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Nouvelles

Décès du président du Conseil constitutionnel du Burkina Faso : Joseph Djogbénou salue la mémoire du défunt
Le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Prof Joseph Djogbénou, est touché par le décès de son homologue du Burkina Faso, Kassoum Kambou, samedi dernier à Paris. A travers un message, il salue la mémoire du défunt. « C’est avec une immense tristesse que j’apprends le rappel à Dieu de mon très estimé collègue burkinabè et très grand ami du Bénin, Kassoum Kambou, président du Conseil constitutionnel du Burkina-Faso », a déclaré Prof Joseph Djogbénou, avant de saluer la mémoire de l’illustre disparu. « Je m’incline devant sa mémoire et compatis à la douleur du peuple burkinabè, des membres du Conseil constitutionnel et de sa famille biologique. Que son âme accède à la félicité éternelle », conclut le président de la Cour constitutionnelle du Bénin. Agé de 66 ans, Kassoum Kambou est décédé, samedi 19 février dernier, à Paris où il avait été évacué pour des soins médicaux, a informé le président du Burkina-Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, dans un communiqué en date du samedi 19 février 2022. Kassoum Kambou était le président du Conseil constitutionnel de son pays depuis février 2015. Il n'avait pas pu présider la cérémonie de prestation de serment du président Paul-Henri Sandaogo Damiba, mercredi 16 février dernier. Actualités 20 févr. 2022


Deuxième édition du Nokoué jazz festival : Cap sur les sonorités d’ici et d’ailleurs
La deuxième édition du Nokoué Jazz Festival a officiel- lement été lancée, mercredi 16 février dernier, à la mairie de Sô-Ava au Bénin. Dans ce cadre, des spectacles sont organisés sur de nombreux sites à travers le Bénin, notamment à Sô-Ava, Ganvié, Porto-Novo, Ouidah et Cotonou. Pour sa deuxième édition qui se tient, du 14 au 28 février 2022 sur divers sites dont Ganvié, Porto-Novo et Ouidah, Nokoué Jazz Festival, initié par l’association Gangbé Brass Band, a démarré par une conférence inaugurale à la mairie de Sô-Ava. Occasion pour Athanase Dèhoumon, membre et porte-parole de l’association Gangbé Brass Band, de rappeler les objectifs de ce rendez-vous dédié au jazz. « Nous avons initié ce festival pour apporter notre contribution au développement du Bénin, à travers toutes les filières de l’industrie culturelle », indique-t-il. Pour lui, ce festival s’inscrit dans la dynamique de la valorisation de la culture béninoise et du patrimoine touristique. Cette année, le festival accueille une forte délégation de musiciens et d’acteurs culturels venus de la ville de Bastide en France. Fier de participer à cette fête culturelle et artistique, Kristof Hiriart, représentant du maire de la Bastide et directeur artistique de Organik Orcheztra, explique que la participation de la délégation basque à la deuxième édition du festival résulte de l’amitié qui lie le groupe Gangbé Brass Band à la ville de Bastide et de la volonté d’un brassage socioculturel entre les artistes du Bénin et de la France. « Organik Orcheztra va partager ses expériences avec de jeunes artistes béninois, les amener à se lancer et se professionnaliser afin de pouvoir intégrer un réseau professionnel, susceptible de les porter plus loin. » rassure Kristof Hiriart. Pour Jacques Oussou-Kicho, représentant du maire de So-Ava, l’initiative force l’admiration, et le choix de sa localité pour abriter l’évènement est une opportunité pour les riverains du lac Nokoué. Après la cérémonie de lancement, les festivaliers ont pris part à une caravane artistique sur le cours d’eau pour annoncer les couleurs du festival. A bord de plusieurs barques, des groupes de fanfares et tambours, ont traversé les villages de Sô-Ava, So-Tchanhoué jusqu’à Ganvié. Ce spectacle sur l’eau est la toute première attraction de la deuxième édition du Nokoué Jazz Festival. De nombreux artistes et groupes de musique sont mis à contribution pour égayer les publics des différentes localités hôtes des manifestations. Il s’agit entre autres des groupes Atchikounto, de la Fanfare du lac, des Echassiers de Toffo, de Super tradi de la capitale, Lando et Dodo band, Yes Maman et papa, Groove Band, des princes du Bénin, Remi Zola, Assia Brass band, Christ Grâce Voice, Nomade music, Adja Malefou, Whendo Ho, Journal Intime, Organik Orkestra... Outre les concerts, le festival accueille aussi des master class en renforcement de capacités vocales, en percussions, dessin, peinture et bien d’autres. Culture 18 févr. 2022


