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Nouvelles

9e législature du Parlement: Les premiers mots du doyen d’âge
Homme d’affaires âgé de 75 ans, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni est le doyen d’âge du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature. L’élu de l’Union progressiste (Up) le Renouveau dans la 5e circonscription électorale livre ici ses premières impressions sur ce choix qu’il accueille comme une surprise.La Nation : Comment avez-vous accueilli l’information selon laquelle vous êtes le doyen d’âge de la 9e législature ? Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni : J’ai accueilli l’information comme une surprise. Une surprise parce que pour un villageois comme moi, je n’ai jamais imaginé que je serai le doyen d’âge de la 9e législature. C’est l’œuvre de Dieu. Et tout est grâce. Nous prions encore Dieu de nous aider à relever le défi de doyen d’âge et de parlementaire. En tant que doyen d’âge, il vous revient d’installer, dimanche 12 février prochain, vos collègues députés de la 9e législature et de diriger l’élection des sept membres du bureau du Parlement. Avez-vous vous-même des ambitions pour un poste au sein du bureau ? L’ambition, ça ne manque pas. Mais nous sommes issus d’un parti politique. Cela dépendra de la décision de notre formation politique. On ne peut pas dépasser le parti pour déposer sa candidature. C’est au parti de le décider. Un citoyen est serviable partout où besoin sera.

Vous venez de recevoir vos attributs de fonction en tant que député…

Oui. Nous allons prier Dieu pour que les responsabilités que nous a confiées le peuple béninois, nous puissions les accomplir pour le bien-être de tout le monde. Nous sommes venus au Parlement pour défendre une cause, celle d’aider le gouvernement à réaliser ses projets de développement, sa promesse faite aux populations. [caption id="attachment_92602" align="alignnone" width="200"] Barthélémy Cossi Mellon
Vidjinnangni[/caption]
Actualités 07 févr. 2023


Installation d’une minoterie moderne à Glo-Djigbé: Assurer la disponibilité de la farine de blé à prix réduits
Une minoterie moderne s’installe dans la zone industrielle de Glo-Djigbé pour produire sur place de la farine de blé de qualité répondant à la demande des consommateurs. La fabrication du pain et autres produits dérivés du blé, aliments de forte consommation dans les grandes villes, donne des soucis tant aux boulangers et pâtissiers qu’aux consommateurs. En effet, la matière première qu’est la farine de blé a connu, ces derniers mois, une envolée spectaculaire des prix sur le marché mondial, en raison de la guerre russo-ukrainienne et de la sécheresse. Dans ce contexte, l’implantation d’une minoterie moderne annoncée dans la zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) devrait contribuer à la disponibilité en tout temps de la farine et de son de blé et à la réduction du prix si possible de ces produits sur le marché. Avec un investissement de près de 14 milliards F Cfa, la société Atlantic Moulin Bénin (Amb) entend produire plus de 90 000 tonnes de farine de blé. L’initiative du projet de construction et d’exploitation de l’usine part du constat qu’une bonne quantité de ce produit consommé au Bénin provient des pays étrangers. En effet, la minoterie des Grands Moulins du Bénin, vieille de 50 ans, dont la production est estimée à 70 000 tonnes de farine, n’arrivait pas à satisfaire les demandes des boulangeries, pâtisseries et autres unités utilisant la farine de blé comme matière première. Les importations de farine de blé du Bénin avoisinaient 73 359,295 tonnes en 2015, selon l’ex-Insae. La minoterie de l’Amb d’une capacité de traitement de 90 000 tonnes de grains de blé par an, extensible à 180 000 tonnes, permettra de réduire la dépendance vis-à-vis des farines de blé importées qui envahissent le marché. Elle contribuera ainsi à réduire les devises envoyées à l’extérieur pour l’acquisition du produit. Avec un personnel de 82 agents, toutes catégories confondues, le porteur de projet entend créer à terme environ 1 000 emplois directs et indirects au profit des Béninois, ainsi que des activités génératrices de revenu à travers la naissance de petits commerces pour les femmes. Cette industrie sera installée dans la Gdiz sur un site situé dans la commune de Zè, d’une superficie de 5 ha subdivisée en neuf zones conçues pour permettre une exploitation efficace : silos de réception et de blé, section de nettoyage, section de broyage du blé, section d'humidification, silos de farine de blé, section d’ensachage de farine de blé, silos de son, stockage de sacs de farine de blé et bâtiment administratif. Des mesures seront prises pour pallier les dangers liés aux installations externes voisines, aux installations électriques, aux silos de stockage des grains de blé et de la farine ainsi que les risques d’origine naturelle. En effet, la protection des infrastructures, de la vie des personnes et de l’environnement est une préoccupation majeure du promoteur, selon le Rapport provisoire d’Etude d’impact environnemental et social approfondie, publié par la Banque ouest-africaine de développement (Boad), soutien financier du projet Economie 07 févr. 2023


