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Nouvelles

Lettre pastorale de la Ceb pour le carême 2019: Les fidèles catholiques invités à s’approprier la parole de Dieu

Pour le carême 2019, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), à travers sa lettre pastorale, exhorte les chrétiens catholiques béninois et les femmes et hommes de bonne volonté à s’approprier la parole de Dieu « qui libère de toute subjectivité malsaine ». Ladite lettre a été dévoilée ce mardi 5 mars 2019, à la faveur d’une conférence de presse animée au siège de la Ceb à Cotonou.

« La vérité vous rendra libres ». Tel est le titre de la lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) rendue publique, ce mardi à Cotonou. Selon le Père Eric Oloudé Okpeitcha, directeur de la cellule de communication de la Ceb, « le contexte de la lettre pastorale est celui de l’entrée en carême 2019 ». Le titre de la lettre, poursuit-il,
« s’inspire de la situation politique actuelle du Bénin, mais aussi des relations interpersonnelles en communauté chrétienne, en famille marquées par une crise profonde de vérité… ». Le prélat précise que la note pastorale s’adresse à tous les fidèles chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté avant d’en dévoiler quelques extraits. Pour le Père Éric Oloudé Okpeitcha, ce sont des messages d’exhortation qui indiquent que le carême est un temps d’écoute et de méditation de la parole de Dieu et que la foi doit impacter l’action sociale et politique de chrétien. De même, il faut « mettre les réformes au service de la dignité de l’homme et réconcilier la politique avec la vérité », préconise-t-il.
Pour les chrétiens catholiques, le carême est un temps fort qui s’étale sur une durée de quarante jours pendant lesquels, ils sont instamment invités à se détourner du péché par le jeûne, la prière et l’aumône afin de célébrer la passion-mort-résurrection du Christ dans la joie d’un cœur purifié. « Mon souhait », indique le conférencier, « est que les fidèles lisent l’intégralité de la lettre pour bien vivre le temps de carême, temps de grâce, de conversion, de retour à Dieu à travers sa parole qui est vérité et qui libère des chaînes de la duplicité, de l’hypocrisie, du mensonge et de toute subjectivité malsaine ».

Actualités 06 mars 2019


Diplomatie bénino-canadienne: Le Canada renforce sa coopération avec le Bénin

La coopération canadienne emprunte la visite des deux navires de la marine royale canadienne de leurs majestés Shawingian et kingston pour renforcer les relations privilégiées qui unissent le Canada et le Bénin depuis plusieurs années. L’occasion du samedi 2 mars a été aussi une soirée festive de regard porté sur les impacts de certains projets et programmes du Canada sur la vie des populations béninoises bénéficiaires.

Ensemble avec des dizaines de marins canadiens, des partenaires, des personnalités du corps diplomatique et l’ambassadeur du Canada près le Bénin, les acteurs de mise en œuvre des actions de la coopération canadienne au Bénin ont passé une soirée du samedi 2 mars 2019 sur des navires de la marine royale canadienne avec une double connotation. La première est relative à l’annonce de "Voix et Leadership des femmes" par Son Excellence Edmond Wega, ambassadeur du Canada près le Bénin. C’est un nouveau programme financé à hauteur de 1,2 milliard de francs Cfa par le Canada et mis en œuvre par Oxfam Québec. Pour une durée de vie de cinq ans, le nouveau-né vient s’appuyer sur dix organisations et mouvements de femmes au Bénin dans l’optique de leur permettre de renforcer leurs capacités et d’obtenir des sources de financement plus durables. Sur ces précisions de l’ambassadeur, il est aussi utile de retenir que l’initiative va faciliter l’ouverture d’espaces d’échanges pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies conjointes entre les organisations et les leaders de défense des droits des femmes et des filles dans le but de faire avancer leurs droits. Son Excellence Edmond Wega renchérit les précédents par son espoir de voir le projet "Voix et Leadership des femmes" aider les femmes et les filles béninoises à apporter une plus grande contribution dans la société et surtout à réduire l’inégalité des genres. C’est à juste titre que le renforcement de la coopération, vieille de plusieurs années entre le Canada et le Bénin prend de l’ascendance à voir les nombreuses améliorations apportées dans la vie de milliers de bénéficiaires, en l’occurrence les femmes dans les secteurs de la microfinance, de la santé sexuelle et reproductive et dans l’entrepreneuriat féminin. Des résultats de changements de vie ayant fait l’objet d’une vidéo de capitalisation projetée à l’occasion. L’ambassadeur du Canada adresse sa gratitude à toutes les autorités et aux organisations béninoises dont les efforts conjugués aident à la mise en œuvre de la politique canadienne d’aide internationale féministe avec des résultats de renforcement des droits des femmes et des filles qui aident la société béninoise à parvenir à l’égalité des genres. En appui, Bérénice Gnansounon Bankolé, secrétaire générale adjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération réitère l’engagement du Bénin à rendre plus fraternelle la coopération entre les deux Etats pour le renforcement de l’autonomisation des femmes et le leadership féminin. Quant à la seconde connotation, elle tient à la présence des marins des navires de la marine royale canadienne Shawingian et Kingston qui accostent sur les côtes béninoises dans le cadre de l’opération "Projection", une tradition canadienne qui en est à sa deuxième édition au Bénin. L’opération est menée pour le renforcement des relations diplomatiques entre les Etats via le partage d’expériences entre marins canadiens, américains et béninois. L’événement a été une véritable fête diplomatique en navires.
Source : Force Com One

