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Nouvelles

Compte rendu du Conseil des ministres: un plan d’action adopté suite à la tournée gouvernementale sur ‘‘la vie chère’’
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 1er juin 2022, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives I- 1. Adoption de textes d’application dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation. Quatre décrets y relatifs ont fait l’objet de délibération du Conseil. Les deux premiers procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire ou ordinaire, puis organisent de façon exhaustive, les critères de catégorisation de celles-ci de même qu’ils prévoient la périodicité décennale pour leur évaluation aux fins d’actualisation. Ainsi, sont classées dans la catégorie « communes à statut particulier », celles dont la population est d’au moins 200.000 habitants et qui ont mobilisé, sur une période de trois années consécutives, des ressources propres s’élevant à un milliard de francs Cfa au minimum. Dans la catégorie des « communes à statut intermédiaire», on retrouve celles qui : - soit sont chef-lieu de département ; - soit ont une population d’au moins 100.000 habitants et ont mobilisé de façon consécutive sur les trois ans précédant l’année d’évaluation, des ressources propres s’élevant à 500.000.000 FCfa ; - ou ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Quant aux collectivités territoriales ne remplissant pas ces critères, elles sont classées dans la catégorie des « communes à statut ordinaire». Par ailleurs, les deux autres décrets fixent respectivement : - le cadre général des règlements intérieurs des conseils communaux ; puis - les conditions et modalités de délégation de pouvoirs et de signature du maire au secrétaire exécutif. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale veillera à la bonne application de ces différents textes. I- 2. Création et approbation des statuts de l’Agence des Systèmes d’information et du Numérique. Depuis 2016, la mise en œuvre des projets du secteur du Numérique relatifs au déploiement du haut et très haut débit, à la dématérialisation, à la sécurité des systèmes d’information et des réseaux, au service universel et à l’extension des réseaux dans les zones rurales ainsi qu’au développement des usages communautaires, a été organisée autour de quatre agences d’exécution que sont : - l’Agence du développement du numérique (Adn) ; - l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) ; - l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ; - l’Agence béninoise du service universel des communications Electroniques et de la poste (Absucep). Les besoins d’optimisation de cette architecture, en lien avec l’opérationnalisation de la Société béninoise d’infrastructures numériques (Sbin) commandent, pour plus de rationalité, d’efficacité et de cohérence de l’action publique, de procéder à la fusion des quatre agences d’exécution en une seule. Par conséquent, a été adopté le présent décret portant création et approbation des statuts de l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin), placée sous la double tutelle du ministère du Numérique et de la Digitalisation, et du ministère de l’Economie et des Finances. Le Conseil a, par ailleurs, adopté comme autres mesures normatives, les décrets portant : - convocation du corps électoral en vue de l’élection des membres de l’Assemblée consulaire de la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin, première mandature ; - nomination des membres du Conseil d’administration de : ■ l’Agence nationale de Protection civile ; et ■ l’Agence des systèmes d’information et du numérique. II- Communications II-1. Mise en œuvre des recommandations du rapport d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin. Ledit rapport, sur la base des insuffisances relevées, propose un plan d’action autour de neuf volets stratégiques visant notamment le renforcement du cadre législatif et réglementaire de la lutte, de la politique et des stratégies nationales, des capacités opérationnelles et stratégiques, des capacités d’enquêtes et de poursuite, du contrôle et de la supervision des institutions financières, des systèmes de conformité des entreprises professionnelles non financières ainsi que de la lutte contre le financement du terrorisme. Le Conseil s’est donc prononcé en faveur de la mise en œuvre de ce plan d’action dont le ministre de l’Economie et des Finances suivra l’exécution rigoureuse. II- 2. Organisation des élections des membres de l’Assemblée consulaire de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Bénin, première mandature. Après l’adoption du décret n° 2022-193 du 23 mars 2022 portant régime électoral à ladite chambre, qui fixe les règles applicables à l’élection de ses