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Nouvelles

Enseignement et formation techniques et professionnels: Les actions phares pour 2023
La mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels figure au rang des priorités dans le secteur éducatif pour l’exercice 2023. Il est question d’améliorer l’offre éducative en vue de l’adéquation entre formation des compétences et besoins du marché du travail. Les ressources allouées par l’Etat au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp) passent de 143,6 milliards F Cfa au titre de la gestion 2022 à 189,727 milliards F Cfa en 2023, d’après le projet de loi de finances en étude au Parlement. Cette augmentation de 46,1 milliards F Cfa correspondant à un taux de progression de 32,1 % des ressources vise non seulement à promouvoir l’accès et le maintien dans l’enseignement secondaire général et la revalorisation des salaires, mais aussi et surtout à poursuivre la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Eftp 2019-2025) et ses projets. Le Mestfp entend consolider l’amélioration quantitative et qualitative de l’offre de formation pour favoriser l’insertion des jeunes. Pour ce faire, il est prévu 66,4 milliards F Cfa en 2023 pour la mise en œuvre de la stratégie de l’Eftp qui constitue, avec la promotion d’une éducation de qualité, l’un des sept axes stratégiques du Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026). Dans cette optique, les activités du Projet de développement de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle (Defi-Pro) démarré en 2017 seront déployées pour 2,46 milliards F Cfa en 2023. L’organisation des examens, concours et tests à l’Eftp va absorber un montant de 2,65 milliards F Cfa. Ces actions sont inscrites au plan d’urgence issu des documents de stratégie de relance du sous-secteur conformément au Plan sectoriel de l’éducation (Pse) 2018-2030 et en arrimage avec l’Objectif du développement durable (Odd) n° 4 « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». Entre autres, l’accent sera mis sur le renforcement de la coordination et du management du sous-secteur. Environ 1 milliard F Cfa sera consacré à l’incitation à l’enseignement et à la formation technique et professionnelle. Figure également au rang des priorités le renforcement du personnel enseignant dans les établissements pour 17,5 milliards F Cfa.

Focus sur les sciences

La mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Eftp 2019-2025 nécessite la mobilisation de 323 milliards F Cfa. Il est question de faire de l’enseignement technique et la formation professionnelle un vecteur de transformation structurelle de l’économie et de créer un écosystème favorable à l’entreprenariat. « A l’horizon 2025, les jeunes en âge de travailler y compris les personnes à besoins spécifiques, disposent de compétences demandées par le marché du travail pour une croissance économique stable, durable et inclusive », telle est la vision du gouvernement qui a engagé des réformes touchant les séries de formation et le cadre institutionnel de gestion des établissements de formation. L’accent est mis sur la valorisation des matières scientifiques et la qualité de l’enseignement des sciences, de la philosophie et du français. Il est prévu la mise en place de 30 lycées techniques agricoles modernes, 7 écoles de métiers de référence, 6 lycées scientifiques et 2 écoles normales d’ici 2026. En plus, 17 anciens lycées techniques seront rénovés et équipés. Un programme de bourses d’études est envisagé pour favoriser les filières scientifiques ainsi qu’un Centre d’excellence pour l’impact sur le développement et des appuis aux universités des sciences et technologies. Par ailleurs, l’alphabétisation et la promotion des langues nationales seront accentuées à travers le fonctionnement effectif de 413 centres d’alphabétisation. Autre action prioritaire, la poursuite de la prise en charge de la scolarisation des filles à travers l’extension de la mesure de gratuité des frais de scolarité dans vingt communes expérimentales. La mise en œuvre des mesures d’exonération des élèves filles du 1er cycle de l’Enseignement secondaire général des frais d’inscription coûtera 3,4 milliards F Cfa à l’Etat en 2023. A cela, s’ajoutent la mise en œuvre des activités de l’Ecole des métiers du numérique (Emn), la mise à disposition des établissements de matériels et équipements pédagogiques, de manuels scolaires, la prise en charge des allocations des enseignants aspirants, le renforcement des inspections pédagogiques déconcentrées.
Société 02 déc. 2022


