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Nouvelles

Séance de travail avec la ministre du Numérique: Aurélie Adam Soulé Zoumarou encourage les femmes de l’écosystème numérique
Réunies au sein de la communauté Women in Tech Bénin, les femmes béninoises professionnelles des métiers du numérique et de l'entrepreneuriat numérique ont été reçues, jeudi 30 mars dernier par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au cours de cette rencontre, leur vision a été saluée par la ministre qui les a encouragées à impacter davantage l’écosystème du numérique afin de participer à la réduction de la fracture numérique. Les femmes béninoises peuvent contribuer efficacement à l’éclosion de l’écosystème numérique à travers l’entrepreneuriat et les métiers du numérique. C’est en croyant à cet idéal qu’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a tenu à rencontrer, jeudi 30 mars dernier, la communauté Women in Tech à son cabinet à Cotonou. C’est le lieu pour Élodie Akotossodé, présidente de la Communauté Women in Tech au Bénin, de saluer la ministre pour l’intérêt qu’elle accorde à ce regroupement de femmes professionnelles des métiers du numérique et de l’entrepreneuriat numérique. « Nous sommes une communauté de femmes professionnelles des métiers du numérique, notre but est de contribuer à réduire les inégalités du genre dans le numérique au Bénin et en Afrique en bâtissant un réseau influent et diversifié d’acteurs et d’actrices du numérique et de l’entrepreneuriat », a-t-elle déclaré. Propulsée par Enabel à travers le projet DigiBoost, cette communauté s’engage, selon elle, à inciter les filles et les femmes à l’usage du numérique, faciliter l’accès des jeunes filles et femmes aux métiers et opportunités du numérique et garantir le maintien et la progression des professionnelles exerçant les métiers du numérique. Pour Dedies Gollo, directrice exécutive de Women in Tech Bénin, depuis sa création, cette communauté qui compte une centaine de membres a déjà impacté plus de 3 000 personnes sur toute l'étendue du territoire. « Nous avons travaillé à structurer et à fédérer des femmes du secteur du numérique autour d’un idéal commun », a-t-elle indiqué. Elle se dit heureuse de l’accompagnement du ministère du Numérique et de la Digitalisation et du projet DigiBoost qui leur a permis d’organiser des programmes de mobilité au projet des femmes. « Avec les appuis de DigiBoost, nous avons bénéficié des renforcements de capacités sur diverses thématiques à savoir leadership, personnal branding et compétences digitales », a-t-elle ajouté avant de présenter leurs attentes. Fière des acquis et perspectives d’avenir de cette communauté, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation se réjouit de recevoir ce regroupement de femmes qui constitue un modèle dans l’écosystème du numérique : « Bravo pour la mise en œuvre de cette communauté qui veut jouer sa partition dans le secteur et qui fait déjà école avec ses acquis », a-t-elle martelé. C’est pourquoi, elle réitère son soutien à cette association qui partage les mêmes visions que le gouvernement en matière de réduction de la fracture numérique. « Tout le ministère vous encourage. Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à vous tourner vers nous car nous restons disponibles à vos doléances», a-t-elle poursuivi. Convaincue qu’il faut beaucoup de synergie entre les programmes du ministère et ceux de Women in Tech, elle se dit prête à associer ses hôtes à toutes les initiatives du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Car, pour elle, c'est important que les femmes profitent de ce que le numérique apporte pour être épanouies dans un monde de plus en plus digitalisé n Numérique 03 avr. 2023


Journée du graphisme, première édition
La première édition de la journée du graphisme s’est tenue, samedi 1er avril dernier à Cotonou. A l’initiative de l’Ecole internationale du graphisme, elle vise à davantage promouvoir cette discipline et les spécialités qui gravitent autour et faire comprendre son rôle dans la croissance des entreprises.La journée du graphisme est une première au Bénin. Organisée, samedi 1er avril dernier, elle a été placée sous le thème « Graphisme, levier de positionnement des entreprises ». Elle a été l’occasion pour les acteurs de l’écosystème y compris les chefs d’entreprises consommatrices des produits du graphisme de mettre en lumière cette discipline. « L’objectif est de promouvoir davantage le graphisme... », informe Ulriche Azongbé, président du comité d’organisation. Il fait savoir qu’il y a très peu d’informations et de cadres d’échanges sur la discipline. C’est pourquoi, « nous avons décidé d’expliquer, d’échanger, de nourrir davantage les connaissances et les compétences dans le secteur afin de le promouvoir davantage, et de permettre aux acteurs et aux entreprises de pouvoir tirer le maximum du secteur », explique-t-il. Le graphisme joue un rôle important dans la croissance des entreprises. En quelques mots, il véhicule plusieurs messages poignants. Raison pour laquelle le thème de la journée n’a pas été choisi au hasard. « Ce thème a été choisi pour amener les entrepreneurs à davantage comprendre le rôle important que le graphisme peut jouer dans la croissance et le positionnement de leur entreprise », souligne Firmin Tovodounnon, directeur de l’Ecole internationale de graphisme et promoteur de l’événement. La journée du graphisme n’est pas seulement pour les créatifs, elle est aussi celle des entrepreneurs et des passionnés qui veulent mieux découvrir cet écosystème. « Cet événement est là pour promouvoir tous ceux qui travaillent dans l’ombre… Aux jeunes qui sont nouvellement entrés dans le secteur, c’est aussi l’occasion de rencontrer leurs aînés, de rencontrer d’autres partenaires en tant qu’entreprises et de nouer des partenariats. C’est également l’occasion pour les participants de découvrir les disciplines du graphisme afin de faire un choix de spécialisation à la longue », a précisé Firmin Tovodounnon. La journée a été meublée de deux panels de discussions entre spécialistes, d’exposition et d’un atelier. Le premier panel a porté sur la place du graphisme dans l’univers de la communication et le second sur le thème de la journée. Durant l’exposition, des professionnels ont dévoilé leurs meilleures réalisations. L’atelier sur le graphisme et le branding a permis aux participants de savoir comment réussir une stratégie de marque. Cette première édition de la journée du graphisme s’est achevée en beauté avec de bonnes perspectives pour les éditions à venir ■ Numérique 03 avr. 2023