membres, l’étape suivante est la mise en place effective de cet organe. Véritable établissement public à caractère professionnel, il a pour mission la défense, la représentation, la protection et la promotion des intérêts des artisans et des entreprises artisanales auprès des collectivités locales, des instances nationales, sous-régionales et internationales. C’est pour assurer sa mise en place prochaine que le Conseil a autorisé la tenue des élections le dimanche 24 juillet 2022, en vue de la désignation de ses quatre-vingts (80) membres puis de leur installation. II- 3. Compte rendu de la tournée gouvernementale d’information et de sensibilisation des populations sur la conjoncture économique. Organisée du 12 au 24 mai 2022, cette tournée a permis d’engager des échanges directs avec les populations, de les informer sur les faits générateurs de la conjoncture actuelle ainsi que des réponses apportées par le Gouvernement, puis de les sensibiliser sur les réflexes à développer en pareil contexte. A l’issue de la tournée, les délégations gouvernementales ont recueilli environ 1 100 doléances et préoccupations formulées par les populations sur toute l’étendue du territoire national. Certaines d’entre elles sont directement liées à la cherté de la vie cependant que d’autres sont d’ordre structurel ou spécifique. Le Conseil a approuvé ce compte rendu et, sur la base des suggestions recueillies, instruit les ministres aux fins de prendre diverses mesures. Il s’agit : - du ministre d’Etat, ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, en collaboration avec l’ensemble des ministres, à l’effet d’organiser sur une base annuelle, une campagne d’information et de sensibilisation des populations sur les mesures et actions du gouvernement ; - du même ministre, aux fins de prendre les mesures appropriées, en collaboration avec le ministre de l’Industrie et du Commerce et le ministre chargé de la Décentralisation, pour mutualiser les ressources des directions départementales en vue d’une intensification des contrôles de prix et l’application des mesures répressives conformément à la loi ; - du ministre de l’Industrie et du Commerce, en collaboration avec le ministre de l’Economie et des Finances, pour fixer par arrêté, le plafonnement du prix de vente au détail de la farine de blé au consommateur final, sur toute l’étendue du territoire national. Les mêmes ministres prendront un autre arrêté concernant le prix du ciment. Des contrôles seront renforcés et tout contrevenant se verra appliquer les textes en vigueur puis, le cas échéant, suspendu du circuit de distribution du ciment. Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est instruit, en lien avec les sociétés de distribution, à l’effet de créer des magasins de cession des intrants vivriers dans toutes les 77 communes. Le même ministre, en plus de ceux chargés de la Sécurité publique et de la Décentralisation, et en collaboration avec le Chef de mission de surveillance et de sécurisation des espaces de transhumance pastorale puis avec le Haut- Commissaire à la sédentarisation, organisera une mission d’information et de sensibilisation sur le programme de sédentarisation et veillera à son accélération. En outre, dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre fera rétablir les rations normales de restauration dans les différents campus universitaires et prendra toutes les dispositions utiles pour le paiement du solde des primes de rentrée et des primes pédagogiques aux bénéficiaires. Dans la même logique de prise en compte des doléances exprimées, le ministre du Numérique et de la Digitalisation, de concert avec le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, veillera à finaliser les tests sur les 10 sites universitaires concernés par la 1re phase de mise en œuvre du projet de Réseau béninois d’Education et de Recherche afin de les rendre fonctionnels à la rentrée universitaire 2022-2023. Enfin, le ministre d’Etat, ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, avec le coordonnateur du Bureau d’analyse et d’investigation et tous les ministres concernés, conviendront d’un plan d’action précis et géolocalisé de réponses à l’ensemble des préoccupations structurelles et spécifiques enregistrées au cours de la tournée. III. Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé l’organisation au Bénin : - en juin 2022, d’un colloque régional par la Cour constitutionnelle et la Cedeao, sur le thème « Les relations entre les juridictions constitutionnelles et les juridictions communautaires»; - du 13 au 17 juin 2022, du 7e Atelier régional des Centres d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement ; - du 30 juin au 2 juillet 2022, du 7e Congrès statutaire et de l’Assemblée générale de l’association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français ; ainsi que - la participation du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à ses réunions statutaires et autres rencontres à l’extérieur, au titre de l’année 2022. IV. Mesures individuelles Les nominations suivantes ont été prononcées, sur proposition des ministres respectifs.  Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale Directeur général du Centre de Formation pour l’Administration locale Monsieur Christian Raoul Kouthon  Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Conseiller technique aux activités académiques, de recherche et à l’innovation Monsieur Philippe Laleye Conseiller technique à la digitalisation et au suivi des projets E-éducation Monsieur Maxime Hinson Conseiller technique au suivi des réformes institutionnelles, des infrastructures et équipements universitaires Madame Armèle Fidèle Anihouvi Gayet Conseiller technique à la promotion de l’entreprenariat, du partenariat et du dialogue social Madame Rosalie Worou Directeur de la Planification, de l’Administration et des Finances Monsieur Yaï Narcisse Agani. Fait à Cotonou, le 1er juin 2022, Le secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro Actualités 02 juin 2022


An 1 sous Talon 2/ Cadre de vie: de grands pas franchis pour l’amélioration
  L’aménagement du territoire, l’assainissement du cadre de vie ou la protection côtière, le Bénin améliore ses performances dans tous les compartiments de l’environnement. José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, l’a fait savoir, hier, sur l’émission « le Gouvernement en action » consacrée au bilan de l’an 1 sous Talon 2. La construction des logements sociaux, la mise en œuvre du programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou, la construction des marchés, le vote de lois en faveur de la protection de l’environnement. La liste n’est pas exhaustive, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. A l’heure du bilan de l’an 1 du second quinquennat de Patrice Talon dans son secteur, il assure que les fruits tiennent la promesse des fleurs avec la poursuite des chantiers en cours et le lancement de nouveaux projets. Dans le domaine des logements sociaux, il explique que les travaux se poursuivent. « C’est le programme emblématique du cadre de vie. Habiter chez soi pour le Béninois est fondamental. C’est la première fois que depuis 60 ans, on aborde de façon globale l’habitat dans son sens d’apport du foncier, du financement, des infrastructures, et de l’unité de logement réalisé selon les normes internationales », soutient le ministre Tonato. Les logements sociaux seront livrés à un taux de 3,5 % remboursable sur 17 ans sans apport initial et ceux économiques 6,5 %. Le projet de construction des marchés suit également son cours. « Nous avons dit zéro éléphant blanc. Donc, on se donne tous les moyens pour que, lorsqu’il y a des difficultés, on puisse trouver les solutions durables pour l’atteinte des objectifs. Le président Talon a bien vu le rôle que jouent les urbains dans la structuration du développement, et surtout dans l’économie de la ville », a-t-il indiqué. Par rapport aux marchés en cnstruction, il a montré qu’ils sont des équipements de rencontre, de commerce. Ce sont les points de régulation des échanges à l’intérieur du pays comme vis-à-vis de l’extérieur. Et sur les neuf marchés en construction à Cotonou, c’est plus de 7 000 places contre les 1 700 recensées avant le démarrage du projet. « Ça veut dire que nous avons vraiment anticipé sur le développement, sur un certain nombre d’infrastructures qui seront déplacées bientôt dans l’agglomération de Cotonou, tel que le marché Dantokpa », a clarifié le ministre Tonato. On retiendra aussi que la première phase de construction des 20 marchés coûte globalement 89 milliards F Cfa. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable assure aussi que l’assainissement se poursuit à travers le projet Asphaltage qui est un programme d’amélioration de la voirie et de l’assainissement à Cotonou et dans les principales villes du Bénin. Pour lui, au-delà de l’infrastructure, c’est un programme d’amélioration de la mobilité urbaine, de la circulation dans nos villes, et donc de dynamisation de l’économie. « Nous avons prévu de faire 195 km dans la phase A sur les 9 villes concernées. Mais nous avons fait pratiquement 205 km malgré les difficultés, notamment la pandémie du coronavirus... », a déclaré le ministre Tonato tout en rappelant le démarrage du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) d’un montant de 264 milliards de francs Cfa. Selon le ministre, Cotonou sera définitivement hors de l’eau d’ici 2026, et les inondations seront conjuguées au passé, après la gestion efficiente de la question relative à l’érosion côtière. « On se rend compte qu’en 5 ans, on a aménagé plus de voies que ces dernières années », a indiqué le patron du Cadre de vie. Actualités 02 juin 2022


