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Nouvelles

Renforcement du potentiel de croissance forte et inclusive : 150 millions de dollars pour le Bénin
La Banque mondiale a accordé au gouvernement béninois un financement de 150 millions de dollars par le biais de l’Association internationale de développement (IDA) ce mercredi 21 juillet 2022. Ceci  pour permettre au pays  de renforcer l’autonomisation des femmes et des filles, élargir l'accès à une énergie fiable et durable et améliorer la gestion fiscale et de la dette. A travers la participation active des femmes à la vie sociale et économique, cette opération d’appui des politiques de développement est consacrée à financer les réformes pour améliorer le potentiel de croissance forte et inclusive du Bénin. Des réformes qui vont aider et motiver, les jeunes filles à poursuivre leurs études secondaires, grâce à l'enseignement des compétences de vie. C’est un moyen pour l’Etat de rendre plus accessible les services de santé sexuelle et reproductive et renforcer les mécanismes de prévention des violences liées au genre. Ce programme envisage appuyer la résilience du réseau de distribution d'électricité, la promotion d’une politique incitative de frais de connexion ainsi que de nouveaux textes en matière d'efficacité énergétique. Ajouter à tout cela, le Bénin pourra polir la réforme de sa politique fiscale et assurer une gestion efficace de la dette. « Ce financement permettra au pays de mettre à échelle les réformes nécessaires pour la transformation structurelle de l'économie et le bien-êtredes populations » a précisé Atou Seck, responsable des opérations de la Banque pour le Bénin. Selon Romuald Wadagni, ministre d’Etat, ministre de l’Economie   et des Finances, «les réformes structurelles dans le secteur de l’énergie permettront daugmenter significativement laccès à l’électricité de la population notamment dans les zones rurales, en rendant la distribution d’électricité moins onéreuse et plus résiliente aux chocs climatiques. Ces réformes sont nécessaires pour améliorer le potentiel d’une croissance plus élevée et plus inclusive d’autant qu’elles créent les conditions d’investissements privés structurants». «Cette opération aidera à renforcer la progression du Bénin vers une économie à revenu intermédiaire supérieur» rassure -t-il. Ce nouveau financement vient un coup de pousse au Plan d’action du gouvernement béninois 2021-2026, et particulièrement au plan national de développement (2020-2025) dont la priorité dont est de réduire  la fécondité pour tirer parti du dividende démographique.   Ketsia ZINZINSOUHOU Actualités 22 sept. 2022


Lutte contre l’inflation: Le système bancaire mis à contribution
La direction nationale de la Bceao et l’Apbef-Bénin ont tenu, ce mercredi à Cotonou, la troisième réunion de concertation au titre de 2022. La rencontre a permis, entre autres, d’éclairer les directeurs généraux des banques sur la stratégie de l’institut monétaire en vue de la baisse progressive de l’inflation. « Il est important que le système bancaire soit solide et accompagne les agents économiques, notamment le maillon qui représente la part la plus importante du tissu industriel dans les pays de l’Uemoa, à savoir les petites et moyennes entreprises et industries (Pme/Pmi), dans le contexte actuel de tensions inflationnistes et de risques entourant les prévisions de croissance », estime Emmanuel Junior Assilamèhoo, directeur national de la Bceao pour le Bénin. Cet appui passe par la mise en place de conditions de financement adéquates auprès du système financier et principalement bancaire, a-t-il expliqué, lors du point de presse à l’issue de la troisième réunion de concertation au titre de 2022 avec l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef-Bénin) tenue ce mercredi à Cotonou. En effet, fait-il observer, les conséquences de l’enlisement du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine et les difficultés liées à l’approvisionnement en carburant, gaz et électricité et en certains produits vivriers comme le blé ont engendré une flambée des prix, ce qui constitue un risque de récession économique pour de nombreux pays. Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le taux d’inflation est ressorti, en glissement annuel, à 7,5 % à fin juin 2022 et à 8,1 % en juillet, contre une cible de 1 à 3 % à moyen terme admise dans l’Union. Les tensions inflationnistes demeurant fortes, cela appelle à la mise en place de conditions de financement adéquates auprès du système financier et principalement bancaire. C’est ainsi que le Comité de politique monétaire de la Bceao a décidé, lors de sa réunion du mercredi 14 septembre dernier à Dakar, de relever de 25 points de base ses taux directeurs, afin de favoriser la baisse progressive des prix dans l’Uemoa. Le taux d’intérêt minimum de soumission aux appels d’offres d’injection de liquidité passe de 2,25 % à 2,50 % et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal de 4,25 % à 4,50 %. En revanche, le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union reste inchangé à 3,0 %. Objectifs La décision du Cpm-Bceao fait suite à la première hausse des taux intervenue en juin dernier. En effet, les demandes de refinancement des banques de l’Union auprès de la Banque centrale ont été servies au taux minimum de 2,00 % jusqu’au 15 juin et de 2,25 % depuis le 16 juin 2022. Le taux d’intérêt auquel les banques