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Nouvelles

Législatives de 2023 : Parakou veut « voter massivement »
Auprès des chefs quartiers de Parakou, les électeurs affluent pour retirer des cartes qui peuvent leur servir à voter dimanche prochain. Jour J-2. Au quartier Tranza, dans le 3e arrondissement de Parakou, l’affluence ne faiblit pas. Ce jeudi, les électeurs sont nombreux dans l’attente de retirer leurs cartes sur lesquelles on retrouve en plus des données personnelles, la mention, « C’est moi ». Sous un manguier, Adjai Sahadatou, la quarantaine oriente les agents à vite retrouver la sienne. « J’ai quitté le quartier Yokossi 2, c’est un peu loin d’ici, mais j’ai fait cette distance pour m’assurer d’avoir le précieux sésame qui me permettra de voter dimanche », confie cette quarantenaire qui promet se rendre aux urnes à 7 heures le jour du scrutin. [caption id="attachment_91736" align="aligncenter" width="450"]
Malgré la possibilité d’utiliser plusieurs autres pièces, des électeurs tiennent à retenir ces cartes pour voter le dimanche Crédit Photo : Gratien CAPO[/caption] A la coordination de cette opération, Aminou Bio Salifou, cheffe quartier Tranza veille à ce que tout se passe dans l’ordre. Elle se réjouit de l’affluence, malgré le léger retard. « C’est ce mercredi que nous avons démarré, mais déjà ce matin, il y a du monde. De bouche à oreille, le message passe. En quelques heures, il y a déjà plus de 150 cartes retirées », souligne Aminou Bio Salifou.

Affluence

Dans le département du Borgou qui compte huit communes et deux circonscriptions électorales, 751 774 électeurs sont attendus aux urnes dans 1982 postes de vote. Parakou a une grande part d’électeurs dans ce département qui compte 8 communes. Selon la Commission électorale nationale autonome (Cena), les électeurs peuvent voter avec la carte nationale d’identité, la carte d’identité biométrique, le passeport, le permis de conduire, la carte d’identité professionnelle, la carte scolaire ou d’étudiant, le livret de pension, la carte Lépi ou le certificat d’identification personnelle. Mais cette pièce disponible auprès des chefs quartiers paraît bien importante aux yeux des citoyens. « On m’a dit que c’est la carte d’électeur, et donc je ne peux pas laisser une autre personne retirée. Je suis venu personnellement », justifie Barasouma Djamiou, habitant du quartier Gare, un quartier dans lequel l’engouement est perceptible depuis trois jours. « J’ai déjà distribué plus de 70 cartes alors que nous sommes à la mi-journée. Je crois que les gens vont sortir à cette allure pour voter massivement », Chabi Boubacar Walis, élu local au quartier Gare. [caption id="attachment_91740" align="aligncenter" width="450"] Ces cartes serviront au scrutin législatif du dimanche 8 janvier 2023. Crédit Photo : Gratien CAPO[/caption]  

Préparation

Les agents électoraux s’affairent à prendre toutes les dispositions. Dans le 2e arrondissement, les urnes sont en train d’être nettoyées dans l’après-midi. Les isoloirs sont entassés dans une salle de réunion. La tendance est semblable dans beaucoup d’arrondissement. « Nous avons des urnes et des isoloirs disponibles sur place qu’on a déjà nettoyé. On attend de mettre les étiquettes des élections législatives de 2023. D’autres matériels sont en train d’être acheminés, comme les ciseaux, les lampes torches », rassure Issa Mama Karim, coordonnateur du 2e arrondissement de Parakou. En attendant, la campagne bat son plein dans la ville. Les partis en lice tendent à convaincre, même si des électeurs rencontrés disent avoir déjà une idée claire de leurs choix.         Actualités 06 janv. 2023


