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Nouvelles

Visite à l'ambassade des Etats-Unis près le Bénin: Aurélie Adam Soulé Zoumarou échange avec les alumni du Yali
Ancienne boursière du programme Mandela Washington Fellowship, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a partagé sa vision sur la promotion des femmes dans les domaines Science-technologie-ingénierie-mathématiques (Stim ou Stem) avec Brian W. Shukan, ambassadeur des États-Unis près le Bénin. En marge de cette visite, elle a échangé avec les alumni du programme Young African Leaders Initiative (Yali) ainsi que les étudiants d'Africa Design School et d'Epitech Bénin sur l'accès des femmes au numérique.Avec la ferme conviction que le numérique joue un rôle de premier plan dans l’émancipation des femmes, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, n’a ménagé aucun effort pour partager son expérience dans le secteur avec Brian W. Shukan, ambassadeur des États-Unis près le Bénin. Après cette rencontre avec le diplomate américain, elle a échangé également avec les alumni du programme Young African Leaders Initiative (Yali) ainsi que les étudiants d'Africa Design School et d'Epitech Bénin sur la thématique de l'accès des femmes au numérique. Pour elle, que ce soit en inclusion financière, santé sexuelle et reproductive, commerce et autres, le numérique apporte beaucoup aux femmes. A l’en croire, le gouvernement de la République du Bénin accorde une place importante à l'inclusion numérique des femmes. Plusieurs programmes et projets ont été mis en œuvre dans ce sens : le microcrédit Alafia dont la digitalisation permet aujourd'hui d'impacter plus de femmes au sein de leurs communautés, « Amazones du Digital » qui outille chaque année les femmes entrepreneures dans le numérique, le programme LeARN qui permet entre autres à des femmes issues de formations diverses de bénéficier d'une formation pointue dans un métier du numérique pour favoriser leur reconversion professionnelle,etc. « De même, sur le plan international comme à l'échelle nationale, plusieurs initiatives sont prises afin d'accroître l'intérêt des femmes et des jeunes filles pour les secteurs de la science, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques », indique-t-elle sur son compte LinkedIn. C’est le lieu pour elle de rassurer les étu-diantes que de nombreux efforts sont faits pour réduire la fracture numérique, même si l'écart entre les genres dans l'accès à la technologie est encore grand. « Nous avons donc tous un rôle à jouer pour créer un environnement où les femmes peuvent bénéficier équitablement des services du numérique mais aussi réussir dans le secteur », conclut-elle. Economie 05 avr. 2023


Politique fiscale et douanière au Bénin: Quatre priorités de gouvernance des opérations
Le taux de pression fiscale reste encore faible au Bénin, malgré les récentes avancées. Le Fmi propose une stratégie articulée autour de quatre priorités pour améliorer la gouvernance des opérations fiscales et douanières.En dépit des réformes visant à améliorer et à moderniser les administrations fiscale et douanière ces dernières années, le taux de prélèvement fiscal au Bénin se situe encore autour de 11,2 % du produit intérieur brut (Pib), en dessous de la moyenne de l’Union économique et monétaire ouest-africaine qui est de 12,9 % en 2021, d’après le Rapport 2022 Bénin - Diagnostic de la Gouvernance publié en février dernier par le Fonds monétaire international (Fmi). Cette situation peut s’expliquer notamment par le système fiscal ca-ractérisé par une assiette fiscale étroite et d’importantes dépenses fiscales (1,7 % du Pib en 2020). Le niveau de mobilisation des recettes dépend fortement des aléas du marché international en général et des soubresauts des échanges avec le Nigeria en particulier, et de la compétition fiscale régionale qui contribue à éroder l'assiette fiscale (entre divers ports de la sous-région), indique le document. Pour le Fmi, l’insuffisance du niveau d’adhésion au système fiscal et douanier est l’indice d’une vulnérabilité préoccupante. En fait, une large propor-tion d’opérateurs économiques béninois opère dans le secteur informel. La majorité des unités de production non enregistrées au Bénin (56 % contre 54,1 % pour l’Uemoa) prétend ne pas savoir s’il faut s’enregistrer ; 21,1 % des unités (contre 25,3 % dans l’Union) pensent que l’enregistrement n’est pas obligatoire et 17,1 % (contre 9,2 % au niveau sous-régional) estiment que les démarches d’enregistrement sont trop compliquées, selon une étude réalisée en 2018 par l’ex-Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) avec l’appui technique de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Afristat). La même enquête a révélé que 76,1 % des chefs de ces unités de production informelles (contre 67,1% pour l’Uemoa) ne sont pas prêts à payer l’impôt sur leur activité, tandis que seulement 19,5 % (26,2 % au niveau de l’Uemoa) ont répondu favorablement au principe. Seuls 4,4 % (contre 6,7 % pour l’Uemoa) paient déjà l’impôt sur leur activité.

