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Nouvelles

Promotion de la paix et prévention de l’extrémisme: Des pare-feu autour de Sègbana et Malanville
Le projet de renforcement des capacités des organisations de la Société civile et d’appui aux initiatives de prévention de l’extrémisme violent au Nord du Bénin ReCOPE_Bààni a été lancé, jeudi 9 février dernier à l’hôtel de ville de Sègbana, par le préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah. D’un coût global de 305 675 960 F Cfa et d’une durée de 24 mois, il est porté par Educo et son partenaire APIDev Ong et traduit leur engagement pour la cohésion sociale, la paix et la prévention de l’extrémisme violent à Sègbana et Malanville. Le préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a procédé, jeudi 9 février dernier à l’hôtel de ville de Sègbana, au lancement du projet de renforcement des capacités des organisations de la Société civile et d’appui aux initiatives de prévention de l’extrémisme violent au Nord du Bénin ReCOPE_Bààni. Près de 332 557 personnes dont 164 319 femmes sont prévues pour être impactées. Les défis sécuritaires à relever au Bénin, dans le septentrion et surtout l’Alibori, exigent l’implication de tous aux côtés du gouvernement. Pour l’avoir compris, Educo et son partenaire APIDev Ong ont, depuis la cité des Kissama, donné l’exemple à travers la mise en œuvre de ce projet. Appréciant la portée de leur initiative, le préfet Ahmed Bello Ky-Samah a fait observer sa pertinence. La lutte contre l’insécurité, a-t-il admis, exige également une approche de développement global avec une implication des acteurs de la Société civile. En effet, de par sa position géographique aujourd’hui, puis les incursions répétées des individus armés non identifiés dans certaines de ses communes frontalières, le Bénin est de plus en plus exposé à des risques qui mettent à mal sa stabilité et son développement. A cela s’ajoutent les tensions et les conflits internes entre les communautés. Cette situation qui compromet de plus en plus la cohésion sociale et le vivre-ensemble, informe la coordonnatrice des programmes à Educo, Carine Agossou Alihonou, a amené l’Union européenne à décider d’accompagner, à travers un appel à projets, les organisations de la Société civile préoccupées par la question. D’où ce projet qui ambitionne, selon elle, de contribuer à la culture de la paix, au renforcement du dialogue et de la cohésion sociale, puis à la prévention de l’extrémisme violent dans les deux communes, lesquelles sont très exposées. « En termes de stratégies, nous allons mobiliser et renforcer les capacités des associations locales et communautaires et leurs initiatives visant la promotion d’une culture de dialogue. Mettre en avant les leaders traditionnels et religieux de tous ordres, les jeunes, les femmes qui seront les parties prenantes de ce projet. Le projet va mettre en lumière leurs initiatives en se basant sur les mécanismes communautaires qui existent, les façons de faire que nous avions avant et qui nous permettaient d’avoir la paix», insiste-t-elle. « Nous sommes conscients que la sécurité est un sujet sensible et que l’Etat fait de son mieux. Ce que nous voulons apporter, c’est la contribution de la Société civile à la coproduction de cette sécurité », clarifie-t-elle. Le maire de Sègbana, Orou Zimé Bio Tian, s’est réjoui du choix porté sur sa commune, aux côtés de celle de Malanville, pour bénéficier de ce projet. Au nom de ses populations, il a exprimé sa gratitude à Educo. Cofinancé à 75 % par l’Union européenne et à 25 % par Educo, le projet vise donc à faire de Ségbana et Malanville, où il sera mis en œuvre, des espaces de développement. Aux populations de ces deux communes de saisir cette opportunité qui se présente à elles afin de jouer à fond leur partition dans l’édification d’un Bénin prospère et pacifique ■ Société 13 févr. 2023