Réforme de la décentralisation : Le gouvernement fixe les critères de catégorisation des communes
La réforme de la décentralisation poursuit son chemin. Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er juin, quatre décrets d’application de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin ont été pris. Parmi ces actes règlementaires, il y en a deux qui procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire et ordinaire. Ils organisent aussi de façon exhaustive les critères de catégorisation des communes et prévoient une périodicité décennale pour leur évaluation en vue de l’actualisation. Parlant précisément des critères, les communes à statut particulier sont celles qui ont une population de plus de 200 000 habitants et ont pu mobiliser des ressources propres s’élevant à un milliard F Cfa. De leur côté, les communes à statut intermédiaire sont celles qui sont chef-lieu de département ou ont une population d’au moins 100 000 habitants et ont pu mobiliser durant les trois dernières années des ressources propres qui s’élèvent au moins à 500 millions F Cfa, ou encore ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Le reste des communes a le statut ordinaire jusqu’à la prochaine actualisation. Actualités 01 juin 2022


Tournée gouvernementale : 1100 doléances et préoccupations recueillies
Les analyses, commentaires et suggestions faits par les populations lors de la tournée gouvernementale sur la cherté de la vie organisée du 12 au 24 mai dernier ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Cette initiative reste un véritable exercice d’échanges fructueux avec les populations. Au cours de ces assises savamment préparées en amont, 1100 doléances et préoccupations ont été recueillies dans les 77 communes, a fait savoir le Conseil des ministres de ce mercredi 1er juin 2022. Si certains des sujets concernent directement la cherté de la vie, d’autres par contre abordent des sujets d’ordre spécifique, c’est-à-dire qu’ils concernent le développement local ou structurel. Par suite du point fait de cette tournée, des décisions subséquentes ont été prises. Entre autres, on peut retenir l’intensification des contrôles de prix et l’application répressive conformément à la loi par les directions départementales compétentes, la fixation prochaine du plafonnement des prix de vente au détail du blé et du ciment sur tout le territoire national. De même, des magasins de cession des intrants vivriers seront créés dans toutes les communes. En réponse toujours aux préoccupations exprimées par les populations, le gouvernement a aussi décidé de l’organisation par diverses structures concernées d’une campagne de sensibilisation sur le programme de sédentarisation. Les étudiants ne sont pas du reste dans les solutions annoncées en Conseil des ministres. Leur ministre de tutelle est instruit pour que les rations normales de restauration dans les différents campus universitaires soient rétablies. Quant aux enseignants, des dispositions seront prises pour le paiement de leur solde de primes de rentrée ainsi que des primes pédagogiques. Actualités 01 juin 2022


Lutte contre la menace terroriste en Afrique : Le Maroc préconise une approche globale et intégrée
Une approche globale et intégrée alliant actions sécuritaire, économique, sociale et cultuelle. Telle est la recette préconisée par la diplomatie marocaine pour venir à bout du terrorisme, qui connait des mutations en Afrique. L'écosystème du terrorisme évolue vers un ‘‘nexus affirme’’, selon Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger. Autrement dit, la menace terroriste en Afrique oscille désormais entre terrorisme, séparatisme et criminalité ; et se fait plus agressive, à coup d'apparition de nouveaux groupes qui s'adaptent aux ripostes nationales et régionales, pour mieux cibler le chaos et le profit, a souligné le chef de la diplomatie marocaine samedi dernier à Malabo à l’ouverture du Sommet extraordinaire de l’Union africaine (Ua) sur la lutte contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernements en Afrique. Pour rappel, les 85 Etats membres de la Coalition globale pour vaincre Daesh, réunis à Marrakech le 11 mai dernier, avaient acté ces mutations, que le Forum International de Dakar sur la paix et la sécurité tenu en 2016, sous la présidence de Macky Sall avait également anticipées. Terrorisme mutant Face à cette menace en mutation, a indiqué Nasser Bourita, « Notre force collective n'a jamais été autant fonction de nos vulnérabilités individuelles», décrypte-t-il, soulignant la pertinence de la thématique qui a réuni l’Afrique à Malabo le week-end dernier, au regard du contexte actuel, et