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Nouvelles

6e journée du Championnat de football féminin : Sam Nelly conserve la tête du classement dans sa zone
Le Championnat national de football féminin a abordé le week-end dernier sa 6e journée dans les deux poules. Dans le groupe B, Naja Football club a été contraint au partage des points (1-1) sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi par l’Usma tandis que le leader Sam Nelly Fc a battu Black Stones à Cotonou et arrache les trois points de la victoire. Avec ce succès, Sam Nelly Football club reste en tête du championnat féminin dans sa zone avec 15 points. Il est suivi de Dynamique Fc et Aïnonvi Fc. Gazelles Fc et Tigresses Fc sont respectivement 4e et 5e tandis que Naja Fc est 6e avec 5 points devant Black Stones, As Umsa et Flèche Noire. Au niveau de la poule A, Elite Ac a humilié Wengro Fc en lui infligeant un cinglant 12-0. Avec cette victoire, elle est leader avec 15 points devant Phénix Fc vainqueur de Vigueur par le score de 4-0. Victorieux de l’As Galaxie par le score de 3-0, Espoir Football club est quatrième de la poule A. Sports 14 févr. 2022


Base navale de Sèmè : La Belgique finance la construction d’un sémaphore
Le gouvernement du Bénin a toujours affiché sa volonté de renforcer la sûreté dans ses eaux territoriales et surtout d’affermir les conditions d’amélioration de la compétitivité du Port de Cotonou. Il vient de bénéficier dans ce cadre d’un financement du projet d’appui au développement du secteur portuaire pour la construction d’un sémaphore à la base navale de Sèmè. La pose de la première pierre de ce joyau a été faite, vendredi 10 février dernier, conjointement par Jean-Léon Olatoundji, chef d’État-major adjoint de la Marine nationale et Martin Roovert, chef de la coopération de l’Ambassade royale de Belgique. La cérémonie de pose de première pierre pour la construction du sémaphore de la base navale de Sèmè est l’aboutissement d’un processus conjointement mené par le projet Passport et l’Etat-major de la Marine nationale. Le capitaine de vaisseau Jean-Léon Olatoundji, chef d’Etat-major adjoint de la Marine nationale, a indiqué au cours de l’évènement que le Bénin, face au défi sécuritaire, a besoin d’une capacité opérationnelle de défense maritime de son espace. La base navale de Sèmè joue un rôle de relais entre la base navale de Grand-Popo et la base navale de Cotonou. Selon lui, le sémaphore dont la construction démarre les prochains jours, une fois opérationnel, sera un gage de sécurité. Martin Roovert, chef de la coopération de l’ambassade royale de Belgique, a rappelé que les interventions du projet d’appui au développement du secteur portuaire, qui finance la construction du sémaphore, se positionnent sur toute la chaîne portuaire. La sûreté maritime, selon lui, y occupe une place importante. C’est pourquoi, l’Etat, dans le souci d’exercer ce rôle régalien de garantir une meilleure sûreté dans ses eaux territoriales, met en place des dispositifs et des mécanismes susceptibles d’une meilleure surveillance des côtes béninoises. Donc l’installation d’un sémaphore devrait normalement permettre d’observer dans un premier temps un plus grand nombre d’actes suspects ou illicites venant de l’est du Bénin, et dans un second temps une réduction progressive de ces évènements du fait de la présence et la réaction aux évènements. Roovert a souligné que ce besoin a fait l’objet d’une requête de la part de l’Etat-major de la Marine nationale, qui a été acceptée par l’agence belge de développement « Enabel », à travers son projet Passport depuis 2019. La pose de la première pierre et le démarrage de la construction du sémaphore sont, selon lui, une fois encore, le sogne de l’engagement du Royaume de Belgique à accompagner efficacement le développement du Bénin, plus spécifiquement de son secteur portuaire. Les Forces navales du Bénin, dans leur stratégie de couverture totale de l’espace maritime sous leur juridiction, ont défini trois positions de contrôle le long de la façade maritime. Ainsi, en plus de la base navale de Grand-Popo à l’ouest et de la base navale de Cotonou au centre qui disposent chacune d’un sémaphore, il y a la base navale de Sèmè à l’est dont la construction du sémaphore est cruciale afin de sécuriser la frontière est et d’accroître la couverture de leur zone de responsabilité. Le chef de la coopération de l’Ambassade royale de Belgique souhaite un heureux aboutissement du chantier qui va durer sept à huit mois. Société 14 févr. 2022