Joseph Djogbénou et cinq ministres élus démissionnent
Les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Hervé Hèhomey, Samou Adambi, Salimane Karimou, Jean-Michel Abimbola et le président de l’Union progressiste (Up) Le Renouveau, Joseph Djogbenou, tous élus députés au terme des législatives du 8 janvier dernier, ont renoncé à leur mandat parlementaire. Ils ont démissionné pour céder leurs sièges à leurs suppléants. Les lettres de démission des cinq ont été lues, ce dimanche, lors de la séance plénière d’installation de la 9e législature. Les suppléants Orden Alladatin, Charles Toko, Séibou Assan, Rachidatou Fatolou et Louis Codjo ont été appelés à prendre siège à l’hémicycle en lieu et place des démissionnaires respectivement Joseph Djogbénou ; Samou Adambi ; Abdoulaye Bio Tchané ; Salimane Karimou et Jean-Michel Abimbola. Ils ont été installés par le doyen d’âge, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni. Ce dernier les a invités à la tribune de l’hémicycle pour les féliciter de vive voix sous les applaudissements des autres députés. Janvier Yahouédéou fera le même exercice d’installation au moment opportun dès qu’il sera au Parlement. Il faut signaler que les démissions de député sont prévues par les dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Puisque le mandat parlementaire est incompatible avec certaines fonctions dont celle de membre de gouvernement. Seulement, avec le nouveau Règlement intérieur du Parlement, ces cinq députés titulaires démissionnaires peuvent reprendre à tout moment leurs sièges dès que l’envie va leur revenir. [caption id="attachment_92838" align="alignnone" width="470"] Joseph Djogbénou[/caption] Th. C. N. Actualités 13 févr. 2023


Digitalisation des services bancaires: Orabank Bénin lance son WhatsApp Banking
Entourée des membres du Conseil d’administration d’Orabank Bénin, de son collègue du Togo, autres personnalités et clients, Josiane Tchoungui, directeur général, a lancé, jeudi 9 février 2023, un nouveau service. Dénommé WhatsApp Banking, il s’inscrit dans le cadre du processus de digitalisation enclenché depuis quelque temps par Orabank Bénin. Orabank Bénin n’a pas fini d’innover pour impacter positivement la vie de ses clients. Une fois encore, cette banque s’est illustrée en lançant WhatsApp Banking, un nouveau service, pour permettre aux clients d’effectuer diverses opérations bancaires à distance à partir des smartphones ou des tablettes via les numéros WhatsApp. « Cette nouvelle solution que nous proposons désormais est un pas de plus pour simplifier la relation bancaire avec nos clients », a précisé Josiane Tchoungui, directeur général d’Orabank Bénin. Selon elle, c’est le fruit d’une triple ambition. « La première ambition, a-t-elle expliqué, est celle du groupe Orabank, qui dans son plan stratégique 2021-2025 a retenu un axe portant sur l’accélération du déploiement de l’offre et de la transformation digitale ». Quant à la deuxième ambition, a-t-elle poursuivi, elle est « celle d’Orabank Bénin qui très tôt a adopté son mouvement de transformation digitale visant à impacter l’offre de produits et de services, mais aussi l’automatisation des processus internes pour une meilleure qualité des services à sa clientèle ». Enfin, la troisième ambition, c’est « celle du Bénin en révélation », a indiqué Josiane Tchoungui. Elle se félicite que la filiale du Bénin d’Orabank ait emboîté le pas à la Guinée et au Togo dans ce processus pour se positionner ainsi au troisième rang au sein du groupe. Présentant les fonctionnalités de cette solution développée par la Fintech Semoa, Stan Agouda, directeur de la banque digitale à Orabank Bénin, a fait savoir que WhatsApp Banking est une « solution innovante, sécurisée ». Elle facilitera la relation bancaire avec les clients à travers « flexibilité, fluidité et disponibilité». La plateforme permet aux personnes physiques détentrices de compte d’épargne ou courant (les particuliers) d’interagir avec la banque 24H/24 et 7jours sur 7. Pour accéder à ce service, il suffit pour le client d’enregistrer le numéro WhatsApp (00229) 98984949 et d’y envoyer le mot « Bonjour » afin d’engager une discussion avec les gestionnaires virtuels Kimia et Eli, a indiqué Serge Agouda.