Entretien avec Appolinaire Avognon, président du parti Nfn : « Nous sommes le renouvellement de la classe politique... »
Le président du parti Nouvelle force nationale (Nfn), Appolinaire Wilfried Avognon, parle de l’orientation de sa formation politique et évoque l’état de veille dans la perspective d’une première participation aux législatives en 2023. La Nation : La Nouvelle force nationale (Nfn) est un jeune parti béninois. Comment faites-vous face à la dure réalité de l’arène politique ? Appolinaire Wilfried Avognon: Nous avons eu pas mal d’adhésions. Le processus pour donner plus de visibilité au parti suit son cours avec succès. Notre message est bien accueilli par la base et comme tous les autres partis, nous bénéficions d’appui technique de certains organismes internationaux comme l’Institut international républicain, l’Institut néerlandais pour la gouvernance démocratique, pour mieux jouer notre rôle d’animateur de la vie politique. C’est très important pour l’avenir. Alors, la Nfn se porte très bien. La formation militante demeure une problématique pour les partis. Quelle est l’approche de votre formation politique en la matière? Nous venons de finir un long processus d’élaboration des curricula de formation de notre école politique. Nous préparons actuellement un atelier avec le soutien de l’Institut international républicain (Iri) pour la validation afin de démarrer son déroulement sur le terrain. Cette école met l’accent sur l’inclusion politique dont l’intégration de toutes les couches sociales sans discrimination aucune. L’idée de la création d’une école a été longtemps véhiculée sans résultat. Qu’en sera-t-il avec la Nfp ? Notre jeunesse n’a pas eu la chance d’une vraie formation politique et elle ne connait que le clientélisme politique, la transhumance. Au niveau de la Nouvelle force nationale (Nfn), nous parlons de l’école du parti qui vise les objectifs pédagogiques tels que savoir identifier le mode de fonctionnement d’un courant politique et exploiter les points forts, connaitre les points faibles et critiques, étiqueter un courant politique dans une communication politique et en tirer les conséquences, construire les solutions politiques optionnelles en se basant sur un mixt de courant politique, planifier et mettre en œuvre les actions d’une communication politique. Quels sont vos défis de l’heure? L’heure est à la mobilisation sociale et financière. Les élections législatives prochaines sont pour nous un test grandeur nature et un bon général doit toujours savoir remobiliser sa troupe à la veille de chaque bataille, développer des stratégies adaptées à chaque bataille et surtout être à l’écoute de sa troupe. C’est ce que nous faisons. C’est notre première participation. Alors, nous allons d’ici à là, parcourir les 77 communes pour échanger avec nos militants à la base. Comment entendez-vous affronter ces échéances électorales ? Un parti politique n’expose pas ses stratégies de combat. Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous serons aux prochaines élections législatives. Nous allons faire participer massivement notre jeunesse. Cette jeunesse à laquelle nous appartenons et qui n’existe que dans les discours de certains mais jamais au cœur de leurs projets. Nous sommes l’inclusion politique. Nous l’incarnons. Nous sommes aussi le renouvellement de la classe politique. Ne craignez-vous pas d’entrer dans la compétition en 2023 quand on sait qu’en face, il existe des partis qui ont pris une longueur d’avance sur le terrain ? Soyons précis. Vous parlez du Bloc républicain (Br), des Démocrates, de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et de l’Union progressiste (Up). Je puis vous rassurer que ces formations politiques peuvent exploser à tout moment. Ce sont des formations politiques qui regroupent des personnes qui ont passé toute leur vie à se combattre et qui aujourd’hui sont contraintes de militer ensemble. Nous aurons notre mot à dire dans cette bataille. Quel regard portez-vous sur la gouvernance actuelle ? La Nfn est un parti qui n’appartient pas à un individu. On ne l’identifie pas à une personne. La Nfn appartient au peuple. Donc, quand des actes sont posés dans l’intérêt de ce peuple pour qui nous existons, on applaudit. Dans le cas contraire, on dénonce