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Nouvelles

David Fêliho, international de football : Métronome des Ecureuils des années 80
Icône oubliée. David Fêliho était un milieu relayeur atypique qu’a connu le football béninois dans les années 80. Intuitif, teigneux et endurant, il incarnait simplement la classe des footballeurs mythiques dont l’immensité du talent n’a pu être illustrée faute d’archives. David Fêliho est-il un homme doté de poumons d’acier ? La résistance physique hors norme de ce joueur au petit gabarit fait débat et taraude toujours l’esprit des aficionados du football, en l’occurrence, ceux qui ont vu évoluer, ce joueur. Taille moyenne et fière allure, le très physique no 8 des Ecureuils des années 80 porte bien son prénom: David. A l’instar du personnage biblique, la silhouette du milieu récupérateur des Ecureuils hante toujours les souvenirs de certains attaquants retors qui ont affronté cette ‘’boule d’énergie’’ qui leur a fait des misères sur le rectangle vert. Athlétique, remuant mais très peu technique, l’enfant d’Adandokpodji, l’un des quartiers populaires de la cité princière d’Abomey, a su allier vivacité et efficacité dans l’entrejeu du Onze national. Né à Niamey, au Niger, dans les années 60, et portant des cicatrices raciales sur chaque joue, David a découvert le football par le biais de son géniteur Raphaël Fêliho, agent de la Régie du Niger qui gratifiait régulièrement sa progéniture des ballons de football qu’il ramenait de service. Mais alors que le gamin jouissait de ces faveurs de son père, une fois rapatrié au Bénin, certains oncles ont fait l’option de décourager leur neveu dans la pratique du football. Pour eux, ce «jeu conduit inexorablement à la déperdition». Ainsi, tantôt chicoté, parfois ligoté par ses oncles pour le péché de ‘’pratique de football’’, mais jamais l’idée d’abdiquer n’a effleuré l’esprit du jeune David. Tellement l’insouciance, si ce n’est la passion du gamin, était forte. Lorsqu’après l’obtention de son certificat d’études primaires (Cepe), son oncle paternel, Thomas Fêliho, inscrit David au Collège d’Enseignement général d’Abomey, il était loin d’imaginer que son neveu allait continuer de fort belle manière à vivifier sa passion au point de devenir très jeune, une vedette précoce. Au collège, la pratique du football semble prendre le dessus sur les études. Les séances de football à quatre dénommé « petit camp» à la sortie des classes ou pendant les récréations font parfois oublier au jeune homme les leçons de Mathématiques, d’Anglais, d’Histoire-géographie et autres. Les weekends et autres jours ouvrables, le vocabulaire du jeune collégien est passé de l’académique au sportif : « Tacles, récupération, retrait, passe en profondeur, marquage à la culotte … ». C’est ainsi que le langage du football s’est affermi et avec lui, le jeu. Et progressivement ce jeune homme d’un noir de jais, à la démarche bancale, a évolué au sein de toutes les catégories d’âge au Ceg1 d’Abomey. Jeune talent éblouissant ne pouvant demeurer longtemps sous l’éteignoir, le District rural d’Abomey enrôle le gamin dans son effectif. Ce ne sera que juste pour quelques matches. Puisque le district urbain le récupère au sein de son très célèbre club : Bazooka Fc d’Abomey, l’un des plus populaires de la ville princière. Talent nettement au-dessus de son âge, la jeune pépite aux marquages redoutables a vite tapé dans le mille. David a eu sa chance le jour où son ainé et milieu de terrain Pierre Ayoubaso a été malade. Il est sollicité pour le suppléer dans le cadre d’une rencontre opposant Requins Fc à Caimans Fc à Cotonou. Le pied à l’étrier, David intègre ainsi la sélection départementale: le Fc Caïmans du Zou, le très populaire et emblématique club du Centre du pays dont beaucoup de jeunes rêvent de porter la tunique Vert-Blanc. David Fêliho, 16 ans, élève en classe de 3e est désormais footballeur de première division avec le dossard n° 6. Inédit. ‘’C’est la première fois que je viens à Cotonou, et c’est aussi la première fois que je joue au stade Réné Pleven ‘’, se souvient-il plus de quarante ans après les faits. Le corps souvent recouvert de petits bobos accompagnés quelquefois d’entorses, cela n’a pas, pour autant, dissuadé le gamin de continuer les classes. C’est ainsi que, comme du bon vin, le jeune David se bonifie. Avec le temps il est devenu une petite vedette du cuir rond aussi bien dans son collège que dans la ville. C’est David ! A l’époque : fin des années 70 et début 80, ce club du département dont l’envergure s’étend jusqu’à la zone administrative des Collines actuelle discutait le championnat national animé par huit clubs. Ainsi, aux côtés d’autres grands noms du football béninois tels : Flavien Soudé, Désiré Ahokpè, Jean-Marie Dayato, Thomas Akouèdji, Désiré Azon …, le jeune David a fait les beaux jours du club basé à Abomey. Sans être un foudre de guerre, Fc Caimans du Zou était néanmoins craint par beaucoup dans le championnat. Son baptême du feu sur l’échiquier international a été le match contre Bcc Lions du Nigeria en Coupe de l’Ufoa. « Rencontre difficile mais palpitante. Le Fc Caïmans du Zou battu en aller et retour a été vite éliminé de la compétition », se souvient David qui soutient toujours que l’expérience en valait néanmoins la peine. Dans les rangs de Fc Caïmans du Zou, David n’a pas tardé à prendre de l’étoffe. Il y est devenu une pièce maitresse. Condition suffisante pour qu’à peine 19 ans, les portes de la sélection nationale s’ouvrent pour lui. Le coach du Onze national, le Russe Abarona séduit par l’intelligence, la vivacité, le courage de l’adolescent timide, mais très impulsif, lui fait appel pour animer l’entrejeu de l’Etoile rouge du Bénin (ancienne appellation des Ecureuils). C’est ainsi parti pour une riche expérience en sélection pour le natif d’Abomey. Durant la dizaine d’années de présence au sein du Onze national, David y a été le métronome. De nature calme et partisan de la non-brutalité, le fils de Raphaël Fêliho était autoritaire dans l’entrejeu qu’il animait aux côtés de certains caciques tels que : Damien Folly, Ludovic Alikpara et Victor Zèvounou. « La belle époque des Ecureuils. Des moments de grande complicité », confie aujourd’hui le sexagénaire prof d’Education