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Nouvelles

Résultats définitifs des législatives 2023: La Cour confirme les tendances de la Cena (Liste des 109 députés de la 9e législature)
L a Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des élections législatives du 8 janvier dernier, au terme d’une audience solennelle, tenue au siège de la haute juridiction, dans la soirée du 12 janvier. Selon le verdict des sages, les partis Union progressiste le renouveau (Up-r), Bloc républicain (Br) et Les Démocrates (Ld) ont recueilli au moins 10 % des suffrages exprimés, et sont éligibles au partage des 109 sièges en compétition. La Cour confirme à quelques différences près, qui n’affectent pas la répartition des sièges, les grandes tendances annoncées par la Commission électorale nationale autonome (Cena). L’Up-r décroche 53 sièges, le Br 28 sièges et Les Démocrates 28 sièges. Les partis Mpl, Moele-Bénin, Udbn et Fcbe sont recalés pour défaut des 10% de suffrages. La Cour a relevé que dans certains postes de vote, des irrégularités ont été commises par des agents électoraux, en violation de la législation électorale, mais que lesdites irrégularités ne sont pas de nature à compromettre la validité, la sincérité et la transparence du scrutin.   Actualités 13 janv. 2023


Présentation de vœux des institutions de la République au chef de l’Etat: Réforme annoncée dans les médias et adieu à la 8e législature
Le président de la République a reçu, ce jeudi 12 janvier, les vœux des présidents des différentes institutions de la République. Entre bilan de l’année précédente et perspectives pour les mois à venir, les voeux formés placent la nouvelle année sous le signe de l’accomplissement du devoir républicain. C’est aussi l’occasion d’exprimer les gratitudes à la législature finissante et d’annoncer des réformes dans le secteur de la presse.C’est l’accomplissement du devoir républicain qui marquera les actions du gouvernement, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Cour des comptes, de la Haute cour de justice, du Conseil économique et social, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et du Médiateur de la République. Du moins, c’est sous ce signe que le chef de l’Etat place l’année 2023 qui égrène déjà ses premiers jours. Patrice Talon l’a annoncé au cours de la cérémonie d’échanges de vœux avec les responsables des institutions de la République, ce jeudi 12 janvier au palais de la Marina. [caption id="attachment_92037" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] Mais avant cette orientation, il est revenu au président de l’Assemblée nationale, de rapporter les grandes lignes des acquis des différentes institutions au cours de l’année dernière. Ainsi, au niveau de la Représentation nationale, Louis Vlavonou informe que d’importantes lois ont été votées. Et c’est avec un sentiment de devoir patriotique accompli que les députés de la 8e législature s’éclipseront dans quelques semaines pour laisser place aux députés élus lors du scrutin du dimanche 8 janvier dernier. Du côté de la Cour constitution-nelle, de profondes réformes aussi bien en matière des textes fondateurs que des paradigmes de travail ont été conduites. « La mandature actuelle s’achève au cours de l’année 2023. Nul doute que vous ne ménagerez aucun effort afin que la qualité des personnalités à composer la prochaine soit au moins équivalente à celle des membres actuels pour assurer l’interprétation de la loi fondamentale, l’arbitrage des institutions et la gestion du contentieux des prochaines élections législatives et présidentielle de 2026 », a souhaité Louis Vlavonou, inter-venant au nom de tous les présidents des institutions de la République. A l’instar de la Cour constitution-nelle, la vie de la Cour suprême a été marquée par des réformes ces derniers mois. Grâce à ces innovations, l’institution se montre plus performante et davantage au service des justiciables. « La Cour suprême connait une révolution dans sa gestion administrative et juridictionnelle depuis plus d’un an et les premiers résultats se ressentent déjà en matière de qualité et de quantité des décisions rendues en 2022», indique le président Louis Vlavonou. [caption id="attachment_92038" align="alignnone" width="450"] ... les missions à elles assignées, et que le président
de l’Assemblée nationale en leur nom a rappelées[/caption] Quant à la Cour des comptes, nouveau venu de l’arsenal juridique béninois, elle prend corps à grands pas et joue de mieux en mieux le rôle qui lui est dédié. Elle a connu l’adoption de l’ensemble des textes législatifs qui lui sont applicables et l’étoffement de son personnel avec la nomination des présidents de chambres, de conseillers et d’avocats généraux. « En dépit de la volonté manifeste de sa présidente et de ses membres, la Haute cour de justice continue d’espérer que l’heure de sa dynamisation approche et pourrait sonner en 2023. A cette fin, elle a mené des réflexions en vue de repenser son cadre normatif et les conditions de sa saisine effective », a aussi précisé le président de l’Assemblée nationale au chef de l’Etat. Quant au Conseil économique et social, il a produit des avis et recommandations et organisé des séminaires sur des sujets sensibles alors que la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) reste reconnaissante pour l’adoption et la promulgation d’une nouvelle loi organique. La Commission électorale nationale autonome et le Médiateur de la République ont aussi été très actifs au cours de l’année écoulée. Si la première a organisé avec professionnalisme et sans anicroche les dernières élections législatives, le second, malgré ses résultats appréciables, continue d’espérer sa constitutionnalisation.

