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Les travaux de la plateforme agroalimentaire constituée d'un marché physique de gros, d'un abattoir et des bâtiments techniques et administratifs dans le Grand Nokoué à Abomey-Calavi ont été lancés en janvier 2021. Ce pôle agroalimentaire est composé de deux entrepôts frigorifiques à température positive de 99 000 m² chacun, intégrant des locaux spécialisés notamment la boucherie et les poissonneries, des locaux techniques et des sanitaires. Selon les prévisions, l’infrastructure comporte aussi six zones de produits vivriers constituées de deux bâtiments vrac « Case » et quatre bâtiments « Carreaux » intégrant les locaux techniques et sanitaires.
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Le chef de l'Etat appréciant le niveau d'avancement...[/caption]
Le pôle agroalimentaire et l’abattoir constituent, selon le gouvernement, des solutions partielles à la restructuration de l'offre marchande et commerciale concernant le marché Dantokpa». Ce pôle va récupérer le marché de gros de Dantokpa, dans une logique plus moderne, avec une logistique innovante dans la sous-région ouest-africaine.
La cérémonie de mise en service officielle de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma a connu la présence de plusieurs autorités du ministère de l’Agriculture, du département de l’Atacora et de la commune de Kouandé, de l’équipe du ProAgri4 ainsi que des différents projets du Secteur Vert de la Giz au Bénin.
Dans son discours d’inauguration, Françoise Comlan
Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture a déclaré que la construction de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma témoigne de l’effectivité de l’émergence de la filière soja au Bénin. Elle ajoute que le
ProAgri4 partenaire de longue date du secteur agricole béninois, fait bien de choisir le mois de mars pour manifester son soutien à la cause féminine, car dit-elle, il s’agit d’un « cas palpable de women empowerment?».
«?Je suis convaincue que ce bâtiment augure d’un bel avenir pour la chaîne de valeur fromage de soja pour la commune de Kouandé et fera cas d’école pour d’autres localités du Bénin?», a-t-elle ajouté.
Yao Ydo[/caption]
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Urbain Amégbédji[/caption]
Le troisième axe est la réduction du quantum horaire. Les apprenants ont du mal aujourd’hui à se concentrer pendant une heure de cours en classe. Pourtant, il y a des cours d’une heure et plus dans les écoles et universités. L’Unesco a engagé des réflexions pour qu’il y ait des matières de 30 ou 40 min. Le Bénin est aussi dans cette dynamique et fait un gros effort dans ce sens. A ce sujet, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, donne l’exemple des universités publiques qui ont réduit les quantums horaires de plusieurs cours.
S’associer dans l'effort de développement pour une coopération porteuse[/caption]
La troisième raison, c’est qu’en dehors des mécanismes de coopération, du renforcement des capacités de production de quinze pays africains, la construction de plus de vingt parcs industriels avec plus de 3500 entreprises et plus de 56 milliards de dollars américains investis, le secteur privé chinois se dit prêt à mettre davantage la main à la poche pour aider l’Afrique à concrétiser ses ambitions. Mais pour y arriver, le pays de Xi Jinping attend de ses vis-à-vis plus de motivations et d’engagement. Au cours des interventions qui se sont enchainées tout au long de cette session, plusieurs entrepreneurs et industriels chinois ont indexé l’instabilité politique, le non-respect des clauses contractuelles et les changements de régime comme handicaps pour des investissements à longue durée sur le continent. Or, ont-ils déploré, les contrats conclus généralement pour une durée de trois ans ne permettent pas aux Chinois de miser gros. Ils en ont donc appelé à une révision des mécanismes en cours pour une contractualisation sur la durée. « Compte tenu du double problème de dette et de développement auquel est confrontée l’Afrique, nous devons étendre de nouveaux modèles de coopération tels que le partenariat public-privé, la franchise et l’intégration de l’investissement… promouvoir des projets d’investissement et de financement continus, fournir une chaîne de capital stable et des liquidités suffisantes », a enfin plaidé Peng Wu.
Attirer les investissements
Porte-voix de ses pairs et donc du continent à cette tribune, l’ambassadeur du Sénégal près la République populaire de Chine, Ibrahima Sory Sylla, a, à l’occasion, renouvelé l’engagement des Etats africains à œuvrer pour l’atteinte des objectifs communs. « En tant que gouvernements africains, il est de notre responsabilité de créer un environnement favorable aux affaires et aux investissements afin que le marché africain dans son ensemble et les investissements africains soient compétitifs dans le monde », introduit-il. « Je reconnais aussi que nous avons beaucoup de marge de manœuvre et que nous devons nous améliorer pour attirer les investissements étrangers et créer des emplois pour les jeunes », s’engage-t-il.
Le sujet à l’ordre du jour de cette rencontre préoccupe les pays africains surtout en ce qui concerne le développement de la chaîne industrielle et la valorisation de la valeur ajoutée des produits africains, note-t-il. A l’heure actuelle, indique le diplomate sénégalais, le volume des échanges entre la Chine et l’Afrique a atteint une très grande échelle. Ce pays est devenu aussi une source de capitaux très importante pour le continent, admet-il. A l’en croire, l’exemple chinois est très parlant et donne une orientation à tous les pays en développement de l'afrique. « Nous devons réfléchir à la manière de redévelopper notre industrie manufacturière et de l’intégrer dans le processus de développement industriel mondial. La tendance actuelle est un peu inquiétante, car nous sommes confrontés à des facteurs de plus en plus déstabilisants », s’inquiète Ibrahima Sory Sylla.
Une croissance économique rapide en Afrique ne peut être atteinte sans une intégration économique complète, prévient le diplomate qui va en profiter pour mettre sur le tapis, la question de l’emploi des jeunes. « La moitié de la population africaine est jeune, et c’est une force très importante. C’est un problème très préoccupant pour les pays en termes de création d’emplois. Chaque gouvernement en Afrique est confronté à ce défi », révèle-t-il. Toute analyse faite, il convient en ce qui le concerne que la Chine, au regard de son parcours « est le partenaire le plus fiable et le plus sincère de l’Afrique » et qu’ensemble avec ce pays, le continent peut espérer atteindre ses objectifs■
Société
24 mars 2023