La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Pôle agroalimentaire d’Abomey-Calavi et caserne d’Allada: Patrice Talon constate l’avancement des chantiers
Le chef de l’Etat est allé visiter, ce jeudi 23 mars, le chantier de construction du pôle agro-alimentaire et de l’abattoir d’Abomey-Calavi d’une part et la nouvelle caserne d’Allada d’autre part. Si au niveau de l’infrastructure marchande, les travaux sont presque à terme, le camp militaire lui, accueille déjà ses occupants.Les commerçants de produits en gros et ceux des abattoirs du marché international de Dantokpa pourront s’installer dans les prochaines semaines dans leurs nouveaux locaux érigés dans la commune d’Abomey-Calavi. C’est ce qu’on peut dire au regard de l’état d’évolution du chantier constaté par Patrice Talon, président de la République, ce jeudi 23 mars, au cours de la visite qu’il a effectuée sur les lieux. Cette plateforme agroalimentaire en construction au quartier Zopah s’étend sur une superficie de 168 ha 18a 6. Le chef de l’Etat, accompagné de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a parcouru presque l’entièreté de la superficie pour toucher du doigt la qualité des travaux. En réalité, il ne reste que la finition et les travaux confortatifs pour que le chantier soit livré. D’ailleurs, informe-t-on, la majeure partie du personnel affecté à cet ouvrage est déjà démobilisée. Les travaux de la plateforme agroalimentaire constituée d'un marché physique de gros, d'un abattoir et des bâtiments techniques et administratifs dans le Grand Nokoué à Abomey-Calavi ont été lancés en janvier 2021. Ce pôle agroalimentaire est composé de deux entrepôts frigorifiques à température positive de 99 000 m² chacun, intégrant des locaux spécialisés notamment la boucherie et les poissonneries, des locaux techniques et des sanitaires. Selon les prévisions, l’infrastructure comporte aussi six zones de produits vivriers constituées de deux bâtiments vrac « Case » et quatre bâtiments « Carreaux » intégrant les locaux techniques et sanitaires. [caption id="attachment_94428" align="alignnone" width="450"] Le chef de l'Etat appréciant le niveau d'avancement...[/caption] Le pôle agroalimentaire et l’abattoir constituent, selon le gouvernement, des solutions partielles à la restructuration de l'offre marchande et commerciale concernant le marché Dantokpa». Ce pôle va récupérer le marché de gros de Dantokpa, dans une logique plus moderne, avec une logistique innovante dans la sous-région ouest-africaine.

Au camp !

Patrice Talon s’est également rendu à la caserne d’Allada. Cette infrastructure ultramoderne qui accueille la garde nationale, la nouvelle composante des Forces armées béninoises (Fab), constitue une des réalisations majeures du régime de la Rupture. Depuis la fin des travaux et son occupation par les bénéficiaires, c’est la toute première fois que le chef suprême des armées s'y rend. Guidé par des officiers, le président de la République a visité les différents compartiments, de la réfection à la salle de tirs en passant par les dortoirs, les bâtiments administratifs, la salle de compresseur d’air, etc.
Actualités 24 mars 2023


Transformation de soja dans la commune de Kouandé: Une unité moderne aux femmes de Chabi Couma
Trois coopératives de femmes transformatrices de soja en fromage bénéficient depuis mercredi 22 mars dernier d'un complexe moderne de transformation à Chabi Couma dans la commune de Kouandé. Une réalisation du Projet promotion de l’Agriculture (ProAgri4) de la Coopération allemande au Bénin en collaboration avec la mairie de Kouandé et le Centre de formation Liweitari.Les transformatrices de soja en fromage des coopératives Isso Issinan, Lahinssiré 1 et 2 de l’arrondissement de Chabi Couma, membres de l’Agribusiness Cluster Soja de l’Atacora bénéficient de la première unité moderne de transformation du soja au Bénin. Cette réalisation, elles la doivent à l’équipe du ProAgri4 qui, de concert avec la mairie de la localité et le Centre de formation Liweitari, a voulu rendre ainsi leur activité moins pénible et plus lucrative. Installée sur un périmètre d’un demi-hectare offerte par la commune, l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma est un bloc subdivisé en trois compartiments. Chacun des compartiments dispose d’un magasin de matières premières, d’une salle de trempage avec robinet et bassines, d’une salle de moulin avec machine, d’une salle de travail, et d’un magasin de produit fini. Toutes les salles de travail comportent des tables et étagères en structure métallique avec des roulettes (qui facilitent le déplacement de la matière première et du matériel) et quatre foyers améliorés. Alimenté à l’énergie solaire, le site dispose d’un château d’eau à pompe immergée, de toilettes modernes et d’un local technique. Tout ceci en fait une unité autonome et unique en son genre au Bénin en ce sens qu’elle permet désormais aux femmes transformatrices de soja de respecter la règle d’or à savoir «?la marche en avant?», dans leur processus de fabrication du fromage. La cérémonie de mise en service officielle de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma a connu la présence de plusieurs autorités du ministère de l’Agriculture, du département de l’Atacora et de la commune de Kouandé, de l’équipe du ProAgri4 ainsi que des différents projets du Secteur Vert de la Giz au Bénin. Dans son discours d’inauguration, Françoise Comlan Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture a déclaré que la construction de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma témoigne de l’effectivité de l’émergence de la filière soja au Bénin. Elle ajoute que le ProAgri4 partenaire de longue date du secteur agricole béninois, fait bien de choisir le mois de mars pour manifester son soutien à la cause féminine, car dit-elle, il s’agit d’un « cas palpable de women empowerment?». «?Je suis convaincue que ce bâtiment augure d’un bel avenir pour la chaîne de valeur fromage de soja pour la commune de Kouandé et fera cas d’école pour d’autres localités du Bénin?», a-t-elle ajouté.

