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Nouvelles

Plurilinguisme et enseignement au Bénin: Des résultats édifiants, les perspectives explorées
Les différentes parties prenantes à la mise en œuvre du projet Fonds de solidarité des projets innovants, Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Fspi-Pebs) sont satisfaits des résultats obtenus, après deux ans d’exécution. C’est le constat fait lors de l’atelier de capitalisation qui s’est déroulé, jeudi 16 février à Cotonou. Organisation d’un colloque sur le plurilinguisme avec la participation d’enseignants de 13 pays d’Afrique et de la France, d’une enquête sociolinguistique dont les résultats ont été présentés, soutien aux associations menant des activités entrant dans le cadre du projet, présentation de deux auteurs que sont Léopold Sédar Senghor et Amadou Hampaté Bâ, organisation d’ateliers linguistiques avec des acteurs culturels … Ce sont autant d’activités conduites lors de la mise en œuvre du Fonds de solidarité des projets innovants, Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Fspi-Pebs) financé par l’ambassade de France au Bénin et dont Laboratorio arts contemporains est assistant en maîtrise d’ouvrage. Un bilan détaillé, ses impacts ainsi que les perspectives qui pourraient en découler ont été présentées lors de l’atelier organisé, jeudi 16 février à Cotonou. Dans le cadre du projet, 396 acteurs de l’éducation notamment des enseignants, directeurs et conseillers pédagogiques ont été formés, 122 enseignants formateurs/ mentors ont été formés et évalués et 11 sessions de formation organisées dans quatre villes. De même, explique Estelle Dagaut, attachée de coopération pour le Français à l’ambassade de France au Bénin, 50 acteurs cadres de l’éducation, six experts instructeurs de l’éducation ont été formés. Sans compter les 12 tuteurs qui ont bénéficié d’une formation sur la plateforme en ligne If classe. Dans sa conception, le projet Fspi-Pebs avait pour objectif d’améliorer qualitativement les formations dispensées à grande échelle dans le secteur éducatif ainsi que l’expérience apprenante, en intégrant la dimension de la diversité linguistique et culturelle de la francophonie auprès des élèves et enseignants. Il visait aussi à formaliser et partager la plus-value des approches plurilingues participatives dans la formation et l’enseignement. Des objectifs clairs qui ont été atteints, à en croire la cheffe du projet. « Les indicateurs du projet ont été atteints malgré l’ampleur des projets qui ont été déployés sur plusieurs axes. Chacun des acteurs a joué son rôle », se réjouit Estelle Dagaut. Rappelons que le projet a quatre composantes. La première est intitulée Recueil de données sur l’usage, la maîtrise et les représentations sur les langues et la francophonie alors que la deuxième porte sur la formalisation et institutionnalisation d’initiatives structurantes dans l’évaluation et la médiation dans l’enseignement du primaire, la sensibilisation des personnels de l’éducation aux modalités de l’enseignement du et en français en contexte plurilingue. Quant à la troisième composante, elle s’intéresse à la réalisation d’actions de médiation linguistique et culturelle structurées, adaptées au contexte socio-éducatif dans le primaire et le secondaire, l’appui aux échanges dans la sphère universitaire en lien avec le renforcement de capacités pour un enseignement prenant en compte les spécificités du territoire. La communication, la valorisation et le management du projet est la dernière composante du projet ■ Société 21 févr. 2023


