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Nouvelles

Journée internationale des jeunes filles dans les Tic : Des apprenantes formées et sensibilisées
Initiée par l’Union internationale des Télécommunications pour encourager les jeunes filles et femmes à embrasser les métiers du numérique, la Journée internationale des jeunes filles dans le secteur des Tic a été célébrée les 27 et 28 avril derniers à Cotonou. Dans ce cadre, des apprenantes des établissements primaires et secondaires ainsi que des étudiantes ont bénéficié de séances de sensibilisation à la sextorsion en ligne et les règles d’hygiène de base pour une sécurité numérique personnelle améliorée, puis d’une série de formations à l’outil informatique et au codage. A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré, jeudi 28 avril dernier, la Journée internationale des jeunes filles dans le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (Tic). A cette occasion, le ministère du Numérique et de la Digitalisation a organisé une série de formations au codage informatique au profit d’une centaine d’élèves des établissements d’enseignement secondaire. Aussi, pour encourager les jeunes filles et femmes du Bénin à embrasser les métiers du numérique, près de 150 étudiantes de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam) ont été sensibilisées à la sextorsion en ligne et les règles d’hygiène de base pour une sécurité numérique personnelle améliorée. « Le numérique est porteuse de belles opportunités, perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour tous y compris les jeunes filles et femmes », a écrit Aurelie Adam Soulé Zoumarou sur la page Facebook du ministère avant d’encourager les jeunes filles à fortement s’intéresser à cette filière du présent et de l’avenir. Avant les élèves du secondaire et les étudiantes, les écolières de l’École primaire publique Sikè-Nord de Cotonou ont participé, mercredi 27 avril, veille de cette célébration, à une séance d’initiation à l’outil informatique. Au total, 110 filles des classes du Cours moyen des quatre groupes pédagogiques de cette école ont bénéficié de cette formation. Cette activité s’est déroulée dans la salle numérique de l’école en présence de François Agoua, directeur général de l’Agence béninoise du Service Universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), représentant la ministre du Numérique et de la Digitalisation. Convaincu que l’accès et la sécurité sont des éléments clés pour faire participer la prochaine génération de filles aux Technologies de l’Information et de la Communication (Tic), le gouvernement béninois entend emboîter le pas à l’Union internationale des télécommunications (Uit) qui insiste sur la nécessité pour les filles et femmes des pays les moins avancés de bénéficier des opportunités d’apprentissage numérique. « Si les femmes ne peuvent pas accéder à l’Internet et se sentir en sécurité en ligne, elles sont par conséquent incapables de développer les compétences numériques nécessaires et de s’engager dans les espaces numériques », indique l’Uit dans un communiqué. A noter que, selon les dernières données de l’Uit, 57 % des femmes utilisent l’Internet dans le monde, contre 62 % des hommes. Et dans le monde, seuls 30 % des professionnels du secteur de la science et de la technologie sont des femmes. Société 03 mai 2022