se prêtent de l’argent s’est établi à 2,62 % après 2,53 % un trimestre plus tôt. En plus, la Banque centrale réitère sa disponibilité à accompagner les banques en vue de soutenir les Pme/Pmi d’une part, et de sécuriser les avoirs de leurs clients d’autre part. « En dépit de ces augmentations, les taux directeurs de la Bceao, en vigueur dans l’Union, demeurent assez accommodants et ressortent les plus faibles observés en Afrique», selon E. Assilamèhoo. Il souligne que l’objectif de cette orientation de la politique monétaire est avant tout, de ramener l'évolution des prix dans les normes communautaires à travers « un léger coup de frein » à certaines composantes de la demande globale. « Elle vise également à donner un signal pour une meilleure articulation de la politique monétaire et des politiques budgétaires », ajoute-t-il. La réunion de ce mercredi a été l’occasion d’analyser l’évolution désagrégée des taux d'intérêt débiteurs appliqués aux crédits accordés à la clientèle des banques au Bénin, selon l’objet et le type de bénéficiaires. Le taux d’intérêt des crédits accordés par les banques à leurs clients, hors taxes et charges, s’est situé à 6,35 % au deuxième trimestre 2022 contre 6,27 % au premier trimestre 2022, selon la Bceao. A fin juin, informe Lazare Komi Noulékou, président de l’Apbef-Bénin, l’on a atteint 3,1 milliards F Cfa pour le financement des Pme/Pmi avec un taux de réalisation de 17,83 %. Par le Fonds national de développement agricole (Fnda) pour lequel l’Etat accompagne les banques à travers une politique de garantie à hauteur de 50 % des engagements, les financements ont atteint 9,5 milliards F Cfa, soit au total 12,6 milliards F Cfa d’engagements à la même période? Economie 22 sept. 2022


Environnement et santé: Les morgues du Grand-Nokoué inspectées
L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) déploie une mission d’inspection dans les morgues et funérariums du Grand-Nokoué. Le top de cette activité qui durera dix jours a été donné, hier dans l’enceinte de la morgue du Centre hospitalier et universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel). Même morts, les êtres vivants en général et les êtres humains en particulier ont besoin de rester dans un environnement sain jusqu’à leur enterrement, au risque de nuire à ceux qui s’occupent d’eux ou aux populations riveraines des morgues dans lesquelles ils sont déposés. C’est donc pour savoir ce qu’il se passe dans ces milieux que 14 morgues et établissements funéraires se trouvant dans six communes du Grand-Nokoué, en l’occurrence Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Kpodji, Ouidah, Porto-Novo et Allada, reçoivent, depuis hier et ce pour dix jours, soit du 20 au 30 septembre, des inspecteurs de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) pour le contrôle de leurs équipements et des conditions d’entretien des corps. L’opération a été lancée, hier, à la morgue du Centre hospitalier et universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel) au cours d’une cérémonie sobre en présence de plusieurs agents de santé et des cadres du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Exprimant sa satisfaction pour l’accueil du lancement de cette activité, Lambert Loko Tonoudji, directeur général du Chu-Mel a indiqué la portée d’une telle mission pour les différentes structures concernées. « Une inspection n’est pas forcément pour sanctionner. C’est surtout pour vérifier si les normes règlementaires et législatives sont respectées afin de proposer des corrections au besoin », a-t-il fait savoir. Comme pour montrer la disponibilité de la morgue qu’il dirige à se prêter avec aisance à cet exercice pédagogique mais très redouté, il a dévoilé quelques-unes de ses difficultés. Entre autres, le directeur général du Chu-Mel cite le nombre élevé de corps de nouveau-nés et de mères non identifiés et soumis aux procédures judiciaires subséquentes, la durée trop longue de maintien de certains corps dans la morgue par les parents de défunts, etc. Au problème lié aux procédures judiciaires, Lambert Loko Tonoudji a obtenu un début de réponse de la part de son interlocuteur du moment, le directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement. Selon François-Corneille Kèdowidé, des démarches sont en cours pour que les tribunaux concernés puissent ordonner l’enterrement de ces corps qui ont passé un temps relativement long dans les morgues privées et publiques afin de libérer de la place. Ce qui contribuera certainement à offrir de meilleures conditions d’entretien des corps. C’était l’occasion aussi pour le directeur général de l’Abe de revenir sur l’utilité d’une inspection dans les morgues. « Nous ne sommes plus sans savoir que la gestion des établissements funéraires requiert l’application de certaines règles strictes d’hygiène et de plusieurs mesures environnementales sans lesquelles ces établissements peuvent devenir une source de pollution et d’atteinte à la santé humaine », a expliqué François-Corneille Kèdowidé. Cette inspection, poursuit-il, permettra d’apprécier les atteintes à l’environnement et les nuisances environnementales générées par les activités desdites morgues. De manière détaillée, les inspecteurs évalueront les risques environnementaux liés aux activités dans les morgues et vérifieront l’existence de différents documents. Ils feront également des recommandations appropriées pour l’amélioration de la situation environnementale et sanitaire de ces structures. Par ailleurs, le directeur de l’Abe lance un appel aux populations pour dénoncer les morgues illégales dont elles ont connaissance afin qu’il soit mis un terme à leurs activités. « Nous avons déjà fermé deux morgues qui étaient dans ce cas », a-t-il conclu? Actualités 21 sept. 2022