Potentiel non taxé

La faible adhésion des entrepreneurs de l’informel va de pair avec la perception d’un niveau de corruption élevé dans les administrations fiscale et douanière. Les agents des administrations fiscale et douanière ont auprès du public l’image la plus écornée en termes de prévalence de la corruption (72,2 %) devant la police (65,4 %), les juges, magistrats et personnels de justice (69,7 %) et les députés et membres du parlement (69,1 %), selon l’étude. Pour améliorer la gouvernance des opérations fiscales et douanières, le Fmi propose une stratégie qui s’articule autour de quatre priorités. La première est relative à la fixation des objectifs de recettes fiscales et douanières qui reposerait sur la définition d’un cadre théorique d’évaluation des besoins de financement des dépenses publiques, la détermination du potentiel fiscal non taxé du pays qui permettrait d’évaluer les marges liées à une amélioration du civisme fiscal et la détermination du niveau et du rythme de réduction du po-tentiel non taxé du pays. Cette approche vise à contribuer à la « mise sous tension » des administrations fiscale et douanière et les inscrit en cohérence avec les objectifs macroéconomiques et macro-budgétaires du pays. La Stratégie de recettes de moyen terme (Srmt), dont l’adoption est prévue pour fin septembre 2023 aux termes du programme conclu avec le Fmi, peut constituer le vecteur privilégié pour cristalliser une telle démarche qui permettra de juger de l’efficacité et de l’efficience des administrations de recettes. La deuxième priorité, selon le Fmi, est relative à la modernisation de la gestion des ressources humaines pour instaurer une gouvernance performante des administrations fiscale et douanière. A cet effet, le Fonds préconise le développement des outils de la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (Gpeec) pour faciliter l’adaptation des ressources humaines aux objectifs stratégiques des administrations publiques.

Coopération

La modernisation des politiques et leviers de motivation des agents devra mettre un accent sur la transparence des rémunérations, afin de promouvoir les multiples composantes de la performance (productivité, réactivité, efficience, qualité de service) ou de valoriser les compétences (technicité, ampleur des responsabilités) et d’articuler la performance individuelle et collective. La troisième priorité concerne l’informatisation comme instrument de lutte contre la corruption au sein des administrations de recettes. Cela passe par la mise en place d’un système de mesure de l’impact de la digitalisation sur les comportements déviants. Il est important de réduire au maximum les ilots restants de gestion manuelle, comme au niveau de l’administration fiscale par exemple, où les Centres des impôts des petites entreprises (Cipe) évoluent encore en dehors du système d’informatique, ce qui laisse une proportion conséquente des contribuables de la direction générale des Impôts (plus de 80 %) dans un environnement manuel. La dernière priorité a trait au renforcement de la lutte contre la fraude fiscale et douanière. Il est question, pour une bonne gouvernance des recettes, de tenir compte des spécificités de l’économie béninoise dans la gestion du risque fiscal et douanier. Le poids du commerce international et de la logistique (économie d’entrepôt), la longueur des frontières et leur porosité, en particulier avec le Nigeria, appellent une attention toute particulière pour une maîtrise des flux des marchandises, une collaboration renforcée entre les douanes des deux pays et le renseignement, estime le Fmi. La modernisation des procédures et des méthodes et l’identification des signaux d’alerte sur des opérations à forte probabilité de fraude et de collusion constituent également des enjeux majeurs.
Economie 05 avr. 2023