Services embarqués

Divers services sont embarqués sur WhatsApp Banking d’Orabank Bénin. Désormais, les clients d’Orabank Bénin peuvent,à parir de leurs smartphones ou tablettes, effectuer diverses opérations dont la consultation de solde, la réception ou envoi d’argent vers un porte-monnaie électronique, le virement vers tout compte ou toute autre banque, l’obtention du mini-relevé des 15 dernières transactions, du Rib, la gestion de compte, etc. Avec WhatsApp Banking, le client peut faire aussi des transferts de son compte Orabank vers Mobile Money, faire des virements internes vers un compte Orabank et vers d’autres banques, des simulations de crédit. Les clients invités au lancement de cette solution ont noté sa pertinence et son utilité. Pour Thierry Djessou, ce produit innovant nous facilitera la tâche où que nous soyons au Bénin, partout et d’ailleurs dans le monde entier, même sur notre lit nous pouvons effectuer des opérations, connaître tout ce qui se passe sur notre compte. « J’invite la Banque à continuer d’innover », a-t-il exhorté. Pour sa part, Colombe Sossouhounto, directrice générale adjointe de Top Chrono, a salué les efforts d’Orabank en matière de digitalisation. « J’ai essayé les fonctionnalités, j’ai vu que Kimia et Eli sont très intéressants comme interlocuteurs. L’essentiel est qu’on peut savourer le produit WhatsApp Banking aussi bien à Cotonou que n’importe où sur la planète. Les fonctionnalités marchent comme annoncé parce que j’en ai essayé. Je pense que nous serons encore plus heureux en tant que clients Orabank ». Très ravi de cette solution, Babatoundé Yaya, un autre client, a estimé que WhatsApp Banking évite aux clients de se déplacer, leur fait gagner beaucoup de temps. Un panel animé par le directeur général d’Orabank Bénin, Josiane Tchoungui, et son collègue du Togo, Guy Awona, le directeur de la banque digitale Orabank Bénin, Stan Agouda, et Serge Linha, responsable Canaux monétiques à la direction de la Banque digitale d’Oragroup, a permis aux invités d’en savoir davantage sur les ambitions du groupe ■ Alain ALLABI
Société 13 févr. 2023


Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa : La Béninoise Yédau Ogoundélé nommée directrice générale
Yédau Ogoundélé est la nouvelle directrice générale de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa (Crrh-Uemoa). L’experte des marchés financiers internationaux, de nationalité béninoise, a été nommée, à la faveur de la session du Conseil d’administration de l’institution, tenue à Lomé le 30 janvier dernier. Diplômée de l’EM Lyon Business School, Yédau Ogoundélé totalise vingt années d’expérience en financements structurés. Avant sa nomination, elle intervenait comme administratrice indépendante à la Crrh-Uemoa et membre du Comité des risques. Elle a piloté l’élaboration du Plan stratégique 2023-2027 de la Crrh-Uemoa qu’elle devra s’appliquer à mettre en œuvre. Economie 10 févr. 2023


Fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques: Les contours de l’outil de bonne gouvernance

 Près de sept ans que le processus d’instauration du fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques a été acté. Ce dispositif institutionnel, qui constitue des mailles pour filtrer les cadres devant accéder à certaines positions administratives, a un mode de fonctionnement rigoureux.

La nomination du directeur de la Planification, de l’administration et des finances, du directeur de l’Administration et des finances, du directeur des systèmes d’information et du spécialiste des marchés publics dans les ministères et autres institutions de l’Etat se fait depuis quelques années sur la base de critères qui garantissent la bonne gouvernance des ressources publiques. Il en est de même de l’inspecteur général du ministère et de son adjoint, du chef de contrôle des marchés publics, du délégué du contrôle financier et de toute autre fonction se rapportant à la gestion ou au contrôle des finances publiques. A travers le décret 2016 - 477 du 11 août 2016 portant création du fichier national d′admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques, tous ceux qui peuvent accéder à ces postes sont identifiés et connus au préalable. « Le fichier national de préqualification pour les nominations aux emplois de la chaîne des dépenses publiques est une liste d’aptitude informatisée utilisée pour désigner les cadres à nommer aux différents postes… Le fichier national est établi sur la base d’un test d’aptitude. L’admission au fichier offre la possibilité aux personnes enrôlées d’être proposées à nomination », précise l’article 2 de ce décret pris par le chef de l’Etat. Domicilié au secrétariat général de la présidence de la République et au ministère en charge de la Fonction publique, ce fichier national est géré par un comité constitué du représentant du secrétaire général de la présidence de la République qui en est le président, un représentant du ministre en charge de la Fonction publique, un représentant du ministre en charge des Finances, un représentant du ministre chargé de la Justice et une personne ressource. Il est des prérogatives de ce comité technique de gérer le fichier et de faire la sélection des candidats à nomination. Ainsi, il veille à la bonne organisation des tests d’admission au fichier national, s’assure de la formation périodique pour la qualification des cadres admis au fichier national et la sélection à nomination à partir du fichier. Les membres de cette structure auditent également chaque année le fichier national pour y intégrer de nouveaux pré qualifiés et assurer son épuration puis élaborent la fiche d’évaluation des personnes admises au fichier national. En termes d’épuration du fichier, il s’agit d’en extraire les personnes ne remplissant pas les conditions éthiques et professionnelles, celles admises à la retraite ou demandant leur retrait du fichier pour convenance personnelle.

