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Nouvelles

Lutte contre l’endométriose : Des actions pour faire renaître l’espoir
Peu connue dans la société, l’endométriose est une ennemie intime des femmes. L’Ong EndoEspoir se propose de porter le combat au Bénin. C’est dans ce cadre qu’elle a procédé hier lundi 28 mars, au lancement officiel de ses activités à Cotonou. L’évènement est placé sous le parrainage de Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale. Devant le parterre de personnalités et d’invités de marque ce lundi 28 mars, Innocentia Alladagbé, présidente de l’Ong EndoEspoir, n’a pu cacher les supplices que lui fait vivre l’endométriose. L’émotion perceptible dans la voix, elle décrit la maladie comme un véritable ‘’enfer’’ pour les victimes. Longtemps éprouvée, elle en sait beaucoup sur ce que représente le mal en termes de douleurs physiques, psychologiques et de contraintes financières. « Je souffre d’endométriose, je sais ce qu’est l’endométriose, je vis l’endométriose. De ces maux de ventre et de bas-ventre inexpliqués, de ces douleurs menstruelles inqualifiables, de ces regards interrogateurs et même désapprobateurs, de cette interminable errance médicale, de cette désocialisation, je suis une victime authentique», confie-t-elle. Loin de se laisser anéantir, elle a décidé de transformer ses douleurs en actions tangibles contre le mal. C’est la vocation de son Ong ‘’EndoEspoir ‘’portée sur les fonts baptismaux ce lundi. « Nous voulons porter la voix des victimes, éclairer de nombreux malades qui s’ignorent », s’engage-t-elle, d’un ton ferme. Ses émotions se justifient au regard de la dangerosité et de l’étendue du mal. « 10 à 20 % environ des femmes en âge de procréer sont sujettes à l’endométriose. Près de la moitié de celles qui se plaignent de douleurs récurrentes dans le bas-ventre en sont des victimes. Dans cette catégorie, certaines n’auront jamais d’enfants, d’autres peuvent subir des complications pouvant conduire jusqu’à la mort», révèle-t-elle. Autant de raisons qui fondent son engagement : « J’ai décidé d’embrasser la cause qui est de faire connaître l’endométriose, de sensibiliser les citoyens et d’accompagner dans la mesure du possible les victimes ». Le professeur Justin Dénakpo de la Cugo qualifie l’endométriose «d’ennemie intime des femmes». Mais face à cet adversaire, le désespoir n’a pas sa raison d’être. Une bonne volonté est au chevet des victimes : EndoEspoir. « EndoEspoir parce que face à l’endométriose et ses ravages, c’est l’espoir qui fait vivre. L’espoir du soulagement, l’espoir d’avoir des enfants et de les voir grandir, l’espoir de s’épanouir avec son époux et ses amis, l’espoir de vivre une vie normale », argumente Innocentia Alladagbé. Si ce combat est le sien, elle pense que les populations aussi doivent démystifier la maladie et que les pouvoirs publics ont également leur mot à dire. « Nous aurions déjà atteint une partie de nos objectifs si notre action permet de raccourcir les délais de diagnostic afin que les victimes sachent qu’elles ne sont pas des proies de sorciers, mais atteintes d’une maladie qui peut être soulagée et guérie. Nous aurions remporté la plus grande des victoires si les autorités sanitaires de notre pays, grâce à notre plaidoyer, accordent une plus grande attention aux personnes atteintes de cette maladie », espère-t-elle. Pour avoir côtoyé Innocentia Alladagbé dans ses douleurs, Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, parrain de l’évènement saisit bien son rôle dans la lutte contre l’endométriose. « La femme est le trésor de la société. Sa souffrance est celle de toute sa famille, son entourage, …de la Nation. Elle représente le pilier de la société. Lorsque ce pilier est ébranlé, c’est tout l’édifice qui tangue et qui peut s’écrouler. Je ne puis me satisfaire de mon être propre pendant que mes concitoyens continuent de se morfondre de douleurs », indique-t-il, tout en promettant de soutenir l’Ong EndoEspoir. Il recommande aux hommes de soutenir les victimes, de les écouter, de les comprendre, de les orienter vers les centres de santé de référence et de répercuter les messages de sensibilisation autour d’eux, afin que triomphe la lutte. Actualités 29 mars 2022


Recrutement de 54 guides du tourisme : Voici les conditions à remplir