9e législature du Parlement: Les membres de la Conférence des présidents connus
Les membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, 9e législature, sont désormais au grand complet.La 9e législature a bouclé la boucle de la mise en place de ses organes. L’on connait désormais la physionomie de la Conférence des présidents de l’institution. Les membres sont au total au nombre de 15. Ils comprennent le président de l’Assemblée nationale, les six autres membres du bureau du Parlement ; les cinq présidents des commissions permanentes et les trois présidents de groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, assure la présidence de la conférence des présidents, conformément aux dispositions de l’article 37 du Règlement intérieur de l’institution parlementaire. La Conférence des présidents a notamment pour attributions d’émettre un avis sur l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale proposé par son président. Elle peut être consultée sur tout autre sujet proposé par tout membre de ladite conférence. La Conférence des présidents est convoquée par le président de l’Assemblée nationale au début de chaque session ou en cas de nécessité. Le président de la République est tenu informé de l’ordre du jour arrêté par le bureau de l’Assemblée nationale après consultation de la conférence des présidents. Il va sans dire que la conférence des présidents est un organe important de l’Assemblée nationale. C’est d’ailleurs à juste titre que le législateur a voulu qu’elle soit composée des organes clés du Parlement à savoir le bureau de l’Assemblée nationale, les présidents des commissions techniques permanentes du Parlement et les présidents de groupes parlementaires. Ceci, avec l’espoir que les différentes tendances du Parlement s’y retrouvent. L’analyse de la composition actuelle de la conférence des présidents révèle que l’Union progressiste (Up) Le Renouveau y est représentée à travers huit membres sur quinze. Le Bloc républicain et les Démocrates, parti de l’Opposition, s’en sortent respectivement avec cinq et deux membres. Au total, la majorité parlementaire dispose donc de treize représentants contre deux pour la minorité parlementaire. C’est ce qui explique la protestation, lors de la séance plénière du jeudi 16 février dernier, du président du groupe parlementaire Les Démocrates, Nourénou Atchadé. L’on se rappelle que ce dernier et ses collègues de l’Opposition ont claqué la porte de l’hémicycle pour exprimer leur colère face à l’accaparement des cinq postes de commissions permanentes par la majorité parlementaire qui ne leur a rien concédé. De ce fait, l’Opposition parlementaire sera sous représentée au niveau de la Conférence des présidents.

Dessous d’une protestation

Le député de l’Opposition a protesté contre cette façon de faire de ses collègues du camp présidentiel. Nourénou Atchadé qualifie ce coup de « forfaiture». Il a appelé ses collègues des camps Up Le renouveau et Br au respect de la décision Dcc 11-047 du 21 juillet 2011 de la Cour constitutionnelle indiquant une représentation proportionnelle majorité/minorité parlementaire. Un avis que n’a pas partagé le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans. Ce dernier a balayé du revers de la main les arguments de Nourénou Atchadé. Louis Vlavonou estime que l’Opposition parlementaire fait de la surenchère en tentant d'imposer sa perception du processus de désignation des membres des commissions permanentes. Le Règlement intérieur du Parlement encore moins la décision de la Cour constitutionnelle brandie n’ont jamais dit une représentation proportionnelle pour l’élection du bureau des commissions techniques. Mieux, des postes dont ceux des secrétaires ont été donnés à la minorité parlementaire qui les a boudés au niveau des cinq commissions, contre-attaque le n°1 de la 9e législature avant de prendre acte de la déclaration du président du groupe parlementaire de vider l’hémicycle en signe de protestation. Il n’est pas exclu que la Cour constitutionnelle sera à nouveau saisie pour connaitre de ce dossier et situer les uns et les autres comme c’était le cas en 2011 sous la sixième législature. Composition de la Conférence des présidents du Parlement, 9e législature 1-Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale (Président) 2-Barthélemy Kassa, 1er vice-président de l’Assemblée nationale 3-Léon Ahossi, 2e vice- président de l’Assemblée nationale 4-Labiou Djibril Amadou, 1er questeur de l’Assemblée nationale 5-Chantal Ahyi, 2e questeur de l’Assemblée nationale 6- Mahougnon Kakpo, 1er secrétaire parlementaire 7- David Houinsa, 2e secrétaire parlementaire 8-Orden Alladatin, président de la commission en charge des Lois 9-Gérard Gbénonchi, président de la commission des Finances et des Echanges 10-Lambert Agongbonon, président de la commission en charge du Plan 11-Victor Topanou, président de la commission en charge de l’Education 12-Abdoulaye Gounou, président de la commission en charge de la Défense et de Sécurité 13- Aké Natondé, président du groupe parlementaire Up Le Renouveau 14-Assan Séibou, président du groupe parlementaire Br 15-Nourénou Atchadé, président du groupe parlementaire « Les Démocrates ».
Actualités 21 févr. 2023