Distinction dans l’Ordre national de France: Agbénonci reçoit la Légion d’honneur
Pour son leadership diplomatique au service de la paix dans le monde et surtout de la densification de la coopération franco-béninoise, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, s’est vu décerner la Légion d’honneur. La médaille lui a été remise, jeudi 30 mars dernier, à Cotonou, par Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux.Aurélien Agbénonci, ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, rejoint la grande famille des citoyens du monde détenteurs de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique de la République française. Le patron de la diplomatie béninoise a été décoré particulièrement pour son leadership diplomatique au service de la densification de la coopération franco-béninoise autour de plusieurs secteurs, anciens et nouveaux. Et comme pour couronner le tout, la médaille lui a été remise, jeudi dernier, à la résidence de l’ambassadeur de France à Cotonou, par une amie à lui: Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat en charge du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, en visite de travail au Bénin. « En vous honorant, la France honore un grand homme d’Etat, un partenaire, un grand ami. Cette amitié franco-béninoise est ancrée dans votre parcours puisque vous avez étudié à Paris dans les années 80. Et vous avez activement contribué à notre amitié, à la renforcer ces dernières années par votre courage, vos convictions et surtout votre détermination. Ensemble, nous avons regardé l’histoire en face, et sous l’impulsion historique des présidents Macron et Talon, nous avons accompli un progrès impressionnant : la restitution des 26 trésors royaux du Bénin…», a déclaré la secrétaire d’Etat après avoir dressé un bref parcours d’Aurélien Agbénonci. Un parcours professionnel entièrement dédié à la diplomatie, la bonne gouvernance et surtout la paix dans le monde. Chrysoula Zacharopoulou rappelle aussi les retombées de ce nouveau partenariat franco-béninois né grâce au dynamisme du ministre. Au pupitre, l’heureux du jour témoigne sa gratitude à Emmanuel Macron qui a signé le décret de distinction, et à Patrice Talon grâce à qui il est honoré dans « l’accomplissement de l’un des destins qui ont toujours marqué son parcours à savoir, servir le Bénin ». Pour Aurélien Agbénonci, la Légion d’honneur est aussi un encouragement à continuer sur la même lancée et surtout à faire encore plus. « Cette distinction m’oblige à poursuivre mieux que par le passé, l’œuvre de renforcement et de la consolidation du partenariat rénové et décomplexé entre le Bénin et la France tel que voulu par nos deux chefs d’Etat », a-t-il affirmé. Le patron de la diplomatie béninoise rappelle qu’il n’a pas tout seul, au niveau du ministère, œuvré pour ce nouvel élan qu’a pris le partenariat franco-béninois et particulièrement le processus de restitution des 26 œuvres. Il souligne alors que cette distinction est aussi celle de ses collaborateurs à divers niveaux. La cérémonie de remise de la médaille au ministre a connu la présence de l’ambassadeur de France, de membres du corps diplomatique accrédités au Bénin et du gouvernement ainsi de ses parents et amis ■ Actualités 03 avr. 2023


Acte de terrorisme: Une infraction à multiples facettes sévèrement punie
Point besoin d’être djihadiste ou d’être dans une organisation extrémiste pour être impliqué dans des faits de terrorisme. L’on peut voir sa responsabilité engagée dans un acte terroriste pour une incitation à des actes terroristes, une abstention à coopérer alors que l’on détient des informations… Le code pénal est intransigeant pour ce qui concerne les peines encourues. Quand on parle de terrorisme, il est facile d’y voir une réalité propre aux djihadistes dans le Sahel ou les pays arabes, pour se convaincre de ce que l’on est exempt de toute infraction connexe. Mais dans les faits, le terrorisme côtoie plus que l’on ne peut l’imaginer. Au regard de la gravité de ses conséquences, le législateur béninois a consacré un chapitre au terrorisme dans le code pénal et a prévu des dispositions pour la répression des actes de terrorisme. Conformément à l’article 161 de la loi 2018-16 portant code pénal en République du Bénin, constitue un acte de terrorisme, l’infraction qui, de par sa nature ou son contexte, peut porter gravement atteinte à l’Etat et qui est commise intentionnellement dans le but d’intimider gravement la population ou de contraindre indûment les pouvoirs publics à accomplir ce qu’ils ne sont pas tenus de faire ou à s’abstenir de faire ce qu’ils sont tenus de faire ; dans le but de pervertir les valeurs fondamentales de la société et déstabiliser les structures et/ou institutions constitutionnelles, politiques, économiques ou sociales de la nation, ou de porter atteinte aux intérêts d’autres pays ou à une organisation internationale. A partir du moment où la finalité visée est l’un des objectifs sus évoqués, peuvent être qualifiés d’actes de terrorisme, l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’Etat ; l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité, ou à leur liberté, ainsi que l’enlèvement ou la séquestration des personnes ; les infractions en matière informatique notamment la cybercriminalité ; les infractions à la sécurité de la navigation aérienne, maritime ou au transport terrestre ; la mise au point, la fabrication, la distension, le transport, la mise en circulation ou l’utilisation illégale d’armes, d’explosifs, de munitions, de substances explosives ou d’engins fabriqués à l’aide de telles substances ; la fabrication, la possession, l’acquisition, le transport ou la fourniture d’armes nucléaires, chimiques ou biologiques, l’utilisation d’armes nucléaires, biologiques ou chimiques, ainsi que la recherche et le développement illégaux d’armes de destruction massive… Ainsi caractérisé, l’acte terroriste peut se manifester de diverses manières et prendre plusieurs formes. L’article 163 du code pénal apporte des précisions supplémentaires significatives sur la nomenclature des actes de terrorisme.