Marché volontaire de carbone au Bénin: Modalités d’enregistrement de projets
Au Bénin, les porteurs de projets ou de programmes générant des crédits carbone échangeables sur le marché volontaire du carbone doivent les enregistrer auprès de l'Autorité créée par le gouvernement. Les nouveaux projets carbone ainsi que les anciens sont tenus d'être enregistrés conformément au décret 2022-698 du 7 décembre 2022, qui fixe les modalités d'enregistrement. L'obligation d'enregistrement incombe aux promoteurs de projets, selon l'article 3 du décret. En effet, les marchés du carbone sont considérés comme une partie essentielle de la lutte contre le changement climatique, avec une prédominance du secteur privé mais une tendance à évoluer. Des pays tels que le Chili, le Ghana, la Jordanie, Singapour ou Vanuatu, d’après la Banque mondiale, se dotent déjà d'une infrastructure numérique pour intégrer les marchés internationaux du carbone. Le Bénin, qui a créé l'Autorité d'enregistrement des projets carbone en décembre 2022, établit de son côté des règles pour garantir la transparence et la qualité des crédits carbone générés dans le pays. La fixation des modalités d'enregistrement permettra de recenser tous les projets carbone développés au Bénin et de définir le droit carbone au niveau national pour les promoteurs publics et privés, souligne le Conseil des ministres du 7 décembre 2022.

Procédures 

La demande d'enregistrement de projet est adressée au secrétaire permanent de l'Autorité d'enregistrement. Elle doit être envoyée au plus tard trois semaines avant la date de soumission du rapport de validation pour le programme de certification des gaz à effet de serre ou le standard carbone approprié. L'article 5 du décret 2022-698 du 7 décembre 2022 précise que « la demande d'enregistrement peut être effectuée dès que le promoteur du projet peut fournir une demande complète selon les dispositions du présent décret, incluant la documentation requise à l'article 5.2 permettant une évaluation effective par l'Autorité d'enregistrement ». Au nombre des documents à fournir, figurent la preuve de paiement des frais d'étude de dossier d'enregistrement, une copie certifiée d'un document démontrant le statut juridique des terres ou forêts concernées par le projet, et éventuellement, une copie des contrats signés avec les communautés locales. Le promoteur doit également inclure une description détaillée du projet. L'Autorité a un délai de 30 jours pour examiner la demande et donner son avis. Pour les projets qui sont déjà certifiés ou en cours de certification, ils ont normalement un délai de deux mois à partir de la date d'adoption du décret, soit jusqu'au 7 février 2023.

Transparence

Le certificat d'enregistrement peut être annulé par l'Autorité d'enregistrement. Cette sanction intervient en cas de violation du droit national et des conventions internationales, de non-respect des obligations prévues par le décret, de falsification des informations fournies ou de non-respect du plan de partage des bénéfices. Il est donc important pour les promoteurs de faire preuve de précision en utilisant des données fiables et scientifiquement étayées. Ils doivent également tenir compte de toutes les sources d'émission ou d'élimination des gaz à effet de serre lors de leur analyse pour éviter les surestimations et sous-estimations. Les promoteurs doivent également rendre publiques les informations nécessaires pour comprendre le champ d'application, la portée et les limites de leur analyse, ainsi que les détails sur la méthodologie utilisée pour calculer les émissions, réductions et absorptions de gaz à effet de serre. Il est crucial que les données soient correctement comptabilisées et vérifiées pour que les marchés du carbone puissent réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière efficace. Ce que certains considèrent comme "complexe et contraignant"
Environnement 06 févr. 2023


