La Nation Bénin...



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Nouvelles

Organisation et fonctionnement du Parlement: Les députés de la 9e législature en retraite d’imprégnation
Une retraite de trois jours d'imprégnation et d'immersion sur l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire est organisée au profit des 109 députés de la neuvième législature. Elle se tient grâce à l'appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).Présenter aux députés de la 9e législature l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire, ses services, ainsi que les procédures et pratiques parlementaires. Telle est la motivation d’une retraite d'imprégnation et d'immersion qui se tient, depuis ce lundi 13 mars, pour finir demain. Les travaux réunissent des élus et cadres de l'administration parlementaire autour de 16 thématiques. Ils s’inscrivent dans une tradition au Parlement qui veut que les nouveaux députés, en début de chaque législature, soient aguerris sur tous les contours de la mission parlementaire. Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, qui a officiellement lancé les assises, cette retraite d'imprégnation et d'immersion en début de législature offre de nombreux avantages aux parlementaires notamment en favorisant la collaboration et la cohésion, en renforçant la compréhension des enjeux clés, en suscitant des pistes de formation et de conseils, en établissant une vision partagée et en encourageant l'innovation et la créativité. Cette rencontre, estime-t-il, « donne l'occasion d’ouvrir des perspectives sur notre mission en tant que parlementaires, en vue de l’améliorer, de partager nos expériences et d'apprendre les uns des autres ». Louis Vlavonou remercie le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) qui appuie le Parlement dans le cadre de l’organisation de cette retraite à travers le Projet d'Appui au Renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (Parcpoge). Pour le représentant résident du Pnud au Bénin, Mohamed Bechir, l’Assemblée nationale du Bénin reste un partenaire privilégié pour son institution. Le Pnud continuera de l'accompagner dans le processus de consolidation de la démocratie et des objectifs de développement durable au Bénin, assure le fonctionnaire onusien. Actualités 14 mars 2023


Journée internationale des droits des femmes : Bolloré Africa Logistics au Bénin se mobilise
A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, L’Amicale des femmes de Bolloré Africa Logistics au Bénin, a fait don le 04 mars 2023, de six fauteuils roulants neufs, de plus d’une vingtaine de tricycles adaptés aux personnes en situation de handicap, de cannes anglaises et de béquilles axillaires à l’Ong Angeles de la Tierra. Avec ces dons, l’association ambitionne de faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite, qu’elle suit. Le coût total de ces dons est évalué à plus de cinq millions (5 000 000) de francs Cfa. Pour l’entreprise, la journée internationale des droits de la femme est l’occasion de renforcer les engagements de ses collaboratrices, à travers L’Amicale des Femmes, pour apporter des actions concrètes et solidaires en faveur du développement social. « Le 08 mars est réputé dans le monde entier pour être une journée de manifestations diverses pour les droits des femmes. Nous, les femmes exerçant au sein des filiales de Bolloré Africa Logistics au Bénin, saisissons chaque année l’occasion de cette journée pour apporter notre soutien à l’amélioration des conditions de vie de ceux qui nous entourent », souligne Nadine Acacha, déléguée commerciale à Bolloré Africa Logistics. A travers sa charte dédiée à la diversité, Bolloré Africa Logistics au Bénin fait de l’égalité hommes-femmes un des enjeux prioritaires de sa politique des Ressources Humaines. Au quotidien, l’entreprise s’attache à promouvoir les femmes à toutes les échelles de son organisation et tend à augmenter leur part, en leur confiant autant que possible des emplois traditionnellement occupés par des hommes. Aujourd’hui, elles représentent plus de 30 % de ses effectifs.   À propos de Bollore Africa Logistics au Bénin Bolloré Africa Logistics au Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Africa Logistics au Bénin multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 4 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Africa Logistics au Bénin investit sur le long terme au Bénin. www.bolloreafricalogistics.com Société 13 mars 2023