Une atteinte multiforme à l’intégrité

« Constitue un acte de terrorisme la destruction ou la dégradation massive d’infrastructures, équipements ou installations industrielles, économiques ou sociales, ou la provocation intentionnelle d’inondation d’une infrastructure, d’un système de transport, ou d’une propriété publique ou privée, ayant pour effet de mettre en danger des vies humaines ou de produire des pertes économiques ou des dégâts matériels considérables », renseigne le premier alinéa de l’article 163 du code pénal. Dans ce registre, le législateur évoque aussi le fait de propager des substances dangereuses ayant pour effet de mettre en danger la vie humaine ; ou encore le fait de propager dans l’atmosphère, au sol, ou dans les eaux, y compris celles de la mer territoriale, une substance de nature à mettre en péril la santé de l’homme ou des animaux ou de dégrader le milieu naturel. En attentant au cadre de vie, l’on peut donc se voir inculpé d’acte terroriste. Il en est de même pour la perturbation ou l’interruption de l’approvisionnement en eau, en électricité, en hydrocarbures, en moyens de télécommunications ou toute autre ressource naturelle fondamentale ou service public ayant pour effet de mettre en danger des vies humaines. «Constitue un acte de terrorisme le fait de constituer, de diriger ou d’adhérer à un groupement formé ou à une entente établie en vue de commettre des infractions de terrorisme ou la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un des actes de terrorisme ci-dessus mentionnés ou de faire, même fortuitement ou à titre ponctuel, du terrorisme un moyen d’action en vue de la réalisation de ses objectifs », énonce l’alinéa 5 du même article. Evoquant justement les organisations terroristes, l’article 165 du code pénal les définit comme tout groupe de personnes : qui tente de commettre des actes terroristes par tout moyen, direct ou indirect, illégalement et délibérément ; qui participe, en tant que complice, à des actes terroristes ; qui organise des actes terroristes ou incite d'autres à en commettre ; qui contribue à la commission d’actes terroristes par un groupe de personnes agissant dans un but commun, lorsque cette contribution est délibérée et vise à favoriser l'acte terroriste ou qu'elle est apportée en sachant l'intention du groupe de commettre un acte terroriste. Il en ressort qu’une organisation politique ou civile ou même tout groupe de personnes, quel que soit son format, peut être qualifié d’organisation terroriste si ce groupe ou cette organisation soutient ou incite à des actes terroristes, ou met délibérément des informations sensibles à la disposition d’un groupe terroriste. Pour éviter tout amalgame relatif aux personnalités politiques impliquées dans des actes terroristes, le législateur nuance en l’article 164 du code pénal : «Les actes de terrorisme ne sont en aucun cas considérés comme des infractions politiques ».

Le terrorisme dans l’entendement de tous

Traditionnellement perçu comme tel, l’acte de terrorisme est aussi le fait de recevoir ou de donner un entraînement, sur le territoire national ou à l’étranger, en vue de commettre un acte de terrorisme, sur le territoire national ou à l’étranger ; le fait d’utiliser le territoire national, un navire battant pavillon béninois ou un aéronef immatriculé conformément à la législation béninoise au moment des faits, pour commettre un acte de terrorisme contre un autre Etat, ses citoyens, ses intérêts, ou contre une organisation internationale, ou pour y effectuer des actes préparatoires ; le fait de procurer des armes, explosifs, munitions ou autres matières, matériels ou équipements de même nature, à une personne, groupement ou entente en rapport avec des actes de terrorisme, de mettre des compétences ou expertises à leur service, ou fournir, directement ou indirectement, des informations en vue de les aider à commettre un acte de terrorisme; le fait d’appeler, par n’importe quel moyen, à commettre des actes de terrorisme, de procurer un lieu de réunions, de loger les membres d’une organisation terroriste ; d’inciter au fanatisme ethnique, racial ou religieux ou d’utiliser un nom, un terme, un symbole ou tout autre signe dans le but de faire l’apologie d’une organisation terroriste, de l’un de ses dirigeants ou de ses activités. Sont également assimilés aux actes de terrorisme, la simple menace de commettre un acte qualifié par le code pénal d’acte terroriste ; les fausses alertes malintentionnées ; la capture ou le détournement de tout moyen de transport ; le fait de ne pas signaler immédiatement aux autorités compétentes, les faits, informations ou renseignements relatifs à la préparation ou à la commission d’actes de terrorisme, dont l’on a eu connaissance, même étant tenu au secret professionnel.

De lourdes peines encourues

A infraction grave, peine grave Ainsi, toute personne coupable d’acte de terrorisme tel que décrit par le code pénal, est punie de la réclusion criminelle à perpétuité et ne peut bénéficier des aménagements de peine (liberté conditionnelle, fractionnement de peine…). Le législateur fait l’option d’appliquer cette sanction pour décourager tout acte et même toute tentative. C’est d’ailleurs pour cette raison que la même peine est encourue lorsqu’il s’agit d’une tentative d’acte de terrorisme. Que l’acte ait abouti ou pas, quiconque a tenté de commettre un acte terroriste est puni de la réclusion criminelle à perpétuité, sous réserve que les circonstances qui ont empêché la réalisation ne soient indépendantes de sa volonté. Et lorsqu’elle possède une autre nationalité, toute personne reconnue coupable d’acte de terrorisme est interdite de séjour sur le territoire de la République du Bénin. C’est pourquoi les personnes ayant une nationalité autre que la nationalité béninoise et qui ont été jugées pour des actes terroristes sont expulsées après l’expiation de leurs peines. Outre la tentative, la complicité, l’absence de dénonciation ou même la divulgation d’informations sont réprimées. A ce sujet, l’article 170 du code pénal précise : « Est puni de un (01) an à cinq (05) ans d’emprisonnement et d’une amende de un million (1 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs Cfa, quiconque : divulgue ou porte à la connaissance d’autrui des informations de nature à nuire au bon déroulement des investigations en cours, relatives à une infraction terroriste ; est au courant de la préparation d’un acte de terrorisme et n’en informe pas immédiatement les autorités administratives ou judiciaires ». Attention aux personnes qui incitent à la commission d’actes terroristes. Il arrive bien souvent que sous le feu de l’action et du zèle militantiste, d’aucuns appellent à des actions assimilées aux actes de terrorisme tels que décrits par le code pénal. Le législateur a prévu pour ceux-ci une lourde sanction. Ainsi, est puni d’un emprisonnement de huit (08) ans à dix (10) ans et d’une amende de vingt-cinq millions (25 000 000) à cinquante millions (50 000 000) de francs Cfa ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui fait publiquement l’apologie des actes de terrorisme ou qui incite directement à la commission d’actes de terrorisme. Mais pour encourager à la rétraction et à la dénonciation même lorsqu’on est déjà impliqué, le législateur a prévu un régime d’exemptions pour les personnes qui se décideraient à abandonner l’entreprise infractionnelle et à collaborer avec les autorités judiciaires pour en éviter la commission. Le code pénal, en ses articles 174 et 175, stipule : « Tout membre d’un groupement ou entente ou toute personne, planifiant un acte terroriste est exempté de la peine si, ayant averti l’autorité administrative ou judiciaire, il a permis d’éviter la réalisation de l’infraction et d’en identifier les auteurs ou complices… La peine encourue par l’auteur ou le complice d’un acte de terrorisme est réduite de moitié si, ayant averti les autorités administratives ou judiciaires, il a permis de faire cesser les agissements incriminés ou d’éviter que l’infraction n’entraîne mort d’homme ou infirmité permanente et d’identifier, le cas échéant, les autres coupables. Lorsque la peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité, celle-ci est ramenée à vingt (20) ans de réclusion criminelle ». Par ailleurs, une personne morale (entreprise, organisation, structure…) peut aussi être déclarée pénalement responsable d’actes de terrorisme. Dans le cas d’espèce, l’article 168 du code pénal prévoit : « Lorsqu’une personne morale est déclarée pénalement responsable d’actes de terrorisme, elle encourt les peines suivantes : l’interdiction définitive de l’activité, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise ainsi que de toutes autres activités ; la confiscation de tout bien, avoir et l’interdiction de tout droit ».
Droits et Devoirs 31 mars 2023