25e anniversaire de l’Institut des artisans de justice et de paix: Un symposium pour évaluer le chemin parcouru (Il relance le débat sur le Parlement en démocratie)
Réuni à Cotonou, sous l’égide de Mgr Antoine Ganyé, archevêque émérite de Cotonou, le comité directeur de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (Iajp) se penche, depuis hier, sur son parcours en vingt-cinq ans d’activités. L’objectif est de faire le point du cheminement en focalisant l’attention sur les questions de justice sociale, de fonction du parlement et du peuple en démocratie.Sur fond de profondes réflexions assorties de diverses propositions concrètes, l’Institut des artisans de justice et de paix (Iajp), célèbre depuis hier ses noces d’argent. Devant un parterre de participants notamment des universitaires politologues, enseignants de droit, acteurs de la société civile, et représentants d’institutions, le Père Eric Aguénounon, directeur de l’Iajp, a reprécisé l’objectif principal. Selon lui, ce symposium vise à commémorer de façon réflexive les vingt-cinq ans d’existence de l’Iajp/Co. « Il est aussi question de revisiter toute l’activité menée au service de la paix au Bénin », a-t-il souligné. Au-delà de cette commémoration, cette rencontre revêt un caractère intellectuel et social de grande importance. Les échanges permettront de mieux comprendre le thème autour duquel s’articulent les travaux, et qui engage la qualité du citoyen. Pour la Fondation Konrad Adenaeur, l’Iajp s’offre aujourd’hui comme une plate-forme aux acteurs politiques pour s’exprimer, et ceci contribue à la promotion de la démocratie. Ce qui mobilise l’organisation allemande autour d’une telle initiative, c’est la sauvegarde de la démocratie et de la paix. Invité à titre personnel, et en tant que secrétaire général de la Cour Constitutionnelle, Gilles Badet a salué les efforts consentis par l’institut depuis sa création. Il a notamment mis l’accent sur « le travail de contribution, d’anticipation et de pacification » qu’a abattu cet organe de l’Eglise catholique au Bénin. « Ce symposium arrive à point nommé », a-t-il estimé, en référence aux élections législatives de janvier prochain. Avant de procéder à l’ouverture officielle des travaux qui s’achèvent ce jour, Mgr Antoine Ganyé s’est réjoui que l’Eglise ait pu contribuer de façon efficace à l’enracinement de la démocratie au Bénin, avant de saluer les pères fondateurs de l’Iajp. A travers les échanges qui se feront autour du thème ‘’Le peuple et le parlement en démocratie’’, l’archevêque émérite de Cotonou confie que « l’Eglise s’offre encore une fois le pari de nous plonger dans l’interrogation de nos représentations sociopolitiques. » C’est donc un jubilé d’argent qui relance le débat politique sur la problématique de la représentation nationale au parlement. ------------------- --------------------------- La création de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix / Chant d’Oiseau (Iajp/Co) est une initiative de Monseigneur Isidore de Souza qui, après les travaux de la Conférence des forces vives de la nation béninoise de février 1990, ressentit qu’il était du devoir de l’Eglise catholique au Bénin d’accompagner, sans distinction ethnique ni religieuse, les hommes et les femmes politiques, les cadres, les acteurs sociaux et surtout les agents pastoraux et les étudiants dans leurs projet et vision d’un Bénin pacifique et prospère. Ainsi, ce projet, pensé depuis 1990, a connu son début d’implantation en décembre 1997 par le Père Raymond Goudjo, fondateur et premier directeur de l’Iajp/Co. Le rendez-vous intellectuel qui en dessinera les grands axes est le symposium sur « Identité ethnique et intégration sociale » tenu au Grand Séminaire Saint Gall de Ouidah. Il consacre la création de l’Institut. C’était le 22 décembre 1997. Aujourd’hui, il est dirigé par le père Arnaud Eric Aguénounon. Aussi, sous l’autorité de la Conférence épiscopale du Bénin, la mission de l’Iajp/Co est la recherche et la formation dans l’esprit de la Doctrine sociale de l’Eglise. Ces recherches et formations portent sur des questions liées à la vie au cœur de la cité. Des opportunités et parcours pédagogiques sont offerts à cet effet. Implanté à Cotonou, l’Iajp/Co couvre, par sa mission, le Bénin et s’ouvre à un rayonnement continental et international pour des partages de compétences et des échanges mutuels. Société 02 déc. 2022


Législatives 2023/ Non-violence: Le médiateur de la République et les Osc sensibilisent
Le médiateur de la République et la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin) ont lancé une campagne de sensibilisation aux actes répréhensibles en matière électorale en vue de promouvoir la non-violence, ce jeudi 1er décembre à Cotonou. Paix et non-violence ! Ce sera le thème de la campagne du médiateur de la République et de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin). Dans le cadre de la tenue des élections législatives du 8 janvier 2023, les deux structures se donnent la main pour préserver l’idéal démocratique. Elles ont donc procédé au lancement d’une campagne de sensibilisation aux actes répréhensibles en matière électorale. Pour la cause, un document de compilation des infractions ainsi que des peines afférentes, tiré des dispositions du code pénal, du code électoral et de celui du numérique servira de support aux ambassadeurs de la paix. Cette campagne qui démarre le 4 décembre prochain et qui durera environ deux semaines, aura principalement pour cibles, les localités touchées par les violences électorales de 2019 et 2021. En effet, suite aux violences et actes de vandalisme qui sont survenus lors des élections de 2019 et 2021, indique Pascal Essou, médiateur de la République, plusieurs citoyens se sont retrouvés dans les mailles de la justice sans pour autant savoir qu’ils étaient en infraction à travers leurs divers comportements. Ainsi, insiste-t-il, certaines personnes ont été privées de liberté en se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment. « Cette situation interpelle tous les acteurs œuvrant inlassablement pour une avancée démocratique certaine et qui leur laisse un goût d’inachevé dans la réalité », a déclaré Pascal Essou, qui appelle à la responsabilité des acteurs en charge de l’organisation des élections, les organisations de la société civile, les partis politiques et les partenaires techniques et financiers. Nul n’est censé ignorer la loi, dit l’adage, mais à l’évidence, l’histoire renseigne que les populations pour lesquelles les lois sont édictées en sont à la marge. D’où cette option de l’élaboration et de la vulgarisation d’un recueil des infractions du cadre légal des élections en République du Bénin afin de susciter une prise de conscience aiguë des risques encourus par les citoyens. Selon le médiateur de la République, il s’agit d’un recueil des dispositions qui concernent les infractions susceptibles d’être commises en période électorale, et qui a non seulement le mérite de regrouper les différentes dispositions dans un même document mais aussi et surtout de les expliquer en les étayant d’exemples pour permettre au grand nombre, non professionnel du droit, de les comprendre et de se les approprier. « Nos équipes seront sur le terrain notamment dans les communes épicentres des récentes violences électorales pour vulgariser cet outil très précieux pour des élections apaisées », a fait savoir Pascal Essou qui poursuit l’objectif de zéro violence avant, pendant et après les élections législatives de janvier 2023 en vue du rétablissement et du maintien de la paix durable au sein des communautés. Dans les jours à venir, des animateurs outillés du Médiateur de la république et de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin) se rendront dans les arrondissements indiqués afin d’échanger avec les populations à la base aux fins de l’atteinte des objectifs fixés. Actualités 02 déc. 2022