4e circonscription électorale : Paulin Kpagou et le Mpl drainent jeunes et femmes  
Le Parti Mouvement populaire de libération (Mpl) n’entend pas jouer les derniers rôles pour les législatives prochaines dans la quatrième circonscription électorale. Ses premiers soutiens, les jeunes, les femmes et les acteurs du secteur agricole. Le parti en a fait sa cible et ne cesse de multiplier les contacts avec eux. « Nous sommes un parti jeune, pour les jeunes avec les jeunes ». Face aux populations, dans les communes de la quatrième circonscription électorale (Kérou, Kouandé, Natitingou, Péhunco et Toucountouna), le discours des candidats du Mouvement populaire de libération (Mpl) est construit suivant les cibles. « Nous n’avons pas de gros moyens, mais nous ne voulons plus qu’on nous achète. Nous voulons travailler pour changer le sort des jeunes et des femmes mais aussi celui des agriculteurs ». Paulin Kpagou, deuxième titulaire sur la liste du parti, n’a plus de répit depuis le lancement de la campagne électorale. Il parcourt les hameaux, rencontre de petits groupes et des cercles associatifs pour présenter le logo de son parti et son positionnement sur le spécimen du bulletin de vote. « Nous demandons aux populations de rester derrière nous. Nous avons assez servi les autres, nous voulons servir notre propre cause enfin », explique-t-il. « Sans grands moyens, sans hautes personnalités dans ses rangs », le Mpl rêve pourtant de changer la donne au plan politique et sollicite à cette fin, le concours des électeurs. « Nous avons décidé en tant que jeunes de faire valoir notre leadership devant la force de l’argent », explique le futur député qui, une fois au Palais des gouverneurs, ambitionne de légiférer en faveur des populations de son fief pour aider le gouvernement à améliorer leurs conditions de vie. Il ne compte pas se limiter là. Les producteurs de coton et de soja, activité principale de sa circonscription électorale, attendent beaucoup d’infrastructures sociaux communautaires. Le mandat du député Paulin Kpagou, s’il était élu, sera l’occasion pour lui de plaider avec ses pairs pour combler les besoins de ses mandants. Ce message, les populations l’accueillent favorablement. En tout cas, assure le candidat de la liste du balai, ce discours leur plait bien et ils l’accompagnent de promesses et d’assurance. Il n’attend donc plus le soir du 8 janvier prochain pour être fixé sur son sort. Actualités 06 janv. 2023


Vingt-quatrième circonscription électorale : Soutien tous azimuts au Br à Zagnanado et Za-kpota
Sur les cinq sièges à pourvoir dans la vingt-quatrième circonscription électorale, le Bloc républicain s’est fixé pour objectif d’en prendre quatre. Un challenge pour lequel, les candidats de la liste et leur premier titulaire Hervé Hehomey mouillent le maillot du matin au soir. Non satisfaits d’avoir inondé Covè, Zagnanado, Za-kpota et les autres communes de la vingt-quatrième circonscription électorale, des affiches de leur parti, le Bloc républicain, les candidats de la liste conduite par le ministre Hervé Hehomey parcourent chaque village et hameau pour rencontrer les populations et les sensibiliser sur l’opportunité pour elles d’accorder un soutien massif à leur liste. « Il ne s’agit pas de mentir aux populations, mais de leur tenir un discours de vérité et de sincérité afin qu’elles fassent le bon choix », explique Hervé Hehomey au détour d’une réunion avec ses lieutenants. « Je suis sidéré par la mémoire des populations qui développent de plus en plus une forte capacité d’analyse. Elles ne se laissent plus endormir », apprécie-t-il. Mardi 3 et mercredi 4 janvier, à la tête d’une importante équipe de campagne, il a parcouru plusieurs arrondissements des communes de Zagnanado et Za-kpota. Pour lui, il est question de faire comprendre aux électeurs les enjeux du moment, à savoir qu’il y a un train de développement en marche et qu’il faut à cet effet, un Parlement d’hommes et de femmes d’expériences pour aider à poursuivre sur cette lancée. « Nous ne vendons pas de rêve. Nous tablons sur le factuel », souligne-t-il. A ce message, les populations sont très réceptives, explique le candidat aux côtés de ses pairs. L’ambiance festive de la campagne électorale dans les communes de Covè, Ouinhi, Zagnanado, Za-kpota, Zogbodomey plait bien aux candidats de la liste Br. Hervé Hehomey, tête de liste, est d’autant plus satisfait de l’engouement des femmes qui manifestent un intérêt particulier aux leurs qui sont positionnés. Au soir du 8 janvier, son seul souhait est de voir le Br l’emporter dans la vingt-quatrième circonscription électorale avec au moins quatre sièges. C’est cela, dit-il, qui justifie son engagement et sa détermination depuis le début de la campagne électorale. Mais pour y arriver, tout doit se dérouler dans la paix avec une tolérance mutuelle afin que cette élection soit une fête, a-t-il recommandé aux populations venues massivement à sa rencontre, mercredi 4 janvier. Actualités 06 janv. 2023