Télévision numérique terrestre: Quels changements dans l’espace audiovisuel?
La mise en service de la Télévision numérique permet aux populations béninoises de bénéficier d’une meilleure qualité d’image et de son, d’un bouquet plus large de chaînes de télévision et d’une meilleure couverture nationale. Mais, cette technologie va induire des changements de plusieurs ordres dans l’espace audiovisuel. Piloté par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, le projet de la Télévision numérique terrestre (Tnt) est devenu réalité depuis vendredi 17 février dernier. Cette technologie permet aux populations béninoises de bénéficier d’une meilleure qualité d’image et de son, d’un bouquet plus large de chaînes de télévision et d’une meilleure couverture nationale. Cependant, son avènement a induit des changements importants dans l’espace audiovisuel béninois. Sur le plan organisationnel, avec la séparation des métiers, les chaînes de télévision mettent fin à l’autodiffusion et deviennent des éditeurs de services audiovisuels. Selon Patricia Codjia, directrice générale par intérim de la Société béninoise des Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir), au regard de la loi 2014-22 du 30 septembre 2014 relative à la radiodiffusion numérique au Benin, la diffusion est assurée par un opérateur de diffusion. Au plan institutionnel, il est créé l’opérateur du multiplex, Bénin Diffusion et la Société du patrimoine, la Société béninoise des Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir) qui se charge de l’exploitation et de la maintenance de l’infrastructure. Au niveau technique, les chaînes de télévision qui, jusque-là, ont une zone de couverture locale, pourront grâce à la Tnt, être captées sur tout le territoire national. Ainsi, les populations de toutes les régions du pays peuvent suivre les chaînes comme Ado Tv, Tvc, Eden Tv, Imonlè Tv, Canal 3 Bénin et Golfe Tv qui n’étaient accessibles que dans certaines régions du pays. Quant aux consommateurs, ils bénéficient de plus de chaînes et d’un accès aux services interactifs tels que le guide électronique des programmes et d’autres services dont la demande, les commandes et les achats. La prochaine étape est l’activation des sites selon un chronogramme bien défini qui prend en compte la distribution des kits de réception qui sont cédés conformément à l’arrêté n°020Mic/Mnd/DC/Sgm/Ctj/Sa/029Sgg20 portant plafonnement du prix de vente des équipements de base pour la réception de la Télévision numérique terrestre? Numérique 21 févr. 2023


Renforcement de ses équipements au Port de Cotonou : Bénin Terminal se dote de huit tracteurs portuaires flambant neufs
Huit tracteurs portuaires flambant neufs sont mis en service au Port de Cotonou par Bénin Terminal depuis le 3 février dernier. Ces équipements à la pointe de la technologie vont contribuer au développement des services de l’opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou et à garantir son fonctionnement optimal. Bénin Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou, a mis en service ce 3 février 2023, huit tracteurs portuaires flambant neufs fabriqués à Utrecht aux Pays-Bas par Terberg, spécialisé dans les équipements portuaires. Réceptionnés à la mi-décembre sur un navire en provenance du Port d’Anvers, ces engins sont rendus opérationnels après une phase de mise en conformité assurée par la Direction technique de Bénin Terminal. D’un coût total de 636 592 276 F Cfa (soit environ un demi-million d’euros) et financés par Bénin Terminal, ces huit tracteurs portuaires à la pointe de la technologie sont la pièce maîtresse du transport des conteneurs sur le terminal. Equipés d’un puissant moteur, ils ont la particularité de déplacer des charges lourdes pouvant aller jusqu’à 75 tonnes. Chacun de ces engins est équipé d’une cabine de pilotage spacieuse, dûment insonorisée et climatisée. Ces cabines disposent également d’un siège à amortisseur mécanique réglable, d’essuie-glaces avant-arrière et d’une issue de secours. Le tout garantissant ainsi confort optimal et sécurité au chauffeur. Cet investissement dans des tracteurs portuaires modernes et à faible empreinte carbone, vient participer au développement des services de Bénin Terminal et à garantir son fonctionnement optimal. « L’acquisition de ces nouveaux tracteurs témoigne de notre engagement dans la quête permanente de l’excellence opérationnelle au service des usagers. Ces engins à faible empreinte carbone matérialisent également nos choix en matière de préservation de l’environnement conformément à notre Label Green Terminal », a déclaré Fabrice Ture, directeur général de Bénin Terminal. A propos de Bénin Terminal Grâce à 95 milliards de FCFA (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des ONGs, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le VIH, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. www.bolloreafricalogistics.com   Economie 20 févr. 2023