2e congrès de la Société béninoise de pneumologie : « Nous allons revoir nos connaissances pour une meilleure prise en charge des patients », dixit Gildas Agodokpessi
Placé sous le thème « Asthme et autres maladies respiratoires chroniques en temps de Covid-19 », la Société béninoise de pneumologie (Sobep) organise les 6 et 7 mai prochains son 2e congrès. A travers la présente interview, Gildas Agodokpessi, professeur titulaire de pneumologie et chef service de la clinique universitaire de pneumologie au Centre national hospitalier et universitaire de pneumo-phtisiologie de Cotonou aborde le contexte de ses assises et leurs avantages pour la santé des populations. La Nation : Parlez-nous de la Société béninoise de pneumologie ? Gildas Agodokpessi : C’est un creuset autour duquel, tous les praticiens, les médecins, qu’ils soient spécialistes ou non des maladies respiratoires, se retrouvent pour partager les actualités scientifiques de leurs domaines. C’est une société destinée à la formation continue de ses membres et de la communauté médicale. C’est aussi une société purement scientifique à but non lucratif qui intervient dans le domaine de l’amélioration des connaissances pour une meilleure prise en charge des patients. La société tient bientôt son 2e congrès. En quoi consiste-t-il ? Après son premier congrès qui remonte à 2013, la Société béninoise de pneumologie va tenir les 6 et 7 mai au palais des congrès de Cotonou, son deuxième congrès dont le thème principal est : « Asthme et autres maladies respiratoires chroniques en temps de Covid-19 », avec notamment des sous-thèmes, que ce soit l’asthme de l’enfant, de l’adulte, les broncho-pneumopathies à Covid et le syndrome d’apnées du sommeil. La pandémie de Covid qui a frappé le monde entier est due à un virus appelé Covid-19 qui a un tropisme essentiellement respiratoire c’est-à-dire que lorsqu’on prend dix patients atteints du Covid-19, huit patients ont des manifestations essentiellement respiratoires. Et donc, c’est une maladie qui affecte les poumons principalement et tous les autres organes accessoirement, avec lesquels le poumon arrive à maintenir la fonction vitale de l’homme. Après cette pandémie, il était important que les praticiens se retrouvent et essaient de réfléchir. Car comme vous le savez, c’était la première fois que nous découvrions cette maladie qui n’était pas connue des praticiens avec ses manifestations ontologiques. Il était important que toute la communauté scientifique se réunisse autour de ce thème pour mieux en savoir davantage. Nous avons voulu coupler ce congrès avec la Journée mondiale de l’asthme. Comme vous le savez, l’asthme est aussi une maladie respiratoire avec un enjeu important de santé publique de par le nombre de personnes atteintes mais aussi de par ses répercussions socioéconomiques et sanitaires. Et donc, la communauté internationale célèbre le 1er mardi du mois de mai la Journée mondiale de l’asthme. Nous profitons également de ce congrès pour sensibiliser davantage la population de notre pays et surtout les patients asthmatiques sur les moyens d’améliorer leur prise en charge. Pourquoi avoir associé le Covid-19 au thème du congrès ? Comme je vous le disais, l’asthme est essentiellement une maladie des poumons. Le Covid-19 est également une maladie qui attaque les poumons. Ces deux affections ont en commun cette partie de l’organisme et nous avons observé également que le Covid-19 pourrait aggraver la maladie asthmatique comme il pourrait, même en étant guéri, laisser des séquelles assez importantes au niveau des poumons. Il est important de revoir tous ces aspects ; et nos différentes équipes ont réalisé des travaux dans leurs unités, lesquels seront partagés. Ensemble, nous allons à partir des leçons apprises, pouvoir élaborer des procédures opératoires pour mieux prendre en charge les patients. Quelle distinction faire entre l’asthme de l’enfant et celui de l’adulte ? L’asthme est une maladie assez multifactorielle. C’est une maladie qui atteint préférentiellement l’enfant mais aussi l’adulte en des proportions assez variables. Mais il faut dire que ce soit chez l’enfant ou chez l’adulte, cette maladie ne se présente pas de la même façon et son traitement ainsi que sa conduite ne sont pas les mêmes. Il est important que nous discutions de cette particularité pour mieux sensibiliser nos collègues praticiens qui sont amenés à prendre en charge aussi bien les enfants que les adultes. Qu’en est-il de la pneumopathie à Covid-19 ? La pneumopathie à Covid-19 est une problématique un peu particulière. Quand on parle de pneumopathie, c’est le fait que le poumon ou le système pulmonaire soit atteint d’une maladie. Maintenant, quand on parle de pneumopathie à Covid-19, c’est l’atteinte pathologique du poumon. Cette atteinte comporte plusieurs aspects au regard de ce que nous observons dans la littérature scientifique mais aussi de ce que nous observons chez nous dans nos hôpitaux. Il y a la phase aiguë et à cette phase aiguë, le patient développe des signes de la maladie. En fonction d’un certain nombre d’éléments qui sont des susceptibilités qu’on appelle des comorbidités, certains vont faire une manifestation bruyante de la maladie et vont se retrouver à l’hôpital. Par contre, il y aura d’autres qui n’auront aucune manifestation. Dans tous les cas, au bout de dix ou quinze jours, le virus va mourir mais son passage va entrainer des séquelles, lesquelles sont fonction d’un certain nombre de susceptibilités. Qu’en est-il du syndrome des apnées du sommeil ? Voilà encore une autre pathologie qui concerne toujours le système respiratoire et qui est une maladie méconnue sous nos cieux parce que les symptômes de la maladie sont des symptômes parfois insidieux. D’autres sont bien connus mais banalisés dont le ronflement. Quand quelqu’un dort et qu’il ronfle, cela apparaît comme un phénomène banal mais derrière ce ronflement, il peut y avoir des maladies. C’est le cas de l’apnée du sommeil. Et donc, ce ronflement qui correspond à une obstruction des voies respiratoires peut aller jusqu’à l’oblitération complète de la voie respiratoire. C’est pour ça qu’on parle d’apnées du sommeil qui sont des arrêts de la respiration, des pauses respiratoires qui feront que pendant que le sujet dort, il n’aura pas une bonne qualité de sommeil. S’il n’a pas une bonne qualité de sommeil, cela aura des répercussions sur son organisme entier et cela va se manifester par des somnolences dures et excessives. C’est une maladie qui a beaucoup de complications aussi bien sur le cœur, les vaisseaux que sur les hormones. C’est un véritable tueur silencieux. C’est aussi une pathologie qui est méconnue sous nos cieux et dont le diagnostic nécessite des explorations c’est-à-dire des examens qui sont d’un coût souvent élevé et pas accessible dans nos milieux. La prise en charge est assez onéreuse chez le peu de patients chez qui on arrive à dépister cette pathologie. Il est important que nous réfléchissions autour de ce thème pour toujours mieux sensibiliser les collègues médecins pour qu’on puisse mieux prendre en charge les patients et faire des propositions concrètes aux autorités. Il y a certainement d’autres pneumopathies chroniques sur lesquelles vous allez aussi vous pencher. Il y a d’autres pneumopathies chroniques qui seront abordées au cours de ce congrès. Quand on parle de pathologies respiratoires, il y a les pathologies respiratoires qui sont transmissibles et les pathologies respiratoires non transmissibles. Dans les pathologies respiratoires transmissibles, en termes d’importance, on voit la tuberculose qui est une maladie dont le germe a un tropisme essentiellement pulmonaire. Huit fois sur dix, c’est une atteinte des poumons. On parle de pneumonie qui est la première cause de mortalité des enfants. La pneumonie tue un enfant toutes les trois minutes dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Il y a aussi les autres pathologies infectieuses qui sont dues à d’autres germes dans l’environnement. Quand on rentre dans le lot des pathologies non transmissibles, nous allons parler de l’asthme, des apnées du sommeil, des broncho -pneumopathies chroniques c’est-à-dire des maladies respiratoires que l’on contracte lorsqu’on vit dans un environnement insalubre. Ce sont des pathologies d’accumulation parce que nous accumulons des substances nocives. Nous allons parler également des infections qui peuvent atteindre le pharynx. Je rappelle que la Société béninoise de pneumologie n’organise pas que des congrès, mais aussi des enseignements post-universitaires en partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi. Quels sont les avantages de vos assises pour la santé des populations béninoises ? La première chose est que la Société béninoise de pneumologie vise essentiellement la formation continue du personnel aussi bien médical que paramédical. Par rapport à ces affections respiratoires dont nous allons parler, les praticiens auront plus de connaissances et pourront bien prendre en charge les patients. La deuxième chose est qu’ils pourront mieux informer les patients. Et comme le dit l’adage : « Un patient bien informé est un patient à moitié guéri ». La deuxième moitié de la deuxième journée sera consacrée à une sensibilisation des patients asthmatiques. Dans ce cadre, l’Association des patients asthmatiques du Bénin va organiser une caravane à travers la ville. Ensuite, elle va nous rejoindre pour discuter des difficultés qu’ils ont afin de trouver des solutions quant à cette pathologie. A terme, les populations porteuses seront davantage mieux outillées afin de mieux faire face à ces pathologies. Aussi, nous invitons tous nos collègues praticiens, les médecins spécialistes ou non concernés par la prise en charge des maladies respiratoires d’une façon globale à se joindre à nous au palais des congrès de Cotonou les 6 et 7 mai prochains pour qu’ensemble, nous mettions à jour nos connaissances. Les différentes équipes de chercheurs viendront avec des thématiques sur lesquelles, ils ont des réponses et nous allons discuter sur les aspects les plus consensuels pour améliorer la prise en charge des patients. Les autres aspects vont inspirer d’autres équipes de chercheurs qui vont retourner à leurs lieux de travail et nous espérons que dans les années à venir, nous aurons encore davantage de thématiques autour desquelles, nous allons pouvoir discuter et accorder nos violons. Surtout, nous allons sortir des procédures opératoires standardisées pour que chaque praticien, de là où il se trouve, puisse, par rapport à ces pathologies respiratoires, pouvoir bien informer les patients, les diagnostiquer et leur donner le bon traitement. Santé 03 mai 2022


