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Nouvelles

Rencontres du médiateur de la République avec les partis politiques : baliser le chemin pour des législatives apaisées en 2023
Du 25 avril au 4 mai dernier à Grand-Popo, le médiateur de la République a échangé avec chacun des partis politiques en vue d’établir les conditions favorables à la tenue des élections législatives prévues pour le 8 janvier 2023. A la fin de cette série de rencontres, hier, mercredi 4 mai, le médiateur de la République a rendu public un communiqué lu par le secrétaire général de l’institution, Mohamadou Moussa. Lire l’intégralité du communiqué... « Dans le cadre de la poursuite du dialogue entamé depuis juillet 2021, le médiateur de la République a conduit, du 25 avril au 4 mai 2022 à l’Hôtel Bel Azur de Grand-Popo, des échanges avec les partis politiques légalement constitués et enregistrés au ministère de l’Intérieur. Ces échanges visant essentiellement à établir les conditions favorables à la tenue d’élections législatives transparentes, inclusives et surtout sans violence en janvier 2023, ont connu la participation effective de délégations de 14 partis politiques sur les 16 invités. Seuls les partis La Flamme Renouvelée et Restaurer l’Espoir n’ont pas effectué le déplacement sur Grand-Popo. Les discussions entre le médiateur de la République et ses invités se sont déroulées dans une ambiance conviviale, empreinte de courtoisie et de respect mutuel. Les partis politiques ont salué l’initiative du médiateur de la République qui vient à point nommé, avant d’exposer leurs recommandations et suggestions en vue d’un processus électoral inclusif et apaisé. S’en sont suivis des échanges directs qui ont permis aux parties d’approfondir certains des aspects évoqués. A l’issue des travaux, le médiateur de la République tient à exprimer toute sa gratitude à tous les partis politiques pour leur disponibilité, leur sens d’écoute et de responsabilité, ainsi que leur engagement pour la paix et la concorde nationale. Il saisit l’occasion pour remercier également tous les partenaires, notamment l’Ambassade des Pays-Bas, l’Union Européenne, … pour leur accompagnement technique et financier à la réussite de cette activité. Le médiateur de la République s’engage à porter dans les jours à venir les préoccupations et recommandations des partis politiques sous forme d’un plaidoyer à l’endroit des institutions concernées, conformément à ses prérogatives légales d’une part et à la mission spéciale à lui confiée par le chef de l’Etat d’autre part. » Actualités 05 mai 2022


Medias : La position du gouvernement sur le classement Rsf 2021
Le classement Reporters sans frontières 2022 est publié. Il montre le visage de la liberté de presse et de la situation des professionnels des médias dans le monde. Pour cette année, le Bénin occupe la 121ème place, soit une régression de sept places par rapport à 2021. Ce qui laisse couler des commentaires aussi bien dans le rang des acteurs des médias que des consommateurs des produits de presse. Entre diagnostic et propositions pour une amélioration, les commentaires sont nombreux. Pour sa part, loin de critiquer ce baromètre de Reporters sans frontières, « le gouvernement prend acte de ce classement ». C’est ce qu’a fait savoir wilfried Léandre Houngbédji. « Le gouvernement n’a pas à juger le travail de Reporters sans frontières », a martelé le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Ce qu’il est pertinent de retenir de ce rapport, selon lui, c’est qu’il y a des efforts à faire de part et d’autre, notamment par le gouvernement et les professionnels des médias à travers leurs associations faîtières. C’est le seul moyen pour remonter la pente.   Actualités 04 mai 2022


Conseils communaux : la raison de la suspension du réaménagement des commissions
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a ordonné la suspension des opérations de réaménagement des commissions permanentes au niveau des conseils communaux. C’est pour attendre la prise des décrets devant régir cette activité et bien d’autres. La mise en œuvre de la réforme de la décentralisation et son corollaire qu’est la dissolution de certaines commissions, devenues de fait caduques, soulèvent des vagues dans certains conseils communaux. Entre discrimination politique, sortie médiatique et diverses allégations, le conseil communal de Bohicon partait en vrille. Annonçant la session d’un supposé conseil de supervision, le maire s’était abstenu, selon ses contradicteurs, de convoquer certains conseillers nouvellement portés à la tête de commissions permanentes. Il aura fallu le message du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale pour que tout se calme ; du moins en apparence jusqu’à la relance du processus de réaménagement des commissions