Implantation d’un complexe brassicole à Sèmè-Podji: La Boad et Ccdbc signent un contrat de prêt de 20 milliards F Cfa
La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny et la Boad ont signé, lundi 19 septembre dernier à Cotonou, un contrat de prêt de 20 milliards F Cfa. Ce fonds servira au financement partiel du projet d’implantation d’une ligne de fabrication de canettes et d’exploitation d’un complexe brassicole à Sèmè-Podji. La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny (Ccdbc Sa) bénéficiera d’un prêt de 20 milliards F Cfa de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour mettre en œuvre son projet d’implantation et d’exploitation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la Zone franche industrielle (Zfi) à Sèmè-Podji. Le contrat de prêt a été paraphé, lundi dernier à Cotonou, par Serge Ekué, président de la Boad, et Gilles Guérard, président du Conseil d’administration de la société Ccdbc, en présence du promoteur Elhadj Sayo Zoubérou, président-directeur général du Groupe Dongaco. Pour le président de la Boad, la signature de l’accord témoigne de l’engagement de la Boad à accompagner le secteur agro-industriel ouest-africain à travers la mise en place de concours financiers adaptés. « La Boad poursuit sa philosophie de soutien à l’éclosion des champions nationaux, conformément aux orientations en faveur du secteur privé contenues dans le plan stratégique Djoliba 2021-2025 de la Banque », souligne Serge Ekué. Aussi, justifie-t-il, le projet s’insère dans le programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026) qui, en son pilier II, prône la poursuite de la transformation structurelle de l’économie. Cette collaboration, espère Gilles Guérard, positionnera la société dans un rôle pionnier de l’industrie agroalimentaire, ce qui constitue à n’en point douter, un moyen efficace de lutte contre la pauvreté par la création d’emplois, en plus d’apporter de la valeur ajoutée à l’économie béninoise. La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny est désignée nouvel embouteilleur au Bénin et au Togo des produits de la marque Coca-Cola par la société The Coca-Cola Company (Tccc) depuis le 1er juillet 2022, rappelle le président du Conseil d’administration. Il se réjouit de l’accompagnement «conséquent » de la Boad pour les investissements nécessaires visant à faire de la société un hub industriel par la production et la commercialisation des boissons en cannettes, bouteilles plastiques et bouteilles en verre cassable. Le projet de complexe brassicole aidera le Bénin à migrer vers un développement économique profitable à toutes les populations de ce pays, avance-t-il. Assurances En soutenant le projet, la Boad fait œuvre utile non seulement pour le Bénin mais aussi pour toute la sous-région, dira le président Ekué, en ce sens qu’il s’agit d’une première dans l’espace Uemoa qui permettra de satisfaire la demande des brasseurs pour ce type d’emballages de plus en plus utilisés et conformes aux normes environnementales. Le financement du projet porte à 901,386 milliards F Cfa, le volume global des engagements de la Banque au Bénin, dont 36,381 milliards F Cfa en faveur du secteur agro-industriel. Gilles Guérard dit mesurer la responsabilité liée à l’engagement pris et assure que Ccdbc Sa a pleine conscience des défis et opportunités que représente ce challenge. Elle entend «œuvrer inlassablement à la réussite du projet », ajoute-t-il, avant de rassurer que les dispositions sont prises en vue d’atténuer au maximum les impacts négatifs de la mise en œuvre du projet sur l’environnement. Un Plan de gestion environnementale et sociale (Pges) d’un budget de 15,4 millions F Cfa est élaboré pour juguler l’encombrement du sol par les gravats de construction, la pollution de l’air due aux soulèvements particulaires, la production de déchets liquides et solides. Elhadj Sayo Zoubérou, président-directeur général du Groupe Dongaco et promoteur de la société Ccdbc se veut rassurant quant à l’utilisation des ressources qui seront mises à disposition. « Je prends conscience de la confiance que m’a fait l’institution et aussi de l’exemple que nous devons donner à travers ce financement privé majeur», laisse-t-il entendre. « Et pour y parvenir, s’engage-t-il, nous ne lésinerons pas sur la qualité de la ressource humaine requise. » Le promoteur saisit l’occasion pour plaider, au nom des opérateurs économiques du Bénin, en faveur d’un partenariat durable et franc entre le secteur privé et la Boad. Encadré Plus de 263 millions de canettes à produire par an Le projet d’implantation d’une ligne de fabrication de canettes et d’exploitation d’un complexe brassicole sera déployé sur le site de la société Dongaco dans la zone de Sèmè-Okoun comportant déjà une dizaine d’usines agroalimentaires et industrielles. Tel que conçu, il permettra de fabriquer en moyenne 263 millions de canettes par an. Ainsi, la société compte détenir une part de marché de 76 % dès la deuxième année d’exploitation pour la production de boissons gazeuses. Elle produira 385 000 hl de boissons