Le défi de la durabilité

Au-delà de l’euphorie générale, Joachim Becker, chef du Projet ProAgri4, pense à l’avenir en soulignant que les coopératives bénéficiaires ont un plus grand défi à relever. «?Nous devons être conscients qu’aussi fantastique et réussi que ce projet nous semble, il doit encore faire son baptême de mise en œuvre et les preuves de son fonctionnement qui permettra aux femmes de continuer leur production et de l’améliorer davantage en ce qui concerne la qualité du fromage et la quantité produite.?», précise-t-il. Pour les bénéficiaires, le joyau mis à leur disposition est déjà un grand soulagement. «?Quand on transformait le soja chez nous, on se fatiguait et la fumée nous gênait. Mais avec cette unité, nous sommes soulagées. Nous sommes contentes?», confie Micheline Akobassa, porte-parole des bénéficiaires. Elle promet qu’un usage rigoureux sera fait de l’unité. Sanni Didier Kouandé Sounon, maire de Kouandé, quant à lui, félicite les différents intervenants sur le projet et plus particulièrement le ProAgri4. À l’en croire, la mairie prend l’engagement d’équiper davantage le site en aire de séchage et en dispositif de sécurité afin d’en garantir une jouissance rentable et durable.
Région 24 mars 2023


Adaptation des curricula de formation au marché du travail: Eléonore Ladékan Yayi, Yao Ydo et Urbain Amégbédji édifient
A la faveur de la conférence en ligne, jeudi 23 mars, sur le thème :« Repenser les curricula de formation pour les emplois d’aujourd’hui et de demain », Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dressé le parcours du Bénin sur ce chantier, et levé un coin de voile sur les perspectives. Il a été appuyé par le directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi qui a partagé avec l’auditoire les réalités et dynamiques du terrain. La stratégie du gouvernement béninois visant à transformer les curricula de formation est en parfaite adéquation avec les recommandations du Bureau international d’éducation (Bie) qui est un centre de l’Unesco spécialisé dans le développement des contenus, méthodes et structures d’éducation. Du moins, c’est qui ressort des développements faits par Yao Ydo, directeur du Bie. Les trois intervenants de la conférence en ligne initiée par le journal La Nation, ont édifié sur les initiatives et approches mises en oeuvre pour changer de paradigmes, réformer les politiques et systèmes de formation standards. Le travail d’adaptation des curricula de formation que fait le gouvernement béninois est en parfaite cohérence avec les pistes retenues par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour bâtir un système éducatif plus pertinent en Afrique. L’intervention de Yao Ydo, directeur du Bureau international d’éducation (Bie) de l’institution, à l’occasion du webinaire organisé par le quotidien La Nation, ce jeudi, l’illustre à suffisance. Le Bie accompagne les Etats comme le Bénin, qui souhaitent bâtir un système éducatif plus résilient face aux catastrophes, aux pandémies/épidémies, etc. Pour y arriver, l’institution propose 16 leviers d’amélioration de la qualité de l’offre de formation. Yao Ydo cite quelques-uns qui, de son point de vue, pourraient aussi intéresser le Bénin au regard des défis actuels de son système éducatif. « Le premier levier, dit-il, est l’allègement des programmes scolaires ». Le directeur du Bie rappelle, en effet, que les programmes et les curricula sont trop chargés, lourds, avec des cours obsolètes qui sont dans les programmes de formation depuis plusieurs dizaines d’années. Il est ravi que le Bénin soit déjà engagé dans cette dynamique de suppression des cours qui alourdissent inutilement les programmes et curricula de formation. « Le deuxième axe que propose le Bie, c’est la promotion des pédagogies innovantes basées sur la créativité, ceci en lieu et place de la mémorisation qui sous-tend les pédagogies actuelles », informe Yao Ydo. Les meilleurs élèves à une époque donnée, détaille-t-il, sont ceux qui mémorisent les cours et les déversent intégralement lors des évaluations. Mais aujourd’hui, les apprenants, plus actifs, ingénieux et curieux ne veulent plus de la mémorisation. L’Unesco tient compte de cette tendance et suggère davantage la promotion de la créativité et de l’esprit critique des enfants. Autrement dit, il faut changer les vieilles pédagogies et promouvoir des pédagogies innovantes. [caption id="attachment_94401" align="alignnone" width="403"] Yao Ydo[/caption] [caption id="attachment_94400" align="alignnone" width="450"] Urbain Amégbédji[/caption] Le troisième axe est la réduction du quantum horaire. Les apprenants ont du mal aujourd’hui à se concentrer pendant une heure de cours en classe. Pourtant, il y a des cours d’une heure et plus dans les écoles et universités. L’Unesco a engagé des réflexions pour qu’il y ait des matières de 30 ou 40 min. Le Bénin est aussi dans cette dynamique et fait un gros effort dans ce sens. A ce sujet, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, donne l’exemple des universités publiques qui ont réduit les quantums horaires de plusieurs cours.

