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Nouvelles

Création d'établissement financier : L'église catholique béninoise annule son avis d'appel public à l'épargne
La Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) notifie et rectifie formellement l'emploi des termes « bank », « banque » ou « bancaire » dans la dénomination commerciale de son établissement financier en création. Mgr Eugène Cyrille Houndékon, président de la commission de l'Economie et des Finances de la Ceb, a porté l'information à la connaissance du public par communiqué en date de ce jeudi 25 août 2022. Il annonce de même l'annulation de l'avis d'appel public à l'épargne publié le 14 juillet 2022. Lire le communiqué : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/08/CEB-COMMUNIQUE-RECTIFICATIF-ICTUS.pdf" title="CEB COMMUNIQUE RECTIFICATIF ICTUS"] Actualités 26 août 2022


Exposition de la collection "Mes origines" :Des peintures et dessins pour un retour aux sources
Des œuvres photographiques et artistiques qui font appel aux origines ; des dessins et peintures qui montrent l’importance des valeurs culturelles et cultuelles, des us et coutumes… L’exposition itinérante de la collection "Mes origines" a entamé sa dernière étape, samedi 13 août dernier au centre Enakpami. Pendant cinq jours, le centre Enakpami sis à Abomey-Calavi arbore des œuvres d’arts, des créations accessibles aux populations de jour comme de nuit. C’est au titre de l’exposition collective "Mes origines" qui est la dernière étape d’une série itinérante à travers cinq villes que sont Natitingou, Abomey, Porto-Novo, Cotonou et Abomey-Calavi. Cette exposition s’inscrit dans le cadre des activités de l’initiative d’accès gratuit à la culture pour tous au Bénin. Au lancement de cette initiative, quinze participants ont été sélectionnés par appel à candidatures et sur présentation de leur travail. Ils ont ensuite suivi un atelier de formation sur les technologies de l’information et de la communication, la photographie d'art, la vidéo d'art, le graphisme, le montage vidéo pour renforcer leurs capacités. Une sortie d'inspiration et d’immersion artistique et culturelle sur Porto-Novo leur a permis de visiter les musées ou sites touristiques du Bénin. Les participants ont alors été mis en résidence de création avec des travaux pratiques, laboratoires de recherche, projets collectifs et individuels…, qui ont conduit aux œuvres photographiques objets de la présente exposition collective. « La présente exposition est donc une restitution de toutes ces expériences pratiques sous forme d’exposition itinérante dans 05 villes dont nous sommes à la dernière étape. Cette restitution a pour but de présenter les nouvelles créations de ces jeunes au public et de montrer la qualité actuelle de leur travail suite à ces nouvelles connaissances indispensables à un relèvement de leur niveau. La population a pu découvrir à chaque vernissage, une variété d’œuvres de qualité réalisées dans de nouveaux styles de travail », fait savoir Ghislain Fandohan, directeur du centre Enakpami. A ces œuvres, se sont ajoutées des réalisations des enfants et élèves de la communauté d’Akassato en initiation artistique au Centre Enakpami. Ces enfants et élèves ont travaillé sur leurs noms de famille dont ils ont cherché les significations puis leurs panégyriques claniques. Ils ont traduit tout cela en dessins et peintures d’où le thème de l’exposition «Mes Origines », en appel à un retour aux valeurs culturelles, cultuelles, aux us et coutumes. «C’est donc une contribution picturale à la promotion puis la valorisation de notre identité culturelle, gage de notre développement sur tous les plans », a expliqué Ghislain Fandohan, directeur du centre Enakpami? Culture 19 août 2022


Bénin : Après son départ du Br, Abimbola fait une promesse
Dans une publication faite sur Facebook ce mercredi, Jean Michel Abimbola promet  des clarifications, les prochains jours, sur sa position après les évènements qui ont conduit à son départ du Bloc Républicain en 2021. Lire ci-dessous l'intégralité de sa publication. Chers amis, chers sympathisants, A la suite des événements qui ont conduit en avril 2021 à ma démission du Bloc Républicain et dont la confirmation vous a été officiellement donnée par ce même canal le 1er mai 2021, vous êtes restés nombreux à attendre et à espérer ma prise de parole, qui pour des clarifications, qui pour connaître ma nouvelle destination partisane. A cet effet, je voudrais féliciter et remercier chacun de vous pour la patience, le calme et la confiance observés depuis lors, particulièrement vous tous qui, convaincus que c’était la meilleure option du moment, aviez