Changement de nom des sélections nationales: Les Ecureuils mués en « Guépards et Amazones »
Ayant longtemps défrayé la chronique, le changement du nom des sélections nationales du Bénin est devenu réalité depuis vendredi 17 février. Par arrêté, N°10/Msp/Dc /Sgg23, le ministre des Sports a officialisé les nouvelles dénominations des équipes nationales sportives masculines et féminines du Bénin. Selon la décision, les équipes féminines sont désormais désignées par l’appellation « Les Amazones du Bénin ». L’article 2 de l’arrêté stipule que les sélections masculines seront désignées par l’appellation « Les Guépards du Bénin ». Cette décision vient confirmer la déclaration de Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de Football, qui après sa réélection le 20 août dernier, avait décidé avec son comité exécutif de changer le nom de l’équipe nationale. Ainsi, le directeur du sport d’élite, Bonaventure Codji est instruit pour l’application de l’arrêté de concert avec le Comité national olympique et sportif béninois et l’ensemble des fédérations sportives nationales. Société 20 févr. 2023


Examen de fin d’année scolaire: Le Bepc 2023 sera de formule transitoire
L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de 2023 sera le dernier en version options Moderne court (Mc) et Moderne long (Ml), tel qu’il s’organise jusqu’ici. Les choses vont changer dès l’année 2024 qui marquera la phase de mise en œuvre concrète et complète de la réforme du gouvernement, celle de faire composer obligatoirement à l’écrit tous les candidats au Bepc au Bénin en Physique chimie et technologie (Pct) et dans l’une des langues allemand et espagnol. L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2023 a une particularité. Il marque une transition entre l’ancien système à savoir la formule classique en vogue jusqu’ici Moderne court (Mc) et Moderne long (Ml) et la volonté du gouvernement visant à faire composer obligatoirement tous les candidats au Bepc à l’écrit en Physique chimie et technologie (Pct) et dans l’une des langues allemand et espagnol. Cette réforme veut amener les élèves à prendre goût à la mathématique et la Physique chimie technologie (Pct) afin d’embrasser les séries scientifiques au second cycle. L’annonce a été faite par le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Roger Koudoadinou. Selon lui, la réforme était prévue, au départ, pour prendre effet dès le Bepc 2023. Mais il a été décidé de marquer une transition cette année pour donner une chance ultime aux candidats de l’ancien cursus et qui n’ont pu décrocher le Bepc l’année dernière où certains sont soit au second cycle sans le sésame ou en candidats libres. Un juste milieu a été trouvé pour permettre à cette ancienne vague de candidats et la nouvelle actuellement en classe de 3e d’être embarquées, pour qu’à l’arrivée, les droits d’aucun candidat ne soient brimés. Ce juste milieu consiste, pour cette phase de Bepc formule transitoire, à autoriser les candidats à composer à l’écrit dans l’une des trois matières à savoir la Pct, l’allemand ou l’espagnol. Seulement, le Dec précise que c’est uniquement ceux qui auront planché en Pct qui pourront être autorisés, après leur admission, à poursuivre leurs études dans les séries scientifiques C ou D au second cycle. Les candidats qui auraient choisi de composer dans l’une des deux langues ne pourront pas s’inscrire en séries scientifiques. Le Dec a tenu à insister sur ce fait parce que, selon lui, dès que l’Etat a ouvert l’option transitoire du Bepc 2023, tous les candidats qui s’étaient inscrits pour composer Pct et dans l’une des deux langues étrangères citées supra, sont revenus sur leur décision. Beaucoup ont renoncé à leur choix de composer en Pct pour se ruer sur l’une des matières allemand et espagnol. Roger Koudoadinou a été clair et formel sur les conséquences de cette préférence de vouloir composer dans l’une des deux langues ; lesquelles n’ouvrent plus dorénavant la porte des séries scientifiques au second cycle.