Le numérique devenu incontournable

La promotion des Technologies de l’information et de la communication (Tic), de l’enseignement hybride et du numérique à l’école est le quatrième axe que propose l’Unesco. « C’est heureux de savoir que le Bénin a mené beaucoup d’actions en 2020 lorsque les écoles étaient fermées en raison de la Covid-19, pour la continuité de l’éducation par l’utilisation des Tic. Vous êtes un des pays qui ont réussi le mieux à faire quelque chose…», a reconnu le directeur du Bie. Mais en Afrique, moins de 5 % des enfants ont bénéficié de la continuité de l’éducation au cours de la pandémie, regrette-t-il. En misant donc sur les Tic, son institution souhaite maximiser le potentiel de l’intelligence artificielle et des smartphones au profit de la pédagogie et de l’éducation. « Nous voulons lutter contre l’interdiction des smartphones en classe… », fait-il savoir. A l’en croire, si l’on veut que les enfants et les jeunes s’intéressent à une thématique, il faut la mettre dans les tablettes et les smartphones afin d’accompagner les enseignants. De plus, à travers cet axe, l’Unesco veut accélérer la promotion des compétences digitales dès le primaire, car en Afrique, des millions d’apprenants font de la classe de Ci en Terminale sans toucher à un ordinateur. « Selon des études de la Banque mondiale, d’ici 20 à 30 ans, 70 % des emplois actuels vont disparaitre au profit d’emplois basés sur les compétences numériques. Donc, nous devons préparer les enfants, les occuper et leur permettre de créer leur propre emploi… », a souligné Yao Ydo. Sur ce point, le Bénin œuvre inlassablement avec ses partenaires en initiant beaucoup d’actions comme les classes numériques et la formation des jeunes aux métiers du numérique. Un autre axe sur lequel le Bie travaille et qui pourrait aussi intéresser le Bénin, c’est la promotion des curricula endogènes. « Nous voulons travailler à ce que l’école cesse d’être le lieu où les cultures africaines se meurent… L’objectif, c’est comment faire pour que les cultures africaines et l’éducation multilingue soient valorisées à l’école… », précise le directeur du Bureau international d’éducation de l’Unesco. Une fois encore, le webinaire du quotidien La Nation a été un moment riche en échanges et partage d’expériences. Tous les points de vue s’accordent sur l’adaptation des curricula aux emplois d’aujourd’hui et de demain, et la formation des apprenants à l’auto-emploi, même si les approches pour y arriver peuvent varier. Par Arnaud DOUMANHOUN & Ariel GBAGUIDI
Société 24 mars 2023


Réforme de la bivalence dans l’Enseignement secondaire: Les acteurs harmonisent leurs points de vue
Dans l’optique de mettre en œuvre la bivalence dans l’Enseignement secondaire général, les acteurs de la réforme harmonisent leurs points de vue à la faveur d’un atelier de deux jours ouvert, ce jeudi 23 mars, à Cotonou. Ces assises déboucheront sur des résolutions devant permettre d’améliorer la qualité du système éducatif béninois.Pour garantir aux apprenants un système éducatif inclusif et de qualité, les acteurs de la réforme de la bivalence entendent harmoniser leurs points de vue sur la question. Ainsi, l’atelier d’harmonisation des points de vue sur la réforme de la bivalence dans l’Enseignement secondaire général, ouvert ce jeudi, à Cotonou, permettra aux participants d’appréhender et d’analyser de façon holistique et harmoniser les points de vue sur le mécanisme de la bivalence dans tous ses aspects. Ils devront également retenir, au cours des travaux, ce qui est utile pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement et des résultats scolaires. A l’ouverture des travaux, Kouaro Yves Chabi, représentant son collègue en charge des Enseignements maternel et primaire et chef de file des ministres en charge de l’Education, sollicite une fois encore la disponibilité de l’ensemble des acteurs impliqués en vue de l’achèvement du processus de mise en œuvre de la réforme sur la bivalence dans l’Enseignement secondaire général. « Je dois pouvoir compter sur l’expérience et le savoir-faire de chacun des experts conviés aux travaux du présent atelier afin qu’au bout des deux jours de conclave, nous disposions de conclusions et recommandations fortes à mettre en application pour la poursuite sans faille de la réforme sur la bivalence », a déclaré Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Il invite les participants à plus d’abnégation et d’assiduité tout au long des travaux de l’atelier. La bivalence, au premier cycle de l’enseignement secondaire général, est l’une des réponses aux préoccupations actuelles du système éducatif béninois, notamment en ce qui concerne le développement des filières et compétences scientifiques et techniques ■ Société 24 mars 2023