tout en faisant des propositions d’amélioration. Je reconnais que, lorsque le président Patrice Talon s’en prend à un secteur ou une structure, pour la plupart des cas, c’est qu’il y a effectivement un problème ; c’est-à-dire qu’il pose souvent un très bon diagnostic. Mais c’est au niveau des solutions proposées ou apportées que le problème se pose. Aujourd’hui la Nfn reconnaît que des efforts ont été faits, mais qu’on peut mieux faire. Par exemple, la réforme de l’enseignement technique est un succès, le respect de l’autorité et du bien public aussi commence par prendre. Le projet asphaltage est une bonne chose. Retenons que toute entreprise humaine n’est pas parfaite. Votre mot de la fin Je demande à la jeunesse béninoise de rester mobilisée et de prendre surtout conscience dès maintenant de ce qu’elle représente. Elle peut changer ce pays. Notre premier défi est de nous réunir pour rafraîchir notre Assemblée nationale en 2023. Actualités 17 févr. 2022


Opérationnalisation du Plan d’investissement extérieur au Bénin : Les résultats préliminaires de l’étude présentés
  Le Bénin veut profiter des opportunités qu’offre le Plan d’investissement extérieur (Pie) de l’Union européenne (Ue). Lors d’un atelier organisé, mardi 15 février, à Cotonou, les parties prenantes ont échangé sur les conclusions préliminaires de l’étude menée pour l’opérationnalisation dudit Plan. Le partenariat entre le Bénin et l’Union européenne (Ue) ces dernières années, a ouvert la voie à la mobilisation de plusieurs instruments financiers auprès d’institutions européennes afin de soutenir le Programme d’action du gouvernement. Au nombre de ces instruments figure le Plan d’investissement extérieur (Pie) de Ue au Bénin. Une étude a été lancée pour examiner les opportunités de son opérationnalisation. L’atelier du jour vise à informer les acteurs du financement du développement sur le contenu du Pie, d’une part, et leur présenter les conclusions préliminaires de l’étude menée (financée par l’Ue à la demande du comité technique paritaire) en vue de l’opérationnalisation du Pie, d’autre part. « La finalité de cet atelier est de mobiliser davantage de ressources et d’acteurs au profit des réformes et projets de développement… », a fait savoir Septime U. C. Azonnoudo, coordonnateur de l’Unité de gestion du Cadre du partenariat avec l’Ue. La rencontre a réuni une soixantaine de participants en mode hybride. Ils sont pour la plupart membres du secteur privé, de structures de l’Etat et d’institutions internationales de financement du développement. Le Pie s’inscrit dans un éventail d’instruments financiers et de stratégies que l’Ue met à disposition de ses pays partenaires. Il est composé de trois piliers, à savoir, le Fonds européen de développement durable (Fedd) avec des instruments de mixage de dons et de prêts ; la fourniture d’une assistance technique substantielle qui aidera les bénéficiaires à élaborer des projets et activités plus matures et viables sur le plan financier ; et enfin l’amélioration de la gouvernance économique, l’environnement des affaires et la collaboration avec le secteur privé des pays partenaires respectifs. A en croire Ioannis Pavlos Evangelidis, Team leader de la délégation de l’Ue, l’un des objectifs principaux du Pie est d’offrir des garanties budgétaires en vue de mitiger les risques d’investissements dans les pays et surtout pour mobiliser des investissements privés. Instrument pour financer le Pag II ? La mise en œuvre du Pag 2021-2026 nécessite 52 % de financement du secteur privé qui occupe ainsi une place de choix dans la stratégie gouvernementale de développement. Dans ce contexte, « le Pie apparait donc comme une piste importante tant pour le financement des projets phares du gouvernement que pour l’amélioration du climat favorable au partenariat public-privé (Ppp) et aux affaires », note le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Hermann O. Takou, à l’ouverture de l’atelier. Il ajoute que l’étude menée par le comité technique paritaire mis en place dans le cadre de l’opérationnalisation du Pie au Bénin, vise à faire une analyse des différents leviers de mobilisation des piliers de l’instrument. Ceci, assortie de propositions d’assistance technique notamment en vue de soutenir la mobilisation des instruments financiers du Fedd au profit d’initiatives portées par le secteur privé ou le secteur public en mode Ppp, et