Encadrement technique des Guépards du Bénin: Rohr justifie sa liste contre le Rwanda
L’objectif de Gernot Rohr, nouveau sélectionneur des Guépards, c’est de qualifier le Bénin pour le mondial 2026. Il l’a fait savoir, vendredi 10 mars dernier, lors d’une conférence de presse où il a rendu publique sa liste pour la double confrontation contre le Rwanda. Face aux hommes des médias, vendredi 10 mars dernier, Gernot Rohr, nouveau sélectionneur des Guépards, a dévoilé son objectif avec le Bénin pour les trois prochaines années avant de dévoiler sa liste pour la double confrontation contre le Rwanda. Entre l’ambition de faire qualifier le Bénin pour la Coupe du monde 2026 et la volonté de finir les éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2023 en beauté, le technicien franco-allemand compte tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne pour bâtir une équipe compétitive. C’est pourquoi, pour les deux prochaines journées des éliminatoires contre le Rwanda, Gernot Rohr a fait appel à 25 joueurs dont les cadres comme Stéphane Sèssègon, Khaled Adénon et Steve Mounié mais aussi les jeunes comme les Guépardeaux juniors Dodo Dokou, Imourane Hassane et autres, quart de finalistes de la Can U20-Egypte 2023. Face aux préoccupations des journalistes sur ses choix, il se justifie. « Nous ne pouvons pas lancer rien que les jeunes maintenant », a-t-il fait remarquer. Il croit à un passage de témoin progressif entre l’ancienne et la nouvelle génération. « Au Nigeria, les Mikel Obi, Victor Moses et autres ont laissé progressivement la place aux plus jeunes comme Victor Osimhen », a-t-il justifié. Pour lui, à 38 ans, à défaut d’être titulaire, le capitaine Stéphane Sèssègnon peut beaucoup apporter en termes d’expérience aux jeunes. « Son rôle est plus en dehors du terrain, car c’est un cadre important qui sera là pour encadrer les plus jeunes », a-t-il ajouté. Il n’est pas question pour Gernot Rohr de faire impasse sur la Can Côte d’Ivoire 2023. « Tout est encore possible pour la Can 2023 mais l’objectif de la fédération et du ministère, c’est de qualifier le Bénin pour la Coupe du monde 2026. C’est aussi notre ambition», a-t-il souligné, conscient que le Bénin part avec beaucoup de retard. Selon l’ancien sélectionneur des Super Eagles, il faut y croire jusqu’au bout. « Si on gagne le prochain match, tout reste ouvert », ajoute-t-il avec la forte conviction qu’on a besoin de rêver grand pour réaliser des prouesses en football. Et pour y arriver, Gernot Rohr veut faire avec le potentiel offensif en présence et les jeunes joueurs comme Dodo Dokou Imourane Hassane qui ont fait belle impression à la Coupe d’Afrique des Nations U20-Egypte 2023. « On va les lancer et leur donner leur chance », confie-t-il. Pour le nouveau sélectionneur, les joueurs sont conscients que c’est un nouveau départ. « J’ai échangé avec la plupart des joueurs de la sélection nationale et ils sont prêts et motivés pour le nouveau projet », rassure-t-il.

Un staff étoffé

Sans dévoiler tous les termes de son contrat avec le Bénin, Gernot Rohr invite le public sportif à croire en sa parole. « Je n’ai rien signé pour le moment. Ma parole vaut plus que ma signature », a déclaré Gernot Rohr qui dit avoir trouvé un accord de 3 ans avec les autorités béninoises à Paris. En dehors de Moussa Latoundji qui fera office de sélectionneur adjoint, Gernot Rohr pense travailler avec un staff étoffé notamment avec Nabil Trabelsi, qui avait été son assistant quand il était à la tête du Nigeria. « Il y aura aussi un ostéopathe et un préparateur physique qui étaient avec moi depuis le Gabon, un analyste vidéo et aussi un entraîneur des gardiens qu’on m’a demandé d’emmener avec moi », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Gernot Rohr compte poursuivre avec l’ancien staff médical. « On m’a dit beaucoup de bien du staff médical en place et il n’y a pas de raison de changer », a-t-il fait savoir. Acculé par les journalistes sur son salaire, le Franco-Allemand fait cette mise au point : « Ici au Bénin, je gagnerai la moitié de ce que je gagnais au Nigeria parce que je ne viens pas pour l'argent. Il faut être raisonnable, humble et je veux donner l'exemple moi-même», a-t-il conclu.
Sports 13 mars 2023


