La Nation Bénin...
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Les ministres de la Santé de la Cedeao ont tenu, vendredi 3 mai dernier, à Cotonou, leur 20e assemblée ordinaire. Organisées par l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) et le ministère de la Santé du Bénin, ces assises ont permis de prendre d’importantes résolutions qui visent l’amélioration de la santé des populations dans la sous-région.
« La santé des populations de la zone Cedeao constitue la préoccupation majeure du gouvernement et de la communauté de
la sous-région, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs », a déclaré le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. C’est pour cela qu’il affirme que cette assemblée est d’une importance capitale dans la lutte contre les maladies endémiques et épidémiques. Il en veut pour preuve les thématiques sur lesquelles ont réfléchi les points focaux de l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) mais aussi les ministres présents à la 20e assemblée ordinaire de Cotonou. Il s’agit de la lutte contre les maladies prioritaires notamment le paludisme, l’accès aux médicaments de qualité, la sécurité sanitaire, le repositionnement de la problématique du vieillissement en bonne santé et enfin les questions sanitaires et institutionnelles dans la région. Les réflexions sur ces différentes thématiques et bien d’autres se sont déroulées en quatre importantes phases dont une réunion des points focaux de l’Ooas et des experts du Bénin, une réunion du Comité des experts de la santé, un forum des partenaires et l’Assemblée des ministres de la Santé. Ces réflexions sont importantes, a rappelé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, car l’espace Cedeao fait face à de nombreux défis dans le domaine de la santé des populations, notamment des maladies infectieuses telles que le paludisme, la méningite, la rougeole, la fièvre jaune, la fièvre Lassa, la dengue, le Vih/Sida, mais aussi des maladies non transmissibles, des accidents de la circulation et d’autres problèmes de santé. Le constat aujourd’hui, affirme-t-il, est que la région ouest-africaine a une part importante dans la charge mondiale du paludisme. Près de 80% de la charge résident dans la sous-région. Sur les 10 pays qui ont la lourde charge par rapport au paludisme, il y a cinq qui sont dans la sous-région ouest-africaine.
Par ailleurs, il y a d’autres pays de la sous-région qui sont en train de tendre vers l’élimination ou la pré-élimination du paludisme.
C’est pourquoi, il est une urgence pour les décideurs des systèmes de santé de la région ouest-africaine d’analyser les progrès et les stratégies de résolution des problèmes de santé des populations mais aussi de mesurer les gaps en matière de santé et de développer de nouvelles stratégies pour venir à bout des nombreux défis qui minent le quotidien des populations.
Les résolutions de la 20e assemblée
D’importantes résolutions sont issues de cette 20e assemblée ordinaire des ministres de la Santé de la Cedeao. Elles ont trait notamment à la mutualisation des efforts et la mise en œuvre d’approche novatrice au niveau de la sous-région pour y arriver à l’objectif zéro paludisme. Les ministres ont également pris des résolutions par rapport à la disponibilité de médicaments de qualité à la mise en place d’une agence de régulation sous-régionale des médicaments, de laboratoire de fabrication de médicaments et le renforcement des autorités nationales de régulation pharmaceutique.
Une des résolutions majeures concerne la mise en place d’un mécanisme effectif de partage des pratiques au niveau de la sous-région sous l’égide de l’Organisation ouest-africaine de la Santé. Ce partage d’expériences, a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, va permettre à terme de pouvoir passer à l’échelle des meilleures pratiques dans la sous-région en s’adaptant aux réalités de chaque pays. Cela permettra, note-il, d’avoir à terme une synergie d’actions au niveau de la sous-région.
Selon le ministre Abdoulaye Bio Tchané, la mise en œuvre des résolutions de ces assises profitera aux populations qui paient quotidiennement un lourd tribut du fait des maladies à caractère endémique et épidémique. A cet effet, il a encouragé tous les pays de l’espace à en faire un outil de développement au service des peuples. Car, il est admis que sans la bonne santé, les efforts communs d’intégration, de productivité et d’épanouissement sont voués à l’échec.
Benjamin Hounkpatin a souhaité que les conclusions des travaux de cette 20e réunion impactent positivement la santé des populations des 15 Etats membres de l’espace commun à travers la mise en œuvre des différentes résolutions et la feuille de route qui ont été validées par l’ensemble des Etats.

Avoir une éducation de classe internationale à moindre coût, c'est possible en Inde. Pour présenter aux étudiants béninois les opportunités de bourses et de formations en Inde, African global education services a organisé, hier, la Foire de l'éducation en Inde. Sept universités indiennes se sont fait connaitre à l’occasion de cette foire qui a connu la présence d’autorités béninoises.