Installation de la 9e législature: L’hémicycle réaménagé pour accueillir les 109 députés
L’hémicycle à Porto-Novo a subi des travaux de réaménagement technique pour faire passer désormais le nombre de places de 83 à 109 de sorte à permettre à tous les députés de la 9e législature de trouver de siège.Les préparatifs en vue de l’installation, dimanche 12 février prochain, des 109 députés de la 9e législature vont bon train au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’administration parlementaire s’affaire pour que tout se passe bien. L’assurance a été donnée par le porte-parole de l’Assemblée nationale, James William Gbaguidi, vendredi 3 février dernier, lors d’une conférence de presse. « L’administration parlementaire est à pied d’œuvre pour accueillir les nouveaux députés le 12 février prochain. Toutes les dispositions sont en train d’être prises, sous le contrôle du président Louis Gbèhounou Vlavonou, afin que les 109 élus de la 9e législature trouvent rapidement leurs marques et se mettent au service du peuple qui les a mandatés pour le représenter », a informé le conférencier. Selon lui, il n’y aura aucun souci à se faire par rapport à la capacité de l’hémicycle disposant jusqu’ici de 83 places. Le bureau de l’Assemblée nationale, 8e législature, a pris le taureau par les cornes. Il a décidé d’engager des travaux de réaménagement technique à l’intérieur de l’hémicycle. Le bâtiment n’a pas été agrandi mais le nombre de sièges a été augmenté de sorte à permettre à tous les membres de la 9e législature de trouver de place. Les 109 députés non seulement auront leurs sièges mais aussi les ministres qui viennent représenter le gouvernement lors des travaux parlementaires à l’hémicycle ont toujours leurs places garanties, assure James William Gbaguidi. Il précise qu’il s’agit des travaux provisoires en attendant l’achèvement du chantier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale en cours sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo. Le porte-parole de l’Assemblée nationale rassure que l’administration parlementaire est prête pour accueillir les nouveaux députés. « Les travaux de réaménagement de l’hémicycle sont quasiment achevés, les membres du bureau d’âge sont identifiés et contactés», fait savoir James William Gbaguidi. Les élus ont été saisis par l’administration parlementaire des dispositions à prendre à partir de ce lundi 6 février pour se faire enregistrer ici même à l’Assemblée nationale et pour entrer en possession de leurs attributs, en prélude à leur installation officielle, le 12 février prochain, ajoute le conférencier. Actualités 06 févr. 2023


Révocation d’un magistrat: Motifs et procédure
Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 1er février a adopté le décret portant révocation de Joseph Kploca du corps de la magistrature béninoise, pour faute disciplinaire d’une extrême gravité. Cela amène à s’interroger sur les motifs probables d’une sanction si lourde à l’encontre d’un membre d’une profession si honorable. Dans la forme, la radiation d’un magistrat est prononcée par le même moyen que sa nomination. Pour rappel, « le magistrats sont nommés par décret du président de la République, sur proposition du Garde des Sceaux, ministre chargé de la Justice, après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature », stipule l’article 3 de la loi N°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la Magistrature, modifiée et complétée par la loi N°2019-12 du 25 février 2019. Dans la logique du parallélisme des formes, l’article 81 de la même loi dispose : « Dans tous les cas…, la révocation est prononcée par décret pris en conseil des ministres, sur rapport du garde des sceaux, ministre chargé de la justice après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature ». Pour ce qui est du fond, il convient de se référer au chapitre II du titre V de la loi portant statut de la Magistrature en République du Bénin, qui est entièrement consacré à la cessation définitive des fonctions d’un magistrat.

Comment cela advient-il ?

L’article 78 de ladite loi expose les trois causes de la perte de la qualité de magistrat. « La cessation définitive des fonctions entraînant radiation du corps de la magistrature résulte de la démission, de la révocation, du décès ». Voilà qui est précis ! Le même article introduit la nuance selon laquelle un magistrat admis à la retraite cesse également ses fonctions mais, a contrario, il demeure rattaché au corps de la magistrature et conserve, à ce titre, sa qualité de magistrat. Revenant aux trois causes prévues, si le décès n’est plus une cause à élucider, faisant partie des causes ordinaires d’extinction du droit ; l’article 79 prend le soin de décrire la procédure de la démission. « La démission ne peut résulter que d'une demande expresse de l'intéressé marquant sa volonté non équivoque de quitter le corps de la magistrature. Elle ne vaut qu'autant qu'elle est acceptée par l'autorité investie du pouvoir de nomination et prend effet à compter de la date fixée par cette autorité. L'acceptation de la démission la rend irrévocable ». Il s’ensuit que la démission d’un magistrat n’est pas actée sous le coup d’un caprice. Le magistrat manifeste explicitement sa volonté de démissionner, par écrit, et cette demande est sans effet jusqu’à ce qu’elle soit acceptée par l’autorité qui a pouvoir de nomination, le chef de l’Etat en l’espèce, qui précise la date d’effet. Une fois acceptée par l’autorité, la démission est sans appel ! Le dernier alinéa de l’article 79 précise que la démission acceptée, ne fait pas obstacle à l'exercice d’une probable action disciplinaire au cas où des faits préjudiciables seraient révélés après l’acceptation.