Célébration de la femme à la Fececam-Bénin: Des engagements pour la promotion du genre grâce à la digitalisation
La commémoration de la Journée internationale des droits de la femme, a été, samedi 11 mars dernier à Parakou, des moments de grandes retrouvailles pour le personnel féminin du Réseau Fececam-Bénin. « Le digital à la Fececam-Bénin : une réalité et un excellent moyen d’intégration de l’approche égalité femme-homme », tel est le sujet de réflexion du panel animé à cette occasion.Créé depuis 1977, que de chemin parcouru et de résultats obtenus par le Réseau Fececam-Bénin, grâce également à l’approche genre ! D’où l’organisation, samedi 11 mars dernier à Parakou, de ces grandes retrouvailles au profit de son personnel féminin, dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme. Au-delà de son caractère festif, cette rencontre a été celle d’une retraite et de remise en cause avec comme point d’honneur, un engagement réaffirmé de continuer à accorder une grande attention à la promotion des droits de la femme au sein du réseau. A cela s’ajoute celui pris par les femmes présentes de se rendre disponibles pour accompagner le processus de la digitalisation complète en cours au niveau de leur structure considérée comme la reine de la microfinance au Bénin. « Cet événement intervient dans un contexte mondial marqué par l’imposition spectaculaire des technologies de l’information et la communication, avec un écart considérable entre les sexes en matière d’accès au numérique, empêchant la grande majorité des femmes et des filles de jouir pleinement des avantages des innovations technologiques », a précisé le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, procédant à l’ouverture des festivités. Cet écart dénommé fracture numérique a pour conséquence, a-t-il déploré, l’augmentation des inégalités socio-économiques au détriment de la gent féminine, une entrave au développement d’un pays. « La commémoration de cette journée nous donne de plus en plus l’occasion de dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à plus de changements, puis de célébrer les actes de courage et d’abnégation accomplis par certaines femmes dans l’histoire de leur pays, de leurs communautés et de leurs entreprises comme la Fececam », fait observer le directeur général du réseau, Clément N’Koupin Yadonta. « Le thème de cette année vise à souligner combien les nouvelles technologies sont aujourd’hui essentielles pour l’égalité des sexes, l’émancipation des femmes, la pleine jouissance de leurs droits humains et l’éradication de la pauvreté », poursuit-il. Il met, selon lui, également l’accent sur les moyens modernes et digitaux, pour accélérer les programmes de développement durable à l’horizon 2030. A travers le sujet de réflexion retenu pour le panel animé par Christian Gnancadja, le directeur général du réseau a perçu trois points de responsabilité. Le premier, c’est la transformation digitale de la Fececam comme vecteur essentiel de la facilitation de l’accès aux services financiers surtout pour les femmes en milieu rural. Quant au deuxième point, il concerne les politiques et pratiques vertueuses dans le domaine du numérique et qui favorisent l’éducation, la formation et la promotion des femmes à des postes de décisions. Enfin, le troisième point porte sur le rôle d’inducteur de la croissance pour toutes et pour tous.

Un moyen d’intégration

Cette commémoration, a rappelé la présidente du comité d’organisation, Mouibatou Aboudou Gado, vise à créer un creuset puis à favoriser une unité d’actions entre les femmes du réseau. Il s’agit également de promouvoir le leadership au sein de ces femmes et de faire le bilan des progrès réalisés grâce à leur implication. Selon elle, la présente commémoration offre également l’occasion aux femmes d’exprimer leur reconnaissance au directeur général du réseau qui s’apprête à faire valoir ses droits à la retraite. Ce dernier les aura agréablement marquées, en les manageant afin qu’elles puissent donner le meilleur d’elles-mêmes. En témoignent, insiste-t-elle, la nomination de deux de leurs collègues au Codir, et celle de plus d’une dizaine d’autres comme chefs d’agence et gestionnaires de budget. Les femmes ont eu droit aux mots d’exhortation des responsables du Fonds national de la micro-finance et du Consortium Alafia, l’Association professionnelle des services financiers décentralisés. A leurs côtés, elles avaient également leurs collègues hommes venus les soutenir. En marge de cette célébration, la ville de Parakou a vibré, vendredi 10 mars, au rythme de la caravane organisée dans le cadre de la promotion du nouveau produit de la Fececam-Bénin, Danaya cash.
Société 13 mars 2023