Les formalités d'obtention du visa pour l'Inde, le climat des études en Inde, les différentes universités et écoles de formation ainsi que les filières et options développées, les opportunités de bourses partielles ou à 100%..., ce sont autant d’informations sur lesquelles les participants à la Foire de l'éducation de l'Inde seront renseignés.
Pour cette première édition, c'est un groupe de sept universités qui a foulé le sol béninois. « L'Inde, aujourd'hui est un pays qui offre une éducation de qualité à un coût abordable et dans plusieurs domaines reconnus comme : l'Ingénierie, l'Informatique, les Sciences biomédicales, la Gestion... »,
dévoile Steven Adékambi de African global education services. Il ajoute que la présente foire donne au Bénin l'occasion de former des étudiants dans des domaines de grande nécessité. A en croire le porte-voix des représentants des sept universités, Dr C. Vijayakumar, l'Inde est réellement l'une des destinations les moins coûteuses pour les étudiants venant du continent africain et tous les diplômes délivrés par les universités indiennes sont reconnus à travers le monde. « Quand vous regardez les grandes multinationales du monde, près de la moitié est dirigée par des Indiens: Google, Microsoft, Pepsi... Ceci témoigne du niveau d'importance des diplômes indiens. Et le coût des études en Inde représente à peine le 1/10 du coût des études dans les grandes universités des pays développés du monde », précise-t-il. Puis, s'adressant aux étudiants présents, Dr C. Vijayakumar conseille : « Vous avez la possibilité de choisir entre plusieurs écoles et universités en Inde. Nous avons 900 universités et 42 mille écoles de formation professionnelle. Donc, si vous voulez faire vos études dans n'importe quel domaine, vous le dites et nous vous cherchons l'école la plus adaptée. En Inde, il n'y a ni racisme, ni discrimination. Donc vous êtes les bienvenus ».
Le premier vice-recteur de l'Université d'Abomey-Calavi, Marcel Zannou, s'est réjoui de l'intérêt que l'Inde porte à l'Uac et des étudiants béninois. Pour lui, cette foire offre l'occasion aux étudiants béninois de s'enrichir. « Que chaque participant à cette foire quitte ces lieux avec un carnet d'adresses fourni qu'il pourra activer... », recommande le professeur Marcel Zannou. Représentant son ministre de tutelle, le directeur général de l'Enseignement supérieur, Kokou Assogba, fait la même exhortation. Selon lui, l'Inde a développé des capacités technologiques utiles au développement du Bénin. « Voir assez de jeunes béninois et d'adultes pourquoi pas, s'inscrire pour les formations en Inde », c'est le vœu qu'il a formulé.

La Rupture arbore 36 mois de vie. Les réalisations, on ne les compte plus. Elles s’enchainent dans tous les domaines pour le plus grand bien des Béninois. Des paroles, la gouvernance Talon est passée aux actes, et depuis.
Le secteur agricole au Bénin fait partie des domaines les plus révolutionnés depuis avril 2016. De nombreuses réformes y ont été menées pour le plus grand bien des acteurs. A travers la refonte de l’architecture structurale du secteur de l’agriculture avec notamment l’avènement des Agences territoriales de développement agricole (Atda), l’Etat a pris le pari de l’engager sur la voie de son développement. Conséquence, le secteur agricole se porte mieux que par le passé et produit des résultats qui laissent admiratif. En pôle position de cette révolution agricole, le coton. L’or blanc a poussé sa production vers des seuils enviables bousculant les classements dans la sous-région, hissant ainsi le Bénin dans le peloton de tête de ces dernières années. D’une production de 269000 tonnes en 2015, le Bénin connaitra une production record pour la campagne 2018-2019. Plus de 700.000 tonnes sont attendues. L’embellie de l’or blanc devenue remarquable depuis 2016 et ceci sans les subventions de l’Etat poursuit sa courbe croissante. Autre gain, la filière génère beaucoup d’emplois.
« Le secteur dans lequel il y a eu le plus d’emplois depuis 2016, c’est le secteur agricole. 107979 ont été créés, surtout dans le coton ».
Mais il n’y a pas que l’or blanc pour faire les beaux jours de l’agriculture béninoise ces trois dernières années. Deuxième filière de rente après le coton, la filière anacarde renait grâce à de nombreuses mesures prises par le gouvernement. Mieux se porte-t-elle que par le passé, alliant des rendements nettement meilleurs. Mieux, cette filière est bien lorgnée par le secteur privé, des investisseurs et bien d’autres acteurs qui multiplient les initiatives pour mieux la réorganiser. La réorganiser ! C’est déjà le gouvernement du président Patrice Talon qui en a donné le top à travers de nombreuses mesures comme le respect des dispositions réglementaires, l’intensification des contrôles au niveau des frontières et surtout l’interdiction d’importation par voie terrestre des noix de cajou.
