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Nouvelles

Lutte contre l’extrémisme violent: Care International Bénin/Togo lance Prevnire à Djougou
Le projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire) a été lancé à Djougou, ce mardi 21 février, en présence d’un parterre de personnalités et d’acteurs des Organisations de la société civile. Une initiative de Care International Bénin/Togo, d’une durée de vingt-quatre mois, dans les communes de Nikki, Pèrèrè, Bassila et Djougou.Le lancement officiel du projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord- Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire), ce mardi 21 février dans la commune de Djougou est, selon Alain Troukou, représentant du directeur de mission de Care International Bénin/Togo, une réponse au tableau sécuritaire préoccupant dans des régions vulnérables à l’extrémisme violent du Bénin. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la vision 2030 de Care en adressant les possibles solutions en matière de stabilisation et prévention des conflits à travers la résilience des groupes. Il intègre, selon le représentant de Care, la vision du Programme d’action du gouvernement. Son objectif, précise-t-il, est de prévenir l’extrémisme violent dans les zones du Bénin les plus exposées au risque afin d’éviter que ces milieux deviennent des terreaux fertiles de canalisation et/ou d’expansion des entrepreneurs de violence. Spécifiquement, Prevnire soutient les initiatives des Organisations de la société civile visant à renforcer les capacités professionnelles et économiques des jeunes et femmes vulnérables exposés au risque de l’extrémisme violent. Prevnire est financé à hauteur de 733 333 euros pour un appui conséquent de 550 000 euros par l’Union européenne à travers le 11e Fonds européen de développement. Il sera mis en œuvre durant vingt-quatre mois à Nikki et Pèrèrè dans le Borgou et à Djougou et Bassila dans la Donga.

Impacter les communautés du Nord-Bénin

Il ressort des explications d’Alain Troukou que l’analyse situationnelle dans la région Nord du Bénin, conduite par plusieurs organisations y compris Care International Bénin/Togo, a confirmé la vulnérabilité socio-économique des jeunes et des femmes. Les incidences de pauvreté monétaire en 2019 y sont élevées avec 53,3 % dans le Borgou et 43,3 % dans la Donga contre 38,5 % au niveau national, selon l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm 2019). « Grâce à l’appui des Ong partenaires sur le projet, Care International Bénin/Togo entend impacter 600 jeunes vulnérables composés de 300 jeunes femmes et 300 jeunes hommes de 18 à 35 ans sans emploi ou exerçant un emploi précaire, 1 200 femmes vulnérables constituées en groupes d’épargne et de crédit dénommés Fafawa (femmes autonomes, filles ambitieuses). 60 Fafawa, 50 agents et membres des Organisations de la société civile locale (Osc), 10 Osc locales et 4 mairies seront aussi impactés », fait savoir Alain Troukou. Les bénéficiaires finaux sont 15 300 personnes des ménages des participants au projet. Leurs conditions de vie sont indirectement impactées par le renforcement des activités économiques des participants au programme. 234 000 actifs agricoles dont 128 922 hommes et 105 414 femmes des quatre communes cibles sont impactés par la promotion des opportunités économiques locales ainsi que 911 646 personnes dont 452 786 hommes et 457 860 femmes représentant les populations exposées au risque de radicalisation et d’extrémisme violent dans les quatre communes cibles. Pour Djibril Amadou, premier adjoint au maire de Djougou, le projet prend en compte les garanties d’une paix durable en vue du développement socio-économique des femmes. Mountarou Kassimou, directeur exécutif de l’un des consortiums en charge de la mise en œuvre du projet, réitère l’engagement des partenaires à atteindre les résultats. Toutes choses qu’encourage Amadine Amoussouga-Akpo, chargée de mission à la mobilisation des ressources bilatérales à la direction générale du Financement et du développement. La présentation de Marielle Dégboé, coordonnatrice de programme, a permis aux participants de cerner le contour du projet Prevnire.