Vote de la loi de finances au Parlement: Plus de 3 033 milliards F Cfa pour l’Etat en 2023
Le Parlement a adopté, ce jeudi 1er décembre, la loi n°2022-33 portant loi de finances pour la gestion 2023 évaluée à la somme de 3033,337 milliards F Cfa. Le dossier a été défendu par le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Les députés dotent le gouvernement des moyens pour poursuivre en 2023 sa politique de développement. Ils ont adopté, ce jeudi, la loi de finances pour la gestion 2023. Laquelle s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 3 033, 3337 milliards F Cfa contre 2 541, 203 milliards dans la loi de finances initiale de 2022 et 2 956, 661 milliards F Cfa pour la loi de finances rectificative en cours d’exécution, soit une hausse respective de 492,134 milliards F Cfa et 76, 676 milliards FCfa, correspondant à des taux d’augmentation de 19,4 et 2, 6 %. L’analyse de ce budget, selon le rapport général qui a sanctionné les travaux de la commission budgétaire du Parlement présidée par le député Gérard Gbénonchi et examiné hier par la plénière, montre qu’il est principalement porté par la hausse du trafic au port, en lien avec l’ensemble des mesures en cours de modernisation dans l’espace portuaire national ; la poursuite de la promotion du tourisme et ses implications sur les activités des hôtels ;, restaurants et entreprises de transport ; le dynamisme de l’activité commerciale ; la tendance robuste attendue dans le secteur des télécommunications et l’augmentation des dépenses sociales, notamment à l’endroit des couches les plus vulnérables. La progression de 19,4 % du montant de la loi de finances, par rapport au scénario initial de 2022, est principalement tirée par les effets positifs des réformes engagées sur l’ensemble des secteurs de l’économie, note la commission budgétaire. Les orientations économiques et les mesures de gouvernance mises en perspective pour l’année 2023, selon le contexte d’élaboration du projet de loi de finances pour la gestion 2023, permettront, en lien avec l’évolution prévisible de la conjoncture économique, d’atteindre un taux de croissance de 6,5 % contre 6 % attendu en 2022. Quant au déficit budgétaire prévisionnel base ordonnance-ment dons compris, il ressortirait à 4,3 % du Produit intérieur brut (Pib) contre 5,9 % projeté pour la fin de l’année 2022. Les recettes de l’Etat sont évaluées en 2023 à la somme de 1 840 milliards F Cfa. Elles comprennent les recettes fiscales et non fiscales provenant des régies à savoir la direction générale des Impôts (Dgi) ; la direction générale des Douanes (Dgd) et la direction générale du Trésor et la comptabilité publique (Dgtcp) et d’autres administrations financières à savoir l’Agence nationale du domaine et du Foncier (Andf) et le Fonds national de retraite du Bénin (Fnrb) ainsi que les dons budgétaires, fonds de concours et autres recettes assimilées.