gazeuses dès la première année et 730 000 hl à partir de la cinquième année, en moyenne 7 300 hl d’eaux minérales sur la période et 64 millions de canettes dès la première année et 200 millions de canettes à partir de la quatrième année. La capacité nominale de la ligne de fabrication est évaluée à 1000 canettes de 33 cl par minute, soit une capacité annuelle de 144 millions de canettes sur une base pessimiste de 242 jours de production par an. La société exploitera la ligne de production de boissons gazeuses (soda) d’une capacité de production de 138 hl par jour, à partir du concentré qui sera importé depuis l’Egypte, à travers le réseau de The Coca-Cola Company (Tccc). La capacité de production est estimée à 1700 canettes/min soit 102 000 canettes l’heure. D’un coût total de 40 milliards F Cfa, le projet devrait générer une centaine d’emplois directs et contribuer au renforcement du tissu industriel béninois et de l’économie locale et nationale. C. U. P. Société 21 sept. 2022


Partenariat entre Mtn Bénin et le Ctm Bénin: Des solutions numériques aux acteurs du tourisme
Le secteur touristique béninois reçoit un coup de pouce de taille. C’est à travers la signature, ce lundi 19 septembre à Bénin Royal Hôtel à Cotonou, d’un contrat de partenariat entre le réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin et le Consortium touristes par millions (Ctm Bénin). Le réseau Gsm Mtn Bénin accompagne les acteurs du tourisme du Bénin réunis au sein du Consortium touristes par millions (Ctm Bénin). L’acte de formalisation de cet appui a été signé, ce lundi, par Uche Ofodile, directrice générale de Mtn Bénin, et Mouinou Dine Bouraïma, président du Ctm Bénin. Grâce à ce partenariat, a fait savoir Uche Ofodile, « Mtn Business mettra à la disposition de tous les adhérents au présent contrat toutes nos solutions numériques innovantes adaptées à leurs besoins ». Ce partenariat, a-t-elle expliqué, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique adoptée depuis 2021 par Mtn Bénin à travers sa stratégie « Transform » qui sous-tend son credo « Tout le monde mérite les avantages d’une vie moderne connectée ». Au nombre des enjeux de cette dynamique, elle a mentionné que sa société compte « bâtir les plateformes les plus diversifiées et les plus valorisantes» et «créer de la valeur partagée». Concernant les actions déjà menées, Uche Ofodile a retenu l’initiation en 2021 de la campagne « Le Bénin que j’aime » et plus récemment « la conférence de valeur partagée » du vendredi 16 septembre dernier aux côtés du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Sur la dernière activité, elle a précisé qu’il a été question pour son entreprise de démontrer que « les entreprises doivent réinventer leurs modèles économiques pour bâtir des partenariats vertueux avec les communautés qu’elles servent ». Des solutions digitales Selon Zathol Hodé, directeur par intérim de Mtn Business, ce partenariat montre une fois encore la volonté de l’opérateur Gsm d’accompagner les entreprises au Bénin. De façon précise, il est question de mettre à la disposition des acteurs du tourisme, de la culture et des arts du Bénin des solutions numériques afin qu’ils puissent mieux travailler et communiquer entre eux. « Il s’agit de mettre à leur disposition aussi bien dans la communication que dans la connectivité des solutions digitales pour permettre de donner plus de visibilité au secteur et de l’accompagner afin de révéler notre pays», a-t-il précisé. Zathol Hodé a mis l’accent sur une solution de communication permettant aux acteurs du tourisme «incorporés dans le groupe d’utilisateurs de s’appeler gratuitement moyennant des frais mensuels ». En ce qui concerne la connectivité, il a cité l’application Y’ello Biz pour la visibilité des entreprises déclinée en quatre à savoir le Bon plan pour communiquer sur un produit ou un événement, l’Univers services, l’Univers actualité et l’Univers annuaire. Mouinou Dine Bouraïma a tenu à saluer les actions du gouvernement du président Patrice Talon au niveau du tourisme. A l’en croire, il n’a jamais été noté un engagement institutionnel aussi fort au profit du secteur touristique au Bénin. La signature du présent contrat qui vient en appui aux actions du gouvernement est « historique, voire inédite », a-t-il soutenu. Mieux, a-t-il poursuivi, cet acte témoigne de la volonté de Mtn Bénin d’accompagner les entreprises et les communautés pour le développement du pays. Grâce à ce contrat, les membres du Ctm Bénin, a-t-il noté, pourront bénéficier des avantages liés aux solutions numériques proposées par Mtn Bénin. Il en sera de même pour les acteurs de la culture et des arts au Bénin, a complété le président du Ctm Bénin avant de s’engager au nom de son creuset à respecter les clauses du contrat. En guise de réponse, la directrice de Mtn Bénin a assuré qu’elle « ne ménagera aucun effort ni aucun moyen pour donner pleine vie à ce partenariat et répondre aux attentes de toutes les parties prenantes »? Société 20 sept. 2022


Alexandre Adjinan au sujet de la rentrée scolaire 2022-2023: « Les enseignants sont prêts parce qu’ils aiment leur métier… »