Initiative sociale

Le préfet de la Donga souligne qu’au Bénin comme ailleurs, plusieurs programmes sont mis en œuvre pour réduire les risques liés aux actes de violence par et envers les jeunes et les femmes, cibles les plus vulnérables du fait de leurs conditions de vie précaires. « À travers ces initiatives, nous sommes d’accord qu’aucune raison, qu’elle soit d’ordre culturel, économique ou social, ne justifie que les jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans et les femmes de 15 à 49 ans se voient restreindre l’accès aux multiples opportunités », a insisté le préfet Illiassou Biaou Aïnin. Prevnire vient compléter les efforts du gouvernement béninois en fournissant aux jeunes et aux femmes les moyens adéquats d’autonomisation leur permettant de s’épanouir pleinement, a-t-il ajouté. Il recommande aux acteurs d’accorder de l'importance au projet à tous les niveaux afin que les jeunes et les femmes puissent atteindre une autonomisation socio-économique véritable pour le bien-être des populations.
Société 23 févr. 2023


Modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha: Le conseil de Comé joue sa partition
La modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha, à Comé, enregistre un acte décisif avec la mise à disposition par le conseil communal d’un domaine devant servir de ferme d’expérimentation aux apprenants. D’une superficie de mille hectares, le domaine a été identifié entre les arrondissements de Comé et de Oumako. Situés dans la zone hydromorphe de la commune, les villages ou quartiers de ville dénommés Gativé, Sossigbé et Tové sont directement touchés par cette affectation de domaine. Et pour que les lycéens puissent en jouir sans être inquiétés, le conseil communal procède depuis quelques semaines, au recensement des propriétaires et présumés propriétaires de la zone en vue de leur dédommagement. Une opération qui se déroule sous la houlette d’un cabinet de géomètres appuyé par des commissions où siègent les chefs de villages ou de quartiers concernés. C’est dire que le processus d’affectation du domaine se déroule selon les règles en la matière et s’entend comme la volonté de Comé de jouer sa partition en vue de la modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha. Annoncée en 2021 par le gouvernement, la modernisation dudit lycée nécessite la mise en place d'une ferme expérimentale dont le domaine vient d'être mis à disposition par le conseil communal ■ Education 22 févr. 2023


Leadership au profit des femmes handicapées visuelles: Un manuel pour changer la perception sur le handicap
L’Ong Bartimée a organisé, vendredi 17 février, une formation sur le manuel d’accompagnement psychosocial personnalisé au profit des femmes handicapées visuelles. Celle ci s’est déroulée au siège national de la Fédération des associations de personnes handicapées du Bénin et ambitionne d’aguerrir les bénéficiaires afin de les rendre plus aptes à accompagner leurs paires.Tout, sauf une fatalité. Malgré son handicap, on peut bien gravir des monts. A cet effet, l’Ong Bartimée dote les femmes handicapées visuelles de capacités afin qu’en retour, elles puissent se mettre au service de leurs pairs. L’exercice se fait sur la base d’un manuel d’accompagnement psychosocial personnalisé élaboré en 2022. Le choix de la cible se justifie au regard de la double discrimination qu’elle subit. « La femme handicapée visuelle est victime d’une discrimination liée à son statut de femme et à son handicap. Nous nous sommes rendu compte que le besoin de la former sur certains défis est plus pressant. Une femme qui connait ses droits, qui est autonome peut bien gérer son foyer. Le handicap ne saurait être une raison pour la laisser en marge du développement de son pays », explique Roméo Kpossou, chargé de programme à l’Ong Bartimée. Le manuel est un condensé de plusieurs notions répertoriées par des acteurs dans différents domaines. Il est soutenu par la Mission évangélique braille en Suisse, et accompagné par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, la mairie de Cotonou et des spécialistes genre, nutrition, santé, mobilité et écriture braille. « Après l’élaboration de ce document, nous avons jugé utile de former les actrices principales à son usage. Ce sont des femmes leaders ayant déjà fait du chemin avec le handicap visuel. Elles ont l’habitude d’aller vers leurs pairs et les populations pour les sensibiliser à changer leur perception du handicap. Il faut un accompagnement complet pour l’autonomisation de nos cibles. Cet accompagnement se trouve dans le présent manuel », se réjouit Roméo Kpossou. Le document est un tout. « Le manuel prévoit les principaux outils en faveur de l’accompagnement des femmes handicapées visuelles. Il permet d’identifier leurs besoins spécifiques et propose des solutions pour les aider à aller de l’avant. En termes de besoins, les femmes handicapées visuelles peuvent en avoir d’ordre psychologique, sanitaire ou communicationnel ». Les bénéficiaires accueillent l’initiative à cœur joie. Elles ont pleinement conscience de leur rôle. « Ma mission, c’est d’accompagner les femmes handicapées visuelles sur le plan psychosocial, c’est de leur apprendre comment vivre en société, leurs droits et devoirs et de les aguerrir afin qu’elles deviennent aussi des actrices du développement », apprécie Pamela Falola, femme leader de l’Ong Bartimée. Elle se réjouit de ce que le manuel offre des techniques et outils pratiques pour les aider à être à la hauteur de leur tâche. Après la formation, les bénéficiaires seront déployéss sur le terrain afin de jouer leur rôle d’auxiliaires de vie courante au profit de leurs sœurs qui sont encore complexées par leur statut de femme et de personne handicapée au regard des pesanteurs socioculturelles dans notre pays ■ Société 21 févr. 2023