physique et sportive à la retraite qui garde toujours en mémoire son premier match nocturne disputé le 26 octobre 1979, à Abidjan en Côte d’Ivoire, dans le cadre du tournoi du Conseil de l’Entente. « Nous étions menés, puis j’ai reçu une balle sur le flanc droit, ensuite j’ai balayé toute la défense adverse pour aller égaliser. Le marquoir lumineux signale : 20 h 29 min. Haute Volta 1- Bénin 1. Et au terme de la rencontre, nous avons remporté le match ». A l’évocation de cette rencontre, ses petits yeux mi-clos illuminent de fierté son visage, et un petit sourire figé met en exergue ses pommettes saillantes. Car c’était sa première fois de livrer une rencontre nocturne de football. Des moments gravés dans la mémoire de David. Puis, comme une récitation, il déroule: « … Sur une chevauchée solitaire, David Fêliho met toute la défense togolaise dirigée par le solide Denké Wazo en déroute et offre sur un plateau d’or une passe lumineuse à Ahlonsou Agossou Pascal qui égalise : Togo 2 – Bénin 2 ». C’est un morceau choisi de la retransmission de la rencontre par un éminent reporter de la radio nationale que le joueur a écouté lors d’une émission sportive. David l’a mémorisée et la récite tel un mantra. Peut-être pour se faire bonne conscience, lui qui aime à raconter que « le football d’autrefois n’a pas nourri son homme ». Du secret de son endurance physique, David avoue le devoir à l’un de ses nombreux entraineurs : Joseph Agueh dit ‘’deux bras.’’ C’est lui qui assénait à ses poulains que les équipes résidentes à la côte sont plus techniques qu’endurantes. Or, « avec l’endurance, on peut anéantir la technique », renseigne-t-il. C’est ainsi que ce coach, adepte de la culture physique, a régulièrement entraîné ses joueurs dans la descente de Détohou ; une zone difficile d’accès à Abomey pour qu’ils y travaillent en y grimpant les montées abruptes. De très « fastidieuses séances de souffrances physiques» auxquelles les joueurs d’Abomey se sont habitués. Ce qui a été un précepte intangible du coach Agueh, David l’a adopté comme sa tasse quotidienne. Et c’est sa belle carrière de footballeur qui en a été le révélateur. Seulement que dans le football, David n’y a pas gagné grand-chose. Et il traine toujours comme un boulet le souvenir de la seule fois qu’il avait l’occasion, manquée, d’engranger un peu de sous. Ce jour où, pour raison de participation à un test d’entrée à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation physique et sportive (Injeps), le lendemain, son coach ne l’aligne pas pour une rencontre importante contre l’Algérie des Rabbat Madjer, Bensaoula et Beloumi, finalement remportée par les siens. ‘’J’ai donc été privé du partage de l’importante cagnotte de la victoire’’, regrette toujours David. Enseignement, le métier de la vie ! A quelque chose malheur est bon. Car c’est ce parchemin d’entrée à l’Institut qui fera du milieu de terrain des Ecureuils un enseignant certifié d’Education physique et sportive (Eps) dans les collèges et lycées. Tour à tour élève-joueur, étudiant-joueur, le voilà enseignant-joueur avant que David décide de raccrocher définitivement les crampons pour se consacrer uniquement à l’enseignement. Un métier qui, d’ailleurs, le lui a bien rendu. Puisque le jeune néo footballeur a occupé de hautes fonctions dans plusieurs collèges et lycées ainsi que dans l’administration publique. Conseiller pédagogique en Eps dans le Zou de 95 à 99. Il a pendant plus de 10 ans occupé le poste de censeur au Lycée Mafory Bangoura de 1999 à 2000, au Lycée Houfon de 2000 à 2004, au Ceg1 d’Abomey de 2003 à 2004. Puis chef service des Sports scolaires au niveau du ministère des Enseignements techniques de 2005 à 2010. Et chef division Sport scolaire au ministère des Enseignements secondaires de 2010 à 2016. Footballeur et enseignant, David Fêliho a aussi inscrit une parenthèse politique dans son curriculum vitae. A peine terminé son passage à l’Injeps pour l’obtention du diplôme de professeur certifié, ses amis « les frères Bruno et Quentin Didavi et un certain Kisito Awede lui ont ouvert les portes de la politique». David intègre le Parti du Salut de feu Damien Alahassa et en devient, très rapidement un membre influent. C’est d’ailleurs au titre de professeur certifié et jeune cadre de ce parti qu’il reconnait avoir bénéficié de l’ascension qui a été la sienne au niveau de l’administration de l’Enseignement supérieur. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, depuis quelques années, David très attaché à sa famille fait la navette entre Cotonou et Abomey, sa ville d’origine. Il se dit « jeune retraité heureux » bien entouré de sa progéniture et surtout de sa moitié, « Victorine Kpangon, tendre épouse » avec qui il «partage sa vie depuis les bancs du collège. » Du football qu’il a pratiqué toute sa jeunesse, il regrette le sort fait à cette discipline aujourd’hui dans son pays. « Heureusement qu’avec les nouvelles autorités politico-administratives, les choses semblent prendre la bonne direction », précise l’ancien relayeur des Ecureuils. Et ce sera, sans doute, pour le bonheur du dauphin en gestation qui, aujourd’hui, travaille dans l’ombre pour rappeler un jour, au souvenir de tous, l’immensité du talent de son géniteur. Bon grain ne saurait mentir. Sports 16 mars 2022


1re Conférence des directeurs des systèmes d’information : Les réalisations et projets passés au peigne fin