Actualités 05 mars 2019


Recours en inconstitutionnalité pour violation des droits de l’Homme: Atao Hinnouho et des directeurs soupçonnés de vol de vivres et consorts déboutés

La Cour constitutionnelle a rendu plusieurs décisions à son siège, hier jeudi 28 février, suite à des recours formulés par des requérants. Les uns sollicitent sa compétence sur la violation de leurs droits, les autres pour la violation de la Constitution du 11 décembre 1990. L’institution a entre autres débouté Mohamed Atao Hinnouho ainsi que les directeurs d’écoles soupçonnés de vol de vivres des cantines scolaires.

La Cour constitutionnelle, au cours de sa délibération hier jeudi, a rendu plusieurs décisions parmi lesquelles celles relatives aux requêtes des directeurs d’écoles présumés impliqués dans le détournement de vivres des cantines scolaires et du député Mohamed Atao Hinnouho…
La haute juridiction, dans son analyse sur la violation du droit à la présomption d’innocence des directeurs d’école concernés, rappelle les dispositions des articles 17 al 1er de la Constitution et 7.1.b de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Le droit au respect de la présomption d’innocence est un principe attaché à la procédure et au droit de la défense. Il a pour vocation de protéger les personnes faisant l’objet de poursuites pénales et en ce sens, il interdit de présenter publiquement une personne poursuivie pénalement comme coupable d’une infraction avant sa condamnation, selon les observations de la Cour constitutionnelle. « Dans le cas d’espèce, les directeurs d’écoles présumés impliqués dans le détournement de vivres des cantines scolaires ne faisaient encore l’objet d’aucune poursuite pénale. C’est dans le but d’engager de telles poursuites que le Conseil des ministres les a nommément identifiés et a instruit le ministre en charge de la Justice. Ces désignations des personnes à poursuivre pénalement ne sauraient s’analyser comme une présentation publique de personnes mises en cause », a expliqué le président de la Cour constitutionnelle pour enfin décider qu’il y a lieu de dire qu’il n’y a pas violation de la Constitution. Sur la violation du principe de la séparation des pouvoirs énoncée par le requérant, la Cour a indiqué que la Constitution dispose respectivement en ses articles 125 et 126 que « Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Il est exercé par la Cour suprême, les cours et tribunaux créés conformément à la présente Constitution», « les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autorité de la loi ». Il résulte de la lecture combinée de ces dispositions constitutionnelles, selon l’analyse de la Cour, que le législatif et l’exécutif ne doivent ni s’immiscer dans l’exercice du pouvoir judiciaire ni faire entrave à la justice. « Dans le cas d’espèce la désignation des personnes désignées à poursuivre ne saurait s’analyser comme une immixtion du gouvernement dans l’exercice du pouvoir judiciaire et ne compromet pas non plus la séparation des pouvoirs. Dès lors il n’y a pas violation de la Constitution », a décidé la Cour.

Pas de violation de la Constitution

La deuxième décision, Dcc 19 083 du 28 février 2019, porte sur le recours en date du 16 mai 2018 de Robert Mathieu Fiouvi demeurant à Abomey-Calavi qui a formé un recours en inconstitutionnalité du transfert à la prison sans avis médical préalable d’un malade hospitalisé. Le requérant expose que le dimanche 13 mai 2018, le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a ordonné au régisseur de la prison civile de Cotonou de déposer le député Mohamed Hinnouho Atao alors interné en psychiatrie au Centre national hospitalier universitaire Hubert Maga (Cnhu) sans prendre au préalable l’avis du médecin traitant et qu’en dépit de l’opposition du malade il a été conduit et déposé à la prison civile de Cotonou par le régisseur. Ce faisant, estime le requérant, il y a violation du droit à la santé du malade et des articles 8, 19 al 2, 35 et 36 de la Constitution. Dans sa réponse à la Cour, le régisseur observe qu’au moment des faits, il était en stage au Gabon, que c’est à tort que le requérant cite son nom dans cette affaire. Quant au procureur, il n’a pas répondu aux mesures d’instruction de la Cour. Mais après analyse, celle-ci a fait constater que le député Atao a été interpellé dans le cadre d’une procédure judiciaire de flagrant délit et compte tenu de son état de santé, il a été conduit au Cnhu où il a reçu des soins. Dans ces conditions, poursuit le président de la Cour, Joseph Djogbénou, on ne saurait faire grief au procureur de la République et au régisseur de l’avoir déposé à la prison civile de Cotonou une fois qu’il a quitté le centre hospitalier. « Il y a donc lieu de dire qu’il n’y a pas violation de la Constitution», a décidé la Cour.

