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Nouvelles

Mise en place de lycées techniques et école de métiers: Une mission d’assistance pour booster le projet
(Une dynamique tournée vers l’innovation) Pour un succès éclatant du projet de mise en place de lycées techniques agricoles et d’une école de métiers, le gouvernement a autorisé, mercredi 28 septembre dernier, la contractualisation avec des structures de réputation internationale pour une mission d’assistance. Où qu’elles se trouvent, les meilleures compétences sont recherchées par le gouvernement pour la concrétisation et surtout la réussite de ses différents projets. La création des lycées techniques agricoles et d’une école des métiers de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration ne déroge pas à ce principe. Au cours du Conseil des ministres, mercredi 28 septembre dernier, il a été autorisé la contractualisation avec des experts mondialement connus pour une mission d’assistance à la mise en place de ces infrastructures académiques et professionnelles. L’expertise sollicitée portera notamment sur les volets d’élaboration des programmes de formation, des listes des équipements, l’implantation des programmes, la production des ressources pédagogiques ; les conseils techniques auprès des cabinets d’architectes pour l’implantation des filières et des équipements dans les espaces pédagogiques indiqués afin d’assurer l’adéquation infrastructures/métiers. La mission consistera aussi à soutenir, par la formation et l’insertion des jeunes dans la vie active, les politiques territoriales de développement économique et social. Elle vise également l’implication des acteurs régionaux d’une part, dans la détermination des besoins réels en formation, et la mise en œuvre du processus de formation d’autre part. Il s’agira aussi pour ces experts de réputation internationale d’exiger une professionnalisation des métiers, de mettre en avant les valeurs communes et partagées telles que l’implication active dans le territoire, une agriculture moderne et respectueuse de l’environnement comme l’un des leviers du développement durable, une dynamique tournée vers l’innovation. L’élaboration des curricula et programmes de formation de l’école des métiers de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration, la mise aux normes internationales de la délivrance des diplômes, en phase avec le cadre des certifications de l’Afrique de l’ouest et compatible avec les cadres de certification internationaux de références, la conception et l’opérationnalisation d’un modèle d’évaluation et de certification des apprentissages et formations basés sur le développement réel d’acquis professionnels, le développement des référentiels de compétences et des programmes associés, qui tiennent compte des besoins exprimés par les professionnels du secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la gastronomie et l’acquisition d’une marque réputée en vue de répondre aux exigences de la clientèle internationale des hôtels sont d’autres axes majeurs du cahier des charges de cette mission. Renaissance L’Ecole béninoise amorce résolument sa renaissance. Loin de ce système de production massive de diplômés sans emploi qu’elle est aujourd’hui, elle s’oriente vers l’adéquation entre la formation et l’emploi avec une prise en compte réelle des besoins du marché. Plusieurs étapes de cette mue sont déjà exécutées. Entre autres, il y a la manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (ETFP) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique. L’objectif de cette stratégie gouvernementale est de favoriser, à l’horizon 2030, la renaissance de ce sous-secteur pour sa meilleure contribution au développement du Bénin. Dans cette même dynamique, le gouvernement avait déjà autorisé la contractualisation avec des cabinets internationaux pour construire, en collaboration avec les compétences nationales, six des sept écoles des métiers prévues à son Programme d’action 2021-2026. Il s’agit précisément des écoles des métiers de l’énergie et du développement durable, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, des industries du bois et de l’aluminium, de l’eau et de l’assainissement. L’ouverture prochaine des lycées agricoles et école de métiers constitue donc une étape supplémentaire dans la concrétisation de la partie intellectuelle et infrastructurelle de ce projet? Actualités 03 oct. 2022


Recrutement de 1300 policiers béninois : Voici la liste supplémentaire des candidats invités pour la visite médicale
215 candidats ont été retenus sur la liste supplémentaire du concours direct de recrutement de 1300 élèves-agents de police au titre de l’année 2022. A travers un communiqué, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique les invite à effectuer la visite médicale d'aptitude les 4, 5 et 6 octobre prochains à partir de 7 heures précises, au Centre de santé de la police républicaine, sis à Cotonou. Voici la liste complète : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/10/Liste-215-candidats-liste-supplementaire_Visite-medicale.pdf" title="Liste 215 candidats liste supplémentaire_Visite médicale"] Actualités 02 oct. 2022