Cadre de concertation statutaire entre le ministère du Numérique et de la Digitalisation, les directeurs des systèmes d’information (Dsi) des ministères sectoriels et les agences du secteur du numérique, la conférence des Dsi a tenu sa première session de l’année 2022, ce mardi 15 mars à Cotonou. A l’ouverture des travaux, Aurelie Adam Soulé Zoumarou s’est réjouie de la contribution des Dsi à la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2016-2021 avant d’entretenir les participants sur les sept projets contenus dans le Pag 2021-2026. « Maturité et politique de sécurité des systèmes d’information ». C’est autour de ce thème que les directeurs des systèmes d’information (Dsi) des ministères sectoriels et des agences du secteur du numérique se sont réunis hier, mardi 15 mars, lors de la première session de leur conférence au titre de l’année 2022 à Cotonou. Au cours de la cérémonie d’ouverture de ces assises, Serge Adjovi, directeur général de l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), a rappelé le bien-fondé de cette rencontre statutaire entre le ministère du Numérique et de la Digitalisation, les Dsi des ministères sectoriels et les agences du secteur du numérique que sont : l’Agence pour le Développement du Numérique (Adn), l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi) et l’Agence nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi). « Cette coordination entre les Dsi et les agences du numérique est très importante car elle permet d’échanger sur les réalisations et investissements dans le secteur du numérique», a-t-il déclaré. Pour lui, la contribution et la participation de tous les Dsi sont souhaitées au cours de cette session en vue d’un bon fonctionnement du secteur durant l’année 2022. « C’est important que nous nous alignions sur les sujets de notre secteur », a-t-il poursuivi. Aristide Adjinakou, directeur des Opérations de l’Assi, a évoqué la nécessité pour tous les Dsi de collaborer avec l’Assi avant de saluer leur contribution à la mise en œuvre du Pag 2016-2021. Satisfaite du travail des Dsi, Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, estime que cette première rencontre de l’année 2022 est l’occasion d’échanger pour faire la lumière sur les points d’ombre en vue d’une meilleure collaboration tout au long de cette année 2022. « De mon point de vue, cette rencontre est primordiale car elle nous permettra d’échanger en ce début d’année de façon à ce que nous puissions clarifier tous les points d’ombre en vue de l’atteinte des objectifs du gouvernement », a-t-elle fait remarquer. Se réjouir des succès Pour elle, c’est également un creuset pour se réjouir des succès enregistrés. Elle a félicité la Conférence des Dsi pour avoir constitué véritablement un outil pour la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement pour le secteur. « Avec les échos, je pense que la Conférence a été à la hauteur de la vision du gouvernement », se réjouit-elle. Les fruits du travail de la conférence se sentent à tous les niveaux dans le pays. « Il n’y a pas de secteur qui ne jouisse pas des fruits de vos efforts », a-t-elle martelé. Au sujet de la dématérialisation de l’administration publique, Aurelie Adam Soulé Zoumarou indique que le Portail national des services publics est la preuve matérielle de la contribution des Dsi à la réalisation du Pag I. Revenant sur certains projets phares du Pag I comme le haut et le très haut débit, les investissements massifs dans la fibre optique, l’administration intelligente, la data center, le Portail des services publics et autres, elle prône une consolidation des liens entre les Dsi en vue de la poursuite des chantiers lors du quinquennat 2021-2026. C’est le lieu pour la ministre du Numérique et de la Digitalisation de présenter à l’assistance un bref aperçu des sept projets du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. A l’en croire, lancés lors du premier quinquennat, le déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire national et la mise en œuvre de l’administration intelligente ou Smart Gouv vont connaitre leur phase d’achèvement. « La phase Il sera mise en œuvre et ce qui a été fait sera renforcé», a-t-elle ajouté. A ces deux projets reconduits s’ajoutent cinq nouveaux projets : le développement des usages et de la confiance numériques, la transformation numérique des collectivités locales, la modernisation des médias de service public, l’accès des citoyens aux médias et à l’information de qualité et le projet de développement du numérique dans l’enseignement supérieur. Le secteur du numérique et de la digitalisation sera également rythmé par des réformes au cours des cinq prochaines années. C’est pourquoi, elle sollicite le concours de tous les Dsi pour la mise en œuvre des réformes comme la règlementation du déploiement des réseaux locaux numériques pour toute construction à usage professionnel ou collectif, la création d’un Observatoire du numérique et la modernisation des cadres règlementaire et institutionnel de l’audiovisuel et de la communication. Actualités 16 mars 2022


Promotion de la Zone économique spéciale de Glo- Djigbé: Des femmes entrepreneures entretenues sur les opportunités
Les femmes du programme Academy for women's Entrepreneurs (Awep) ont visité, vendredi 11 mars dernier, le site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè (Gdiz). Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de la Gdiz et plus spécifiquement de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, leur a permis de réaliser la foison d’opportunités d’affaires qu’offre ce projet. « C'est avec plaisir que nous avons accueilli ce groupe de jeunes femmes entrepreneures… Leur curiosité et leurs interrogations donnent la preuve de leur grand intérêt pour la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè. Nous espérons qu'elles sauront saisir les opportunités qui leur sont offertes, surtout en termes de sous-traitance », a déclaré Laurent Gangbès, directeur général de l’Apiex, au terme de la visite des femmes du programme Academy for women's Entrepreneurs (Awep) sur le site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè (Gdiz). Cette descente se tient dans le cadre de la série de présentations et de visites guidées organisées par l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) et la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (Sipi Bénin Sa) afin de promouvoir la zone industrielle de Glo-Djigbé d’une part et de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme d'autre part. « Nous allons créer les conditions favorables pour accompagner les femmes afin qu'elles puissent saisir les opportunités qui leur sont offertes. Car il y aura beaucoup d'opportunités », a assuré Létondji Beheton, directeur général de la Sipi Bénin. Lors de cette visite, les femmes entrepreneures ont été édifiées sur les dispositifs qui ont favorisé la construction de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé Zè ; la politique d'industrialisation du gouvernement du Bénin, les différentes installations prévues dans la Zone économique spéciale et les secteurs prioritaires d’investissements. Sur