En matière de prouesses agricoles, l’on ne peut non plus occulter l’envolée de l’ananas béninois. Cette autre filière a été également impactée par la vague de réformes dans le secteur agricole. Outre l’amélioration des techniques de production et donc des rendements, il faut mentionner la levée de l’embargo qui pesait sur l’ananas béninois et empêchait son exportation vers le marché européen. Désormais, c’est chose faite. En somme, ces 36 derniers mois ont permis de révéler le secteur agricole béninois avec des prouesses et des performances qui augurent de lendemains radieux pour le producteur et les autres acteurs.
Assainissement des finances publiques
Assainir les finances publiques était plus qu’un impératif à l’avènement du régime du nouveau départ. Sur ce chantier, des pas qualitatifs ont été posés pour remettre en confiance le citoyen, booster l’investissement privé, rassurer le secteur privé et ainsi mobiliser plus de ressources. Il y a eu dans un premier temps, la réforme de la dématérialisation des finances publiques. Contestée comme bien de réformes du nouveau départ, elle a fini par s’imposer du fait des ambitions, avantages et technologies qu’elle porte. Mieux que par le passé, le secteur vit au rythme de la modernité avec de meilleurs résultats. Cela a eu pour conséquence immédiate la chute du taux de corruption. Les classements du Bénin, ces dernières années, illustrent clairement que la corruption a reculé et, les années à venir, l’impact se fera davantage sentir. Impossible d’évoquer l’assainissement des finances publiques sans citer les nouvelles lois votées au niveau du Parlement et destinées à protéger l’investissement privé et rassurer ses acteurs.
Actualités 08 avr. 2019

La première session ordinaire de l’année 2019 s’ouvre, vendredi 12 avril prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cette session est la dernière au titre de la septième législature dont le mandat s’achève le 15 mai prochain.
La septième législature est en train de faire définitivement ses valises. Elle pose son dernier acte officiel, le vendredi 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux de la première session ordinaire de l’année 2019. Cela, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel dispose que : « L’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». C’est donc en respect de cette exigence constitutionnelle que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a retenu la date du 12 avril prochain pour sacrifier à cette tradition. La cérémonie était initialement prévue pour le 2 avril dernier. Mais, la date a été par la suite renvoyée au vendredi 12 avril prochain. La particularité de cette session ordinaire est qu’elle est la dernière pour le compte de la septième législature installée le 16 mai 2015.
C’est donc la session d’adieu des députés actuels dont le mandat expire le 15 mai prochain. Comme c’est souvent le cas, cette session ordinaire, du moins pour le peu de temps qu’il reste à la septième législature, sera moins meublée en activité parlementaire. Elle pourrait ne connaitre que de deux séances plénières. La première, celle du 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux. Et la seconde séance plénière devant être consacrée à l’examen du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale pour la période allant du 1er octobre 2018 au 30 mars dernier. La septième législature pourrait se dire adieu après le vote du rapport des six derniers mois d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce rapport est le huitième et le dernier prévu pour le compte de cette législature.
Difficile pour l’instant de dire le sort que réservent les députés à ce dernier rapport. Les sept autres ont été tous adoptés. Peut-être aussi que ce huitième pourrait aussi connaître le même sort que les précédents à la grande satisfaction de Me Adrien Houngbédji qui aurait ainsi relevé le défi d’avoir réussi à faire adopter ses huit rapports.
Seulement, la grosse question que se posent nombre de personnes en ce moment est de savoir si le quorum sera atteint à l’ouverture de la session le 12 avril prochain. Cette inquiétude est justifiée d’abord à cause du fait que la législature est à sa fin, mais surtout parce que cette date du 12 avril coïncide avec le lancement de la campagne électorale en vue des législatives du 28 avril prochain. Lesquelles élections vont aboutir au choix des députés de la huitième législature qui sera installée le 16 mai prochain. La mobilisation pourrait être donc faible à cause de ces deux situations. De toutes les façons, la Constitution a prévu la porte de sortie. Celle-ci prescrit que, dans ce cas de défaut de quorum, la séance soit renvoyée à trois jours plus tard. Les délibérations sont alors valables quel que soit le quorum, prévoit l’article 85 de la loi fondamentale du 11 décembre 1990.

Avec la révolution numérique et l'avènement des smartphones dotés de Selfie, l’avenir du métier de photographe pose problème. Didier Kpassassi, photographe professionnel apporte, ici, des réponses aux questions relatives à la nécessité de recourir à un photographe pour une pose si l’on peut le faire avec son iPhone, au plus que le photographe peut toujours apporter. Il s’est aussi penché sur la possibilité pour la jeunesse de s’intéresser à ce métier.