permanentes des conseils communaux et municipaux. Raphaël Akotègnon n’est donc pas resté indifférent aux crises latentes dans certains conseils communaux au lendemain de la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation. Il a anticipé et appelle au respect strict de la loi n°2021 – 14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin. Dans son message aux préfets et maires, le ministre a ordonné la suspension de toutes les opérations de réaménagement des commissions permanentes au niveau des conseils communaux. Il demande expressément à ces autorités d’attendre la prise de décrets fixant le cadre général du règlement intérieur du conseil communal et du conseil de supervision avant la poursuite des activités. La rigueur… En fait, avant l’avènement du nouveau code, le nombre de commissions permanentes était illimité. Dans certaines communes, au nom des accointances politiques et de la répartition des dividendes politiques, les commissions étaient créées à volonté. Ce qui contraste avec le cadre légal actuel. Selon l’article 85 du code de l’administration territoriale, « le conseil communal constitue quatre commissions permanentes…». Il s’agit de la Commission des affaires économiques et financières, de la Commission des affaires domaniales et environnementales, de la Commission des affaires sociales, culturelles et sportives et de la Commission de la coopération et des relations avec les institutions. Cependant, le code permet la création de commissions temporaires avec une durée d’exercice limitée. «… Des commissions temporaires peuvent être créées en cas de nécessité sur des sujets qui ne peuvent être autrement étudiés par tout autre organe de la commune. Elles sont, de plein droit, dissoutes après l’accomplissement de leur mission dont la durée ne peut excéder trois mois », précise le code. La nouvelle législation aborde également l’épineuse question de la rémunération des membres des commissions. Contrairement à un passé récent où ils s’arrogeaient une manne financière non négligeable dans le budget des mairies faisant de ces commissions une vache à lait, tout est à présent règlementé avec plus de rigueur. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement avec le respect des principes de l’orthodoxie budgétaire par le gouvernement qui réfute tout double emploi. Selon l’article 86, « la participation aux travaux des commissions ne donne droit à aucune rémunération. Toutefois, elle donne lieu au remboursement de frais de repas et de déplacement». Mais il importe de préciser que les membres des commissions permanentes siègent d’office au sein du conseil de supervision au même titre que le maire et ses adjoints. Cette instance dirigeante des mairies tient ses réunions une fois par mois. Actualités 04 mai 2022


Amélioration de la productivité agricole : des équipements et intrants aux acteurs
Les acteurs agricoles du pôle 7 sont dotés depuis vendredi 29 avril dernier, d’équipements et intrants pour l’amélioration de leurs conditions de travail, de la production et de la productivité. Après le lancement de la campagne agricole 2022-2023 à Aplahoué, le gouvernement accompagne déjà les acteurs agricoles sur le terrain. C’est le cas de ceux du pôle 7 qui regroupe l’Ouémé, l’Atlantique, le Littoral et le Mono qui ont été dotés, vendredi 29 avril dernier, d’équipements et intrants agricoles pour un coût global de 720 millions F Cfa. Le but visé est de leur permettre d’être plus productifs que par le passé en dépit des contraintes mondiales. Prosper Sabgo, directeur général de l’Agence territoriale de développement agricole pôle 7, explique que son institution est le temple de définition et de mise en œuvre des approches d’opérationnalisation de la politique gouvernementale en matière de promotion des filières prioritaires spécifiques au terroir. Il reconnaît que l’Atda du pôle des départements de l’Ouémé, du Littoral, de l’Atlantique et du Mono s’attelle à cette mission depuis son installation en 2018, pour les filières prioritaires que sont l’ananas, l’aquaculture, l’élevage de poules pondeuses ainsi que pour bien d’autres filières en diversification que sont le riz, le manioc, le maraîchage. Selon lui, les appuis des acteurs concernent les filières ananas, aquaculture, manioc et riz. Tout ceci s’inscrit, à l’en croire, dans la réforme que le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche s’emploie à mettre en oeuvre avec passion et engagement. Puissance agricole Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, note qu’après six ans de planification, il est temps de mettre en pratique les acquis afin de dérouler le programme au niveau de l’agriculture. « Nous sommes conscients que l’agriculteur n’a pas toujours les ressources qu’il faut pour capitaliser son exploitation. Plutôt que