JIF 2023: 32 groupements de femmes de l’Ouémé/Plateau appuyés
Des femmes productrices et transformatrices de produits agricoles et autres de l’Ouémé et du Plateau ont reçu, mercredi 8 mars dernier, d’importants dons d’équipements de travail pour mieux avancer dans leurs activités économiques.Jour de joie, mercredi 8 mars dernier, pour 32 groupements de femmes productrices et transformatrices de produits agricoles des départements de l’Ouémé et du Plateau. Ils ont été gratifiés d’un lot de matériel de travail notamment de maraichage, de mareyage et de transformation de produits agricoles dont le manioc et autres. Les dons sont composés entre autres de rappeuse motorisée ; de marmites, de bassines, de batteuse vanneuse, d’arrosoirs, de kits d’irrigation, de pèse, de poêles, de fûts plastiques, de presse manioc, d’extracteurs et de kits d’étuvage. Tout l’appui a coûté la somme de cinq millions F Cfa aux donateurs, les Ong Secours populaire Bénin (Spb) et Miwadagbé. Les dons ont été effectifs grâce aux cotisations directes des membres des deux associations soucieuses de l’autonomisation de la gent féminine, a précisé la présidente de l’Ong Spb, Carmen Gaba. Selon elle, les deux Ong, à travers cette action, entendent célébrer autrement les femmes productrices des deux départements dans le cadre de l’édition 2023 de la Journée internationale des droits de la femme (Jif). Carmen Gaba félicite ces groupements de femmes bénéficiaires soigneusement sélectionnés par les Agences territoriales du développement agricole (Atda) sur le terrain pour les efforts de leur autonomisation visant à l’atteinte des Objectifs du développement durable (Odd) surtout ceux n°2, 5 et 8 en lien avec le Programme d’action du gouvernement (Pag). La directrice exécutive de l’Ong Spb, Marie Reine Odounlami Fagbohoun, pour sa part, a rappelé la mission de l’association qui œuvre pour la promotion des droits de la femme et de l’enfant. Elle salue la célébration de la Jif qui offre l’occasion de réfléchir aux défis des Odd surtout en son point n°5 relatif à l’égalité de sexe et autonomisation des femmes et des filles.

Odd et Pag

Solange Odjo, directrice départementale en charge des Affaires sociales de l’Ouémé, représentant le ministre, a fait d’une pierre deux coups en informant les femmes des nombreux projets mis en œuvre en leur faveur dans le Pag. Elle a sensibilisé les 32 groupements féminins pour une bonne utilisation des réseaux sociaux pour la promotion de leurs produits et améliorer leurs chiffres d’affaires. Le représentant du préfet de l’Ouémé, Jules Houngbo, a abondé dans le même sens que la directrice départementale en charge des Affaires sociales de l’Ouémé pour dire que le numérique offre une mine d’avantages pour le développement de leurs activités économiques. Une communication a été présentée aux femmes sur le thème de cette journée et l’importance de la digitalisation. . Victor Ahidédji, représentant le maire d’Adjarra, salue aussi ce regard d’amour des deux Ong. Selon lui, les productions agricoles et animales apparaissent comme des solutions aux problèmes de sous-emploi des femmes. Nathalie Gnonlonfoun, au nom des bénéficiaires, promet de faire un bon usage des dons reçus et d’en tirer un meilleur profit.
Actualités 13 mars 2023


Bénin : Le bureau de l’Assemblée nationale est conforme à la Constitution
Le recours du parti Les Démocrates contre la configuration du bureau de l’Assemblée nationale n’a pas prospéré. Dans sa décision DCC 23-083, la Cour Constitutionnelle a jugé que la configuration politique « majorité/minorité » de l’Assemblée nationale n’a pas été violé. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/03/DCC23-083-du-09-mars-2023.pdf" title="DCC23-083 du 09 mars 2023"] Actualités 11 mars 2023