Visite à la place Abêssan et à l’Epa à Porto-Novo: Un bel exemple de partenariat, selon la secrétaire d’Etat Zacharopoulou
A Porto-Novo, ce jeudi 30 mars, Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat français chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, s’est félicitée de son immersion culturelle à travers la visite des places vodoun réhabilitées sur financement de la France, et de ses échanges avec les responsables et étudiants de l’Ecole du patrimoine africain.Après son entretien tôt dans la matinée de ce jeudi, avec le président Patrice Talon, Chrysoula Zacharapoulou, secrétaire d’Etat française en charge du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, s'est rendue à Porto-Novo où elle a été accueillie par une forte délégation conduite par les ministres Jean Michel Abimbola de la Culture, et Aurélien Agbénonci des Affaires étrangères. Deux temps forts ont marqué son passage dans la ville aux trois noms. La visite de la place vodoun Abêssan élargie à toute la promenade lagunaire, et un entretien avec le corps professoral et les étudiants de l’Ecole du patrimoine africain (Epa). Sur les plus de 2 000 mètres de promenade piétonne le long de la berge Est de la lagune de Porto-Novo, la secrétaire d’État française s’est imprégnée de l’histoire de la place et du sens des 72 œuvres d’art (des bas-reliefs) réalisées le long des clôtures de la promenade par 12 artistes béninois, dans le cadre du projet Porto-Novo ville verte (Pnvv). A l’initiative du conseil municipal de la ville, et avec l’appui technique et financier de l’Agence française de développement (Afd) et d’autres partenaires, le projet vise à valoriser le patrimoine de Porto-Novo, tout en renforçant sa résilience aux changements climatiques. D’un montant total de 6,232 milliards F Cfa, le Pnvv comprend l’élaboration d’un plan de développement urbain durable afin de faire de la ville une cité résiliente et soucieuse de la préservation de son environnement. En partenariat avec la mairie, le projet améliore les conditions de vie des habitants par le pavage de 2 076 mètres linéaires de voirie et la réalisation de 2 615 mètres linéaires de caniveaux. Il intègre l’aménagement d’une promenade lagunaire, de voies d’accès aux berges, l’accompagnement d’activités génératrices de revenus (maraîchage, pisciculture) et l’assainissement des secteurs de Lokpodji et d’Agbokou. Chrysoula Zacharapoulou était heureuse de savoir que le projet a réhabilité une partie de l’histoire de Porto-Novo, et surtout que le Pnvv améliore les conditions de vie des populations. Le projet est avant tout le fruit d’un partenariat entre la France et le Bénin. « Ce projet entre nos deux pays, c’est la preuve d’une collaboration exemplaire à tous les niveaux…», a apprécié la secrétaire d’Etat au terme de la promenade. « On voit très bien que toutes les parties prenantes sont impliquées… Ce lieu est une belle réponse contre le changement climatique avec l’amélioration de la qualité de vie des populations mais aussi pour nous, touristes. On peut venir profiter de cette promenade culturelle… », s’est-elle réjouie.

Echanges à l’Epa

La dernière séquence de l’agenda de Chrysoula Zacharapoulou à Porto-Novo est sa visite à l’Ecole du patrimoine africain (Epa). Ici, elle a discuté à bâtons rompus avec les responsables et le corps professoral sur la mission de l’école, les programmes de formation y compris ceux exécutés sur financement de la France, les actions déjà réalisées, celles en cours et celles à venir mais aussi et surtout les défis à relever. Elle a aussi échangé avec ceux d’entre eux qui sont intervenus dans le cadre de la restitution et de l’exposition des 26 œuvres d’art rétrocédées par son pays. Alain Godonou, ancien commissaire de l’exposition diptyque et son équipe, ont alors partagé avec elle quelques moments forts de l’exposition et les expériences acquises. Face aux apprenants de l’école, la secrétaire d’Etat se fait le plaisir de leur distribuer la parole pour connaître les raisons pour lesquelles ils ont choisi l’Epa, et leurs perspectives d’avenir, avant de leur prodiguer de sages conseils. Au terme de la séance de travail, la secrétaire d’Etat a fait part de sa satisfaction par rapport à tout ce qu’elle a pu entendre. Grâce au partenariat avec la France, des apprenants et enseignants de l’Epa ont bénéficié de bourses de stages et de renforcement de capacités. L’école a aussi bénéficié, entre autres, d’un expert technique international afin de réaffirmer le positionnement régional de l’établissement, de réviser les curricula de formation pour positionner l’établissement dans les meilleurs standards internationaux, et favoriser, dans le cadre des partenariats établis, l’émergence d'un entrepreneuriat culturel innovant et créateur de valeur et d’emplois.
Actualités 31 mars 2023