Business et développement: «L’Empire du milliard» tend la main au secteur privé africain
Face-à-face diplomates africains et acteurs du secteur privé chinois pour débattre de business. Mercredi 22 mars à Pékin, les deux parties se sont donné rendez-vous pour des échanges, des projections et prospections avec en toile de fond, le développement de l’Afrique à travers des investissements chinois et les opportunités offertes au secteur privé africain par l’Empire du milliard.La Chine veut-elle mériter davantage en Afrique son surnom de « l’Empire du milliard » ? Possible. Pékin multiplie les opérations de charme en direction du continent et s’intéresse aux investisseurs privés à qui, elle veut offrir son marché, tout en se réservant une place de choix sur le leur. Mercredi 22 mars dernier, le sujet était encore objet de discussions à travers un séminaire d’échanges. D’un côté, experts, économistes, universitaires, chercheurs et surtout investisseurs, mus par l’accroissement des investissements chinois et de l’autre, ambassadeurs africains et autres responsables du corps diplomatique, invités à capter les offres chinoises au profit de leurs pays respectifs. « En tant que partenaire le plus fidèle et le plus fiable de l’Afrique, la Chine s’est engagée à synchroniser l’initiative la Ceinture et la route avec l’Agenda 2063 et les stratégies de développement des pays africains afin de les aider à traduire leurs avantages en matière de ressources en avantages de développement grâce à la coopération en matière d’industrialisation pour obtenir des avantages mutuels et des intérêts communs », introduit Peng Wu, directeur des Affaires africaines au ministère chinois des Affaires étrangères. La promotion du développement de la chaîne industrielle africaine et l’augmentation de la valeur ajoutée des produits africains se trouvent au cœur de la coopération sino-africaine, rappelle-t-il. L’ambition de la rencontre, insiste-t-il, c’est de travailler à l’approfondissement de la coopération et de l’amitié sino-africaines, rappelant que son pays adhère pleinement à l’agenda 2063 de l’Union africaine qui se propose de promouvoir la transformation économique du continent par l’industrialisation. Si la Chine est autant engagée sur un tel chantier, c’est pour plusieurs raisons, qu'il énumère.

Des raisons d’y croire

La première, politique, concerne les dix plans de coopération, les huit actions et les neuf projets proposés par le président chinois lors de la troisième édition du Forum sur la coopération sino-africaine qui fait de l’industrialisation sur le continent noir, un domaine prioritaire de coopération. « La vision 2035 pour la coopération sino-africaine stipule clairement que la Chine et l’Afrique coopéreront pour améliorer le système de fabrication, promouvoir les produits et les marques africains et les intégrer dans le marché industriel international », a aussi rappelé Peng Wu dans son intervention. La deuxième raison, poursuit-il, c’est l’action. Selon ses explications, son pays a investi plus de cent vingt milliards de dollars dans la coopération pour aider les pays africains à améliorer leurs infrastructures et à consolider les bases de l’industrialisation. [caption id="attachment_94385" align="alignnone" width="450"] S’associer dans l'effort de développement pour une coopération porteuse[/caption] La troisième raison, c’est qu’en dehors des mécanismes de coopération, du renforcement des capacités de production de quinze pays africains, la construction de plus de vingt parcs industriels avec plus de 3500 entreprises et plus de 56 milliards de dollars américains investis, le secteur privé chinois se dit prêt à mettre davantage la main à la poche pour aider l’Afrique à concrétiser ses ambitions. Mais pour y arriver, le pays de Xi Jinping attend de ses vis-à-vis plus de motivations et d’engagement. Au cours des interventions qui se sont enchainées tout au long de cette session, plusieurs entrepreneurs et industriels chinois ont indexé l’instabilité politique, le non-respect des clauses contractuelles et les changements de régime comme handicaps pour des investissements à longue durée sur le continent. Or, ont-ils déploré, les contrats conclus généralement pour une durée de trois ans ne permettent pas aux Chinois de miser gros. Ils en ont donc appelé à une révision des mécanismes en cours pour une contractualisation sur la durée. « Compte tenu du double problème de dette et de développement auquel est confrontée l’Afrique, nous devons étendre de nouveaux modèles de coopération tels que le partenariat public-privé, la franchise et l’intégration de l’investissement… promouvoir des projets d’investissement et de financement continus, fournir une chaîne de capital stable et des liquidités suffisantes », a enfin plaidé Peng Wu. Attirer les investissements Porte-voix de ses pairs et donc du continent à cette tribune, l’ambassadeur du Sénégal près la République populaire de Chine, Ibrahima Sory Sylla, a, à l’occasion, renouvelé l’engagement des Etats africains à œuvrer pour l’atteinte des objectifs communs. « En tant que gouvernements africains, il est de notre responsabilité de créer un environnement favorable aux affaires et aux investissements afin que le marché africain dans son ensemble et les investissements africains soient compétitifs dans le monde », introduit-il. « Je reconnais aussi que nous avons beaucoup de marge de manœuvre et que nous devons nous améliorer pour attirer les investissements étrangers et créer des emplois pour les jeunes », s’engage-t-il. Le sujet à l’ordre du jour de cette rencontre préoccupe les pays africains surtout en ce qui concerne le développement de la chaîne industrielle et la valorisation de la valeur ajoutée des produits africains, note-t-il. A l’heure actuelle, indique le diplomate sénégalais, le volume des échanges entre la Chine et l’Afrique a atteint une très grande échelle. Ce pays est devenu aussi une source de capitaux très importante pour le continent, admet-il. A l’en croire, l’exemple chinois est très parlant et donne une orientation à tous les pays en développement de l'afrique. « Nous devons réfléchir à la manière de redévelopper notre industrie manufacturière et de l’intégrer dans le processus de développement industriel mondial. La tendance actuelle est un peu inquiétante, car nous sommes confrontés à des facteurs de plus en plus déstabilisants », s’inquiète Ibrahima Sory Sylla. Une croissance économique rapide en Afrique ne peut être atteinte sans une intégration économique complète, prévient le diplomate qui va en profiter pour mettre sur le tapis, la question de l’emploi des jeunes. « La moitié de la population africaine est jeune, et c’est une force très importante. C’est un problème très préoccupant pour les pays en termes de création d’emplois. Chaque gouvernement en Afrique est confronté à ce défi », révèle-t-il. Toute analyse faite, il convient en ce qui le concerne que la Chine, au regard de son parcours « est le partenaire le plus fiable et le plus sincère de l’Afrique » et qu’ensemble avec ce pays, le continent peut espérer atteindre ses objectifs■
Société 24 mars 2023