  Alexandre Adjinan, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin (Snestfp-Bénin), se prononce sur les diligences faites pour une bonne reprise des classes. Il exprime à l'occasion quelques doléances des enseignants. La Nation : A cette rentrée scolaire, quel est l’état d’esprit du corps enseignant ? Alexandre Adjinan : Au niveau des enseignements maternel et primaire ainsi qu'au niveau des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, les enseignants sont prêts. Ils sont prêts parce qu’ils aiment leur métier, parce qu’ils savent qu’ils ont un rôle très important à jouer dans le développement de notre pays, parce que l’éducation est le socle du développement. Ils sont prêts parce qu’ils sont des patriotes et ils se sont toujours sacrifiés pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Pour ce qui concerne le secondaire, presque tous les enseignants sont déjà entrés en possession de leurs emplois du temps. Mais ils ne sont pas satisfaits parce que les problèmes auxquels ils sont confrontés ne sont pas réglés. Que peut-on retenir des négociations gouvernement-centrales syndicales en prélude à cette reprise ? Il faut dire que nous avons eu à dénoncer cette méthode du gouvernement qui consiste à appeler les représentants des travailleurs non pas pour négocier, mais pour les informer tout simplement des diligences faites, c'est-à-dire des dispositions prises dans le cadre de la rentrée. C’est vrai que l’éducation est la priorité des priorités, mais les travailleurs des autres secteurs ont également des problèmes. On ne devrait pas bloquer les négociateurs jusqu’à la veille de la rentrée. Cela dit, qu’est-ce qu’on peut retenir essentiellement ? Nous pouvons dire qu’il y a eu des annonces. Quid de l’annonce d’une avance sur salaire au profit des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) ? C’est au cours de la rencontre avec les partenaires sociaux que le gouvernement a annoncé qu’il paiera une avance d’un mois de salaire aux Ame. C’est un pas dans la bonne direction. Mais en principe, nous estimons qu’à défaut de leur payer les primes de rentrée, il serait mieux que le gouvernement appelle cela une allocation destinée aux Ame pour effectuer la rentrée. Nous aurions souhaité qu’on ne considère pas cela comme une avance, mais une allocation qui s’apparente à la prime de rentrée que les autres catégories d’enseignants prennent. Et cela va constituer un véritable motif de soulagement et de satisfaction. Quelles sont les autres décisions attendues pour une année scolaire apaisée ? Pour que l’année scolaire soit fructueuse, le gouvernement doit poser quelques actes. Il s’agit de retourner au quota horaire hebdomadaire aux Ame, soit 20 heures par semaine, au lieu des 28, voire 30 heures attribuées depuis trois ans, qui dépassent leurs potentialités. Ensuite, il faut augmenter leurs salaires. Donc, la revalorisation des salaires annoncée doit aussi concerner les Ame et les payer 12 mois sur 12. En dehors de la situation des Ame, il y a également d’autres problèmes à régler. Prenons le cas des Agents contractuels de droit public de l’Etat (Acdpe) de la promotion 2016. C’est vrai que la ministre du Travail et de la Fonction publique l’a annoncé lors des négociations. Les contrats à durée indéterminée (Cdi) attendus par ces contractuels de 2016 et 2014 ont commencé à être disponibles. Notre souhait est qu’il y ait de la célérité dans le traitement de ces dossiers afin que les Cdi deviennent disponibles et qu’on pense également à les envoyer en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. En dehors de cela, il y a la formation initiale des Acdpe des promotions 2012 et 2014 qui tarde à venir. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a promis que cette formation va démarrer au plus tard en décembre 2022. Nous espérons que cette date ne va pas connaître un autre report. Ce qui est aussi important, c’est la formation des professeurs adjoints, contractuels de l’Etat et agents contractuels de droit public de l’Etat. Parce qu’il y a de ces professeurs qui ont été formés, recrutés dans les années 2000 à 2005, et également des Acdpe recrutés en 2008 et 2009, ajoutés à ces professeurs de l’Etat; il y a un gros effectif de professeurs adjoints qui attendent d’être envoyés en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. On doit les envoyer en formation parce que les professeurs adjoints sont plus nombreux et font pratiquement 95 % de l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges du Bénin. Nous le disons parce que nous avons près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et Acdpe. Mais sur cet effectif, il y a seulement 1 181 élèves professeurs certifiés et professeurs certifiés. Cela veut dire que les élèves professeurs certifiés sont ceux qui attendent d’être formés pour devenir professeurs certifiés. Ils ne sont pas encore des professeurs certifiés parce qu’ils ont la maîtrise. Et parmi les 1 181, il y a également les membres de l’administration scolaire à savoir les proviseurs, les chefs d’établissements, les censeurs et les directeurs des collèges à second cycle, ainsi que les cadres à divers niveaux du secteur de l’éducation. Donc, lorsqu’on fait le point, sur l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges, surtout dans les classes de second cycle, il y a seulement 5 % de professeurs certifiés sur près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et agents contractuels de droit public. Donc, il est urgent que les professeurs adjoints des différentes promotions soient envoyés en formation pour être qualifiés à intervenir dans les classes de second cycle, et l’offre éducative sera ainsi améliorée. Il y a aussi les problèmes des formations qui