22 sur 26 amendements validés

Les prévisions de recettes fiscales brutes pour la gestion 2023 s’élèvent à 1 474, 900 milliards F Cfa ; les prévisions de recettes non fiscales augmenteraient, quant à elles, de 13,152 milliards F Cfa par rapport à la loi de finances initiale pour s’établir à 228,800 milliards F Cfa, détaillent les grands agrégats du projet de loi de finances, gestion 2023 examiné et adopté par les députés. Pour la gestion 2023, le plafond des autorisations d’emplois, exprimé en Equivalent temps pleins (Etp), est fixé à 105 750 contre 100 398 en 2022. Cette hausse prévue est principalement imputable aux recrutements en cours dans plusieurs secteurs dont notamment l’éducation, la santé, la sécurité publique, la défense et autres. Ce plafond n’intègre pas l’effectif des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) qui sont des prestataires de l’Etat, précise le rapport général de la commission budgétaire. L’accent a été mis également sur les mesures fiscales reconduites et celles nouvelles. Tout ceci a été passé au peigne fin par les députés qui ont approuvé le dossier à l’unanimité. Mais avant, les parlementaires ont usé de leurs prérogatives pour amender le texte qui a été amélioré par endroits au niveau notamment des prévisions budgétaires de certaines structures. Il y a eu, au total, 26 amendements dont plus de 95 % ont été accueillis favorablement par le ministère de l’Economie et des Finances. Les amendements sont relatifs par exemple à la mise en place d’un crédit complémentaire de 65 millions F Cfa pour couvrir les besoins essentiels de fonctionnement pour l’acquisition de deux véhicules au profit de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) dont le budget passe désormais en 2023 à 278 706 240 F Cfa ; l’octroi d’une subvention de 500 millions F Cfa allouée sur les crédits globaux de l’Etat pour la revue à la hausse du budget de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Arss) afin de permettre à la structure de couvrir ses besoins en 2023. Aussi, les députés ont plaidé et obtenu du ministère de l’Economie et des Finances l’accord de la dotation additionnelle pour un montant de quatre milliards F Cfa sur les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) non affecté fonctionnement au profit de certaines communes comme Sô-Ava, Aguégués, Karimama et Bonou en vue de permettre la prise en charge, par l’Etat, des cotisations sociales et des charges salariales fiscales non prévues pour les nouveaux postes de gestion créés et pour lesquels, les rémunérations fixées dépassent les niveaux des simulations inscrits au projet de budget 2023 au niveau de ces collectivités locales. Ce qui porte la dotation finale à un montant de 18,954 milliards F Cfa au titre du Fonds Fadec non affecté fonctionnement. Il y a aussi, par ailleurs, l’allocation d’un crédit additionnel pour un montant de 25 millions F Cfa à la direction générale du Secteur financier (Dgsf) dans le Projet annuel de performance du programme gestion du cadre macroéconomique et du secteur financier pour porter le budget prévisionnel de cette structure à 50 millions F Cfa.

Pas une caisse de résonance

Le ministère de l’Economie et des Finances a eu des avis réservés sur plusieurs autres amendements des députés, promettant de les réexaminer en gestion. Il s’agit entre autres des amendements relatifs à l’accord de crédits additionnels à la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour un montant de 743 361 150 F Cfa pour la prise en charge de certaines dépenses de personnel à hauteur de 368 361 150 F Cfa et des dépenses d’achat de véhicules pour 375 millions F Cfa ; et celui souhaitant l’augmentation du budget du médiateur de la République pour un montant de 111 millions F Cfa pour la couverture de son personnel ainsi que la dotation du médiateur de la République de moyens pour la prise en charge de son fonctionnement relatif aux charges liées notamment aux loyers et autres dépenses de fonctionnement des nouvelles délégations régionales Atlantique-Littoral ; Ouémé-Plateau et Zou-Collines qui seront opérationnelles à partir de 2023. Les députés ont salué ce bond qualitatif et quantitatif du budget de l’Etat qui est passé de moins de 60 milliards en 1990, à 600 milliards en 2006 puis à plus de 3 000 milliards en 2023. Ils félicitent le gouvernement pour sa vision de développement et l’impulsion qu’il donne dans les différents secteurs de la vie socio-économique nationale pour impacter positivement la population. Les parlementaires ont été plus sidérés par la décision du gouvernement qui a pris en compte plus de 95 % de leurs amendements avec 22 avis favorables ; quatre en cours d’examen et zéro avis défavorable. Ce qui est une première, aux yeux des députés qui encouragent le gouvernement à maintenir le cap. La qualité et le nombre des amendements sont la preuve que la 8e législature, contrairement à ce que pensent certains, n’est pas une caisse de résonance et fait bien son travail d’institution de contre-pouvoir, relève Orden Alladatin. Tout comme plusieurs de ses collègues, il plaide que le gouvernement accorde une attention particulière à la récurrente situation des Ame pour qu’ils soient payés 12 mois sur 12 avec la possibilité de les stabiliser et les reverser dans la fonction publique après deux déploiements. La question d’apurement de la dette publique a aussi préoccupé les députés. Ils veulent que cet apurement se fasse avec beaucoup plus de célérité pour limiter un tant soit les bruits de colère dans ce domaine. Tout en saluant la qualité du budget, le député Abdoulaye Gounou invite le gouvernement à mettre les bouchées doubles pour que la revalorisation des salaires qui préoccupe plus d’un aujourd’hui devienne réalité. Le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni a apporté les éléments de réponses à toutes les préoccupations des députés. Certaines d’entre elles pourraient être abordées par le président de la République, Patrice Talon, dans son discours sur l’état de la nation annoncé pour le jeudi 8 décembre prochain, devant l’Assemblée nationale. Les travaux ont été dirigés, hier, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.
Actualités 02 déc. 2022