Moins de diplômés en « bavardage »

Cet intérêt des candidats à composer à l’écrit dans l’une des deux langues n’est pas en phase avec la vision du gouvernement de voir le plus gros effectif des apprenants s’investir dans l’apprentissage des matières scientifiques notamment la Pct pour booster le développement du Bénin. « Nul ne pourra se prévaloir d’être détenteur de Bepc et chercher à s’inscrire en séries C ou D au second cycle s’il a fait l’option de composer en allemand ou en espagnol à l’écrit au Bepc 2023 », a insisté le Dec. Le Bepc transitoire, explique Roger Koudoadinou, signifie que le Bénin a rompu avec l’ancien Bepc. Et le cap est mis sur un Bepc qui est en train de prendre les dispositions pour se retrouver définitivement sur les rails de l’exécution de la volonté du gouvernement, celle consistant à renforcer les compétences de connaissances dans les matières scientifiques au niveau des élèves qui arrivent en fin de formation au premier cycle de l’enseignement secondaire général. Pour cela, la Dec offre jusqu’au 3 mars prochain, la possibilité aux candidats de se raviser pour corriger leur option de composition au profit de la Pct à l’écrit, si le cœur leur en dit. « Les candidats ont tout le temps devant eux pour faire cette correction parce que le gouvernement tient à ce que les séries scientifiques retrouvent leurs lettres de noblesse dorénavant », indique Roger Koudoadinou. Mais il se réjouit que les sensibilisations sur le terrain tant en direction des parents d’élèves que des élèves eux-mêmes sont en train de porter leurs fruits. Car, selon lui, beaucoup sont revenus déjà pour renoncer à leur choix initial de composer dans l’une des deux langues pour préférer la Pct. Sur les 120 000 candidats attendus pour le Bepc 2023, 106 000 se sont déjà inscrits avec un fort taux pour la composition de la Pct à l’écrit, informe le Dec. Les lycées techniques en construction par le gouvernement ne viennent pas pour recevoir des apprenants au niveau approximatif. Il ne suffit pas simplement de réussir à son Bepc mais le système veut avoir le gage que ceux qui prétendent entrer dans ces lycées prestigieux de formation technique ont le niveau requis surtout en mathématique et en Pct, a expliqué Roger Koudoadinou pour montrer la pertinence du combat du gouvernement pour amener les apprenants à porter un grand intérêt aux matières scientifiques. « Après le Bepc 2023, on entre de plain-pied dans le Bepc version profil compétence scientifique renforcée avec la composition obligatoire en Pct à l’écrit plus une des deux langues allemand ou espagnol », précise le Dec ■
Actualités 20 févr. 2023