Bonne nouvelle pour les guides de tourisme en activité et résidant au Bénin.  Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, procède au recrutement de 54 guides du tourisme qui bénéficieront d’un programme de renforcement de capacités de 10 semaines sur des modules bien définis afin de préparer la destination Bénin à offrir une meilleure qualité de prestations aux voyageurs. La date limite de dépôt de candidature est fixée au 11 avril 2022. Voici ci-dessous les conditions à remplir. Actualités 28 mars 2022


Digital business et media management : Trois étudiantes formées dans les métiers d’avenir
Trois étudiantes de la première promotion du centre de formation ‘’Vidéo leader’’ ont présenté, samedi 26 mars dernier, les fruits de leurs travaux de recherche dans le domaine du « Digital business and media management » (Dbm). Au terme de la soutenance, elles ont toutes reçu la mention très bien accompagnée du Certificat provisoire de compétence. Mention très bien ! c’est le verdict qui a sanctionné la soutenance de Hanifath Kpetre Lohouncon, Carmelle Codjia et Merveille Toulassi, samedi 26 mars dernier au centre de formation « Vidéo leader ». Toutes les trois ont soutenu dans le domaine du « Digital business and media management» (Dbm), une spécialité en devenir au Bénin. Tour à tour, chacune des impétrantes a développé devant les membres du jury, son thème. Carmelle Codjia, la première impétrante, a fait ses recherches sur le thème : «La communication d’entreprise et l’évènementiel à l’ère du numérique : Coup de projecteur sur les évènements et innovations de Lumière communication ». La deuxième impétrante, Hanifath Kpetre Lohouncon, a travaillé sur le thème « e-numeric : Programmation informatique et communication digitale » et Merveille Toulassi, la troisième impétrante, a fait sa présentation sur le thème : « Soo ! best : Entreprise prestataire de service numérique ». Carmelle Codjia, porte-parole des impétrantes, note que depuis environ huit ans, le digital s’est imposé sur le marché. Elle fait savoir qu’une entreprise qui ne s’inscrit pas dans la dimension digitale meurt économiquement à cause de la concurrence qui est rude. À l’en croire, la communication a pris une nouvelle dimension et les hommes ne peuvent pas communiquer sans intégrer la dimension digitale à la politique d’une entreprise. «C’est pour cette raison que j’ai décidé d’aller me faire former à Vidéo leader qui a initié cette formation qui est la toute première au Bénin», affirme-t-elle. Elle souligne que grâce à cette formation, elle peut désormais valoriser ses acquis. Elle souligne que Dbm est une innovation bien pensée qui répond aux exigences de l’heure. «Nous sommes désormais mieux outillées et pouvons faire le travail de dix techniciens à la fois. Pour les entreprises, c’est une bonne nouvelle parce que cela va permettre de régler tous les problèmes de communication », martèle-t-elle. A sa suite, Didier Toulassi, directeur général de ‘’Vidéo leader’’, a remercié les impétrantes, les membres du jury pour les efforts consentis pour la réussite de l’évènement. Il invite par ailleurs les parents à croire en eux en inscrivant massivement leurs enfants à cette formation de Dbm qui est une solution au chômage. Société 28 mars 2022


Accès au financement dans les secteurs productifs : Le crédit Arch-Artisans opérationnel
Afin d’améliorer l’accès aux crédits des acteurs démunis des secteurs productifs du Bénin, le gouvernement a procédé, le 25 mars 2022, au lancement du produit Arch Artisans, à Abomey-Calavi. Un pas vient d’être fait pour le renforcement des dispositifs d’accès au financement des couches exclues du système bancaire classique. Il s’agit du lancement, vendredi 25 mars 2022, du produit Arch Artisans, par la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé et son collègue des Pme et de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou. En effet, ce produit issu du volet Crédit du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) vise à fournir aux artisans des financements adaptés à leurs besoins, notamment dans les secteurs tels que l’agriculture, le commerce, le transport et l’artisanat. « Le crédit Arch-Artisans est une réelle opportunité que le gouvernement vous offre et qu’il faut saisir à tout prix au risque de regretter plus tard. Il est alors de votre devoir de veiller à la pérennité de ce produit en adoptant un comportement vertueux en matière d’utilisation et de