Mission d’inspection de la Caf au Bénin: Les installations de Charles de Gaulle et Mathieu Kérékou examinées
Accueillie à la frontière bénino-nigériane, lundi 3 avril dernier, la mission d'inspection de la Confédération africaine de Football (Caf) a visité deux installations sportives du Bénin dans le cadre de sa candidature conjointe avec le Nigeria pour la Can 2025. Il s’agit du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo et du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou.La mission d’inspection de la Confédération africaine de Football (Caf) a examiné deux installations sportives de la République du Bénin dans le cadre de la candidature conjointe du pays et de son voisin de l’Est pour la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Composée de Jean Louis Roumain, Didier Levy, Emma Bollet du Cabinet Roland Berger et Timou Havy Mahfouz du département des compétitions de la Caf, cette équipe d’experts a visité le stade Charles de Gaulle de Porto-Novo et le stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Avant le Bénin, l’équipe avait visité six stades au Nigeria le week-end dernier. Il s’agit du stade national Moshood Abiola d’Abuja, des stades Godswill Akpabio d’Uyo, Stephen Keshi d’Asaba, Teslim Balogun de Lagos, Samuel Ogbemudia de Benin City et Ahmadu Bello de Kaduna. Au Bénin comme au Nigeria, le refrain commun a été la nécessité de reconfigurer les installations de manière à ce que les différents acteurs de l'arène du football, tels que les Vip, les joueurs, les officiels, les représentants des médias et les supporters, aient des points d'entrée et de sortie distincts pour jouer leur rôle sans qu'aucun groupe ne dérange l'autre dans l’accomplissement de sa mission. Contrairement au Bénin qui n’a jamais organisé une Coupe d’Afrique des Nations, le Nigeria a déjà accueilli la Can en 1980 et co-organisé avec le Ghana en 2000. Le Nigeria a abrité un certain nombre d'événements majeurs de football et de sport en général tels que les Jeux africains (1973 et 2003), la Coupe du monde U20 de la Fifa (1999) et la Coupe du monde U17 de la Fifa (2009) tandis que le Bénin a organisé la Can U20 2005 à Cotonou. A noter que l'Algérie, le Maroc et la Zambie sont également intéressés à accueillir la compétition antérieurement octroyée à la Guinée qui s'est vu retirer le droit après avoir échoué à mettre en place des installations. Les regards sont tournés vers la Caf qui devra désigner un nouvel hôte pour la Can 2025 avant la fin de cette année. Sports 05 avr. 2023


Il nous a rendu visite: Brian W. Shukan, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin
Brian W. Shukan, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a honoré, ce lundi 3 avril 2023, par sa visite, le journal La Nation. Il était accompagné pour la circonstance de Jarrod C. Crockett, officier de diplomatie publique chargé de Contenu stratégique à l’ambassade et de Karim Arekpa du service média de ladite ambassade. Du Boulevard de la Marina où se trouvent ses bureaux au siège du journal La Nation sis au quartier Ahouanlèko à Cadjèhoun, rue de l’Archevêché dans le 12e arrondissement de Cotonou, c’est en quasi-voisin que le diplomate américain a foulé le sol de l’Office National d’Imprimerie et de Presse (Onip) pour une visite de travail dont la marque reste la sympathie et l’intensité du contenu des discussions. Les enjeux et défis de l’heure, pour le journal de service public et les dynamiques qui sont déployées pour y faire face, ainsi que la nature de l’appui que peuvent apporter à cet effet les Etats-Unis via leur représentation diplomatique à Cotonou, ont été pour l’essentiel les sujets abordés par Brian W. Shukan et ses hôtes, le directeur du journal La Nation, Paul Amoussou et le directeur général de l’Onip, Bertin Sowakoudé. [caption id="attachment_94760" align="alignnone" width="432"] Brian W. Shukan, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin[/caption]   Au terme d’une séance de travail qui aura duré un peu plus d’une heure, Brian W. Shukan, outre la rédaction de La Nation, a visité les installations de l’Imprimerie Leader qui édite le journal La Nation, où il lui a été dévoilé les capacités techniques et opérationnelles en impression sur tous supports et formats y compris en résolution numérique de ladite imprimerie. C’est tout sourire et satisfait de son entrevue, que le visiteur de marque que s’honore La Nation d’avoir reçu ce lundi, est reparti, mieux au fait du positionnement du journal de service public dans le paysage médiatique béninois, de ses atouts, des approches et leadership qui y sont développés dans le traitement de l’information, de ses perspectives et projections. Et ceci, non sans édifier ses hôtes sur les valeurs chères aux Etats-Unis dans le service de l’information et que porte avec force le Premier amendement de la Constitution des Etats-Unis référant à la liberté d’expression. Société 04 avr. 2023