Recours en inconstitutionnalité de la commission de levée d’immunité de député

La Cour a rendu la décision Dcc 19 084 du 28 février 2019 suite à la requête du député Atao Hinnouho en date du 12 mai 2018, qui forme un recours en inconstitutionnalité de la décision n°2018 03 du 7 mai 2018 et de la demande de levée de son immunité parlementaire faite par le procureur général près la cour d’appel de Cotonou. La Cour a décidé après analyse de son recours « qu’il n’y a pas violation de la Constitution». Idem pour la demande de levée d’immunité des députés Bako Idrissou, Valentin Djènontin, Atao Hinnouho Mohamed.
Rappelons que plusieurs autres décisions ont été rendues par la Cour dont la Dcc 19 082 du 28 février 2019 relative à la requête de Luc Sossou qui a saisi la Cour le 26 avril 2018 contre le directeur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, le ministre du Travail et de la Fonction publique et le ministre de la Justice et de la Législation pour violation de la loi portant Statut des greffiers et officiers de justice en République du Bénin et de l’article 26 de la Constitution. Après analyse, «La Cour s’est déclarée incompétente ».

Actualités 01 mars 2019


Affaire Icc-Services: Pourquoi poursuivre les autorités soupçonnées

Les autorités mises en cause dans l’affaire dite des « Mardoff béninois », Icc-Services pour le commun, seront poursuivies devant la Haute cour de justice. Cet engagement pris d’un ton grave, lundi 11 février dernier, par le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Gilbert Togbonon, relève d’une action de salubrité publique et surtout de prévention des crimes économiques. Toutes choses indispensables pour le développement tant voulu de notre pays.

La rocambolesque affaire Icc-Services dont les auteurs ont été jugés par la Criet prouve à satiété que la gestion de la chose publique, dans notre pays, a été dangereusement galvaudée. L’intérêt général qui doit être placé au premier plan dans la gestion des affaires de l’Etat ne l’a pas été. Du moins, jusqu’à un passé récent. A l’époque, et comme un rituel, conflits d’intérêts rimaient avec laxisme, convoitise et obstruction à la justice. Quelle nébuleuse ! Avec le procès Icc-Services, l’on s’est clairement rendu compte du degré élevé de l’immoralité et de l’abus de pouvoir dont certaines autorités ont eu à faire montre dans l’exercice de leurs fonctions. L’on s’est également rendu compte du tort causé à l’économie nationale, aux institutions et aux populations.
Redresser la barque et prévenir d’autres dérapages moraux et économiques afin d’attirer davantage les investisseurs étrangers dans notre pays, deviennent dès lors une mission sacrée. C’est en cela que l’œuvre de salubrité publique entamée par la Criet est à soutenir et à pérenniser. Car, comme le pense bien le chef de l’Etat, cet environnement peu vertueux qui lui a été malheureusement légué, promeut l’oligarchie. Qui plus est, il entrave le développement économique de notre pays au sens large du terme. Le défi pour lui et son gouvernement est donc de restaurer l’autorité de l’Etat, de replacer l’intérêt général au premier plan, de lutter contre les conflits d’intérêt et surtout de restaurer la confiance entre l’Etat et ses citoyens. Ne pas le faire, pour Patrice Talon, c’est rater sa chance de rentrer dans l’histoire… Qu’il vous souvienne ces phrases fortes et évocatrices de son premier discours tenu à Paris.
À la corruption, on oppose la rigueur, pour paraphraser l’auteur français, Jean
Dutourd. Autrement dit, ne pas poursuivre les autorités mises en cause dans l’affaire Icc-Services revient à cautionner le crime commis. C’est également encourager d’autres dérives peut-être bien plus graves. Il est donc nécessaire, voire obligatoire, d’ouvrir cette procédure de poursuites (malgré sa complexité) et surtout que les mis en cause soient punis à la hauteur des préjudices qu’ils auront causés. Ceci, afin que le cas Icc-Services serve à jamais de leçon pour les futurs dirigeants et les agents de l’administration publique.