La Nation : Pensez-vous que le métier de photographe a encore d'avenir ?
Didier Kpassassi : Bien-sûr ! Je ne nie pas l’influence de la révolution numérique, mais oui, le métier de photographe a encore un avenir radieux. D’autant plus qu’un photographe, c’est quelqu’un qui a un autre regard sur le sujet à capter. Celui qui a un portable et qui veut prendre des images, il le prend en vrac, comme bon lui semble. Il prend tout ce qui défile parce qu’il a simplement envie de prendre des images pour immortaliser l’instant. Et il court deux risques. C’est, d’une part, celui de prendre une mauvaise photo en raison d’un manque de stabilité ou d’une mauvaise résolution et d’autre part, celui de voir ses données disparaître du fait d’une mauvaise manipulation, d’une réinitialisation du portable, d’une faible capacité de l’appareil ou même de l’extinction du portable au moment de la prise de vue. Mais, le photographe amateur ou professionnel, qui tient un appareil professionnel en main, a tout un autre œil. Il perçoit le sujet autrement. Et il prend toutes les précautions non seulement pour la qualité de l’image, mais aussi pour sa préservation parce que c’est son patrimoine qu’il protège ainsi. Il y a vingt-deux ans que j’ai commencé le métier et je puis vous assurer que jusqu’à ce jour, je garde des œuvres datant de vingt-deux ans. Plus elles sont vieilles, plus ces œuvres auront de la valeur. Ce sont des œuvres qui peuvent être réutilisées dans les documents, les catalogues, dans les livres et les archives du Bénin. Parce que j’ai beaucoup travaillé sur le patrimoine culturel béninois.
Mais avec un iPhone, on peut faire des photos de bonnes résolutions !
On a toujours besoin des appareils photos professionnels. Le tout ne se résume pas à la résolution. Celui qui a inventé l’appareil photo n’est pas en marge de l’évolution numérique. L’iPhone oui, c’est un appareil évolué. Celui qui a un iPhone peut voler rapidement des images, faire des photos en rafales dans des situations données. C’est très pratique pour les chasseurs d’images qui veulent passer discrètement. Mais, quand on les découvre, tout de suite, on se méfie d’eux. Vous savez, quand vous voulez prendre une photo et vous gardez un portable, le sujet principal ne vous considère pas à sa juste valeur. Ça peut friser de l’amusement, de la distraction. Mais, devant un appareil professionnel, vous constatez que le sujet est plus sérieux devant l’objectif. Il prête beaucoup plus attention à ce que vous faites et il vous considère comme un professionnel.
En fait, un appareil photo, ça fait plus sérieux et ça permet de faire la distinction entre un simple déclencheur, un photographe amateur et un photographe professionnel. Car, une chose est la qualité de l’appareil et l’autre est la qualité du photographe. Le rendu de la photo dépend aussi du professionnalisme du photographe. L’appareil photo, c’est une machine, c’est une boîte, mais celui qui le commande c’est le photographe. C’est lui qui sait comment l’orienter, c’est lui qui fait les réglages. Qu’est-ce-qu’ il faut prendre ? Faut-il ouvrir, ajouter ou fermer la luminosité, donner plus de vivacité au diaphragme, rapprocher ou éloigner l’objectif…? C’est le photographe qui évalue tout cela. C’est un art, c’est une science.
Pour vous donc, qu’est-ce-qui fait la qualité d’un photographe professionnel ?
Un photographe professionnel, c’est celui qui met de l’art au cœur de son métier. Il construit. C’est quelqu’un qui sait tracer toute une histoire avec son appareil. Avant qu’un photographe professionnel n’arrive sur un terrain, un reportage ou un événement, c’est un récit, un texte qu’il a déjà écrit. Et ce texte est concrétisé par les images. Donc, quand vous prenez les œuvres de ce photographe, vous constaterez que c’est un récit, c’est une histoire que ce photographe raconte. Il y a plusieurs événements passés qui sont reconstitués aujourd’hui grâce aux photos. Le photographe professionnel constitue donc des archives pour sa génération, pour son pays.
Par ailleurs, un photographe professionnel doit avoir certaines qualités. Il doit avoir un bon œil, savoir choisir son angle de vue en fonction du sujet et de l’orientation à donner à l’image. C’est lui qui sait quand il faut prendre une image en plongée, en contre-plongée… La position et le plan sont très importants. Il y a des photographes qui se distinguent grâce à ça. Leur capacité à savoir identifier l’angle de vue idéal. Le tout ne suffit pas de flasher. Il faut pouvoir donner un regard artistique et là, c’est le génie du photographe qui parle. Il y en a qui ne savent qu’appuyer sur le déclencheur. Ceux-là ne sont pas des professionnels.