Modalités

Dans le décret règlementant le fichier national, il est aussi mentionné les conditions à remplir pour l’intégrer. Selon l’article 9, « tout candidat à l’inscription au fichier national fait l’objet d’une enquête de moralité. Il doit avoir le plein exercice de ses droits civils et civiques et n’avoir subi aucune sanction judiciaire définitive pour malversations, détournements, corruption ou toutes autres infractions en matière économique et financière et n’avoir commis un crime de droit commun ». Aussi, nul ne peut figurer dans ce fichier s’il n’est de nationalité béninoise et ne justifie d’une bonne connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’administration publique et des textes législatifs et règlementaires applicables à son domaine de compétence. De même, pour la nomination à l’un quelconque des postes concernés, le ministre est appelé à proposer à nomination trois noms tirés du fichier national par le comité technique.

Par ailleurs, la nomination effective du cadre à un poste de responsabilité n’est pas une fin en soi. « Toutes personnes admises au fichier national et nommées à une fonction de la chaîne des dépenses publiques font l’objet d’une évaluation périodique sur les plans de l’éthique et de la compétence professionnelle », indique l’article 14 dudit décret ■

Actualités 10 févr. 2023


Développement de la pisciculture: Des équipements et matériel roulant aux acteurs
La production piscicole se renforce au Bénin. Ce mercredi 8 février à Cotonou, les acteurs de la pisciculture ont reçu des mains de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du matériel roulant et des équipements piscicoles. Ce geste entre dans le cadre du Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2).Douze tricycles 4x4 au profit des pisciculteurs producteurs d’aliment local et d’alevins de grande taille pour faciliter le transport des intrants, 10 pirogues au profit des pisciculteurs exploitant les cages flottantes pour faciliter le déplacement et le convoyage en sécurité des produits, 35 gilets de sauvetage et 100 poches de filet de 5m x 5m x 2m munies de filet de couverture au profit des pisciculteurs producteurs d’alevins et de poissons marchands. D’une valeur de 155 millions 238 mille 987 F Cfa, ces équipements remis aux pisciculteurs est une preuve tangible de la volonté du gouvernement à travers le Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2) de renforcer non seulement leurs capacités techniques mais aussi les accompagner dans l’augmentation de la production locale de poisson. Dans son mot de bienvenue, Aron Brito, directeur de la Production halieutique et chef du programme Pêche aquaculture, a réitéré son engagement à accompagner les acteurs à relever ensemble le défi de la production locale du poisson à travers la pisciculture. Il a aussi témoigné sa gratitude au gouvernement pour les efforts déployés pour l’atteinte des objectifs du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture. [caption id="attachment_92719" align="alignnone" width="450"] ... et des équipements[/caption] Tout en saluant l’intervention permanente de l’Etat béninois au niveau de la production halieutique, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que ce geste est devenu réalité grâce au budget national. « Si avec insistance, le gouvernement, chaque année, fait des gestes du genre en direction d’une catégorie donnée, c’est qu’il attend de vous des résultats. Les besoins en produits halieutiques sont énormes mais l’essentiel de ce que nous faisons aujourd’hui vient de la pêche et de l’aquaculture. Nous devons nous battre chaque jour pour exceller dans ce domaine», a-t-il martelé.

Souveraineté alimentaire

Sélectionnés suivant des critères rigoureux, les acteurs sont exhortés à faire en sorte que le Bénin réduise son importation de poisson afin de mieux stabiliser son économie. Il rappelle aussi que des travaux d’assainissement ont été faits sur les plans d’eau afin qu’ils soient propres, sans engins prohibés pour permettre aux acteurs de mener sans difficulté l’activité de production et la navigabilité. « Nous travaillons à ouvrir les chenaux pour que la migration des poissons de mer vers les eaux continentales puisse se faire et qu’au-delà des poissons, on ait aussi les autres produits de mer », confie Gaston Dossouhoui. Il annonce aux bénéficiaires que le Provac ne sera pas le seul projet pour les accompagner. «D’autres projets le feront parce que nous voulons concentrer nos efforts sur ce que nous sommes capables de faire pour relever le défi de la sécurité et pourquoi pas, de la souveraineté alimentaire », assure-t-il. L’autorité ministérielle met aussi l’accent sur l’aliment de poisson qui est le déterminant le plus important dans le prix du poisson et qui doit être produit en qualité. Sur ce, Gaston Dossouhoui promet d’accompagner tous ceux qui sont dans la dynamique pour permettre au Bénin de briser les mythes de la gouvernance du marché par quelques élites et que l’aliment du poisson puisse être bien diversifié. Au nom des bénéficiaires, Dominique Kpossou a remercié les autorités pour leurs actions à leur endroit et promet de faire un bon usage du matériel reçu.
Société 09 févr. 2023