Incendie à Sô-Ava: Les explications du chef d’arrondissement
Dans l’après-midi du vendredi 17 février 2023, un incendie a ravagé plusieurs habitations dans l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, commune de Sô-Ava. Honoré T. Y. Gohoungo, chef dudit arrondissement, apporte des précisions sur le sinistre et les actions d’urgence déjà menées. LA NATION : Quel bilan peut-on faire du drame survenu dans votre arrondissement ? Honoré T. Y. Gohoungo : Le 17 février dans l’après-midi, il y a eu un incendie qui a ravagé 86 habitations dans le village de Bessétonou, affectant un nombre total de 116 ménages. A la date d’aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire avec exactitude les causes de cet incendie, parce que l’équipe qui est en train de travailler n'a pas encore déposé son rapport.

Quelles ont été les diligences faites à l’endroit des sinistrés ?

Une fois la mauvaise nouvelle annoncée, le maire de la commune de Sô-Ava nous a instruit pour aller sur le terrain, et nous avons recensé tous les ménages et les habitations touchés. Suite à notre compte rendu détaillé, les conseillers et autres responsables de l’administration locale ainsi que le maire se sont déplacés pour assister les populations victimes à travers des dons de diverses natures. On peut noter le montant d’un million offert par le maire, et une femme de bonne volonté, 99 kits scolaires recueillis, 100 nattes, 400 tee-shirts et 200 moustiquaires. Gbadamassi Amoudatou, ex-députée et fille de la commune de Sô-Ava, a offert 100 pièces de tissus aux sinistrés. Nous avons également bénéficié de l’appui de la Croix-Rouge, qui a mis à notre disposition des kits de cuisine, et autres équipements de première nécessité, afin de permettre aux populations de continuer à vivre, de surmonter cette situation, en attendant des appuis plus consistants.

Pour le moment, où dorment les populations ?

Toute la population ne dort pas à la belle étoile, mais il y a certains qui dorment à la belle étoile pour des raisons que nous ne maîtrisons pas encore. Sinon, le curé de la paroisse catholique, puisque l’église n’est pas loin du lieu du sinistre, a mis les locaux de la paroisse à disposition des populations pour leur permettre d'être à l'abri, en attendant qu’on trouve des solutions pérennes. Il y a aussi les voisins de ceux qui ont été frappés par le drame qui ont accepté de partager leurs chambres avec les sinistrés, le temps qu’on arrive à résoudre le problème d’habitation.

Des solutions pérennes, pensez-vous à la générosité de nouveaux donateurs ?

Nous allons d’abord remercier le gouvernement, parce que le préfet de l'Atlantique a conduit une délégation sur les lieux de l’incendie pour assister les sinistrés et leur exprimer la compassion du chef de l'État et de son gouvernement. Il a annoncé que, bientôt, le gouvernement s’investira à soulager leurs peines. Mais nous lançons également un appel aux donateurs, que ce soit du Bénin ou à l'international, qu’ils prennent contact avec la mairie de Sô-Ava aux fins d’apporter leurs dons pour assister les sinistrés du village de Béssétonou, arrondissement d’Ahomey-Lokpo, pour qu'ils puissent recommencer à vivre. Il urge de voler au secours de ces populations, surtout en ce qui concerne la reconstruction des habitations. [caption id="attachment_93172" align="alignnone" width="200"] Honoré T. Y. Gohoungo[/caption]

Des mesures sont-elles envisagées pour prévenir un tel drame ?