« Humeurs d’artistes »: Plongée au cœur des mots et lettres
Les soirées poétiques jadis organisées et qui avaient disparu de la scène artistique signent leur retour à travers « Humeurs d’artistes » que porte Laboratorio arts contemporains. Un premier numéro est déjà passé et le deuxième s’annonce plus dense et tout en poésie. Jasmin Guézo et Myrtille Akofa pour leurs voix, sinon leurs plumes. Valdo Idaël et sa bande pour l’accompagnement sur scène. Casting parfait d’un soir pour une plongée dans les lettres poétiques que l’on n’entend plus depuis un moment. « La soirée m’a rendu amoureux de qui ou de quoi je ne sais pas. Tout compte fait, je sais que je suis amoureux. Je n’avais plus envie de rentrer chez moi, surtout quand le pianiste jouait en fond sonore alors que les poètes avec leurs voix fines et imposantes nous hypnotisaient avec des mots séduisants, envoûtants et excitants ». Elogieux témoignage d’un spectateur dont les mots suffisent à décrire l’état d’âme de ces dizaines de personnes qui ont effectué, il y a quelques jours, le déplacement du Bamboo Numerik pour être les témoins de « Humeurs d’artistes ». Conçue et pensée par Laboratorio arts contemporains, cette plateforme d’expression artistique reprend ses droits pour célébrer cette fois-ci la poésie. « La poésie reste et demeure silencieuse dans les livres. Une nouvelle génération de poètes nait, continue de porter le souffle poétique, mais n’a pas de répondant, pas de lecteur, pas d’écoute », déplore Jérôme-Michel Tossavi qui, il y a quelques années, rêvait d’un Bénin, capitale de la poésie mondiale. Il faut définir une tribune à la poésie pour que les artistes s’expriment autrement, suggère-t-il. « Humeurs d’artistes» sera désormais la tribune expérimentale exclusivement dédiée à la poésie et aux arts connexes. A peine le projet a-t-il déroulé sa première soirée que le public s’est annoncé et en demande encore. Conséquence, les organisateurs veulent le fidéliser et l’agrandir. Après ce premier rendez-vous, date est prise pour le 24 mars prochain. Il sera question de poésie, mais aussi de femme, mois de la femme oblige. Le projet est appelé à un meilleur avenir pour porter haut la poésie qui se meurt. Plus qu’un vœu, c’est un engagement que prend la directrice exécutive de Laboratorio, Noudeou Noëlie Houngnihin. Elle veut conjuguer au passé le manque d’espaces de dialogue pour les artistes qui, pour elle, semblent isolés, hors de la société. « On a besoin de les écouter », insiste-t-elle. Et comme Laboratorio a inscrit « l’humain au cœur de la question artistique », elle engage son équipe et son expertise pour aider les artistes, les poètes surtout à travers des tribunes aux formats légers, à dire « ce qui les tourmente et ce qui les réjouit pour extirper de la société les maux qui la minent». Après le 24 mars, le prochain rendez-vous de cette initiative qui se veut mensuelle est pour le 9 avril. A cette occasion, les artistes béninois invités seront rejoints par des artistes cubains en résidence pour dire et chanter les lettres, la beauté du verbe et le son du langage poétique■ Culture 10 mars 2023


Diplomatie: Mohamed Bazoum à Cotonou lundi
Le président du Niger sera en visite à Cotonou les lundi et mardi prochains. L’économie, la sécurité et les transports sont les principaux points qui meubleront les échanges lors de son séjour. Un hôte de marque au palais de la Marina, lundi prochain. Mohamed Bazoum sera reçu par son homologue Patrice Talon dans la matinée. Ce sera alors le début du séjour du président nigérien à Cotonou. Selon les sources diplomatiques, les discussions au cours de ce séjour se dérouleront autour de trois centres d’intérêts que sont la sécurité, l’économie et les transports. Il est ainsi annoncé qu’à la suite de l’audience qui lui sera accordé par le chef de l’Etat et le déjeuner qu’ils partageront, Mohamed Bazoum ira à la découverte de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé-Zè. C’est une zone industrielle intégrée installée sur 1640 hectares, et axée sur la création de chaînes de valeur avec l'approvisionnement en matières premières, la transformation des ressources et l'exportation des produits finis. Elle fournit aux investisseurs une passerelle pour intégrer le paysage africain en mettant à leur disposition les infrastructures, une ambiance propice aux affaires et l'accompagnement dans la promotion de leurs produits par une approche écosystémique. Sur ce site, le président nigérien pourra constater les opportunités que les opérateurs économiques de son pays pourraient saisir et si nécessaire s’en inspirer. Les questions de sécurité seront aussi abordées par la délégation nigérienne avec les autorités béninoises. Les deux pays qui partagent une zone frontalière sont engagés dans l’Initiative d’Accra, un creuset dans lequel ils luttent avec les autres Etats de la sous-région contre le terrorisme. Dans l’agenda présidentiel, il est aussi annoncé la visite du pipeline en chantier et une séance de discussions avec les ressortissants du Niger au Bénin. Il est prévu que Mohamed Bazoum quittera le Bénin mardi ■ Actualités 10 mars 2023