Avortement sécurisé au Bénin: La prise des décrets d’application attendue
  Depuis la promulgation de la loi modificative sur l’Interruption volontaire de grossesse, les décrets d’application ne sont pas encore pris. En prélude à la célébration, ce mercredi 28 septembre, de la Journée mondiale du droit à l’avortement, l’Ong ‘’Filles en actions’’ plaide pour la prise de ces décrets et lance par la même occasion, un projet à fort impact. Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, ce mercredi 28 septembre, la Journée mondiale de l’avortement. Placée sous le thème « L'avortement en temps incertains », cette commémoration appelle à promouvoir un avortement sécurisé. Dans une déclaration rendue publique, ce mercredi 28 septembre, Brian Sossou, présidente de l’Organisation non gouvernementale ‘’Filles en actions’’, partage aussi la dynamique de la campagne internationale pour le droit des femmes à un avortement sécurisé. Elle affirme que l'incertitude affecte fortement « le pourquoi et le comment » les femmes peuvent avoir des enfants. Pour lutter contre les avortements clandestins dont la morbidité et la mortalité sont dramatiques, le Bénin a mis en place pour les filles et les femmes un système d’encadrement de l’avortement par l’adoption de la loi modificative au Parlement. Cela est pour Brian Sossou, un grand pas que le pays a franchi. Mais depuis la promulgation de cette loi, les décrets d’application ne sont pas encore pris. Selon elle, la prise de ces décrets permettra d’ouvrir un dialogue franc, sûr et libre sur la question de l’interruption volontaire de grossesse au Bénin sans que les discours ne soient confondus à de la publicité, encore moins à la promotion de l’Ivg en République du Bénin. « L’Interruption volontaire de grossesse (Ivg) n’est pas et ne doit pas être un moyen de contraception », a-t-elle déclaré. Des actions Elle sollicite aussi des autorités politiques et administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers, les ressources indispensables pour que tous les acteurs entrant dans la chaîne y compris les organisations féministes et militantes féministes puissent aller à la rencontre des communautés afin que les cibles visées soient directement atteintes. La célébration de cette journée a été l’occasion pour l’Ong de lancer son programme intitulé « She wants-she chooses », ce qui signifie en français « Elle veut- elle choisit » avec pour slogan, avant de choisir, elle doit savoir. Elle note que la première phase est un projet qui va durer trois années avec le soutien du Fonds mondial pour les femmes pour contribuer à l’avancée des droits en santé sexuelle et reproductive des adolescentes, jeunes filles et jeunes en République du Bénin. Ce programme de trois ans est axé sur trois domaines d’intervention et devra atteindre trois objectifs. Le premier objectif, selon Brian Sossou, consiste à faire un rapport sur l’état des lieux de la situation des filles au Bénin en matière de santé et hygiène menstruelle. Le deuxième objectif est de contribuer à la sensibilisation et l’éducation d’un nombre important d’adolescentes, de jeunes filles et jeunes des régions du Nord, du Sud et du Centre du Bénin sur les Dssr, qui auraient participé activement à l’élaboration des outils et contenus de communication pour eux-mêmes au moyen des causeries éducatives, narratives, informatives et sensibilisations grand public. Le troisième objectif, indique-t-elle, est d’avancer sur des actions y compris des plaidoyers collaboratifs visant la dépénalisation et la décriminalisation de l’avortement sécurisé au Bénin et dans l’espace d’Afrique francophone. Société 30 sept. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Ces mantras mensongers
  On nous ment ! Ou alors on nous prend pour des gogos ! On nous vend une recette et puis, on nous fait croire que la nouvelle recette est préférable et qu’il faut changer de paradigme ou de fusil d’épaule, pour le développement tant quêté. Et ainsi de suite…Sur ce registre qui semble être celui d’un enfumage permanent, il faut retenir le fameux programme d’ajustement structurel censé sortir de la galère les pays qui y ont été soumis mais qui aura créé davantage de problèmes aux économies et fut même un facteur de déstructuration du capital humain. Il en est du programme d’ajustement structurel comme de nombreux idiomatiques de même acabit, excepté peut-être les Objectifs de développement qui comme tels ne peuvent être que génériques. Ils sont légion et font office de nec plus ultra, en tout cas vendu comme tel par leurs spécialistes. Des formules sans lesquelles rien ne devrait aller, jurent ceux-ci jusqu’à ce qu’une nouvelle formule par eux inventée ne soit dans le vent, volant la vedette aux précédentes. Les certifications ISO, devenues le mantra de toutes les entreprises qui se veulent dignes du nom ici et là, en sont un exemple parmi tant d’autres aujourd’hui. Mais l’on sait, par expérience, que d’un concept à l’autre, ces formules toutes faites servent plus de tremplin pour les ayants cause que pour leurs cibles qu’elles sont censées sortir de quelque mauvais pas ! Un attrape-nigaud en vérité. Car, et pour demeurer sur ces deux exemples, disons que les Etats africains n’avaient pas besoin des institutions supranationales, aussi grande soit leur réputation, pour observer des normes de bonne gouvernance. Les écarts de conduite notés dans la gouvernance des Etats africains dans les années 70-80 n’impliquent pas que les gouvernants de ces pays ignoraient les bonnes pratiques, mais plutôt qu’ils ont délibérément choisi de ne pas les observer. C’est une faute dont la conséquence fut la banqueroute desdits Etats. Mais le présent propos est que l’ordonnance établie ne se s’est pas révélée idoine. Sur un tout autre item, mais dans le même esprit, les solutions prônées contre la poussée démographique, abordant l’impact de la forte natalité, illustrent à merveille le phénomène. De ‘’limitation des naissances’’, la sémantique empruntée par les messages de planification familiale est passée au ‘’contrôle des naissances’’ puis ‘’au choix du nombre d’enfants voulus’’, sans que la conviction soit toujours au rendez-vous chez ces hommes de peu de foi qui trainent le pas à adhérer à une religion qui reste dans le fond accolée à ‘’la limitation des naissances’’ comme le clament certains ouvertement, pas dupes ! l Actualités 30 sept. 2022