Le conseil communal de Sô-Ava va se réunir et réfléchir sur les mesures à prendre afin d’éviter que ce drame se reproduise à l’avenir. Nous allons, les prochains jours, mûrir les réflexions sur les stratégies à mettre en place. Les conclusions du rapport sur les causes de l’incendie vont nous édifier davantage ■
Société 21 févr. 2023


Plurilinguisme et enseignement au Bénin: Des résultats édifiants, les perspectives explorées
Les différentes parties prenantes à la mise en œuvre du projet Fonds de solidarité des projets innovants, Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Fspi-Pebs) sont satisfaits des résultats obtenus, après deux ans d’exécution. C’est le constat fait lors de l’atelier de capitalisation qui s’est déroulé, jeudi 16 février à Cotonou. Organisation d’un colloque sur le plurilinguisme avec la participation d’enseignants de 13 pays d’Afrique et de la France, d’une enquête sociolinguistique dont les résultats ont été présentés, soutien aux associations menant des activités entrant dans le cadre du projet, présentation de deux auteurs que sont Léopold Sédar Senghor et Amadou Hampaté Bâ, organisation d’ateliers linguistiques avec des acteurs culturels … Ce sont autant d’activités conduites lors de la mise en œuvre du Fonds de solidarité des projets innovants, Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Fspi-Pebs) financé par l’ambassade de France au Bénin et dont Laboratorio arts contemporains est assistant en maîtrise d’ouvrage. Un bilan détaillé, ses impacts ainsi que les perspectives qui pourraient en découler ont été présentées lors de l’atelier organisé, jeudi 16 février à Cotonou. Dans le cadre du projet, 396 acteurs de l’éducation notamment des enseignants, directeurs et conseillers pédagogiques ont été formés, 122 enseignants formateurs/ mentors ont été formés et évalués et 11 sessions de formation organisées dans quatre villes. De même, explique Estelle Dagaut, attachée de coopération pour le Français à l’ambassade de France au Bénin, 50 acteurs cadres de l’éducation, six experts instructeurs de l’éducation ont été formés. Sans compter les 12 tuteurs qui ont bénéficié d’une formation sur la plateforme en ligne If classe. Dans sa conception, le projet Fspi-Pebs avait pour objectif d’améliorer qualitativement les formations dispensées à grande échelle dans le secteur éducatif ainsi que l’expérience apprenante, en intégrant la dimension de la diversité linguistique et culturelle de la francophonie auprès des élèves et enseignants. Il visait aussi à formaliser et partager la plus-value des approches plurilingues participatives dans la formation et l’enseignement. Des objectifs clairs qui ont été atteints, à en croire la cheffe du projet. « Les indicateurs du projet ont été atteints malgré l’ampleur des projets qui ont été déployés sur plusieurs axes. Chacun des acteurs a joué son rôle », se réjouit Estelle Dagaut. Rappelons que le projet a quatre composantes. La première est intitulée Recueil de données sur l’usage, la maîtrise et les représentations sur les langues et la francophonie alors que la deuxième porte sur la formalisation et institutionnalisation d’initiatives structurantes dans l’évaluation et la médiation dans l’enseignement du primaire, la sensibilisation des personnels de l’éducation aux modalités de l’enseignement du et en français en contexte plurilingue. Quant à la troisième composante, elle s’intéresse à la réalisation d’actions de médiation linguistique et culturelle structurées, adaptées au contexte socio-éducatif dans le primaire et le secondaire, l’appui aux échanges dans la sphère universitaire en lien avec le renforcement de capacités pour un enseignement prenant en compte les spécificités du territoire. La communication, la valorisation et le management du projet est la dernière composante du projet ■ Société 21 févr. 2023