Bureau du Parlement 9e législature: Pleins feux sur les sept postes en jeu
L’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale reste le premier chantier de la 9e législature qui sera installée, dimanche 12 février prochain. Retour sur les sept postes en jeu et leurs attributions respectives. Aussitôt après l’installation de la 9e législature par le doyen d’âge, les regards seront tournés vers la formation du bureau du Parlement. Il s’agit des sept membres devant diriger l’institution parlementaire durant les trois prochaines années. Ce bureau est composé d’un président de l’Assemblée nationale ; d’un premier vice-président ; d’un deuxième vice-président ; d’un premier questeur; d’un deuxième questeur ; d’un premier secrétaire parlementaire et d’un deuxième secrétaire parlementaire. Les sept membres sont élus par leurs collègues députés. A priori, aucun critère ou profil n’est défini pour chacun des postes. Ce qui fait que les 109 députés de la 9e législature sont tous éligibles à chacun de ces postes. Seulement, les modalités de l’élection ne sont pas les mêmes à tous les niveaux. La procédure est plus stricte pour le poste de président de l’Assemblée nationale. Le Règlement intérieur du Parlement prévoit que ce dernier est élu au scrutin uninominal secret et à la tribune. Aux deux premiers tours de scrutin, la majorité absolue des suffrages est requise. Au troisième tour organisé entre les deux candidats arrivés en tête au tour précédent, la majorité relative suffit et, en cas d’égalité des suffrages, le plus âgé est élu. Des scrutateurs, tirés au sort, dépouillent le scrutin dont le doyen d’âge proclame le résultat qui est consigné dans un procès-verbal signé par les scrutateurs et les secrétaires de séance, les deux plus jeunes députés composant le bureau d’âge. Les autres membres du bureau sont élus poste par poste, dans les mêmes conditions, au cours de la même séance. Ainsi, l’élection des deux vice-présidents, des deux questeurs et des deux secrétaires parlementaires a lieu, en s’efforçant autant que possible de reproduire au sein du bureau, la configuration politique de l’Assemblée nationale. Les candidatures aux différents postes sont reçues par le président de séance au plus tard une heure avant l’ouverture du scrutin. Il les communique immédiatement à l’Assemblée nationale. Les retraits, transferts et permutations de candidatures déposées, sont autorisés jusqu’à l’ouverture de chaque scrutin. A la fin du scrutin, le président de séance proclame les résultats et invite le président et le Bureau élus à prendre place à la tribune. « Le président de l’Assemblée nationale notifie la composition du Bureau de l’Assemblée nationale au président de la République et au président de la Cour constitutionnelle», dispose l’article 15.4-b du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En cas de vacance de la présidence de l’Assemblée nationale par décès, démission ou toute autre cause, l’Assemblée nationale élit un nouveau président dans les quinze jours qui suivent la vacance si elle est en session et, dans le cas contraire, elle se réunit de plein droit en session extraordinaire convoquée dans les huit jours par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président. [caption id="attachment_92709" align="alignnone" width="380"] Barthélémy Vidjinnangni[/caption]

Tous éligibles

L’élection du nouveau président se fait dans les mêmes conditions que celles prévues supra. Mais lorsqu’en application de l’article 50 alinéas 3 et 4 et de l’article 82 alinéa 2 de la Constitution, le président de l’Assemblée nationale est appelé à exercer les fonctions de président de la République, l’Assemblée nationale est provisoirement dirigée par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président, jusqu’à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. [caption id="attachment_92710" align="alignnone" width="212"] Titilayo Adjaï[/caption] Le Règlement intérieur du Parlement organise les attributions, pouvoirs et prérogatives du président de l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, l’on retient que le président de l’Assemblée nationale a essentiellement pour mission de diriger l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. A ce titre, il préside les séances plénières de l’Assemblée nationale, les réunions du bureau et de la Conférence des présidents composée du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques et permanentes et des présidents des groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale a la haute direction des débats. Il est le chef de l’administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur du budget de l’institution. Le président de l’Assemblée nationale a la police intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale. Il exerce en cas de vacance, les fonctions de président de la République, conformément aux dispositions de l’article 50 alinéa 1er de la Constitution. Le président de l’Assemblée nationale donne son avis sur la nomination du président de la Cour suprême, du président de la Cour des comptes et du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Il donne également son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises en vertu des dispositions des articles 58 et 68 de la Constitution. Le président convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire à la demande du président de la République ou de la majorité absolue des députés. Le président de l’Assemblée nationale, après consultation de la Conférence des présidents, nomme le secrétaire général administratif du Parlement qui, sous son autorité, contrôle et dirige tous les services administratifs de l’Assemblée nationale. Il le relève dans les mêmes conditions. Toutefois, le président de l’Assemblée nationale peut déléguer certaines de ses compétences à ses vice-présidents, dans le cadre de l’assistance du bureau à lui tel que prévu à l’article 82 de la Constitution. Tous ces pouvoirs, prérogatives et charges montrent ô combien est exaltante et délicate la mission du prochain occupant du perchoir dont les tractations pour l'éléction focalisent actuellement les attentions. [caption id="attachment_92711" align="alignnone" width="225"] Mounifa Karim Tidjani[/caption]