Haute cour de justice du Bénin: Les obstacles politiques à son fonctionnement
 

Le fonctionnement juridi-ctionnel de la Haute cour de justice du Bénin est encore dans l’imaginaire. Tant les goulots d’étranglement de cette juridiction se situent à divers niveaux ! Elle est mise en place pour juger les politiques au plus haut niveau; mais elle est justement tenue par les politiques !

Pas que l’on souhaite qu’un chef d’Etat ou des membres du gouvernement soient forcément accusés et poursuivis dans l’exercice de leurs fonctions ; mais l’évidence est irréfragable : la Haute cour de justice du Bénin a été installée depuis 2001 mais n’a jamais eu l’occasion de jouer son rôle ; alors même que des infractions pénales incriminant des membres de différents gouvernements depuis 2001 n’ont pas manqué ! Des procédures ont été envisagées, évoquées, soumises ; sans jamais aboutir ! Et pour cause ! La Haute cour de justice est une juridiction destinée aux politiques, composée de personnes nommées par les politiques et dont le fonctionnement juridictionnel dépend fortement des politiques. Hélas, ces obstacles puisent leur source et leur légitimité dans la loi fondamentale elle-même ! Sur la compétence de la juridiction, l’article 136 de la loi 2019-40 du 7 novembre 2019 portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, article non modifié, stipule: « La Haute cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat. Les juridictions de droit commun restent compétentes pour les infractions perpétrées en dehors de l’exercice de leurs fonctions et dont ils sont pénalement responsables ». Les potentiels clients de la Haute cour de justice sont donc le président de la République, les membres du gouvernement et leurs éventuels complices. Ce sont des justiciables XXL, hors pairs. Mais pour qu’ils soient amenés à répondre de leurs actes devant cette juridiction exceptionnelle, il aurait fallu franchir deux étapes XXL, jusque-là insurmontables notamment la décision de poursuite et la mise en accusation. En effet, conformément à l’article 137 de la loi fondamentale : « La décision de poursuite puis la mise en accusation du président de la République et des membres du gouvernement est votée à la majorité des deux tiers des députés composant l'Assemblée nationale, selon la procédure prévue par le Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ». Conclusion : un chef d’Etat ou un membre du gouvernement pourra bien commettre la pire des atrocités dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, aucune poursuite ne peut être lancée sans l’assentiment de l’Assemblée nationale exprimé par vote à forte majorité. L’institution politique s’impose ainsi à l’institution technique qu’est la Haute cour de justice et lui impose quand démarrer son travail. Et quand bien même cette étape aura été franchie et que les enquêtes auraient révélé des constances permettant de mettre le poursuivi en accusation, là encore, l’organe technique doit s’en remettre au vote du politique pour la mise en accusation. Alors que le parlement a toujours été le siège des tractations politiques. L’histoire politique du Bénin édifie largement sur cette réalité. A dessein ou non, le constituant lui-même semble ne pas envisager la survenance d’une pareille situation. L’article 138 de la Constitution béninoise renseigne en effet : « Le président de la République et les membres du gouvernement sont suspendus de leurs fonctions en cas de mise en accusation pour haute trahison, outrage à l'Assemblée nationale et toute atteinte à l'honneur et à la probité. En cas de condamnation, ils sont déchus de leurs charges ». Mais le constituant ne précise pas celui qui assure l'intérim du président de la République en cas de mise en accusation. Comme si cette situation était improbable.

Quid des acteurs de la Haute cour de justice ?