11e Conférence des directeurs des Systèmes d’information: Les acteurs du numérique mobilisés autour des chantiers et défis futurs
Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (Asin) a procédé, jeudi 23 mars, au lancement de la 11e conférence des directeurs des Systèmes d’information (Dsi) au palais des Congrès à Cotonou. Au cours de ces assises, les participants ont été entretenus sur les projets et programmes du gouvernement en 2023 ainsi que sur les défis à relever en vue d’une utilisation sécurisée des services digitaux.Réunis autour du thème « Des services digitaux sécurisés pour les citoyens », les directeurs des systèmes d’information (Dsi) des ministères et structures de l’Etat ont pris part, jeudi 23 mars, à la 11e conférence des Dsi à Cotonou. A la cérémonie de lancement des travaux, Marc-André Loko, directeur général de l'Agence nationale des Systèmes d'information et du numérique s'est réjoui de la mobilisation des directeurs des systèmes d'information à cette première rencontre de l'année 2023. Selon lui, ce rendez-vous périodique s'inscrit dans la vision du gouvernement de positionner le Bénin comme une référence en matière de services numériques sur le continent et de faire des technologies de l'information et de la communication un levier majeur du développement socio-économique du pays. A l’en croire, c’est pour ne pas laisser l'administration en marge de cette impulsion qu’elle est engagée depuis 2016 dans un vaste programme de réforme qui vise à optimiser son organisation, améliorer ses procédures et rationaliser ses ressources afin de doper son efficacité dans l'accomplissement de ses missions. Convaincu que les Dsi restent la cheville ouvrière de cette mutation, Marc-André Loko les a invités à jouer leur partition dans le cadre de la mise en œuvre des projets et programmes inscrits dans le Programme d'action du gouvernement 2021-2026. Il s'agit notamment de la mise en œuvre de l'administration intelligente, le développement des usages numériques dans tous les secteurs, le renforcement de la confiance numérique et la transformation numérique des collectivités locales. « C’est dans cette logique que les grands projets numériques à envergure nationale ont déjà vu le jour notamment les infrastructures socles dont l'écosystème est de plus en plus familier », a-t-il déclaré.

Un secteur en pleine mutation

Le directeur général de l’Asin salue les réalisations comme la data center nationale exploitée depuis 2022 par la Sbin avec des offres Cloud désormais disponibles ainsi que la plateforme nationale d'interopérabilité Xroad.bj qui ne cesse de s’enrichir en accueillant chaque mois de nouveaux membres, de nouveaux systèmes d'information et de nouveaux référentiels de bases de données. « Nous avons l'ambition, sous la supervision du Comité national d'interopérabilité, de faire en sorte que cette plateforme devienne également attractive pour les entreprises privées dès cette année », a-t-il poursuivi, en rappelant les mérites du portail national des services publics dont le succès n'est plus à démontrer. « Nous avons le défi de renforcer son framework avec d'autres partenaires estoniens et d'accompagner les bénéficiaires dans leurs besoins et demandes d'évolution des e-services pour favoriser plus leur adoption», a-t-il indiqué. Marc-André Loko, directeur général de l’Asin, annonce que plusieurs projets ambitieux seront livrés cette année 2023. Entre autres, il s’agit de la plateforme nationale des paiements électroniques, du projet de renforcement des structures centrales de gouvernance dont la convention certifiée a été signée en décembre 2022 et le recrutement technique de l'assistance technique engagé. « Cette phase se focalisera sur les structures décentralisées notamment dans les 77 communes et les 12 préfectures », a-t-il confié.

2023 : l’année des grands chantiers

Avec la Société béninoise des Infrastructures numériques (Sbin) et sous la supervision du ministère du Numérique et de la Digitalisation, cette année sera marquée, selon le directeur de l’Asin, par le lancement de la phase 2 du Projet de Développement des Infrastructures des Télécommunications et des Tic (Pdi2t) qui avait permis de déployer plus de 2 000 Km d'infrastructures en fibre optique sut toute l'étendue du territoire national. « Les travaux préparatoires sont achevés et dès le mois prochain démarre l'exécution de cette phase 2 appelée projet de développement des réseaux haut débit », a-t-il poursuivi. A l’en croire, les 18 prochains mois s’annoncent acharnés avec la mise en place de points de présence dans près d'une vingtaine de nouvelles communes et le déploiement de 7 000 km d'infrastructures de fibre optique. Engagés à œuvrer pour la réussite des projets avec l'appui et le support des directeurs des systèmes d'information sectoriels, les trois pôles de l'Asin à savoir les pôles infrastructures numériques, systèmes d'information et digitalisation ainsi que celui de la sécurité numérique seront actifs tout au long de cette année. « L'Asin s'est engagée à mettre les métiers au cœur des activités que nous menons, à renforcer et à élargir la gouvernance des projets afin d'impliquer davantage chaque partenaire, chaque ministère et chaque structure administrative pour favoriser ainsi une meilleure conduite du changement », a-t-il promis. C'est le lieu pour lui de rappeler l’importance de l’Intelligence artificielle et des mégadonnées à l’assistance. Pour lui, l'administration publique gère un certain nombre de données qui sont collectées auprès de différentes sources. Se félicitant de l’adoption par le gouvernement de la Stratégie nationale de l’Intelligence artificielle et des Mégadonnées en janvier dernier, il a rappelé l’importance du projet open data qui confirme la nécessité de faire de la data un enjeu important. A noter qu’avant la première communication de cette 11e rencontre des Dsi, Franscica Dossou Adikpéto, responsable de la Cellule de communication et marketing de l’économie numérique, a informé l’assistance de la tenue en mai prochain de la 2e édition du Salon de l’Entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle (Senia) qui se déroulera sur le thème : « Contenus locaux, nouveaux métiers et données ouvertes » ■
Société 24 mars 2023