décidé en toute responsabilité, de me témoigner votre soutien en me rejoignant, tout en vous rassurant que nous continuerons de travailler aux côtés du Président Patrice TALON pour la concrétisation de sa vision pour le mieux-être de nos populations. Dans cette perspective, et face aux mouvements qui s’observent sur la scène politique nationale depuis quelques jours, j’estime comme vous, qu’il est temps pour nous de nous prononcer. Dans l’impossibilité de consulter pour l’instant chacun de vous individuellement et au regard de la confiance mutuelle qui a toujours été le fondement de notre relation, je voudrais, en prélude à une série de rencontres imminentes, vous inviter à garder le calme et la sérénité qui vous ont toujours caractérisé tout en vous promettant que dans les prochains jours, une déclaration officielle viendra clarifier notre position. En tout état de cause, je sais pouvoir compter sur chacune et chacun de vous pour l’adhésion sans faille aux idéaux que nous avons toujours portés ensemble Restons mobilisés et que Dieu bénisse notre cher pays. Actualités 17 août 2022


Fédération béninoise de Cyclisme: Des talents révélés à la course de détection
La Fédération béninoise de Cyclisme a organisé samedi 13 août dernier une course de détection dans la commune d’Akpro-Missérété. Plusieurs cyclistes se sont révélés pendant que certains se sont confirmés lors de cette compétition. Au total, 12 coureurs ordinaires dont 2 dames ont été retenus à l’issue de cette randonnée cycliste. Chez les Juniors, Exodus Saïzonou de Saphir Vélo Club chez les hommes et Charlotte Mètoévi de Zoum Zoum Vélo Club, chez les Dames ont prouvé le bien qu’on pense d’eux en dominant leur course dans cette catégorie. Au niveau des U23, Emile Houéto a créé la sensation en terminant sur la première marche du podium. Le jeune coureur espoir de Sas Vélo Club, lancé sur les 70 Km chez les Elites a damé le pion à ses aînés Romuald Soudji (Guépard Vc) et Gaïrani Fousséni en franchissant en premier la ligne d’arrivée. Résultats -Coureurs vélos ordinaires retenus Chez les garçons Houssou Firmin Yetongnon Arnaud Doffonssou Edmond Dah Lokonon Moutaessur Amen Sènou Tovoedjrê Claude Ahoton Houénagnon Mitrodé exocé Tovoedjrê Robert Vital Adjovi Chez les Filles Sena Nadège Vignon Fodo Podium des Élites 1- Kinnouezan Honoré 2- Sagbo Emmanuel 3- Lokossou Christian Podium U-23 Houéto Émile ( Sas Vc) Soudji Romuald (Guépard Vc) Fousséni Gaïrani Chez les garçons (Juniors) 1er -Exodus Saïzonou (Saphir Vc) 2e -Modeste Yétognon (Paco Vc) 3e -Célestin Yehoumè (Guépard Vc) Chez les Dames (Juniors) 1ère -Charlotte Mètoévi (Zoum Zoum VC) 2e -Yvette Vido (Zoum Zoum) 3e -Solange Bodjrènou (Injeps) Sports 16 août 2022


Peintures de Claudine Dan: Des chefs-d’œuvre inspirés de la géométrie
A première vue, l’on se pose mille et une questions sur les créations de Claudine Dan, artiste peintre béninoise vivant en France. Mais en réalité, ses œuvres renvoient souvent à des notions mathématiques connues. Des vicissitudes de la vie peintes sur toiles dans un langage mathématique qui rappelle les figures géométriques apprises à l’école. Ces œuvres d’art sont la particularité d’une artiste peintre : Claudine Dan, Béninoise vivant en France. Professeure de mathématiques de profession, elle réalise souvent ses œuvres en utilisant des formes géométriques de sa matière d’enseignement, sauf qu’ici, elle ne les dessine pas. « Il y a des œuvres que j’ai peintes la nuit en observant les étoiles. Sur l’une de ces œuvres, vous verrez des points qui sont en réalité les projections des étoiles sur la terre. Chaque étoile projetée représente un être humain. Autrement dit, chacun de nous représente une étoile projetée sur terre. Là, vous avez la projection qui est une notion mathématique (rires) », illustre l’artiste. En plus des projections orthogonales, Claudine Dan fait recours à d’autres notions telles que la symétrie centrale axiale et l’angle. Cette part de maths revient de façon naturelle et spontanée dans l’aboutissement de ses œuvres: c’est la fractale, une répétition d’une forme à l’infini. « Cette notion m’habite», assure l’artiste. Plusieurs de ses tableaux à l’image de « Feu d’artifice » et « Sérénité » sont actuellement en exposition à Ouidah. Dans ses œuvres en général, la professeure de mathématiques aborde les thématiques liées, entre autres, « à nos parcours ou cycles de vie ». « Je les aborde parce que je me suis rendu compte que chacun de nous naît à un endroit, certains y restent et d’autres partent. Il y en a qui reviennent et d’autres partent sans jamais revenir. J’ai observé que ce cycle est récurrent et incontournable », explique-t-elle. Claudine Dan vient à Cotonou deux fois par an pour enseigner son art aux enfants. Au palais de la Marina, par exemple, les toiles de l’espace d’animation artistique de l’exposition diptyque ont été peintes par les apprenants de l’école inclusive de Louho (Porto-Novo) sous sa supervision. Ces tableaux montrent aussi la fractale. Une façon pour elle de transmettre les notions de géométrie aux apprenants. Reconversion Elle n’était pas une praticienne d’arts plastiques. L’histoire de Claudine Dan avec la peinture a commencé sur le chemin des mathématiques. Ne pouvant plus enseigner en raison de son état de santé, elle a décidé, parallèlement aux soins médicaux, d’écrire les mathématiques en bande dessinée en plusieurs tomes pour laisser aux apprenants « le fruit de son parcours ». Ce projet qui implique des compétences en dessin l’a conduite aux beaux-arts à Besançon. « Donc, ce qui m’a amenée dans l’art, ce n’était pas de peindre des tableaux ou de faire les ateliers peintures que je fais maintenant», relève-t-elle. L’envie d’exprimer ce qu’elle ressent au plus profond d’elle-même sur une toile est née suite aux cours qu’elle a suivis à Besançon notamment sur le modèle vivant. Celui-ci consiste à faire le dessin portrait de personnes qui posent toutes nues durant deux heures. Mais sa liberté de créer dont elle parle va au-delà du modèle vivant, car cela ne nécessite ni une pose ni un objet à reproduire. C’est donc à ce niveau de création que Claudine Dan dit s’être retrouvée en fin de compte. Elle peint sur tout objet mais beaucoup plus sur toile. De l’ombre à la lumière La carrière de Claudine Dan a vraiment décollé en février 2018 quand elle a exposé ses œuvres à l’ambassade du Bénin à Paris. Elle souligne que c’était grâce à l’un de ses compatriotes qui l’a repérée sur les réseaux sociaux et introduite auprès du chef de la représentation diplomatique du Bénin en France. C’était aussi, raconte-t-elle, la première fois depuis sa création que l’ambassade abritait une exposition du genre. L’événement était dénommé ‘‘ Retour à la source ’’, et Claudine Dan rappelle avoir exposé une cinquantaine d’œuvres. « Il y a avait tout le corps diplomatique du Bénin, des membres de l’Unesco, des ambassadeurs, des Béninois de la diaspora et plusieurs autres invités. Ce fut un très grand événement. Et c’est là qu’a décollé vraiment mon activité artistique sur la partie retour vers mon pays natal et d’origine, le Bénin », raconte-t-elle. La professeure de mathématiques a ensuite exposé à l’Unesco à Paris où elle a représenté le Bénin à la Semaine africaine. Elle a aussi exposé dans plusieurs autres lieux en France dont notamment à Bnp, Le Crédit lyonnais, Galeries Lafayette, dans des maisons de retraite, des hôpitaux, etc. Le succès de ses œuvres en France notamment auprès de ses compatriotes lui a donné la force de revenir au Bénin pour mieux se faire connaître. Ses peintures peuvent être accueillies par tout type de public et à tout endroit. « J’ai mes œuvres à la Basilique de Ouidah, à la Grotte mariale à Dassa, au diocèse de Besançon, etc. J’ai des œuvres que j’ai installées dans des églises à la demande des prêtres exorcistes… », détaille Claudine Dan. Au-delà de la France et de l’Europe, ses créations sont aussi sollicitées dans les Amériques. Sa passion pour l’enseignement, héritée de son grand-père et de sa mère, la pousse régulièrement à enseigner son savoir-faire artistique aux enfants à travers des ateliers peintures organisés dans plusieurs écoles et d’autres lieux aussi bien en France qu’au Bénin. « Les œuvres que nous créons lors des ateliers peintures, explique-t-elle, restent dans les écoles pour permettre aux enfants de continuer à apprécier leurs créations, de s’habituer à l’art. Cela peut également sensibiliser d’autres enfants…». Pour l’avenir, Claudine Dan souhaite, entre autres, poursuivre sur cette même lancée, c’est-à-dire enseigner la peinture aux enfants. Qui est-elle ? Prodige des mathématiques, Claudine Dan est née à Cotonou et y a fait ses études primaires notamment à l’Ecole primaire publique Sikè Sud. Sa mère en était d’ailleurs la directrice. Elle fit ses études secondaires au Collège d’enseignement général Gbégamey dans les années 80. Après un Baccalauréat C (autrefois appelé Sciences et techniques - ST) en 1987, elle s’inscrit dans la filière mathématiques et physiques (Mp) à l’Université nationale du Bénin (Unb), actuelle Université d’Abomey-Calavi (Uac). Les grèves perlées sur le campus lui ont fait perdre deux années universitaires. Elle décide alors d’aller en Côte d’Ivoire poursuivre ses études dans la même filière. Mais c’était comme si le spectre des grèves