Société 14 févr. 2019


Drame à Malanville: Un homme tire sur un marabout soupçonné d’être l’amant de sa femme

La ville de Malanville a enregistré hier, mardi 12 février, un évènement peu ordinaire. Avec une arme de fabrication artisanale, un homme tire à bout portant sur un marabout et un motocycliste qui le conduisait. La Police républicaine a réussi à l’appréhender, alors que ses victimes ont été admises à l’hôpital de zone pour des soins intensifs.

Le calme qui régnait à Malanville, hier mardi 12 février aux environs de 6 h 30, a été perturbé par des coups de feu. A l’arrivée, il n’y a pas de pertes en vie humaine, mais deux personnes blessées. Admises à l’hôpital de zone de la ville, elles suivent des soins intensifs. Pendant ce temps, leur agresseur âgé de 45 ans sur lequel le commissaire de police Thomas Hessou et ses éléments ont mis la main, alors qu’il tentait de traverser la frontière à la hauteur du pont entre le Bénin et le Niger, attend d’être présenté au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kandi.
En effet, soupçonnant le marabout d’être l’amant de son épouse à Tassi Zénon, un quartier de Malanville centre, Assane Issa n’a pas hésité à tirer à bout portant, au moyen d’un pistolet de fabrication artisanale sur lui, pour se venger. Répondant au nom d’Alfa Yacouba Yaya, le maître coranique et son conducteur Youssoufou Alfa Zazi, cultivateur domicilié à Tassi Tédji, tous les deux de nationalité nigérienne et ayant la cinquantaine environ, se rendaient à moto au quartier Boulanga pour prendre un bus de transport en commun. Une fois arrivé à leur niveau, alors qu’il les poursuivait,
Assane Issa a commencé par tirer sur le marabout. Malgré l’intervention de celui qui l’a remorqué, il reçut trois coups de feu dans l’abdomen et la cuisse. Dans sa tentative de le sauver, Youssoufou Alfa Aziz a, quant à lui, été grièvement blessé à la tête.
Informé, le maire de Malanville, Inoussa Dandakoè, s’est aussitôt rendu à l’hôpital. C’est pour exprimer la compassion des membres du Conseil communal aux victimes et à leurs proches. Il était également au commissariat pour rencontrer le commissaire et l’agresseur

Société 13 févr. 2019


Remise de chèques aux sinistrés de l’incendie de Dantokpa: 608 bénéficiaires soulagés

Les 608 sinistrés, victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa, ont reçu ce mercredi 6 février, à Cotonou des chèques du Comité chargé de la mobilisation des ressources (Comores). Ceci s’inscrit dans le cadre de leur dédommagement par le gouvernement du président Patrice Talon.

Les sinistrés victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Ils ont reçu des chèques d’une valeur de 1million 279 mille 800 F Cfa chacun de la part du Comores, ce mercredi 6 février. Le président des sinistrés du marché Dantokpa, Mouyidine Radji, affirme qu’après cet incendie, un sursaut patriotique et l’amour du prochain ont gagné le cœur de beaucoup de Béninois qui sont venus leur prêter main forte. Au nom de ces derniers, il a exprimé toute sa reconnaissance au gouvernement et à son chef, le président Patrice Talon, au président du Conseil économique et social (Ces), et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’aboutissement de ce dossier.
Pour le président du Comores, l’objectif du Comité est de témoigner la solidarité de l’ensemble de la nation et de la communauté internationale à l’endroit des sinistrés. Il a affirmé que le montant collecté à ce jour est de 778 millions 315 mille 679 F Cfa dont 278 millions 315 mille 679 F Cfa déposés par les donateurs nationaux et internationaux et 500 millions virés par le gouvernement de la Rupture.
Augustin Tabé Gbian a rappelé que les opérations de recensement, d’enregistrement et de traitement des données de même que l’analyse statistique ont été conduites par des techniciens avérés dans le domaine. Il a précisé qu’à l’issue de ces différentes opérations et sur demande des responsables des sinistrés, la liste des sinistrés
préalablement produite et contenue dans le rapport d’évaluation a été passée au peigne fin puis enrôlée lors des travaux d’apurement pour requérir le consensus tant souhaité par les acteurs impliqués dans ce dossier. Le président du Ces a témoigné toute sa reconnaissance au président Patrice Talon qui fait, selon lui, de la protection sociale son cheval de bataille.
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, dans son intervention, n’a pas manqué de remercier le président du Ces pour tous les efforts consentis. Bintou Adam Chabi Taro explique que l’une des priorités du président de la République en matière d’inclusion sociale est le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base et aux opportunités économiques ainsi que la mise en œuvre d’une politique de protection sociale adéquate. Elle indique que, dans ce cadre, le gouvernement a opté pour une amélioration significative des conditions de vie des populations les plus vulnérables. Bintou Adam Chabi Taro note que c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé le 19 décembre 2018 de débloquer la somme de 500 millions de francs Cfa afin de soutenir et de soulager les sinistrés. Elle recommande alors aux bénéficiaires de faire preuve d’une gestion saine et rigoureuse des fonds qui leur sont remis.