Animations nocturnes de zangbéto et égungun: La Cncvb racine recadre ses membres
La poursuite au-delà de 20 h des manifestations de zangbéto et égungun n'est pas du goût des responsables de la Communauté nationale des cultes vodoun du Bénin. Sur le nouvel ordre, la Cncvb racine et son président, Sa Majesté Agassa Adanyro Guédéhoungué, ont sensibilisé les dignitaires et adeptes au cours de la première session de l’année tenue, mercredi 8 mars dernier, à Doutou dans le département du Mono. Les cultes de zangbéto et égungun doivent désormais prendre fin à 20 h. Aller au-delà de cette limite serait une transgression qui n’aura pas le soutien du bureau de la Communauté nationale des cultes vodoun du Bénin. Cette mesure fait partie des sujets dont les dignitaires et adeptes ont discuté à la première session de l’année de la Cncvb racine réunie à Doutou dans la commune de Houéyogbé. « Les sorties de zangbéto et égungun à 20 h, nous disons non », a confirmé le président de la Cncvb racine, Sa Majesté Agassa Adanyro Guédéhoungué, à l’issue des travaux de ladite session. Cette mesure vise à permettre notamment aux bonnes dames d’effectuer en quiétude le retour de leurs lieux d’activité, explique Hounnongan Kpodegbe. Outre le recadrage des adeptes des cultes zangbéto et égungun, la session s’est aussi penchée sur l’unité retrouvée au sein de la Cncvb racine grâce à la médiation du préfet du Mono, Bienvenu Milohin. Au nom de cette unité qu’ils se sont engagés à consolider, Sa Majesté Agassa Adanyro Guédéhoungué et son bureau envisagent la célébration avec faste de la prochaine édition de la fête des cultes vodoun ■ Culture 10 mars 2023


A cœur ouvert avec Alimatou Badarou sur la femme et la politique: « La femme ne doit jamais se laisser aller aux pressions »
Plaidoyers pour les droits de la femme, discrimination positive en faveur de la femme ; lois de promotion et protection des femmes… Il n’y a dans tout cela aucun cadeau, aucune facilité. Il s’agit plutôt d’un noble combat en vue de combler le gap longtemps entretenu entre les hommes et les femmes ; alors que sur le terrain politique, les femmes reçoivent les mêmes coups. Femme et politique, Alimatou Badarou, coordonnatrice de l’Organisation des Femmes républicaines au sein du parti Bloc républicain, en parle sans ambages.

La Nation : Il n'est pas rare d'entendre que femme et politique ne font pas bon ménage, que c'est un chantier trop risqué et que leur vie privée est souvent sacrifiée... Qu'en dites-vous ?

Alimatou Badarou : Je ne dirai pas que c’est totalement faux mais il faut relativiser. Car la politique en soi n’empêche pas une femme de s’épanouir dans son foyer. Tout dépend d’abord de la femme et de ses convictions et ensuite de sa vie de couple. Je voudrais dire que ce n’est pas parce que nous allons sur le terrain politique, que nous n’allons pas être des femmes soumises. Quand on parle de soumission, on ne demande pas à la femme de se coucher pour que l’homme passe sur elle. C’est simplement de cette hiérarchie naturelle dans le foyer qu’il s’agit. C’est ainsi que Dieu l’a voulu. Et je crois que c’est dans cette soumission que le foyer marche bien. Au foyer, quel que soit son rang, la femme doit rester sensuelle. Elle doit rester la mère, l’éducatrice, l’épouse responsable. Mais sur le terrain politique, la femme doit s’imposer et s’affirmer. Les hommes ne peuvent pas demander la soumission aux femmes sur ce terrain parce que les femmes politiques ne sont pas leurs épouses et la politique n’est pas un terrain de jeu. C’est un terrain de leadership, de challenge, de conviction, de combat. Il y a malheureusement des hommes qui pensent que parce que nous sommes des femmes, nous sommes supposées être soumises comme si nous étions leurs épouses et ils cherchent à nous brimer. Il arrive même que l’on porte des jugements moraux sur des femmes qui ne sont peut-être pas au foyer. Et ce n’est pas normal, je dirais même que c’est injuste. C’est de la stigmatisation ! C’est une forme de violence que subissent ces femmes. Dans l’armée, ce sont les mêmes exercices que les hommes font, qui sont donnés aux femmes et c’est ainsi qu’elles arrivent à mériter leur rang. Pourquoi sur le terrain politique, les femmes vont subir les mêmes réalités que les hommes et on estime encore qu’il faille se soumettre autrement. C’est méchant et inhumain ! Je pense que nous femmes, nous avons un devoir: c’est de rester fortes et de savoir faire la part des choses. Dans la vie privée, au foyer, nous devons bien jouer notre rôle et sur le chantier politique, nous devons aussi agir comme cela se doit et faire preuve de combativité. La preuve, Angela Merkel qui est une femme politique très respectée, a dit qu’elle était une femme au foyer et qu’elle préparait pour son mari. Ce n’est pas parce qu’on est en politique qu’on ne va plus respecter son mari. Les femmes qui sont en politique et qui tiennent tête à leurs maris parce que leurs fonctions leur montent la tête ; moi je le leur déconseille vivement. Il y a aussi des hommes qui font des misères à leurs épouses parce qu’elles rentrent tard ou doivent participer à telle ou telle réunion. Si ces hommes n’ont pas assez confiance et veulent voir par eux-mêmes ce qui se passe, qu’ils accompagnent leurs femmes et restent en retrait, peut-être dans la voiture et quand la femme aura fini la réunion politique, ils vont rentrer ensemble. Mais à vrai dire, tout cela se passe parce que ce sont les hommes eux-mêmes qui font la cour aux femmes au foyer et du coup eux-mêmes ne sont plus tranquilles et veulent protéger leurs femmes d’autres hommes. Je pense que hommes et femmes ont des efforts à faire pour construire la confiance et se soutenir. Sans cette confiance, le terrain politique est difficile pour les femmes au foyer.