d’améliorer le climat des affaires et renforcer le dialogue structuré avec le secteur privé. Hermann O. Takou espère vivement que les conclusions finales de l’étude vont refléter le besoin du secteur privé, ses ambitions, le positionnement des institutions de financement du développement. Toutes choses essentielles à l’opérationnalisation du Pie et au cadre à mettre en place par les autorités nationales pour la mise en œuvre effective et pertinente du Plan au Bénin. Après la cérémonie protocolaire de lancement de l’atelier, les participants ont suivi la présentation intégrale du Pie, les conclusions préliminaires de l’étude menée, avant de passer aux échanges entre experts, à la phase conclusive et aux perspectives. Société 17 févr. 2022


Sommet Ue-Ua : Craintes et espoirs autour du climat
A quelques heures de l’ouverture du sommet Ue-Ua à Bruxelles, beaucoup appellent à un repositionnement de la question climatique dans les débats. Bruxelles est calme, douce et venteuse. Le temps est un peu perturbé avec des pluies faibles et des éclaircies aux voisinages du siège du Conseil de l’Europe, qui va abriter le sommet Ue-Ua. Dans les rues, pas de pressions qui soient liées directement à ce rendez-vous. Mais cette sérénité n’est pas autant perceptible dans les esprits, surtout quand on échange avec les écolos. La focalisation sur la sécurité et la stabilité au Sahel, le besoin de solidarité face à la Covid-19, voire l’envie d’une nouvelle alliance économique, les verts en sont inquiets, sans désespérer. « Les questions climatiques constituent aussi une urgence. Je ne le dis pas parce que je suis du groupe des verts. D’autres députés vous diront certainement la même chose. Pour moi, il y a de grosses priorités comme l’éducation à l’écologie. Ce sommet ne peut se concentrer que sur le problème du Mali, qui certes en est un de vrai. On doit discuter aussi de l’urgence écologique. On voit, par exemple, déjà des déplacements des populations dus à la gestion de l’eau », souligne Salima Yenbou, députée au Parlement européen. Pourtant, la nature n’est pas restée, elle, sans mettre la pression. Alors même que l'Afrique australe évalue les dégâts causés par le cyclone Batsirai, une nouvelle tempête tropicale approche. Selon l'Organisation météorologique des Nations unies, d’autres cyclones pourraient frapper à nouveau cette région et les îles voisines de l'océan Indien. « La nécessité du deuxième rapport du groupe de travail n’a jamais été aussi grande, car les enjeux n’ont jamais été aussi élevés », a déclaré lors d’une vidéoconférence, Hoesung Lee, président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). Des attentes Les acteurs de la société civile engagés pour la protection de l’Environnement attendent du sommet, un partenariat Ue-Ua vert et équitable. C’est le cas de Mohamed Lamine Kaba, directeur exécutif de l’Ong Foresterie et Développement de l’Espace Rural (Foder) qui a eu la chance de participer au Sommet de 2017 à Abidjan. « Tous les pays du monde sont confrontés à des problèmes environnementaux. Il conviendrait de penser globalement et agir localement. Il faut une réponse planétaire bien coordonnée». Des Osc préparent d’ailleurs une déclaration conjointe pour demander la mise en avant des objectifs climatiques et énergétiques centrés sur les populations et le développement. L’enjeu est de faire progresser une approche du climat et de l'énergie centrée sur les personnes et le développement, et coopérer pour réussir à la Cop27. De la part de l'Ua, cela nécessite l'affirmation claire de priorités. De son côté, l'Ue devrait veiller à ce que le soutien et le financement de l'adaptation pour l'Afrique augmentent considérablement au cours de la période budgétaire 2021-2027, en vue de concrétiser le Pacte de Glasgow. Les attentes tournent donc autour d’une transition énergétique juste et inclusive, l’approfondissement de la coopération en matière d'adaptation, de pertes et dommages pour renforcer la résilience et la finance climatique. Bruxelles pour faire bouger les lignes Au nombre des sept tables rondes prévues à ce sommet, certaines seront consacrées à la transition énergétique, à l’agriculture, et bien évidemment au changement climatique. Pascal Canfin, député au Parlement européen, président de la Commission de l'environnement pense que c’est une opportunité pour aller de l’avant. L’Ue devrait soutenir l’appel des dirigeants