Vous reconnaissez donc que certains photographes seront dépassés avec le temps ?
Bien-sûr ! Ils sont déjà dépassés ! Il y a plein de photographes qui sont déjà dépassés depuis l’avènement du numérique. Avant, les gens se disaient qu’ils peuvent aller au métier de la photographie même s’ils ne vont pas à l’école. Aujourd’hui, il faut un minimum. Parce que la photographie est devenue une science et un art. C’est la technologie. Un appareil photo, aujourd’hui, c’est comme un ordinateur avec plusieurs paramétrages. Donc, il faut apprendre, beaucoup lire, aller à la recherche de nouvelles connaissances.
Quelles opportunités pour la jeunesse dans la photographie de nos jours ?
La photographie présente beaucoup d’opportunités pour la jeunesse. De nombreuses personnes s’adonnent, de nos jours, aux shoots surtout dans le domaine de la mode. Les shoots, c’est aussi de l’art. Ça va très vite. Aujourd’hui, les gens considèrent plus les street photos (les photos de rue). Avant, c’était en studio qu’on prenait les photos. Mais aujourd’hui, c’est un peu partout, dans la rue, à la plage, aux soirées. La photographie prend plus d’ampleur de telle sorte que c’est le photographe qui se déplace maintenant vers le public. Les shoots s’adaptent à l’environnement. Les photographes qui font des shoots, ce sont des gens qui créent beaucoup, qui réfléchissent énormément pour mettre les hommes et femmes en valeur, pour mettre des produits en valeur à travers des posters et magazines de mode. Il y a donc plein d’opportunités et c’est à chacun de choisir sa spécialité.
Quelles dispositions les photographes d'art devront prendre, selon vous, pour rester actif dans le temps et pour ne pas se laisser dépasser par la révolution numérique ?
Le photographe professionnel doit travailler au quotidien, faire beaucoup de recherches pour se mettre à jour. Je le dis souvent et ce n’est pas pour offenser qui que ce soit : les Blancs nous dépassent. Ils ne sous dépassent pas parce qu’on est incapables ou incompétents. Non ! Ils nous dépassent parce que tous les jours que Dieu fait, ils innovent, ils créent. Donc, nous devons aller à leur école. Il faut rester créatif, innovant, inventif. Quand vous prenez les photographes des années 80, ce sont des autodidactes, mais ils sont énormément bons. Ils ont fait un travail remarquable. Ils racontent l’histoire de façon artistique par leurs photos.
Dans le temps, ce n’était pas valorisé. Mais aujourd’hui, quand vous prenez ces œuvres, vous constatez qu’ils ont fait un travail énorme parce qu’ils ont su rester créatif par rapport à leur temps.
Du coup, pour rester actif dans le temps, nous devons faire des recherches, avoir l’esprit créatif pour donner sa touche personnelle, pour faire du beau. Quand vous ne faites pas du beau, on ne s’intéresse pas à vos œuvres. Quand vous prenez des photographes comme le Congolais Baudouin Mouanda, le Malien feu Malick Sidibé, le Béninois Eric Ahounou…, ils ont su innover à leur manière chacun dans son style. Par ailleurs, nous devons aussi améliorer nos compétences par la formation et l’échange. Car on ne finit jamais d’apprendre.

Pour le carême 2019, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), à travers sa lettre pastorale, exhorte les chrétiens catholiques béninois et les femmes et hommes de bonne volonté à s’approprier la parole de Dieu « qui libère de toute subjectivité malsaine ». Ladite lettre a été dévoilée ce mardi 5 mars 2019, à la faveur d’une conférence de presse animée au siège de la Ceb à Cotonou.
« La vérité vous rendra libres ». Tel est le titre de la lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) rendue publique, ce mardi à Cotonou. Selon le Père Eric Oloudé Okpeitcha, directeur de la cellule de communication de la Ceb, « le contexte de la lettre pastorale est celui de l’entrée en carême 2019 ». Le titre de la lettre, poursuit-il,
« s’inspire de la situation politique actuelle du Bénin, mais aussi des relations interpersonnelles en communauté chrétienne, en famille marquées par une crise profonde de vérité… ». Le prélat précise que la note pastorale s’adresse à tous les fidèles chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté avant d’en dévoiler quelques extraits. Pour le Père Éric Oloudé Okpeitcha, ce sont des messages d’exhortation qui indiquent que le carême est un temps d’écoute et de méditation de la parole de Dieu et que la foi doit impacter l’action sociale et politique de chrétien. De même, il faut « mettre les réformes au service de la dignité de l’homme et réconcilier la politique avec la vérité », préconise-t-il.