Célébration de la fête de Ramadan 2022 : sermon d’un retour aux valeurs morales à Abomey-Calavi
Les crises économique, sociale et morale se sont invitées dans les sermons de la fête de l’Aïd El-Fitr qui tourne la page du ramadan. A Abomey-Calavi, imams et fidèles appellent au retour aux valeurs morales et à l’acceptation des uns et des autres. Temps clément à Abomey-Calavi, ce premier lundi de mai 2022. A peine le soleil a-t-il pointé le bout de son nez que la cour de l’Epp Finafa à Agori est prise d’assaut. L’atmosphère est chaleureuse contrairement aux deux dernières célébrations en demi-teinte, du fait des restrictions liées à la Covid-19. Quand sonne 10 heures, les fidèles se mettent en posture, sur les tapis dressés pour accomplir les deux raka’ats prescrites pour l’Aïd El-Fitr. En première ligne, on retrouve certaines personnalités dont Nassirou Bako-Arifari, qui sont venues aussi rendre grâce à Dieu pour la traversée du mois béni du ramadan. « Nous avons sollicité sa miséricorde, son pardon. Que le tout-puissant fasse en sorte que sa miséricorde soit, pour l’ensemble de la communauté nationale, un acte de paix qui montre la nature de la religion islamique, une religion de tolérance contre toutes les formes d’extrémisme qui créent désolation, angoisse et psychose au sein de nos communautés », confie-t-il. Après les deux raka’ats, assis, les fidèles suivent alors la khutbah, c’est-à-dire le sermon. Une crise morale qui inquiète L’imam El hadj Moutawakil Boukari Malik de la mosquée centrale Médine II d’Agori Plateau évoque dans son sermon ce qu’il appelle une crise morale sans précédent. «on a l’impression que le monde est arrivé à un stade où chacun pense être le maître de lui-même et seul détenteur de la vérité. Ainsi, le vice est pratiqué aussi bien secrètement que publiquement. Il s’agit entre autres de l’alcoolisme, la prostitution, de la délinquance juvénile et j’en passe. Les populations souffrent, les pays se meurent, les espèces animales et végétales tendent à disparaître, la nature se dégrade, la miséricorde et les bénédictions d’Allah se font rares…Tout cela à cause de la dépravation morale qui a conduit les âmes à se pencher désormais vers le mal sous toutes ses formes : mensonge, haine, calomnie, méchanceté, corruption, trahison, faux témoignage, détournement…», fustige l’imam pour dire que ce qui frappe le monde aujourd’hui n’est que la juste rémunération des actes humains. Fin du ramadan, mais pas des interdits Dans la suite de la khutbah, l’imam invite les croyants à faire un examen sérieux de conscience, à s’attacher au livre d’Allah et à la sunna du Prophète. Et ce, avec un esprit ouvert afin de repousser la corruption, renforcer les valeurs de la religion et sauvegarder les vertus. Ceux qui pensent que la fin du ramadan est le début de la débauche, sont désormais avertis « Certains jeûneurs ont une attitude inverse, après l’écoulement de Ramadan, ils reviennent aux plaisirs interdits et aux actes de désobéissance, ce qui démontre la faiblesse de leur foi et leur non application du Saint Coran et de la Sunna du Prophète Mouhammad (Saw). On ne peut pas envisager un musulman qui passe Ramadan en dévotion et adoration puis qui se jette par la suite dans la débauche après ce mois béni de Ramadan », fait remarquer El hadj Moutawakil Boukari Malik. Un appel aux gouvernants D’une crise à une autre, l’imam évoque aussi la crise économique mondiale et la cherté de la vie. « Cette flambée des prix des denrées alimentaires doit attirer particulièrement l’attention du chef de l’Etat », lance-t-il. Puis, El hadj Moutawakil Boukari Malik fait une série de propositions à l’endroit des gouvernants pour juguler la crise. Mais à côté, il tient à l’unité de tous les fils du pays. « Nous pouvons avoir des idées divergentes dans la manière de construire notre pays. Mais, il est nécessaire de toujours maintenir cet héritage de cohésion et d’unité nationale car notre pays est un », martèle-t-il dans son sermon avant d’appeler à obéir à l’autorité du chef de l’Etat, Patrice Talon : « C’est Dieu qui l’a mis là. Le pouvoir est à Dieu et il ne le donne qu’à celui qu’il veut ». Cette prière ouvre ainsi une journée de fête pour toute la communauté musulmane, en famille, entre amis, voire entre voisins. C’est un rituel immuable auquel se prêtent chaque année plus d’un milliard de musulmans dans le monde. Actualités 03 mai 2022