Législatives du 8 janvier 2023 : Les Démocrates sonnent la grande mobilisation à Godomey
Les Démocrates affûtent leurs armes afin de ratisser large, dimanche 8 janvier prochain. Ils ont sillonné les coins et recoins de l’arrondissement de Godomey ce mercredi 4 janvier à travers une caravane. Les Démocrates mobilisent leur troupe afin de faire carton plein, dimanche 8 janvier. A travers une caravane qui a sillonné l’arrondissement de Godomey, ils ont expliqué aux populations l’intérêt pour elles de voter leur liste. « Nous conduisons cette caravane pour expliquer aux populations le bien-fondé de la participation du parti ‘’Les Démocrates’’ à ces élections législatives », explique David Eglozoun, premier suppléant de la 6ème circonscription électorale. Il fait un point des échecs de la participation du parti aux différents scrutins électoraux depuis 2016, puis entrevoit l’horizon avec espoir. « En 2016, nous avons perdu les élections présidentielles. Nous n’avions pas pu participer aux élections législatives de 2019. Notre participation aux présentes élections ne s’est pas passée comme une lettre à la poste. Notre challenge cette fois-ci est de rafler le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale », espère-t-il. Le parti symbolisant la Flamme de l’espoir compte sur le peuple pour faire cette prouesse. « Nous portons les profondes aspirations du peuple, nous sommes restés à ses côtés tout le temps. Les lois que nous allons proposer iront dans le sens de l’amélioration de ses conditions de vie.  Au parlement, nous proposerons des lois qui garantissent l’emploi des jeunes et qui promeuvent les libertés », vante-t-il. David Eglozoun poursuit : « Nous incarnons l’opposition. Après ces élections, nous allons arborer le statut du chef de file de l’opposition. Nous portons ce peuple. Nous n’allons pas le décevoir ». Toutefois, il met un peu de bémol dans ses propos. « Le rôle du député est de légiférer et de contrôler l’action gouvernementale. Nous n’avons pas dit que tout sera rose en même temps que nous serons à l’Assemblée nationale. Nous allons faire les choses progressivement. Le Bénin a toujours été le quartier latin de l’Afrique. Nous allons continuer par œuvrer dans ce sens en vue de l’amélioration des conditions de vie des Béninois. Cela va se sentir dans le panier de la ménagère », envisage le premier suppléant de la 6e circonscription électorale au nom du parti. Démarré aux environs de 13heures, la caravane a pris par Gbègnigan, Togoudo, Alégléta, Hlouacomey, l’arrondissement central de Godomey et s’est poursuivie jusqu’au crépuscule. Actualités 06 janv. 2023


Législatives du dimanche 8 janvier : Tout est fin prêt pour le déploiement du matériel électoral à Bohicon
Dimanche prochain, il ne devrait y avoir le moindre couac au vote des électeurs. Le matériel requis est réceptionné déjà dans les arrondissements et le colisage suit son cours. Reste seulement le dispatching dès les premières heures du jour du vote. Le coordonnateur de la Commission électorale nationale autonome (Cena) du deuxième arrondissement de la commune de Bohicon et ses six assistants n’ont pas voulu faire les choses dans la précipitation. Ils ont consacré après réception, la journée du vendredi 6 janvier à remettre de l’ordre dans le matériel électoral reçu dans le cadre du scrutin du dimanche prochain. Urnes soigneusement disposées, cantine de la Cena et de la Cour constitutionnelle bien rangées, isoloirs en réparation et en rangement… Tout se mettait en ordre pour que les 93 postes de vote de Bohicon 2 soient servis en temps réel. « Tout est fin prêt pour un bon déroulement du scrutin », explique l’un des assistants du coordonnateur d’arrondissement. Gilbert Akakpo assure que le déploiement est en vue et que toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement du scrutin. Côté formation des agents électoraux, rien à signaler non plus, apaise-t-il. Toutes les formations ont eu lieu et les personnes assignées à l’organisation du vote ont bien assimilé la mission et les responsabilités qui sont les leurs. Actualités 06 janv. 2023