la suivait toujours. Elle perd, cette fois-ci, trois ans à l’Université de Cocody. « A un moment donné, j’avais fait une double inscription en Mp à l’Unb et en Mp à Cocody. Quand il y avait des grèves au Bénin, je pars à Abidjan pour rattraper les cours et quand il y avait des grèves à Abidjan, je revenais au Bénin. Je me suis retrouvée en 2e année, après cinq années blanches dans mon cursus universitaire», confie-t-elle. Mais le ciel finira par s’éclaircir quand elle décida d’aller poursuivre ses études en France. Elle s’inscrit à l’Université Paris 7, en 1992, où elle décrocha sa maîtrise en Mp quelques années plus tard. Claudine Dan est ensuite entrée dans l’enseignement public français pour dispenser les cours de mathématiques. Elle a enseigné pendant 20 ans. Parallèlement, elle a poursuivi ses études pour obtenir deux masters. L’un en mathématiques appliquées aux statistiques et l’autre en Santé publique pour préparer les enfants déscolarisés malades dans les hôpitaux aux examens. En France, elle fait partie d’un groupe d’enseignants qui rédigent les nouveaux programmes en mathématiques à l’Institut de recherches des mathématiques. Ce riche parcours lui a permis d’accomplir le rêve qu’elle nourrit depuis la classe de 3e à savoir redonner aux jeunes apprenants les connaissances que d’autres enseignants lui ont transmises. Et elle compte faire pareil dans la peinture, sa seconde vocation. Culture 16 août 2022


Drame: Cette vidéo ne montre pas des djihadistes calcinés par la foudre
Depuis mercredi 3 août dernier, une vidéo transférée de nombreuses fois sur l’application WhatsApp fait croire que des djihadistes sont morts brulés vifs par la foudre dans un village du Burkina Faso. Mais en vérité, il s’agit de la vidéo d’un drame survenu en Tanzanie, il y a trois ans. Des djihadistes sont-ils vraiment morts calcinés par la foudre que des populations d’un village du Burkina Faso ont attirée sur eux alors qu’ils s’apprêtaient à les attaquer ? L’information parait surréaliste, mais c’est bien ce que tente de faire croire une publication vidéo de 29 secondes devenue virale sur l’application WhatsApp depuis mercredi 3 août dernier. On y voit une trentaine de personnes mortes calcinées au milieu d’arbres et de motos qui ont totalement brûlé et dont les restes sont visibles au sol. Plus loin, se trouve un camion-citerne renversé qui est en feu. A l’intérieur du cordon de sécurité établi, s’activent des secouristes et des hommes en uniforme dont des sapeurs-pompiers. Certains se déplacent avec des brancards en main et d’autres donnent ou suivent des consignes. Derrière eux, se trouve un véhicule anti-incendie des sapeurs-pompiers. L’on voit aussi de nombreuses personnes amassées le long du périmètre de sécurité, observant le déroulement des opérations de constat et d’enlèvement des corps. La légende expliquant le contenu de la vidéo mentionne ce qui suit : « Burkina hier, les djihadistes sont arrivés dans un village pour encore commettre leur forfait sans compter sur la puissance des populations. Celles-ci ont envoyé la foudre et les djihadistes ont été calcinés comme ce que vous voyez sur cette vidéo». Le texte fait ainsi croire que les corps calcinés sont ceux des djihadistes venus attaquer des populations burkinabè. Ce qui n’est pas vrai. Vidéo provenant de la Tanzanie Une recherche effectuée avec Google Lens a permis de retrouver des articles de presse illustrés avec des photos identiques aux images de la scène macabre dans la vidéo publiée. On y retrouve un compte-rendu du journal français Le Monde publié mercredi 14 août 2019. La photo d’illustration de l’article a été prise après l’enlèvement des corps. Elle montre nettement le camion-citerne en feu, et les restes des arbres et motos brûlés. Des recherches avancées permettent de retrouver le premier article publié par le journal français au sujet du drame. La photo utilisée, ici, est plus vive. Elle fait voir cinq pompiers à l’œuvre face à une épaisse fumée dégagée par des flammes, un camion-citerne en feu, des corps totalement calcinés et des arbres et engins à deux roues brûlés. Toutes ces photos sont semblables aux images de la vidéo publiée. Au sujet du drame, Le Monde renseigne qu’il s’agit de l’explosion d’un camion-citerne accidenté, samedi 10 août 2019, dans la ville de Morogoro en Tanzanie. Le bilan du drame s’est alourdi à 85 morts à la date du mercredi 14 août 2019, ont écrit Jeune Afrique et plusieurs autres organes de presse. « Les victimes sont principalement des conducteurs de moto-taxi et des habitants qui étaient accourus pour récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne », rapporte Le Monde qui a épinglé