Cames : Un appel à projets de 60 millions F Cfa pour les chercheurs

La deuxième édition du Prix Macky Sall pour la recherche est lancée. Il est doté cette année d’un financement de 60 millions de francs Cfa destiné à accompagner un projet fédérateur, qui aura satisfait à toutes les exigences.

Avec pour thème général « la résilience des économies des pays de l’espace Cames face aux crises internationales », cet appel à projets s’inscrit dans un contexte économique mondial où les crises économiques, financières, sanitaires, sécuritaires et politiques dévoilent la faiblesse des économies des pays africains. Ce prix auquel des chercheurs béninois peuvent postuler, "vise l’identification des opportunités et des contraintes relatives à la résilience des économies de l’espace Cames face aux crises internationales, tout en portant une analyse critique sur les stratégies de développement actuellement adoptées dans cet espace".

Les conditions

Les équipes constituées devront comprendre des membres actifs d’au moins trois pays et en apporter la preuve. Ils doivent aussi présenter, preuves à l’appui, un caractère fédérateur élevé en impliquant de façon cohérente d’autres Ptrc. Le dossier de candidature doit comporter l’ensemble des pièces suivantes :
  • Une vidéo de présentation du projet : La vidéo d’une durée de trois (3) minutes maximum doit résumer le projet.
  • Le résumé exécutif du projet
  • La description détaillée du projet sur 7 pages maximum.
  • Une fiche de renseignement
  • Une lettre d’engagement signée par le Coordonnateur du Ptrc.
  • Les partenariats
La date  limite de dépôt des candidatures est fixée au  31 juillet 2022.   Education 03 mai 2022