Arrondissement de Hounli (Abomey) : « Tout le matériel est là », assure Saturnin Donouvossi
Pour les électeurs des 37 postes de vote de l’arrondissement de Hounli dans la commune d’Abomey, il n’y aura la moindre difficulté à accomplir son devoir civique, dimanche prochain. Tout est fin prêt, selon le coordonnateur d’arrondissement. Regard serein, Saturnin Donouvossi suit avec attention le dispashing du matériel de vote dans les urnes destinées à chaque poste de vote. A la manœuvre, l’un de ses assistants, « très concentré pour ne pas commettre des erreurs ». Il n’a d’ailleurs pas le temps de répondre à quelque interrogation. Mais Saturnin Donouvossi, coordonnateur de l’arrondissement de Hounli (commune d’Abomey), lui a le temps d’expliquer qu’à son niveau, « tout le matériel a été réceptionné la veille, jeudi 5 janvier et convoyé dans cette même journée dans le bureau destiné à cette fin au niveau de l’arrondissement ». Pendant ce temps, ses deux autres adjoints sont déployés sur le terrain pour d’autres tâches. Pour ce qui est des agents électoraux et autres membres de postes de vote, ils ont été renvoyés chacun sur son lieu de travail pour s’assurer en amont que tout est en ordre. « Cette disposition nous permet de suppléer à d’éventuels manquements », indique le coordonnateur. Dans cet arrondissement de la commune d’Abomey, 37 postes de vote sont prévus dans le cadre des élections législatives du dimanche 8 janvier pour l’élection des 109 députés de la neuvième législature. Actualités 06 janv. 2023


Campagne électorale des législatives 2023 : L’achat de conscience comme sport favori de tous
Dons et libéralités, c’est la chose la mieux partagée dans cette campagne électorale qui s’achève. Si officiellement les candidats se disent contre l’achat de conscience, ils ne manquent pas de justifier leurs gestes débonnaires. Que le parti politique qui n’a fait aucun don dans le but de déterminer les électeurs à lui accorder leurs suffrages, dimanche prochain, lève le petit doigt sous le cocotier ! Partout où notre équipe de reportage est passée, les candidats ont offert des enveloppes financières aussi modiques soient-elles, au cours de la campagne électorale qui s’achève. Au vu et au su de tous ! Coïncidant avec la période des fêtes de fin d’année, elle a rimé avec dons et libéralités de toutes sortes. Si certains candidats se trouvent l’excuse d’avoir toujours fait œuvre utile en ces circonstances par le passé, d’autres justifient leur générosité spontanée par la « fête » que constituent les élections en elles-mêmes. Un alibi pour le moins grossier, en ce sens que l’achat de conscience, pourtant proscrit par le Code électoral, a été toujours la chose la mieux partagée lors des campagnes électorales au Bénin. Cette fois-ci, la tradition est encore respectée. Malheureusement ! « Nous ne pouvons pas réunir tout ce monde, leur parler sans donner au moins de l’eau ; des gens ont quitté loin pour venir ici », justifie un candidat de la dix-septième circonscription électorale. Un autre de la même région se montre bien indélicat vis-à-vis des adversaires : « Ceux qui viennent raconter leur vie ici n’ont rien à vous offrir, mais nous autres allons vous laisser quelque chose et vous verrez avec vos coordonnateurs ». Curieusement, cette déclaration du candidat est applaudie par les femmes mobilisées par dizaines avec la promesse que le « déplacement » est assuré. Le mode opératoire est connu de tous. Sur des feuilles de papiers empilées les unes sur les autres et qui continuent de recevoir des lignes supplémentaires avant, pendant ou après le discours de campagne, sont cochés les noms de ceux et celles qui ont droit au « butin » électoral. Quand vient le moment de partage, de grandes personnes se déchaînent, telles des fauves, autour de la pitance. A Awamè, un quadragénaire est pris à partie par un groupe de femmes à l’issue d’un meeting. Le pauvre se démène comme un diable dans le bénitier, justifiant en vain que le geste de « L’Honorable » n’est pas à la hauteur des attentes. Comme dans ces genres de situation, les mécontents lui garderont une dent pendant des lustres. Car, comme le dit Samuel Eboua, « La rancune, en politique, peut avoir la peau dure » (Ahidjo et la logique du pouvoir). Un candidat s’est fait huer à Athiémé parce qu’à la fin de son meeting, il a déposé une enveloppe de 50 000 F Cfa au groupe de gens venus l’écouter, alors qu’une équipe de campagne d’un parti apparemment plus modeste avait offert la veille 60 000 F Cfa à distribuer. Si la distribution de sandwichs, de tee-shirts et autres gadgets n’est plus tellement à la mode, la gratification de vivres et surtout d’espèces sonnantes et trébuchantes a toujours cours, en toute méconnaissance des textes en vigueur. Comme quoi, la démocratie fait son petit bonhomme de chemin mais certaines mauvaises habitudes perdurent. Mais les dons et libéralités déterminent-ils vraiment le vote des électeurs ? C’est une autre paire de manches. Actualités 06 janv. 2023