Rapprochement des services publics des administrés: Cinq nouveaux centres communaux opérationnels
Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, a lancé les activités de cinq nouveaux centres communaux de services publics, portant à vingt le nombre total de centres qui accueillent les administrés un peu partout au Bénin. C’était ce mardi 21 mars à l’hôtel de ville de Lokossa en présence du représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, partenaire qui contribue à la réalisation des centres dans le cadre du Projet d’Appui à la réforme et à la modernisation de l’administration. Les centres communaux de Lokossa, Ouessè, Covè, Adjarra et Sèmè-Podji sont les nouvelles réalisations qui portent à vingt, les centres opérationnels complétant les nombreuses actions qu’initie le gouvernement pour donner corps à sa vision de rapprocher l’administration des administrés. Le centre communal de Lokossa, érigé dans l’enceinte de l’hôtel de ville, a servi de cadre au lancement symbolique des activités des nouveaux centres. Marquée par la coupure de ruban et la visite des installations techniques, la cérémonie a été l’occasion pour Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, de préciser les objectifs poursuivis à travers la mise en service des centres communaux. Par ces actions, indique-t-elle, le gouvernement entend donner « un coup d’accélérateur au processus de modernisation de l’Administration publique, tant au niveau central que décentralisé, afin d’accroître l’accès, la qualité et l’équité des services publics aux usagers ». Dispositif constitué des équipements tels que les bornes tactiles utilisant un point d’accès Wi-Fi longue portée avec abonnement et alimentés par l’énergie solaire photovoltaïque, un centre communal de service public, au dire de la ministre, permet aux usagers d’accéder facilement aux services dématérialisés. Lesquels usagers peuvent se faire aider par des points focaux, agents techniquement aguerris pour la manipulation des plateformes du système. Le dispositif est également équipé d’une enseigne lumineuse pour orienter les usagers à leur arrivée sur les lieux d’implantation et d’un écran de diffusion d’informations sur les prestations accessibles et les réformes en cours. La sécurité du centre est renforcée par une caméra de surveillance. Tout ceci a été mis en place au niveau du centre communal de Lokossa grâce au financement du budget national dans le cadre du Projet d’appui à la restructuration et à la modernisation de la Fonction publique (Parmfp). Les quatre autres centres mis en service, hier, sont réalisés sur le financement du Programme des Nations Unies pour le développement. Aouale Mohamed Abchir, représentant résident du Pnud au Bénin, réitère l’engagement de son institution qui ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Ce que fait le Pnud dans le cadre de la création des centres communaux de services publics remonte à 2021. Le Pnud entend continuer d’accompagner le gouvernement en ce que, selon Aouale Mohamed Abchir, les centres communaux de services publics facilitent l’accessibilité aux prestations de l’administration publique, accroissent la performance de celle-ci et participent de la lutte contre la corruption. Pour impacter l’ensemble des communes du Bénin, 57 centres communaux de services publics devront être construits en plus des vingt déjà opérationnels.

La bataille pour la fréquentation

Saluant le Pnud pour avoir été le premier partenaire à s’engager depuis le début aux côtés du Bénin mais aussi pour son soutien réitéré, Macaire Agbantè, le représentant du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, invite les administrés à ne pas décourager cet élan en s’appropriant les prestations en ligne. En décidant de consentir ces investissements, jure Macaire Agbantè, le gouvernement et son partenaire veulent faciliter la vie aux citoyens et aux fonctionnaires en particulier en les épargnant des frais liés aux déplacements et des risques inhérents à la circulation. L’appropriation des centres communaux préoccupe particulièrement le ministère de l’Economie qui met en jeu un programme spécial à réaliser au profit de la commune qui sera créditée du meilleur taux de fréquentation au moment des évaluations. Mieux, Macaire Agbantè informe que le Pnud ne sera plus le seul Ptf sur la réalisation des centres communaux. La Banque mondiale s’est annoncée, à en croire le représentant du Mef. Relativement à la fréquentation des centres déjà opérationnels, les statistiques font état de ce qu’avant leur mise en service officielle, les cinq nouveaux centres ont déjà accueilli plus de 300 usagers avec un taux de satisfaction d’environ 91%. Pour ce qui concerne les anciens centres, le rapport établi, à fin février 2023, fait état d’une moyenne mensuelle d’environ 600 usagers reçus avec un taux moyen de satisfaction de plus de 75 % et 2 784 demandes d’informations et de requêtes formulées par les usagers et traitées à plus de 95 % par les services techniques du département ministériel. Les quinze anciens sont les centres communaux de services publics d’Adjohoun, Allada, Aplahoué, Bassila, Bembèrèkè, Dassa-Zoumè, Djidja, Djougou, Kandi, Malanville, Nikki, Ouidah, Péhunco, Pobè et Tanguiéta. Il faut rappeler que les maires et les secrétaires exécutifs de mairie ainsi que le préfet du Mono qui ont répondu à l’invitation de la Mtfp ont reçu la mission de veiller au bon fonctionnement des centres en vue de la durabilité des équipements ■
Société 22 mars 2023