Révoqué pour quels motifs ?

Selon l’article 80 de la loi portant Statut de la Magistrature, la révocation peut être prononcée pour l'un des motifs suivants : la perte de nationalité ou des droits civiques ; le manquement grave aux obligations professionnelles; le fait de ne pas rejoindre son poste d'affectation et/ou de ne pas prendre service sans motif valable, après mise en demeure. Dans ce dernier cas, sont considérés comme motifs valables, le défaut de notification de l'acte d'affectation ; la maladie dûment constatée par un médecin ; la non mise à disposition des frais ou moyens de transport ; le cas de force majeure. Outre la révocation, il existe plusieurs autres sanctions auxquelles sont soumis les magistrats en cas de manquements. Ces sanctions sont prévues au chapitre premier du titre IV de la loi portant Statut de la Magistrature, qui traite de la discipline. L’article 57 énonce : « Tout manquement par un magistrat aux convenances de son état, à l'honneur, à la délicatesse ou à la dignité constitue une faute disciplinaire. Cette faute disciplinaire est appréciée par le Conseil supérieur de la Magistrature ». En cas de manquement, il existe deux degrés de sanctions applicables aux magistrats ainsi qu’il est prévu à l’article 58 de la loi. Les sanctions du premier degré sont : l'avertissement écrit, le blâme, le déplacement d'office, le blocage d'avancement d'échelon pour un an, la suspension sans traitement pour une durée ne pouvant excéder 30 jours et au sommet de ce degré de sanction, la radiation du tableau d'avancement. Les sanctions du deuxième degré, par ordre de gravité, sont: l'exclusion temporaire des fonctions pour une période ne pouvant excéder six mois, l'abaissement d'échelon, la rétrogradation, la mise à la retraite d'office, et en dernier ressort la révocation sans suspension des droits à la pension. L’article 59 apporte une clarification au cas où un magistrat est poursuivi en même temps pour plusieurs faits. Il ressort que dans un tel cas, il ne pourrait être prononcé contre ce magistrat, que l'une des sanctions prévues dans les deux degrés. Une faute disciplinaire ne peut donner lieu qu'à une seule des sanctions. Toutefois, la radiation du tableau d'avancement, l'abaissement d'échelon et la rétrogradation, peuvent être assortis du déplacement d'office. Même en détachement dans d’autres services, ce pouvoir disciplinaire est exercé à l'égard des magistrats, par le Conseil supérieur de la Magistrature.

La procédure

La sanction à l’encontre d’un magistrat. Elle suit une procédure qui peut faire intervenir une enquête. Le garde des sceaux, ministre chargé de la Justice, saisi d'une plainte ou informé de faits paraissant de nature à entraîner des poursuites disciplinaires contre un magistrat, saisit le Conseil supérieur de la Magistrature qui, s'il y a urgence, et sur proposition des chefs hiérarchiques, peut interdire au magistrat l'exercice de ses fonctions jusqu'à décision définitive sur l'action disciplinaire. Plus spécifiquement, en cas de manquement, le garde des sceaux dénonce au Conseil supérieur de la Magistrature les faits motivant la poursuite disciplinaire. Le Conseil supérieur de la Magistrature désigne un rapporteur parmi ses membres et le charge, s'il y a lieu, de procéder à une enquête. Il peut interdire au magistrat incriminé l'exercice de ses fonctions jusqu'à décision définitive qui doit intervenir dans un délai de trois mois. A défaut, le mis en cause reprend d'office le service. Cette réintégration n'interrompt pas la procédure disciplinaire. L’interdiction d’exercice ne comporte pas privation du droit au traitement et la décision d'interdiction prise dans l'intérêt du service ne peut être rendue publique. Pour ce qui concerne la conduite de l’enquête, l’article 63 et suivant prévoient : « Au cours de l'enquête, le rapporteur entend ou fait entendre l'intéressé par un magistrat d'un rang au moins égal et s'il y a lieu, les plaignants et les témoins. Il accomplit tous actes d'investigation utiles. Dans tous les cas, le magistrat est appelé à comparaître devant le Conseil supérieur de la Magistrature ». Le magistrat convoqué est tenu de comparaître en personne. Il peut se faire assister et, en cas de maladie ou d'empêchement reconnu et justifié, se faire représenter par l'un de ses pairs ou par un avocat inscrit au barreau. Pour bien préparer sa défense, le magistrat et son conseil ont droit à la communication de son dossier, de toutes les pièces de l'enquête et du rapport établi par le rapporteur, quinze jours au moins avant sa comparution devant le Conseil supérieur de la Magistrature. Conformément à l’article 67, au jour fixé pour la comparution et après lecture du rapport, le magistrat déféré est invité à fournir ses explications et ses moyens de défense sur les faits qui lui sont reprochés. Si le magistrat est assisté d'un avocat, ce conseil est invité à présenter des observations. S’agissant de la délibération, l’article 68 de la loi portant statut de la Magistrature stipule : « Le Conseil supérieur de la Magistrature statue à huis clos. Sa décision qui doit être motivée, n'est susceptible d'aucun recours sauf en cas de violation des droits de la personne humaine et des libertés publiques. Le recours est porté devant la Cour Constitutionnelle ». Le Conseil supérieur de la Magistrature statue dans les 30 jours de sa saisine.
Actualités 03 févr. 2023