Libre circulation des personnes et droit d’établissement: L’Uemoa sensibilise aux enjeux de l’intégration régionale
En campagne de sensibilisation à la libre circulation des personnes, le droit d’établissement et la promotion du secteur privé, l’Union économique et monétaire ouestafricaine (Uemoa) a échangé lors de la dernière étape de sa tournée, avec les acteurs concernés à Cotonou, ce mercredi 30 novembre 2022. La libre circulation et le droit d’établissement font face à un certain nombre de défis. A juste titre, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Bénin a initié des sessions d’information et de sensibilisation à l’endroit des différents maillons de la chaîne de l’intégration régionale dont les opérateurs économiques et les forces de sécurité. A l’ouverture des échanges à Cotonou, Ibrahim Karambe, conseiller au bureau de l’Uemoa, a mis un accent sur la nécessité pour les Etats de se regrouper à travers de grands ensembles pour peser économiquement et politiquement. En effet, dans le cadre du processus d’intégration régionale, l’article 4 modifié du Traité de l’Uemoa fixe, entre autres, comme objectifs le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un environnement juridique rationalisé et harmonisé. Aussi, la création entre les Etats membres d'un marché commun basé sur le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée, la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux. Ibrahim Karambe explique que c’est en raison de la mise en œuvre effective des libertés de circulation des biens, des personnes, des droits de résidence et d’établissement des professions libérables au sein de l’Union, que la Commission de l’Uemoa a entrepris, depuis 2005, l’élaboration de textes réglementaires sous forme de règlements ou directives en vue de la pleine jouissance de ces droits et libertés par les ressortissants communautaires. « Depuis 2018, le Bénin est le champion en matière de libre circulation des personnes dans la communauté, grâce à la volonté politique du président Patrice Talon. Mais en ce qui concerne le droit d’établissement au sein de l’Uemoa, des efforts restent à faire… », a indiqué Nourry Baguidi, représentant le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, qui encourage la Commission de l’Uemoa à poursuivre ces séances d’information et de sensibilisation qui émanent des recommandations des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, afin de rapprocher davantage les institutions du peuple en vue de la promotion du développement économique et social dans la sous-région.

Des échanges

Deux communications étaient au cœur des échanges de Cotonou: ‘’La libre circulation des personnes et le droit d’établissement au sein de l’Uemoa’’, et ‘’Les actions pour le développement du secteur privé au sein de l’Uemoa’’. Il faut noter qu’en matière de libre circulation des biens, les dispositions portent notamment sur la limitation des contrôles routiers à trois points sur les axes routiers inter-Etats à savoir le point de départ, le franchissement des frontières entre Etats membres de l’Union, le point des formalités effectives. Seules les forces de contrôle de la police, de la douane, de la gendarmerie et des eaux et forêts sont autorisées à effectuer les contrôles sur les points de contrôle prévus, à l’exception des contrôles de santé et ceux phytosanitaires et zoo sanitaires. Et les contrôles routiers sont effectués sur un site unique regroupant les forces de contrôle autorisées. Ce sont les postes de contrôle juxtaposés (Malanville, Hillacondji et Sèmè-Kraké). Dans le domaine spécifique de la libre circulation des services, les acquis sont notoires, a relevé Ibrahim Karambe, conseiller au bureau de l’Uemoa. Ils sont à la fois juridiques et pratiques. Le premier acquis sur le plan juridique est représenté par le Traité de l’Uemoa qui consacre en ses articles 92 et 93 le droit d’établissement et la libre prestation de services pour les personnes physiques et morales ressortissantes de l’Union. S’agissant des acquis pratiques, il faut relever les libéralisations d'entreprises par les Etats membres, qui ont contribué à éliminer les discriminations entre nationaux et ressortissants communautaires dans de nombreux secteurs. L’étranger-communautaire a le droit, comme les nationaux, de créer une entreprise ou d’exercer une profession libérale. Selon le rapport général 2021 de la revue annuelle, les textes régissant la libre circulation des personnes et le droit d’établissement des professions libérales affichent un taux moyen de mise en œuvre de 58 % en 2021 contre 54 % en 2020. Ce qui marque une constance dans l’amélioration de ce taux moyen, même si elle cache des disparités entre les Etats. Cependant, des efforts restent à fournir au niveau de tous les Etats membres pour la mise en œuvre effective des textes communautaires sur la libre circulation des personnes et le droit d’établissement face aux défis sanitaires, sécuritaires et économiques
Société 01 déc. 2022