remboursement des crédits obtenus », a souligné Véronique Tognifodé. Cette nouvelle a été chaleureusement accueillie par les organisations d’artisans et les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du produit. Il ne saurait en être autrement quand on sait que le secteur de l’artisanat occupe une place importante en termes de contribution au Pib, et qu’il représente plus de la moitié des unités économiques du Bénin. « C’est donc à juste titre que les artisans constituent la première cible visée par les volets ‘‘formation et crédit’’ du projet Arch », a martelé la ministre des Affaires sociales. Cette phase est orientée vers les artisans des huit communes pilotes du volet formation. C’est-à-dire Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Abomey, Lokossa, Djakotomey, Djougou et Parakou. Pour Véronique Tognifodé, ce choix est sous-tendu par le fait que les bénéficiaires du crédit seront sélectionnés parmi les artisans formés et auront à exprimer un besoin de financement compris entre 100 000 et 2 000 000 FCfa pour démarrer ou développer leurs activités. Pour atteindre les résultats escomptés à travers la mise en place du crédit Arch-Artisans, le gouvernement veut pouvoir compter sur l’implication et la franche collaboration de tous les acteurs, à commencer par les Sfd. La ministre des Affaires sociales a d’ailleurs saisi l’occasion pour les exhorter au respect des clauses des contrats et surtout au professionnalisme dans le déploiement du produit. Le même message est allé à l’endroit des autorités départementales, communales et locales ainsi que les responsables des associations et faîtières d’artisans, pour la facilitation des opérations sur le terrain. Des bénéficiaires, il est surtout attendu un remboursement sans faille des crédits reçus. Selon la ministre Véronique Tognifodé, « c’est à ce prix que tous, nous serons gagnants ». Société 28 mars 2022


Fédération internationale de gymnastique : Isidore Gbaguidi nommé membre de la commission de soutien
Le comité exécutif de la Fédération internationale de gymnastique (Fig) a informé, vendredi 25 mars dernier, Isidore Léonide Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de gymnastique, de sa nomination à la Commission de soutien aux nouveaux pays et en développement pour le cycle 2022-2024. Après avis de son comité exécutif, Morinari Watanabe, président de la Fédération internationale de gymnastique, a choisi ce dernier pour travailler avec d’autres dirigeants de fédérations sur le continent. « Il vous prie de bien vouloir accepter cette nomination et de le soutenir dans sa vision du changement et du renouveau de la Fig », précise la correspondance adressée à ce dernier. L’objectif de cette commission est d’augmenter le nombre de pays membres de la Fig. Présidée par Juan Medina Lopez (Colombie), elle est composée, en plus du Béninois, de cinq autres membres. Il s’agit de Harriet Aya, Kenia Gracia Herrera, Santiago Delgado, Tessa Eastgate et Abualreesh Abdulelah. Les charges financières liées à cette fonction incombent à la Fédération internationale de gymnastique. Prêt à servir en tant que membre de cette Commission de soutien aux pays nouveaux et en développement, Isidore Léonide Gbaguidi n’y trouve pas d’objection et se dit engagé aux côtés de Morinari Watanabe. Sports 28 mars 2022


Fédération béninoise d’haltérophilie : Le processus du renouvellement du comité exécutif enclenché
La Fédération béninoise d’haltérophilie va procéder au renouvellement de son comité exécutif lors de sa prochaine assemblée générale élective. A quelques jours de ces assises, le comité exécutif a lancé l’appel à candidatures aux différents postes à pourvoir, conformément aux dispositions de l’article 40 des statuts de cette fédération. Ainsi, les personnes désireuses de briguer l’un des 13 postes en jeu au sein du bureau ont jusqu’au 25 avril prochain pour déposer leurs candidatures au secrétariat de la Fédération béninoise d’haltérophilie. Selon Abdel Wahab Sanny, secrétaire général de la Fédération béninoise d’haltérophilie, les personnes désireuses de faire acte de candidature doivent en plus d’être de la nationalité béninoise, jouir de leurs droits civiques et n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation à une peine infamante. Les candidats doivent être à jour de leurs cotisations et bénéficier du parrainage d’une ligue ou d’une