Construction de l’Université nationale d’agriculture: Le projet remis à flot à Porto-Novo
Un nouveau site accueillera désormais à Porto-Novo le projet de construction du siège de l’Université nationale d’agriculture (Una) financé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Les acteurs du projet ont tenu, mercredi 1er février dernier à Porto-Novo, une importante rencontre assortie d’un planning indicatif pour la réalisation du joyau. Un nouveau jour se lève sur le projet de construction de l’Université nationale d'agriculture (Una). Il s’agit d’un projet ambitieux qui prévoit notamment la construction de certaines infrastructures telles que le rectorat de l’Una ; la Faculté d’agronomie avec un auditorium de 1 500 places ; des blocs de laboratoire et pédagogiques ; une bibliothèque, des résidences pour étudiants ; un restaurant ; un espace vert et des aires de jeux. Seulement le projet peine à démarrer en raison de certaines difficultés surtout liées à l’inadaptation du site de 50 hectares attribué par la mairie de Porto-Novo à Lokpodji pour abriter les travaux. Le domaine s’est révélé plus tard, après les études techniques, inconstructible à cause de l’état du sol qui est hydromorphe. Face à la situation, une importante rencontre a mobilisé d’urgence, mercredi 1er février dernier, toutes les parties prenantes du projet. Il s'agit de l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation (Acise) en charge du projet ; le groupement de cabinets maitre d’œuvre du projet, la mairie de Porto-Novo ; l’Institut national géographique (Ign) et le rectorat de l’Una. La séance a été dirigée par le chargé de Mission du président de la République, l’ex-ministre d’Etat Zul Kifl Salami. La rencontre qui s’est tenue au rectorat de l’Una à Porto-Novo puis s’est poursuivie sur le terrain a permis aux différents acteurs d’apprécier les problèmes qui se posent par rapport au projet et d’ajuster le planning assorti d’une feuille de route pour le démarrage effectif des travaux dans un court délai. La rencontre a surtout permis de solutionner la question de l’inadaptation du site initial. Un nouveau domaine d’au moins 20 hectares a été identifié à Louho dans le cinquième arrondissement et proposé par le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Le domaine sera bientôt affecté au projet en remplacement du premier, après approbation du conseil municipal. Tous les acteurs se sont déplacés sur le terrain pour prendre connaissance de ce nouveau site qui semble être adapté pour les travaux. Il ne reste que les formalités administratives pour la mise à disposition du domaine.