africains sur le financement de l’adaptation climatique, avant même le rendez-vous de la Cop 27 en Afrique. « Un des enjeux majeurs, c’est d’être certain que les engagements pris à Glasgow sur les fameux 100 milliards soient tenus dès 2022. C’est vraiment accessible et nécessaire. Cette cagnotte reste symbolique, mais à l’échelle du développement économique, il faut absolument aider l’Afrique à accéder aux marchés capitaux (des investissements verts) », a déclaré Pascal Canfin. De nombreuses dispositions et des accords sont en discussion pour limiter la déforestation, renforcer la solidarité climatique, et réduire les impacts. Les relations commerciales entre les deux continents devront prendre aussi en compte les enjeux environnementaux. «Pour des pays comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, cela aura un impact sur la possibilité d’accéder aux marchés européens. Evidemment; il y aura un paquet financier pour accompagner les évolutions des pratiques sur le terrain, de façon à favoriser par exemple l’agroforesterie, de sorte à concilier le développement économique et la protection de la nature », a ajouté Pascal Canfin. Ce qui est déjà certain, le financement de l'adaptation pour l'Afrique sera augmenté sur la période budgétaire 2021- 2027 de l'Ue pour des infrastructures en phase avec les objectifs climatiques. Environnement 17 févr. 2022


Programme des cantines scolaires : Les félicitations du Pam au gouvernement
Six membres du gouvernement et le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam) ont échangé, hier mercredi 16 février, autour du programme des cantines scolaires. Une initiative inédite qui comporte plusieurs avantages et pour laquelle le Pam félicite le gouvernement béninois. Le programme des cantines scolaires impacte plusieurs secteurs et couches sociaux. Au cours de la rencontre avec le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam) en visite au Bénin, six membres du gouvernement ont présenté les impacts de cette initiative sur les élèves, leurs enseignants, les producteurs et sur l’activité économique locale. Une réalité que le Pam connaît bien mais il reste séduit par l’implication et la détermination du gouvernement pour sa réussite. « Il n’y a pas meilleur investissement que celui dans la scolarisation des enfants», a déclaré David Muldrow Beasley, directeur exécutif de l’organisation onusienne. Il adresse alors ses félicitations au président Patrice Talon et ses collaborateurs. Mieux, le directeur exécutif du Pam propose que le chef de l’Etat béninois soit le porte-parole d’une coalition mondiale pour les cantines scolaires. Une mobilisation qui permettra aux gouvernements d’investir davantage dans l’alimentation des écoliers. Une proposition à laquelle le ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale a répondu favorablement. Mais avant, Abdoulaye Bio Tchané a fait le point de l’extension progressive des cantines scolaires. Selon ses explications, tout est en place pour étendre le programme à toutes les écoles aussi bien en milieu urbain que rural ; dans le même temps, le gouvernement veille à améliorer son contenu et à son appropriation par les populations. Ce qui permettrait la pérennisation de cet outil de renforcement de la scolarisation qui s’impose comme un modèle dans la sous-région ouest-africaine. Le ministre d’Etat a été appuyé dans ses explications ou plutôt son témoignage sur la pertinence des cantines scolaires par certains de ses collègues. « C’est inédit ce qui se fait. Le programme a permis de relancer la production agricole locale», clame Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire. Il insiste ainsi sur l’exigence faite de s’approvisionner auprès des producteurs locaux. Le ministre se réjouit également de la disponibilité de réfectoires dans certaines écoles contrairement au passé où les écoliers déjeunaient dans les salles de classe. Même sentiment de satisfaction chez Gaston Dossouhoui. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a exprimé sa « fierté de pouvoir sécuriser les enfants et d’améliorer la scolarisation». Il insiste ainsi sur le fait que les productions sont rigoureusement contrôlées avant leur consommation par les enfants. Côté santé, les cantines scolaires ont aussi des impacts notables sur les apprenants qui en bénéficient. « Elles permettent d’éviter les maladies diarrhéiques», informe Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Il ajoute qu’avec ce programme «la promotion de l’hygiène scolaire a trouvé un bon socle ». La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance n’est pas du reste. Véronique Tognifodé a développé la forte corrélation entre une bonne alimentation et l’évolution du quotient intellectuel. Les résultats des écoles bénéficiant de cantines scolaires le prouvent à souhait. Il faut préciser que le programme des cantines scolaires connaît une renaissance depuis l’avènement du régime de la Rupture. En Conseil des ministres le mercredi 19 janvier dernier, le gouvernement a encore instruit le ministre de l’Economie et des Finances de mettre à disposition, dans le cadre du partenariat avec le Programme alimentaire mondial, les ressources nécessaires qui s’élèvent à la somme de 153 850 098 105 F Cfa sur les cinq prochaines années scolaires pour l’extension du Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi). 15 623 210 000 F Cfa pour assurer l’extension du programme au cours de l’année scolaire 2021-2022 ; 31 241 510 000 F Cfa pour 2022-2023 puis 29 010 000 000 F Cfa pour chacune des trois années suivantes. Actualités 17 févr. 2022


Programme régional dans le secteur de l’énergie : La Giz lance le ProMerc II
Cotonou a abrité du lundi 14 au mardi 15 février, l’atelier de lancement officiel et de planification du Programme régional ‘’Promotion d’un Marché d’électricité respectueux du climat’’ (ProMerc II). D’une durée de trois ans, ce programme va améliorer les conditions nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité, respectueux du climat dans l’espace Cedeao. Le Programme régional ‘’Promotion d’un Marché d’électricité respectueux du climat’’ (ProMerc II) est officiellement lancé pour la période 2022-2024. Accompagné par la Coopération allemande au développement, le ProMerc II sera mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (Giz), en coopération avec trois institutions partenaires que sont : le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa) basé à Cotonou; le Centre de la Cedeao pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Ecreee) basé au Cap-Vert ; l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cedeao, basée au Ghana. Ce programme va se baser sur les acquis de précédentes interventions de la Coopération allemande dans le secteur de l’énergie dans l’espace Cedeao depuis 2014. Il a pour objectif principal d’améliorer les conditions institutionnelles, techniques, juridiques et réglementaires nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité respectueux du climat dans l’espace Cedeao. Les efforts conjugués des institutions clés de la Cedeao, permettront dans le cadre du programme de créer un environnement favorable à l’opérationnalisation de la deuxième phase du marché de l’électricité dans la sous-région. Cette deuxième phase, qui comprend l’étape opérationnelle du marché régional de l’électricité, est programmée pour 2022-2023 et prévoit d’intensifier les échanges d’électricité entre les États membres de l’Eeeoa. Pour rappel, la première phase entamée en 2018 a permis la création ou la mise en place des infrastructures, des instruments et des institutions du marché de l’électricité ouest-africain. A l’occasion de la cérémonie officielle de lancement du programme, Kirsten Focken, Cheffe de division Afrique de l’Ouest et Madagascar de la Giz, a salué les efforts faits dans la mise en œuvre des programmes précédents dans le secteur de l’énergie et encouragé tous les partenaires du ProMerc II à travailler en synergie d’actions pour l’atteinte des résultats. « Durant les trois années de mise en œuvre, je souhaite une approche dynamique, innovante, participative afin que les conditions institutionnelles, techniques, juridiques et réglementaires nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité respectueux du climat dans la région Cedeao soient améliorées... », s’est exprimé Kirsten Focken. Un impact étendu à toute la chaîne Le ProMerc accentuera ses interventions sur quatre champs: l’opérationnalisation du Marché régional d’électricité; le renforcement de la performance opérationnelle des sociétés d’électricité de l’espace Cedeao; l’amélioration des conditions-cadres pour l’expansion des énergies renouvelables incluant les systèmes de stockage d’énergies par batteries (Sseb); l’expansion de l’offre de renforcement des capacités pour les acteurs-clés