Réussite éducative: La gouvernance des établissements scolaires et universitaires en question
L’enjeu d’un meilleur pilotage des établissements scolaires et universitaires était au cœur, vendredi 31 mars dernier à Porto-Novo, d’un symposium organisé par le Laboratoire de pédagogie et de didactique des humanités (Lapedih) de l’Ecole normale supérieure (Ens) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac).La réussite éducative passe notamment par un bon pilotage des établissements scolaires et universitaires, excluant toute navigation à vue. C’est du moins ce qui ressort du symposium organisé, vendredi 31 mars dernier, par le Laboratoire de pédagogique et de didactique des humanités (Lapedih) de l’Ecole normale supérieure (Ens) de Porto-Novo. Les travaux ont porté sur le thème « Le pilotage des établissements scolaires et universitaires : enjeu de la réussite éducative ». Ce qui a permis aux participants, des représentants des trois ordres d’enseignement au Bénin, d’aborder les aspects du pilotage des établissements scolaires et universitaires en faisant le tour d’horizon des résultats de recherche mais aussi en donnant la parole aux acteurs à divers niveaux. Les travaux ont été sanctionnés par des propositions d’actions dont la prise en compte par les décideurs politiques va permettre d’améliorer la gouvernance des établissements scolaires et universitaires, par ricochet les pratiques pédagogiques et didactiques. A ce titre, le symposium recommande par exemple qu’en amont de la nomination d’un chef d’établissement aux niveaux primaire, secondaire et universitaire, que les potentiels candidats puissent bénéficier d’une certaine formation pour avoir les compétences de base devant leur permettre d’être de bons gouvernants des écoles, collèges, lycées et établissements universitaires.

Questionner les réformes

Pour le professeur Jean-Claude Hounmènou, directeur de Lapedih de l’Ens de l’Université d’Abomey-Calavi, la thématique retenue pour le symposium n’a pas été choisie au hasard. Elle fait le lien entre le pilotage des établissements primaires, secondaires et universitaires et l’efficacité des apprentissages, à travers la réussite académique. Laquelle réussite, selon lui, ne dépend pas seulement du travail des enseignants, ni de l’accompagnement des parents à la maison mais aussi de la manière dont chaque établissement est dirigé. Le directeur de Lapedih relève que les choix du chef d’établissement sont déterminants dans la réussite et la performance des apprenants. L’initiative de cette table ronde, précise Jean-Claude Hounmènou, s’inscrit dans la droite ligne de la vocation du Laboratoire de pédagogie de l’Ens, celle de mener des recherches pour améliorer l’efficacité de l’enseignement à tous les niveaux du système éducatif national. La table ronde a abordé entre autres la question de l’influence positive de la gouvernance des établissements sur la réussite éducative. Le décor de la série de communications a été planté par une conférence inaugurale sur le sous-thème : « Projet d’établissement, gestion pédagogique et engagement vers la réussite scolaire : ce que nous dit la recherche ». Le professeur Judicaël Alladatin, à travers cette communication, a notamment insisté sur l’importance du projet d’établissement, un outil essentiel souvent négligé mais qui a fait ses preuves dans d’autres pays en matière d’une bonne gouvernance des écoles, lycées, collèges et universités. En ce sens que le projet d’établissement permet d’éviter toute navigation à vue et de mobiliser les divers acteurs notamment la société civile, les enseignants, les parents d’élèves et la hiérarchie administrative de l’école pour réfléchir sur les problèmes de l’établissement et apporter des solutions. Judicaël Alladatin a mis ensuite l’accent sur la nécessité pour les chefs d’établissement d’avoir du leadership éclairé. Le directeur adjoint de l’Ens, David Baloubi, salue l’initiative de ce symposium qui permet de questionner certaines réformes opérées dans le système éducatif béninois et de voir si les choix retenus sont meilleurs et permettent d’atteindre l’objectif de la réussite éducative.
Société 04 avr. 2023