une vidéo enregistrée avant l’explosion dans l’article. On y voit effectivement une horde de personnes parmi lesquelles des conducteurs qui ont garé leurs motos et véhicules non loin. Tous s’étaient alors massés sous des arbres en train de récupérer le carburant renversé sur le sol, dans des bidons et autres récipients. Devant ces personnes, se trouvait le camion-citerne tombé sur le côté, et qui a explosé après. Sur Youtube et les réseaux sociaux, on retrouve d’autres vidéos enregistrées sous plusieurs angles avant, pendant et après l’explosion. Si la vidéo provient de la Tanzanie, y a-t-il quand même eu des djihadistes foudroyés en Afrique ou ailleurs ? Les recherches effectuées dans ce sens n’ont abouti à aucun résultat. Verdict La publication partagée sur l’application WhatsApp, depuis mercredi 3 août dernier, est une infox. La vidéo provient de la Tanzanie et non du Burkina Faso. De plus, elle a été déplacée de son contexte. En clair, il ne s’agit pas de djihadistes morts calcinés par une foudre que des populations d’un village burkinabé auraient attirée sur eux au moment où ils voulaient les attaquer. Actualités 16 août 2022


Prof. Philippe Lalèyè sur le choix des filières: « Évitez le suivisme !»
  Une formation, pour quoi faire et avec quel financement ? Prof. Philippe Lalèyè, conseiller technique du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, aide les candidats à se retrouver dans l’offre pléthorique des cursus disponibles. Quels sont les pièges à éviter par les nouveaux bacheliers ? Les nouveaux bacheliers doivent choisir en fonction de leurs capacités et aptitudes. Évitez le suivisme ! C’est en fonction de vos moyennes obtenues au Bac que le classement sera fait. Ce n’est pas parce qu’un ami veut faire telle filière qu’il faut le suivre et opérer le même choix. Ce n’est pas évident que ça puisse prospérer. Aussi, faudrait-il tenir compte des débouchés, de ce que vous voulez devenir après la formation. Il faut savoir qu’on ne fait pas une formation pour rester à la maison. Il faut faire ce qui est bon pour soi et qui peut donner facilement des ouvertures pour son propre développement et celui de la nation. Comment optimiser alors ses chances de sélection ? Il faut prendre le temps de s’imprégner du guide d’orientation. Il a pour but de les accompagner à déterminer les choix. Il faut voir les matières fondamentales qui permettent de faire le classement en fonction du baccalauréat et des filières. Et c’est sur cette base que chacun peut se retrouver et connaître sa capacité afin de faire le choix idéal plutôt que de choisir les filières dans lesquelles ils ne sont pas performants. Quelle sera la prochaine étape ? Après l’orientation, il y a l’ouverture de la plateforme de sélection de recueil des choix de filières dans les universités publiques. Les nouveaux bacheliers seront invités à s’inscrire. Et comme je l’ai dit, il faudrait que les candidats se pressent pour aller faire l’inscription sur la plateforme pour être classés. C’est quand ils auront été classés, qu’ils sauront là où ils ont été mis. Certains concours sont lancés. Les candidats étaient largement informés, mais ça ne rentre pas dans le processus de la plateforme pour obtenir la bourse totale ou partielle? Education 12 août 2022


Promotion de la culture et de l’athlétisme: Be The Best lance le village du Marathon de Porto-Novo
L’Ong Be The Best réédite son amour pour la promotion de la culture et de l’athlétisme dans la ville capitale du Bénin. Elle a lancé, à la Place Dangbéklounon, le 7 août dernier, le village du Marathon de Porto-Novo avec des stands bien achalandés, en prélude à la course proprement dite prévue pour dimanche 14 août prochain. La fièvre de la cinquième édition du Marathon Be The Best de Porto-Novo prévue pour dimanche 14 août prochain monte déjà en intensité. Et ceci, à travers le village du Marathon qui a ouvert ses portes à la Place Dangbéklounon avec des stands bien fournis. Comme les autres éditions, ce village qui a été lancé, juste au lendemain de la marche populaire organisée par l’Ong Be The Best pour annoncer les couleurs du rendez-vous sportif du dimanche 14 août prochain, se veut notamment être un vivier pour la valorisation de la culture béninoise et singulièrement du patrimoine culturel, cultuel et touristique de Porto-Novo. Ainsi, grâce à ce village qui est animé durant les huit jours de 8h jusqu’à l’aube, la population et les visiteurs pourront vivre des animations culturelles, des jeux dotés de cadeaux, des mini-concerts, des rencontres, des projections et des communications sur divers thèmes liés aux potentialités de Porto-Novo et à la richesse de son patrimoine