Médias : Voici le lauréat du prix mondial de la liberté de presse
Cette année, le prix mondial de la liberté de la presse Unesco est décerné à l'Association des journalistes du Bélarus (Ajb), sur recommandation d’un jury international de professionnels des médias.   Le lauréat du prix mondial de la liberté de la presse est connu. Il s'agit de l'Association des journalistes du Bélarus (Ajb), créée en 1995 avec l’objectif de promouvoir la liberté d'expression et le journalisme indépendant au Bélarus. Elle rassemble plus de 1300 journalistes associés, et est membre de la Fédération Internationale des Journalistes (Fij) et de la Fédération Européenne des Journalistes (Fej). « Depuis vingt-cinq ans, le Prix Unesco/Guillermo Cano attire l'attention mondiale sur le courage des journalistes qui, à travers le monde entier, font preuve d’abnégation dans leur quête de vérité et de transparence. Une fois encore, leur exemple nous inspire et nous rappelle l'importance de veiller à ce que les journalistes, où qu’ils soient, puissent travailler librement et en toute sécurité », a déclaré la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay. Le Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano, dont le montant s‘élève à 25 000 dollars, récompense les contributions exceptionnelles à la défense ou à la promotion de la liberté de la presse, en particulier face au danger. Il tient son nom de Guillermo Cano Isaza, journaliste colombien assassiné le 17 décembre 1986 à Bogota (Colombie), devant les bureaux de son journal El Espectador. Société 03 mai 2022


Décentralisation : Les opérations de réaménagement des commissions suspendues
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale n’est pas resté indifférent aux crises latentes dans certains conseils municipaux au lendemain de la mise en réforme de la réforme de la décentralisation. Raphaël Akotègnon anticipe et appelle au respect strict de la loi n°2021 – 14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin. A travers un message aux préfets et aux maires, il a ordonné la suspension de toutes les opérations de réaménagement des commissions permanentes au niveau des conseils communaux. Dans son adresse, le ministre demande expressément à ces autorités d’attendre la prise de décrets fixant le cadre général du règlement intérieur du conseil communal et du conseil de supervision. L’intervention du ministre vient mettre fin à des confusions qui s’installent dans certains conseils communaux au sujet du réaménagement des commissions permanentes pour une mise en conformité avec le code de l’administration territoriale. Selon ce code, seulement quatre commissions permanentes doivent être mises en place. Et les présidents de commissions, ensemble avec le maire et ses adjoints constitueront les membres du comité de supervision. Actualités 02 mai 2022


Sciences : Un Béninois élu à l'Académie américaine
Wilfried Gangbo, professeur titulaire de Mathématiques a l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), a été élu à l'Académie Americaine des Arts et des Sciences. Le Bénin est honoré. Un de ses fils fait partie des 261 nouveaux membres de l'American Academy, l'une des société savantes les plus anciennes et les plus prestigieuses au monde. L'expertise de Wilfried Gangbo comprend le calcul des variations, l'analyse non linéaire, les équations aux dérivées partielles et la mécanique des fluides. Il est le fondateur d'EcoAfrica, une association de scientifiques impliqués dans des projets de soutien aux pays africains, et fait partie des membres du corps enseignant de l'UC et de l'université de Stanford qui ont lancé le David Harold Blackwell Summer Research Institute .. International 01 mai 2022


Biodiversité : des cobras aux geckos, ces reptiles menacés d'extinction
Une étude publiée le 27 avril 2022 par
la revue Nature révèle combien certaines espèces de reptiles sont menacées d’extinction Les auteurs ont évalué les reptiles à l'échelle mondiale en utilisant les critères de la Liste rouge de l'UICN avec la contribution de 961 scientifiques. Sur l'ensemble des 10 196 espèces évaluées, 21,1 % sont menacées d'extinction (classées comme vulnérables, en danger ou en danger critique d'extinction). Selon les auteurs, cela représente 15,6 milliards d'années de diversité phylogénétique en ruine. En cause, les scientifiques indexent l’agriculture, l’exploitation forestière, le développement urbain et les espèces envahissantes - bien que la menace posée par le changement climatique reste incertaine. En tant que groupe, un plus grand nombre d'espèces de reptiles sont menacées que les oiseaux ou les mammifères, mais moins que les amphibiens. Cette étude représente le premier test global d'une extrapolation échantillonnée de la Liste Rouge. La proportion de tortues et de crocodiles menacés (respectivement 57,9 % et 50,0 %) est bien supérieure à celle des squamates (19,6 %) et des tuatara (0 %), et comparable aux groupes de tétrapodes les plus menacés, les salamandres (57,0 %) et monotrèmes (60,0%) (Fig. 1b). Au sein des squamates, les lézards iguanidés (73,8 %) et xénosauridés (60,0 %) et les serpents uropeltides (61,1 %) et tropidophiidés (60,0 %) sont fortement menacés. Bien que certains reptiles, y compris la plupart des espèces de crocodiles et de tortues, nécessitent une action urgente et ciblée pour prévenir les extinctions, des efforts pour protéger d'autres tétrapodes, tels que la préservation de l'habitat et le contrôle du commerce et des espèces envahissantes. Environnement 29 avr. 2022


 « Avaler du sperme à des effets positifs sur la santé » : Attention, ce conseil est exagéré et à risque !

Un conseil santé relayé des millions de fois sur Tik Tok soutient que « avaler du sperme » a des effets positifs sur la santé. L’équipe de Fact-checking de La Nation a vérifié pour vous. C’est un conseil à la fois exagéré et porteur de risque sur la santé.

