa. Ce qui pesait sur les parents parce que je devrais prendre deux poches le matin et deux le soir sur 7 jours et plus, sans oublier les frais d’hospitalisation qui revenaient un peu plus cher», fait-il comprendre. Ses parents dépensaient même au-delà de 200 000 F Cfa en une semaine. Tout récemment, en octobre 2020, il avait eu un problème au niveau du genou gauche dû à l’hémophilie et les parents ont banalement dépensé 163 000 F Cfa. Lors du traitement, explique-t-il, les médecins se sont rendu compte que ce n’est plus un problème qui relève de leur ressort et qu’il fallait qu’il aille en kinésithérapie. Jusqu’à ce jour, il a du mal à plier le genou gauche. « Ils m’ont expliqué que depuis mon enfance, j’ai toujours saigné dans l’articulation gauche, ce qui a détruit le cartilage », précise-t-il. Au service aujourd’hui, c’est très difficile pour moi parce que toutes les semaines, le genou enfle. Il me suffit de rester légèrement debout sur le pied et ça commence par me déranger», précise-t-il. Les hémophiles rencontrés manifestent tous leur gratitude au personnel du Cnhu, à l’Association béninoise des hémophiles et la Fédération mondiale des hémophiles qui leur envoie de temps en temps des facteurs pour leur survie. Mais cela ne suffit pas. « Nous demandons l’aide de l’Etat afin qu’on ait plus de facteurs pour traiter chaque hémophile. Nous avons vraiment besoin de la prophylaxie. Si l’Etat peut créer des centres pour le traitement hémophile dans le centre et au nord du pays, cela va faciliter la tâche aux frères hémophiles qui vivent dans le septentrion », suggère Hugues G.
Santé 06 mai 2021


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