Réforme de la presse

Les satisfactions suscitées par les réussites de l’année dernière ne doivent pas empêcher l’exploration de perspectives meilleures pour les douze prochains mois. «Les progrès obtenus lors de ces dernières années nous obligent à garder le cap sans désemparer », clarifie le chef de l’Etat. D’ailleurs, précise-t-il, les défis qui s’annoncent sur le chemin du développement socioéconomique sont grands. L’un des plus importants que cite Patrice Talon, c’est la réforme dans le secteur des médias pour une presse professionnelle et responsable. C’est une thérapie d’envergure qui sera portée par l’institution de Rémi Moretti. « Je voudrais assigner une mission particulière à la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, celle d'engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse nationale afin de proposer au gouvernement assez vite les axes d'une réforme ambitieuse et pertinente du secteur », annonce le président de la République. Ce remède permettra de favoriser l'avènement de véritables entreprises de presse dans lesquelles les professionnels bénéficient des conditions de vie décentes pour « cesser d'être exposés aux vices, à la précarité et à l'incertitude du lendemain ». [caption id="attachment_92039" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] En dehors des médias, Patrice Talon martèle que le temps des violences dans le champ politique est fini. D’une certaine manière, la consolidation de la démocratie prendra une autre tournure. En témoigne déjà la tenue des élections législatives le 8 janvier dernier avec la participation de toutes les sensibilités politiques. Ce scrutin qui a livré son verdict s’est déroulé dans une ambiance paisible et conviviale. Mais malgré la victoire du camp de la mouvance qui obtient une majorité confortable, le président de la République se dit ouvert à toutes les propositions objectives et sources d’évolution. « Il n’y a eu ni perdant, ni gagnant. Seul le Bénin a gagné », retient-il, appelant à l’unité d’action pour accélérer le développement.
Actualités 13 janv. 2023


Bénin : Bientôt des réformes dans le secteur des médias
Le chef de l'Etat béninois Patrice Talon veut enclencher des réformes dans le secteur des médias. Au cours de la cérémonie de présentation des vœux  ce 12 janvier 2023, il a demandé à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) d'engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse au Bénin. Entre 2021 et 2022, le Bénin a perdu sept places dans le classement mondial de la liberté de la presse.
A cet effet, je voudrais assigner une mission particulière à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : celle d’engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse nationale afin de proposer au Gouvernement, assez vite, les axes d’une réforme ambitieuse et pertinente du secteur. Personne n’ignore en réalité que le secteur des médias, au Bénin, mérite une thérapie d’envergure pour favoriser l’avènement de véritables entreprises de presse, dans lesquelles les professionnels bénéficient de conditions de vie décente pour cesser d’être exposés aux vices, à la précarité et à l’incertitude du lendemain. Patrice Talon, 12 janvier 2023
Actualités 13 janv. 2023