Organisation régionale des interprofessions de coton des Etats membres de l’Uemoa: Mathieu Adjovi affiche ses ambitions
Porté à la tête de l’Organi-sation régionale des interprofessions de coton des Etats membres de l’Uemoa, Mathieu Adovi se prononce à travers cette interview sur les conditions de sa désignation et ses ambitions. Le président de l’Association interprofessionnelle du coton du Bénin (Aic) mesure les enjeux en ce qui concerne la production de l’or blanc dans la sous-région et donne le ton de ce que sera l’organisation sous sa gouvernance.Monsieur le président, dans quel contexte est née l’Oric-Uemoa ? Mathieu Adjovi : Du 20 au 22 mars 2023, les interprofessions ouest-africaines des pays membres de l’Uemoa se sont retrouvées à Abidjan pour créer une plateforme commune de réflexion et d’actions sur les problèmes sensibles liés à l’amélioration de la production cotonnière dans la sous-région. Elle est dénommée Organisation régionale des interprofessions de coton des Etats membres de l’Uemoa (Oric-Uemoa). Nous avons tenté d’examiner à cet effet les statuts et le règlement intérieur de cette organisation. Il faut souligner que c’est sous l’égide de la Commission de l’Uemoa que nous avons préparé et réussi cette organisation.

Quelles sont les missions assignées à l’organisation ?

Mon élection comme président de l’interprofession régionale est un principe que nous avons retenu. Les pays membres de l’organisation doivent porter la présidence par ordre alphabétique. Au départ, ce sont quatre pays de l’Uemoa qui sont membres fondateurs de l’organisation, c’est-à-dire le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et la Côte d’Ivoire. Nous attendons le Sénégal et le Togo. La Guinée Bissau n’étant pas réellement un pays producteur de coton, elle n’est pas tellement associée pour l’instant. Donc ce sont ces quatre pays qui étaient présents à l’Assemblée générale et qui ont décidé d’élire le président de l’organisation par ordre alphabétique. Le Bénin a été désigné au départ comme pays devant préparer l’assemblée générale constitutive. C’est le Bénin qui a rédigé les projets de textes envoyés à tous les autres Etats. Donc, les confrères ont trouvé naturellement bon que ce soit le Bénin qui préside en premier, en plus du critère de l’ordre alphabétique. Voilà pourquoi le Bénin a été choisi pour présider l’organisation pendant trois ans. Il va de soi que dans les principes que nous avons retenus, ce n’est pas l’homme que je suis qui est désigné, mais le pays. Donc c’est le pays qui porte la présidence et non les individus. Le Bénin occupe la présidence, le Burkina Faso la vice-présidence, le Mali le secrétariat général et la Côte d’Ivoire la trésorerie générale. Nous avons un commissariat aux comptes qui va jouer le rôle de contrôleur de gestion, confié au Burkina Faso et au Bénin, aussi pour un mandat de trois ans comme le bureau exécutif. La mission de l’organisation, c’est de mutualiser les expériences acquises par chaque interprofession nationale afin de leur permettre de profiter de ce que chacune a pu faire de bien pour l’amélioration de la productivité pour déboucher sur une meilleure production cotonnière dans les pays membres de l’Uemoa. Il y a aussi la nécessité de renforcer les capacités en appui conseils des producteurs. Au niveau de la recherche, réfléchir à l’amélioration de tout ce qui concerne la semence. Il y a des structures qui travaillent déjà pour ça. Mais les interprofessions sont appelées à aider à fédérer tous ces efforts afin d’en tirer le meilleur profit. Il y a également la qualité du coton ouest-africain qui préoccupe les Etats. Comment faire pour avoir une meilleure qualité et mieux vendre le coton à l’international. Avoir un label compétitif sur le marché international, apprécié par les demandeurs de la fibre ouest africaine. Il y a également eu des discussions sur les parasites qui plombent la production cotonnière dans l’espace Uemoa. Il y a un nouveau parasite qui fait ravage actuellement dans tous nos pays. Et chaque pays recherche des solutions pour le combattre. Mais si nous mutualisons nos efforts, les chances seront grandes pour trouver des solutions. Chaque pays a présenté le niveau de recherche auquel il est et nous avons envisagé de mettre sur pied une plateforme commune pour réfléchir à la voie la plus appropriée pour trouver une solution avant le démarrage de la prochaine campagne.

Le Bénin étant, pour l’instant, le meilleur producteur de la sous-région, cette présidence n’est-elle pas une opportunité pour le pays ?

Evidemment ! Quand on est premier producteur, il faut savoir le rester. Il n’y a pas de risque de perdre notre place de leader en nous mettant ensemble avec les autres. C’est une organisation de partage. Chaque pays producteur apporte ce qu’il sait faire de mieux dans la filière. Chaque interprofession doit être utile aux autres et globalement à la production cotonnière au niveau de l’Afrique de l’Ouest.

Quels seront alors vos premiers chantiers ?

Je connais mieux la filière coton de mon pays. Mais pas celle des autres pays. Donc il urge d’abord de faire l’état des lieux afin que nous nous connaissions mieux. Ensuite, nous allons établir les forces et faiblesses de chaque pays. Et après, partager les expériences pour qu’à terme nous puissions atteindre nos objectifs qui sont essentiellement l’amélioration de la productivité pour augmenter la production dans chacun de nos pays. Je vais m’y mettre et permettre que les producteurs de chaque pays vivent réellement de cette activité en améliorant leurs revenus. Plus le rendement à l’hectare est amélioré, plus c’est profitable aux producteurs. Le Bénin, en superficie, est très handicapé par rapport au Mali par exemple. Mais le Bénin a une production beaucoup plus importante que le Mali, voire le Burkina Faso. Donc c’est à travers la productivité que le jeu se joue. Donc nous allons travailler à cela, à aller au-delà des deux millions dix tonnes produites actuellement dans la sous-région.