de vous parler de ce qu’il faut faire et de comment il faut le faire, nous vous apportons ici de façon concrète les moyens de faire mieux que par le passé », souligne-t-il. L’autorité ministérielle note que si le Bénin veut avoir une production de qualité, il est essentiel d’apporter tous les ingrédients nécessaires. « Les autres oeuvrent à réduire la pénibilité du travail et nous, nous la compliquons. Non ! Nous aussi, nous allons vivre le bonheur de la technique et de la technologie », recommande-t-il. Évoquant les difficultés actuelles de la pisciculture, Gaston Dossouhoui affirme que l’un des produits qui manquent au Bénin, c’est le poisson. Raison pour laquelle, l’Etat met à la disposition des pisciculteurs plus de 500 tonnes d’aliments de poisson. « Ce n’est pas beaucoup mais ce n’est pas rien », reconnaît-il. Selon lui, pour gérer efficacement les produits de pêche ou d’aquaculture, il faut un dispositif. « Le poisson est à l’aise dans l’eau et l’eau doit être aérée. On a mis à la disposition de huit entreprises des tricycles avec des aérateurs aussi bien dans le temps d’aération que dans le temps où vous allez déverser le produit pour être vendu. Ça, c’est du nouveau. Et à côté, des congélateurs sont disponibles pour les produits invendus », fait-t-il savoir. Gaston Dossouhoui n’a pas occulté le cas du manioc qui doit faire l’objet d’attention. Ce qui limite le développement du manioc, note-t-il, c’est le matériel de plantation, le marché et la qualité des transformations. « Pour le moment, nous allons équiper ceux qui sont producteurs de tiges de manioc », informe-t-il. Il martèle qu’avec le manioc, il est possible de développer le pays. Tout en souhaitant bon vent aux différents acteurs, l’autorité ministérielle dit compter sur leur professionnalisme pour utiliser à bon escient des équipements agricoles. Actualités 04 mai 2022


Pâque juive à Pâques chrétienne : il y a un dépassement de sens, selon le père Geoffroy Anagonouga
Le mystère pascal donne sens et consistance à la foi chrétienne. Bien qu’étant la plus grande solennité chrétienne, la fête de la «pâque» était célébrée par les juifs avant l’avènement de Jésus-Christ. Mais la pâque juive et la Pâques chrétienne ne sont pas à confondre. Il y a un dépassement de sens que le père Geoffroy Anagonouga, secrétaire permanent et notaire au Tribunal ecclésiastique de Cotonou, se propose d’expliquer. La Nation : Pourquoi dit-on que le mystère de Pâques donne du sens à la foi chrétienne ? Père Geoffroy Anagonouga : Le corpus des 40 jours de carême, conduisant au triduum pascal du jeudi, vendredi et samedi saints, le tout culminant dans la vigile pascale de la nuit du samedi saint, où l’Eglise commémore l’évènement historique et théologique de la Passion-Mort et Résurrection du Christ nous offre à contempler le mystère central de la foi chrétienne. N’est-ce justement pas ce que voulait dire Saint Paul lorsqu’il écrivait aux Corinthiens dans sa première lettre à eux adressée: « Si le Christ n’était pas ressuscité, vaine alors serait notre prédication et vaine notre foi » ? C’est donc l’événement pascal du Christ mort et ressuscité qui donne à l’Eglise tout son sens et toute son essence. C’est d’ailleurs ce dont l’Eglise fait mémoire chaque jour à la célébration eucharistique. Le chant de l’Anamnèse nous le rappelle en ces termes : « Il est grand le mystère de la foi ! Nous annonçons ta Mort, Seigneur Jésus ! Nous proclamons ta Résurrection ! Nous attendons ta venue dans la gloire ! ». Si les chrétiens chantent à travers ce refrain, leur attente du retour glorieux du Christ, ce n’est certainement pas le cas chez les juifs pour qui les espérances messianiques restent à combler. Et rien que pour cela, la pâque juive et celle chrétienne ne sont pas à confondre. Mieux qu’une distinction à faire, il y a à y voir un dépassement de sens ! Il faudra suffisamment comprendre la première pour saisir la seconde. Comment se célébrait la pâque juive ? L’origine et les modes de célébration de la pâque juive sont inséparables de la vie, de l’histoire et de l’évolution du peuple d’Israël au cours de treize siècles de son histoire jusqu’à l’ère chrétienne. Mais pour faire bref, nous dirons que la pâque juive évoque l’événement historique de la libération du peuple d’Israël de l’esclavage où il était tenu en Egypte, avec la traversée de la Mer rouge. Cette libération et cette traversée dont la commémoration se fait chaque année dans toutes les familles juives dans la nuit du 13 au 14 Nisan. Les fondements scripturaires nous renvoient au chapitre 12 du livre de l’Exode qui présente le seul rituel détaillé de la pâque que contient la Bible. Et cela se passe ainsi : chaque famille choisit dans le petit bétail, un animal né dans l’année (versets 3-5) ; l’immolation a lieu au soir du 14 Nisan (verset 6) ; sans indication de sacrificateur, ni de sanctuaire, ni d’autel, le sang est appliqué sur les deux montants et le linteau des maisons (versets 7, 13, 22); on rôtit au feu la victime entière, sans la dépecer ni en briser les os (préfiguration lointaine de la passion où on ne brisa pas les os de Jésus comme on en brisa aux deux malfaiteurs crucifiés avec lui); elle doit être mangée en cette nuit de pleine lune de printemps, avec des azymes et des herbes amères (versets 8-9) ; il faut brûler au matin ce qui en resterait après le repas religieux, et les participants ont ceinture aux reins, sandales aux pieds, bâton à la main, comme prêts au départ (versets 10-11). Par tradition donc, chaque année, dans la nuit du 13 au 14 Nisan, se fait dans les maisons juives, la recherche de tout produit fermenté, que l’on doit éliminer avant le 14 Nisan à midi, car en début d’après-midi commence au Temple, l’immolation des victimes pascales et elle dure jusqu’au coucher du soleil (Jésus a rendu l’esprit justement en ce moment). Tandis que les Lévites chantent le Hallel (Psaumes 112-117) et que les prêtres sont là, chaque Israélite qui amène son agneau ou son chevreau, le tue lui-même ; le sang est aussitôt recueilli par un prêtre qui le transmet de prêtre en prêtre jusqu’à celui qui en asperge le bas de l’autel des holocaustes; les victimes sont dépouillées et vidées sur le parvis, et l’on en prélève les graisses et autres parties destinées à être brûlées sur l’autel par les prêtres. L’Israélite charge alors sa victime sur ses épaules et l’emporte à la maison où elle sera rôtie et mangée. Le soir venu, le repas a lieu dans les demeures particulières avec au moins dix participants, soit les membres d’une famille naturelle, soit les membres d’une confraternité (ce sera le cas de Jésus et de ses disciples, le Jeudi saint, à la veille de sa passion : on parle du sacrifice non sanglant qui a eu lieu à la Sainte Cène où il donna à manger et à boire son Corps et son Sang). Les convives n’ont désormais plus ici la tenue et la hâte des voyageurs comme au moment de la libération d’Egypte ; ils mangent, étendus sur des divans et accoudés sur des coussins comme dans le banquet grec ou romain, (à la manière des rois et avec l’aisance qui convient à des hommes libres). Leur réunion peut durer à leur gré jusqu’à une heure avancée de la nuit. Ils doivent goûter aux divers mets et aux quatre coupes de vin mêlé d’eau qui ouvrent, ponctuent et concluent le repas, accompagné de chants, de prières et de psaumes du Hallel. La bénédiction de la première coupe est suivie d’un service d’azymes et de légumes. Puis on apporte l’agneau et l’on verse la deuxième coupe qui inaugure la célébration pascale proprement dite. Là, en réponse aux questions du plus jeune des convives, conformément aux instructions du livre de l’Exode, le président de table explique la raison d’être de ce rite qui commémore la délivrance d’Israël; il raconte l’histoire librement et selon son inspiration, mais sans omettre de mentionner : le pesah (la victime pascale), « parce que Dieu a franchi les maisons de nos pères en Égypte », le massa (pain azyme), « puisque nos pères ont été libérés en Égypte»; et le maror (herbes amères), «puisque les Égyptiens ont rendu amère l’existence de nos pères dans leur pays ». On boit la deuxième coupe et l’on mange l’agneau avec des azymes et des herbes amères trempées dans une sauce (haroset). Après le repas on verse la troisième coupe et l’on rend grâce. La quatrième coupe clôt la célébration et l’on termine le Hallel (Psaume 117), dont l’un des derniers versets, plus précisément le verset 26, nourrit les espérances messianiques du peuple juif en ces termes : «Béni soit celui qui vient au nom de Yahvé ! ». Qu’en est-il de la Pâques chrétienne ? Pour les chrétiens, par contre, ces espérances messianiques connaissent leur accomplissement en Jésus de Nazareth ! Il est Celui qui vient au Nom du Seigneur ! C’est justement en ces termes que le peuple l’acclamait à son entrée triomphale à Jérusalem six jours avant la pâque juive. La Pâques chrétienne vient comme pour porter celle juive à son achèvement. Jésus, pour les chrétiens, est le serviteur souffrant dont parle le livre du prophète Isaïe, qui librement s’est offert pour l’immolation tel un agneau docile mené à l’abattoir, et qui par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection, libère totalement, non plus le seul peuple juif, mais l’humanité entière, la destinée humaine de la mort et du péché, nous faisant passer de la mort à la vie (Résurrection), du péché au salut (Rédemption). Pour la première communauté chrétienne, ce n’était donc nullement un hasard que l’événement de la crucifixion et de la Mort de Jésus eût lieu au moment de l’immolation des agneaux dans le Temple de