portant sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels des gouvernements. "Pertinente au regard de la conjoncture haute en défis que traverse l'Afrique, marquée par une succession, voire une concomitance, de crises, sécuritaires en l'occurrence, qui ne laissent aucun répit’’, explique-t-il. Pertinente aussi, en ce que cette thématique traduit un regard lucide porté sur l'évolution du phénomène terroriste en Afrique; et en particulier cette faculté qu'il acquiert de prendre les couleurs de tous les maux dont il se nourrit: instabilité, insécurité, précarité et séparatisme, relève-t-il. Le ministre Bourita a, dans ce sens, souligné que les indicateurs de sécurité du continent passent au rouge, les uns après les autres, ajoutant que ceci signe le bilan opérationnel "mitigé" du "Plan d'Action de l'Ua sur la prévention et la lutte contre le terrorisme adopté en 2002. Mais, poursuit-il, s'il n'a pas permis de structurer une riposte efficace à l'échelle continentale, ce plan d'action aura eu le mérite d'exister, et de plaider pour le renforcement d'un cadre juridique qui peut être bien utile à l'avenir. Ainsi, il a appelé à ne négliger aucun espace politique ou opérationnel, aucune source de tension nationale ou régionale; et, surtout, ne laisser aucun pays sur le bas-côté. Dans ce cadre, Nasser Bourita a regretté la décision du Mali de se retirer du G5-Sahel qui est "une bien mauvaise nouvelle à méditer", dit-il, formluant le souhait que ce pays frère, dont l'engagement contre le terrorisme est déterminant, puisse reprendre rapidement sa place dans la riposte collective. Celle-ci, insiste-t-il, ne peut se concevoir que dans une approche globale et intégrée alliant actions sécuritaire, économique, sociale et cultuelle. Le Maroc, dans la lutte contre le terrorisme dont est caution la paix et le développement, ne marchande pas son leadership, à chaque fois affirmé. International 01 juin 2022


Championnat national de cyclisme : La randonnée prévue pour le week-end prochain
Activité statutaire de la Fédération béninoise de Cyclisme (Fbc) au titre de l’année 2022, le championnat national de cyclisme est prévu pour les 4 et 5 juin prochains à Covè. Sont attendus à cette compétition, les coureurs de tous les clubs affiliés à la Fédération béninoise de Cyclisme. De source proche du comité exécutif de la Fbc dirigé par Romuald Hazoumè, les trois courses seront lancées dans la commune de Covè. Après avoir mis en avant l’axe « Natitingou-Boukombé-Korontière » lors du tour cycliste international du Bénin, le mois dernier, la Fbc se prépare à faire découvrir les nouvelles routes construites par le gouvernement dans la région Agonlin au monde entier. Ainsi, les élites vont courir une distance de 113 km suivant l’itinéraire Covè-Panouignan-Covè. A l’opposé, les dames et juniors vont courir une distance de 62 km sur la route Covè-Banamè- Zangnanado. En plus de ces randonnées, il y a aura la course contre la montre sur une distance de 32 km pour les élites. Faut-il le signaler, la Fédération béninoise de Cyclisme organise ce championnat selon les exigences de l’Union Cycliste internationale, instance mondiale de gestion du vélo, un mois après le tour cycliste international du Bénin. Sports 01 juin 2022


Programme d’adaptation aux changements climatiques : Les villes bénéficiaires dotées d’équipements
Une autre étape vient d’être franchie, vendredi 27 mai dernier, dans la mise en œuvre du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc), avec la remise d’équipements et de matériels aux communes. Chacune des quatre communes ciblées par le Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc) a eu son lot d’équipements. Il s’agit de matériel roulant et d’outils informatiques. Cotonou, Bohicon, Sèmè-Podji et Comè ont été en effet dotées chacune d’un véhicule pick-up, d’une moto tout terrain, de dix ordinateurs portatifs, d’un scanner et d’un serveur pour interconnecter les services et stocker les données. Ces équipements ont été remis par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, le 27 mai 2022, aux maires. « Je suis très heureux de constater qu’après la signature des contrats et les exigences à plusieurs niveaux, que le Pavicc entre de plus en plus dans une phase concrète. Il était important que les populations perçoivent l’intérêt de tout ce que nous faisons en termes de réalisation d’étude. C’est à la phase de réalisation. C’est aujourd’hui aussi une phase concrète », a-t-il fait remarquer, avant de dévoiler à nouveau les enjeux de ce programme. « Pour nous, le Pavicc est un programme pilote afin de montrer comment on en arrive à une ville durable, c’est-à-dire une ville capable de faire face aux défis des changements climatiques et aux défis environnementaux. À partir de ce qui se fait, nous