Dans un an, le Bénin va abriter l’assemblée générale de l’organisation que vous présidez…

Oui. Nous avons souhaité abriter la première assemblée générale en tant que pays ayant la présidence. Elle se tiendra en mars 2024 puis à tour de rôle dans les autres pays.

Que devraient espérer les acteurs de la filière avec la naissance de cette organisation ?

C’est d’abord une meilleure protection de leurs intérêts. Je veux parler de l’amélioration de leurs revenus. Et pour se faire, il faut travailler à améliorer le rendement à l’hectare. Aujourd’hui au Bénin, nous sommes à 1,2 tonne à l’hectare. Pendant notre présidence, nous devons travailler à aller à une moyenne de 1,5 tonne à l’hectare au Bénin. Pour les autres Etats, il faut que cela soit la même chose. Au cours de ma présidence, nous ferons en sorte que la productivité des autres pays puisse monter aussi à ce niveau. Aussi, plus il y a du coton, mieux se portent les égreneurs. Nous allons travailler pour le paiement à temps des producteurs de coton pour les mobiliser davantage autour de la filière. C’est ce que fait déjà le Bénin. Cette expérience doit être partagée. Ainsi, le producteur pourra payer ses intrants, assurer les autres facteurs de production et être un producteur digne.
Economie 31 mars 2023


Sortie discographique: ‘’Sometime’’ relance Rayan Cris
Femme d'entreprise, Ambassadrice Miss Oréel Courbes Aquitaine et artiste de musique Afro french Urbaine, Romao Innocencia, alias Modeliac Rayan Cris la Reine sort son nouvel album intitulé ‘’Sometime’’. Elle revient ainsi au devant de la scène après 10 ans de break.Une carrière lancée tambour battant et qui connaît un coup d’arrêt pour diverses raisons. Dix ans après son premier album intitulé ‘’Aimer simplement’’, Modeliac Rayan Cris la Reine se relance avec un nouvel album, ‘’Sometime’’. Ce 31 mars en effet, elle lance son deuxième album toujours nourri par cette appétence à chanter et magnifier l’amour sous diverses coutures. ‘’Sometime’’, dès ce vendredi, sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et c’est tout l’intérêt de l’artiste à être parmi les siens pour partager ces instants de passion et de fun autour de variétés musicales. Pour elle, il s’agit, à travers ce retour sur scène, de prendre contact avec le public béninois, et tous ceux qui aspirent à la joie de vivre et d’aimer. « La vie, c’est de l’aventure et on revient toujours de son aventure avec gloire et fierté pour partager la fierté de son travail. Il faut oser l’aventure ; il faut oser l’audace», note-t-elle, bien enjouée. Album à dix titres comme le tout premier, ‘’Sometime’’ est une ode à l’amour. Un élément vital qui aura boosté le devenir d’Innocentia Romao. Celle qui aura connu sa passion pour l’art depuis sa tendre enfance mais aura été en butte à l’opposition de ses parents a su trouver en l’amour l’antidote pour arriver à ses fins. Passer de simple comptable à là où elle en est aujourd’hui sans oublier ses études universitaires reste un pas franchi par l’artiste dans son ambition de s’accomplir. « Tout gravite autour de l’amour, à mon avis. Il nous faut de l’amour pour vivre et le titre ‘’So what’’, mon coup de cœur, est une véritable surprise pour le public», défend-elle. Ambassadrice des femmes d’Aquitaine à travers son sacre en tant que Miss Oréel Courbes Aquitaine, Modeliac Rayan Cris la Reine chante en français, en haoussa, djerma, fon, mina, yoruba et goun. Une qualité qu’elle doit à ses origines. « Je suis prête à reprendre là où je me suis arrêtée. Il me faut avancer, aller de l’avant et ne pas stagner », lance-t-elle, à qui veut l’entendre. Sur la scène musicale béninoise, Innocentia Romao entend se frayer un chemin. Si d’aucuns retiennent néanmoins quelques-uns des clips de son premier album ‘’Aimer simplement’’ sorti en 2013, diffusés sur des chaînes de télévision, la carrière de la Franco-bénino-nigérienne est loin d’avoir eu l’accueil qu’elle espérait dans son pays. Pour un premier coup d’essai plutôt réussi en France où l’album ‘’Aimer simplement’’ a vu le jour, sa promotion en Afrique a été plombée par diverses contingences. Conseillère en images, chanteuse-musicienne, comédienne et passionnée de mode et de danse, l’artiste s’est tôt lancée dans le secteur de l’art mais s’est finalement donné un break pour approfondir son intérêt pour la chose artistique en entrant au conservatoire et se consacrer pleinement à sa vie de famille. Dix ans après, la passion pour la musique est sauve et reprend ses droits dans la vie de l’artiste qui pendant sa trêve n’a pas manqué d’écumer les planches pour des représentations de théâtre et relever d’autres challenges artistiques ■ Culture 31 mars 2023


« Humeurs d'artistes »: Des mots en spectacle une deuxième fois
Le public s'est retrouvé, samedi 25 mars dernier, à l'Acte II du spectacle des mots. Une prestation qui restera gravée dans les annales de la culture béninoise.« Humeurs d'artistes », la soirée poétique a repris, samedi 25 mars 2023, au Bamboo numérique. Sur scène à l'Acte II des mots rythmés, l'artiste slameur Djarra Sakho et la poétesse Lhys Dègla en accompagnement musical du duo Landry+. Le duo poétique a communiqué ses « sensibilités » et des « émotions » au public à travers des messages sur la nécessité pour toutes les religions du monde de reconnaître l'identité du peuple noir ; la similitude entre l'art et Dieu, la femme et l'actrice, etc. Au-delà de pouvoir offrir un spectacle de mots rythmés avec de la musique, « Humeurs d'artistes » vise d'abord à « transmettre des émotions ». C'est ce que la poétesse Lhys Dègla a voulu faire ressentir au public en mettant l'accent sur la similitude entre l'art, la femme et Dieu. « Dieu étant infini et l'art également, pour moi, il y a une certaine similitude. L'homme créant, l'homme innovant, cherchant tout le temps à se dépasser, l'homme est un artiste. La femme se retrouve assez dans les rôles et les émotions. Donc, ce qu'un acteur ou une actrice fait, généralement, c'est de jouer des rôles », explique Lhys Dègla à propos d'un de ses textes qui présente la Femme en tant qu'Actrice. Les « mots » ont permis également aux poètes de fustiger des « maux » tels le harcèlement en milieu scolaire, les viols ou autres atteintes sexuelles sur mineures. L'ensemble des messages transmis a reçu un écho favorable auprès du public. « La beauté est dans les yeux de la personne qui regarde. Il en est de même pour la parole. Le sens de ce que nous disons est dans l'écoute de ceux qui sont en face de nous. Et nous avons un public qui sait très bien nous accorder de l'attention et qui sait quand nous applaudir chaleureusement », a fait remarquer l'artiste slameur Djarra Sakho. La soirée poétique « Humeurs d'artistes » que porte Laboratorio arts contemporains, se veut un rendez-vous mensuel dédié à la poésie et à la parole rythmée. L'Acte I avait porté sur scène le duo poétique constitué de Jasmin Guézo et Myrtille Akofa. Le rendez-vous est pris pour le 9 avril 2023 pour l'Acte III ■ Culture 31 mars 2023