Elle n’a jamais eu à exercer son rôle mais la Haute cour de justice, le cas échéant, pourrait encore être confrontée à un obstacle purement interne, lié notamment à sa composition. Les membres de la Haute cour de justice sont nommés par les politiques : le président de la République et l’Assemblée nationale. L’article 135 de la Constitution béninoise précise à propos : « La Haute cour de Justice est composée des membres de la Cour constitutionnelle, à l'exception de son président, de six députés élus par l'Assemblée nationale et du président de la Cour suprême. La Haute cour élit en son sein son président ». Cette institution est donc composée de treize membres parmi lesquels six membres de la Cour constitutionnelle qui eux, ont été nommés par le président de la République et le bureau de l’Assemblée nationale ; six députés élus par l’Assemblée nationale ; puis le président de la Cour suprême qui est lui-même choisi par le président de la République après avis du président de l’Assemblée nationale. Dans un contexte où le parlement est composé uniquement des partis de la mouvance, l’institution chargée de juger le chef de l’Etat et les membres de son gouvernement est donc confiée à des membres nommés par le chef de l’Etat et à des députés membres des partis présidentiels. C’est dire qu’au cas où la Haute cour de justice aurait l’occasion de jouer son rôle, il faudra encore qu’elle donne la preuve de son impartialité.

Alléger la saisine et distinguer les procédures

Juridiction d’exception, la Haute cour de justice a définitivement du mal à jouer son rôle en raison de la nature des justiciables qu’elle est amenée à juger, de son mode de saisine et du mode de désignation de ses membres ; toutes choses qui répondent aux dispositions de la loi fondamentale. Lundi 26 septembre dernier, lors du séminaire interinstitutionnel organisé par la Haute cour de justice du Bénin, le professeur Ibrahim Salami a relevé ces dispositions constitutionnelles comme étant un obstacle au fonctionnement de l’institution. « L'obligation de faire déclencher la poursuite par l'Assemblée nationale constitue un blocage à l'exercice de ses compétences par la Haute cour de justice qui demeure impuissante tant que l'Assemblée nationale n'a pas voté la décision de poursuite puis celle de mise en accusation », a-t-il soutenu. A l’en croire, l'appréciation politique prime sur le travail technique. Au terme de sa conférence inaugurale intitulée : « La Haute cour de justice et le nouvel ordre constitutionnel au Bénin », l’universitaire suggère une réforme de la Haute Cour de justice visant à favoriser des conditions de saisine un peu plus ouvertes en distinguant la procédure applicable au chef de l'Etat, procédure qui doit être spéciale, de celle applicable aux membres du gouvernement, une procédure qui peut être confiée à une autre juridiction. Au cas où l’on maintiendra la même institution pour juger aussi bien le chef de l’Etat que les membres du gouvernement, le professeur Ibrahim Salami recommande que les procédures de poursuite et de mise en accusation soient tout au moins différentes pour ce qui concerne les membres du gouvernement. « En France ce sont deux juridictions différentes qui connaissent des infractions commises par le chef de l'Etat et des infractions commises par les membres du gouvernement. En Allemagne un régime différent est appliqué au chef de l'Etat, au chef du gouvernement et aux membres du gouvernement. Le président fédéral est par exemple jugé par la cour constitutionnelle fédérale », illustre-il avant de marteler : « La Haute cour de justice, institution constitutionnelle, attend aussi sa rupture ».

 La Criet, une alternative ?

Juridiction à compétence nationale en matière de terrorisme et de crimes économiques, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est aujourd’hui l’institution judiciaire qui connait davantage des manquements des agents publics notamment des abus de pouvoir impliquant les fraudes économiques et les actes de terrorisme et d’atteintes à la sureté de l’Etat. L’on pourrait dire que les membres du gouvernement, dans l’exercice de leurs fonctions ne sont pas dans la catégorie des personnes qui pourraient être jugées par la Criet. Mais face aux difficultés de saisine et de procédures de la Haute cour de justice, la Criet pourrait être une alternative moins procédurale. La Criet qui est tout aussi une juridiction d’exception, devient ainsi un redoutable concurrent de la Haute cour de justice. En cas de crimes économiques ou d’atteintes à la sureté de l’Etat commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions pourrait-t-on se référer à la Criet ou à la Haute cour de justice ? C’est une interrogation qui ressort également de la conférence inaugurale donnée par le professeur Ibrahim Salami lors du séminaire interinstitutionnel organisé par la Haute cour de justice du Bénin. APA
Actualités 30 sept. 2022


