La Nation Bénin...
Nouvelles
Joseph Djogbénou[/caption]
Th. C. N.
Actualités
13 févr. 2023
Près de sept ans que le processus d’instauration du fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques a été acté. Ce dispositif institutionnel, qui constitue des mailles pour filtrer les cadres devant accéder à certaines positions administratives, a un mode de fonctionnement rigoureux.
La nomination du directeur de la Planification, de l’administration et des finances, du directeur de l’Administration et des finances, du directeur des systèmes d’information et du spécialiste des marchés publics dans les ministères et autres institutions de l’Etat se fait depuis quelques années sur la base de critères qui garantissent la bonne gouvernance des ressources publiques. Il en est de même de l’inspecteur général du ministère et de son adjoint, du chef de contrôle des marchés publics, du délégué du contrôle financier et de toute autre fonction se rapportant à la gestion ou au contrôle des finances publiques. A travers le décret 2016 - 477 du 11 août 2016 portant création du fichier national d′admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques, tous ceux qui peuvent accéder à ces postes sont identifiés et connus au préalable. « Le fichier national de préqualification pour les nominations aux emplois de la chaîne des dépenses publiques est une liste d’aptitude informatisée utilisée pour désigner les cadres à nommer aux différents postes… Le fichier national est établi sur la base d’un test d’aptitude. L’admission au fichier offre la possibilité aux personnes enrôlées d’être proposées à nomination », précise l’article 2 de ce décret pris par le chef de l’Etat. Domicilié au secrétariat général de la présidence de la République et au ministère en charge de la Fonction publique, ce fichier national est géré par un comité constitué du représentant du secrétaire général de la présidence de la République qui en est le président, un représentant du ministre en charge de la Fonction publique, un représentant du ministre en charge des Finances, un représentant du ministre chargé de la Justice et une personne ressource. Il est des prérogatives de ce comité technique de gérer le fichier et de faire la sélection des candidats à nomination. Ainsi, il veille à la bonne organisation des tests d’admission au fichier national, s’assure de la formation périodique pour la qualification des cadres admis au fichier national et la sélection à nomination à partir du fichier. Les membres de cette structure auditent également chaque année le fichier national pour y intégrer de nouveaux pré qualifiés et assurer son épuration puis élaborent la fiche d’évaluation des personnes admises au fichier national. En termes d’épuration du fichier, il s’agit d’en extraire les personnes ne remplissant pas les conditions éthiques et professionnelles, celles admises à la retraite ou demandant leur retrait du fichier pour convenance personnelle.
Dans le décret règlementant le fichier national, il est aussi mentionné les conditions à remplir pour l’intégrer. Selon l’article 9, « tout candidat à l’inscription au fichier national fait l’objet d’une enquête de moralité. Il doit avoir le plein exercice de ses droits civils et civiques et n’avoir subi aucune sanction judiciaire définitive pour malversations, détournements, corruption ou toutes autres infractions en matière économique et financière et n’avoir commis un crime de droit commun ». Aussi, nul ne peut figurer dans ce fichier s’il n’est de nationalité béninoise et ne justifie d’une bonne connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’administration publique et des textes législatifs et règlementaires applicables à son domaine de compétence. De même, pour la nomination à l’un quelconque des postes concernés, le ministre est appelé à proposer à nomination trois noms tirés du fichier national par le comité technique.
Par ailleurs, la nomination effective du cadre à un poste de responsabilité n’est pas une fin en soi. « Toutes personnes admises au fichier national et nommées à une fonction de la chaîne des dépenses publiques font l’objet d’une évaluation périodique sur les plans de l’éthique et de la compétence professionnelle », indique l’article 14 dudit décret ■
Actualités 10 févr. 2023
... et des équipements[/caption]
Tout en saluant l’intervention permanente de l’Etat béninois au niveau de la production halieutique, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que ce geste est devenu réalité grâce au budget national. « Si avec insistance, le gouvernement, chaque année, fait des gestes du genre en direction d’une catégorie donnée, c’est qu’il attend de vous des résultats. Les besoins en produits halieutiques sont énormes mais l’essentiel de ce que nous faisons aujourd’hui vient de la pêche et de l’aquaculture. Nous devons nous battre chaque jour pour exceller dans ce domaine», a-t-il martelé.
Barthélémy Vidjinnangni[/caption]
Titilayo Adjaï[/caption]
Le Règlement intérieur du Parlement organise les attributions, pouvoirs et prérogatives du président de l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, l’on retient que le président de l’Assemblée nationale a essentiellement pour mission de diriger l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. A ce titre, il préside les séances plénières de l’Assemblée nationale, les réunions du bureau et de la Conférence des présidents composée du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques et permanentes et des présidents des groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale a la haute direction des débats. Il est le chef de l’administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur du budget de l’institution. Le président de l’Assemblée nationale a la police intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale. Il exerce en cas de vacance, les fonctions de président de la République, conformément aux dispositions de l’article 50 alinéa 1er de la Constitution. Le président de l’Assemblée nationale donne son avis sur la nomination du président de la Cour suprême, du président de la Cour des comptes et du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Il donne également son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises en vertu des dispositions des articles 58 et 68 de la Constitution. Le président convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire à la demande du président de la République ou de la majorité absolue des députés. Le président de l’Assemblée nationale, après consultation de la Conférence des présidents, nomme le secrétaire général administratif du Parlement qui, sous son autorité, contrôle et dirige tous les services administratifs de l’Assemblée nationale. Il le relève dans les mêmes conditions. Toutefois, le président de l’Assemblée nationale peut déléguer certaines de ses compétences à ses vice-présidents, dans le cadre de l’assistance du bureau à lui tel que prévu à l’article 82 de la Constitution. Tous ces pouvoirs, prérogatives et charges montrent ô combien est exaltante et délicate la mission du prochain occupant du perchoir dont les tractations pour l'éléction focalisent actuellement les attentions.
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Mounifa Karim Tidjani[/caption]
A l’ouverture des travaux, le président du comité de pilotage du Coso, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d'Etat chargé de l'Economie et des Finances, précise que la problématique de la cohésion sociale est d'une brûlante actualité et le gouvernement a pris la mesure de la situation en décidant de la mise en œuvre au Bénin du projet Coso avec l'appui de la Banque mondiale. Il a d’ailleurs salué l'appui technique et financier du partenaire. Hermann Orou Takou rappelle que le but de ce projet est d’améliorer la collaboration régionale et la résilience socio-économique et climatique des communautés frontalières dans les régions cibles du nord des pays du golfe de Guinée qui sont exposées aux conflits et aux risques climatiques. Il relève l’étroite cohérence de ce projet avec le Plan national de développement 2018-2025 au niveau des axes relatifs au développement du capital humain, à la gestion durable du cadre de vie, à la consolidation de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance… Il ajoute que le projet Coso s'inscrit dans la perspective de l'atteinte des objectifs du Pag 2021-2026 à travers ses trois piliers. « Notre pays est impatient de voir démarrer les activités du projet », a déclaré le président du comité de pilotage du projet Coso. A l’en croire, pour l'année 2023, les investissements prévus sont estimés à 21 milliards F Cfa au profit des communautés d'environ 72 arrondissements.