matériel et immatériel, a souligné la directrice exécutive de l’Ong Be The Best, Michaëlle Gayet. Elle invite toute la population à prendre part au village où différentes activités sont prévues pour tous les âges. Le village est également ouvert pour permettre aux athlètes et à tous ceux qui veulent participer au Marathon de s’inscrire, de prendre des informations sur les différents parcours de la compétition à savoir: le Marathon sur une distance de 42,195 km, le semi-marathon de 21,100 km, la course de 10 km et la marche de 10 km. La directrice exécutive de l’Ong Be The Best invite les décideurs politiques, les entreprises, les autorités administratives à divers niveaux et les personnes de bonne volonté à accompagner l’initiative qui vise à révéler la ville capitale du Bénin. Michaëlle Gayet remercie tous ceux qui soutiennent l’initiative depuis cinq ans où l’Ong travaille sur la vie et la santé des femmes, des hommes et des enfants à travers différentes activités. Appels au soutien Procédant à l’ouverture officielle du village, le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, félicite l’Ong Be The Best pour l’organisation de façon régulière depuis 2017 de ce marathon. Lequel est en harmonie, selon elle, avec les priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026). Le préfet encourage Be The Best dans son initiative de promotion du sport dont l’importance n’est plus à démontrer, surtout dans la vie d’un homme et l’édification d’une nation. Le chef service en charge du Sport à la mairie de Porto-Novo, Hèlèche Tognomègni, représentant le maire, a dit toute sa fierté pour l’organisation de ce village qui s’ouvre en prélude au marathon. Pour lui, cette initiative de l’Ong Be The Best vient combler un vide, celui de la promotion d’un marathon dans la ville capitale, comme c'est le cas dans toutes les grandes capitales au monde. Hèlèche Tognomègni se réjouit de la tenue de façon régulière depuis cinq ans de cette compétition qui est en train de devenir un label au Bénin. Le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Viérin Dégon, félicite aussi l’Ong Be The Best pour tous les efforts qu’elle déploie depuis 2017 pour ce marathon qui ne cesse de se professionnaliser avec des coureurs internationaux. Il exhorte les filles et fils de Porto-Novo à se mobiliser pour accompagner l’initiative pour sa pérennité. Car, selon lui, l’organisation d’un marathon n’est pas chose facile. Elle nécessite la contribution de tous, insiste le président de la Fédération béninoise d’athlétisme? Actualités 11 août 2022


Législatives 2023: Le baroud d’honneur de Me Adrien Houngbédji
Le rapprochement entre l’Union progressiste (Up) et le Parti du renouveau démocratique (Prd) tendant à acter une éventuelle fusion des deux formations politiques laisse croire à un sursaut d’orgueil des ténors du parti arc-en-ciel notamment Me Adrien Houngbédji. Il aura joué un rôle clé dans l’animation de la vie politique béninoise aussi bien à travers sa posture d’allié du pouvoir que son statut d’opposant depuis le renouveau démocratique. Me Adrien Houngbédji, leader charismatique du Prd, a eu le beau rôle au lendemain de la Conférence nationale et s’est montré un acteur majeur de l’univers politique national, alternant à merveille ses ‘’jeux politiques’’ sans toutefois perdre de sa superbe. Une position qui laisse à désirer aujourd’hui vu la disgrâce que connaît le parti arc-en-ciel à l’avènement de la réforme du système partisan. Recalé aux dernières législatives, le parti n’aura non plus la rédemption aux élections communales de 2020, manquant de réunir les 10 % des suffrages au plan national pour accéder au partage des sièges. Une fois de plus, le Prd rate le coche de tenir dans l’arène politique le rôle qui a toujours été le sien. Les deuxièmes législatives de l’ère Talon se profilant, l’avenir du parti se joue désormais dans les urnes et l’intérêt des dirigeants à rechercher l’alchimie qui devrait ramener la formation politique au devant de la scène s’impose plus que jamais. Si le rapprochement entre l’Union progressiste (Up) et le Parti du renouveau démocratique donne à penser à une éventuelle fusion des deux formations politiques, il n’en demeure pas moins que la surprenante réunion du samedi 6 août dernier à la résidence de Me Adrien Houngbédji ne laisse aucun doute sur les mobiles d’une telle décision. A l’idée que le Prd risque de rester une fois encore en rade s’il n’arrive pas à sortir la tête de l’eau, il est à imaginer tout le prix qu’attacherait la direction exécutive nationale du parti à voir se réaliser ce vœu si cher à elle. Le partenariat que projettent les deux partis quoique les amarres