Autonomisation et inclusion des personnes handicapées: Une vingtaine de bénéficiaires sur le marché du travail
Ils sont une vingtaine de personnes handicapées visuelles et autres à recevoir leurs attestations à l’issue d’une formation dans les domaines de la transformation agroalimentaire et cosmétique, du maraîchage et de l’élevage domestique. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet pluriannuel 2022-2024 de l’Ong Bartimée. Dénommée autonomisation et inclusion des personnes handicapées visuelles, elle vise à renforcer la participation sociale et économique des bénéficiaires.La couleur blanc-bleu de la tenue uniforme qu’elles ont arborée à l’occasion de la réception de leurs attestations est le témoignage de leur gratitude infinie au ciel pour avoir favorisé leur sélection pour la formation sur la transformation agroalimentaire, en maraîchage, en élevage, en cosmétique. Initiative de l’Ong Bartimée, la formation dont l’encadrement technique a été assuré par le centre ‘’Fènou plus’’ à Calavi, pendant deux mois, a permis de révéler tout le talent des récipiendaires. Aussitôt la formation close, ils ont exposé au public leurs diverses réalisations. Des amuse-bouche, des savons liquides et solides, une variété de produits dérivés de la transformation agroalimentaire, du légume…, les invités venus les soutenir en ont été admiratifs. Toutes choses qui font dire à Marthe Lohou, directrice exécutive de l’Ong, que les personnes handicapées ne sont pas des sous-hommes. « Nous voulons porter un démenti à l’assertion erronée souvent utilisée par le monde peu expérimenté : ‘’la personne handicapée ne saurait avoir une place sur le marché du travail, sa place est plutôt sur les carrefours de la mendicité’’», déclare-t-elle. La formation permettra aux bénéficiaires d’être autonomes et de répondre à leurs différents besoins sans quémander, assure Pierre Koulan, représentant de la Fédération des associations des personnes handicapées. Marcel Hinvi, représentant du Réseau des personnes handicapées du Littoral, y croit et attend de juger les récipiendaires par rapport à leur assiduité. « Le grand défi vous revient. Nous attendons une suite favorable de votre suivi », s’adresse-t-il aux heureux du jour. La formation a répondu aux attentes des bénéficiaires. «Nous avons été outillés dans les modules de la production animale, végétale, en agro-business…. Si le marché de l’emploi est difficile pour les personnes valides, cela l’est davantage pour les personnes handicapées », souligne Fiacre Houssou, porte-parole des récipiendaires, promettant au nom de ses camarades de ne pas décevoir les initiateurs. Et pour que ces promesses puissent se concrétiser, Rolande Quenum, représentante de la directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral, leur donne des orientations. « Chers récipiendaires, je voudrais vous inviter à valoriser ce parchemin. C’est votre outil principal d’autonomisation. Soyez créatifs et faites-vous remarquer sur le marché par rapport à la qualité de votre travail », recommande-t-elle. Pour éviter de laisser un goût d’inachevé dans le cœur des récipiendaires, les initiateurs de la présente formation ont également prévu un mécanisme d’accompagnement technique sous forme de kits de matériels à leur profit. Société 04 avr. 2023