Partenariat Bénin Terminal – Eneam: Un cadre propice à l’émergence des talents
Créer un cadre propice à l’en[1cadrement des étudiants en vue de favoriser l’émergence des talents. C’est l’objectif visé par Bénin Terminal en mettant à la disposition de l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam) un nouvel espace moderne d’apprentissage au profit de ses étudiants. Ce mercredi 30 novembre 2022, en présence des autorités du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celles de l’Eneam, une délégation de Bénin Terminal conduite par Pierre Bouillot, directeur administratif et financier, a procédé à la remise officielle de l’enceinte entièrement aménagée à l’administration de l’Eneam. À compter de cette rentrée académique, ce nouvel espace, rénové aux couleurs et à l’effigie de Bénin Terminal, accueillera les étudiants dans des conditions optimales de formation. Des panneaux d’éclairage modernes en lumière Led de dernière génération pour apporter la juste luminosité au niveau des zones de travail afin de préserver la vue des étudiants, vingt-et-une prises électriques dotées des dernières technologies disposées dans l’enceinte pour favoriser l’alimentation des appareils électroniques des étudiants et des enseignants, une climatisation composée d’unités murales et de brasseurs d’air, pensée pour être discrète mais efficace afin d’apporter du confort aux usagers et des tables et chaises flambant neuves, font la particularité de cet espace dénommé salle Bénin Terminal. L’engagement de Bénin Terminal envers la jeunesse béninoise et l’éducation vient encore de porter des fruits. Pour la rentrée académique 2022-2023, c’est dans un cadre d’apprentissage complètement rénové et remis au goût de la modernité que les étudiants de l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam) de Cotonou débutent les cours. La mobilisation de Bénin Terminal, filiale de Bolloré Transport & Logistics au Bénin en charge de la manutention des conteneurs au Port de Cotonou, a favorisé la mise à disposition de ce nouveau cadre dévolu à l’enseignement. L’objectif étant de « créer un cadre propice aux étudiants et à l’encadrement en vue de favoriser l’émergence des talents à tout point de vue », a confié Pierre Bouillot, directeur administratif et financier de Bénin Terminal avant de préciser : « À travers sa politique de mécénat et le partenariat qui le lie à l’Eneam, Bénin Terminal est engagé à soutenir autant que possible les initiatives en faveur de l’éducation et de la jeunesse. Aujourd’hui, il est nécessaire d’encourager les nouvelles générations dans la poursuite de leurs études et de faciliter leur intégration sociale et professionnelle. L’aboutisse[1]ment du partenariat à travers la mise à disposition de cet espace moderne nous encourage dans notre engagement à contribuer aux efforts d’encadrement de la jeunesse béninoise. » « Nous sommes reconnaissants du soutien de Bénin Terminal envers l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam) et nous vous remercions pour le choix porté sur notre établissement. Nous vous promettons de faire un bon usage de tous ces nouveaux équipements offerts par vos soins. Nous nous engageons à assidûment former les jeunes apprenants de sorte à faire, en quelques années, sortir de l’Eneam, des professionnels aguerris. Nous vous en faisons la promesse. », a déclaré Albert N. Honlonkou, directeur général de l’Eneam ------------------------------------------------------------------------------ Grâce à 95 milliards de F Cfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigéria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Bé[1]ninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des Ong, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le Vih, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement Société 01 déc. 2022


10e Conférence des directeurs des Systèmes d’Information: Partager les résultats et définir une feuille de route
Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (Asin), a procédé, ce mardi 29 novembre, au lancement de la 10e conférence des directeurs des Systèmes d’Information (Dsi) au palais des Congrès à Cotonou. Au termes des échanges, les participants ont défini une feuille de route en vue de l’accélération des services numériques de qualité avec l’implication du secteur privé.Instance de coordination des programmes et projets du gouvernement dans le secteur du numérique, la 10e Conférence des directeurs des Systèmes d’Information (Dsi) s’est tenue, hier, au Palais des Congrès à Cotonou. Organisée par le pôle Systèmes d’Information et Digitalisation (Sid) de l'Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (Asin), cette rencontre a connu la participation d’une soixantaine d’acteurs du secteur du numérique dont les directeurs de Systèmes d’Information (Dsi) des 24 ministères. Réunis autour du thème : «Accélération de la livraison de services digitaux de qualité avec l’implication du secteur privé», ils ont pris part activement aux différentes activités au menu de cette réunion. De la présentation du bus d’interopérabilité Xroad, à l’exposé sur la transformation digitale avec la Sbin, en passant par la présentation du bac à sable de la Pki et de la plateforme de signature en ligne, plusieurs sujets ont été abordés. L’objectif de cette rencontre, selon Aristide Adjinacou, directeur du pôle Systèmes d’Information et Digitalisation au niveau de l’Asin, est de partager les progrès réalisés et de définir une feuille de route en vue de l’accélération des services digitaux de qualité avec l’implication du secteur privé. « Pour réussir cette accélération, nous devons travailler avec l’ensemble des acteurs du privé », a-t-il précisé.

Changer de cap

Au regard des prouesses réalisées dans le secteur, ces dernières années, Marc-André Loko, directeur général de l’Asin, a félicité les Dsi pour leur implication dans l’atteinte de ces résultats. Selon lui, le Bénin a changé de cap grâce à une synergie d’actions de tous les acteurs. « Il y a un vrai travail qui a été fait avec une famille structurée d’acteurs et nous devons passer de l’étape de sensibilisation à l’autonomisation », a-t-il souhaité. Cette 10e rencontre statutaire qui constitue la dernière de l’année 2022 dans l’écosystème numérique permettra, selon le directeur général de l’Asin, aux acteurs de bien apprécier entre autres le projet transversal de la Gec/Ged/Sae dans l’administration, la mise en place du Centre de transformation digitale et de se projeter sur les défis de la transformation digitale de l’administration publique. « Il s’agira d’identifier les leviers d’adoption pour amener les partenaires à nous accompagner davantage », a-t-il poursuivi. Convaincu que le secteur privé est capable de saisir les opportunités du numérique, il croit en l’émergence de plus d’acteurs. « L’enjeu est que le numérique contribue au développement économique du Bénin », a-t-il conclu?
Actualités 30 nov. 2022