Législatives du 8 janvier : Des observateurs de la Cedeao au cabinet du président de la Cour constitutionnelle
Une mission d'observation électorale de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) est au Benin pour s'assurer du bon déroulement du processus électoral. Conduite par son premier responsable, Raimundo Perreira, elle a été reçue ce vendredi par le président de la Cour constitutionnelle, Razaki Issifou. Quarante observateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) seront déployés dans les heures à venir dans tout le Bénin pour s'assurer du bon déroulement des élections législatives du 8 janvier prochain. Dans la matinée de ce vendredi, ils ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle. Au terme des échanges, ils ont exprimé leur satisfaction. " Cette visite au cabinet du président de la Cour constitutionnelle est une visite de courtoisie. La Cour étant un organe très important dans l'organisation des élections" a affirmé Amadou Diongué, représentant résident de la Cedeao au Bénin. Il note que dans l'organisation d'une élection, il y a la préparation, la tenue et la proclamation des résultats. À chacune de ces étapes, la Cour constitutionnelle a un rôle à jouer." Le chef de la mission de la Cedeao en a aussi profité pour s'enquérir de ces rôles. Le président nous a aussi dit comment son institution va essayer d'observer les élections comme nous. C'est tout à son honneur d'avoir mené le processus jusqu'ici ", a-t-il souligné Amadou Diongué Actualités 06 janv. 2023


Législatives 2023: Un dernier virage mouvementé dans la 2e circonscription électorale
Lancée, vendredi 23 décembre 2022, la campagne pour les législatives du dimanche 8 janvier prochain amorce son dernier virage. Dans la deuxième circonscription électorale composée des communes de Gogounou, Banikoara et Sègbana, les sept partis en lice se livrent véritablement la bataille sur le terrain, en usant d’arguments de taille pour solliciter les suffrages des populations.Pendant que les candidats des partis soutenant le régime au pouvoir défendent bec et ongles le bilan du président Patrice Talon, ceux de l’Opposition ne se font pas prier pour le peindre en noir. Aux populations de savoir faire la part des choses afin que le Bénin, une nouvelle fois, puisse sortir grandi du scrutin du dimanche 8 janvier prochain. Celles de la deuxième circonscription électorale l’ont si bien compris qu’elles n’hésitent pas à se rendre chaque fois disponibles pour aller à leur rencontre et les écouter. Elles n’attendent donc que le jour de l’élection pour faire leur choix. En effet, à Gogounou, Banikoara et Sègbana, à 48 heures de la fin de la campagne, les partis ont décidé de jeter toutes leurs dernières forces dans la bataille. Chacun va avec sa stratégie, pour séduire les populations. Pendant que certains ont opté pour le porte-à-porte, d’autres rencontrent les groupes d’associations afin de s’entretenir avec elles sur les idéaux de leur formation politique et les valeurs que leurs candidats comptent défendre, une fois au Parlement. Certes, très peu de grands rassemblements sont observés. En dehors de quelques caravanes de certaines formations politiques, la stratégie de contacts de proximité semble privilégiée. Au niveau du Bloc républicain, les candidats Innocent Sabi Yo Sanni, Mohamed Seydou Tidjani Aboubakar, Saidou Bani Samira et Roukiatou Bio Fai et leurs suppléants tentent de faire gagner du terrain au cheval cabré. Leur objectif est de fidéliser leurs militants afin qu’ils leur assurent une victoire écrasante. Mais en face, Sina Ouningui Bio Gounou Idrissou épaulé par son suppléant Bio Sarako Tamou, Mora Sanni Saré Malick, puis Issa Issifou de l’Union progressiste le Renouveau, n’entendent également rien lâcher. Comme eux, Ruffin Orou Nan Nansounon, Apollinaire Gounou Norbert Orou Zimé, Bignon Cathérine Chabi Daba de Fcbe nourrissent aussi de sérieuses ambitions. Ce n’est pas pour autant que les candidats de l’Udbn, Moele-Bénin et Mpl au niveau de cette circonscription ont abdiqué. Ils continuent toujours de croire en leurs chances. Quant à la capacité du parti Démocrates de tirer son épingle du jeu, son coordonnateur communal à Banikoara et candidat tête de liste dans la circonscription, Soumaïla Sounon Boké, n’y voit pas le moindre doute. Venu à Gogounou, ce mercredi 4 janvier, pour renforcer l’équipe communale au cours d’un meeting organisé dans l’arrondissement de Sori, il en a donné l’assurance. En dehors de Sori, sa délégation s’est rendue à Bagou et Zougou-Kpan-Trossi. Tout compte fait, le souhait de chacun de ces partis est de voir les populations sortir massivement pour aller voter dans la paix et le calme et sans heurts. Ils adhèrent à l’appel du préfet de leur département, Ahmed Bello Ky-Samah qui invite à la retenue et la culture de la paix, au maintien de l’ordre et de la cohésion dans l’Alibori. Ce dernier a exhorté les acteurs politiques à prendre la mesure de la situation et même de leurs responsabilités à assumer et œuvrer pour une coexistence pacifique entre tous les courants politiques, entre toutes les communautés et pour que cette campagne soit vraiment une campagne de fête, d’une quête de vivre-ensemble. Actualités 05 janv. 2023