Appui à la Dds des Collines; L’Afd offre deux véhicules et des équipements médicaux
L’Agence française de développement (Afd) a offert deux véhicules pick-up neufs et un lot d’équipements médico-techniques à la direction départementale de la Santé du département des Collines. La cérémonie de remise officielle s’est déroulée, mardi 27 septembre dernier, à l’Hôpital de Zone de Dassa. Deux véhicules pick-up Toyota Hilux double cabine et des équipements de conservation des produits sanguins labiles (3 Blood-bank, 1 congélateur à -80°c, 3 congélateurs à -40°c et 2 centrifugeuses et bain-marie) au profit des postes de transfusion sanguine du département des Collines. Ces équipements d'un coût global de 62 millions de FCfa permettront de soutenir les activités de la direction départementale de la Santé des Collines et d'améliorer la gestion des produits sanguins labiles. C’est un geste qui relève du financement de 13,5 milliards de F Cfa accordé par l'Agence française de développement (Afd) pour la mise en œuvre par Enabel du projet EQUITE (Ensemble pour une Qualité des soins Inclusive et Transparente, orientée vers l'Égalité genre). A travers cet appui, l'Afd contribue à une meilleure disponibilité des produits sanguins labiles au niveau des postes de transfusion sanguine du département des Collines et renforce les activités de supervision de la Dds. Dr Philippe Compaoré, manager du projet EQUITE, a fait savoir que ces équipements et véhicules, à coup sûr, contribueront à l’amélioration de la qualité des soins. Mieux, poursuit-il, ils permettront de répondre favorablement à l’objectif principal du projet EQUITE à savoir assurer la disponibilité d’une offre de soins intégrée de qualité pour les Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (Sonu) et lutter efficacement contre les maladies non transmissibles (Mnt) dans le département des Collines. Toutefois, précise-t-il, la responsabilité des structures sanitaires bénéficiaires de ces équipements et véhicules est nécessaire pour que le meilleur usage en soit fait et que les dispositifs de maintenance et d’entretien adéquats puissent être déployés de façon idoine. Le préfet du département des Collines s’est réjoui de ce don qui vient renforcer le système sanitaire du département. Tout en exprimant sa gratitude à l’Afd et à Enabel, il s’est aussi engagé pour un bon usage des équipements afin de permettre au projet EQUITE de continuer d’œuvrer aux côtés des structures sanitaires pour une meilleure santé des populations? Un appui permanent pour la santé dans les Collines Il est à noter que dans le cadre du projet EQUITE financé par l’Agence française de développement (Afd) à hauteur de treize millions d’Euros (soit un peu plus de 8,5 milliards de F Cfa) et mis en œuvre par l’Agence belge de développement (Enabel), des appuis en équipements médico-techniques et en matériel roulant ont été prévus. Au titre de ces appuis, une première dotation en matériel roulant d’une valeur d’un peu plus de 468 millions de F Cfa avait déjà été faite au profit du département des Collines. Cet appui se composait de cinq ambulances, de deux véhicules d’appui à la transfusion sanguine et de cinq véhicules (4 pick-up et un 4X4 Prado) pour le renforcement des activités de suivi et de supervision de la Dds et des équipes d’encadrement des zones sanitaires. Malgré cet appui, et compte tenu de ce que le parc automobile existant reste insuffisant pour une bonne réalisation des activités de la direction départementale de la Santé des Collines et des équipes d’encadrement des zones sanitaires, le projet EQUITE a répondu favorablement à un besoin de complément de deux autres véhicules pick-up Toyota Hilux double cabine pour un montant de 30 millions de F Cfa. Par ailleurs, la lutte contre les anémies à travers une mobilisation pour la disponibilité du sang constitue un volet important des interventions du projet EQUITE. La mobilisation effectuée au niveau des populations permet de recevoir un nombre important de poches de sang qui, après qualification, doivent être stockées dans des conditions adéquates. A cet effet, les postes de transfusion sanguine des centres de santé de Ouèssè et de Bantè, les hôpitaux de zone de Savalou, de Savè et de Dassa viennent de bénéficier aussi d’un lot important d’équipements pour la conservation des produits sanguins labiles pour un montant de 32 millions de F Cfa? V.S Société 30 sept. 2022


Union internationale des Télécommunications: Une femme élue secrétaire générale
L’Américaine Doreen Bogdan-Martin sera la première femme à diriger l’Union internationale des Télécommunications (Uit), dès le 1er janvier 2023, pour une durée de quatre ans. Les 193 États membres de l’agence spécialisée des Nations Unies lui ont accordé la majorité des voix face à l’ancien vice-ministre russe des Télécommunications, Rashid Ismailov. Elle succèdera au chinois Houlin Zhao qui dirige l’organisation, basée à Genève, depuis 2014. C’est au cours de la Conférence des plénipotentiaires qui se tient actuellement à Bucarest (Roumanie), que les 193 États membres de l'Union internationale des télécommunications ont élu Doreen Bogdan-Martin, actuelle directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’Uit, au poste de Secrétaire général de l'organisation. L’Américaine a remporté le poste avec 139 voix sur 172 votes exprimés.