Société 07 févr. 2019


Audience à la Cour constitutionnelle: Les inquiétudes des partis de l’Opposition

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu hier en audience une délégation des partis de l'Opposition notamment, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et l’Union sociale libérale (Usl). Une rencontre qui s'inscrit dans le cadre de l'organisation réussie des prochaines élections législatives.

Représentées par des membres des partis Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et Union sociale libérale (Usl), les forces de l’Opposition ont exprimé, sans langue de bois, au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou leurs craintes et leurs espérances.
En effet, certaines dispositions des lois N°2018-23 et 2018-31 portant respectivement charte des partis politiques et code électoral restent incomprises sinon obscures pour l’Opposition. Quelle interprétation faire notamment de l’article 56 de la charte des partis politiques relatif à l’existence des partis et des dispositions de l’article 242 du code électoral relatives à l’attribution des sièges ? Sur quelle base la Céna proclamera-t-elle les grandes tendances ?
Comment les sièges seront-ils repartis ? Selon les forces de l’Opposition, il urge de faire la lumière sur les dispositions à polémique. «  Epris de paix et engagés pour l’enracinement de la démocratie au Bénin, nous pensons qu’il est impératif de s’entendre sur les règles du jeu électoral avant le dépôt des candidatures pour les législatives d’avril 2019 », a clamé le chef de la délégation, Joël Ajavon, avant de transmettre au président les deux principales recommandations de l’Opposition notamment : « Organiser dans les meilleurs délais, un séminaire de formation à l’endroit des acteurs politiques sur le mode de répartition des sièges d’une part et d’autre part veiller à publier des résultats détaillés et redressés à l’issue du scrutin ».
Prenant acte de leurs inquiétudes et recommandations, le président de la Cour constitutionnelle a rassuré ses hôtes de la détermination de son institution à jouer pleinement et en toute conscience le rôle qui est le sien dans l’organisation d’élections apaisées et transparentes. Mais, pour ce qui a trait aux interprétations attendues par l’Opposition sur les différentes dispositions soulevées, le président Joseph Djogbénou clarifie : « Il est normal que les lois qui serviront de repères pour les élections puissent faire l'objet de discussion entre les partis politiques. Il y va de l’intérêt de tous les partis politiques. Mais, ne demandez pas à la Cour constitutionnelle de se prononcer et d’interpréter si elle n’est pas saisie d’un recours… Dans une compétition électorale, la Cour a le pouvoir de régulation. Mais, la compétition, ce sont les partis politiques qui la font. Il revient aux partis politiques de se concerter… », a-t-il affirmé avant d’ajouter : « Que chacun assume sa part de responsabilité, chacun dans son périmètre… La Cour prendra sa part active et si elle est saisie, elle fera son travail en toute responsabilité ».

Me Djogbénou rassure

La confiance, c’est le sentiment que l’Opposition clame ne pas ressentir à l’égard de la Cour constitutionnelle. Le coordonnateur du parti Fcbe, Eugène Azatassou, Saka Fikara et le conseiller municipal Raphaël Edou l’ont exprimé lors de la séance. Appelant le président à faire preuve d'impartialité pour restaurer la confiance en cette institution garante de l'équilibre de la nation qu'est la Cour constitutionnelle. Stanislas Houngbédji de l’Usl invite aussi le président de la Cour constitutionnelle, ancien militant de l’Opposition, à faire en sorte que les dénonciations auxquelles il a pris part dans sa peau d’opposant hier ne se répètent pas dans sa peau de président d’institution aujourd’hui. Le président de la Cour constitutionnelle a rassuré ses hôtes et réaffirmé l’engagement de l’institution à faire le travail qui est le sien. « La Cour assumera ses prérogatives tel que lui confère la Constitution, mais les assurera dans l'esprit et la lettre de la Constitution », a-t-il indiqué. Il a aussi promis de collaborer avec toutes les forces politiques pour des élections apaisées.

Actualités 24 janv. 2019


Le président de la Fifa à sa sortie d’audience à la présidence : « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au Bénin »

Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) en séjour au Bénin dans le cadre d’une tournée africaine était le jeudi 10 janvier à la présidence de la République. L’audience suivie d'une séance de travail entre le patron du football mondial et le président Patrice Talon a permis à l’hôte du Bénin de toucher du doigt les nombreux efforts et investissements faits dans le secteur. Et il s’en félicite.