association affiliée, active, ayant participé aux deux derniers championnats avant la date des élections. « Tout candidat au poste de président ou de secrétaire général devra avoir été membre du comité exécutif de la Fédération béninoise d’haltérophilie ou assumer des responsabilités au sein de l’administration fédérale sur une olympiade complète au minimum», a-t-il précisé. Le dossier de candidature de tout postulant doit comporter, entre autres, une demande manuscrite adressée au secrétaire général de la Fédération béninoise d’haltérophilie précisant le ou les postes convoités et l’association d’appartenance, une copie légalisée de l’acte de naissance ou d’un jugement supplétif, un casier judiciaire datant de moins de trois mois, un certificat de nationalité, deux photos d’identité récentes. « Conformément aux dispositions statuaires, tout dossier incomplet ou envoyé hors délai sera rejeté», a-t-il prévenu. A noter que les candidatures définitives seront communiquées par voie de presse avant la tenue de l’assemblée générale élective. Sports 28 mars 2022


Législatives 2023 : Les femmes invitées à rejoindre Moele-Bénin
Les ‘’Amazones’’ de Moele-Bénin ont mené des réflexions profondes sur leur engagement politique et envisagé des perspectives en vue d’une meilleure participation de leur parti aux législatives de 2023. Ceci à l'occasion de la célébration en différé, samedi 26 mars dernier, de la Journée internationale de la femme. Les ‘’Amazones’’ du parti Moele-Bénin affûtent leurs armes, peaufinent leurs stratégies pour plus d’engagement au service de leur parti mais aussi et surtout leur forte représentation à l’Assemblée nationale en 2023. A l'occasion de la célébration en différé, samedi 26 mars, de la journée internationale de la femme, elles convient toutes les femmes qui, hier dépitées et dégoûtées par les pratiques politiques douteuses, à les rejoindre à Moele-Bénin pour vivre de nouvelles expériences, celles qui reconnaissent à la femme sa place et la mettent au cœur des décisions du parti. Placée sous le thème « Engagement de la femme en politique », la célébration a été marquée par plusieurs communications. La première porte sur le thème : « Le cadre nominatif de l’engagement des femmes en politique », et a été animée par Blanche Sonon, présidente de Social Watch Bénin. La deuxième communication s’intitule : « Les aspects statistiques de l’engagement de la femme en politique », animée par Léontine Idohou, présidente de Rifonga Bénin et la troisième porte sur le thème « Engagement de la femme en politique », présentée par Célestine Zanou. Dans sa communication, cette dernière a expliqué les raisons pour lesquelles la femme doit s’engager politiquement et les ressorts pour un engagement politique féminin porteur de respect et de progrès. Elle souligne que la femme est un pôle de l’humanité, la reproductrice en chef de la ressource humaine et co-éducatrice avec l’homme. Selon elle, la femme a un rôle important à jouer en s’engageant en politique. Il s’agit de travailler aux côtés des hommes pour concevoir des plans et programmes de développement, prendre sa place dans l’édification d’une société et d’un monde plus juste et assumer toute responsabilité dans une logique de dignité et d’honneur. La communicatrice martèle qu’il faut pour les femmes, mesurer deux fois pour ne compter qu’une fois c’est-à-dire faire plus d’efforts que les hommes pour espérer être mises à leur niveau. C’est pour cette raison qu’il faut que la femme assure dans les partis politiques un leadership, c’est-à-dire un investissement intellectuel dans un secteur précis qui la valorise et la prédispose à assumer sans complaisance, des responsabilités au niveau de l’État. Parlant de ressorts pour un engagement féminin porteur de respect et de progrès, elle met l’accent sur le charisme, la compétence et la détermination de la femme. Le leadership de la femme promu Emilia Tingbé Azalou, représentante des Amazones de Moele-Bénin, lors de son intervention, a tenu à remercier le président du parti pour son leadership charismatique, la qualité de son management et surtout son flair qui lui permettent de mobiliser, autour de lui et des idéaux du parti, les femmes. « Comment peut-il en être autrement au regard des conditions favorables incitatives que nous offre le parti Moele Bénin et qui dressent royalement le lit de notre engagement