Pour les chrétiens catholiques, le carême est un temps fort qui s’étale sur une durée de quarante jours pendant lesquels, ils sont instamment invités à se détourner du péché par le jeûne, la prière et l’aumône afin de célébrer la passion-mort-résurrection du Christ dans la joie d’un cœur purifié. « Mon souhait », indique le conférencier, « est que les fidèles lisent l’intégralité de la lettre pour bien vivre le temps de carême, temps de grâce, de conversion, de retour à Dieu à travers sa parole qui est vérité et qui libère des chaînes de la duplicité, de l’hypocrisie, du mensonge et de toute subjectivité malsaine ».

La coopération canadienne emprunte la visite des deux navires de la marine royale canadienne de leurs majestés Shawingian et kingston pour renforcer les relations privilégiées qui unissent le Canada et le Bénin depuis plusieurs années. L’occasion du samedi 2 mars a été aussi une soirée festive de regard porté sur les impacts de certains projets et programmes du Canada sur la vie des populations béninoises bénéficiaires.
Ensemble avec des dizaines de marins canadiens, des partenaires, des personnalités du corps diplomatique et l’ambassadeur du Canada près le Bénin, les acteurs de mise en œuvre des actions de la coopération canadienne au Bénin ont passé une soirée du samedi 2 mars 2019 sur des navires de la marine royale canadienne avec une double connotation. La première est relative à l’annonce de "Voix et Leadership des femmes" par Son Excellence Edmond Wega, ambassadeur du Canada près le Bénin. C’est un nouveau programme financé à hauteur de 1,2 milliard de francs Cfa par le Canada et mis en œuvre par Oxfam Québec. Pour une durée de vie de cinq ans, le nouveau-né vient s’appuyer sur dix organisations et mouvements de femmes au Bénin dans l’optique de leur permettre de renforcer leurs capacités et d’obtenir des sources de financement plus durables. Sur ces précisions de l’ambassadeur, il est aussi utile de retenir que l’initiative va faciliter l’ouverture d’espaces d’échanges pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies conjointes entre les organisations et les leaders de défense des droits des femmes et des filles dans le but de faire avancer leurs droits. Son Excellence Edmond Wega renchérit les précédents par son espoir de voir le projet "Voix et Leadership des femmes" aider les femmes et les filles béninoises à apporter une plus grande contribution dans la société et surtout à réduire l’inégalité des genres. C’est à juste titre que le renforcement de la coopération, vieille de plusieurs années entre le Canada et le Bénin prend de l’ascendance à voir les nombreuses améliorations apportées dans la vie de milliers de bénéficiaires, en l’occurrence les femmes dans les secteurs de la microfinance, de la santé sexuelle et reproductive et dans l’entrepreneuriat féminin. Des résultats de changements de vie ayant fait l’objet d’une vidéo de capitalisation projetée à l’occasion. L’ambassadeur du Canada adresse sa gratitude à toutes les autorités et aux organisations béninoises dont les efforts conjugués aident à la mise en œuvre de la politique canadienne d’aide internationale féministe avec des résultats de renforcement des droits des femmes et des filles qui aident la société béninoise à parvenir à l’égalité des genres. En appui, Bérénice Gnansounon Bankolé, secrétaire générale adjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération réitère l’engagement du Bénin à rendre plus fraternelle la coopération entre les deux Etats pour le renforcement de l’autonomisation des femmes et le leadership féminin. Quant à la seconde connotation, elle tient à la présence des marins des navires de la marine royale canadienne Shawingian et Kingston qui accostent sur les côtes béninoises dans le cadre de l’opération "Projection", une tradition canadienne qui en est à sa deuxième édition au Bénin. L’opération est menée pour le renforcement des relations diplomatiques entre les Etats via le partage d’expériences entre marins canadiens, américains et béninois. L’événement a été une véritable fête diplomatique en navires.
Source : Force Com One

La Cour constitutionnelle a rendu plusieurs décisions à son siège, hier jeudi 28 février, suite à des recours formulés par des requérants. Les uns sollicitent sa compétence sur la violation de leurs droits, les autres pour la violation de la Constitution du 11 décembre 1990. L’institution a entre autres débouté Mohamed Atao Hinnouho ainsi que les directeurs d’écoles soupçonnés de vol de vivres des cantines scolaires.