Gianni Infantino est au Bénin depuis ce jeudi dès les premières heures. Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) a en effet foulé le sol béninois au petit matin du jeudi 10 janvier. Le patron du football mondial et sa suite ont été accueillis chaleureusement par les ministres des Affaires étrangères et des Sports et une foule de supporters ayant effectué le déplacement.
Le président de la Fifa a ensuite rallié la présidence de la République pour une audience avec le président Patrice Talon et d’autres membres du gouvernement. Audience au cours de laquelle le sport a été au cœur des échanges. «J’aimerais remercier le président pour son accueil et remercier tous ceux qui ont la charge du football. Nous nous sentons chez nous et je peux dire qu’aujourd’hui, Cotonou est la capitale mondiale du football », a laissé entendre le président de la Fifa, Gianni Infantino à la fin de son entretien avec le président Talon. « Nous avons pu constater, au cours de cet entretien, que le chef de l’Etat béninois est un véritable passionné de football comme tout le peuple béninois d’ailleurs. Mais le président en parle avec une énergie tout particulière, je dirais même unique, certainement exemplaire», apprécie fasciné, le patron du sport roi.
L’autre élément de satisfaction de Gianni Infantino porte sur la vision des autorités béninoises pour le développement du football. « Nous avons pu parler de ce que nous allons faire ensemble avec le Bénin pour développer le football avec la fédération béninoise. J’ai pu personnellement constater le travail qui est effectué par le président, le gouvernement et par le ministre en charge des Sports; c’est extraordinaire!», exulte le numéro 1 de la Fifa. Il confie même avoir suggéré au ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, de changer la dénomination de son département en ministère du football eu égard au vaste programme de la promotion de ce sport mis en place par le Bénin. « Nous allons négocier cela après », lance-t-il avec sourire.
Le Bénin innove par des actions qui fascinent l’instance dont il a la charge et il a tenu à le marteler. «L’engagement et les travaux qui sont effectués aujourd’hui partout dans le pays non seulement pour le développement du football qui est le sport phare, mais aussi de tous les sports avec un engagement très conséquent sur les infrastructures, sur l’éducation, sur le développement, c’est exactement le même axe que nous avons à notre niveau». Gianni Infantino « félicite tout particulièrement le président pour le travail qu’il fait avec sérieux ».

Des investissements pour le futur

Dans sa déclaration à la presse à sa sortie du cabinet présidentiel et à la suite de la signature d’un mémorandum avec le Bénin relativement à la promotion du sport scolaire, le président de la Fifa, sans doute fasciné par l’importance de ce qui est prévu, a tenu là encore à féliciter les autorités béninoises. « Comme je le disais lors de la réunion, ce ne sont pas des dépenses, mais des investissements pour nos jeunes et sur le futur », apprécie-t-il. De quoi susciter au niveau du ministre en charge des Sports, une fierté qu'il a du mal à cacher. « Nous sommes très fiers et très heureux de recevoir le président de la Fifa, et c’est aussi avec beaucoup de fierté que nous accueillons cette visite historique car, c’est la première fois qu’un président de la Fifa arrive au Bénin », souligne Oswald Homeky. Il se dit aussi « sensible aux engagements de la Fifa qui a accepté signer ce mémorandum d’entente avec le Bénin pour le sport à l’école ». Pour lui, « c’est une première et c’est aussi la première fois que la Fifa signe un mémorandum avec un Etat ». Et si la Fifa a accédé à cette demande du Bénin, c’est, à l’en croire, « parce que ce programme des classes sportives rentre dans la droite ligne de ce que la Fifa envisage de faire pour le sport scolaire ». Au cours de la séance de travail, le programme des associations sportives communales, les académies départementales et l’ambitieux programme de construction d’infrastructures avec 22 stades, actuellement en construction au Bénin, (34 autres vont suivre), ont été présentés à la délégation de la Fifa. « La jeunesse béninoise recommence à rêver », assure le ministre Oswald Homeky qui rappelle que le Bénin a été malade pendant longtemps, qu’il était même en crise le 6 avril 2016, quand le président Talon prêtait serment. « Nous avons tout fait pour tourner la page de cette crise », se soulage-t-il.

Fierté aussi !

« Nous serons fiers d’être un exemple, vous avez cru en nous et vous ne serez pas déçu ». Cet engagement fort et même solennel a été pris par le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, devant le patron du football mondial, lui demandant de croire en la volonté et aux engagements des autorités béninoises. « Le président Patrice Talon est un visionnaire qui a l’énergie pour mettre en pratique sa vision et nous à la Fifa et au niveau de la fédération béninoise, nous sommes fiers d’être à ses côtés pour le soutenir dans ce sens », laisse entendre Gianni Infantino, visiblement très satisfait de ses échanges avec le président de la République. « Avec l’engagement et la passion que je note pour le football dans ce pays et la structuration mise en place, avec le président Mathurin (de Chacus), nous sommes sur le même chemin, nous allons travailler ensemble », promet-il. « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au niveau du Bénin et nous voulons que le pays soit un exemple et qu’on puisse le montrer dans le monde et je crois que les ingrédients sont là », conclut enfin le président de la Fifa.