militant ? comment peut-il en être autrement quand, en quelques années, Moele-Bénin par ses pratiques et procédures et sa conduite exemplaire, s’est imposé aujourd’hui comme le seul parti où la femme est considérée, valorisée et promue, donnant ainsi la preuve éloquente qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ? », se demande-t-elle. Le talent de la femme, selon elle, s’exprime dans tous les domaines. « Dans sa vie privée, au plan professionnel et même en politique, ce talent doit être valorisé », déclare-t-elle. Elle affirme qu’aux côtés de Jacques Ayadji, la femme est fière de faire de la politique. Car en bon manager, le président du parti a su redorer l’image lugubre et macabre que la femme se faisait de la politique. Néanmoins, elle note qu’en dépit des actions faites à l’endroit de la femme pour accroître sa participation aux instances de prise de décision, beaucoup d’efforts restent à consentir. Ces efforts, à l’en croire, doivent être faits par les femmes elles-mêmes pour relever tous les défis politiques. Actualités 28 mars 2022


Mise en œuvre des projets du Fonds saoudien de développement au Bénin : Un état des lieux satisfaisant, de nouveaux accords en vue
Dans le cadre du renforcement du partenariat entre le Bénin et le Fonds saoudien de développement, Saeed Alzahrani, chef de la délégation dudit fonds a effectué, mercredi 23 mars dernier, une descente à l’Université nationale d’agriculture de Sakété, d’Awaï et d’Idigny. Accompagné du chargé de mission du président de la République, il est allé toucher du doigt les différentes infrastructures construites sous leur financement. Il en ressort satisfait et annonce de nouveaux accords de partenariat dans d’autres secteurs au regard des besoins exprimés. Sakété, Awaï et Idigny, trois sites universitaires de l’Université d’Agriculture de Kétou construits sous financement du Fonds saoudien de développement ont reçu la visite de Saeed Alzahrani, chef de la délégation dudit fonds, accompagné de Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République et administrateur du Groupe de la Bid/Itfc. Il est allé faire l’état des lieux des projets financés, évaluer leur impact sur les bénéficiaires et apporter des solutions concrètes aux nouveaux besoins. A l’université de Sakété où la délégation s’est premièrement rendue, elle a été accueillie par l’équipe rectorale avec qui elle a eu un tête-à-tête. « C’est un énorme plaisir pour nous de recevoir ici ceux-là même qui ont financé les infrastructures dans lesquelles nous travaillons. Je puis vous dire que ces bâtiments sont bien utilisés », a affirmé au nom de l’administration, Flora Chadaré, directrice de l’Ecole des Sciences et techniques de Conservation et de transformation des produits agricoles de l’Université. Elle informe que dans ce centre, l’objectif est de former de futurs entrepreneurs agricoles et techniciens supérieurs capables de contribuer à l’apport de solutions durables aux problèmes de conservation et de transformation des produits agricoles et de nutrition. Elle n’a pas manqué d’exprimer, au nom de l’équipe rectorale, les doléances qui lui tiennent à cœur. Il s’agit, entre autres, du manque de dortoirs, de restaurant universitaire, d’infirmerie, de même que les infrastructures sportives et culturelles. Ces mêmes doléances ont été soumises à la délégation qui a mis le cap sur l’Université nationale d’agriculture d’Awaï à Kétou. Là, elle a été reçue par le vice-recteur, Florent Okry qui a rappelé les différentes formations dispensées dans ce centre. Les priorités Prenant à cœur les doléances des différents centres universitaires, le chargé de mission du président de la République les a rassurés que dans les jours à venir, un mémorandum sera rédigé et remis à la délégation du Fonds saoudien qui essayera d’y apporter des solutions. Mais avant, il a salué, au nom du chef de l’Etat, la délégation pour cette visite au Bénin. Il note que le Fonds saoudien a financé au Bénin des projets importants et il est normal qu’il envoie des missions pour voir comment ces projets ont été exécutés et se pencher sur les perspectives d’avenir. Les projets financés par le Fonds saoudien de développement sont en accord avec les priorités exprimées par le président de la République. Ces priorités, selon Zul Kifl Salami, se déclinent sur deux piliers à savoir: l’enseignement et l’agriculture. « L’enseignement