Jérusalem. Le Christ, par son sacrifice, porte à leur achèvement tous les sacrifices de l’ancienne Alliance et inaugure une nouvelle Alliance, celle scellée par son Sang qui libère totalement l’homme de la servitude du péché. C’est cette lecture des événements qui explique que, pour fêter le mystère de la Passion-Mort-Résurrection du Christ, les premières communautés chrétiennes ont repris aux circonstances de la fête juive, à ses rites et à ses symboles, des éléments qu’elles ont transposés dans leurs propres rites et symboles, tels ceux de la libération de l’esclavage en Égypte, du passage de la Mer rouge et de l’agneau pascal interprété désormais du Christ, l’Agneau de Dieu. La riche et abondante liturgie de la Parole au cours de la Vigile pascale est suffisamment éloquente à ce sujet. Mais bien avant la liturgie de la Parole, c’est par le rite de la Lumière que débute la Vigile pascale. Pourquoi justement à chaque début de la Vigile pascale, les chrétiens sont invités à se rassembler autour d’un feu ? Le Rite de la lumière en pleine nuit de la Vigile pascale symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres, autrement dit, la lumière de la résurrection l’emporte sur les ténèbres de la mort. La phrase que prononce le prêtre au moment même où il allume le cierge pascal résume parfaitement ce symbole : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit ». Le cierge pascal représente donc le Christ, lumière du monde. De la flamme du cierge pascal sont allumés tous les autres cierges de l’Eglise, pour montrer que Jésus est la source de notre lumière. Tout ce qui entoure le cierge, à commencer par la cire dont est fait le cierge, est hautement symbolique et évoque avec une beauté inouïe l’un ou l’autre aspect du mystère pascal. Le cierge est normalement fait de cire d’abeilles. La cire pure extraite des fleurs par les abeilles évoque la chair pure du Christ reçue de la Vierge Marie, sa mère, cette chair qui souffrit la passion. La mèche du cierge symbolise l’âme du Christ et la flamme représente sa divinité. La flamme du cierge évoque quant à elle, la colonne de feu ouvrant la voie au peuple d’Israël fuyant les Egyptiens. Le chant de l’Exultet restitue ce symbolisme en ces termes : « C’est la nuit où le feu d’une colonne lumineuse repoussait les ténèbres du péché». La Croix dessinée sur le cierge est l’instrument par lequel Jésus a sauvé le monde de la mort et du péché. Les deux lettres grecques Alpha A et Oméga Ω dessinées en haut et en bas de la croix font référence, dans l’iconographie chrétienne, à ces paroles de l’Apocalypse : « Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin », évoquant donc le Christ. Dans chacun des angles formés par la croix, figurent les chiffres du millésime de l’année en cours, symbolisant que le temps et l’éternité appartiennent au Christ. Aussi, avant d’allumer le cierge, le prêtre y trace-t-il la croix, l’Alpha et l’Omega ainsi que le chiffre du millésime de l’année en disant : « Le Christ, hier et aujourd’hui (il grave sur le cierge le bras vertical de la croix), commencement et fin de toutes choses (il grave le bras horizontal), Alpha (il grave au-dessus du bras vertical la lettre A) et Oméga (il grave au-dessous du bras vertical la lettre Ω ), à lui le temps (il grave le premier chiffre de l’année dans l’angle supérieur gauche de la croix) et l’éternité (il grave le deuxième chiffre de l’année dans l’angle supérieur droit de la croix), à lui la gloire et la puissance (il grave le troisième chiffre de l’année dans l’angle inférieur gauche de la croix), pour les siècles sans fin. Amen (il grave le quatrième chiffre de l’année dans l’angle inférieur droit de la croix). ». Enfin, avant d’allumer le cierge pascal, le prêtre implante à chaque extrémité de la croix, cinq grains d’encens symbolisant les plaies du Christ. Au fur et à mesure qu’il les implante, il prononce ces paroles : « Par ses saintes plaies (1er grain), ses plaies glorieuses (2e grain), que le Christ Seigneur (3e grain) nous garde (4e grain) et nous protège, Amen (5e grain)». C’est alors qu’il allume le cierge pascal avec une flamme provenant du feu nouveau en disant : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit». S’ébranle alors la procession pour la célébration au cours de laquelle, a lieu traditionnellement le baptême ! L’Epitre de saint Paul Apôtre aux Romains lue en cette messe, nous explique que c’est par le baptême que la grâce de la Résurrection du Christ nous est communiquée. Porté par cette grâce inouïe de la Résurrection, le Chrétien est invité à suivre les pas du Ressuscité, à désormais suivre le Ressuscité jusqu’à son Royaume où il possédera enfin la joie parfaite, la joie que plus rien, pas même la mort ne pourra lui ravir. Culture 04 mai 2022


Exposition Art du Bénin : Plus de 100 000 visiteurs enregistrés