Vulnérabilité des femmes à la crise alimentaire: Kas mobilise les acteurs pour la résilience
Sous l’égide de Konrad Adenauer Stiftung (Kas), un atelier national réunit à Cotonou plusieurs acteurs, les 29 et 30 novembre 2022, autour de la vulnérabilité des femmes à la crise alimentaire. Une importance est accordée dans les débats aux droits fonciers de la femme.L’accès sécurisé des femmes à la terre est un chemin important pour une résilience face à la crise alimentaire. Les différents acteurs présents, ce mardi, à l’atelier national organisé par la Konrad Adenauer Stiftung (Kas) l’ont reconnu, défendu et ont plaidé pour sa prise en compte dans la gestion des crises. «Une femme qui accède à la propriété foncière a la maitrise de la terre qu’elle cultive et a une meilleure chance d’améliorer ses moyens d’existence notamment ses capacités à vendre, choisir comment exploiter et obtenir de fonds pour le développement des activités économiques », a déclaré Mounirou Tchacondoh, coordonnateur Bénin de Konrad Adenauer Stiftung. Cet atelier intervient dans un contexte de succession de crises économiques liées à la Covid-19 et à la guerre en Ukraine. Il était devenu nécessaire de prendre des mesures urgentes pour améliorer la résilience des couches vulnérables, notamment les femmes. C’est dans ce cadre que la Konrad Adenauer Stiftung qui met en œuvre depuis 2016 un projet d’accès des femmes à la terre en milieu rural, dénommé ‘’Un Seul Monde Sans Faim- les droits fonciers des femmes en Afrique de l’Ouest’’, a voulu jouer sa partition en réunissant les acteurs autour d’un atelier national.

Une opportunité

Ainsi, pendant deux jours, les participants feront l’état des lieux de la situation de la crise alimentaire et des mesures prises au Bénin. Un plaidoyer sera fait à l’endroit des décideurs, des autorités coutumières et religieuses afin qu’ils accordent une place de choix à la promotion des droits fonciers de la femme et aux questions relatives à la succession. Il s’agira aussi d’analyser les implications économiques du foncier rural. « C’est donc une opportunité pour tous les participants représentant les décideurs et élus, les partis politiques, les producteurs et organisations des femmes agricultrices, l’administration, la société civile, les partenaires techniques et financiers, d’échanger sur les problématiques des droits fonciers, les crises géopolitiques régionales et les mécanismes de renforcement de la résilience des femmes aux crises », a martelé Mounirou Tchacondoh. [caption id="attachment_90569" align="alignnone" width="450"] Les participants à cet atelier national ...[/caption] En procédant à l’ouverture des travaux, Ousmane Affo a, au nom du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), rappelé que des mesures d’accompagnement qui améliorent la résilience des femmes ont été prises par le gouvernement face à la crise. Ces mesures et bien d’autres partagées au cours de cet atelier feront objet de débats, suivis de propositions en vue de réduire davantage la vulnérabilité des femmes. Bertrand Yèhouénou, secrétaire permanent de Synergie paysanne (Synpa), a pour sa part salué l’engagement de la Kas aux côtés du monde féminin, notamment les agricultrices.
Société 30 nov. 2022


4e édition du Carnaval Kaleta: Cotonou Spectacles grand public et divers ateliers au menu
L’acte 4 du Carnaval Kaleta Cotonou va se dérouler du mercredi 30 novembre au dimanche 4 décembre prochain. Pour cette quatrième édition, les spectacles grand public de danse Kaleta promettent une diversité de rythmes pour égayer le public et replonger les populations dans la fièvre de ce patrimoine culturel.Rendez-vous ce mercredi 30 novembre pour le point de départ de la quatrième édition du carnaval Kaleta Cotonou. Cette édition présente plusieurs innovations notamment des ateliers dessin, Graffiti, des spectacles de danse itinérants, une projection cinématographique dans le cadre du projet Wa Cinema, des ateliers jeune public au pas des rythmes du Kaleta, un workshop avec de jeunes photographes... Les activités se dérouleront pour la plupart à l'espace culturel Le Centre de Lobozounkpa et dans les rues de Gbèdjromèdé dans la ville de Cotonou. Marion Hamard, directrice de l'espace culturel Le Centre, précise que la particularité de cette édition est qu'elle met l'accent sur la transmission des valeurs, des rythmes, des danses, en impliquant la jeunesse à travers des ateliers jeune public et un workshop. Rappelant l'origine de ce festival, Marius Gnidé, promoteur du Carnaval Kaleta Cotonou, indique que le Kaleta a bercé l'enfance de tous et surtout à l'approche des fêtes. Le Kaleta fait partie des éléments précurseurs des fêtes de fin d'année. Mais à l'orée du deuxième millénaire, cet attribut culturel a commencé à s'estomper. Même dans la période des fêtes, l'engouement a diminué. Entre autres raisons, la modernisation et la déperdition des rythmes du Kaleta. Heureusement, à partir des années 2017, le phénomène est revenu et c'est là que Marius Gnidé a entrepris de l'immortaliser à travers un carnaval ouvert à tous, en lieu réel : la rue. « Créé en 2020, le Carnaval Kaleta entend développer ce masque et valoriser les danses ancestrales autour du Kaleta ; ces danses que les jeunes ne connaissent plus aujourd'hui. L'objectif, c'est de faire davantage connaître ce masque pour qu’il dépasse les frontières», a ajouté Marius Gnidé. La première édition du Carnaval Kaleta Cotonou s’est déroulée en 2020. En 2021, il y a eu deux éditions notamment en mars puis en décembre. La quatrième édition aura lieu du 30 novembre au 4 décembre 2022. A en croire Yann Azilinon, chorégraphe de l'Eac Archanges du Bénin, cette quatrième édition sera riche en spectacles. Dès le jeudi 1er décembre, le premier spectacle va se tenir à l'espace culturel Le Centre Lobozounkpa et aux alentours? Culture 29 nov. 2022