« Avaler du sperme à des effets positifs sur la santé. Il contient de la vitamine C et B12 ainsi que des protéines antibactériennes. De plus, il est riche en minéraux comme le potassium et le magnésium ». Publié le 15 mars 2022, sur le compte tik tok Le nouveau savoir, ce conseil de santé a été vu plus de 3,9 millions de fois depuis sa publication, avec 152 900 réactions et 7948 commentaires à la date du 14 avril 2022

L’engouement est tel que la capture d’écran de cette publication a été partagée sur d’autres réseaux sociaux notamment Facebook. Cette théorie a fait l’objet de plusieurs publications sur des blogs ces dernières années.

A quelque différence près, le texte est  retrouvé dans un article de Passeport santé vantant de supposés bienfaits du sperme relayé sur sur fr.toluna.com, un autre réseau social. « Pour bénéficier de ces qualités nutritives, il est possible d'avaler du sperme lors d'un rapport sexuel, action que l'on appelle la séminophagie : il y a même des chefs qui ont intégré le liquide à certaines de leurs recettes ! En effet, le sperme contient notamment de la vitamine C et B12, ainsi que des protéines à l'action antibactérienne. Enfin, il est aussi riche en minéraux comme le potassium ou le magnésium. A noter que les proportions de ces éléments nutritifs évoluent en fonction de l'âge et de l'état de santé de l'individu », lit-on dans l’article.

Le sperme, expliquent des chercheurs dans la revue Kisangani médical (KissMed), est en réalité « un fluide biologique complexe contenant un très grand nombre de substances secrétées à différents niveaux de l’appareil génital ». Il est constitué de spermatozoïdes en suspension dans les sécrétions d'origine testiculaire et épididymaire, qui se mé1angent avec les sécrétions de la prostate, des vésicules séminales et des glandes bulbo urétrales, au moment de l'éjaculation.

Des vitamines et des minéraux dans le sperme ?

Plusieurs travaux scientifiques menés dans le monde renseignent à suffisance sur la composition du sperme humain. C’est un mélange de composants produits par plusieurs glandes différentes. La première partie de l'éjaculat, environ 5 %, est constituée de sécrétions provenant des glandes de Cowper. La deuxième partie provient de la prostate et contribue à hauteur de 15 à 30 % à l'éjaculat. Viennent ensuite de petites contributions de l'ampoule et de l'épididyme et, enfin, des vésicules séminales, qui fournissent le reste, et la majorité, de l'éjaculat. « La sécrétion prostatique est un fluide incolore, acide représentant 20 à 30% du sperme, contenant un certain nombre d’enzymes, la phosphatase acide, l’acide citrique, les ions (Zn²+ et Mg²+), de la spermine.

La sécrétion vésiculaire quant à elle, est volumineuse (2/3 du volume du sperme), contenant du fructose (sucre réducteur), des prostaglandines et du potassium », renseigne les auteurs de l’article scientifique intitulé « Intérêt de la biochimie du plasma séminal dans l’exploration de l’infertilité masculine, publié dans la revue KisMed du mois d’octobre 2021. « Le sperme est un liquide physiologique qui est constitué en général de spermatozoïdes et d’autres éléments de jouer son rôle. Au nombre de ces éléments, il y a le fructose, des phosphates alcalins, des acides aminés, quelques protéines, le zinc, le citrate. On retrouve effectivement la vitamine B et la vitamine C dans de très infirmes proportions », précise Dr Djamal Jacquet, chirurgien urologue à Cotonou.

Publié en 1999 par l’OMS, le Manuel de laboratoire pour l'examen du sperme humain et de l'interaction sperme-mucus cervical apporte d’autres précisions : « La prostate est la principale source de phosphatase acide, d'acide citrique, d'inositol, de calcium, de zinc et de magnésium présents dans l'éjaculat. La contribution des vésicules séminales est riche en fructose, en acide ascorbique et en prostaglandines, tandis que les concentrations de l-carnitine et d'alpha-glucosidase neutre sont des indications de la fonction épididymaire ».

Source d’énergie, mais pas pour l’homme

Selon Dr Djamel Jacquet, afin d’accomplir sa mission, le spermatozoïde a besoin d’énergies pour traverser les barrières, jusqu’à rencontrer l’ovule. Et cette énergie est fournie par les constituants du sperme. « Le fructose est une importante source d'énergie pour les spermatozoïdes et, par conséquent, les mesures de la concentration de fructose dans le sperme entier peuvent changer au fil du temps en raison de la fructolyse, principale source d'acide lactique dans le sperme. Le glucose peut également être une source importante d'énergie pour les spermatozoïdes et est présent en concentrations substantielles », révèle dans une publication en 2013, citée 441 fois des chercheurs américains Derek H. Owen et David F. Katz de l’Université du North Carolina.