Le week-end dernier, l’exposition publique diptyque a franchi la barre symbolique de 100 000 visiteurs, et les chiffres continuent de grimper à la grande satisfaction des organisateurs de cet événement inédit. Le nombre de visiteurs de l’exposition publique « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui: de la restitution à la révélation » continue de monter en puissance. Du 20 février au 30 avril 2022, 103 661 personnes ont visité les trésors royaux et œuvres d’art contemporain soigneusement exposés à la présidence. Ce qui fait une moyenne de 3 000 visiteurs par jour en 30 journées d’exposition. D’après le point effectué par les équipes en charge de l’exposition, en février dernier, 9 113 personnes ont visité les œuvres, soit une moyenne de 2 278 visiteurs par jour. Au mois de mars, le nombre total de visiteurs est passé à 36 149, soit une moyenne de 2 892 visiteurs par jour, avant de s’établir à 58 399 en avril dernier avec une moyenne de 4 326 visiteurs par jour d’ouverture. Pour rappel, l’exposition a enregistré 16 165 visiteurs seulement deux semaines après son ouverture au public. Dans un communiqué, la présidence de la République avait salué cette fréquentation populaire et cet engouement unanime du public béninois de se réapproprier une partie de l’histoire du Bénin à travers les trésors royaux et les œuvres d’art du présent. Pour les organisateurs, les attentes sont largement dépassées. Culture 04 mai 2022


Santé maternelle et reproductive : les indicateurs à améliorer selon le profil genre
Document de référence et de dialogue en matière de genre pour le Bénin, le profil genre analyse les forces et faiblesses dans le domaine de la santé maternelle et de la reproduction. Des acquis sont enregistrés, mais la dynamique doit être renforcée. La problématique du droit à la santé sexuelle et reproductive des femmes transcende les préjugés au Bénin. C’est le moins qu’on puisse dire au regard du profil genre concernant la planification familiale. Le niveau d’instruction des femmes est un paramètre assez déterminant dans l’atteinte des objectifs. « Le taux de prévalence de la planification contraceptive est de 11 % parmi les femmes sans aucun niveau d’instruction, de 15 % pour celles de niveau de l’enseignement primaire et de 24 % pour celles de niveau supérieur », renseigne le document de profil genre au Bénin (document de stratégie pays 2022-2026 de la Banque africaine de développement pour le Bénin). Quoique les pourcentages ne soient pas encore égaux en milieux rural et urbain, l’évolution des disparités entre régions est moins préoccupante. Selon l’Enquête démographique et de Santé au Bénin (Edsb) de 2017-2018, « le taux d’utilisation de contraceptifs est plus élevé en milieu urbain (34,2 %) que rural (30,9 %). Le taux de fécondité est de moins de cinq enfants par femme sur la période 2007-2017». Ce fossé se justifie en raison des difficultés d’accès aux établissements de santé dans les zones rurales, notamment la distance, l’inaccessibilité et le manque d’installations appropriées. Ces barrières levées, les femmes en union libre ne sont pas pour autant suffisamment comblées sur le terrain de la santé sexuelle et reproductive. 51 % d’entre elles ont des besoins non satisfaits. « Près d’un quart (24 %) des femmes utilisent une méthode moderne. La demande totale satisfaite en planification familiale chez les femmes en union est plus importante et s’élève à 79 %. Dans 36 % des cas, cette demande est satisfaite, en majorité par les méthodes modernes (30 %) », indique l’Enquête démographique et de Santé de 2017-2018. Si des efforts sont faits par le gouvernement en faveur de l’amélioration de la santé maternelle et du nouveau-né par le biais des structures nationales habilitées, la dynamique doit être poursuivie relativement à la santé sexuelle et reproductive; cela permettra de réduire l’influence de certains groupes socioculturels qui tentent toujours de freiner les élans dans l’ombre. Il va falloir aussi soutenir et encourager les méthodes de planification familiale à travers la promotion des services dédiés, notamment dans les milieux ruraux. Une femme qui planifie sa vie à travers l’espacement des naissances est un être socialement épanoui, un bénéfice pour la nation. De ce fait, les communautés ont un rôle indéniable à jouer en vue de la promotion du planning familial, un outil de développement. Le suivi des indicateurs dans le domaine du droit à la santé sexuelle et reproductive des femmes pourrait par ailleurs déterminer des décisions justes au profit de toutes les femmes. Société 04 mai 2022


Fête du 1er mai au Parlement : les cotisations non reversées à la Cnss toujours d’actualité