Pas de conflits d’attributions

Le bureau de l’Assemblée nationale assiste le président dans sa fonction de direction de l’Assemblée. Il donne son avis consultatif sur la composition du gouvernement conformément aux dispositions de l’article 54 alinéa 6 de la Constitution. Il délibère sur l’irrecevabilité des projets de loi, propositions de loi et amendements qui ne sont pas du domaine de la loi. Le bureau du Parlement fixe l’ordre du jour des sessions ordinaires de l’Assemblée nationale. Le projet de budget de l’Assemblée nationale ne peut être examiné en commission ou en séance plénière sans avoir été au préalable soumis au bureau de l’Assemblée nationale. Le bureau prépare le règlement financier et le soumet à l’adoption de l’Assemblée nationale. Il règle les conflits d’attributions entre les commissions conformément à l’article 34.3 du Règlement intérieur. Les deux vice-présidents suppléent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses attributions, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci et ce, dans l’ordre de préséance. Ils assistent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses fonctions et peuvent recevoir de lui une délégation appropriée sur le suivi des services administratifs, des projets parlementaires, de la procédure législative, de la coopération parlementaire et sur le contrôle des structures sous tutelle. Les questeurs, sous la haute direction et le contrôle du bureau, sont chargés de la gestion administrative et financière de l’Assemblée nationale. A ce titre, le Règlement intérieur précise qu’aucune dépense nouvelle ne peut être engagée ni ordonnancée sans leur avis préalable. Ils préparent de concert avec les membres du bureau le budget de l’Assemblée nationale qu’ils rapportent devant la commission chargée des finances. Les secrétaires parlementaires assistent le président dans la conduite des débats. Ils procèdent aux appels nominaux, inscrivent les députés qui demandent la parole, constatent les votes à main levée ou par assis debout et dépouillent les scrutins. La rédaction du compte rendu sommaire et du compte rendu intégral des séances relève des attributions des secrétaires parlementaires. Ils exercent un contrôle sur les travaux de transcription des débats parlementaires. En cas d’absence constatée à l’ouverture de la séance de tous les secrétaires parlementaires pour diverses raisons, le président désigne d’office un secrétaire parlementaire ad hoc pour suppléer à leurs fonctions. Le secrétaire parlementaire ad hoc assure ses fonctions durant toute la séance pour laquelle il a été désigné, même en cas d’apparition durant la séance, du ou des secrétaires parlementaires titulaires. Les députés Barthélémy Vidjinnangni, Mounifa Karim Tidjani et Titilayo Adjaï sont les trois membres composant le bureau d’âge appelé à conduire les travaux de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature ■
Actualités 09 févr. 2023