pris dans sa globalité est une priorité absolue. Le centre universitaire de Kétou est une structure qui porte l’un des piliers du Programme d’action du gouvernement à savoir l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’exportation, les produits de rente et les produits vivriers. Ce qui montre l’importance que nous devons accorder à cette mission. C’est pourquoi je suis là pour m’assurer que toutes les questions sont prises en compte et que la mission parte d’ici parfaitement satisfaite», explique-t-il. La mission de la délégation du fonds ne s’arrête pas là. Le chargé de mission du président de la République l’a rappelé. Il note que des perspectives d’avenir seront explorées afin que le Bénin puisse bénéficier encore plus de financement dans d’autres secteurs. « Fort heureusement, le Programme d’action du gouvernement II légitimement ambitieux appelle à une mobilisation des ressources énormes de la part des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers », ajoute-t-il. Zul Kifl Salami note que dans ce cadre, le Fonds saoudien est un partenaire privilégié qui, à la suite des discussions qui se tiendront entre le Bénin et l’institution, définira les segments de secteurs dans lesquels il peut apporter des ressources supplémentaires pour le développement du Bénin et l’atteinte des Objectifs de développement durable. Le chargé de mission du président de la République confirme aussi que le Fonds saoudien de développement, ensemble avec les membres du Groupe de coordination des fonds arabes, sera toujours aux côtés du Bénin pour la mise en œuvre des autres projets du Pag II. A sa suite, Saeed Alzahrani, chef de la délégation, a fait savoir que son institution est une sorte de garantie pour le développement du Bénin. Très satisfait de la visite, il prend l’engagement d’apporter des solutions rapides aux doléances exprimées par les autorités avec la poursuite de la coopération entre le Bénin et son institution dans bien d’autres secteurs. Actualités 28 mars 2022


Route Kétou-Idigny-Igbodja-Savè et bretelles : les travaux déjà réalisés à 95,80 % (la qualité de l’ouvrage séduit le ministre Hervé Hèhomey)
La fin des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kétou-Idigny-Igbodja- Savè (85,80 km) et ses bretelles Omou-Illadji- Mossoukagbé-Ayékotonian (26,60 km) et Savè-Oké Owo-Frontière du Nigeria (27, 50 km) est imminente. Le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey a fait l’heureux constat, vendredi 25 mars dernier, lors d’une visite de supervision du chantier. Les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kétou-Idigny- Igbodja- Savè (85,80 km) et ses bretelles Omou-Illadji- Mossoukagbé-Ayékotonian (26,60 km) et Savè- Oké Owo-Frontière du Nigeria (27, 50 km) sont globalement réalisés à un taux de 95,80 %. Ils seront livrés, probablement, le 13 mai prochain, délai contractuel du projet. Enoc Edgard Wendéou, chef de mission de contrôle et de surveillance des travaux, a donné cette assurance au ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, en visite sur le chantier, vendredi 25 mars dernier. Selon lui, il ne reste que quelques travaux de finition, notamment de revêtement et de signalisation à réaliser et autour desquels s’active l’entreprise brésilienne Consorcio Constructor de Estradas (Cce) en charge du chantier. Le chef de mission de contrôle assure de la livraison à bonne date de l’infrastructure. Actuellement, la seule difficulté sur le chantier, à en croire Enoc Edgard Wendéou, c’est le déplacement du réseau de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) sur certaines sections du projet. Le ministre Hervé Hèhomey a pour sa part, félicité l’entreprise Cce et le Groupement de bureaux Horse-Stem Bénin-Afec mandaté pour assurer le contrôle et la surveillance des travaux pour avoir fait un travail de bonne facture. Selon lui, l’ouvrage est bien réalisé. « Au-delà de la tenue du délai contractuel, je voudrais exprimer ma satisfaction sur la qualité des travaux que je viens de visiter. C’est un ouvrage bien réalisé », s’est réjoui le ministre. Hervé Hèhomey a instruit la Mission de contrôle à l’effet de mettre en demeure les prestataires chargés de faire le déplacement de réseau. Il exhorte tous les acteurs à conjuguer leurs efforts pour le respect du délai contractuel. Les bénéficiaires jubilent « Je suis dans un pays bien gouverné. Je