Projet d’aménagement hydroagricole dans la vallée du Mono: La Badea satisfaite après évaluation des installations
Evaluer le projet d’aménagement hydroagricole et d’adaptation aux changements climatiques que porte le gouvernement béninois sur une aire de 3000 hectares dans les vallées du Mono et du Niger. C’est l’objectif de la délégation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) en visite au Bénin, du 13 au 22 mars dernier, sous l’encadrement de Dr Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat.La mission de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) au Bénin s’inscrit dans le cadre du Projet d’aménagement agricole et d’équipement de 3 000 hectares dans les vallées du Mono et du Niger. Un projet cher au gouvernement béninois qui attache un intérêt particulier au secteur de l’agriculture. La première étape de cette mission encadrée, du 13 au 22 mars dernier, par Dr Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat, a conduit la délégation uniquement sur les installations de la vallée du Mono qui prend en compte une superficie de 1 500 hectares. La visite des 1 500 autres hectares dans la vallée du Niger sera programmée ultérieurement par le gouvernement béninois. Ainsi, la délégation, au cours de sa mission, a visité à pas de charge des installations de plusieurs aménagements hydro agricoles dans les localités de Lokossa, Athiémé, Grand-Popo et eu des discussions avec les populations concernées, ainsi qu’avec les autorités béninoises notamment au niveau des ministères des Finances, de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur. L’objectif de la visite, selon Hatem Al Bejri, chef de la division secteur public pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale à la Badea, c’est d'évaluer le projet en confrontant par ailleurs les documents y relatifs avec les informations sur le terrain et échanger avec les populations de ces régions. Et la délégation, au terme de la visite, n’en est pas moins satisfaite. Cette mission, a-t-il indiqué, concrétise la coopération exemplaire entre le gouvernement béninois et la Badea qui, depuis ces dernières années, a connu un nouvel essor très significatif avec pratiquement un projet par an et des engagements consistants, sous le leadership de Dr Sidi Ould Tah, directeur général de l’institution financière. Le projet d’aménagement hydroagricole de la vallée du Mono, soutient-il, est un projet novateur et stratégique parce qu’il touche à la fois la sécurité alimentaire, l’amélioration du niveau de vie des populations, l’adaptation aux changements climatiques et aux changements extérieurs que le monde subit de plus en plus du fait de l’instabilité sur le globe ou du renchérissement des prix des matières premières et des produits agricoles. Il s’articule, selon ses dires, autour de l’aménagement de 1500 hectares de terres agricoles qui seront irriguées pour la promotion de plusieurs filières dont essentiellement le riz, les cultures maraîchères et le maïs. Il y aura également le développement de la pisciculture. Des étangs piscicoles seront aménagés. Des équipements associés et des infrastructures connexes nécessaires seront installés dans les sept villages bénéficaires à Athiémé et les autres localités concernées.

Approche innovante

Il convient de relever que le projet ne s’arrête pas aux aménagements techniques ou physiques. Il y a des zones d’irrigation, de drainage, des kits de protection contre la remontée des eaux du fleuve Mono. L’aménagement de pistes de circulation et de désenclavement autour de ces sites est également projeté. Chaque site sera relié au village principal par une piste. Il y aura également à côté de ces aménagements des travaux de génie civil, des travaux connexes et le développement des chaînes de valeurs agricoles et piscicoles. « Après la réalisation de ces infrastructures, les bénéficiaires seront encadrés pendant deux ans. Une ligne de crédit leur sera dédiée pour faciliter leur accès. On a estimé à 2500 opérateurs pendant ces deux premières années dont au moins 60 % de jeunes et de femmes qui seront concernés par les activités de transformation, conditionnement, transport, préparation, fumage de poissons, toutes les activités qu’on peut imaginer autour des filières agricoles et piscicoles. Notre approche est participative et inclusive et nous travaillons de concert avec la population», précise le chef de la division secteur public pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale à la Badea. Un projet à grande portée salué par Dr Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat à qui il témoigne sa reconnaissance pour la qualité de sa gouvernance, son leadership et ses actions qui portent, selon lui, vers des signaux très élevés du développement du pays et la prospérité de ses populations. « Ce projet a une grande portée, pour des raisons multiples. D’abord c’est environ 35 milliards F Cfa de financements concessionnels, c’est-à-dire adaptés aux infrastructures pour la vallée du Mono. Prioritairement après la vallée du Mono, c’est le même montant de 35 milliards qui sera affecté à la vallée du Niger», souligne-t-il, tout en remerciant le ministre de l’Agriculture pour l’orientation donnée à la mission de la délégation pendant les 10 jours de travaux. Le projet, apprécie-t-il, permettra de créer de la valeur ajoutée, d’aider les populations, d’accroître la production agricole et halieutique, de créer des emplois, de réaliser des infrastructures sociocommunautaires et de générer des revenus. Avec les experts du ministère de l’Agriculture et leurs collègues de la délégation il a été question d’analyser l’organisation générale, l’architecture du projet ainsi que les problèmes de pérennité et durabilité surtout en matière de structuration des coûts. Une expertise de haute facture qu’a relevée Dr Zul - Kifl Salami, au terme des travaux. La visite des installations a permis à la délégation de confronter les prévisions à la réalité du terrain. Ainsi, il a été permis à la mission de visiter le fleuve Mono, d’apprécier son débit, la fertilité du sol et surtout de rencontrer les populations qui sont les ultimes bénéficiaires. A ces communautés il a été expliqué qu’il ne s’agit nullement d’exproprier mais d’aménager des terres agricoles aux frais de l’Etat et de leur restituer ces exploitations une fois aménagées. Une approche innovante que n’ont pas manqué de saluer les populations acquises à la cause, vu le caractère holistique du projet. La délégation a concomitamment visité les logements sociaux de Ouèdo. La Badea est en effet l’un des premiers financiers de ce projet porté par le gouvernement béninois avec la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque ouest africaine de développement (Boad). Les membres de la délégation ont été impressionnés par la qualité des travaux, la finition et l’impact sur les populations. Et c’est sur cette base, qu’ils ont réagi très favorablement, selon le chargé de mission du chef de l’Etat, à la requête potentielle du gouvernement pour financer 1666 logements additionnels. Ceci à la condition que la bonne gouvernance soit au rendez-vous ainsi que la célérité et la réactivité dans l’action de part et d’autre, éléments essentiels pour porter le projet rapidement à sa phase de matérialisation, à en croire Dr Zul-Kifl Salami ■  
Economie 30 mars 2023