de la sous-région. Outre les institutions clés de la Cedeao (Eeeoa, Arrec et Ecreee), ce programme impactera la population des 15 Etats membres, qui bénéficiera d’un approvisionnement électrique amélioré, plus abordable et moins néfaste pour le climat, indépendamment du sexe, de l’âge, du revenu ou de l’appartenance ethnique. Le projet contribuera à la mise en application du principe « Ne laisser personne de côté » de l’Agenda 2030. Cela implique entre autres le respect des normes environnementales et sociales ainsi que la création de possibilités de revenus pour la population locale, notamment pour les femmes, dans le cadre des projets d’infrastructures. Un appui est également apporté aux cinq centres régionaux de formation de l’Eeeoa au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Sénégal. C’est sans occulter les sociétés d’électricité membres de l’Eeeoa; les institutions publiques du secteur de l’énergie ; les sociétés d’électricité publiques et privées, ainsi que les investisseurs et entreprises. La formation continue de professionnels du secteur sera assurée en s’efforçant d’atteindre le plus grand nombre de femmes professionnelles du secteur possible. Toutes choses qui concourent à la promotion de l’égalité de genre prévue dans le cadre du programme. Société 16 févr. 2022


Département du Plateau : Kétou leader dans la gouvernance en santé communautaire
C’est la commune de Kétou qui vient en tête en matière de gouvernance en santé communautaire dans le département du Plateau. Loin devant les communes d’Adja-Ouèrè, Pobè, Ifangni et Sakété, la commune de Kétou est la première du département du Plateau dans le domaine de la gouvernance en santé communautaire. C’est l’une des annonces fortes de l’atelier de présentation du niveau d’atteinte des résultats mesurables qui s’est tenu à Pobè vendredi dernier. Pour être leader de son département, Kétou a atteint un taux de 99,5 % de consommation du volet santé communautaire du Fonds d’appui au développement des communes gestion 2019 au 31 décembre 2021, contre 50 % préalablement fixé. Elle a ainsi réalisé son résultat mesurable à un taux de 198,90 %. « Je rends grâce à Dieu et félicite toute l’équipe technique de la commune de Kétou pour les prouesses réalisées. Nous remercions infiniment le projet Integrated Health Service Activity (Ihsa) qui a pour but d’apporter une assistance technique et financière au système de santé, les coachs et les autorités communales pour leur accompagnement sans cesse », s’est réjoui Raouf Rabiou, secrétaire général de la mairie et chef d’équipe technique gouvernance santé communautaire de Kétou. Pour sa part, conformément à la résolution de l’atelier proposant de consacrer 1 à 5 % des ressources propres des communes à la santé communautaire, le maire Lucie Sessinou a pris l’engagement de dédier 5 % des recettes propres de sa commune au bien-être sanitaire des populations à la base. Selon les autorités communales participant à l’atelier, le prochain défi majeur commun à toutes les communes du Plateau est de trouver du financement pour les actions liées à la santé communautaire afin de pérenniser les acquis. Actualités 16 févr. 2022


Pour une somme de 14 millions retournée à Sinendé : Un cultivateur honoré pour sa probité
Amidou Baraka, cultivateur de profession et originaire de Sèkèrè, dans la commune de Sinendé, était ce mardi 15 février à la préfecture de Parakou, pour recevoir les honneurs du préfet Djibril Mama Cissé. C’est après avoir retourné à leur propriétaire, des vêtements et la somme de 14 millions de francs Cfa que contenait le sac de voyage qu’il a ramassé sur son chemin, vendredi 11 février dernier, alors qu’il revenait de son champ. Outre une attestation, une enveloppe lui a également été remise, en reconnaissance de son acte de probité. Des personnes comme Amidou Baraka ne courent certainement pas les rues. Informé de l’acte que ce cultivateur a posé, en retournant à son propriétaire une somme de 14 millions de francs Cfa contenue dans un sac qu’il a ramassé, vendredi 11 février dernier, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé a tenu à l’honorer ce mardi 15 février à Parakou. Il lui a décerné une attestation de reconnaissance et une enveloppe financière. C’est pour l’encourager et lui reconnaître son acte de grande probité. « Par les temps qui courent, on assiste de plus en plus à une perte des valeurs, à une