Et quelles sont les difficultés que rencontrent généralement les femmes sur le terrain politique ?

Je voudrais d’abord saluer le courage de toutes ces femmes qui sont sur le terrain politique parce que ce n’est pas facile. La politique est un terrain très rude. Nous recevons les coups à la dose normale comme si nous étions des hommes. Il faut avoir le mental fort. C’est pourquoi il faut encourager toutes celles qui ont le courage d’aller au front. Les plus grandes difficultés de la femme politique, ce sont les préjugés et l’instrumentalisation. Parfois, les hommes politiques s’attendent à ce que les femmes restent soumises en politique et ont tendance à les harceler, surtout celles qui ne portent pas le nom d’un mari. La dignité de la femme doit être respectée. C’est vrai que pendant longtemps, quand une femme émerge, la société la juge et on colporte que ce serait à cause des facilités obtenues d’un homme. Et il faut reconnaître aussi que des femmes aient pu faire pareille chose. Mais ce n’est pas à généraliser. En plus, aujourd’hui l’environnement est favorable à la promotion de la femme. Je voudrais profondément penser à ces femmes qui subissent des pressions et qui sont souvent harcelées. Elles se retrouvent dans des situations pénibles parce qu’elles portent tout leur foyer et sans leur travail, le foyer n’aurait plus rien. Elles souffrent en silence. Je ne les juge pas. Mais il faut qu’elles sachent que l’on a toujours le choix et qu’aujourd’hui, l’environnement a changé et est favorable à la protection de la femme. Les femmes doivent rester fortes et courageuses. Elles doivent se battre et sortir de la mentalité selon laquelle la femme doit être entretenue par l’homme. Une femme qui travaille apporte un plus à son foyer et se fait davantage respecter. Et si elles sont harcelées, elles n’ont plus à avoir peur. Il y a l’Institut national de la femme qu’on peut saisir en cas de violences ; il y a plusieurs mécanismes juridiques mis en place pour protéger les femmes contre tout harcèlement.

Que diriez-vous aux femmes qui ont des aspirations politiques et qui hésitent encore à faire le pas ?

Si elles sont mariées, je leur dirai d’abord de rassurer leurs époux car elles auront besoin de leur soutien et pour cela il faut construire la confiance, la transparence. Ensuite, elles peuvent entrer en politique avec des convictions fortes, quand elles recevront des coups, parce que ça arrive, elles pourront compter sur le soutien de leurs maris. Si elles ne sont pas mariées, elles doivent quand même être fortes et avoir des convictions. Car on n’entre pas en politique pour s’amuser. Il faut avoir des idéaux, de la passion, du courage. Elles doivent avoir tous ces préalables avant de se lancer sur le terrain politique. Et si l’environnement ne leur est pas favorable et qu’elles découvrent que ce n’est pas leur voie, il faut avoir le courage d’en ressortir. Mais elles ne doivent jamais se laisser aller aux pressions pour dire ensuite qu’elles n’avaient pas le choix. C’est faux ! Il faut avoir un mental fort, il y a toujours un choix à faire.

Comment appréciez-vous la place de la femme dans les instances de prise de décisions aujourd'hui ?