Umaro Sissoco Embaló en visite officielle à Cotonou: « Le Bénin pèse beaucoup au sein de la Cedeao »
En visite officielle à Cotonou, le président de la Guinée- Bissau a été reçu en audience au palais de la Marina, ce mercredi 11 janvier, par son homologue béninois. Les questions de sécurité, de démocratie et de développement étaient au cœur des échanges. Une bonne occasion pour Umaro Sissoco Embaló de repréciser la place importante du Bénin dans la sous-région. Il sonnait 14 h 34 minutes, ce mercredi 11 janvier, quand le président de la Guinée-Bissau fait son entrée au palais de la Marina où l'attendait le maître des lieux. Hymnes des deux pays, honneurs militaires, accolades, brèves discussions et les deux personnalités arpentent les marches pour un entretien à huis clos. Au bout d’une heure d’horloge, les deux chefs d’Etat refont leur apparition et livrent aux médias la quintessence de leurs discussions. C’est Patrice Talon qui plante le décor en précisant que la sécurité, la démocratie et le développement ont été au cœur de leurs discussions. Le contexte sous régional marqué par les actes terroristes et la situation de transition dans certains pays dont le Burkina Faso imposent ces sujets comme des défis que doivent relever ensemble les pays. S’agissant de la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme, Umaro Sissoco Embaló confie que son déplacement sur Cotonou n’est pas inutile. « C'est toute l'Afrique de l'Ouest qui est concernée. Le président m'a donné son point de vue qui m'a beaucoup intéressé », a-t-il fait savoir. Même si le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne l’a pas clairement développé, il est connu qu’aux dernières assises de l’institution sous régionale, Patrice Talon, dans une approche innovante, avait appelé la communauté à compter sur ses propres forces dans cette lutte contre le terrorisme, en attendant l’appui éventuel des partenaires techniques et financiers. La proposition de Patrice Talon, bien appréciée par son hôte, permet à ce dernier de clamer à nouveau l’importance du Bénin dans la sous-région. «Le Bénin est un pays qui pèse beaucoup au sein de notre famille, la Cedeao », a déclaré le président bissau-guinéen.

Modèle

La visite de Umaro Sissoco Embaló intervient au lendemain des élections législatives au Bénin. D’ailleurs, son séjour coïncide avec la proclamation des résultats provisoires de ce scrutin pour lequel la Cedeao a déployé des observateurs. « J’ai eu quelques entretiens avec le chef de mission d’observation de la Cedeao (…) qui m’a fait part de comment les élections se sont déroulées », a-t-il rapporté avant de féliciter le Bénin pour la qualité de sa démocratie et le modèle qu’il ne cesse d’être en matière d’organisation d’élections. [caption id="attachment_92008" align="alignnone" width="450"] Accueil chaleureux du président bissau-guinéen
par son homologue béninois...[/caption] Pour sa part, Patrice Talon renouvelle l’engagement de son pays à œuvrer pour le bien-être de tous les peuples. « Le Bénin tient à jouer sa partition dans notre communauté sous régionale, aussi bien pour le renforcement de la démocratie, des libertés, de la bonne gouvernance que pour notre sécurité commune, la lutte contre le djihadisme », a indiqué le chef de l’Etat béninois. Précisons que Umaro Sissoco Embaló préside la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao depuis juillet dernier. La question de la sécurité constitue un des piliers de son plan d’action. C’est pour cette raison qu’avant son séjour de quelques heures à Cotonou, il était à Ouagadougou au Burkina Faso?
Actualités 12 janv. 2023