le site de la Gdiz couvrant 1640 hectares, il y aura une zone commerciale de 20 hectares ; une grande zone industrielle, un guichet unique, un dispensaire, des hôtels ; des infrastructures routières ; deux centres de formation au métier du textile... Lors de l'échange inaugural, Laurent Gangbès précise que la zone industrielle de Glo-Djigbé aura un fort impact social avec la création d’environ 300 mille emplois. Un processus de recrutement de mille jeunes a déjà été lancé pour les industries du textile. Trois usines de production sont déjà en cours d'installation dans la zone. Chaque usine va recruter 5 mille personnes. « Nous aurons également deux usines de transformation de cajou qui seront opérationnelles d'ici juin 2022. Ces deux usines vont transformer 60 mille tonnes de noix de cajou », a ajouté le directeur général de la Sipi. A l’en croire, les déchets qui vont résulter de la transformation de la noix de cajou seront transformés en huile et les résidus de cette deuxième transformation serviront à faire du charbon, de sorte qu'il y aura zéro déchet. La Jif au cœur de la visite African women's entreneurship est un réseau panafricain composé de femmes entrepreneures africaines dont les activités impactent positivement le développement de leurs pays respectifs. C’est un réseau qui encourage l’entrepreneuriat féminin dans tous les secteurs sur le continent africain. Lors de la visite du site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè, les femmes entrepreneures ont suivi un panel d’échanges sur le thème : « L’égalité aujourd’hui pour un avenir plus inclusif ». Les échanges ont été introduits par Ismene Ahamide Zounmenou, présidente de Awep Bénin et Uche Offodile, directrice générale de Mtn Bénin. Ces deux femmes leaders et cheffes de deux grandes entreprises ont partagé avec les jeunes leaders les défis à relever par les femmes pour exceller dans leurs activités et gagner le respect de la société. Occasion pour les participantes de renforcer leur confiance en elles et de croire en leurs potentialités, afin de se réaliser, sans complexe, aux côtés des hommes. Actualités 16 mars 2022


Visite de l’exposition des 26 trésors royaux : Les capoeiristes béninois font un bain culturel inédit
Conduits par Mestre Mamoudou Fassassi, président de l’Association Capoeira Bénin, les capoeiristes béninois ont visité, samedi 05 mars 2022, l’exposition des 26 trésors royaux à la présidence du Bénin. Au cours de cette immersion, ces pratiquants de l’art martial afro-brésilien se sont reconnectés à l’histoire de l’esclavage à travers la sacralité et l’authenticité de ces trésors royaux. Pratiquants d’un art martial afro-brésilien, les capoeiristes béninois n’ont pas voulu se faire conter l’exposition des 26 trésors royaux. Ils ont fait un bain culturel inédit en parcourant l’espace de 3 600 mètres carrés qu’occupe l’exposition des trésors royaux à la présidence de la République. Ils ont découvert les trois parties de l’exposition qui symbolisent trois différents siècles au Bénin. De la période de la Récurrence à la transgression et hybridation en passant par la transition où les artistes établissent le lien entre le passé et le présent, les membres de l’Association Capoeira Bénin sont repartis satisfaits. «Nous nous sommes remémoré l’origine de la Capoeira, un art martial inventé par les Africains déportés en esclavage au Brésil», se réjouit le président de l’Association Capoeira Bénin. Pour lui, cette visite vient à point nommé. «C’est un réel plaisir de nous retrouver à toucher du doigt cette magnifique concrétisation de la volonté ferme du gouvernement du «Bénin Révélé », mais aussi de refaire une inédite immersion dans notre passé glorieux à travers cette visite des 26 trésors royaux qui nous ont été restitués…», a poursuivi Mestre Mamoudou Fassassi. Sports 15 mars 2022


Revue du Pta 2021 et lancement du Pta 2022 du Masm : De nouveaux engagements pour plus de performance
Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a ouvert, hier lundi 14 mars, l’atelier de la revue au 31 décembre du Plan de travail annuel (Pta) 2021 et de lancement du Plan de travail annuel 2022 de son ministère. Occasion pour chaque gestionnaire de crédit de recevoir sa lettre de mission à laquelle, il devra donner une suite par écrit. Les performances enregistrées à la fin de l’année 2021 par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance n’ont pas comblé les attentes. Le dynamisme collectif déployé par les agents du ministère pour la mise en œuvre globale du Plan de travail annuel 2021 s’est révélé insuffisant avec 61,63 % de taux d’exécution physique global contre une prévision de 80 %. Les niveaux d’engagement et d’ordonnancement du budget national sont respectivement de 74,09 % et 72,10 % au 31 décembre 2021. En termes de taux d’exécution physique et financière par programme, le ministère a atteint respectivement 59,80 % et 77,64 % pour le programme 1, 58,78 % et 66,66 % pour le programme 2 et 62,20 % et 85,90 % pour le programme 3. Au cours de l’atelier consacré à la revue annuelle du Plan de travail annuel 2021 et au lancement du Pta 2022, les cadres du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance ont évalué les difficultés rencontrées au cours de l’année 2021 et pris de nouvelles résolutions et de nouveaux engagements pour une meilleure exécution de Plan du travail 2022. Ils procèderont aussi à la validation du rapport de performance 2020, conformément aux prescriptions budgétaires. Corriger les dysfonctionnements Véronique Tognifodé note qu’au-delà des difficultés habituelles de préparation des dossiers conceptuels et du respect des procédures de passation des marchés publics, les structures du ministère ont été confrontées à des difficultés liées au mode de mobilisation des ressources sur les lignes achats de biens et services. Elle a profité de l’occasion pour inviter ses collaborateurs à puiser l’essentiel des expériences récentes et identifier les goulots d’étranglement. « Nous sommes donc à l’heure du bilan annuel avec la nécessité d’explorer au mieux nos résultats. Nous devons nous interroger sur ce qui n’a pas marché, trouver les solutions pour mieux avancer », préconise-t-elle. Tout en invitant les uns et les autres à mener des réflexions objectives et structurées en rapport avec le niveau d’exécution et les nouvelles possibilités qu’ils peuvent déployer pour mieux atteindre les objectifs, elle affirme qu’ils ont le devoir et la responsabilité d’offrir des services de qualité à la hauteur des besoins des cibles. Actualités 15 mars 2022