9e législature du Parlement: Les membres de la Conférence des présidents connus
Les membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, 9e législature, sont désormais au grand complet.La 9e législature a bouclé la boucle de la mise en place de ses organes. L’on connait désormais la physionomie de la Conférence des présidents de l’institution. Les membres sont au total au nombre de 15. Ils comprennent le président de l’Assemblée nationale, les six autres membres du bureau du Parlement ; les cinq présidents des commissions permanentes et les trois présidents de groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, assure la présidence de la conférence des présidents, conformément aux dispositions de l’article 37 du Règlement intérieur de l’institution parlementaire. La Conférence des présidents a notamment pour attributions d’émettre un avis sur l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale proposé par son président. Elle peut être consultée sur tout autre sujet proposé par tout membre de ladite conférence. La Conférence des présidents est convoquée par le président de l’Assemblée nationale au début de chaque session ou en cas de nécessité. Le président de la République est tenu informé de l’ordre du jour arrêté par le bureau de l’Assemblée nationale après consultation de la conférence des présidents. Il va sans dire que la conférence des présidents est un organe important de l’Assemblée nationale. C’est d’ailleurs à juste titre que le législateur a voulu qu’elle soit composée des organes clés du Parlement à savoir le bureau de l’Assemblée nationale, les présidents des commissions techniques permanentes du Parlement et les présidents de groupes parlementaires. Ceci, avec l’espoir que les différentes tendances du Parlement s’y retrouvent. L’analyse de la composition actuelle de la conférence des présidents révèle que l’Union progressiste (Up) Le Renouveau y est représentée à travers huit membres sur quinze. Le Bloc républicain et les Démocrates, parti de l’Opposition, s’en sortent respectivement avec cinq et deux membres. Au total, la majorité parlementaire dispose donc de treize représentants contre deux pour la minorité parlementaire. C’est ce qui explique la protestation, lors de la séance plénière du jeudi 16 février dernier, du président du groupe parlementaire Les Démocrates, Nourénou Atchadé. L’on se rappelle que ce dernier et ses collègues de l’Opposition ont claqué la porte de l’hémicycle pour exprimer leur colère face à l’accaparement des cinq postes de commissions permanentes par la majorité parlementaire qui ne leur a rien concédé. De ce fait, l’Opposition parlementaire sera sous représentée au niveau de la Conférence des présidents.

Dessous d’une protestation

Le député de l’Opposition a protesté contre cette façon de faire de ses collègues du camp présidentiel. Nourénou Atchadé qualifie ce coup de « forfaiture». Il a appelé ses collègues des camps Up Le renouveau et Br au respect de la décision Dcc 11-047 du 21 juillet 2011 de la Cour constitutionnelle indiquant une représentation proportionnelle majorité/minorité parlementaire. Un avis que n’a pas partagé le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans. Ce dernier a balayé du revers de la main les arguments de Nourénou Atchadé. Louis Vlavonou estime que l’Opposition parlementaire fait de la surenchère en tentant d'imposer sa perception du processus de désignation des membres des commissions permanentes. Le Règlement intérieur du Parlement encore moins la décision de la Cour constitutionnelle brandie n’ont jamais dit une représentation proportionnelle pour l’élection du bureau des commissions techniques. Mieux, des postes dont ceux des secrétaires ont été donnés à la minorité parlementaire qui les a boudés au niveau des cinq commissions, contre-attaque le n°1 de la 9e législature avant de prendre acte de la déclaration du président du groupe parlementaire de vider l’hémicycle en signe de protestation. Il n’est pas exclu que la Cour constitutionnelle sera à nouveau saisie pour connaitre de ce dossier et situer les uns et les autres comme c’était le cas en 2011 sous la sixième législature. Composition de la Conférence des présidents du Parlement, 9e législature 1-Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale (Président) 2-Barthélemy Kassa, 1er vice-président de l’Assemblée nationale 3-Léon Ahossi, 2e vice- président de l’Assemblée nationale 4-Labiou Djibril Amadou, 1er questeur de l’Assemblée nationale 5-Chantal Ahyi, 2e questeur de l’Assemblée nationale 6- Mahougnon Kakpo, 1er secrétaire parlementaire 7- David Houinsa, 2e secrétaire parlementaire 8-Orden Alladatin, président de la commission en charge des Lois 9-Gérard Gbénonchi, président de la commission des Finances et des Echanges 10-Lambert Agongbonon, président de la commission en charge du Plan 11-Victor Topanou, président de la commission en charge de l’Education 12-Abdoulaye Gounou, président de la commission en charge de la Défense et de Sécurité 13- Aké Natondé, président du groupe parlementaire Up Le Renouveau 14-Assan Séibou, président du groupe parlementaire Br 15-Nourénou Atchadé, président du groupe parlementaire « Les Démocrates ».
Actualités 21 févr. 2023