Actualités 11 janv. 2019


Audience publique à la Cour constitutionnelle: 44 décisions rendues sur divers dossiers

La Cour constitutionnelle a tenu, jeudi 3 janvier dernier, sa première audience plénière de l'année 2019. Au rôle, des recours électoraux, des requêtes portant sur des présomptions de violation de la Constitution, de non-respect de décision de justice, d'atteinte aux droits de la défense... Les délibérés de ces différents dossiers sont intervenus vendredi 4 janvier.

Au terme de sa première audience de l'année 2019, la Haute juridiction a rendu 44 décisions. Des décisions sur des requêtes de diverses natures. Ainsi, la Cour a pu reconnaître la violation de l'article 35 de la Constitution et l'atteinte à l'intégrité physique du sieur Édith Toudonou par le maréchal des logis Hervé Toviessi et son supérieur, le chef de Brigade d'Akassato d'alors. Le plaignant, Édith Toudonou, expose en effet que le gendarme Hervé Toviessi l'aurait brutalisé après son interpellation, pour lui faire porter des déclarations mensongères et que son supérieur, le chef de la brigade d'Akassato d'alors, aurait cautionné les faits. Ni le maréchal des logis Hervé Toviessi, ni le chef brigade ne s'étant fait représenter à l'audience de mise en état pour s'expliquer, la cour a rendu sa décision en l'état.
Par une requête en date du 13 juillet 2018, les sieurs Jacob Hounkanrin et Tampignou Djossou ont dénoncé une présumée violation du droit d'accès à la justice. Le tribunal de première instance de deuxième classe avait ordonné leur dédommagement par la société d'assurance dont la responsabilité a été engagée suite à un accident survenu en 1980 mais lorsqu'il s'est agi de payer le dédommagement, l'avocat de la défense a opposé le fait qu'il ne se soit pas constitué en partie pour défendre ses clients. Les plaignants ont signalé les faits au tribunal, puis à l'Ordre national des avocats qui n'ont pas apporté de réponse au dossier depuis plus de 25 ans. «Le droit de voir sa cause jugée dans un délai raisonnable a été violé», a déclaré la cour qui précise que ce droit a créé des préjudices aux ayants droit qui méritent des dédommagements auxquels s'exposent ceux qui ont retardé le droit de voir la cause jugée en un délai raisonnable. Ainsi, le tribunal et l'Ordre national des avocats devront dédommager les plaignants.
Dans sa requête, le sieur Alain Tchansi dénonce quant à lui le Centre des œuvres universitaires sociales (Cous), la Soneb et la Sbee pour violation de ses droits fondamentaux. Il expose que le Cous, la Soneb et la Sbee ont respectivement détruit ses équipements, lui ont coupé l'eau et l'énergie. Le Cous expose que le plaignant à qui un kiosque avait été attribué pour ses activités commerciales a voulu une reconduction de cette concession sans contrepartie. Le directeur de la Soneb fait savoir que le plaignant n'est pas un abonné de la Soneb et qu'il aurait hérité des installations de son frère qui, lui, devait trois mois d'arriérés. La Sbee précise qu'une fois qu'elle met à disposition de l'énergie, sa distribution par le Cous ou l'Uac n'est pas de son ressort. Considérant que le plaignant demande à la Cour de régler un différend entre lui, le Cous, la Sbee et la Soneb, alors qu'un tel contentieux relève du juge de la légalité, la Cour s'est déclarée incompétente.

Recours contre l'Exécutif

L'avocat Sadikou Alao et le pharmacien Alphonse Gonçalves ont formé un recours en inconstitutionnalité du relevé 11.9 du Conseil des ministres portant compte rendu d'état de la lutte contre les faux médicaments et relatif à la suspension de l'Ordre des pharmaciens. Ils exposent que, suite à la décision de condamnation par le tribunal de première instance de Cotonou de New Cesamex et des grossistes répartiteurs, alors même que cette décision a fait l'objet d'un appel, le Conseil des ministres, sous le rapport du ministre de la Justice d'alors, a suspendu l'Ordre des pharmaciens pour une durée de 6 mois. Ils présument une violation de la séparation des pouvoirs, une violation de la présomption d'innocence, une violation de la liberté d'association et du droit à la défense. Considérant que le Conseil des ministres ne s'est pas prononcé sur la culpabilité et a simplement pris acte d'une situation puis tirer les conséquences qui s'imposent, considérant que la mesure de suspension prononcée par le conseil des ministres n'est pas une exécution d'une décision de condamnation, mais une mesure conservatoire provisoire... ; la Cour constitutionnelle a décidé qu'il n'y a pas violation de la Constitution.
Présumant une violation de la Constitution par le chef de l'Etat, le sieur Blaise Kouton expose que, le 26 janvier 2018, Simplice Dato a démissionné de la Cour constititionnelle, mais le président de la République n'a pas procédé au remplacement de celui-ci dans le délai légal d'un mois. La Cour constitutionnelle ayant déjà rendu une décision sur la régularité de la démission de Simplice Dato ainsi que sa conformité à la Constitution et à la loi organique sur la Cour constititionnelle, a purement et simplement déclaré la requête irrecevable pour autorité de la chose jugée.