veux bien m’incliner devant le président Patrice Talon, le chef de l’État. Je vois maintenant en quoi j’ai été utile aux Béninois depuis 2016, au niveau du Parlement. Je vois maintenant comment les députés béninois ont été utiles, parce que nous avons ratifié des accords qui ont mis à la disposition du gouvernement des moyens matériels et financiers nécessaires devant lui permettre de développer notre pays. Le développement d’un pays, c’est la communication, et la communication, ce sont les routes. Nous avons assez de routes qui nous permettent aujourd’hui de joindre les deux bouts », a salué le député Edmond Agoua, au nom de ses collègues présents. Selon l’élu du peuple, de Cotonou à Glazoué, au lieu de 2 h 30 min, il peut faire désormais 1h 30 min. Edmond Agoua, au-delà de la qualité de l’ouvrages, se réjouit de ce gain de temps qui est très important pour l’opérateur économique qu’il a été. Le maire de Savè, Dénis Oba Chabi, au nom des maires de toutes les communes bénéficiaires du projet, a abondé dans le même sens. Il a félicité le gouvernement et son chef pour la réalisation de cette route autrefois impraticable. Pour Placide Awéto, camionneur depuis 20 ans, croisé au Pk 00 du projet à Kétou, il faisait six heures de temps pour rallier Savè à cause de l’état de dégradation de la voie. Mais aujourd’hui, il fait moins d’une heure. De sorte qu’il fait trois à quatre voyages sans être fatigué et sans connaitre la moindre panne de son camion. Un avis que partage Valentin Adigou, conducteur d’une bâchée. Selon lui aussi, depuis le bitumage de cette voie, non seulement la conduite est aisée sur la route mais aussi il fait de bons chiffres d’affaires. Pour le directeur général Bénin de l’entreprise Cce, André Carvalho, qui est à son tout premier chantier au Bénin, le secret de la bonne qualité de l’ouvrage réalisé dans le délai contractuel se trouve dans la foi et le cœur. Ces deux valeurs ont toujours guidé, selon lui, l’entreprise dans les autres pays africains où elle a eu à faire ses preuves tels que le Sénégal, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Libye, l’Angola, l’Ouganda et ailleurs. Actualités 28 mars 2022


Mesures sociales face à la cherté de la vie : les commerçants appelés au respect des prix fixés
Les dernières mesures prises en Conseil des ministres face à la hausse des prix de certains produits de grande consommation sont exécutoires sur toute l’étendue du territoire. Les commerçants sont invités à faire preuve de patriotisme en se conformant sans délai aux prix fixés. Face à la presse, samedi 26 mars dernier, la ministre du Commerce et de l’Industrie, sa collègue des Affaires sociales et le porte-parole du gouvernement sont revenus sur lesdites mesures. Les mesures prises pour soutenir le pouvoir d’achat des populations face à la hausse des prix de certains produits de grande consommation sont déjà applicables. Des équipes de contrôle du ministère de l’Industrie et du Commerce sont déployées sur le terrain pour veiller à la mise en œuvre intégrale desdites mesures et rappeler à l’ordre tout contrevenant. Un numéro vert sera mis à la disposition des populations pour leur permettre d'alerter au cas où certains commerçants chercheraient à outrepasser les prix fixés. Face aux médias samedi dernier, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a invité les commerçants à faire preuve de patriotisme, à ne pas chercher à profiter de la situation et à favoriser l'accessibilité aux produits aux coûts normalisés. En dépit du caractère international de la hausse des prix de certains produits, le gouvernement est conscient de la souffrance des populations béninoises et entend y remédier du mieux possible. Shadiya Assouman, ministre de l'Industrie et du Commerce précise que la hausse du prix touche essentiellement cinq produits de grande consommation au plan international. Il s'agit du ciment, du blé, de l'huile, des hydrocarbures et du riz. Les dernières mesures prises en Conseil des ministres concernent chacun de ces produits. S’agissant des hydrocarbures, le Conseil des ministres a retenu la constitution d’un stock de gas-oil et le maintien de son prix de cession à la pompe à 600 francs Cfa jusqu’au 30 juin 2022. A en croire la ministre Shadiya Assouman, l'Etat mobilise des milliards chaque mois pour alléger les coûts des hydrocarbures. « C’est vrai que nous sommes passés à 600 francs le litre depuis quelque temps mais la vérité des prix est insoutenable pour nos populations », a indiqué la ministre de l'Industrie et du Commerce. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, fait savoir que si le Bénin devait se conformer à la flambée des prix, le litre serait vendu à 1 000 francs Cfa. Abordant l’exonération de la Tva sur les huiles végétales importées et locales, le riz ainsi que le blé, la ministre Shadiya Assouman rappelle : « Les prix passent de 30 000 francs Cfa à 25 424 francs Cfa (soit 1 017 francs Cfa le litre au détail au lieu de 1 200 francs Cfa) pour l’huile de coton locale ; 27 500 francs Cfa à 23 305 francs Cfa (soit 932 francs Cfa le litre au détail au lieu de 1 100 francs Cfa) pour l’huile de palme raffinée locale ; 27 500 francs Cfa à 23 305 francs Cfa (soit 932 francs Cfa le litre au détail au lieu de 1 100 francs Cfa) pour l’huile de palme raffinée importée. Le sac de 50 kg de riz ordinaire passe de 20 500 francs Cfa à 18 450 francs Cfa. La farine de blé importée passe de 25 000 francs Cfa à 20 000 francs Cfa le sac de 50 kg et de 23 500 francs Cfa à 19 915 francs Cfa à Cotonou. Ce qui justifie le maintien du prix du pain à 125 francs Cfa pour la baguette de 160 g et 150 francs Cfa pour la baguette de 200 g ». La ministre de l’Industrie et du Commerce fait observer que le blé sur le marché international est cher et pourtant le gouvernement a pris la décision d'exonérer l'importation du blé. Elle insiste également sur le fait que la différence entre le pain de 160 g et de 200 g n’est pas une réalité nouvelle. La question de la disparité des prix du ciment d’une région à une autre a également été abordée. Sur le sujet, la ministre Shadiya Assouma confirme que le prix à l'usine n'a pas varié. Mais la question se pose au niveau du prix du transport du ciment. «Les prix de transport sont fixés par les transporteurs et les producteurs. Les prix de vente du ciment varient donc d'une région à une autre en raison des coûts du transport, et ce n’est pas nouveau », a déclaré la ministre de l’Industrie et du Commerce. Faut-il le rappeler, les différents appuis du gouvernement sont évalués à 80 milliards de francs Cfa pour soutenir le pouvoir d’achat des populations face à la hausse des prix des produits de grande consommation. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, précise que les trois mois pour lesquels ces mesures sont exécutoires constituent une période d'observation et le gouvernement pourra s’ajuster à l’évolution de la situation... Des mesures conséquentes Faciliter la vie aux compatriotes pour que les produits de grande consommation soient accessibles aux populations à des prix qui ne soient pas hors norme. C’est l’objectif du gouvernement et c’est ce qui explique pourquoi le gouvernement interdit les sorties incontrôlées de produits vivriers. Wilfried Léandre Houngbédji rappelle que le gouvernement avait déjà pris des mesures pour éviter le pire. En témoigne le régime d’imposition des produits vivriers locaux. «La taxation concerne les vivriers du Bénin en voie d'exportation par nos routes. Le souci du gouvernement est de veiller à ce que toutes nos productions ne sortent pas au point où nous en manquions. Aujourd'hui nous sommes à 400 mille tonnes de production du riz. Cela ne couvre pas nos besoins nationaux mais s’il n'y en a pas du tout, c'est encore pire. Et on achèterait le riz importé plus cher parce qu'il n'y aurait pas de riz local pour concurrencer le riz importé», a expliqué le porte-parole du gouvernement. En guise d’illustration, il fait observer que depuis la mise en œuvre de ces mesures, le maïs sort moins, et par conséquent, le même sac de maïs qui était vendu à 24 mille se vend aujourd'hui à 16, voire à 17 mille... En marge des dispositions prises pour faire face à cherté de la vie, le gouvernement va mettre en œuvre plusieurs mesures sociales comme annoncé par le chef de l’Etat. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a, par ailleurs annoncé que le crédit artisan a été lancé vendredi 25 mars. Les artisans qui ont reçu la formation Arch y sont éligibles. Aussi, les groupements féminins actifs sont-ils invités, jusqu'au 8 avril, à se rapprocher des Centres de promotion sociale pour s'inscrire afin de profiter des mesures sociales. Actualités 28 mars 2022


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