Télévision numérique terrestre: Quels changements dans l’espace audiovisuel?
La mise en service de la Télévision numérique permet aux populations béninoises de bénéficier d’une meilleure qualité d’image et de son, d’un bouquet plus large de chaînes de télévision et d’une meilleure couverture nationale. Mais, cette technologie va induire des changements de plusieurs ordres dans l’espace audiovisuel. Piloté par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, le projet de la Télévision numérique terrestre (Tnt) est devenu réalité depuis vendredi 17 février dernier. Cette technologie permet aux populations béninoises de bénéficier d’une meilleure qualité d’image et de son, d’un bouquet plus large de chaînes de télévision et d’une meilleure couverture nationale. Cependant, son avènement a induit des changements importants dans l’espace audiovisuel béninois. Sur le plan organisationnel, avec la séparation des métiers, les chaînes de télévision mettent fin à l’autodiffusion et deviennent des éditeurs de services audiovisuels. Selon Patricia Codjia, directrice générale par intérim de la Société béninoise des Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir), au regard de la loi 2014-22 du 30 septembre 2014 relative à la radiodiffusion numérique au Benin, la diffusion est assurée par un opérateur de diffusion. Au plan institutionnel, il est créé l’opérateur du multiplex, Bénin Diffusion et la Société du patrimoine, la Société béninoise des Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir) qui se charge de l’exploitation et de la maintenance de l’infrastructure. Au niveau technique, les chaînes de télévision qui, jusque-là, ont une zone de couverture locale, pourront grâce à la Tnt, être captées sur tout le territoire national. Ainsi, les populations de toutes les régions du pays peuvent suivre les chaînes comme Ado Tv, Tvc, Eden Tv, Imonlè Tv, Canal 3 Bénin et Golfe Tv qui n’étaient accessibles que dans certaines régions du pays. Quant aux consommateurs, ils bénéficient de plus de chaînes et d’un accès aux services interactifs tels que le guide électronique des programmes et d’autres services dont la demande, les commandes et les achats. La prochaine étape est l’activation des sites selon un chronogramme bien défini qui prend en compte la distribution des kits de réception qui sont cédés conformément à l’arrêté n°020Mic/Mnd/DC/Sgm/Ctj/Sa/029Sgg20 portant plafonnement du prix de vente des équipements de base pour la réception de la Télévision numérique terrestre? Numérique 21 févr. 2023


Climat des affaires: Plus de 56 500 entreprises créées en 2022
L’année écoulée a été prolifique en création d’entreprises au Bénin. De janvier à décembre, 56 579 sociétés et établissements ont vu le jour, suivant les chiffres de la plateforme monentreprises.bjL’année 2022 a vu fleurir assez d’entreprises au Bénin. 56579 au total, contre 52370 en 2021, d’après les statistiques de la plateforme monentreprises.bj dédiée aux chefs d’entreprise. 90,1 % des entreprises créées en 2022 sont des établissements (50 968) et 9,9 % des structures ouvertes sont des sociétés (5611), détaille la plateforme. Ce qui saute aux yeux dans les statistiques, c’est la tranche d’âge des créateurs d’entreprises. 43,4 % d’entre eux ont un âge compris entre 21 et 30 ans, 22,8 % entre 36 et 45 ans et 19,5 % sont âgés de 31 à 35 ans. Les secteurs d’activités sont divers et variés, mais l’on note que l’achat et la vente des produits Gsm représentent 8,7 % des entreprises et l’activité de transfert d’argent via réseaux mobiles constitue 17,7%. Les autres activités représentent moins de 4 %. La majorité des entreprises créées sont situées dans les départements de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé, du Zou et du Borgou. La durée de création desdites entreprises sur la plateforme reste largement en deçà de 24 heures. Le temps moyen de création des sociétés est de 15 h 15 min alors que celui des établissements est de 12 h 44 min. Cette hausse du nombre d’entreprises créées en 2022 est due aux nombreuses mesures prises depuis 2016 par le gouvernement du président Patrice Talon pour l’amélioration du climat des affaires. Economie 21 févr. 2023


Zones économiques spéciales: Les avantages de la loi pour les investisseurs
La nouvelle loi sur les Zones économiques spéciales (Zes) définit de nouvelles activités et conditions d’éligibilité pour les investisseurs. Elle leur confère des avantages et exonérations ainsi que des facilités d’implantation dans ces aires visant à faire du Bénin un hub industriel et à booster la transformation structurelle de l’économie nationale. Les investisseurs opérant dans les Zones économiques spéciales (Zes) et ceux qui nourrissent encore l’ambition de s’y installer savent désormais à quoi s’en tenir dans l’exercice de leurs activités. La loi n° 2022-38 du 3 janvier 2023 fixant le régime des zones économiques spéciales en République du Bénin reprécise les activités autorisées et le mode de création, l’aménagement, l’organisation et la gestion de ces zones ainsi que la composition et le rôle de l’autorité chargée de leur régulation. Cette loi règlemente également les conditions de désignation du comité d’agrément, l’admission, l’exclusion et les obligations des entreprises installées dans ces zones et les régimes qui y sont applicables. Votée le 9 décembre 2022 et promulguée le 3 janvier dernier par le président de la République, cette loi émane de la relecture de la loi n° 2017-07 du 19 juin 2017 fixant les Zones économiques spéciales en République du Bénin, au regard des différentes mutations notées dans la sous-région et des observations des partenaires techniques et financiers (Ptf). Au nombre des réajustements, les conditions d’éligibilité, les avantages et exonérations ont été revus ainsi que le rôle de l’Etat dans l’agrément des investisseurs.