Descente du ministre Yves Kouaro Chabi dans le Mono et le Couffo: Galvaniser enseignants et apprenants pour une meilleure performance
Les 29 et 30 mars derniers, Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, a marqué des arrêts dans le Mono puis le Couffo, dans le cadre d’une tournée nationale qu’il a entreprise dans les départements. A l’occasion, le ministre a dopé le moral à ses collaborateurs avant de recueillir leurs doléances. Le mot d’ordre du ministre : la mobilisation des acteurs du système éducatif pour améliorer les résultats aux examens de fin d’année, n’a pas varié dans le Couffo après l’étape du Mono. Chaque catégorie d’acteurs, au dire du ministre, doit donner le meilleur d’elle-même pour l’atteinte de l’objectif visé à savoir l’amélioration des performances au niveau départemental par rapport à 2022 et la conquête du premier rang au classement national. Un défi que l’autorité ministérielle estime à la portée de ses hôtes si chacun d’eux jouait convenablement sa partition. Sur ce chantier, les chefs d’établissement représentent des commandants de bataillon sur qui repose le succès et les enseignants sont dans le rôle de transformateurs de la matière brute en pierre polie, de qui il est exigé la patience pour s’assurer que chaque élève a compris le message, les notions enseignées, a expliqué le ministre Yves Kouaro Chabi. Spécifiquement à l’endroit du corps enseignant, il conseille de proscrire l’absence. Dans le département du Mono, par exemple, ce sont 85 enseignants absents qui ont été enregistrés au cours de la semaine écoulée, soit l’équivalent de 375 heures perdues dans l’exécution des programmes scolaires, a renseigné le directeur adjoint de cabinet du ministre. Aussi dans le département, il est noté que le renseignement de la plateforme numérique du ministère est parcellaire. Celle-ci est remplie pour le moment à 97,3 % des données attendues. Ce qui n’est pas du goût de la délégation ministérielle.

Doléances

Le réarmement moral des acteurs de l’école voulu à travers la tournée du ministre a consisté également à fournir des renseignements sur les niveaux de traitement des dossiers qui préoccupent. Entre autres, il a été question du plan de carrière des enseignants, des doléances relatives aux infrastructures notamment la construction des laboratoires, des bibliothèques, le renouvellement des représentants des partenaires sociaux dans l’organe de dialogue du ministère. Egalement, l’aboutissement du processus de réintégration des enseignants précédemment radiés, le traitement des aspirants aux métiers d’enseignant, l’insuffisance d’enseignants dans quelques matières ont fait partie des dossiers soulevés par les partenaires sociaux, le collectif des chefs d’établissement et les représentants des apprenants qui n’ont pas passé sous silence le recrutement du personnel administratif. La subvention de l’Etat aux établissements relevant du secteur privé a particulièrement préoccupé leurs promoteurs. Sur chacune des préoccupations, le ministre et sa suite ont apporté des éclaircissements.
Société 03 avr. 2023


Amélioration de la gestion des actes d’état civil: L’Anip et la Justice revisitent les réformes
L’Agence nationale d’identi-fication des personnes (Anip) a organisé, les 30 et 31 mars à Grand-Popo, une séance de travail qui a réuni ses services techniques et les cours et tribunaux sur le thème: ‘’Dialogue national pour la simplification des procédures et l’opérationnalisation conjointe des réformes de l’état civil par la Justice et l’Anip’’.Les magistrats des cours et tribunaux, les officiers de la Police républicaine et les cadres des services techniques de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) conviés, à la séance de travail ont pour mission d’améliorer ce qui se fait en matière de gestion de l’état civil depuis 2017, où des réformes ont été introduites en vue d’atteindre l’objectif : «aucun citoyen sans papier». Ils sont invités à trouver des formules devant réduire davantage les tracasseries auxquelles sont soumis encore certains requérants des actes d’état civil, simplifier les procédures relatives à ces cas. Lesquels cas persistent et dépassent parfois les compétences de l’Anip, malgré les réformes, reconnaît Herbert Assogba, chargé du partenariat dans son mot de bienvenue. Relativement aux cas en question, souligne-t-il, les services de l’Anip les ont régulièrement référés à la justice. C’est pourquoi, retient-il, cet atelier est l’occasion de présenter les cas, et de voir ensemble les conduites à tenir afin de ne plus soumettre les populations aux tracasseries alors que les réformes sont censées y mettre fin.