ne sont pas terminées. Il s’agit de la situation des enseignants qui ont des problèmes dans les écoles normales. Des recalés qui attendent une dernière chance au niveau de l’Ecole normale supérieure de Natitingou et des problèmes à régler au niveau de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. C’est sans oublier le cas des enseignants en situation de reversement. Ces problèmes doivent être réglés. Quand le gouvernement va poser ces actes, les enseignants auront le moral au top pour faire de cette année scolaire une année réussie. La question de la formation résolue, peut-on s’assurer de meilleurs résultats au terme de cette année scolaire ? Au-delà de tout cela, il y a une préoccupation très sensible que nous n’occultons jamais. Il s’agit de la situation des 305 enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire dont les contrats ont été résiliés pour n’avoir pas participé à l’évaluation organisée par le gouvernement les 24 août et 7 septembre 2019. L’appel que nous lançons au chef de l’Etat qui a le dernier mot par rapport à cette situation est de voir les conséquences de cette décision sur les concernés et leurs familles d’une part et sur le système éducatif béninois d'autre part. Et puisque les conséquences sont nombreuses, nous voudrions prier le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ses collègues-là pour le bonheur de leurs familles et du système éducatif béninois. En dehors de ceux-là, il y a également les pré-insérés qui ont vu leurs contrats résiliés aussi parce qu’ils ont protesté contre les 28 h et 30 h et ont refusé de surveiller une évaluation. Cela a suffi pour qu’on résilie également leurs contrats au cours de l’année écoulée. Nous voudrions prier également le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ces Ame aussi, parce que le système éducatif béninois en a besoin. Les 305 sont des enseignants qualifiés. Les Ame sont également des gens qui sont reçus au test organisé par le gouvernement. Nous ne pouvons pas les oublier. Les 305 appartiennent à une promotion à travers laquelle, je m’identifie. Il faudrait qu’on les intègre. Quel est votre mot de la fin ? Je voudrais dire aux élèves de savoir que la reprise est effective et que l’avenir se prépare. Chacun doit prendre le travail au sérieux. Les parents doivent donner les moyens à leurs enfants et faire le suivi, parce qu’il y a certains qui ne passent pas dans les établissements pour s’enquérir du niveau d’évolution, et c’est à la fin du premier trimestre ou semestre qu’ils se réveillent. Ce n’est pas normal. Que les parents n’abandonnent pas les enfants aux enseignants dans les lycées et collèges. A l’endroit des collègues enseignants, je dis beaucoup de courage? Education 19 sept. 2022


Rentrée des classes: L’appel du gouvernement aux acteurs de l’école
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au nom du gouvernement, s’est adressé aux acteurs de l’école. Il met chacun d’eux devant ses responsabilités pour que soient relevés les défis de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre. « L’éducation, arrhes de l’univers et d’une survie collective ». C’est autour de ce thème fédérateur que le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, veut que les activités scolaires tournent tout au long de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre, sur toute l'étendue du territoire national. Comme de coutume, l’autorité ministérielle, au nom du gouvernement, rappelle à chaque acteur ses responsabilités. Le ministre demande aux parents d’élèves de ne pas manquer de mettre à la disposition des enfants un minimum de fournitures pour leur permettre de développer les compétences attendues d’eux. Ils doivent leur garantir une alimentation saine et équilibrée, gage d’une bonne santé mentale et physique, et maintenir les contacts périodiques avec leurs enseignants afin de s’assurer de leur présence effective aux cours et du sérieux dont ils doivent faire montre dans leurs apprentissages. Quant aux enseignants, Salimane Karimou, les exhorte à l’accomplissement de leurs obligations professionnelles telles qu’elles sont inscrites dans les différents actes réglementaires et dans leurs cahiers des charges. « Le métier que vous avez choisi ou que vous exercez par défaut n’est pas un métier comme les autres. En dépit des nombreuses contraintes et exigences qu’il renferme, il est indéniablement le plus beau métier du monde. Soyez donc fiers d’être l’artisan qui, dans sa moule, façonne le constructeur, le développeur et protecteur de l’immortalité. Cela n’a pas de prix. Certes, vous avez besoin du minimum vital pour accomplir votre mission dans de bonnes conditions. L’Etat en est conscient et s’y emploie », souligne le ministre à l’égard des enseignants. Salimane Karimou les félicite notamment pour les avancées significatives de l’école béninoise au regard de ses résultats qui ne font que s’améliorer d’année en année. La belle preuve, souligne-t-il, l’année scolaire 2021-2022 a enregistré pour le compte des examens de fin d’année des scores éloquents marqués par des taux de 81,85 % au Certificat d’études primaires (Cep) ; 66,46 % au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et 60 % au Baccalauréat. Sur les chapeaux de roue Toutefois, le ministre invite les enseignants à bannir les comportements qui entraînent certains dysfonctionnements et vices qui risquent, si on n’ y prend garde, de plomber les