Campagne sur la promotion du civisme fiscal: Une forte mobilisation des ressources intérieures envisagée
Les recettes fiscales et parafiscales représentent pour l’administration fiscale béninoise, un enjeu très important au regard de leur contribution dans le financement des actions publiques. A juste titre, la Direction générale des Impôts a lancé une campagne de sensibilisation, de trois mois, sur la promotion du civisme fiscal, ce mardi 21 mars à Cotonou.Qui paie ses impôts, bâtit son pays. C’est pour susciter davantage la contribution de tous à l’œuvre de construction de l’édifice Bénin, que la Direction générale des Impôts s’engage à promouvoir et renforcer le niveau de civisme fiscal au Bénin. « Sur une période de trois mois, il s’agira précisément de déployer toute une battérie d’actions de communication et de sensibilisation permettant d’entrer en contact avec les différentes catégories de contribuables, de leur expliquer le rôle de la fiscalité dans une société comme la nôtre et de leur montrer l’importance de s’acquitter volontairement de leurs obligations fiscales», a déclaré Nicolas Yenoussi, directeur général des Impôts (Dgi). A l’en croire, la tendance est de créer toutes les conditions adéquates favorisant la conformité volontaire. Car, l’époque des administrations fiscales gendarmes est révolue. S’il est vrai que chacun a des obligations fiscales, souligne le Dgi, il est aussi crucial que l’administration joue convenablement son rôle en veillant à faciliter l’accomplissement de ces obligations, ce à quoi s’attèle sa direction en simplifiant et en facilitant les procédures aux citoyens. « Nous travaillons au respect des droits de tous les contribuables notamment le droit à l’information fiscale. L’administration se doit de vous informer non seulement des démarches à suivre pour accomplir vos obligations fiscales mais aussi des facilités qui vous sont offertes dans ce sens », a expliqué Nicolas Yenoussi. A cette cause de promotion et de renforcement du niveau de civisme fiscal au Bénin, toutes les couches sont associées, à savoir politiques, religieuses, économiques et sociales. «C’est un devoir de sensibiliser, d’informer les gens afin qu’ils payent leurs impôts. Que les citoyens comprennent que si l’on est exigeant par rapport aux services essentiels de base, qu’il faut aussi contribuer à renflouer les caisses de l’Etat. Nous profiterons des occasions qui s’offrent à nous, d’être en contact avec nos militants pour les exhorter, chacun, à payer…». Tel est l’engagement pris par Paul Hounkpè, secrétaire exécutif du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).

Transition fiscale

En effet, le Bénin est un pays à ressources essentiellement fiscales et face aux différentes charges régaliennes, l’importance de payer les impôts et taxes n’est plus à démontrer, selon Nicolas Yenoussi, surtout à l’heure où l’on parle de la transition fiscale, le mouvement économique qui fait que les recettes de porte de fiscalité à savoir de la douane, vont baisser au profit des recettes de fiscalité intérieure. Un mouvement irréversible et les administrations fiscales sont tenus à ce rendez-vous. Et c’est également l’un des enjeux de cette campagne de sensibilisation. Au dire de Martin Pericard, directeur adjoint de l’Agence française de développement qui appuie la Dgi dans cette initiative, la mobilisation des ressources intérieures dans les pays en développement comme le Bénin, représente la première source publique de financement du développement, estimée à environ 80 % des ressources des Etats, bien avant l’aide publique au développement. Martin Pericard indique que le projet Mobilisation de ressources intérieures de la Direction générale des impôts vise à doter le Bénin d’une capacité additionnelle, à dégager suffisamment de recettes publiques afin de poursuivre la fourniture de biens publics indispensable à une croissance forte et durable. Car, à l’en croire, le gouvernement du Bénin met en œuvre un programme ambitieux avec des orientations hautement sociales et une accélération des investissements publics, induisant de fait, une augmentation des dépenses publiques. « Face à cette augmentation attendue des dépenses, la mobilisation des ressources intérieures est devenue la priorité première et la pierre angulaire du programme économique, financier que le Bénin a conclu avec le Fmi l’année dernière. Mais l’une des causes principales qui rendent difficile l’atteinte de cet objectif reste l’incivisme fiscal, qui se manifeste à travers l’ignorance de l’importance de l’impôt par une frange de la population, la démotivation des assujettis et le manque de redevabilité », fait savoir le directeur adjoint de l’Afd. Le déficit d’informations sera comblé au cours de la campagne de sensibilisation en vue de la poursuite de l’œuvre de transformation structurelle de l’économie et de l’accélération du développement économique et social du Bénin. « Le citoyen, c’est celui qui participe de son plein gré à la vie de la cité. Il partage avec les concitoyens le pouvoir de faire la loi. Le pouvoir d’élire et le cas échéant d’être élu. Si tu fais la loi, il est normal que tu lui obéisses. Ça s’appelle le civisme. Et si tout le monde s’arrangeait pour ne plus payer d’impôts, il n’y aurait plus de gendarmes. Il n’y aurait plus de policiers, ni d’hôpitaux, ni d’éboueurs, ni d’éclairage public, parce qu’il faut de l’argent à l’Etat ou à la ville pour entretenir tous ces services ». C’est par cet extrait de l’ouvrage ‘’La République expliquée à ma fille’’ du Français Régis Debray, que le directeur général des Impôts en appelle à une prise de conscience sur l’importance des impôts.
Economie 22 mars 2023