Les limites de compétences

En procédant au lancement des travaux, Pascal Nyamulinda, directeur général de l’Anip, confirme que la présente rencontre constitue une étape importante dans l’opérationnalisation des réformes. Car, dit-il, il est crucial de s’accorder sur la compréhension desdites réformes, puis sur les limites de compétences des acteurs impliqués afin de travailler en étroite collaboration pour garantir à chaque citoyen l’accès facile à un état civil fiable et à jour. Alors, il a exhorté les parties prenantes à partager leurs expériences ainsi que leurs difficultés pour enrichir les débats au cours de l’atelier et édifier les participants. « Nous avons tous un rôle à jouer pour garantir la simplification des procédures, la disponibilité des documents d’identification, le respect des délais. Nous faciliterons ainsi la sécurisation des actes d’état civil et la répression de la fraude à l’identité au Bénin », a soutenu le Dg/Anip. Très attendue des magistrats aussi, la rencontre, selon leur doyen Nourou Dine Bakary, devra permettre de situer chacun de sorte à savoir à quoi s’en tenir pour mieux orienter les justiciables. « Avant l'intervention des réformes, rappelle-t-il, le juge avait une plénitude de pouvoir sur tout ce qui concerne les actes d’état civil. Mais avec l’avènement de ces réformes, les pouvoirs du juge sont désormais partagés avec l’Anip et nous-mêmes, en tant que praticiens du droit, il nous arrive de nous interroger: quelles sont les limites de nos pouvoirs ? Quelles sont les limites des pouvoirs de l’Anip ? » Il faut rappeler qu’avant les réformes intervenues en 2017, ce sont plus de 3 millions de personnes qui ne détenaient ni d’acte de naissance, ni aucun autre document d’identification et plusieurs d’autres disposaient de faux documents d’identification. Un état de choses en cours de correction grâce aux dispositions de la loi 2020-34 du 06 janvier 2021 et du décret 2022-442 du 20 juillet 2022 qui permettent la délivrance des actes sécurisés, la reconstitution, l’authentification des actes... Au nombre des résultats déjà enregistrés, on peut retenir que plus de 1 057 actes d’état civil ont été reconstitués durant le dernier semestre de 2022.
Société 03 avr. 2023


Séance de travail avec la ministre du Numérique: Aurélie Adam Soulé Zoumarou encourage les femmes de l’écosystème numérique
Réunies au sein de la communauté Women in Tech Bénin, les femmes béninoises professionnelles des métiers du numérique et de l'entrepreneuriat numérique ont été reçues, jeudi 30 mars dernier par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au cours de cette rencontre, leur vision a été saluée par la ministre qui les a encouragées à impacter davantage l’écosystème du numérique afin de participer à la réduction de la fracture numérique. Les femmes béninoises peuvent contribuer efficacement à l’éclosion de l’écosystème numérique à travers l’entrepreneuriat et les métiers du numérique. C’est en croyant à cet idéal qu’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a tenu à rencontrer, jeudi 30 mars dernier, la communauté Women in Tech à son cabinet à Cotonou. C’est le lieu pour Élodie Akotossodé, présidente de la Communauté Women in Tech au Bénin, de saluer la ministre pour l’intérêt qu’elle accorde à ce regroupement de femmes professionnelles des métiers du numérique et de l’entrepreneuriat numérique. « Nous sommes une communauté de femmes professionnelles des métiers du numérique, notre but est de contribuer à réduire les inégalités du genre dans le numérique au Bénin et en Afrique en bâtissant un réseau influent et diversifié d’acteurs et d’actrices du numérique et de l’entrepreneuriat », a-t-elle déclaré. Propulsée par Enabel à travers le projet DigiBoost, cette communauté s’engage, selon elle, à inciter les filles et les femmes à l’usage du numérique, faciliter l’accès des jeunes filles et femmes aux métiers et opportunités du numérique et garantir le maintien et la progression des professionnelles exerçant les métiers du numérique. Pour Dedies Gollo, directrice exécutive de Women in Tech Bénin, depuis sa création, cette communauté qui compte une centaine de membres a déjà impacté plus de 3 000 personnes sur toute l'étendue du territoire. « Nous avons travaillé à structurer et à fédérer des femmes du secteur du numérique autour d’un idéal commun », a-t-elle indiqué. Elle se dit heureuse de l’accompagnement du ministère du Numérique et de la Digitalisation et du projet DigiBoost qui leur a permis d’organiser des programmes de mobilité au projet des femmes. « Avec les appuis de DigiBoost, nous avons bénéficié des renforcements de capacités sur diverses thématiques à savoir leadership, personnal branding et compétences digitales », a-t-elle ajouté avant de présenter leurs attentes. Fière des acquis et perspectives d’avenir de cette communauté, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation se réjouit de recevoir ce regroupement de femmes qui constitue un modèle dans l’écosystème du numérique : « Bravo pour la mise en œuvre de cette communauté qui veut jouer sa partition dans le secteur et qui fait déjà école avec ses acquis », a-t-elle martelé. C’est pourquoi, elle réitère son soutien à cette association qui partage les mêmes visions que le gouvernement en matière de réduction de la fracture numérique. « Tout le ministère vous encourage. Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à vous tourner vers nous car nous restons disponibles à vos doléances», a-t-elle poursuivi. Convaincue qu’il faut beaucoup de synergie entre les programmes du ministère et ceux de Women in Tech, elle se dit prête à associer ses hôtes à toutes les initiatives du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Car, pour elle, c'est important que les femmes profitent de ce que le numérique apporte pour être épanouies dans un monde de plus en plus digitalisé n Numérique 03 avr. 2023