pourrions dupliquer au profit des autres communes », a précisé José Tonato. En réalité, le programme vise à réduire la vulnérabilité des populations aux aléas climatiques, et à contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie. Mis en œuvre dans quatre villes au sud du Bénin, il prend en compte la construction de canalisation, de drainage des eaux pluviales, d’ouvrages de franchissement, le pavage de rues et des aménagements paysagers. Cependant, il n’y a pas que des infrastructures à réaliser. Ces équipements et matériel permettront d’améliorer aussi le rendement des services techniques en charge de la planification urbaine, de la mobilisation des ressources financières et de la gestion des infrastructures au niveau des communes. « C’est en quelque sorte la concrétisation de l’ambition que porte le Pavicc qui est de permettre aux quatre municipalités de reprendre leurs destins en main », a souligné Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l'Agence française de Développement. Maire de Cotonou et président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Luc Atrokpo nourrit des espoirs. « C’est un programme qui nous donne beaucoup d’espoir. Et nous en avons encore la preuve cet après-midi. Nous vous remercions pour ce matériel. En ce qui nous concerne, nous nous engageons pour un bon usage du matériel et que nous puissions constater les effets sur le terrain », a-t-il déclaré. En ce qui concerne les infrastructures, à Sèmè-Podji, le Pavicc prévoit le pavage, l’assainissement de la passerelle, entre Sèkandji et Tchonvi. Du côté de Bohicon, plus de 10 km de prolongement de collecteur de crête seront réalisés ainsi que des aménagements et de la plantation d’une forêt urbaine. En plus des infrastructures, Comè verra ses placettes traditionnelles aménagées et son patrimoine valorisé, sans oublier la construction de salles de classe et bloc administratif au Ceg4. Cotonou ne sera pas du reste, en dehors des projets d’asphaltage et de son programme d'assainissement pluvial. Il y est prévu, entre autres, le prolongement du collecteur WA d’Akpakpa, le pavage de plus de 4 km de rue, le renforcement des bras du grand collecteur du bassin versant XX d'Agla, et l’aménagement d’espace public. Récemment, le gouvernement a donné son approbation pour la mise en œuvre d’un plan d’action de réinstallation des personnes affectées par les travaux. Plus de 1,71 milliard F Cfa ont été prévus pour être décaissés à cet effet. Société 01 juin 2022


Remise de certificats, agréments et autorisations de mise en marché : Booster la commercialisation des dérivés d’ananas du Bénin
Des entreprises spécialisées dans la transformation d’ananas ont reçu, ce mardi 31 mai à Cotonou, des certificats Haccp, des agréments Uemoa et Cedeao et des autorisations de mise en marché de leurs produits. L’obtention de ces attestations visant à faciliter leur accès aux marchés régional et international, est favorisée par l’Ong Partners for Development à travers le projet Pinex. Six entreprises de transformation d’ananas du Bénin sont désormais certifiées Haccp (Hazard analysis critical control point ou Analyse des risques et points critiques pour leur maîtrise), attestant de la mise en place d’un système de sécurité alimentaire en leur sein. Treize autres ont obtenu les agréments Uemoa et Cedeao qui leur confèrent des avantages tarifaires au niveau des cordons douaniers. Deux autres ont reçu l’Autorisation de mise en marché (Amm) de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa), leur permettant de prouver à leurs clients à l’extérieur que les jus et dérivés d’ananas sont entièrement fabriqués au Bénin et d’obtenir le certificat d’origine délivré par les Services publics dans le cadre de l’exportation des produits. La remise des différentes attestations a eu lieu ce mardi à Cotonou. Elle est l’aboutissement d’un long processus appuyé par le Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex) mis en œuvre depuis octobre 2016 par l’Ong américaine Partners for Development (Pfd). En effet, souvent confrontés au défaut de certification des produits face aux concurrents lors des prospections et foires commerciales, les transformateurs d’ananas du Bénin ont sollicité et obtenu l’accompagnement de ce projet financé par le département américain de l’Agriculture (Usda), souligne Cynthia Taha, représentante résidente de Pfd au Bénin. L’appui comprend le recrutement des cabinets internationaux pour la certification aux normes d’hygiène Haccp et des consultants nationaux pour l’obtention des agréments Uemoa et Cedeao, ajoute-t-elle. Au nombre de ceux-ci, il y a le Bureau Norme Audit (Bna), un organe de certification Haccp basé en Côte d’Ivoire. Compétitivité Tout en les félicitant pour les efforts consentis, Olga Assovie Kouassi, directrice