Igor Evdokimov à propos des liens de coopération entre la Russie et le Bénin : « Notre attachement au développement de nos relations reste immuable »
Les relations entre la Fédération de Russie et le Bénin sont au beau fixe. Igor Evdokimov, ambassadeur de la Russie près le Bénin, en apporte la confirmation. Dans cette interview, il donne son appréciation sur le Programme d’action du gouvernement II et évoque la contribution de la Russie aux actions de développement du Bénin. La Nation : Ambassadeur de la Russie près le Bénin depuis 2018, quel regard portez-vous sur les réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon ? Igor Evdokimov : Je crois qu’il ne serait pas tout à fait correct que je réponde à cette question car je ne suis pas un citoyen béninois. A mon avis, le fait que le président de la République, Patrice Talon, a été réélu avec la majorité des voix lors de l’élection présidentielle d’avril 2021, parle de lui-même et montre la confiance des Béninois envers leur chef d’État. En matière de relations bilatérales entre les deux pays, quels sont les domaines dans lesquels la Russie intervient au Bénin depuis 2016 ? Nous avons des liens de coopération de longue date dans les domaines tels que la formation des cadres béninois, l’exploitation minière et l’interaction culturelle et humanitaire. L’essentiel, c’est le dialogue politique qui constitue la base du développement des relations bilatérales sur d’autres plans. Depuis 2016, ce dialogue politique s’est beaucoup renforcé. En novembre 2016, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a effectué une visite de travail à Moscou, où il a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux ministres se sont mis d'accord sur des démarches concrètes visant à renforcer notre dialogue politique, nos relations commerciales, économiques et sociales, ainsi que la base juridique qui nous lie. En juin 2018, Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président de la Fédération de Russie pour le Moyen-Orient et les pays d'Afrique, vice-ministre russe des Affaires étrangères, s’est rendu à Cotonou où il a été reçu par le président de la République et a tenu les 6es consultations politiques avec Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. En octobre 2019, Patrice Talon a participé au premier sommet «Russie-Afrique » qui a réuni 43 chefs d’État du continent africain. À cause du Covid-19, cette dynamique des contacts au plus haut niveau a été un peu interrompue mais l’attachement de nos pays au développement progressif de nos relations bilatérales reste immuable. Vous avez certainement pris connaissance du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Que pensez-vous de ce programme quinquennal ? C’est un programme ambitieux qui correspond aux objectifs de développement progressif de la République du Bénin. Lors du deuxième Sommet «Russie-Afrique » qui se tiendra cette année, les représentants béninois auront la possibilité d’en parler avec les opérateurs économiques russes et leur présenter concrètement les domaines où, selon eux, nous pourrions trouver un terrain d’entente. Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les entreprises et hommes d’affaires béninois à établir un contact avec l'Association de la coopération économique avec les pays d'Afrique (Acepa) qui s’occupe de la coopération économique avec les pays du continent. Elle a été créée en fonction des décisions et du bilan du premier sommet historique Russie-Afrique, organisé en 2019 à Sotchi. L'association travaille activement et veut attirer plus d'entreprises russes en Afrique. Quelle est concrètement la contribution de la Russie aux actions de développement du Bénin ? Notre pays contribue toujours aux actions de développement du Bénin. On peut commencer par notre histoire commune. L'Union soviétique a beaucoup fait pour aider le Bénin à améliorer les services médicaux et à lutter contre les infections. Notre pays a envoyé gratuitement des lots de vaccins contre le choléra et la polio aux services médicaux du Bénin. Un groupe de médecins soviétiques travaillait au Bénin. Environ 150 étudiants béninois étudiaient annuellement dans les universités soviétiques dans les années 1970 et 1980. Les enseignants soviétiques travaillaient au Bénin. De nombreux diplômés béninois des universités soviétiques occupent aujourd'hui des postes élevés dans le gouvernement, le parlement, l’administration publique et les milieux d’affaires du pays. Au total, 2 500 citoyens béninois ont reçu une éducation en Union soviétique. Ces dernières années, on reprend notre coopération. Actuellement, 70 étudiants béninois bénéficient des bourses d’État russes pour aller étudier dans notre pays. Il y a eu des progrès considérables accomplis dans le domaine minier. Ainsi, la société russe «Zarubezhgeologia» a déjà commencé à réaliser le contrat conclu en août 2020 avec la partie béninoise sur l’exécution des travaux géologiques sur le territoire du pays. Depuis 2021, cette société a une représentante officielle à Cotonou. Nous fournissons de l'assistance à nos amis béninois dans la lutte contre le Covid-19. Ainsi, fin janvier 2022, la Russie a remis au Bénin sous forme d’aide humanitaire un lot de 100 000 doses du vaccin « Spoutnik Light » qui figure parmi les plus efficaces dans le monde entier. Je suis sûr que le deuxième sommet Russie-Afrique donnera une nouvelle impulsion au renforcement de la coopération multiforme entre la Russie et le Bénin. Parlant du sommet Russie-Afrique qui se tiendra en novembre prochain, quels pourraient être les axes de coopération à définir ainsi que les retombées pour le Bénin ? Le but du Sommet est d'élargir le dialogue politique, de mettre en œuvre des projets économiques et d'infrastructures capables d'influencer positivement les conditions de vie de la population des pays du continent, de renforcer la coopération dans les domaines scientifique, éducatif, social et culturel. Le sommet Russie-Afrique donne une occasion unique aux participants d'aborder directement avec les représentants de notre pays, y compris au plus haut niveau, les questions qui les intéressent. Il faut également noter que la plupart des grandes sociétés russes y seront représentées. Je suis sûr que le sommet sera couronné de succès. Actualités 15 mars 2022