efforts. Lesquels ont noms, entre autres: absentéisme et retard injustifiés, alcoolisme, détournements, harcèlement, vols, mauvaise gestion, inconscience professionnelle, agressions verbale ou physique, violence sous toutes ses formes. A l’endroit des apprenants, Salimane Karimou leur rappelle la fin des vacances et la reprise des classes après plus de deux mois de repos. Pour lui, la meilleure manière de témoigner leur gratitude à l’égard de l’Etat et de leurs enseignants, afin de les inciter à mieux se donner pour eux, c’est d’être ponctuels, assidus, pugnaces et attentifs. Les apprenants ne doivent pas perdre de vue qu’en plus d’être l’espoir de leurs parents, ils constituent l’avenir du Bénin, fait-il savoir. Le ministre rassure de l’engagement du gouvernement à jouer sa partition. Selon lui, l’Etat a mis en place et à temps les moyens devant permettre aux enseignants de démarrer les cours dès ce lundi 16 septembre, premier jour des classes. Les enfants des écoles déjà couvertes par le Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi), auront droit à leur premier repas chaud de l’année scolaire 2022-2023 dès ce premier jour à partir de 19 heures, assure l’autorité ministérielle. Salimane Karimou salue l’augmentation exponentielle du nombre d’écoliers ayant bénéficié de repas chauds, passant d’environ 750 000 à 1 080 000 depuis avril 2022. « C’est dire que l’engagement du gouvernement à faire passer le taux de couverture de 51 % à 75 % a été tenu », se réjouit-il? Education 19 sept. 2022


Lancement du dispositif « Talents africains à l’international »: Déployer 250 jeunes diplomés dans 150 entreprises de l’Uemoa
Le ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’emploi a procédé, ce jeudi 15 septembre à Cotonou, au lancement du dispositif « Talents africains à l’international » pour le compte du Bénin. Cette phase pilote du programme vise à renforcer l’employabilité de 250 jeunes à déployer dans 150 entreprises de la zone Uemoa désireuses de s’internationaliser. Jeunes diplômés et chefs d’entreprises, à vos marques! Le dispositif «Talents africains à l’international» (Tai) initié par le Réseau des organismes de promotion du commerce des Etats membres de l’Uemoa (Ropc/Uemoa) entre dans sa phase active. Lancé hier à Cotonou pour le compte du Bénin, ce programme pilote pour la période 2022-2023, qui couvre également le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, vise à offrir à 250 jeunes l’opportunité de renforcer leurs compétences et de travailler avec le statut de Volontaires internationaux en entreprises. Mécanisme inspiré du Volontariat international en entreprise (Vie) français, Tai a pour triple ambition de renforcer l’employabilité des jeunes diplômés, l’internationalisation des entreprises et les échanges commerciaux intra et extra-Uemoa, indique Modeste T. Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’emploi. Le programme vient appuyer les politiques nationales en matière d’emploi et de commerce international au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), apprécie-t-il. Le dispositif favorisera le développement international des entreprises et organisations professionnelles intermédiaires, notamment celles qui souhaitent conquérir l’espace Uemoa et au-delà, en facilitant leur accès à des jeunes talents diplômés et motivés, se réjouit Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce. Il contribuera ainsi, espère-t-il, à booster les échanges intra-communautaires qui ne représentent que 17,2 % de l’ensemble des exportations, tandis que la part des exportations de l’Union vers l’Europe est évaluée à 48,9 %. Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), exhorte les entreprises partenaires et tous les acteurs clés du projet à travailler en synergie pour l’atteinte des résultats.   Avantages Pour cette phase pilote, l’objectif visé est le déploiement de 250 jeunes Tai dans 150 entreprises désireuses de s’internationaliser, précise Yawovi Batchassi, représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin. Ainsi, les jeunes diplômés se verront confier une mission professionnelle de 12 à 24 mois à l’étranger pour explorer de nouveaux horizons et accroître l’attractivité de leur profil, renchérit Augustin Hounnou, chef de l’Unité nationale de gestion de Tai-Bénin. Avec le statut de volontaire, poursuit-il, ils percevront, pendant toute la durée de leur mission, une indemnité exonérée d’impôts sur le revenu dont le montant dépend du pays, à laquelle s’ajoutent la prise en charge des frais de voyage ainsi que la protection sociale. Pour être éligible, le candidat doit avoir entre 21 et 35 ans et être titulaire d’un diplôme reconnu par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Il doit également être médicalement apte, jouir de tous ses droits civiques et faire preuve d’esprit d'initiative et d’une forte motivation. Quant aux entreprises, elles doivent être établies dans l’espace Uemoa depuis au moins deux années, inscrites au registre des entreprises et en règle avec la législation fiscale et intéressées à développer des courants d’affaires. La plateforme https://www.monvolontariattai.com est dédiée à l’inscription et aux renseignements sur le dispositif. Le programme bénéficie de l’appui du Fonds de solidarité pour les projets innovants (Fspi) du gouvernement français, de Business France, du Centre du commerce international (Itc), de l’Organisation internationale des volontaires (Oiv), de l’Agence inter-gouvernementale de la Francophonie (Aif). Economie 16 sept. 2022