déliquescence des valeurs dans nos sociétés. A voir le comportement de la jeunesse en général, il n’est pas donné de voir un jeune qui a encore tout à faire pour se construire, poser un tel acte », a confié le préfet. « Ramasser une somme de 14 millions de francs Cfa et la rendre à son propriétaire, cela dépasse l’entendement », a-t-il poursuivi. L’attestation lui permettra de servir ou de se faire valoir comme modèle. Le préfet espère que, par son acte, il inspirera d’autres personnes. Amidou Baraka est marié et père de cinq enfants. Il est musulman et est très attaché à la tradition baatonu. En effet, Amidou Baraka a ramassé, vendredi 11 février dernier, un sac dans lequel se trouvaient des habits et une somme de 14 millions. Mais ayant entendu par l’entremise d’un crieur public qu’on était à la recherche dudit sac, il ne s’est pas fait prier pour aller le confier au chef de son village afin qu’il soit remis à ses propriétaires, des étrangers venus acheter du soja. Chose encore plus curieuse, il a refusé les 100 000 F Cfa que le propriétaire a voulu lui remettre pour le remercier. Il a fallu le supplier, avant qu’il ne finisse par accepter 50 000 F Cfa comme récompense. Environnement 16 févr. 2022


Journée internationale des femmes et des filles de science : Les ministres Véronique Tognifodé et Kouaro Yves Chabi marquent l’événement
Les ministres Véronique Tognifodé et Kouaro Yves Chabi étaient, vendredi 11 février dernier, au Lycée de jeunes filles de Lokossa, dans le département du Mono, où ils ont sensibilisé les pensionnaires à embrasser les séries scientifiques. Cette activité consacre le lancement officiel de la célébration, au Bénin, de la Journée internationale des femmes et des filles de science. Le Bénin n’est plus indif-férent à la Journée internationale des femmes et des filles de science célébrée le 11 février de chaque année. Au nom du gouvernement, le ministre Kouaro Yves Chabi des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle et sa collègue Véronique Tognifodé en charge des Affaires sociales et de la Microfinance ont donné le top de cette célébration, vendredi dernier, au Lycée de jeunes filles de Lokossa, dans le département du Mono. Ceci à travers une séance de sensibilisation des pensionnaires du centre à embrasser les séries scientifiques dont quelques avantages ont été présentés. Au Bénin comme ailleurs dans le monde, notent les ministres, le manque d’engouement des filles pour ces séries justifie la faible présence de la gent féminine dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. Une tendance qu’il urge, au dire des officiels, de renverser pour valoriser les ressources humaines féminines. Soutenant que les filles sont tout autant capables de réussir dans les séries scientifiques que leurs condisciples de sexe masculin, les ministres ont appelé, à tour de rôle, chacune des catégories d’acteurs du système éducatif à soutenir la campagne de sensibilisation engagée par le gouvernement. Le préfet du département du Mono et le secrétaire général du ministère du Numérique et de la Digitalisation n’ont pas manqué d’apporter leurs contributions aux échanges. Ils ont notamment attiré l’attention sur les investissements massifs consentis par le gouvernement dans le cadre des projets de construction ou de réhabilitation des lycées, l’antre de promotion d’une panoplie de formations professionnelles. Les actions portant sur la promotion du genre n’ont pas été oubliées. Les échanges ont pris fin par la découverte des métiers de télépilotage en guise d’illustration de quelques avantages des séries scientifiques. Le télé-pilotage est une technologie émergente axée sur différents types de drones qui, au dire des spécialistes, permet de faire, entre autres, de l’Agriculture de précision. Outre les explications sur les métiers afférents aux drones, une démonstration de livraison des produits pharmaceutiques au moyen de l’appareil volant doté de capteur a été réalisée pour édifier un peu plus les élèves du Lycée de jeunes filles de Lokossa. L’équipe de télépilotage dominée par des dames s’est déployée sous la supervision d’Ismaïl Lawani, télépilote professionnel et enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi. L’équipe a été mise à disposition dans le cadre d’un partenariat avec Global parteners spécialiste de drones. Environnement 16 févr. 2022


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