générale du Bna, a exhorté les bénéficiaires à maintenir le cap et les autres entreprises à s’engager sur la voie de l’amélioration de la qualité, gage de succès et de conquête de nouveaux marchés pour leurs produits. « Les certificats, agréments et autorisations de mise en marché nous ouvrent grandement les portes du marché national, sous-régional et international, et particulièrement celui du Nigeria », se réjouit Cyrille G. Adjahouinou, porte-parole des récipiendaires. Au nom de ses pairs, le président de la Coopérative des entreprises de transformation de l’ananas exprime sa gratitude à Pfd pour sa sollicitude constante à leurs côtés, avant de plaider auprès des autorités pour la notification dans un bref délai des agréments délivrés aux autres Etats membres des organisations sous-régionales. Partners for Development n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Mme Taha assure que « D’autres dossiers seront constitués pour permettre au plus grand nombre d’entreprises de transformation d’obtenir les certificats, agréments et autorisations conformément au niveau d’évolution de chacune». Ces documents serviront aux entreprises pour convaincre leurs clients sur la qualité de leurs produits en plus de permettre à ceux-ci d’être plus compétitifs sur les marchés de la sous-région et au plan international, indique Abdoulaye Toko, directeur de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture. A l’en croire, le gouvernement vise à atteindre à court terme une production de 600 000 tonnes d’ananas avec une prévision de 400 000 tonnes dédiées à la transformation. Société 01 juin 2022


Médiation pour la paix au Bénin et en Afrique: des aumôniers internationaux et juges à former
Du 6 au 18 juin prochain, seront formés au Bénin, des aumôniers internationaux et juges de paix. Conacce Chaplains s’y est engagée et a dévoilé, ce mardi 31 mai à Cotonou, la vision de l’organisation et les perspectives qui s’offrent aux participants. « Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible ». C’est par cette citation de Kofi Annan que le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains explique le bien-fondé de la formation des aumôniers internationaux et juges de paix, qui se déroule du 6 au 18 juin à Cotonou. A l’en croire, les participants disposeront à terme, d’une accréditation de juge de paix et aumônier international travaillant avec les Nations unies et pouvant exercer partout dans le monde. Ils pourront développer leur leadership, ainsi que de multiples collaborations avec le gouvernement et diverses autorités au sommet de l’Etat, avec la possibilité d’un large champ d’influence afin d’apporter de la valeur dans la vie des autres au Bénin, en Afrique et dans le monde. En effet, Conacce Chaplains est une organisation intergouvernementale à but non lucratif légalement établie par des traités diplomatiques en vertu de la Convention de Vienne sur les traités, et siégeant à l’Onu. Elle forme des aumôniers missionnaires (évangélisation), juges de paix (médiateurs), agents diplomatiques (défenseurs des droits de l’homme et des droits internationaux de l’homme) pour promouvoir la paix, l’équité, la coopération internationale. Et ce, avec pour dénominateur commun, le partage, l’amour et l’engagement à être des instruments de Dieu dans son processus de restauration de la santé mentale, physique, sociale et spirituelle de l’humanité, plus spécialement des nécessiteux. Ainsi, sont concernés par la formation de Cotonou, le gouvernement, voire les politiques, les hommes de l’armée, d’affaires, des médias, des arts, de la culture, de l’éducation et de la santé. « Avec la présence des terroristes dans la sous-région, la paix est devenue l’élément fondamental, la préoccupation de la plupart des Etats. Nous voulons apporter notre part de contribution à l’Etat béninois, afin de créer un climat d’équité, de justice sociale, de paix, d’amour, et faire comprendre aux gens que la paix n’est pas seulement une histoire de gouvernement, mais une histoire de tous les citoyens », a déclaré le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains. Il ajoutera que toute personne éprise de paix, et qui désire apporter sa contribution pour une société plus juste est interpellée. «Ils auront la possibilité d’avoir un diplôme reconnu par les Nations unies, et la possibilité de faire carrière de manière bénévole dans l’aumônerie militaire, parlementaire, et autres », fait-il savoir. En ce qui concerne le contenu, les participants seront formés sur la charte des Nations unies, la déclaration universelle des droits de l’homme, la médiation, le droit, la culture de l’esprit de paix, la discipline militaire parce qu’un aumônier aux côtés des cadres de l’armée, doit connaître la salutation et certaines disciplines militaires. Selon Bishop Josué Ahounou, représentant Conacce Chaplains au Bénin, au nord du pays, des aumôniers assistent et prient avec les militaires, les encouragent à poursuivre la lutte pour la défense de la patrie. Il explique qu’au temps fort du coronavirus, des aumôniers ont risqué leur vie pour prier pour des malades sur leur lit d’hôpital. Société 01 juin 2022