n’en soient pas encore fixées, nourrit l’espoir de voir le Prd se repositionner dans le cœur de ses militants depuis sceptiques quant à la ‘’remontada’’ annoncée par le leader du parti au lendemain de leur mauvaise fortune. Homme de grande fierté, voir Adrien Houngbédji finir sans le panache des grands jours du parti qu’il a porté à bout de bras est presque impossible et tous les scénarios possibles sont envisageables. Au soir de sa carrière politique, il ne peut qu’espérer mieux pour cette formation politique. L’ardent désir qu’il a de porter le parti à toutes les joutes électorales traduit bien sa hargne de ne point le voir s’étioler. Main tendue Se référant au propos du chef de l’Etat d’être redevable au Prd, lors de la campagne électorale de la présidentielle de 2021, il est tout aussi plausible que le mariage annoncé par les deux parties devienne réalité dans les prochains jours. Aussi révélateur qu’a été son parcours politique, Adrien Houngbédji tel un phénix se prépare à faire sa renaissance et par conséquent, celle du parti, et ceci ne serait qu’une prime à sa résilience face à tous les tumultes qu’il a connus par le fait de ses choix politiques. Le parti Up-Prd fera le combat de cette formation qui connaît une agonie avec la réforme du système partisan. L’hégémonie des deux partis de la mouvance présidentielle que sont l’Union progressiste et le Bloc républicain a tôt érodé les traditionnels fiefs du Parti du renouveau démocratique au point de ne lui laisser que le choix d’une mort certaine. La fusion annoncée ne peut qu’être une bouffée d’oxygène pour ses dirigeants isolés, depuis lors, de la gestion des affaires publiques. Au départ hétéroclite s’il se concrétisait, le parti Up-Prd devra constituer dans les meilleurs délais un ensemble homogène où les idéaux des deux formations devront triompher sans les spectacles de dissensions auxquels le public est souvent habitué de la part des politiciens. Actualités 11 août 2022


Numérique et digitalisation: L’administration publique plus proche des usagers
  Les fonctionnaires et autres citoyens résidant loin de Cotonou, effectuent la demande et le retrait de leurs pièces administratives à distance via les centres communaux de services publics. Grâce donc au numérique, l’administration centrale se rapproche beaucoup plus des populations, notamment celles des zones défavorisées. En quelques clics, Basile Hounyêkpè obtient ses actes administratifs au centre communal de services publics installé dans les locaux de la mairie de Ouidah. Le chef du secrétariat administratif de la circonscription scolaire de la ville historique a bénéficié de l’aide du point focal du centre. Dans un passé récent, cet agent de l’Etat se rendait à la direction des Archives de son ministère, à Porto-Novo, pour obtenir copies des pièces administratives qu’il sollicitait. L’aller-retour lui coûte de l’argent et lui prend également du temps en raison des tracasseries administratives sur place. Comme Basile Hounyêkpè, des milliers de fonctionnaires travaillant loin de Cotonou, notamment à l’intérieur du pays, vivaient le même calvaire et parfois le pire. Par exemple, des agents en poste à Natitingou sont obligés de se rendre à Cotonou pour suivre leur carrière. Mais cette époque est révolue depuis que le gouvernement a installé un centre communal de services publics dans 15 villes réparties sur l’ensemble du territoire national. Les agents de l’Etat ont donc accès aux services de l’administration publique quelle que soit leur position ou en se rendant simplement dans le centre communal installé dans leur zone de résidence. « C’est plus simple ! Ça me fait économiser de l’argent et du temps. », s’est réjoui Basile Hounyêkpè, le sourire aux lèvres, lors du lancement officiel des centres communaux de services publics, en décembre 2021, à Ouidah. Le dispositif mis en place est composé, entre autres, d’une borne tactile utilisant un point d’accès Wi-Fi longue portée avec abonnement, et est alimenté par l’énergie solaire photovoltaïque. Il est aussi équipé de caméras pour assurer la sécurité des équipements, d’un écran de diffusion des prestations accessibles aux usagers de même que les réformes en cours, et d’une enseigne lumineuse pour orienter les populations. Son implantation vient ainsi rapprocher l’administration des usagers/clients et accroître leur accès aux services publics; promouvoir l’équité dans la délivrance des services; réduire les tracasseries administratives et les contacts entre agent et usager, éliminer au maximum le traitement manuel des dossiers, et améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale et la qualité des services offerts.