En attendant les chiffres officiels, le pouvoir aux médias sociaux
Dans l’attente de la proclamation par la Commission électorale nationale autonome (Cena) des grandes tendances des élections législatives du dimanche 8 janvier dernier, les partis politiques et leurs militants déploient beaucoup d’énergie sur les médias sociaux. La toile est en proie à une deuxième bataille, après celle des urnes, menée par des chapelles politiques épaulées par leurs communicants et plusieurs influenceurs web.En attendant la proclamation des tendances provisoires par la Cena, la bataille pour les sièges du parlement fait rage sur les réseaux sociaux. A peine les bureaux de vote ont fermé, dimanche dernier, que les chaudes discussions ont repris. Au menu des débats, la question du vainqueur. Qui l'a emporté ou qui remportera tel ou tel siège ? Conformément à la décision de l’autorité de régulation des médias, les organes de presse ne sont pas autorisés à publier des chiffres ou des statistiques en rapport avec les élections. Alors, les partis politiques se tournent vers les réseaux sociaux, cela par le biais de militants et de web activistes. La mouvance et l'opposition s'affrontent à coups de chiffres. Dans les différents forums et espaces de discussions sur Internet, la bataille fait rage. Les empoignades sont sans merci. A cela s'ajoutent les déclarations de leaders politiques. Des déclarations largement relayées par les internautes. L'opposition demande de respecter le verdict des urnes, la mouvance réclame la victoire. Mieux, les deux blocs de la mouvance présidentielle s’arrogent la première place. Tout se passe comme si chaque camp voudrait avoir l'opinion acquise à sa cause et s'en faire juge à la place des organes officiels de gestion des élections que sont la Cena et la Cour constitutionnelle. En tout cas, force est de constater que les chaudes empoignades durant la campagne électorale n'ont visiblement pas suffi. Les discussions, les arguments, les chiffres, les soupçons de fraude vis-à-vis de l'adversaire ont toujours cours. Certains arguments, opinions des militants et des responsables de partis tendent même à mettre pression sur l'institution en charge de l'organisation des élections. Cette attitude des différents partis politiques témoigne-t-elle d'une méfiance vis-à-vis de la Cena, ou s'agit-il d'une manœuvre de manipulation, d'intimidation, voire de chantage ? Chaque camp voudrait-il associer le peuple à sa stratégie de communication post-scrutin ? Qui a raison, qui a tort ? Nul ne saurait le dire. A l'heure actuelle, le peuple se retrouve pris en otage par la guerre de chiffres non officiels et d'arguments de toutes sortes. En attendant et loin de ce tohu-bohu, les institutions habilitées à vérifier les chiffres sortis des urnes s'affairent avec toute la sérénité requise. Les travaux de réception et de traitement des procès-verbaux et feuilles de compilation sont en cours à la salle informatique de l’institution chargée d’organiser les élections. D’ailleurs, son président avait affiché sérénité et optimisme le jour du vote en affirmant que les dysfonctionnements lors du processus sont minimes et ne sauraient entacher la crédibilité des résultats.

Satisfécit général

L’ambiance post-scrutin est à la satisfaction générale. Les opérations de vote ont laissé un vent de satisfaction perceptible dans tous les camps. Du côté des populations, c’est la joie d’avoir pu exprimer son droit de vote. D’ailleurs, sur les médias sociaux, les jeunes en l’occurrence saluent l’engagement du régime à mettre en place les conditions de consolidation de la démocratie au Bénin. Quant aux partis politiques, ils expriment leur satisfécit en dehors de quelques récriminations parcellaires. Dans la même veine, la mission d’observation déployée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est réjouie des bonnes conditions de déroulement du processus électoral. La mission salue à juste titre le climat apaisé qui a caractérisé le scrutin du dimanche dernier félicitant toutes les parties prenantes. Faisant de son côté le point de sa mission d’observation, la Plateforme électorale des organisations de la société civile fait constater que les opérations de vote se sont déroulées dans l’ordre et la discipline malgré quelques incidents. Notons que la plateforme a déployé plus de 700 observateurs dans 546 arrondissements? Par Jonas DETONDJI (Coll ext.)
Actualités 11 janv. 2023


Fête des religions endogènes: Prières, exhortations et réjouissances populaires dans l’Ouémé
Dans l’Ouémé, la 29e édition de la fête nationale des religions endogènes célébrée, ce mardi 10 janvier, sur le site départemental à Malanhoui dans la commune d’Adjarra, a été l’occasion pour les dignitaires et adeptes des cultes vodoun ainsi que les officiels de magnifier les divinités et traditions ancestrales pour les valeurs inestimables qu’elles incarnent.Le site départemental de l’Ouémé de célébration du culte vodoun à Malanhoui dans la commune d’Adjarra était sous les feux de la rampe, ce mardi 10 janvier. Il était noir de monde. Dignitaires et adeptes des religions endogènes se sont massivement mobilisés pour l’édition 2023 de la fête des religions endogènes du Bénin. Le top des festivités a été donné par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, représentant le gouvernement. Pour lui, la célébration de cette 29e édition de la fête des religions endogènes est le témoignage de la considération que le gouvernement porte au culte vodoun. « Nous devons être fiers de cette religion. Nous devrons la revendiquer », souligne Jean-Claude Houssou. Il a rappelé les réalisations et différents projets du gouvernement pour révéler davantage les religions endogènes et les porter au firmament du patrimoine culturel béninois et de la culture béninoise. Le ministre promet que d’ici à là, le Bénin sera un endroit incontournable où sera célébré à travers le monde le vodoun. Ceci, au regard des nobles ambitions du chef de l’Etat, Patrice Talon, pour le secteur, dévoile Jean-Claude Houssou. Pour le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, « le vodoun est notre racine, notre identité ». Elle caricature le vodoun comme la source d’énergie qui réside en chacun des Béninois. Tous les citoyens béninois doivent reconnaitre le vodoun et les religions endogènes comme des valeurs à promouvoir. L’autorité préfectorale apprécie à sa juste valeur les efforts du gouvernement à cet effet. Elle cite entre autres la constitutionnalisation des chefferies traditionnelles, le retour des trésors royaux ramenés de France et la construction de plusieurs musées et sites royaux dont le musée international de Porto-Novo. Marie Akpotrossou encourage les dignitaires et adeptes des religions endogènes à persévérer dans l’effort pour porter davantage haut le flambeau de nos us et coutumes. Elle a exhorté les acteurs des religions et cultes endogènes du département de l’Ouémé à l’unité et à l’amour pour faire profiter au peuple les pratiques du vodoun et valeurs ancestrales. Le préfet a saisi l’occasion pour appeler les dignitaires et adeptes des religions endogènes à contribuer au renforcement de la sécurité nationale. Toute personne suspecte autour d’eux et dans leurs localités doit être rapidement dénoncée.