Recours électoraux

Lors de son audience, la Cour constitutionnelle a ordonné l'insertion de certains citoyens sur le Fichier électoral national et leur inscription sur la Liste électorale permanente informatisée. Il s'agit de : Ignace Adigbli, Calixte Sèna Acabassi, Charlotte Okpèchan, Mathieu Yarigo, Aboudou Latif Sidi, Rianatou Tidjani, Codjo Jorès Tonato, Phidelphin Gbènan Dores Ayihounton, Phidelphin Gbènan Ayihounton, Mémoria Sannou, Pierre Nanhoum, Cédric Aïssi, Flobert Aïssi, Nicole Voda, Dieudonné Ahouansou, Bona Adam Soulé, Jean-Louis Fanou, Abdoul Zakari, Bérénice Sannou... D'autres citoyens ont vu leurs requêtes rejetées notamment : Edmond Anagni, Lionel Houéto, Agossou Damien Hounkpatin, Sourou Félix Gnansounou, Geneviève Ayohouton, Jérémie Abayomi, Sovi Jean Arcadius, Enoch Amégbédji, Jules Hounkpatin...
La Cour a aussi ordonné la délivrance d'une carte d'électeur à Christelle Tandjè, la rectification du patronyme du sieur Abaccus Mivécan dans le Fen, le transfert de Corneille Ayité vers le centre de vote du lieu de sa résidence actuelle. Elle a déclaré irrecevable la requête du Cos-Lepi d'inscrire certains citoyens sur la Lépi. Elle s'est, par ailleurs, déclarée incompétente pour le rétablissement d'un centre de vote supprimé mais a nommément ordonné le transfert de certaines personnes défavorisées par cette suppression vers le centre de vote de leur choix?

Actualités 07 janv. 2019


Théâtre dans les lycées et collèges: Comédiens et metteurs en scène amateurs s’arment contre l’incivisme

Un nouveau projet pour porter le théâtre en direction des scolaires et faire d’eux des acteurs de l’éducation civique dans la ville de Cotonou. L’initiative émane de l’acteur culturel Sébastien Davo qui entend par ailleurs assurer une relève de qualité au théâtre.

Une pièce de théâtre sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire, joué et mis en scène par des élèves du collège d’enseignement général de Houéyiho et leurs pairs d’autres établissements privés de Cotonou. Elle est mise en scène par  Odjo Isaac Adonon, sous la supervision du formateur Barnabé Ayosso et du coordonnateur du projet, Sébastien Davo. Elle dénonce un fait de société qui constitue un frein au développement du pays. C’est donc pour dénoncer le phénomène et sensibiliser leurs camarades que les bénéficiaires du projet, Bill Rhétice, dans le rôle de Grâce, Abel Agbadjigan dans le rôle du professeur, Vanessa Méya dans le rôle de Sandra, Christelle Tonoukouin dans le rôle d’Akwa, leur ont offert ce tableau riche en enseignements.
Des amateurs sur la planche qui rivalisaient de génie et d’imagination pour porter leurs différents rôles sous les ovations de leurs camarades et des responsables d’établissements scolaires. Une pépinière qui fera sans doute parler d’elle dans les années à venir au théâtre comme une relève qui a eu, très tôt, la chance de passer par le moule des professionnels. Pour le moment, seulement trois établissements sont concernés par cette initiative qui s’étendra sous peu à tous les établissements de la ville de Cotonou. Sous cet angle, c’est beaucoup plus le second volet du projet qui sera mis en exergue, explique Sébastien Davo, le concepteur. Le comédien et metteur en scène n’est pas seulement soucieux de la relève au théâtre. Il faut, selon lui, faire du théâtre un instrument de lutte contre l’incivisme dans la ville de Cotonou et dans toutes les autres villes du Bénin. Ce qui passera par la distraction via le théâtre, soutient-il.
A chaque étape du projet, les thématiques seront étudiées et choisies en fonction des besoins. Mais d’ores et déjà, Sébastien Davo se félicite des retombées de ce projet qui permet d’avoir aussi bien de jeunes comédiens que des metteurs en scène. Pour l’heure, l’aventure a été possible dans les trois collèges bénéficiaires grâce au Fonds des arts et de la Culture dont la direction a été le partenaire financier, explique Sébastien Davo.

Société 04 janv. 2019


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