Au-delà des fonctionnaires
L’installation des centres communaux de services publics est une composante du Projet d’appui à la réforme et à la modernisation de l’administration publique (Parmap) initié par le gouvernement béninois avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Les 78 000 agents de l’Etat en sont les bénéficiaires directs ; sauf que le dispositif ne cible pas uniquement les fonctionnaires. « La vision va au-delà des agents de la fonction publique parce que tous les services publics doivent être offerts sur la plateforme. Ça échappe déjà aux seuls fonctionnaires qui sont les bénéficiaires. Par exemple, le secteur privé et les services de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) y sont prévus à travers la plateforme que nous avons dénommée point de contact de l’administration. Donc, c’est un endroit où on peut avoir accès à tous les services publics. », détaille Ansbert I. Ahokpè, directeur national du Parmap. L’initiative est dans sa phase pilote, et ne concerne que quinze villes pour le moment, à savoir : Ouidah, Malanville, Kandi, Bemberekè, Nikki, Allada, Aplahoué, Pobè, Djidja, Adjohoun, Dassa, Djougou, Péhunco, Tanguiéta et Bassila. Elle pourrait être étendue à d’autres communes.
Pour les couches défavorisées
L’ambition du gouvernement en mettant en place les services numériques, c’est de faire du Bénin le leader des hubs numériques de l’Afrique pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale. Toutes les couches sociales doivent être donc prises en compte pour l’atteinte de cet objectif. Les centres communaux de services publics viennent ainsi faciliter la tâche aux populations qui ne disposent pas d’un smartphone, d’un ordinateur, d’une tablette ou d’une connexion internet pour accéder aux prestations en ligne de l’administration via la plateforme demarchesmtfp.gouv.bj/. Aussi, des guichets du service des relations avec les usagers (Sru) ont été mis en place pour les mêmes objectifs. « Ces centres et guichets sont un dispositif composé d’un ensemble d’éléments qui (…) permettent aux usagers d’accéder facilement aux services dématérialisés », souligne Victorien Honvoh, directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique, lors du lancement officiel des Centres communaux à Ouidah. « Par la mise en œuvre du Parmap, le gouvernement du Bénin entend donner un coup d’accélérateur au processus de modernisation de son administration et celles des collectivités locales afin d’accroitre l’accès et la qualité des services publics aux citoyens», rappelle le directeur de cabinet.
Dématérialisation
Pour en arriver à la transformation numérique des services de la fonction publique béninoise, les acteurs impliqués ont mis en place le Système intégré de gestion des Ressources humaines (Sigrh) pour la gestion optimale du personnel des ministères à gros effectifs. L’outil est constitué d’une base de données, qui favorise la gestion de carrière, de la pension et de la paye. Le Parmap vise à faire du numérique un levier d’amélioration de la qualité des services publics et de la promotion des valeurs éthiques et républicaines. Le projet a permis aux acteurs de réaliser plusieurs actions dont la dématérialisation du processus de production des actes de reclassement des agents de l’Etat ; la dématérialisation des processus de délivrance d’attestation de non-litige et de déclaration d’établissement au niveau de la direction générale du Travail ; la dématérialisation du système d’information sur le marché du travail. Le Parmap a aussi mis en place un dispositif hybride de collecte, d'analyse et de production de statistiques sur le genre dans l'administration publique béninoise; le développement du guichet unique virtuel (Guv) de la fonction publique. Il y a en outre, la mise en place d’une plateforme web de soumission et de suivi de candidature aux concours de recrutement au profit de la fonction publique; la dématérialisation du suivi de la procédure disciplinaire et du contentieux administratif ; la digitalisation des cadres organiques et plans de formation mis en œuvre pour le reclassement des agents de l’État et la maîtrise des emplois n
Société 10 août 2022


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