Yayi met Talon et Soglo sous pression
Dernière ligne droite pour la campagne électorale. L’ancien président de la République, Boni Yayi, s’est invité dans la danse au profit des Démocrates, mettant ainsi sous pression Patrice Talon et Nicéphore Soglo qui, officiellement, n’ont encore donné aucune consigne de vote.Nostalgique d’un passé glorieux, Boni yayi est redescendu dans l’arène politique. Parakou, Tchaourou, Kétou et environs. L’ancien chef de l’Etat ne manque aucune occasion pour donner des consignes de vote et prendre à contre-pied, toutes les supputations qui tentaient de faire croire qu’il était dans un mutisme négocié. Au-delà d’une simple cérémonie de présentation de vœux de nouvel an, la rencontre entre les femmes et Boni Yayi, dimanche 1er janvier dernier, a pris l’allure d’une démonstration de force. Après sa double visite au Palais de la Marina et surtout son silence depuis sa nomination en tant que médiateur en Guinée-Conakry, les observateurs politiques ont tôt fait de voir un compromis entre Talon et Yayi. Mais, à la faveur de la campagne pour les législatives du dimanche 8 janvier prochain, Yayi Boni a retrouvé toute la vivacité qu’on lui connaissait. Il semble déjouer les pronostics et conforter les candidats du parti Les Démocrates qui ont juste besoin de sa présence sur le terrain. Le ton est donné dans les Collines, à moins de trois jours de la clôture du ballet des candidats auprès des populations. En réponse aux femmes venues lui souhaiter une bonne année 2023, Yayi Boni n’est pas allé du dos de la cuillère pour réaffirmer son choix. « Je suis véritablement Démocrate et je souhaite l’équilibre des pouvoirs dans notre pays. Je voterai Les Démocrates le 8 janvier 2023 ». L’effet surprise de la descente de Yayi sur le terrain politique pourrait avoir son impact dans les urnes dimanche 8 janvier prochain.

Talon pour l’Upr ou le Br ?

Même si rien ne l’oblige à afficher publiquement son choix, le chef de l’État n’a jusque-là, laissé transparaître aucune indication sur sa préférence. Sur le terrain, les ténors des deux partis les plus représentatifs de la mouvance jurent avoir la bénédiction de Patrice Talon. A moins de trois jours de l’échéance, les états-majors de l’Union progressiste le Renouveau et du Bloc républicain profitent tant bien que mal du silence de Patrice Talon. Le choix de Boni Yayi peut-il l’amener à se décider ? Rien ne saurait l’amener à faire une option, surtout qu’il s’est toujours gardé d’afficher sa préférence à telle ou telle autre formation politique soutenant ses actions à la tête du pays. Quoique certains ténors de ces formations politiques auraient aimé le voir donner ouvertement son onction à leur parti, un choix de l’actuel locataire du palais de la Marina risque d’être un véritable et fatal coup de massue sur la tête de l’une des deux formations politiques de la mouvance qui n’aurait pas obtenu ouvertement son soutien. L’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo qui s’est tout le temps distingué par ses multiples combats politiques s’est emmuré depuis bientôt un an dans le silence, contrairement à ses habitudes. Or, le contexte actuel, devrait l’amener à manœuvrer sur le terrain à l’instar de Boni Yayi. Après l’avoir vu recevoir plusieurs fois de suite les leaders du parti Les Démocrates, nombre d’observateurs de la vie politique du pays s’attendent à le voir batailler aux côtés de cette formation politique?   Par Ulrich AKPOVO (Coll ext.)
Actualités 05 janv. 2023


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