Les arriérés de cotisations non reversées à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) sont le principal point revendicatif du cahier de doléances que le Syndicat national autonome du personnel de l’Assemblée nationale (Synapa) a présenté, à l’employeur, lors de l’édition 2022 de la fête du travail célébrée le 1er mai dernier. Le Syndicat national autonome du personnel de l’Assemblée nationale (Synapa) a sacrifié à la tradition de présentation à l’employeur du cahier de doléances dans le cadre de la fête du travail, le 1er mai dernier. L’exercice s’est déroulé le samedi 30 avril dernier à la plage de Sèmè-Podji où le secrétaire général du Synapa, Fulbert Akpédjé Acapo, a transmis le document à l’autorité parlementaire. Ce cahier de doléances met l’accent sur les principales revendications des agents parlementaires dont le paiement des frais de sessions au personnel parlementaire à l’instar de ce qui se passe dans les autres parlements de la sous-région et surtout l’apurement des arriérés de cotisations non reversées à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Il s’agit d’une dette évaluée à plusieurs dizaines de millions de F Cfa représentant des parts patronales déjà prélevées sur les salaires des travailleurs sur la période de novembre 2018 à avril 2019, soit six mois, mais non reversées sous la 7e législature. L’administration étant une continuité, le secrétaire général du Synapa a insisté pour que cette ardoise dont a hérité la huitième législature soit apurée pour permettre aux agents parlementaires en activité de bénéficier des allocations familiales, et ceux admis à la retraite d’avoir droit facilement à leurs pensions. Mais avant, Fulbert Akpédjè Acapo a remercié le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, et les membres de son bureau, pour toutes les réformes engagées dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel parlementaire. Il se réjouit, entre autres, de la signature du nouveau statut du personnel parlementaire ; de la signature de la décision portant attributions, organisation et fonctionnement du secrétariat général administratif et du cabinet du président et enfin la promotion des compétences internes à de hautes fonctions administratives. « Mais tant qu’il reste à faire, c’est que rien n’est fait », a fait remarquer le secrétaire général du Synapa. Fulbert Akpédjé Acapo a invité ses collègues à redoubler d’ardeur au travail dans leurs différents services pour davantage faire rayonner le Parlement. Décupler les rendements Recevant le cahier de doléances, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Mathieu Ahouansou, représentant l’autorité parlementaire, promet de rendre compte fidèlement. Il a exhorté les agents parlementaires à s’armer de courage ; à mieux s’organiser; à internaliser les acquis et à rester en éveil pour affronter les nouveaux défis qui peuvent et doivent amener le Parlement plus loin. Un objectif qui ne peut être atteint, à en croire Mathieu Ahouansou, dans l’indiscipline, le retard, l’absentéisme et l’inconscience professionnelle. Le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Mariano Ogoutolou, a appelé aussi l’ensemble du personnel parlementaire à se mettre résolument au travail et à bannir en son sein les tares susceptibles de ternir l’image et le prestige que revêt la fonction publique parlementaire. Il se dit persuadé que le contenu du cahier de doléances qui a été transmis aux autorités parlementaires recevra un écho favorable. La cérémonie s’est achevée par une causerie-débat dont le thème a porté sur l’appropriation du nouveau statut du personnel parlementaire. Actualités 04 mai 2022


Formation au métier du numérique : plus de 100 community managers mis sur le marché de l’emploi
Bénéficiaires du projet Ntf V #FastTrackTech, plus d’une centaine de jeunes béninois formés aux compétences du community management (Cm) ont reçu leurs certificats, vendredi 29 avril dernier à Cotonou. Après cette cérémonie de remise, 30 d’entre eux ont été matchés à des potentiels employeurs intéressés par leurs profils au cours d’un spécial Job fair. Plus d’une centaine de jeunes béninois formés aux compétences du community management (Cm) ont reçu leurs certificats vendredi 29 avril dernier à Cotonou. A cette occasion, Fleur Auréole Sessinou, directrice générale de Tiar Média Group, a salué le partenariat entre le gouvernement néerlandais et le Centre du Commerce international qui a permis la mise en œuvre de ce programme. Selon elle, ce programme de formation s’est articulée autour du ‘’Community Management’’ avec un focus sur quatre médias sociaux : Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter pour tous les participants d’une part; et 06 sessions avancées en présentiel à l’endroit de 30 meilleurs participants d’autre part. "Ces derniers ont acquis entre autres des notions autour de la vente, du référencement, de la