Paix et sécurité nationale

Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, a laissé entendre que conscient de la valeur que représente le vodoun, son conseil municipal a initié le Festival international de Porto-Novo (Fip). L’évènement qui est à sa sixième édition cette année vise à révéler davantage les valeurs cultuelles et culturelles du Bénin, a-t-il ajouté. Le maire d’Adjarra, Germain Wanvoègbè, abonde dans le même sens. Selon lui, le vodoun est un facteur de richesse et de développement. Il constitue une niche d’opportunités pour l’économie locale. C’est pourquoi, indique le maire d’Adjarra, son conseil communal a inscrit au rang de ses priorités plusieurs projets pour la valorisation des richesses culturelles et cultuelles de la commune dont l’organisation d’un festival qui est à sa première édition cette année. Le président départemental des cultes et des religions endogènes de l’Ouémé, Sètondji Adanklounon et le ministre et chef suprême des religions endogènes, Mito Akplogan Guin Agbotozounmè, ont vanté les valeurs du vodoun. Selon eux, le vodoun ne fait pas de mal et n’est nuisible à personne. Il protège la vie et incarne le bien. Le vodoun est un vecteur de développement et défend les mêmes valeurs que les religions importées, soulignent-ils pour inviter les uns et les autres à éviter d’attaquer et de dénigrer les cultes endogènes. Le clou de la cérémonie a été la consultation publique, comme tous les ans d’ailleurs, de l’oracle pour voir sous quel signe sera placée cette année 2023 dans le département de l’Ouémé. La consultation a révélé le signe « Gbé a tè ». Selon les interprétations des prêtres du Fâ, ce signe appelle à la patience face à toute épreuve et au respect des lois de la République. Les populations de l’Ouémé ont été invitées à éviter les conflits inutiles durant l’année 2023. Les manifestations se sont achevées par la distinction de certains gardiens de la tradition en reconnaissance de leurs actions pour le rayonnement des valeurs ancestrales et des réjouissances populaires ponctuées de défilés des divinités présentes, toutes parées de leurs plus beaux accoutrements.
Culture 11 janv. 2023


Législatives 2023: Calme et enthousiasme dans le Borgou
Dans l’ensemble, le scrutin s’est bien déroulé dans le département du Borgou, où l’affluence a été perceptible dans certaines communes.Bembèrèkè s’est mis la pression pour ouvrir ses postes de vote à l’heure, ou avec quelques minutes de retard. « Tous les matériels sont partis, comme vous le voyez », confie Issiaka Séni Azikiwé, coordonnateur de l’arrondissement de Ina, peu avant 6 h 30. Sur le terrain, les choses sont allées vite. Après quelques minutes perdues à chercher leurs postes de vote sur les listes affichées dans la cour de l’école, les électeurs se mettent en rangs. Mathias Zachari a pu accomplir en premier son devoir civique, dans son poste de vote au Cs Ina, Groupe A et B. « Je sais que d’ici peu, il y aura du monde. C’est pourquoi j’ai décidé de passer plus tôt », explique-t-il. Dans cette commune, la tendance est quasiment la même. Garba Yaya, maire de Bemberekè, en est satisfait. « Je remercie la Cena. L’organisation est parfaite. Nous remercions toutes les organisations à divers niveaux. Je souhaite que tout se passe dans la paix et la transparence pour que les meilleurs gagnent», martèle-t-il.