La Cour constitutionnelle, au cours de sa délibération hier jeudi, a rendu plusieurs décisions parmi lesquelles celles relatives aux requêtes des directeurs d’écoles présumés impliqués dans le détournement de vivres des cantines scolaires et du député Mohamed Atao Hinnouho…
La haute juridiction, dans son analyse sur la violation du droit à la présomption d’innocence des directeurs d’école concernés, rappelle les dispositions des articles 17 al 1er de la Constitution et 7.1.b de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Le droit au respect de la présomption d’innocence est un principe attaché à la procédure et au droit de la défense. Il a pour vocation de protéger les personnes faisant l’objet de poursuites pénales et en ce sens, il interdit de présenter publiquement une personne poursuivie pénalement comme coupable d’une infraction avant sa condamnation, selon les observations de la Cour constitutionnelle. « Dans le cas d’espèce, les directeurs d’écoles présumés impliqués dans le détournement de vivres des cantines scolaires ne faisaient encore l’objet d’aucune poursuite pénale. C’est dans le but d’engager de telles poursuites que le Conseil des ministres les a nommément identifiés et a instruit le ministre en charge de la Justice. Ces désignations des personnes à poursuivre pénalement ne sauraient s’analyser comme une présentation publique de personnes mises en cause », a expliqué le président de la Cour constitutionnelle pour enfin décider qu’il y a lieu de dire qu’il n’y a pas violation de la Constitution. Sur la violation du principe de la séparation des pouvoirs énoncée par le requérant, la Cour a indiqué que la Constitution dispose respectivement en ses articles 125 et 126 que « Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Il est exercé par la Cour suprême, les cours et tribunaux créés conformément à la présente Constitution», « les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autorité de la loi ». Il résulte de la lecture combinée de ces dispositions constitutionnelles, selon l’analyse de la Cour, que le législatif et l’exécutif ne doivent ni s’immiscer dans l’exercice du pouvoir judiciaire ni faire entrave à la justice. « Dans le cas d’espèce la désignation des personnes désignées à poursuivre ne saurait s’analyser comme une immixtion du gouvernement dans l’exercice du pouvoir judiciaire et ne compromet pas non plus la séparation des pouvoirs. Dès lors il n’y a pas violation de la Constitution », a décidé la Cour.
Pas de violation de la Constitution
La deuxième décision, Dcc 19 083 du 28 février 2019, porte sur le recours en date du 16 mai 2018 de Robert Mathieu Fiouvi demeurant à Abomey-Calavi qui a formé un recours en inconstitutionnalité du transfert à la prison sans avis médical préalable d’un malade hospitalisé. Le requérant expose que le dimanche 13 mai 2018, le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a ordonné au régisseur de la prison civile de Cotonou de déposer le député Mohamed Hinnouho Atao alors interné en psychiatrie au Centre national hospitalier universitaire Hubert Maga (Cnhu) sans prendre au préalable l’avis du médecin traitant et qu’en dépit de l’opposition du malade il a été conduit et déposé à la prison civile de Cotonou par le régisseur. Ce faisant, estime le requérant, il y a violation du droit à la santé du malade et des articles 8, 19 al 2, 35 et 36 de la Constitution. Dans sa réponse à la Cour, le régisseur observe qu’au moment des faits, il était en stage au Gabon, que c’est à tort que le requérant cite son nom dans cette affaire. Quant au procureur, il n’a pas répondu aux mesures d’instruction de la Cour. Mais après analyse, celle-ci a fait constater que le député Atao a été interpellé dans le cadre d’une procédure judiciaire de flagrant délit et compte tenu de son état de santé, il a été conduit au Cnhu où il a reçu des soins. Dans ces conditions, poursuit le président de la Cour, Joseph Djogbénou, on ne saurait faire grief au procureur de la République et au régisseur de l’avoir déposé à la prison civile de Cotonou une fois qu’il a quitté le centre hospitalier. « Il y a donc lieu de dire qu’il n’y a pas violation de la Constitution», a décidé la Cour.
Recours en inconstitutionnalité de la commission de levée d’immunité de député
La Cour a rendu la décision Dcc 19 084 du 28 février 2019 suite à la requête du député Atao Hinnouho en date du 12 mai 2018, qui forme un recours en inconstitutionnalité de la décision n°2018 03 du 7 mai 2018 et de la demande de levée de son immunité parlementaire faite par le procureur général près la cour d’appel de Cotonou. La Cour a décidé après analyse de son recours « qu’il n’y a pas violation de la Constitution». Idem pour la demande de levée d’immunité des députés Bako Idrissou, Valentin Djènontin, Atao Hinnouho Mohamed.
Rappelons que plusieurs autres décisions ont été rendues par la Cour dont la Dcc 19 082 du 28 février 2019 relative à la requête de Luc Sossou qui a saisi la Cour le 26 avril 2018 contre le directeur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, le ministre du Travail et de la Fonction publique et le ministre de la Justice et de la Législation pour violation de la loi portant Statut des greffiers et officiers de justice en République du Bénin et de l’article 26 de la Constitution. Après analyse, «La Cour s’est déclarée incompétente ».