Je voudrais avant tout, avoir une mémorable pensée pour les femmes pionnières, celles qui se sont battues pour les droits de la femme et qui grâce à leurs sacrifices d’hier, nous permettent aujourd’hui de tenir le flambeau pour le porter plus haut. Aujourd’hui, nous continuons de porter la cause, de mener des réflexions et de faire des lobbyings afin d’amener les gouvernants au vote de lois qui favorisent l’épanouissement de la femme et son implication dans les affaires de la République. Je voudrais également saluer les gouvernants en l’occurrence la huitième législature qui a adopté les nouvelles lois ayant favorisé cette représentativité de la femme au Parlement. C’est aussi le mérite du chef de l’Etat Patrice Talon, qui joint l’acte à la parole et qui se montre très actif dans la promotion de la femme. Déjà en faisant le choix d’une femme pour être vice-présidente de la République puis en œuvrant pour une meilleure représentativité des femmes au Parlement à travers la discrimination positive notamment l’attribution d’office de 24 sièges aux femmes à raison d’une femme par circonscription électorale. C’est ce qui a permis aujourd’hui que nous ayons 29 femmes à l’Assemblée nationale. C’est une première, c’est du jamais-vu au Bénin et c’est à saluer. Même dans les institutions, le président de la République a essayé de faire parler cet engagement pour la promotion de la femme. Il a renforcé l’Institut national de la femme et nommé une femme à la tête ; une femme a été nommée présidente de la Cour des comptes ; et quand il a été question de choisir les Secrétaires exécutifs des communes, il a insisté pour que le tiers des postes soit accordé aux femmes. J’espère que la dynamique va vraiment se poursuivre et que ce ne sera pas seulement les sièges réservés qui vont justifier la présence des femmes au Parlement. Cette dynamique doit se renforcer. Il faudra mettre les femmes sur des positions éligibles, faire des listes alternées pour qu’on passe à 50 % de représentativité de la femme comme c’est le cas dans certains pays dont l’Afrique du Sud et le Sénégal. C’est notre rêve.

Quels sont, selon vous, les efforts à faire pour améliorer cette dynamique de promotion de la femme ?

Nous attendons une certaine flexibilité des hommes et des responsables à tous les niveaux. Nous ne voulons pas de la faveur Non ! Nous estimons que nous avons les mêmes droits devant la Constitution. Mais les femmes sont souvent considérées comme si elles devraient rester derrière le rideau. Il faudrait que les responsables des entreprises, des institutions et organisations, suivent la dynamique en cours; en essayant à chaque fois qu’il y a nomination, élection ou désignation de donner une marge aux femmes. Il ne s’agit pas d’exclure les hommes mais de penser à la femme tant qu’il y a la possibilité d’alterner. Je pense que ce faisant, les choses vont évoluer dans notre société. Je répète que nous ne demandons pas une faveur. Nous estimons que c’est un droit. Les présidents d’institutions, les directeurs d’entreprises, les responsables politiques ont aussi des enfants filles sur lesquelles ils investissent pour leur éducation. Ils voudraient bien voir leurs filles travailler demain et faire leur fierté. Donc offrir des opportunités aux femmes aujourd’hui, c’est préparer le chemin et l’environnement à leurs filles, à leurs héritières parce qu’il y a des hauts responsables qui n’ont que des filles comme enfants. Seront-ils heureux de savoir qu’un patron de société demande des faveurs à leurs filles avant de leur donner un emploi qu’elles méritent ? Nous avons tous la responsabilité commune de contribuer à la promotion de nos filles et des femmes pour que la société se porte mieux.

Quelle est alors votre réponse à ceux qui pensent que la discrimination positive en faveur des femmes est un aveu de faiblesse de la gent féminine ?

Je dirai qu’ils ont tort. C’est un écart que la société a entretenu pendant des siècles et qui est corrigé. La société a toujours été consciente des mérites de la femme sans lui accorder cette place parce qu’on préfère avoir la femme sous son contrôle. On ne leur donne pas ce qu’elles méritent pour qu’elles viennent concéder des faveurs. Normalement, je pense que tout le monde devrait œuvrer pour accorder plus de places aux femmes. Nous avons de plus en plus des filles qui vont à l’école et qui obtiennent des diplômes. Il est normal qu’on fasse aussi de la place à ces filles de demain, en créant des conditions favorables à l’épanouissement des femmes aujourd’hui. Va-t-on continuer à donner juste des postes de secrétaire aux femmes alors qu’elles émergent de plus en plus dans tous les domaines ? A tout point de vue, cette discrimination positive s’imposait.
Actualités 10 mars 2023


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