23 milliards F Cfa

Le chargé de mission du chef de l’Etat a invité chaque partie à faire diligence pour régler ces contraintes dans un meilleur délai. Zul Kifl Salami a fait adopter à cet effet un planning d’actions assorti d’un calendrier précis qui renseigne sur la tâche qui revient à chaque acteur. Car, pour l’ex-ministre d’Etat, le temps joue contre ce projet qui va de pair avec celui de l’érection de l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d’Abomey. Selon lui, ces deux travaux de construction d’infrastructures universitaires sont très importants pour le Pag. Ils sont financés par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Laquelle a mis à la disposition de l’Etat béninois, une enveloppe de 23 milliards F Cfa. Il s’agit d’un financement concessionnel, c’est-à-dire à la limite un don, pour asseoir ces deux infrastructures, précise l’ex-ministre d’Etat. « L’enjeu de ce projet, c’est la nation, l’enjeu encore, c’est la ville de Porto-Novo », fait observer Zul Kifl Salami pour montrer l’importance de ce projet pour le Bénin. D’abord, il touche l’agriculture, un domaine où le Bénin, sous l’égide du président Patrice Talon, selon lui, s’illustre depuis quelques années avec des performances historiques et inégalées en matière surtout de production cotonnière et vivrière. Ensuite, le projet de construction de l’Una vient appuyer la politique agricole à travers la formation de ressources humaines de haut niveau notamment des ingénieurs, des techniciens supérieurs et des agents de maîtrise pour accélérer la croissance économique. Zul Kifl Salami note également que ce projet est une façon de célébrer l’excellente coopération entre le Bénin et le Groupe de coordination des fonds et banques arabes qui apporte un appui très significatif au Pag dans des secteurs multiples.

Important pour le Pag

L’ancien ministre d’Etat se réjouit de la qualité de la rencontre qui a permis de mettre le projet sur les rails pour que l’objectif soit atteint le plus rapidement possible à l’horizon des 15 à 16 mois à venir. Pour cela, les acteurs concernés ont été invités à aller vite. Car, la réalisation de ce projet va permettre au Bénin d’aller de l’avant dans le développement en général et celui du secteur agricole en particulier, a insisté Zul Kifl Salami. « Ce projet apporte un plus à l’économie nationale d’autant que l’agriculture est une priorité », fait savoir Zul Kifl Salami. Mieux, l’université qui sera construite a une vocation régionale. Elle accueillera les étudiants de partout dans la sous-région qui viendront se faire former, poursuit le chargé de Mission du chef de l’Etat. Zul Kifl Salami félicite le président Patrice Talon pour sa vision claire du développement et qui facilite l’accompagnement. Le maire de Porto-Novo se réjouit de l’identification de ce nouveau site plus accessible et constructible pour accueillir le projet. Il promet de faire diligence pour enclencher avec les autres acteurs concernés les procédures devant aboutir à l’expropriation du domaine et des présumés propriétaires pour la libération totale du site. Charlemagne Yankoty rassure de tout faire pour que ce projet de construction de l’Una n’échappe pas à la ville de Porto-Novo. Laquelle avait perdu par le passé, pour certaines raisons, se rappelle-t-il, la construction de l’ex-Université nationale du Bénin qui est transférée à Abomey-Calavi. Le recteur de l’Una, Bruno Djossa, se dit impatient de voir les travaux démarrer réellement pour quitter à terme, la location dans laquelle se trouve le rectorat depuis plusieurs années.
Actualités 03 févr. 2023