Les autorités mises en cause dans l’affaire dite des « Mardoff béninois », Icc-Services pour le commun, seront poursuivies devant la Haute cour de justice. Cet engagement pris d’un ton grave, lundi 11 février dernier, par le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Gilbert Togbonon, relève d’une action de salubrité publique et surtout de prévention des crimes économiques. Toutes choses indispensables pour le développement tant voulu de notre pays.
La rocambolesque affaire Icc-Services dont les auteurs ont été jugés par la Criet prouve à satiété que la gestion de la chose publique, dans notre pays, a été dangereusement galvaudée. L’intérêt général qui doit être placé au premier plan dans la gestion des affaires de l’Etat ne l’a pas été. Du moins, jusqu’à un passé récent. A l’époque, et comme un rituel, conflits d’intérêts rimaient avec laxisme, convoitise et obstruction à la justice. Quelle nébuleuse ! Avec le procès Icc-Services, l’on s’est clairement rendu compte du degré élevé de l’immoralité et de l’abus de pouvoir dont certaines autorités ont eu à faire montre dans l’exercice de leurs fonctions. L’on s’est également rendu compte du tort causé à l’économie nationale, aux institutions et aux populations.
Redresser la barque et prévenir d’autres dérapages moraux et économiques afin d’attirer davantage les investisseurs étrangers dans notre pays, deviennent dès lors une mission sacrée. C’est en cela que l’œuvre de salubrité publique entamée par la Criet est à soutenir et à pérenniser. Car, comme le pense bien le chef de l’Etat, cet environnement peu vertueux qui lui a été malheureusement légué, promeut l’oligarchie. Qui plus est, il entrave le développement économique de notre pays au sens large du terme. Le défi pour lui et son gouvernement est donc de restaurer l’autorité de l’Etat, de replacer l’intérêt général au premier plan, de lutter contre les conflits d’intérêt et surtout de restaurer la confiance entre l’Etat et ses citoyens. Ne pas le faire, pour Patrice Talon, c’est rater sa chance de rentrer dans l’histoire… Qu’il vous souvienne ces phrases fortes et évocatrices de son premier discours tenu à Paris.
À la corruption, on oppose la rigueur, pour paraphraser l’auteur français, Jean
Dutourd. Autrement dit, ne pas poursuivre les autorités mises en cause dans l’affaire Icc-Services revient à cautionner le crime commis. C’est également encourager d’autres dérives peut-être bien plus graves. Il est donc nécessaire, voire obligatoire, d’ouvrir cette procédure de poursuites (malgré sa complexité) et surtout que les mis en cause soient punis à la hauteur des préjudices qu’ils auront causés. Ceci, afin que le cas Icc-Services serve à jamais de leçon pour les futurs dirigeants et les agents de l’administration publique.

La ville de Malanville a enregistré hier, mardi 12 février, un évènement peu ordinaire. Avec une arme de fabrication artisanale, un homme tire à bout portant sur un marabout et un motocycliste qui le conduisait. La Police républicaine a réussi à l’appréhender, alors que ses victimes ont été admises à l’hôpital de zone pour des soins intensifs.
Le calme qui régnait à Malanville, hier mardi 12 février aux environs de 6 h 30, a été perturbé par des coups de feu. A l’arrivée, il n’y a pas de pertes en vie humaine, mais deux personnes blessées. Admises à l’hôpital de zone de la ville, elles suivent des soins intensifs. Pendant ce temps, leur agresseur âgé de 45 ans sur lequel le commissaire de police Thomas Hessou et ses éléments ont mis la main, alors qu’il tentait de traverser la frontière à la hauteur du pont entre le Bénin et le Niger, attend d’être présenté au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kandi.
En effet, soupçonnant le marabout d’être l’amant de son épouse à Tassi Zénon, un quartier de Malanville centre, Assane Issa n’a pas hésité à tirer à bout portant, au moyen d’un pistolet de fabrication artisanale sur lui, pour se venger. Répondant au nom d’Alfa Yacouba Yaya, le maître coranique et son conducteur Youssoufou Alfa Zazi, cultivateur domicilié à Tassi Tédji, tous les deux de nationalité nigérienne et ayant la cinquantaine environ, se rendaient à moto au quartier Boulanga pour prendre un bus de transport en commun. Une fois arrivé à leur niveau, alors qu’il les poursuivait,
Assane Issa a commencé par tirer sur le marabout. Malgré l’intervention de celui qui l’a remorqué, il reçut trois coups de feu dans l’abdomen et la cuisse. Dans sa tentative de le sauver, Youssoufou Alfa Aziz a, quant à lui, été grièvement blessé à la tête.
Informé, le maire de Malanville, Inoussa Dandakoè, s’est aussitôt rendu à l’hôpital. C’est pour exprimer la compassion des membres du Conseil communal aux victimes et à leurs proches. Il était également au commissariat pour rencontrer le commissaire et l’agresseur
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