Drame de Dassa-Zounmè: Le magistrat Pascal Dohoungbo inhumé
Pascal Dohoungbo, magistrat et conseiller à la Cour suprême, décédé des suites de l’accident tragique qui s’est produit à Dassa-Zounmè, dimanche 29 janvier dernier, a été inhumé. Mais avant, un hommage lui a été rendu, jeudi 16 février dernier à la Cour suprême, en présence de plusieurs personnalités dont la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, représentant le présidente de la République, Patrice Talon et le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Adieu Pascal Dohoungbo! Toute la compagnie judiciaire du Bénin s’est mobilisée, jeudi 16 février dernier à la Cour suprême à Porto-Novo, pour rendre un dernier hommage à l’illustre disparu inhumé dans l’intimité familiale. Lequel a été fauché, dimanche 29 janvier dernier, des suites du drame de Dassa-Zounmè ayant occasionné plusieurs morts. Un accident qui a plongé toute la nation béninoise dans l’émoi. « Ce qui est arrivé nous fait pleurer aujourd’hui le départ d’un collègue, un magistrat dont les compétences et pratiques judiciaires, sociales et humaines sont pour nous, un appui et une source d’inspiration », a témoigné le représentant de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), Aristide Fadé. Le décès de son ex-collègue Pascal Dohoungbo lui fait dire que la vie sur terre ressemble bien à un marché. « Le soir venu, quelles que soient nos diverses fortunes, nous devrons plier nos bagages et regagner notre demeure. L’heure a donc sonné pour Pascal, notre collègue et nous n’y pouvons que cet hommage modeste », a ajouté Aristide Fadé. Il regrette la disparition de Pascal Dohoungbo qui aura été un magistrat aimable et bon, compétent et discret, collaboratif et charmant. Pour le président de la chambre administrative de la Cour suprême, Rémy Kodo, au nom du président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, son ex-collaborateur immédiat devrait être admis à faire valoir ses droits à la retraite. Mais sa carrière a été prolongée avec le vote et la promulgation de la loi portant statut des magistrats de la Cour suprême.

Un grand sens de l’Etat

Il regrette que le défunt n’ait pu jouir des fruits de ce coup de chance avant que la mort ne l’emporte dans des circonstances chargées de douleur et de questionnements. Sinon, personne ne pouvait s’imaginer, souligne Rémy Kodo, que Pascal Dohoungbo qui était au service, vendredi 27 janvier, soit deux jours avant le drame, et a pris part à la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an à la Cour suprême, avait rendez-vous avec la mort le surlendemain. Au nom de la haute juridiction, le président de la chambre administrative de la Cour suprême souhaite une paix profonde à l’âme de son ex-collaborateur. Lequel a été, selon lui, un homme très effacé, travailleur, consciencieux, rigoureux, discipliné, digne et ayant un grand sens de l’Etat. Autant de qualités que reconnaît aussi à l’illustre disparu, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Angelo Hounkpatin, représentant tous les corps des auxiliaires de justice. Pour le bâtonnier, Feu Pascal Dohoungbo a fait montre dans sa carrière des qualités attendues d’un bon magistrat. La famille Dohoungbo et alliés ont remercié tous les acteurs de la compagnie judiciaire et autres pour les marques d’affection et de soutien qu’ils bénéficient depuis le drame qui a coûté la vie à leur parent ■
Société 20 févr. 2023


Des habitations en flammes à Sô-Ava
83 maisons consumées, plus de 600 personnes sinistrées, trois blessés et des millions de dégâts matériels. Tel est le bilan de l'incendie qui a consumé le village d'Ahomey-Lokpo, dans la commune de Sô-Ava, vendredi 17 février dernier.Les dégâts sont importants et la désolation est grande dans le village d' Ahomey-Lokpo, dans la commune de Sô-Ava. L’incendie qui a ravagé une grande partie du village, selon les témoignages, est parti d'un feu allumé par des enfants à côté d'une petite maison inhabitée pour griller de la patate. Un grand vent qui soufflait a contribué à embraser tout le village, aux environs de 14h30. Ruines et cendres, poteaux en béton endommagés par le feu qui a tout ravagé sur son passage, c'est ce qui reste du village d'Ahomey-Lokpo. Les sapeurs-pompiers alertés et dépêchés sur les lieux n'ont pas pu traverser la rivière Sô avec leur matériel. Il a fallu compter avec la bravoure des populations qui se sont servies de leurs motopompes agricoles pour tenter de venir à bout du feu ravageur. Hommes, femmes et enfants sont dans la détresse et ne savent pas à quel saint se vouer. « Tous nos biens sont partis en fumée», confie Célestin Fassinou, chef du village de Béssétonou, sous le choc. Pour Dr Edmond D. Adjovi, cadre natif du village, les populations en appellent au soutien et à l'aide des autorités politiques et des organismes compétents pour les soulager, tant leur désarroi est grand. Un appel qui n’est point tombé dans l’oreille d’un sourd. Déjà dans les premières heures du drame, Jean Méjor Avihoué, maire de la commune de Sô-Ava, les a rassurées du soutien des autorités centrales du pays. Une assurance qui s’est tôt concrétisée avec la descente d'une délégation de la mairie avec des dons, samedi 18 février dernier et la visite du préfet de l'Atlantique, ce dimanche 19 février. Tous ont rassuré les populations sinistrées de la solidarité nationale et du soutien du gouvernement et de son chef ■ Société 20 févr. 2023