Mairie de Porto-Novo: 1,445 milliard F Cfa de recettes propres mobilisées en 2022
Les recettes propres mobilisées au 31 décembre 2022, par la mairie de Porto-Novo, s’élèvent globalement à la somme de 1 445 999 993 F Cfa contre 1 406 725 955 F Cfa en 2021, soit un taux d’accroissement de 2,8 %. Ce point a été fait par le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, à l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2023 qui se sont déroulés du 30 au 31 janvier dernier. Selon l’édile de la ville capitale du Bénin, ces ressources propres ont été mobilisées en dépit du faible paiement des impôts par les concitoyens. L’autorité municipale a lancé un appel aux populations pour qu’elles s’acquittent de leurs impôts afin de permettre au conseil municipal de mettre en œuvre son plan de développement pour leur mieux-être. « Aujourd’hui, au regard de la transformation de notre ville et des investissements importants que nous continuons de faire, le paiement des impôts ne doit plus se faire sous contrainte. Nous invitons par conséquent, nos compatriotes à accomplir convenablement leur devoir », a indiqué Charlemagne Yankoty. L’édile de Porto-Novo a fait le point des chantiers en cours dans la ville notamment dans le cadre de la réhabilitation des places traditionnelles vodoun et les travaux de pavage et d’assainissement en cours de réalisation sur quatre voies d’accès à la promenade lagunaire avec l’appui financier de l’Agence française de développement (Afd). A terme, selon lui, toutes ces réalisations permettront de rendre encore plus attractive la destination Porto- Novo et de faire rentrer les devises au Bénin grâce au tourisme. Le maire remercie le gouvernement du président Patrice Talon qui vient, d’institutionnaliser le Festival international de Porto-Novo (Fip). Cette initiative, se réjouit Charlemagne Yankoty, donne désormais un contenu au volet tourisme du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui vise à révéler le Bénin à travers son riche patrimoine culturel et artistique et de faire du tourisme, un levier de développement économique. « Désormais, la mairie de Porto-Novo va co-organiser avec l’Etat, le Fip que nous voulons encore plus professionnel, plus grandiose afin d’attirer les touristes de par le monde dans la capitale de notre pays», précise-t-il. L’objectif principal est de repositionner Porto-Novo parmi les villes à fort potentiel touristique qui proposent des offres alléchantes aux touristes, ajoute le maire. La première session ordinaire de l’année 2023 qui a été clôturée ce mardi, a permis au conseil municipal de se pencher notamment sur quatre points. Les dossiers examinés concernent la lecture et l’amendement du compte-rendu de la session budgétaire du conseil municipal tenue les 11 et 14 novembre 2022 ; la présentation et l’adoption du rapport du Conseil de supervision suivi des rapports de la secrétaire exécutive d’octobre à décembre 2022 ; la validation du Plan de développement urbain durable de la ville de Porto-Novo. Tous ces dossiers ont été passés au peigne fin et approuvés pendant les deux jours de travaux. Lesquels travaux ont connu la présence active de la secrétaire exécutive de la mairie de Porto-Novo, Isabelle Essou. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Economie 02 févr. 2023


Audit de sûreté de ses installations au Port de Cotonou: Bénin Terminal renouvelle son certificat ISPS
Le terminal à conteneurs du Port de Cotonou obtient une nouvelle fois son certificat international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS). Il a été délivré le 16 janvier 2023 par la Direction des Affaires portuaires, maritimes et fluvio-lagunaires du ministère des Infrastructures et des Transports du Bénin.Suite à un audit de sûreté des installations par les autorités assermentées, Bénin Terminal réussit l’exercice et renouvelle son certificat pour la 4e fois consécutive depuis 2018, année d’institution dudit certificat au Bénin après recommandations des US Coast Guard. Selon la déclaration de conformité publiée en décembre dernier, le terminal du port de Cotonou a bénéficié d’un avis largement favorable engendrant la reconduction du certificat ISPS de Bénin Terminal sur une durée de 17 mois, allant du 16 janvier 2023 au 28 mai 2024. Les conclusions de ce rapport d’audit soulignent également les efforts soutenus de Bénin Terminal pour le maintien et le développement des exigences du code ISPS sur l’installation portuaire notamment sur le respect de l’intégrité du périmètre d’installation portuaire ; le contrôle des accès ; l’organisation des séances de sensibilisation des usagers de Bénin Terminal; l’organisation des exercices de sûreté à l’attention des acteurs et usagers et l’attention portée aux questions de cyber sécurité qui constituent un défi majeur. « Ce certificat de renouvellement du code ISPS délivré à Bénin Terminal matérialise notre engagement constant au strict respect des règles et normes mises en œuvre sur nos installations au Port de Cotonou. Il est le gage de notre savoir-faire et réaffirme à nos différents partenaires et utilisateurs la confiance placée en Bénin Terminal dans sa volonté d’accompagner les ambitions du Port de Cotonou à s’inscrire au rang des plus performants et des plus sûrs de la sous-région. », a confié Fabrice Ture, directeur général de Bénin Terminal. Entré en vigueur depuis le 1er juillet 2004, le code ISPS se présente comme le dispositif de prévention des actes illicites: piraterie, terrorisme, trafics illicites (contrebandes d’armes, stupéfiants), sabotage, vol de marchandises, prise d’otages, immigrations clandestines, etc. Il se destine aux navires effectuant des voyages internationaux et aux installations portuaires leur fournissant des services. Il fait partie intégrante de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Solas). ----------------- À propos de Bénin Terminal Grâce à 95 milliards de F Cfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des ONG, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le VIH, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. www.bolloreafricalogistics.com Economie 02 févr. 2023