Pour ce fait, le chirurgien urologue béninois trouve la publication virale sur Tic Toc très exagérée. « La quantité de sperme est située entre 1 et 5 ml, et ça fait environs 25 calories. Alors avaler le sperme pour compenser un besoin en vitamine C, ou B12, c’est exagérer », martèle-t-il avant de prévenir par rapport aux risques. « Si le partenaire à une infection prostatique, sexuellement transmissible, son sperme aura des bactéries. Ce n’est pas bien d’avaler des bactéries. Vous ne savez pas si celle qui avale à des plaies dans la gorge. En fonction de certaines conditions, il peut avoir contamination, par des virus, des bactéries, des champions », avertit Dr Djamal Jacquet.

Verdict

Le sperme contient effectivement des substances nutritives dont l’organisme humain a besoin. Cependant, elles entrent plutôt dans le fonctionnement des spermatides pour la reproduction. Mieux, cette petite quantité de sperme éjaculée en une seule fois n'aura pas d'effet sur l’apport nutritionnel journalière. Il est conseillé d’obtenir ces nutriments par le biais de la nourriture ou de prescriptions médicales, en cas de nécessité. Enfin, avaler, du sperme expose à des risques de contaminations d’infections.

  Santé 29 avr. 2022


Investissements dans l’Eau, Hygiène et Assainissement : une bouée de sauvetage pour les enfants
Au Bénin, les appels à investissements se multiplient au profit du secteur de l’eau et de l’assainissement. Cela devra contribuer à réduire la prévalence des maladies chez les enfants, surtout dans les milieux ruraux et lacustres. Ganvié est une destination fabuleuse qui vaut le détour. Au lever du jour, ce 24 avril 2022, la Venise d’Afrique, comme à ses habitudes, accroche par son architecture singulière et la vie des communautés lacustres. Mais derrière ce décor, se déroule une croisade contre l’insalubrité. « Parlant de l’assainissement, il y a eu une nette amélioration à Ganvié, comparé à il y a quelques décennies. Les maladies hydriques diminuent avec le travail que font les agents de santé, les moyens mis à la disposition des populations par l’État comme les moustiquaires et les sensibilisations », confie Janvier Avocetien, chef d’arrondissement de Ganvié 1. Ici, dans les écoles, l’hygiène est un évangile proclamé aux écoliers qui l’appliquent déjà avec les dispositifs de lavage de mains alignés dans la cour. « Nous leur inculquons de façon rigoureuse les bonnes pratiques. Qu’ils évitent d’aller vers l’eau pour déféquer, puisque ça va créer encore des maladies hydriques », confie Parfait Zannou Kakessou, directeur de l’Epp de Dogodo A, dans la commune de Sô-Ava. Ainsi, les écoles jouent un rôle clé dans l’appropriation de pratiques saines de préservation de la santé. Cependant, il faut davantage d’infrastructures pour accompagner la dynamique. « Les besoins en infrastructures comme les latrines sont notoires, malgré les efforts louables de la mairie. Il y a des latrines construites dans les années 2000, qui sont en exploitation. Or, avec le vieillissement et la récurrence des crues, les dalles se dégradent. Il y a lieu donc de renouveler les latrines dans certaines écoles inondables », souffle l’enseignant. C’est un discours répété par d’autres acteurs rencontrés à Sô-Ava. Tous conjuguent au passé les pires clichés du défaut d’assainissement. Mais en face, les besoins sont toujours pressants. Pour Viwagnon Jean Major Zannou, maire de Sô-Ava, l’arbitrage n’est pas aisé à faire, avec des moyens limités. « Nous adaptons nos moyens à cette réalité. Pour le moment, le budget communal prend en compte la construction des latrines, la mise en place d’équipements d’eau et d’assainissement dans les arrondissements. Il y a des organisations non gouvernementales qui nous accompagnent. Ce qui permet de faire le minimun. Mais, nous sommes limités au regard des défis », explique l’autorité communale. Une priorité pour les enfants Sô-Ava couvre une superficie de 218 km² et 80 % du territoire est occupé par la rivière Sô et le lac Nokoué. Au dernier recensement de la population, plus de 118 000 habitants dont plus de 23 % d’enfants de moins de cinq ans y ont été dénombrés. C’est un capital humain vulnérable qui a besoin d’un cadre de vie assaini pour être à l’abri des maladies parasitaires et hydriques. Puisqu’ici, sous les pilotis et aux abords de l’eau, les moustiques ne perdent pas des ailes. « Nous sommes en zone fortement endémique pour le paludisme. En période de pic, on a autour de 3 000 cas trimestriellement, avec beaucoup plus d’enfants de moins de cinq ans », explique Aurèle Aitchédji, directeur du Centre médical Saint Joseph de Sô-Tchanhoué. Selon une étude menée en 2020 à Vekky, le plus grand arrondissement de Sô-Ava, plus de 21 000 cas de paludisme ont été enregistrés entre 2010 et 2019, dont 87,78 % de paludisme simple. La saison pluvieuse qui démarre en avril et la décrue du lac Nokoué qui s’observe à partir de septembre sont favorables à la prolifération des gîtes larvaires. Mais à côté, les maladies diarrhéiques