36e Sommet de l'Union africaine: Aurélien Agbénonci représente le chef de l'État
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Bénin, a pris part, ce samedi, au 36e Sommet de l'Union africaine (Ua). En marge des travaux, il a eu des séances de travail avec le président rwandais et une délégation des Emirats arabes unis.La cérémonie d'ouverture officielle du Sommet a été présidée dans la matinée du samedi 18 février 2023, par le président du Sénégal, Macky Sall, président en exercice de l'Ua. Le chef de l’Etat sénégalais, qui vient de boucler un an à la tête de l'institution a passé le témoin au président comorien, Azali Assoumani. A l’occasion, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a enchaîné d'autres rencontres dans le cadre du sommet. Il a pris part aux travaux du Comité d'Orientation des chefs d'État (Cdc) Afrique. Il a assisté au Sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao et tenu plusieurs rencontres bilatérales, dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Bénin et ses partenaires.

Rencontres bilatérales

Au nombre des rencontres du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Bénin, une aura retenu les attentions : celle avec le président du Rwanda, Paul Kagamé. Selon les indiscrétions, le chef de la diplomatie béninoise a transmis un message du chef de l'État béninois Patrice Talon, à son homologue, Paul Kagamé. Kigali et Cotonou entretiennent de bonnes relations depuis plusieurs années. Des liens qui ont connu un renforcement et une dynamisation, grâce au dynamisme du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. Par ailleurs, Aurélien Agbénonci a poursuivi, ce dimanche, ses entretiens bilatéraux en marge du 36e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie. Avant de se rendre au siège de l’institution pour la suite des débats, ce dimanche 19 février 2023, il a eu, dans la matinée, une séance de travail avec une délégation des Emirats arabes unis. Conduite par Shakh Boot Bin Nahayan Al Nahayan, celle-ci est allée s’enquérir des opportunités qu’offre le Bénin dans le domaine de la coopération. Ainsi, les échanges ont porté sur les questions d'intérêt commun, le renforcement des liens entre le Bénin et les Émirats arabes unis, notamment dans le domaine des investissements. Le ministre d’Etat émirati a souhaité explorer les opportunités dans les secteurs des mines, de l'agriculture (coton), des technologies et de la logistique. A cet effet, les deux parties ont convenu de la mise en place d'une feuille de route déclinée en deux points à savoir les échanges de lettres d'intention sur les secteurs d'intérêt commun ; l’organisation d'une réunion technique d'experts sur la coopération entre les deux pays. Pour la mise en œuvre de cette feuille de route, Aurélien Agbénonci enverra bientôt une lettre d'invitation à son homologue des Émirats arabes unis pour une visite de travail au Bénin ■