Trois sujets d’actualité, trois tableaux : Comment Ponce Zannou contribue à l’exposition diptyque
Figure internationale de l’art plastique béninois, Ponce Zannou est l’un des quatorze artistes qui séduisent le public dans la séquence «Transgression et Hybridation» du volet art contemporain de l’exposition publique au palais de la Marina. A travers trois tableaux, l’artiste défend sa position sur trois sujets d’actualité à savoir la construction de villes durables, la femme et l’immigration clandestine en Méditerranée. Une toile montrant de nouvelles maisons construites à côté des anciennes, dans une ville émergente. C’est l’un des trois tableaux d’art contemporain exposés par l’artiste Ponce Zannou, au palais de la Marina. La toile est dénommée « Toho hoho yoyo do zanzan » en langue nationale fongbé. En langue française, cela voudrait approximativement dire «ancienne nouvelle ville pensée tôt». «Cette œuvre est la construction d’une ville mais je n’ai pas cherché à démolir les anciennes maisons. Les nouvelles sont construites à côté des anciennes qui sont bien construites, belles, solides et toujours d’actualité», explique l’artiste dans une interview exclusive. Le support utilisé est le fer galvanisé sur lequel une ancienne et vieille bâche encore solide a été collée pour rechercher la texture de la vieillesse. «C’est toujours du neuf à côté de l’ancien», fait observer Ponce Zannou. L’œuvre en elle-même est faite à partir de déchets informatiques, car primo, les outils informatiques l’inspirent beaucoup et secundo, ils ont tous des formes architecturales. « Toho hoho yoyo do zanzan» sensibilise à l’importance de construire des villes durables. « C’est pour sensibiliser les gouvernants et les urbanistes pour que, dès le premier jet de leurs projets, qu’ils pensent au futur profond, au futur du futur. Qu’ils pensent à 100 ans, 200 ans dans le futur, l’évolution que la ville qu’ils sont appelés à construire pourrait avoir. Ils doivent veiller à ce que les infrastructures soient bien nommées et en place, spacieuses pour contenir le monde que cette ville abritera dans le futur. Donc à travers cette toile « Toho hoho yoyo do zanzan », je demande de penser à la construction d’une ville depuis le premier jet et que chaque gouvernement devrait penser à une ville forte. Et une ville forte, c’est une ville qui a des histoires, des vestiges, … », détaille Ponce Zannou. L’artiste ne cache pas son penchant pour les actions beaucoup plus pérennes. La femme… La toile suivante montre une jeune fille en principal et plusieurs autres en arrière qui scrutent leur avenir. Ponce Zannou l’a dénommée «Jeune fille observant le futur». L’œuvre incite la femme à se réveiller et à plus penser à elle-même. « Depuis la nuit des temps, on sait comment on a classé les femmes. Ce qui fait que certaines comptent plutôt sur l’homme, et parfois elle ne pense pas à un moment donné à son futur, à son avenir lointain. Ici, je demande à cette fille de regarder beaucoup plus devant elle au lieu de regarder juste ce qui vient à elle qui est éphémère. », souligne l’artiste. Plus loin, il indique que la femme devrait analyser le caractère de l’homme au lieu de peser seulement le côté matériel de ce dernier. La toile est également un appel «à la société qui doit viser plus la hauteur humaine et non le matériel». Elle fait également allusion, entre autres, à la spiritualité de l’Homme, son esprit évolutionniste, sa mentalité entrepreneuriale, intellectuelle, esthétique, artistique, ajoute Ponce Zannou. « J’ai travaillé sur la toile avec des techniques diverses puisque c’est une toile que je veux moins réaliste. Donc, les personnages ne sont pas totalement définis. Actuellement, je travaille beaucoup les effets parce que la température change et les effets changent. Je joue sur la matière également, c’est ça qui a donné la texture que donne la toile», fait-il savoir. Immigration clandestine « Les chercheurs du destin ». C’est le nom donné à cette toile qui montre une embarcation débordée de migrants clandestins en Méditerranée. « Ceux-là, ce sont des gens qui sont découragés peut-être par une politique qu’on ne partage pas suffisamment avec eux ou qui sont un peu rejetés par la société ou encore qui sont trop prétentieux, et qui cherchent leur destin parce qu’ils n’ont pas tous les mêmes problèmes », indique Ponce Zannou. « Il y a des gens, poursuit-il, qui sont très prétentieux et qui préfèrent rallier le vieux continent pour vivre mieux. Il y a certains qui y vont pour survivre ; les réfugiés de guerre par exemple. Mais d’autres y vont juste pour le mimétisme, pour le plaisir simplement. Donc, je parle d’eux en ce sens que c’est des humains qui, malgré les milliers de morts par noyade, continuent de prendre ces bateaux de fortune». Ponce Zannou a donc peint cette toile pour interpeller la consciente collective africaine. A travers cette toile, l’artiste lance également un appel aux occidentaux. «Vraiment, il faut que nos frontières soient plus ouvertes et ceux qui le méritent, les traverseront. Ceux qui sauront qu’on peut mériter, ils chercheront à mériter. Mais si c’est fermé on peut chercher à forcer la porte. C’est trop fermé pour le moment.», pense-t-il. Qui est Ponce Zannou ? Né en octobre 1974, Ponce Enagnon Kokou Zannou prend très tôt le chemin de l’art. Il travaille dans des ateliers d’art de fortune et dans la rue. C’est là, dans la rue, qu’il met au point sa technique de sculpture sur toile. « Il reprend pour son compte la dialectique du chaos et de l’ordre selon laquelle du chaos émerge l’ordre et naissent les étoiles. », lit-on sur le site de l’exposition diptyque. Ponce Zannou a reçu de nombreux prix dont celui du meilleur artiste peintre Bénin Golden Awards en 1999 et 2000. Il est aussi médaillé d’or du concours de peinture des 4es jeux de la Francophonie en 2001 au Canada, et a exposé ses œuvres dans plusieurs pays du monde tels que le Bénin, le