Aspirants au métier d’enseignant: La reconstitution de la base de données annoncée
De nouveaux Aspirants au métier d’enseignant vont intégrer la base de données dans les prochains jours. C’est l’une des décisions prises, mercredi dernier, en Conseil des ministres, pour permettre une rentrée scolaire apaisée et surtout la présence effective d’enseignants dans toutes les classes. De nouveaux Aspirants au métier d’enseignant (Ame) vont intégrer, d’ici peu, la base de données mise en place dans le cadre de la réforme qui a mis fin au système des vacataires et autres types d’enseignants saisonniers dans le secteur de l’éducation. C’est ce qu’a décidé le gouvernement en Conseil des ministres, mercredi dernier. Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, explique que cette décision s’inscrit dans la dynamique de l’Exécutif de réussir le double challenge « une classe, un enseignant » dans l’enseignement primaire et de combler le déficit d’enseignants au niveau des collèges. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en vue du démarrage effectif des cours, le Conseil des ministres du 3 août dernier avait autorisé le déploiement de 4 407 nouveaux Aspirants au métier d’enseignant au profit des écoles primaires publiques. En réalité, l’effectif total des Aspirants au métier d’enseignant à la base est suffisant pour réaliser les ambitions du gouvernement. Sauf qu’entre la mise en place de la base de données et l’expression des besoins actuels, un fossé s’est créé, explique le porte-parole du gouvernement. Sur le parcours, plusieurs enseignants, ayant certainement trouvé de meilleures opportunités professionnelles, ne sont plus disposés à offrir leurs prestations comme Aspirants. Cela a clairement été constaté au terme du délai dans lequel les ministères en charge des enseignements primaire et secondaire les ont appelés à confirmer leur disponibilité à être en position de classe. Ce qui imposait une mise à jour de la base de données. Cette reconstitution s’est imposée davantage avec l’imminence de la rentrée scolaire et l’obligation pour le gouvernement de la rendre apaisée, comme il le fait déjà à travers plusieurs mesures. Dans les prochains jours, l’opportunité sera donc donnée à plusieurs jeunes diplômés en quête d’emploi de participer au test qui sera organisé par le gouvernement pour intégrer la base de données aux fins d’être mis à la disposition d’un établissement public. Des faveurs aux Ame La reconstitution de la base de données fait partie des décisions déjà prises par le gouvernement concernant les Aspirants au métier d’enseignant. Pour cette année scolaire 2022-2023 qui s’annonce, ils ont été acceptés aux journées pédagogiques, contrairement aux années antérieures. Mieux, ils ont bénéficié d’une faveur particulière du gouvernement. Avant la rentrée, une avance sur salaire leur est accordée pour les aider à commencer l’année scolaire dans de bonnes conditions. Selon le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, cette avance ne sera prélevée qu’à partir de janvier prochain. Et ce n’est pas tout ! A en croire les membres du gouvernement, les décisions imminentes concernant la revalorisation des salaires et l’augmentation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) pourraient impacter cette classe d’enseignants. Le porte-parole du gouvernement l’a confirmé au cours d’une sortie médiatique. Dans tous les cas, en attendant mieux, les Ame peuvent se réjouir de leurs conditions qui sont nettement meilleures à celles qu’ils vivaient lorsqu’ils avaient le statut de vacataire. Actuellement, ils bénéficient d’une sécurité sociale et d’une sédentarisation. Cependant, ils ne manquent pas de nouvelles doléances. La plus importante à leurs yeux, c’est la perception de salaires durant tous les douze mois de l’année civile. Un appel qui pourrait bien être entendu dans les prochains jours par le gouvernement. Actualités 16 sept. 2022


Bénin : Le délai de payement des factures d'eau passe à cinq jours
La SONEB rappelle à sa clientèle que le délai règlementaire de paiement des factures d'eau est rigoureusement de cinq jours dès sa réception. C’est ce qu’a annoncé Sylvain Migan, directeur général de la société. Il n’est plus désormais possible de ne pas payer sa facture d'eau à bonne date. Bien décider à réglementer cette opération, la Direction Générale de la Société Nationale des Eaux du Bénin rappelle à ses clients que les factures d'eau doivent être obligatoirement payées dans cinq jours au maximum après la réception. La structure invite ses abonnés à respecter ce délai en faisant usage des différents canaux de paiement offerts, afin de s'épargner les désagréments liés à l'interruption de la fourniture d'eau et à la dépose des compteurs. L’entreprise exhorte la population « à exiger de tout agent qui se présente chez eux, pour quelque motif que ce soit, la présentation d'un badge portant sa photo, son identité, son contact, le nom de la structure qui l'emploie et le logo certifié ISO de la SONEB; et à dénoncer aux services compétents, toute personne non mandatée par elle qui se présente à leurs domiciles ». Pour payer votre facture en ligne et en moins de 2 minutes, rendez-vous sur www.soneb.bj ou sur soneb.service-public.bj   Actualités 15 sept. 2022


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