Salon national du livre 2022: La femme dans la création littéraire célébrée
Le Salon national du livre 2022 aura vécu. Du 24 au 27 novembre au palais des Congrès de Cotonou, les acteurs de la chaîne du livre ont célébré leur art de fort belle manière. Réflexions, échanges, rencontres… L’industrie du livre s’est mise sous les feux de la rampe. « L’engouement que nous notons ici nous donne raison qu’il fallait organiser ce salon ». Cette confidence d’un des responsables en charge du Salon national du livre du Bénin s’explique par l’intérêt porté par le public aux quatre jours d’activités consacrés aux livres et à leurs acteurs. Du 24 au 27 novembre dernier, le palais des Congrès de Cotonou a grouillé de monde autour de ce salon qui s’est voulu un grand moment de communion entre acteurs de la chaîne du livre. Une quarantaine de stands, des livres pour tous les goûts et âges, des auteurs, des rencontres, des échanges… Tout a été mis en œuvre pour et repenser un avenir meilleur au secteur. « Le Salon national du livre est un rendez-vous attendu depuis fort longtemps par le public et les professionnels de l’édition », dira le ministre Oswald Homéky représentant son homologue Jean Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture. « Evénement phare de l’actualité littéraire de notre pays, le salon s’ouvre à nouveau, s’offrant une deuxième jeunesse avec plus d’ambitions, un programme alléchant, une interactivité plus forte avec le public après deux années de parenthèses dues à la pandémie de la Covid », enchaîne-t-il. Écrivains, éditeurs, libraires, bibliothécaires, promoteurs, journalistes et chroniqueurs littéraires… rendez-vous, tous les maillons de la chaîne et de l’industrie du livre ont répondu présents et pris une part active aux activités. « Femme et engagement dans la création littéraire en Afrique francophone », c’est le thème retenu pour cette édition du salon. Pour le ministre, « ce rendez-vous donne l'occasion de célébrer le courage, la bravoure et la détermination de la femme africaine à prendre part aux grandes réflexions sur les thématiques de son temps ». Il y a plusieurs décennies, rappelle-t-il, l’émergence de l’écriture féminine en Afrique noire était perçue comme inédite, voire extraordinaire parce que la littérature, tout le temps, était considérée comme un territoire exclusivement animé par les hommes. « Les précurseurs de cette révolution telles Ken Bugul, Aminata Sow Fall avaient pris la plume pour ancrer dans le discours public une parole singulière portée par leurs propres sensibilités. Cet acte a ouvert la voie aux générations suivantes qui en ont, à chaque fois, revendiqué l’héritage à travers différentes dynamiques », s’est-il ensuite félicité. Un peu comme pour rendre hommage à ses pionnières, le Bénin a voulu sur ce salon la présence de trois grandes plumes. Il s’agit de la Sénégalaise Ken Bugul, de la Franco-béninoise Sophie Adonon et de la Togolaise Germaine Koumélao Anate. Pendant ces quatre jours, les acteurs ont eu l’occasion à travers les cafés littéraires, les tables rondes et les débats, de se faire connaître, de présenter leurs ouvrages en même temps qu’ils ont fait voyager le public et surtout les élèves et étudiants dans leurs univers. Au-delà des conférences et autres panels de discussion, le salon a été surtout l’occasion pour écrivains, romanciers, nouvellistes, poètes, conteurs, éditeurs, lecteurs et amoureux des livres, de se rencontrer et d’échanger pour envisager des perspectives meilleures pour la chaîne du livre. Encore balbutiante au Bénin, selon les propos du ministre, l’industrie du livre et plus précisément le livre doit devenir « un produit de consommation généralisée pour qu’il génère l’économie capable de nourrir toute la chaîne et d’assurer à chaque maillon, le lucre attendu ». Un rêve qui passe par la structuration du secteur, la réinvention de pôles d’excellence, la restauration, l’équipement et l’animation des bibliothèques et centres de lectures publiques? Culture 29 nov. 2022


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