L’Uit

L'Union internationale des télécommunications est l'institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l'information et de la communication (Tic). Fondée à Paris (France) en 1865 sous le nom d’Union télégraphique internationale, elle porte son nom actuel depuis 1932. Le 15 novembre 1947, un accord conclu entre l’Uit et l’Onu conféra à l’Union le statut d’institution spécialisée. Il est entré en vigueur en 1949. Le siège de l’organisation est à Genève, en Suisse. L’Uit compte 193 pays membres, auxquels s’ajoutent quelque 900 organisations du secteur privé, universités, organisations internationales et régionales. C’est est l'organe intergouvernemental chargé de coordonner l'utilisation mondiale partagée du spectre radioélectrique, de promouvoir la coopération internationale pour l'attribution des orbites des satellites, d'améliorer l'infrastructure de communication dans le monde en développement et d'établir les normes mondiales qui favorisent l'interconnexion d'une vaste gamme de systèmes de communication. Ses domaines de compétences couvrent les réseaux à large bande, les technologies sans fil de pointe, la navigation aéronautique et maritime, la radioastronomie, la surveillance de la terre par satellite et l'océanographie, ainsi que la convergence des technologies de téléphonie fixe et mobile, d'Internet et de radiodiffusion.

Spécialiste des télécommunications

Née en 1966 à Monmouth County (New Jersey/Usa), Doreen Bogdan-Martin a occupé des postes de direction dans le domaine de la politique internationale des télécommunications pendant plus de deux décennies. Tout au long de sa carrière, cette mère de quatre enfants a négocié des partenariats novateurs et visionnaires avec le secteur privé, la société civile et d'autres organismes des Nations unies afin d'accélérer l'inclusion et la connectivité numériques. La secrétaire générale élue s'est engagée à « continuer à faire en sorte que cette institution soit innovante et de plus en plus pertinente pour nos États membres, ce qui nous permettra de mieux nous positionner pour adopter l'environnement numérique et progresser dans la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies et dans la connexion des personnes non connectées. »

Élection d’autres hauts responsables de l'Uit

Durant la Conférence des plénipotentiaires qui se tient jusqu’au 14 octobre à Bucarest (Roumanie), les Etats membres procéderont également à l'élection des responsables aux postes de secrétaire général adjoint (Lituanie, République de Corée, Samoa) , de directeur du Bureau des radiocommunications (Uruguay), de directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications (Allemagne, Japon, Tunisie), et de directeur du Bureau de développement des télécommunications (Bahamas, Gambie, Pakistan, République du Congo, Cameroun, Zimbabwe). L'élection des hauts responsables de l'Uit sera suivie de l'élection des 12 membres du Comité du Règlement des radiocommunications puis des membres du Conseil de l'Uit. Cet organe compte 48 sièges et dirige l'Uit entre les Conférences de plénipotentiaires quadriennales?
International 30 sept. 2022


Expropriation à Togbin : Les propriétaires de parcelles invités à déposer les actes de propriété avant le 25 octobre 2022
La commission interministérielle chargée de l’expropriation des domaines devant abriter les projets le long de la route des pêches demande aux propriétaires de parcelle à remettre les actes de propriété. Le dépôt des dossiers a débuté depuis le 26 septembre et prendra fin le mardi 25 octobre 2022. C’est à travers un communiqué que le ministre d'Etat en charge de l'Economie et des Finances a fait l’annonce. Pour exproprier et indemniser les citoyens  touchés par le projet d'aménagement d'un périmètre de 80 hectares à Togbin (Zone 4 et autres) et cela conformément aux textes légaux en vigueur au Bénin, les propriétaires ou présumés propriétaires de parcelles situées dans ledit périmètre sont invités à déposer les actes de propriété ou de présomption de propriété.   D’après le communiqué, le dossier à fournir doit être composé  d’un titre Foncier (TF), de la convention de vente, de l’attestation de recasement, du certificat administratif, de deux (02) photos d'identité, de la copie légalisée de la pièce d'identité, du numéro IFU et du relevé d'identité bancaire (RIB).   Les dossiers peuvent être déposés dans les bureaux des Mairies d'Abomey-Calavi et de Ouidah, ainsi que dans les Arrondissements de Godomey et d'Avlékété, a précisé le président de la commission interministérielle.   Passé ce délai, les concernés seront tenues seules responsables des conséquences et déconvenues avertit le Ministre d'Etat. Ketsia ZINZINSOUHOU Actualités 29 sept. 2022