Financement des travaux dirigés dans les écoles: Mairies et Société civile au secours des candidats
Les activités de renforcement de capacités intellectuelles communément appelées travaux dirigés (Td) à l’intention des candidats aux divers examens de fin d’année scolaire se poursuivent grâce aux financements octroyés par des conseils communaux et des personnes de bonne volonté. Cette nouvelle dynamique en cours notamment dans le Mono et le Couffo constitue une alternative pour se conformer à la décision gouvernementale portant interdiction des Td payants intervenue en août 2017. Les candidats aux divers examens de fin d’année scolaire bénéficient des activités de renforcement de capacités encore appelées travaux dirigés, dans le Mono- Couffo. Ces activités se tiennent les mercredis après-midi et samedis dans des établissements scolaires. Aucune commune des deux départements n’est oubliée dans la dynamique des travaux de renforcement de capacités que les organisateurs ont réussi à inculquer dans l’opinion publique comme déterminants pour la réussite aux examens du Certificat d’études primaires (Cep) du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ainsi que du Baccalauréat. Ainsi, loin de tiédir l’ardeur des organisateurs, la décision d’interdiction des travaux dirigés payants dans les écoles, intervenue en août 2017, relance l’activité de plus belle grâce aux nouvelles sources de financement que sont les mairies et les organisations de la Société civile ainsi que des acteurs politiques. En effet, après avoir statué le 30 août 2017 sur un rapport accablant les organisateurs des Td dans les écoles, « le Conseil des ministres a décidé d’interdire, pour compter de la rentrée scolaire 2017-2018, les travaux dirigés payants dans les écoles et établissements publics ou privés». Au dire du gouvernement, les Td payants se menaient «sur fond de supercherie grave et de dérapage par rapport à la déontologie et aux normes d’enseignement ». Dogbo et Lokossa, les soutiens réguliers En respect de la mesure gouvernementale d’interdiction visant, entre autres, les frais précédemment exigés des élèves pour avoir accès aux séances de Td, les organisateurs ont dû changer de stratégie pour financer leurs activités. Ainsi, des mairies ainsi que des organisations de la Société civile et d’autres personnes de bonne volonté sont sollicitées. Dans le lot, les mairies de Lokossa, dans le département du Mono, et de Dogbo, dans le Couffo, se positionnent comme les soutiens financiers les plus réguliers de Td dans leurs établissements scolaires respectifs. Cette année encore, malgré la récession économique qui touche particulièrement les régies financières, les deux mairies ont libéré, chacune sa contribution. A Dogbo, par exemple, c’est avec une enveloppe d’un million cinq francs Cfa que le maire Magloire Agossou et le collège des conseillers ont décidé de faire bénéficier gracieusement les séances de renforcement de capacités aux candidats inscrits aux divers examens. L’objectif, selon le conseil, c’est d’améliorer les performances individuelles des élèves et par ricochet les rangs de la commune au classement des résultats à l’issue des différents examens. Les financements des mairies n’étant pas suspensifs des dons des organisations de la Société civile encore moins des gestes isolés des personnalités politiques, les arrondissements de Koudo, Ouèdèmè, Agamè et l’arrondissement central de Lokossa sont comblés par cet élan de solidarité. Outre la contribution financière de la mairie, plusieurs personnalités politiques ont joué leur partition. Il s’agit de l’honorable Dakpè Sossou avec notamment des manuels de mathématiques, de Mègnikpa, deuxième adjoint au maire de Lokossa, et du conseiller communal Laurent Zomaï qui ont donné des enveloppes financières. Dans le Couffo, la même dynamique est en vogue avec des organisations de la Société civile. C’est le cas, entre autres, de l’Ong Perspectives actions communautaires pour l’enfance (PeACE-Ong) soutenue par Caritas et la Coopération allemande et la Fondation Bénoît Kessahou. Ce sont des chèques qui ont été remis dans treize établissements des communes de Dogbo, de Djakotomey, de Toviklin et de Lalo. A Klouékanmè. Pour Koffi Yedjenou, directeur du Ceg 2 Klouékanmè, le geste de la fondation constitue un coup de pouce important arrivé à point nommé. Société 01 juin 2022


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