Source : ministère des Affaires étrangères et de la Coopération

Actualités 20 févr. 2023


Entretien et exploitation des parcs, édifices et places publics: Les attributions de l’agence nouvellement créée
Certaines infrastructures d’utilité publique ne souffriront plus de malpropreté ou de dégradation par manque d’entretien. Pour ce faire, l’Agence pour l’entretien et l’exploitation des parcs, édifices et places publics a été créée par le gouvernement.Entretenir les espaces verts, gérer et exploiter les parcs publics, les jardins et leurs équipements connexes tels que les parkings publics, la gestion et l’exploitation des édifices publics affectés aux manifestations culturelles et sportives. Telles sont les prérogatives dévolues à l’Agence pour l’entretien et l’exploitation des parcs, édifices et places publics créée par l’Exécutif, ce mercredi 15 février, en Conseil des ministres. Cette structure sera aussi chargée de l’organisation des manifestations officielles qui relève actuellement de l’Agence nationale des événements culturels, sportifs et des manifestations officielles. La création de cette agence se justifie surtout par la nécessité d’assurer le maintien permanent, en bon état d’exploitation, de divers édifices, parcs et espaces publics créés ou aménagés récemment. Forte de ses attributions, elle devra collaborer avec plusieurs autres structures existantes. C’est pour cette raison qu’il est prévu dans ses statuts, la signature de partenariats ou conventions avec certaines entités dont les collectivités territoriales, la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat et la Société des infrastructures routières et d’aménagement du territoire. Cette disposition traduit aussi un souci de respect des textes et des prérogatives de certaines entités tout en ayant la lucidité de l’impératif d’efficacité.

Soutien au tourisme

Le bon entretien des places et édifices publics est capital pour amplifier et rendre agréables les visites des touristes. Surtout que de par leur importance, certaines de ces infrastructures ne tarderont pas à accueillir aussi bien les touristes locaux qu’étrangers ainsi que les riverains. La création de cette structure donne aussi la chance de remettre à neuf les infrastructures dont le manque d’entretien a toujours été dénoncé. Depuis son avènement, le régime de la Rupture fait d’importants investissements dans la réalisation des jardins et places publics ainsi que des monuments. A Cotonou, on peut citer les trois dernières infrastructures de ce genre inaugurées que sont les jardins de Mathieu, la place Bio Guéra, le monument de l’amazone. Construite au milieu du rond-point de l’aéroport international de Cotonou, la statue de Bio Guéra accueille désormais le visiteur à sa descente d’avion au Bénin. A quelques encablures de là, se trouve le monument de l’amazone qui est une statue érigée en hommage aux Amazones du Dahomey et fabriquée en structure métallique avec une enveloppe en bronze, d'une hauteur de 30 m et pesant 150 tonnes, posée sur un tertre. Elle représente une jeune femme guerrière armée d'un fusil et d'une épée avec sa tête pointée vers le haut en signe de victoire. C'est d’ailleurs la seconde statue la plus grande en Afrique. Plus loin, sur les cendres de l’ancienne résidence « les filaos», sont implantés « les Jardins de Mathieu ». C’est un grand parc vert et de détente?qui offre des possibilités de promenade de plein air et un écrin de verdure dans la ville de Cotonou. C’est aussi un site qui abrite le Monument des Dévoués, un obélisque de hauteur totale hors sol 15 m. Ce monument est surmonté d’un pyramidion recouvert d’une feuille couleur or. Il est réalisé en structure métallique en acier galvanisé avec un revêtement en pierre de granite noir de 3 cm d’épaisseur?et a une masse de 17 tonnes. Le tout repose sur un socle en béton armé lui servant de fondation. La base de l’édifice renvoie à l’image des morts ancrés sous terre. Sa verticalité fait référence à leurs âmes s’élevant vers le ciel. Le monument aux dévoués qui se retrouve dans les Jardins de Mathieu rend hommage à?tous les morts qui ont mené le combat pour l’intégrité et la prospérité de la nation, de même qu’à la totalité des femmes et hommes de l’ère des royaumes, de la période coloniale ayant lutté pour dire non à l’asservissement. Ce sont toutes ces infrastructures et bien d’autres qui seront sous la responsabilité de la nouvelle structure.
Actualités 16 févr. 2023


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