Avancées

La nouvelle loi précise que les Zes visent à développer des infrastructures pour l’industrie ou le commerce. De nouvelles activités sont ajoutées à celles fixées dans la présente loi. Il s’agit des activités de logistique, d’entreposage et de développement d’infrastructures pour l’industrie ou pour le commerce au profit des hubs internationaux ou des entreprises installées dans la zone économique spéciale pour l’exportation exclusivement, selon les dispositions de l’article 4. L’autre nouveauté dans la loi concerne la composition de l’Autorité de régulation. L’effectif des membres est passé de cinq à sept répartis comme suit : deux membres désignés par le pouvoir exécutif, deux par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin et les organisations patronales des entreprises, deux par la Société d’aménagement et de gestion, dont un pour le partenaire technique, le cas échéant, un membre désigné par les collectivités territoriales accueillant la zone économique spéciale. «A l’exception des représentants de la Société d’aménagement et de gestion, aucun membre de l’autorité ne peut être administrateur ou dirigeant de la société d’aménagement et de gestion ou dirigeant de société agréée ou ayant la qualité d’investisseur dans la zone », indique le dernier alinéa de l’article 17. En fait, l’organe de régulation est un organe consultatif chargé de veiller au respect par l’autorité administrative, des droits et obligations des différents acteurs de la zone. Il a compétence pour donner des avis et recommandations en cas de conflit entre les acteurs et alerte le gouvernement sur toute situation pouvant compromettre la réalisation de développement de la zone. La nouvelle loi, à travers les articles 41, 45, 46 et 47, explicite les avantages fiscaux et douaniers dont bénéficieront les entreprises qui s’installent dans les zones économiques spéciales. Ainsi, pendant la période fixée pour la réalisation des investissements au titre de l’agrément aux différents régimes, l’unité industrielle ou commerciale a une exonération totale des droits et taxes d’entrée, à l’exception de la taxe de voirie, de la taxe de statistique, du timbre douanier, du prélèvement communautaire de solidarité et du prélèvement de solidarité sur les matériel, outillages, véhicules utilitaires destinés exclusivement à la production, dans le cadre du programme d’investissement. Ces exonérations concernent aussi les pièces de rechange spécifiques aux équipements importés dans la limite d’un montant égal à 15 % de la valeur coût assurance et fret des équipements. En plus, pendant la période d’exploitation, l’entreprise agréée au régime 1 bénéficie, sur une période de zéro à quinze ans, de l’exonération des droits de douane sur les matières premières, de l’exonération de l’impôt sur les sociétés, de l’acompte sur impôt assis sur les bénéfices et de l’impôt minimum forfaitaire, de l’exonération de la contribution des patentes et licences, de l’exonération du droit d’enregistrement en cas d’augmentation du capital et de l’exonération du montant du versement patronal sur salaires. Lorsque cette exploitation excède 15 ans, en dehors de l’exonération des droits de douane sur les matières premières, les activités de l’investisseur sont inscrites au régime de droit commun avec un taux réduit pour l’impôt sur les sociétés à 15 %. De manière spécifique, les entreprises agréées au régime 2-A de la zone économique spéciale ont aussi des avantages précisés par la loi. Aussi, pour une exploitation sur une période de moins de douze ans, ces types d’entreprises bénéficient de l’exonération de l’impôt sur les sociétés, de l’acompte sur impôt assis sur les bénéfices et de l’impôt minimum forfaitaire, l’exonération de la contribution des patentes et licences et la réduction de 50 % du montant du versement patronal sur salaires. Au-delà de douze ans, ces entreprises sont mises au régime de droit commun pour l’impôt sur les sociétés à 15 %. Par ailleurs, l’agrément au régime 2-B d’une zone économique spéciale comporte des avantages douaniers et fiscaux. Il s’agit de l’exonération de l’impôt sur les sociétés, de l’acompte sur impôt assis sur les bénéfices et de l’impôt minimum forfaitaire, de l’exonération de la contribution des patentes et licences et la réduction de 80% du montant du versement patronal sur salaires pour une exploitation sur une durée de moins de quinze ans. Mais après quinze ans d’exploitation, les entreprises sont admises au régime de droit commun pour l’impôt sur les sociétés. L’autre catégorie d’entreprises bénéficiant d’avantages douaniers et fiscaux, ce sont celles agréées au régime 2-C. Jusqu’à dix-sept ans d’exploitation, elles bénéficient de l’exonération de l’impôt sur les sociétés, de l’acompte sur impôt assis sur les bénéfices et de l’impôt minimum forfaitaire, de l’exonération de la contribution des patentes et licences et du droit d’enregistrement en cas d’augmentation du capital. Au-delà de cette période, ces entreprises sont traitées comme au régime de droit commun pour l’impôt sur les sociétés.
Economie 21 févr. 2023