Célébration de 15 ans d’existence: Isocel Bénin baisse ses prix et augmente ses offres
Fournisseur d’accès à internet depuis 2008, Isocel Bénin célèbre 15 ans d’existence. Dans la droite ligne de sa vision, celle de rendre accessible la fibre optique à tous les Béninois, Isocel a baissé ses prix, augmenté les volumes et promet plein d’autres services préférentiels à sa clientèle. L’annonce a été faite, ce mercredi 29 mars, lors d’un point de presse.« Nous sommes conscients du défi que représente l’accès à l’internet pour tous les Béninois. C’est pourquoi dans le cadre de la célébration de nos quinze ans d’existence, nous avons décidé de baisser les coûts d’abonnement mensuel de 25 mille francs Cfa à 15 mille francs Cfa. Aujourd’hui, vous pouvez donc avoir internet illimité à la maison à 15 mille francs Cfa sans avoir à vous soucier de ce que vous avez déjà consommé, de ce qu’il vous reste à consommer...», a annoncé Robert Aouad, directeur général d’Isocel. L’offre de 10 Mbps passe donc à 15 mille Ttc par mois avec un coût d’installation fixé à 15 mille francs Cfa pour les résidentiels et les petites et moyennes entreprises. C’est une bonne nouvelle pour tous les Béninois. Mais ce n’est pas tout ! Dans le cadre de la célébration de ses quinze ans d’existence, Isocel Bénin veut donner de la joie à tous ses abonnés. « Nous souhaitons vous remercier pour votre fidélité en vous offrant une augmentation de débit sans aucun changement tarifaire. Ce cadeau sera fait à tous nos clients en fibre optique. Pour les résidentiels, le débit de 20 Mbps augmente à 30 Mgbs sans changement de tarif. Pour les Pme, nous offrons la liberté de choisir sans contrainte parmi toutes nos offres », fait savoir Robert Aouad. Les quinze ans d’Isocel marquent le début d’une nouvelle ère dans l’accès à la connexion illimitée à haut débit. Le directeur général d’Isocel Bénin a salué les premiers artisans, les premiers clients et les premiers partenaires qui ont permis à l’entreprise de relever les défis de la demande. C’est sans occulter les autorités béninoises. « Ce que nous avons fait n’aurait pas pu être fait sans une vision. Je remercie donc les autorités et en premier le chef de l’Etat », a affirmé Robert Aouad. Il annonce par ailleurs la mise en service progressive d’une offre multimédia dont le processus suit son cours. «Non seulement vous pourrez avoir un accès illimité à internet mais aussi vous pourrez avoir avec le même abonnement, du contenu audiovisuel, regarder des chaînes nationales et internationales… », va expliquer le fondateur d’Isocel. « Isocel était là depuis 2008, elle est encore là aujourd’hui et elle sera toujours là », a-t-il conclu pour exprimer la ferme détermination d’Isocel Bénin à relever les défis de la demande.

Des services concurrentiels

Depuis son installation en 2008, Isocel Bénin s’est donné pour vision : l’Internet pour tous. Son challenge est de connecter particuliers et professionnels à Internet haut débit, en volume illimité et à moindre coût. A en croire Fabrice Houessou, directeur administratif d’Isocel Bénin, ce défi a été au cœur des actions de l’entreprise. Il rappelle qu’en 2019, Isocel Bénin a déployé un réseau indépendant en réponse à la demande de plus en plus croissante en bande passante de ses abonnés. Il ajoute qu’en 2022, grâce à un investissement de près de 6 millions d’euros, Isocel a poursuivi et achevé l’extension de son réseau en fibre optique de 500 km sur les 13 arrondissements de Cotonou. « Aujourd’hui, vous êtes dans n’importe quel arrondissement de Cotonou, vous pouvez avoir accès à la fibre optique et bénéficier d’une connexion illimitée », a assuré Fabrice Houessou. Après 15 ans, Isocel peut se targuer d’avoir fait des progrès significatifs pour mieux desservir les populations. L’entreprise dispose aujourd’hui d’un réseau privé en fibre optique. Isocel est en effet détentrice de capacités en bande passante sur le câble Ace (Africa Coast to Europe). La technologie fibre utilisée est entièrement conçue, financée et contrôlée par Isocel ; du câble sous-marin jusqu’au modem récepteur de l’abonné. C’est pourquoi, Isocel offre des services compétitifs à des prix imbattables. Les coûts d’installation sont sensiblement réduits pour faciliter l’accès à la fibre optique à tous les Béninois. En outre, les abonnés d’Isocel peuvent aujourd’hui renouveler leur abonnement sans se déplacer grâce à la plateforme de réabonnement en ligne Isopay.
Société 30 mars 2023


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