Construction de lycées agricoles et écoles de métiers: L’autre pas vers la concrétisation
A travers l’autorisation de la contractualisation pour la réalisation d’études d’impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures, le gouvernement marque un autre pas vers la réalisation de ces infrastructures très attendues par le secteur éducatif.Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er février, le gouvernement a autorisé la contractualisation avec divers cabinets et groupements d’entreprises spécialisés pour la réalisation d’études d'impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures. Cette décision marque un nouveau tournant dans le processus de construction et d’ouverture de ces centres de formation qui entendent révolutionner le système éducatif dans son ensemble. Par le passé, plusieurs étapes de cette transformation de l’Ecole béninoise ont déjà été franchies. Entre autres, il y a la manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique (Adet). L’objectif de cette stratégie gouver-nementale est de favoriser, à l’horizon 2030, la renaissance de ce sous-secteur pour sa meilleure contribution au développement du Bénin. Dans cette même dynamique, le gouvernement avait déjà autorisé la contractualisation avec des cabinets internationaux pour construire, en collaboration avec les compétences nationales, six des sept écoles des métiers prévues à son Programme d’action 2021-2026. Il s’agit précisément des écoles des métiers de l’énergie et du développement durable, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, des industries du bois et de l’aluminium, de l’eau et de l’assainissement. Actualités 02 févr. 2023


Recherche sur l'administration et les finances: Le Ceraf ouvre sa salle de documentation au public
Le Centre d'études et de recherche sur l'administration et les finances (Ceraf) sis à l'Ecole nationale d'administration (Ena) a ouvert au public sa salle de documentation hier mardi 31 janvier. D'une capacité de 25 mille livres, cette salle a vocation à être une référence, un véritable vivier d'ouvrages sur les finances publiques et un carrefour scientifique.Dédié à la recherche et à la production scientifiques, le Centre d'études et de recherche sur l'administration et les finances dispose désormais d'une salle de lecture et d'une bibliothèque d'une capacité de 250 mille livres... », a annoncé Dr Wehelmine Aguemon, directrice adjointe du Ceraf, à l’entame de la cérémonie officielle d’ouverture de ladite bibliothèque au public, en présence de plusieurs autorités, doyens de facultés et membres du corps enseignant. La matière première de cette nouvelle bibliothèque dénommée "Salle de lecture Professeur Michel Bouvier", ce sont les finances publiques dans toutes leurs dimensions. « Nous avons actuellement dans nos rayons environ 3 mille livres pour une capacité d'accueil de 25 mille ouvrages soit 12 %. Il y a encore de la place », précise la directrice adjointe du Céraf. A l’en croire, inaugurer cette salle de lecture et cette bibliothèque, c'est rappeler l'importance des productions universitaires pour la prise de décisions rationnelles par les pouvoirs publics. La salle de lecture du Ceraf est consacrée exclusivement aux finances publiques. Tous les ouvrages, manuels et autres documents sont rattachés à cette thématique. Les ouvrages sont consultés sur place et il n'est pas possible d'effectuer des prêts de livres. En outre, la salle offre la possibilité d’accéder aux revues numériques auxquelles le centre s’est abonné. C'est un lieu de rencontre entre universitaires et chercheurs, un carrefour scientifique. Présent à l’ouverture de la salle au public, Yaovi Batchassi, représentant résident de l'Uemoa à Cotonou, a salué cette initiative du Ceraf. « L'Uemoa produit beaucoup de textes en matière de finances publiques et un centre comme le Ceraf est très utile pour nous », a-t-il soutenu avant d’exprimer le souhait de voir cette bibliothèque se positionner comme une référence en matière de finances publiques. Mais le Ceraf est conscient du défi à relever pour être une référence. « Nous savons bien qu'il ne suffit pas d'ouvrir les portes d'une bibliothèque pour voir les choses changer. Cela nécessite une mobilisation collective admirable, une fréquentation active et un renforcement constant des équipements... », fait observer Dr Wehelmine Aguemon. Elle a d’ailleurs exprimé la gratitude du Ceraf à l’égard de tous les donateurs qui ont contribué à la concrétisation de ce projet. Elle évoque le ministère de l'Economie et des Finances, les éditions L'Harmattan de Dakar et la Fondation internationale pour le développement des finances publiques, qui ont équipé la bibliothèque. Professeur Nicaise Mèdé, directeur du Ceraf, assure que d'ici un an, avec les négociations en cours, les rayons de la "Salle de lecture Professeur Michel Bouvier" seront remplis d'ouvrages neufs et d'actualité. Economie 01 févr. 2023


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