Réunis à Cotonou pour leur quinzième université: Les notaires d’Afrique engagés à accompagner les économies
Cotonou accueille du 28 au 30 septembre prochain, la quinzième université du notariat africain. Traditionnelle rencontre des notaires du continent pour actualiser et harmoniser leurs connaissances, ce rendez-vous manqué depuis plusieurs années reprend son droit de cité avec la présence à Cotonou de 18 pays. La quinzième université du notariat africain devrait se tenir à Bamako au Mali du 9 au 13 mars 2020, mais elle a été reportée du fait de la pandémie de la Covid-19. Résiliente, la famille notariale africaine l’a reconduite dans ce même pays, mais s’est heurtée à une situation politico-sécuritaire qui ne s’y prêtait pas. C’est finalement Cotonou qui s’est offerte pour recevoir cette université dont les travaux ont démarré, mercredi 28 septembre, au palais des Congrès en présence de près de 300 délégués venus de 18 des 19 pays membres. Les assises ont lieu autour du thème « La médiation. La dématérialisation. L’incapacité future ». « Le Bénin est heureux de recevoir ses hôtes dans une ville de Cotonou relookée… La tenue de cette université vient à point nommé », saluera dès l’entame, Me Isbath Adjaho Maliki, présidente de l’université. A l’effectivité de la rencontre, elle associe « l’espoir que les nouveaux acquis apporteront davantage de dynamisme au notariat africain » qu’elle a souhaité désormais plus fort et plus visible. Après deux ans d’absence, « les notaires d’Afrique ont décidé courageusement de renouer avec leur tradition, celle de se retrouver régulièrement pour actualiser et harmoniser leurs connaissances du droit en général et du notariat en particulier », apprécie Isbath Adjaho Maliki. Elle en voudra pour preuve les différents thèmes prévus pour être débattus. Ceux-ci sont importants et point n’est besoin de rappeler qu’ils « constituent un atout majeur pour tous les notaires d’Afrique en raison du rôle que chacun entend désormais jouer pour le développement de nos pays », enchaine-t-elle. Selon ses explications, « la maitrise de la pratique de la médiation par les notaires permettra de susciter et de sécuriser les investissements créateurs de richesse et d’emplois et gage du développement économique de nos pays». Autre élément important mis en exergue par la présidente de cette quinzième université, c’est que « l’appropriation des nouvelles techniques de rédaction des contrats d’investissement rendra les notaires plus aptes à accompagner les investisseurs dans leur rôle d’acteurs de l’économie». En somme, retient Isbath Adjaho Maliki, les analyses juridiques qui découleront des échanges de Cotonou contribueront au renforcement des notaires d’Afrique.
Creuset de partage
Me Edith Gwladys Campbell, présidente de la Chambre des notaires du Bénin, est honorée de recevoir à Cotonou toute la famille notariale africaine. Pour elle, cette quinzième université est un moment de partage d’expériences sur la pratique professionnelle. « Nous allons retourner à l’école avec des moments de retrouvailles et de récréation après le Covid », fait-elle savoir. L’université a pour objectifs scientifiques d’élever le niveau de formation des notaires africains au plus haut standard. Il s’agit d’une session pédagogique de remise à niveau des connaissances avec l’encadrement d’experts sur des thèmes précis, indique-t-elle. Sur les thématiques, elle soulignera qu’elles portent, entre autres, sur les techniques de rédaction des contrats d’investissement, la pratique de la médiation par les notaires, le notaire et la dématérialisation, et le mandat pour incapacité future. « Nous sommes convaincue que l’expérience de Cotonou insufflera une nouvelle dynamique à notre corporation», conclura Me Edith Gwladys Campbell. Me Antoine Naiamien Nguessan, président honoraire des notaires de Côte d’Ivoire et président de la Commission des Affaires africaines de l’Union internationale du notariat à la rencontre, est aussi heureux de revoir la grande famille des notaires du continent réunie à nouveau. 18 pays sur les 19 membres sont en effet présents, une première depuis l’arrêt brutal des activités dû à la pandémie. Il va ensuite remercier le gouvernement béninois pour l’opportunité, rappelant, au passage, l’importance de cette université qu’il a illustrée comme la première institution internationale de formation des notaires et de leurs collaborateurs. Bientôt, viendra compléter cet éventail de formations, l’académie à l’initiative de l’Union.
Acteurs importants pour la justice « La pertinence et la légitimité de l’université tirent leur fondement de ce que la profession du notaire est indispensable à tout Etat moderne, civilisé, organisé et démocratique. C’est une exigence de protéger l’institut notarial », rassure Antoine Naiamien Nguessan. Il ira plus loin dans son développement sur l’importance du notaire pour indiquer qu’il s’agit « des acteurs placés avant, avec et après le judiciaire». Lesquels donnent un sens aux mots « juste, justesse et justice» parce qu’ils accompagnent «au quotidien avec la loi et sous le sceau de l’Etat toutes les couches de la société, tous les citoyens et justiciables en quête ou détenteurs de droit tant dans un cadre volontaire que par l’appel d’une ordonnance de jugement ». Par la formation continue qui se tient chaque année dans un pays membre, « nous conjuguons à la fois notre besoin de compétence locale par la mise à niveau et notre préoccupation d’intégration régionale par la maîtrise du droit comparé ». selon lui, cet exercice double « est ce qui peut efficacement et durablement rassurer nos Etats dans leur gouvernance dynamique vers le statut de pays développés », soutient-il par ailleurs. Séverin Quenum, garde des Sceaux, a également effectué le déplacement pour la cérémonie inaugurale de cette université dont les travaux prennent fin demain 30 septembre. Il est venu pour « célébrer le notariat africain ». Car, pour lui, cette profession est l’une des pierres angulaires du développement des pays. La raison, souligne Séverin Quenum, c’est que « par-delà ce qu’il sécurise les transactions économiques et financières, la propriété, le notariat contribue activement à la collecte des ressources et se trouve être un partenaire de choix pour les pouvoirs publics ». Il souhaite que cette quinzième université soit comme des moments de villégiature studieuse dans l’intérêt des citoyens des pays et du développement. Toutes choses qu’il assimile à un des plus gros défis pour les Etats africains. Les délégations de l’Algérie, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Maroc, du Sénégal, du Tchad, du Togo, de la Mauritanie, de Madagascar sont présentes à Cotonou. Seule la Tunisie manque à l’appel et la République démocratique du Congo y est en tant qu’observateur. Parallèlement à ces assises, les locaux de la Chambre des notaires du Bénin abrite, depuis le 27 septembre, l’exposition NotariArt qui prend fin le 7 octobre prochain?
Actualités 29 sept. 2022