1re session du comité de pilotage du projet Coso: Le terrain balisé pour le démarrage des activités
Le Comité national de pilotage du projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) a tenu, ce mercredi 8 février, sa toute première session. Ces assises qui se sont déroulées à Cotonou ont été consacrées aux préalables et à la validation des documents indispensables au démarrage des activités du projet.Mis en vigueur le 20 septembre 2022, le projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) entrera bientôt dans sa phase opérationnelle. Au cours de leur première session tenue, hier, les membres du comité de pilotage du projet ont procédé à la validation des documents indispensables au démarrage effectif des activités au Bénin. A l’ouverture des travaux, le président du comité de pilotage du Coso, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d'Etat chargé de l'Economie et des Finances, précise que la problématique de la cohésion sociale est d'une brûlante actualité et le gouvernement a pris la mesure de la situation en décidant de la mise en œuvre au Bénin du projet Coso avec l'appui de la Banque mondiale. Il a d’ailleurs salué l'appui technique et financier du partenaire. Hermann Orou Takou rappelle que le but de ce projet est d’améliorer la collaboration régionale et la résilience socio-économique et climatique des communautés frontalières dans les régions cibles du nord des pays du golfe de Guinée qui sont exposées aux conflits et aux risques climatiques. Il relève l’étroite cohérence de ce projet avec le Plan national de développement 2018-2025 au niveau des axes relatifs au développement du capital humain, à la gestion durable du cadre de vie, à la consolidation de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance… Il ajoute que le projet Coso s'inscrit dans la perspective de l'atteinte des objectifs du Pag 2021-2026 à travers ses trois piliers. « Notre pays est impatient de voir démarrer les activités du projet », a déclaré le président du comité de pilotage du projet Coso. A l’en croire, pour l'année 2023, les investissements prévus sont estimés à 21 milliards F Cfa au profit des communautés d'environ 72 arrondissements.

Des retombées régionales positives

Financé par la Banque mondiale pour un coût global de 90 millions de dollars Us, le projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) va s‘étendre sur cinq ans. Il est mis en œuvre dans quatre pays que sont le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. La zone d’intervention du projet au Bénin couvre quatre départements notamment ceux de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou et de la Donga. Le projet Coso se décline en cinq composantes que sont la résilience et l’inclusion des communautés par le financement des investissements au niveau local; le renforcement des fondations et des capacités pour des communautés inclusives et résilientes ; l’émergence de la plateforme de coordination régionale et de dialogue ; la gestion et la coordination des projets aux niveaux régional, national et infranational pour la mise en œuvre efficace des activités du projet ; les interventions d’urgence… Dans le cadre de ce projet, une attention sera portée au soutien à l’accès aux services de base, à l’agriculture, aux moyens de subsistance et à la jeunesse …
Société 09 févr. 2023


Trois questions à Joël Atayi Guèdègbé: « Nous devons réinventer les modalités de participation citoyenne… »

Le faible taux de participation des Béninois aux élections ne date pas d’aujourd’hui. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, selon Joël Atayi Guèdègbé, acteur de la société civile, qui souligne que toutes les parties prenantes de la République sont condamnées à réinventer les modalités de participation des citoyens à la chose publique.La Nation : Il est observé depuis quelques années, un faible taux de participation des Béninois aux élections. Quelles sont les raisons qui justifient cela ?

Ce n’est pas la première fois que nous avons un taux aussi bas depuis le début du renouveau démocratique. Lors des législatives de 2003, nous avons déjà enregistré le taux le plus faible de la série des élections de ce moment dont 53 %. C’est que dans un premier temps, la baisse du taux de participation vient d’une lassitude électorale des électeurs. Quand on a des élections rapprochées, il est généralement prévisible que le taux baisse parce que les électeurs ne comprennent pas toujours pourquoi on les sollicite à échéance aussi rapprochée. Si les enjeux en présence ne sont pas identifiables par les électeurs, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils se déplacent massivement. L’autre point est que la liste électorale a commencé à être établie selon un procédé différent de celui qu’on avait institué jusqu’en 2010. A partir de 2011, nous avons démarré avec le fichier électoral informatisé relativement biométrisé. A partir de 2023, c’est la Liste électorale informatisée qui a pris le relai par consolidation de l’ancien fichier issu du cycle Lepi qui a duré 10 ans. L’ensemble de ces fichiers consolidé est censé avoir été extrait du registre des personnes et nous nous retrouvons avec un nombre donné d’électeurs qui comprend des électeurs à majorité au début de l’année électorale. C’est le lieu de dire qu’entre un fichier informatisé et un fichier manuel, il y a une grande différence. On peut s’attendre à une différence importante dans le nombre d’électeurs comme par rapport au nombre d’inscrits. D’un côté, avec le fichier manuel, l’inscription était volontaire et ouverte peu avant la campagne électorale. Dans un processus automatisé, l’électeur manifeste de moins en moins son intention d’aller aux élections en se portant sur la liste électorale puisque la Liste électorale informatisée aux termes du code électoral en vigueur n’est que le fichier extrait du registre des personnes remplissant les conditions de nationalité, d’âge et autres. Il reste à prendre la décision de nettoyer ce fichier électoral à bon escient, ce qui passe juridiquement par des audiences foraines qui permettent au juge d’établir des actes d’état civil de décès qui permettent légalement d’attester du décès d’une personne. C’est une formalité juridique essentielle qu’on n’arrive pas à remplir au Bénin depuis quelques élections et qui fait baisser la qualité du fichier électoral. Troisièmement, il y a ceux qui prennent la décision de ne pas voter ou qui décident de manifester leur mécontentement. Il y a de ces électeurs qui ne se retrouvent pas dans l’offre servie par les formations politiques en lice. On doit désormais reconnaître qu’il y a une crise de confiance vis-à-vis de la chose politique. Il y a aussi ceux qui en voulant voter ne retrouvent pas leur nom.