Niger, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la France, et la Belgique. Ponce Zannou aborde plusieurs thématiques à travers ses œuvres. Il parle de l’humain, des questions sociétales, la vie quotidienne, le futur. Il est aussi engagé pour les migrants, la philosophie, il parle des allégories et pense à la psychologie humaine. Actuellement, l’artiste travaille sur plusieurs projets. Il développe la technique qu’il appelle « hyper impression ». « Ce sont des peintures à deux dimensions sur toile. Vu aussi le caractère de l’exposition Art du Bénin, je suis en train de narrer quelques histoires du Bénin dans ma façon de m’exprimer, je travaille aussi des sculptures… », confie la figure internationale de l’art plastique béninois. En plus de tout ceci, Ponce Zannou peaufine un projet de construction d’un espace culturel qui, selon lui, permettra aux artistes d’exposer convenablement leurs œuvres. Culture 15 mars 2022


Développement des plateformes numériques : Les conseils de Serge Adjovi
Qualité de l’information, interopérabilité, sécurité et inclusivité. Ce sont là quelques défis sur lesquels Serge Adjovi a mis l’accent pour la viabilité des plateformes numériques au Bénin. Le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information était intervenu lors de la rentrée thématique du quotidien La Nation. Le monde du numérique est assez exigeant. Et Serge Adjovi ne cesse d’attirer l’attention des acteurs sur des points essentiels pour le développement des plateformes numériques. Lors de sa communication à la rentrée thématique organisée par La Nation, le 4 mars 2022, le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), a indiqué qu’il ne suffit plus de disposer d’une plateforme numérique, il faut bien la gérer et veiller à la sécuriser. C’est pour lui un volet très capital. « Une plateforme, c’est la sécurité», a-t-il martelé avant d’attirer l’attention de l’auditoire sur les risques d’intrusions et de cyberattaques. « Des problèmes de sécurité, on en rencontre tous les jours. Quelles que soient les plateformes d’information, le niveau de sécurité est extrêmement important », a-t-il insisté. Ainsi, l’évaluation des risques devient indispensable pour l’identification des vulnérabilités, l’estimation de l’incidence d’une atteinte à la sécurité. Les plateformes numériques se doivent à cet effet d’être soumises à un audit, à une surveillance active et à des balayages de sécurité. C’est une vigilance qui ne doit pas s’arrêter à la conception de la plateforme, mais se doit d’être inscrite dans la durée. « C’est un travail continu. Si vous protégez votre maison avec une porte blindée et que la fenêtre reste une faille, vous êtes exposés», a fait remarquer le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information. La sécurité est indispensable. Mais, il faudra avant tout disposer des équipements, logiciels et matériels adéquats pour la gestion de sa plateforme, pour surtout répondre aux besoins de ses cibles et faire face à la concurrence. Ces matériels, a-t-il dit, « permettent de faire du traitement de l’information, du stockage de l’information, des échanges d’informations entre nous, d’ordinateur à ordinateur». Qualité, fiabilité et inclusivité Des défis, il y en a aussi et surtout dans le secteur des médias, menacé par la désinformation. Le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information n’a pas manqué d’en faire cas lors de sa communication. «Aujourd’hui, on ne peut plus avoir une plateforme crédible, si on n’a pas un mécanisme de vérification. Il faut qu’au niveau d’un pays comme le Bénin, chaque média ait son propre mécanisme de vérification ou qu’il y ait des mécanismes conjoints. Ça peut être un effort commun à l’ensemble des médias, pour offrir aux consommateurs de médias cet espace où il faut aller pour s’assurer que c’est vérifié», a-t-il suggéré. Dans ce cas, la solution pourrait résider dans l’interopérabilité, cette possibilité de communication entre deux ou plusieurs systèmes. « On a un vrai défi d’interopérabilité. Aujourd’hui, si une information existe quelque part, est-ce qu’il est nécessaire de la réécrire à chaque fois qu’on change de média ? On peut mettre en place un système où l’on va chercher l’information, la payer, la reformater et l’insérer si possible sur sa plateforme. Là, on sait d’où ça vient parce qu’il y a une traçabilité. L’interopérabilité permet de concourir à la crédibilité de l’information et à la lutte contre les Fake News », a-t-il laissé entendre. Les régulateurs ont aussi un rôle important à jouer. Ils devront plus redoubler de vigilance et surtout se doter d’outils sophistiqués pour contrer la menace. « Le rôle des organes de régulation est extrêmement important et requiert de plus en plus l’appel à des outils technologiques importants. C’est pour cela que beaucoup de pays vont dans la direction de fusionner leurs régulateurs. Le cas important qui est à signaler est celui du Rwanda», a indiqué Serge Adjovi lors de sa communication. Mais après tout, l’inclusivité reste un enjeu de taille : œuvrer pour l’alphabétisme numérique, pour ne mettre personne de côté, dans la société des consommateurs. Société 15 mars 2022


Shaolin Tossou à propos de l’entrepreneuriat numérique au Bénin : « Les jeunes peuvent créer leurs start-up en moins de 48 h »
Des mesures fiscales incitatives sont accordées aux start-up dans le secteur du numérique en cette année 2022. Shaolin Tossou, ingénieur en contrôle de processus industriel, internet des objets et robotique, salue ces mesures qui constituent une source de motivation pour les jeunes désireux de créer leurs start-up. Les start-up dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (Tic) bénéficient de plusieurs avantages fiscaux mais aussi des allègements avant leur création. Selon Shaolin Tossou, ingénieur en contrôle de processus industriel, internet des objets et robotique, le gouvernement fait de son mieux pour motiver les jeunes à créer leurs start-up. Il note qu’au Bénin, une culture de l’entrepreneuriat innovant commence à émerger. « Aujourd’hui, c’est facile d’entreprendre parce que lorsqu’on parle de start-up, on fait recours à une jeune entreprise innovante. Auparavant, on était tous dans l’informel, mais grâce aux réformes