Journée du graphisme, première édition
La première édition de la journée du graphisme s’est tenue, samedi 1er avril dernier à Cotonou. A l’initiative de l’Ecole internationale du graphisme, elle vise à davantage promouvoir cette discipline et les spécialités qui gravitent autour et faire comprendre son rôle dans la croissance des entreprises.La journée du graphisme est une première au Bénin. Organisée, samedi 1er avril dernier, elle a été placée sous le thème « Graphisme, levier de positionnement des entreprises ». Elle a été l’occasion pour les acteurs de l’écosystème y compris les chefs d’entreprises consommatrices des produits du graphisme de mettre en lumière cette discipline. « L’objectif est de promouvoir davantage le graphisme... », informe Ulriche Azongbé, président du comité d’organisation. Il fait savoir qu’il y a très peu d’informations et de cadres d’échanges sur la discipline. C’est pourquoi, « nous avons décidé d’expliquer, d’échanger, de nourrir davantage les connaissances et les compétences dans le secteur afin de le promouvoir davantage, et de permettre aux acteurs et aux entreprises de pouvoir tirer le maximum du secteur », explique-t-il. Le graphisme joue un rôle important dans la croissance des entreprises. En quelques mots, il véhicule plusieurs messages poignants. Raison pour laquelle le thème de la journée n’a pas été choisi au hasard. « Ce thème a été choisi pour amener les entrepreneurs à davantage comprendre le rôle important que le graphisme peut jouer dans la croissance et le positionnement de leur entreprise », souligne Firmin Tovodounnon, directeur de l’Ecole internationale de graphisme et promoteur de l’événement. La journée du graphisme n’est pas seulement pour les créatifs, elle est aussi celle des entrepreneurs et des passionnés qui veulent mieux découvrir cet écosystème. « Cet événement est là pour promouvoir tous ceux qui travaillent dans l’ombre… Aux jeunes qui sont nouvellement entrés dans le secteur, c’est aussi l’occasion de rencontrer leurs aînés, de rencontrer d’autres partenaires en tant qu’entreprises et de nouer des partenariats. C’est également l’occasion pour les participants de découvrir les disciplines du graphisme afin de faire un choix de spécialisation à la longue », a précisé Firmin Tovodounnon. La journée a été meublée de deux panels de discussions entre spécialistes, d’exposition et d’un atelier. Le premier panel a porté sur la place du graphisme dans l’univers de la communication et le second sur le thème de la journée. Durant l’exposition, des professionnels ont dévoilé leurs meilleures réalisations. L’atelier sur le graphisme et le branding a permis aux participants de savoir comment réussir une stratégie de marque. Cette première édition de la journée du graphisme s’est achevée en beauté avec de bonnes perspectives pour les éditions à venir ■ Numérique 03 avr. 2023


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