Politiques d’aménagement du territoire: Le Bénin se démarque dans l’espace Uemoa
Lors de la réunion des directeurs en charge de l’Aménagement du Territoire des pays de l’Uemoa du 14 au 17 mars 2023 à Ouagadougou, le Bénin a fait bonne impression. Les progrès enregistrés en matière d’aménagement du territoire ont été salués à cette occasion.Avec une loi-cadre adoptée depuis 2016, un Agenda spatial actualisé et de nombreux outils, le Bénin est l’un des pays les plus avancés dans la sous-région en matière de politiques d’aménagement du territoire. Edmond Odidi, directeur général de l’Agence nationale d’Aménagement du Territoire Anat-Bénin, a partagé avec ses pairs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) les progrès du Bénin. « Nous avons conçu un guide d’élaboration puis celui d’approbation du Schéma directeur d’aménagement communal (Sdac). En conséquence, plus de 60 % des communes se sont dotées de leur schéma directeur. En matière de développement de l’économie des territoires, le Bénin a conçu et mis en œuvre au profit des collectivités locales, des outils comme les systèmes productifs locaux (Spl) et les Points d’attractivité et de Compétitivité des Territoires (Pacte)», a déclaré Edmond Odidi. L’Agenda spatial est en effet un document de référence intersectorielle qui projette le développement spatial du pays à travers des pôles régionaux portés par des villes motrices et des territoires aux vocations économiques spécifiques. Ledit document a été actualisé pour prendre en compte les orientations du Schéma de développement de l’espace régional (Sder 2021-2040) et des Objectifs du développement durable (Odd). Beaucoup de pays de l’Uemoa n’ont pas encore atteint ce niveau. Pendant ce temps, le Sénégal et le Bénin ont une longueur d’avance sur les autres pays de l’Uemoa. Autant certains pays s’intéressent aux outils du Bénin, autant le pays voudrait aussi implémenter par exemple, le visa de localisation du Sénégal ou la police de l’aménagement du territoire du Burkina Faso. «Nous avons beaucoup à faire. Au niveau des ministères sectoriels, l’aménagement du territoire doit nécessairement être intégré aux investissements, mais nous espérons que la mise sur pied de l’organe national d’orientation qu’est le Conseil supérieur de l’Aménagement du Territoire (Csat) constituera un tournant décisif pour tous les acteurs », a-t-il précisé. Adoptée en 2020 par le Conseil des ministres de l’Uemoa, cette rencontre annuelle a été consacrée cette année non seulement au suivi des politiques nationales d’Aménagement du territoire, mais aussi au bilan à mi-parcours de la feuille de route pour l’opérationnalisation du Schéma de développement de l’espace régional. Société 21 mars 2023


Affrontement entre éleveurs transhumants et paysans: Plusieurs morts enregistrés à Soclogbo
Triste nouvelle dans la matinée d’hier, lundi 20 mars, dans la commune de Dassa-Zoumé, précisément à Soclogbo. Des éleveurs transhumants ont exécuté un jeune paysan sans aucune raison apparente. Ce crime a conduit à un affrontement meurtrier hier entre les deux parties.Le drame qui s’est produit hier a mis en état de choc les habitants de Soclogbo qui, visiblement ne s’y attendaient. Des éleveurs ont charcuté un jeune homme à mort. La scène macabre s’est déroulée dans un champ non loin du village, juste à environ un kilomètre des habitations. Selon les témoignages des habitants de cette localité, le jeune homme était dans son champ en train de travailler quand un petit groupe de transhumants débarque et le surprend dans sa quiétude. Ils l'auraient charcuté à mort et c'est sa femme qui n’était pas loin de la scène du crime qui a dû fuir pour aller alerter le village. Tout en sueur, la jeune dame raconte aux parents que son mari était dans son champ quand ses agresseurs sortis de nulle part ont commencé à lui asséner de violents coups de coupe-coupe. Et qu’elle ne sait s’il est encore en vie. A ces mots, c’était l’émoi dans le village. L’alerte est donnée pour aller en urgence au secours de la victime. C’est ainsi que les parents alertés, accourent sur les lieux et découvrent avec stupéfaction l’horreur. Le jeune homme gît dans une mare de sang, les yeux révulsés. Il ne respirait plus. Ses parents font le constat qu’il vient d’être tué par des transhumants qui traversaient son champ. Une chasse à l’homme est déclenchée. La foule se met sur les traces des meurtriers qui n’étaient pas encore loin du lieu du drame. Cette course-poursuite se solde malheureusement par des morts dans les rangs des transhumants et plusieurs blessés. Des animaux de ces transhumants sont aussi tués. La police s’est déployée sur les lieux pour maitriser la situation. Société 21 mars 2023


688 - 1554