mises en place, les jeunes peuvent créer leur entreprise aujourd’hui, en moins de 48 h », a-t-il affirmé. Evoquant les avantages prévus dans le nouveau Code général des impôts, il pense que ces mesures du gouvernement peuvent permettre aux jeunes de se faire un chemin dans l’entrepreneuriat au détriment d’un emploi salarié. « Les deux ans d’exonération qu’on nous a donné, cela nous permettra de prouver de quoi nous sommes capables sur le marché. Si au bout des deux années, les activités ne marchent pas, on change de paramètre. C’est aussi ça l’esprit des start-up», souligne-t-il. Conditions accessibles Pour bénéficier des avantages, les start-up doivent remplir deux principales conditions à savoir: avoir un chiffre d’affaires annuel qui ne dépasse pas cent millions de francs Cfa hors taxes et obtenir une labélisation. Sur ce point, l’ingénieur en contrôle de processus industriel, internet des objets et robotique indique que la labellisation consiste à faire un état des lieux des start-up existantes. Grâce à cette labellisation, les jeunes peuvent souscrire à des financements ou des appels à candidatures pour des projets. « Avant qu’on ne parle de labellisation, pour être honnête, je dirai qu’il n’y avait pas de start-up au Bénin. Il n’y a que des gens exerçant dans l’informel. Mais maintenant, tout rentre dans l’ordre ». Concernant l’autre avantage qu’est le chiffre d’affaires, Shaolin Tossou note que lorsqu’une entreprise commence par avoir un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions, cela voudra dire qu’elle évolue bien sur le marché et qu’elle doit être capable de payer ses impôts. Tout en affirmant que l’esprit d’entreprise est basé sur la persévérance, il appelle les jeunes évoluant dans le numérique à ne pas baisser les bras afin d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. «Entreprendre n’est pas facile, surtout lorsqu’on est une jeune entreprise innovante. Il faut qu’on comprenne qu’il y a des salariés qui sont millionnaires et des entrepreneurs qui sont fauchés. Le tout, c’est la persévérance et on finit par s’en sortir », conclut-il. Société 15 mars 2022


Législatives 2023 : La bataille des femmes
109 sièges dont 24 exclusivement réservés aux femmes sont à répartir dans 24 circonscriptions électorales. Les exigences du législateur présagent une rude bataille de positionnement entre femmes au sein des formations politiques. La guerre de leadership pourrait changer de camp au sein des partis politiques. Jadis reléguées au second rang, bénéficiant de très peu d’attention, comme en témoignent leurs taux de représentativité au sein des organes de prise de décision, les femmes pourraient, cette fois-ci, peser de tout leur poids dans le challenge qui s’annonce pour janvier 2023. Une lecture combinée des articles 144 et 145 de la loi 2019-43 portant code électoral permet de relever que « le nombre de députés à l’Assemblée nationale est de cent neuf (109) dont vingt-quatre sièges exclusivement réservés aux femmes. Chaque liste comprend un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir dont une femme et sa suppléante spécialement présentées au titre des sièges réservés ». Pour se conformer à ces dispositions, les partis politiques, dirigés pour l’heure par des hommes, devront faire figurer en bonne place les femmes sur les listes à déposer au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dans le cadre des prochaines législatives. Ce serait déjà le premier point d’achoppement. Le positionnement des femmes pour les 24 sièges réservés d’office risque d'être une tâche ardue. L’enjeu est de taille. Entre femmes, ce n’est pas toujours la lune de miel, encore que les enjeux sont colossaux. Si la volonté du législateur est de voir améliorée la représentativité des femmes au Parlement, la loi ne définit pas les critères pour la sélection de celles qui partiront favorites. La décision reste interne au parti, qui d’ailleurs devra être très regardant sur les profils, aux fins de réaliser une meilleure performance dans la circonscription électorale. Le clientélisme, les affinités, l’ancienneté dans le parti ne suffiront plus à satisfaire à toutes les exigences du législateur. Le challenge est entier En effet, selon l’article 146 du Code électoral, seules les listes, ayant recueilli au moins 10 % des suffrages valablement exprimés au plan national, sont éligibles à l’attribution des sièges. Il est procédé, au profit des listes éligibles, à une première attribution de quatre-vingt-cinq (85) sièges suivant le système du quotient électoral. Et sans préjudice de l’élection des femmes à cette première attribution, une seconde attribution est faite à raison d’un siège exclusivement réservé aux femmes par circonscription électorale. Ce siège est attribué à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages valablement exprimés dans la circonscription électorale parmi les listes éligibles de la circonscription, au profit de la candidate présentée à ce titre. C’est la règle de la plus forte moyenne. A l’évidence, la position de favorite ne garantit pas d’office le siège réservé, si le parti ne vient pas en tête dans la circonscription électorale concernée. Ce petit plus du législateur, comme prime à la performance d’une formation politique qui règne en maître dans sa circonscription électorale, est un élément supplémentaire qui doit être pris en compte dans les choix à opérer lors des positionnements sur les listes de candidatures. Femme d’accord, mais capable d’abord. Il ne s’agira donc pas de souffler à l’occasion sur les germes de division, ou d’entretenir des querelles de personnes, mais plutôt de faire preuve de réalisme pour l’intérêt du parti. A vrai dire, un parti gagnerait à positionner le double du quota fixé par le législateur, soit 48 femmes sur les 109 députés attendus pour les législatives. Quoi qu’il en soit, la bataille des femmes aura lieu. C’est tout le mal qu’on peut souhaiter à une société qui se métamorphose et à sa démocratie. De Karimama à Gogounou, ou de Ségbana à Boukoumbé, la campagne électorale sera davantage relevée avec ces vaillantes femmes, qui défileront dans nos hameaux ou quartiers de ville à la conquête des électeurs. Actualités 15 mars 2022


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