De l’affluence, mais pas constante

Ailleurs, dans des localités de Tchaourou, Nikki, N’Dali et Parakou sillonnées avant la mi-journée, tout se déroule sans anicroche. De l’affluence, les centres de vote en enregistrent par endroits, avec des queues devant les salles de classe. « Tout se passe bien. Une centaine d’électeurs ont déjà voté dans ce poste. On espère qu’ils sortent encore plus », laisse entendre Djima Daouda, président de poste de vote au quartier Kobo, à Nikki. Tout au long du corridor Nikki-Parakou, l’affluence est perceptible mais non constante. Selon les membres de poste de vote, il est probable que des électeurs soient allés au culte avant de s’acquitter de leur devoir civique. Les patrouilles mixtes des Forces de défense et de sécurité ne sont jamais loin dans les localités parcourues. De quoi rendre encore plus sereins les citoyens.

Calme et convivialité

Les villes du Borgou sont demeurées calmes pendant le vote. Les consignes du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, concernant les manifestations publiques, de même que l’ouverture des marchés et des débits de boissons, sont respectées dans l’ensemble. Dans les centres de vote, l’ambiance est conviviale. Et c’est dans cette ambiance que plusieurs personnalités ont d’ailleurs accompli leur vote dans le Borgou. C’est le cas de l’ancien président de la République Boni Yayi, à Tourou, dans le 1er arrondissement de Parakou. Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Seïdou Adambi, a voté dans le deuxième arrondissement de Parakou pendant que la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé, l’a fait à Nikki. Le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian a voté à Ina, tout comme le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabè Gbian. Les personnalités ont pour la plupart exhorté les populations à voter massivement, dans le calme et dans la sérénité.
Actualités 09 janv. 2023


Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême : « Tout se passe ici dans le calme et la sérénité » 
« Ces élections viennent, une fois encore, confirmer la vitalité de la démocratie béninoise qui exige, qu’à échéances régulières, la parole soit donnée aux citoyens de s’exprimer sur la gouvernance de leur pays », a laissé entendre Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême, après avoir voté dans son village à Guézin-Donhuinou, arrondissement d’Agatogbo, commune de Comè. Il a exprimé ses « sentiments de satisfaction et de joie » par rapport au bon déroulement du scrutin. « Tout se passe ici dans le calme et la sérénité comme par le passé », se réjouit-il, avant d’appeler ceux qui traînent encore les pas à sortir pour choisir librement les candidats de leur choix. Actualités 08 janv. 2023


Dakpè Sossou, candidat : « Les femmes doivent être reconnaissantes et aller voter massivement » 
« Je me sens dégagé ce matin pour avoir accompli mon devoir civique, lequel consiste à faire le vote », a confié le député Dakpè Sossou, candidat, après avoir glissé son bulletin dans l’urne à Lokossa. « Tous les bureaux de vote sont déjà ouverts sur toute l’étendue du territoire national et il faudra que chacun, à son niveau, se rende à son poste de vote pour accomplir ce devoir civique et choisir celui qu’il veut qui soit son représentant à l’Assemblée nationale », exhorte-t-il. Il a tenu à lancer un appel particulier à la gent féminine. « C’est pour la première fois que les femmes ont un certain nombre de sièges (24 au total) disponibles à elles seules… Les femmes doivent être reconnaissantes en vers les hommes qui les ont portées et aller voter massivement pour les candidats de leur choix », indique-t-il. Actualités 08 janv. 2023


Aurélien Agbénonci, ministre : « Voter, c’est une responsabilité qu’on doit assumer »
« Accomplir ce vote, c’est un devoir citoyen ; on pense que c’est une action banale, mais c’est une responsabilité qu’on doit assumer », a laissé entendre Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, après son vote, ce dimanche 8 janvier à 10 h 30 au poste de vote n° 1 à l’Epp Hounsoukoè, commune de Grand-Popo. « Il faut aller voter, participer aux choix qui engagent notre pays », exhorte le chef de la diplomatie béninoise, natif de de la localité. « C’est une nécessité pour tous les citoyens de s’exprimer, de donner leur point de vue en allant voter », insiste-t-il, après avoir constaté une « affluence relative » dans le centre de vote. Actualités 08 janv. 2023


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