Drame de Dassa-Zounmè: Le magistrat Pascal Dohoungbo inhumé
Pascal Dohoungbo, magistrat et conseiller à la Cour suprême, décédé des suites de l’accident tragique qui s’est produit à Dassa-Zounmè, dimanche 29 janvier dernier, a été inhumé. Mais avant, un hommage lui a été rendu, jeudi 16 février dernier à la Cour suprême, en présence de plusieurs personnalités dont la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, représentant le présidente de la République, Patrice Talon et le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Adieu Pascal Dohoungbo! Toute la compagnie judiciaire du Bénin s’est mobilisée, jeudi 16 février dernier à la Cour suprême à Porto-Novo, pour rendre un dernier hommage à l’illustre disparu inhumé dans l’intimité familiale. Lequel a été fauché, dimanche 29 janvier dernier, des suites du drame de Dassa-Zounmè ayant occasionné plusieurs morts. Un accident qui a plongé toute la nation béninoise dans l’émoi. « Ce qui est arrivé nous fait pleurer aujourd’hui le départ d’un collègue, un magistrat dont les compétences et pratiques judiciaires, sociales et humaines sont pour nous, un appui et une source d’inspiration », a témoigné le représentant de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), Aristide Fadé. Le décès de son ex-collègue Pascal Dohoungbo lui fait dire que la vie sur terre ressemble bien à un marché. « Le soir venu, quelles que soient nos diverses fortunes, nous devrons plier nos bagages et regagner notre demeure. L’heure a donc sonné pour Pascal, notre collègue et nous n’y pouvons que cet hommage modeste », a ajouté Aristide Fadé. Il regrette la disparition de Pascal Dohoungbo qui aura été un magistrat aimable et bon, compétent et discret, collaboratif et charmant. Pour le président de la chambre administrative de la Cour suprême, Rémy Kodo, au nom du président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, son ex-collaborateur immédiat devrait être admis à faire valoir ses droits à la retraite. Mais sa carrière a été prolongée avec le vote et la promulgation de la loi portant statut des magistrats de la Cour suprême.

Un grand sens de l’Etat

Il regrette que le défunt n’ait pu jouir des fruits de ce coup de chance avant que la mort ne l’emporte dans des circonstances chargées de douleur et de questionnements. Sinon, personne ne pouvait s’imaginer, souligne Rémy Kodo, que Pascal Dohoungbo qui était au service, vendredi 27 janvier, soit deux jours avant le drame, et a pris part à la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an à la Cour suprême, avait rendez-vous avec la mort le surlendemain. Au nom de la haute juridiction, le président de la chambre administrative de la Cour suprême souhaite une paix profonde à l’âme de son ex-collaborateur. Lequel a été, selon lui, un homme très effacé, travailleur, consciencieux, rigoureux, discipliné, digne et ayant un grand sens de l’Etat. Autant de qualités que reconnaît aussi à l’illustre disparu, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Angelo Hounkpatin, représentant tous les corps des auxiliaires de justice. Pour le bâtonnier, Feu Pascal Dohoungbo a fait montre dans sa carrière des qualités attendues d’un bon magistrat. La famille Dohoungbo et alliés ont remercié tous les acteurs de la compagnie judiciaire et autres pour les marques d’affection et de soutien qu’ils bénéficient depuis le drame qui a coûté la vie à leur parent ■
Société 20 févr. 2023


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