création de contenus visuels ainsi qu’une session spéciale sur la gestion des finances", a-t-elle déclaré. Avant le spécial Job fair au cours duquel 30 de ces community managers ont été mis à la disposition de potentiels employeurs intéressés par les services du Cm, Haifa Ben Salem s’est félicitée de la collaboration avec Tiar Média Group qui a favorisé le bon déroulement de cette formation. Pour elle, cette cérémonie de remise de certificats aux nouveaux Cm est l’aboutissement du projet Ntf V #FastTrackTech né de la volonté du Centre de commerce international de renforcer les compétences numériques. «Nous pensons qu’on ne peut pas renforcer le secteur des technologies sans renforcer les compétences digitales dans un monde qui se digitalise », a-t-elle déclaré. A l’en croire, parmi les nouveaux Cm, 30 ont bénéficié d’un suivi approfondi. « On les a aidés à avoir des comptes professionnels Linkedin pour mieux les préparer au marché de l’emploi », a-t-elle indiqué. Elle a rassuré que ces jeunes seront non seulement connectés à des demandeurs d’emploi mais aussi suivis. Marius Ibikounlé, représentant les récipiendaires, se dit prêt à offrir ses compétences aux entreprises béninoises et étrangères. Il s’engage à mettre son savoir-faire en Community management au service de ces dernières. « Je prie que nos cœurs nous guident dans nos compétences pour que nous soyons capables de donner le meilleur de nous-mêmes », a-t-il confié. Société 03 mai 2022


Journée internationale des jeunes filles dans les Tic : Des apprenantes formées et sensibilisées
Initiée par l’Union internationale des Télécommunications pour encourager les jeunes filles et femmes à embrasser les métiers du numérique, la Journée internationale des jeunes filles dans le secteur des Tic a été célébrée les 27 et 28 avril derniers à Cotonou. Dans ce cadre, des apprenantes des établissements primaires et secondaires ainsi que des étudiantes ont bénéficié de séances de sensibilisation à la sextorsion en ligne et les règles d’hygiène de base pour une sécurité numérique personnelle améliorée, puis d’une série de formations à l’outil informatique et au codage. A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré, jeudi 28 avril dernier, la Journée internationale des jeunes filles dans le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (Tic). A cette occasion, le ministère du Numérique et de la Digitalisation a organisé une série de formations au codage informatique au profit d’une centaine d’élèves des établissements d’enseignement secondaire. Aussi, pour encourager les jeunes filles et femmes du Bénin à embrasser les métiers du numérique, près de 150 étudiantes de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam) ont été sensibilisées à la sextorsion en ligne et les règles d’hygiène de base pour une sécurité numérique personnelle améliorée. « Le numérique est porteuse de belles opportunités, perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour tous y compris les jeunes filles et femmes », a écrit Aurelie Adam Soulé Zoumarou sur la page Facebook du ministère avant d’encourager les jeunes filles à fortement s’intéresser à cette filière du présent et de l’avenir. Avant les élèves du secondaire et les étudiantes, les écolières de l’École primaire publique Sikè-Nord de Cotonou ont participé, mercredi 27 avril, veille de cette célébration, à une séance d’initiation à l’outil informatique. Au total, 110 filles des classes du Cours moyen des quatre groupes pédagogiques de cette école ont bénéficié de cette formation. Cette activité s’est déroulée dans la salle numérique de l’école en présence de François Agoua, directeur général de l’Agence béninoise du Service Universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), représentant la ministre du Numérique et de la Digitalisation. Convaincu que l’accès et la sécurité sont des éléments clés pour faire participer la prochaine génération de filles aux Technologies de l’Information et de la Communication (Tic), le gouvernement béninois entend emboîter le pas à l’Union internationale des télécommunications (Uit) qui insiste sur la nécessité pour les filles et femmes des pays les moins avancés de bénéficier des opportunités d’apprentissage numérique. « Si les femmes ne peuvent pas accéder à l’Internet et se sentir en sécurité en ligne, elles sont par conséquent incapables de développer les compétences numériques nécessaires et de s’engager dans les espaces numériques », indique l’Uit dans un communiqué. A noter que, selon les dernières données de l’Uit, 57 % des femmes utilisent l’Internet dans le monde, contre 62 % des hommes. Et dans le monde, seuls 30 % des professionnels du secteur de la science et de la technologie sont des femmes. Société 03 mai 2022


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