persistent. Sur place, des Ong s’investissent dans la fourniture du service d’eau potable aux populations. D’autres, dans le même temps, font la veille pour maintenir le Wash au rang des priorités. C’est sur ce front que l’on retrouve d’ailleurs la cellule de participation citoyenne (Cpc) de Sô-Ava, appuyée par les Ong Alcrer et Social Watch. « En dehors des sensibilisations, nous faisons le suivi des ouvrages d’eau, veillons à leur accessibilité aux populations, organisons des séances de reddition de comptes pour s’assurer des efforts en cours. Cette année, la mairie a prévu la construction de beaucoup de latrines dans son budget. C’est un soulagement, mais la veille se poursuit parce qu’il y a des écoles qui n’ont pas de latrines », déclare Joseph Zannou Oké, coordonnateur de la Cpc de Sô-Ava qui avoue lui aussi que les investissements ont été bénéfiques. « Il y a eu vraiment des changements », ajoute-t-il. A la rescousse A Sô-Ava, l’Etat prépare un programme dénommé « Réinventer Ganvié » qui permettra d’améliorer les conditions de vie des populations, avec le raccordement des espaces lacustres au réseau national d’électricité et à l’adduction d’eau potable. Une station de traitement des eaux usées est envisagée. « C’est un projet ambitieux porté par le gouvernement. Si nous pouvons avoir d’autres appuis du genre y compris de la part des partenaires, le pari sera gagné. Avec le peu dont nous disposons, les choses changent déjà », déclare Viwagnon Jean Major Zannou. Mais il n’y a pas que dans cette commune lacustre où l’Eha (Eau, Hygiène et Assainissement) revient au rang des priorités. Le gouvernement est décidé à accélérer le programme d’accès universel à l’eau potable par la réhabilitation des adductions d’eau villageoises existantes, le renforcement et la densification des réseaux de distribution en eau potable en milieu rural et en milieu urbain. Le taux de desserte en milieu rural est passé à 73.3 % au 31 décembre 2021. Pour ce qui concerne le Wash, les interventions sont axées sur le renforcement du système de drainage des eaux à travers les travaux d’asphaltage, les travaux d’assainissement pluvial et la modernisation de la gestion des déchets dans le grand Nokoué. Ces efforts ont été salués dans la note d’analyse budgétaire de l’Eau, Hygiène et Assainissement (Eha) 2021 publiée par l’Unicef en janvier 2022. « La part du secteur Eau, Hygiène et Assainissement dans le Budget de l’État s’est accrue passant de 3 % à 5 % entre 2017 et 2021. Cet effort d’allocations à encourager a induit une amélioration du taux de desserte en eau potable qui est passé de 41,8 % en 2017 à 70,2 % en 2020 en milieu rural et en milieu urbain de 55 % à 63 %. Il a aussi permis de réduire la prévalence de la défécation à l’air libre de 53,9 % en 2018 à 52 % en 2020 », renseigne le document. Plaidoyers Si ces investissements font tache d’huile, il reste du chemin à faire pour l’accès universel à l’eau potable et aux services appropriés d’hygiène et d’assainissement. Le gros défi demeure l’élimination de la défécation à l’air libre, pratiquée par 52 % des Béninois. L’Unicef plaide pour plus d’investissement dans ce secteur avec des allocations et dépenses budgétaires qui atteignent au moins 1 % du Pib. « Exprimées en pourcentage du Pib, les dotations de l’ensemble du secteur représentent en moyenne 0,6 %, avec 0,4 % des dotations en faveur de l’eau et 0,2 % celles en faveur de l’hygiène et de l’assainissement contre le minimum de 0,5 % recommandé par la Déclaration de Ngor. (…) Au regard du coût minimum nécessaire à la réalisation de l’Odd 6 estimé à 1 153,6 milliards F Cfa contre une dépense cumulée de 103,2 milliards F Cfa entre 2017 et 2020, soit un besoin de financement de 1 050,4 milliards F Cfa sur la période 2021 à 2030, l’accroissement des dotations en faveur de l’Eha reste un impératif pour assurer l’atteinte des cibles 1 et 2 de l’Odd 6 à l’horizon 2030 », fait remarquer la note d’analyse budgétaire. Coordonnateur du Conseil de concertation pour l’eau potable et l’assainissement (Wsscc), Félix Adegnika évoque lui aussi la nécessité d’accroitre les investissements. « Les enfants sont une couche vulnérable au défaut d’assainissement. Les menaces sont le paludisme et la diarrhée qui font partie des principales causes de fréquentation et d’hospitalisation dans les centres de santé. C’est donc très important qu’on puisse investir dans l’Eha pour protéger les enfants. Ces investissements sont attendus surtout en milieu rural et plus particulièrement dans les écoles. Il y a également les milieux lacustres où l’environnement n’est pas salubre, ce qui favorise le risque de maladies », déclare l’expert en l’Eau, Hygiène et Assainissement. L’eau et l’assainissement sont donc des éléments essentiels pour le développement humain. Et vu l’ampleur des crises sanitaire et climatique, il n’y aura pas de place pour la complaisance vis-à-vis du Wash. Les conséquences sont immédiates. Environnement 29 avr. 2022


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