Que faire pour corriger la donne avant les élections générales de 2026 ?

2026, c’est l’année des élections générales. Dès janvier 2026, il y a les élections couplées dont les législatives et les communales d’une part et la présidentielle d’autre part. Ce qu’il faut faire est de mobiliser suffisamment les électeurs et leur expliquer davantage le sens du vote et qu’ils reprennent confiance dans les institutions, dans les organes de gestion des élections, dans les partis politiques, et retrouvent des offres assez séduisantes par rapport à leurs préoccupations.

Quel est, à votre avis, le rôle des partis politiques en la matière ?

Il est important que les partis politiques toutes tendances confondues et l’ensemble des parties prenantes s’attellent à redonner confiance au peuple. La légitimité des institutions est importante. Il faut aussi chercher comment réinventer la participation du citoyen à la vie démocratique. C’est à travers cela qu’on pourrait avoir un maximum de gens qui se sentent concernés, dépositaires du sort de nos institutions. A l’intérieur des partis politiques, il faut un travail de formation à la chose politique. Les partis devraient balayer devant leur propre porte et devraient se demander s’ils ont des outils assez opérationnels pour rencontrer les désidératas des populations et leur faire comprendre leurs objectifs. Si pour les populations, il n’y a pas de bien-fondé à l’une ou l’autre action, elles ne vont pas s’y intéresser. Au fond, nous sommes condamnés à réinventer les modalités de participation citoyenne à la vie publique. On a le devoir de nettoyer les fichiers, de corriger les textes et de les amender.
Actualités 08 févr. 2023


Commercialisation du coton graine dans l’Alibori: Des nouvelles plus que rassurantes
Dans le département de l’Alibori, la commercialisation du coton graine se déroule à un rythme encourageant. Plus de 75 % de la production qui attendait dans les champs a déjà été réceptionnée au niveau des usines et plus de 29 milliards francs Cfa payés aux producteurs, au titre des décades.Contrairement à la situation dans d’autres pays producteurs comme lui du coton, au niveau de la sous-région ouest-africaine, le Bénin peut se réjouir des conditions dans lesquelles s’effectuent les opérations d’évacuation de cette culture vers ses usines d’égrenage. Les nouvelles sont bonnes. C’est le cas dans l’Alibori. En témoignent les propos du délégué de l’Association interprofessionnelle du coton dans l’Alibori et les communes de Kouandé, Kérou et Péhunco, Zoulkaneiri Noma. « La commercialisation du coton graine se passe bien », se réjouit-il. « Globalement, après deux mois et demi, les six communes de l’Alibori et celles de Kouandé, Kérou et Péhunco ont convoyé vers les usines d’égrenage, autour de 76 % de leurs productions », confie-t-il. « Sur la prévision de 419 000 tonnes que nous attendons à la date du 31 janvier dernier, 317 852 tonnes ont été réceptionnées au niveau des usines », précise-t-il. « Ainsi, la commercialisation du coton se déroule normalement. Les évacuations vers les usines de l’Alibori et des 2KP suivent également sans grandes difficultés. A ce rythme, nous sommes même un peu plus en avance à la même période, par rapport à la campagne dernière», avoue-t-il. Concernant les paiements des décades, Zoulkaneiri Noma a indiqué qu’ils évoluent également. « A la date du samedi 4 février, aucun retard n’est observé au niveau de notre région », poursuit-il. « Globalement, 29 138 182 298 F Cfa ont déjà été payés aux producteurs de la région Alibori et des 2KP. Par rapport au reste, décade par décade, la délégation s’attellera à les satisfaire », rassure-t-il. Par ailleurs, la préparation de la prochaine campagne agricole a déjà commencé. A ce titre, les producteurs ont commencé par recevoir les semences et les engrais pour le compte de ladite campagne. Du moins, ceux qui ont fini les opérations d’achat et de paiement des fonds coton procèdent déjà au nettoyage de leurs champs. Actualités 08 févr. 2023


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