Passeports biométriques ordinaires: Installation annoncée d’un système de production
La satisfaction des demandeurs de passeports biométriques à la Direction de l’Emigration et de l’Immigration sera désormais totale. Un système disposant d’une grande capacité de production du précieux document de voyage sera installé dans les prochains jours. Le Conseil des ministres l’a annoncé, ce mercredi 28 septembre. Les cris de détresse des citoyens par rapport à certaines prestations de la Direction de l’Emigration et de l’Immigration (Dei) ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Le gouvernement installera, dans les jours à venir, un système de production de passeports ordinaires biométriques. C’est l’une des principales décisions du Conseil des ministres de ce mercredi 28 septembre. Cet équipement voulu moderne permettra de répondre avec célérité aux demandes sans cesse croissantes et de respecter les délais d’autant qu’à travers cette mesure, le gouvernement entend fluidifier la délivrance des divers documents de voyage. Il contribuera aussi à mettre durablement fin aux difficultés de tous genres que rencontrent les citoyens pour se faire délivrer leurs passeports. Ce qui s’annonce davantage intéressant, c’est que le système aura une capacité de production de 200 000 passeports par an contre moins de 100 000 actuellement, soit au minimum le double. Ce qui dénote une réelle avancée. En dehors de ces atouts, le nouvel équipement a un mécanisme de sécurité renforcé avec l’ajout d’un outil de détection des intrusions, la possibilité d’intégrer des systèmes externes, la connexion à la Pki nationale et la personnalisation des titres. Mieux, les composants électroniques seront choisis de sorte à pouvoir garantir son évolutivité. Il faut noter qu’en plus des passeports, des modules sont configurés pour la gestion d’autres documents de voyage comme les visas, le sauf-conduit et les titres de séjour. Le passeport ordinaire biométrique béninois est un document de voyage d’une validité de six ans, qui est délivré aux personnes ayant la nationalité béninoise. Pour faciliter sa délivrance aux citoyens, plusieurs réformes avaient déjà été engagées par le gouvernement de la Rupture. Entre autres, on peut citer la réduction considérable du délai qui est passé à une ou deux semaines au maximum. Aussi, le vaste programme de dématérialisation de l’administration en cours n’épargne pas ce secteur. Les demandes de passeport ordinaire se font désormais en ligne, allégeant ainsi la tâche aux citoyens tout en leur évitant les tracasseries. Les Béninois se trouvant à l’étranger ne sont pas exclus de cette modernisation de la production de passeports. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, des dispositions sont prises pour que les besoins de la diaspora soient satisfaits de manière itinérante dans les missions diplomatiques du Bénin dans les différents pays? Actualités 29 sept. 2022


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