Financement du programme national d’investissements 2022 : Un emprunt obligataire lancé pour mobiliser 150 milliards F Cfa
Le Bénin lance une émission simultanée d’obligations pour mobiliser 150 milliards F Cfa sur le marché de l’Uemoa pour des investissements au titre de 2022. Cet emprunt obligataire par appel public à l’épargne est réparti en deux volets : « Tpbj 5,50 % 2022-2037 » et « Tpbj 5,85 % 2022-2042 ». L’Etat béninois recourt au marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) afin de mobiliser quelque 150 milliards F Cfa pour financer une partie des investissements prévus au titre de 2022. Pour ce faire, la direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (Dgtcp), mandatée par le ministère de l’Economie et des Finances, procède à l’émission simultanée d’obligations du Trésor par syndication répartie comme suit: « Tpbj 5,50 % 2022-2037 » pour un montant indicatif de 60 milliards F Cfa et « Tpbj 5,85 % 2022-2042 » pour 90 milliards F Cfa. L’emprunt obligataire par appel public à l’épargne est ouvert aux personnes physiques et morales des pays membres de l’Uemoa ainsi qu’aux investisseurs institutionnels régionaux et internationaux. Du 14 février au 4 mars 2022, ils peuvent souscrire aux obligations à raison de 10 000 F Cfa par titre, à la Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin), arrangeur et chef de file de l’opération, et dans toutes les SGI de l’Uemoa. Quinze millions de titres sont disponibles au prix d’émission de 10 000 F Cfa par obligation, et admissibles aux guichets de refinancement de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La période de souscription pourra être raccourcie, prolongée ou déplacée en cas de besoin par l’émetteur (l’Etat béninois) après saisine du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) qui a enregistré l’opération, indique la Dgtcp. Les taux d’intérêts sont de 5,50 % par an pour le « Tpbj 5,50 % 2022 – 2037» et de 5,85 % annuel pour le «Tpbj 5,85 % 2022 – 2042 », précise la Note d’information de l’opération. Paiement annuel Le paiement des intérêts se fera annuellement, les 11 mars de chaque année à compter de la date de jouissance jusqu’au 11 mars 2037 pour le premier et jusqu’au 11 mars 2042 pour le second. Le premier paiement est prévu pour le 11 mars 2023 ou le premier jour ouvré suivant ce jour. Les revenus liés à ces titres sont exonérés de tout impôt et taxes pour l’investisseur au Bénin et soumis à la législation fiscale applicable aux revenus de valeurs mobilières en vigueur dans les autres pays, au moment du paiement des intérêts. Le remboursement du capital se fera annuellement, par séries égales (amortissement constant). De façon spécifique, pour le «Tpbj 5,85% 2022 – 2042 », ce remboursement interviendra après deux ans de différé. L’Etat béninois se réserve le droit de procéder, à tout moment, sans limitation de prix ni de quantité, à l’amortissement anticipé des obligations, soit par des rachats en bourse, soit par des offres publiques d’achat ou d’échange. Ces opérations seront sans incidence sur le calendrier de l’amortissement normal des Obligations restant en circulation. Le Bénin a initié avec succès plusieurs émissions d’obligations ces dernières années, notamment en 2000, 2006, 2011, 2017, 2018 et 2020. Celle qui vient d’être lancée permettra, selon le ministère de l’Economie et des Finances, de « poursuivre la politique audacieuse de réforme de l’Etat en vue d’accroître sa capacité à satisfaire les besoins vitaux et continus des populations… », conformément au programme d’action du gouvernement (Pag 2021 – 2026) qui nécessite la mobilisation de 12 011 milliards F Cfa. Société 14 févr. 2022


Ordre national des médecins du Bénin : Bilan et plan d’actions au menu du Conseil annuel
Le Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin a tenu, du jeudi 10 au samedi 12 février dernier à Bohicon, sa réunion annuelle au titre de l’année 2022. A l’occasion, les conseillers nationaux et départementaux de l’ordre ont présenté leur rapport d’activités ainsi que leur plan d’actions pour l’année 2022. Installé en juin 2018, le mandat de l’actuel bureau du Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin tire à sa fin. Dans ce cadre, il a tenu du 10 au 12 février dernier, sa réunion annuelle au titre de l’année 2022 afin de faire le point des actions accomplies au cours de l’année 2021, exposer les perspectives pour l’année 2022 et préparer l’élection du prochain bureau. A quelques mois de la fin de leur mandat, les membres du bureau national expriment leur fierté d’avoir contribué au rayonnement de la profession médicale au Bénin. Francis Dossou, président de l’Ordre national des médecins du Bénin, affirme que l’Ordre est désormais visible sur toute l’étendue du territoire national. Il note que l’ordre est respecté aujourd’hui parce que ses membres ont totalement redoré son blason et ont réussi à fonctionner en équipe. « Pour moi, c’est l’élément principal du rapport moral parce que les décisions sont prises ensemble et leur mise en œuvre se fait ensemble. Depuis quatre ans, toutes les réunions ordinaires ont été tenues avec un faible taux d’absentéisme », fait-il savoir. Le président de l’Ordre national des médecins du Bénin est revenu sur la lutte contre l’exercice illégal de la profession médicale au Bénin. Il félicite les autorités à divers niveaux qui se sont impliquées dans cette lutte pour sauver la vie des patients. Il déclare que les conseillers départementaux veillent au grain et informent l’Ordre qui prend des mesures pour sanctionner les indélicats. A la nouvelle équipe qui se mettra en place dans les mois à venir, Francis Dossou prodigue quelques conseils. Il les invite à emboîter le pas à l’équipe finissante. « Le prochain conseil a l’obligation de poursuivre l’œuvre en cours, notamment la construction du siège de l’ordre dont les premiers pas ont été déjà posés. Il veillera aussi à formaliser la question des cachets sécurisés et non falsifiables des médecins. A part ces deux dossiers, nous allons laisser libre cours au prochain conseil de faire son propre plan », lance-t-il. Rafiou Gbaguidi, président départemental de l’Ordre des médecins du Bénin pour le compte du Borgou, souligne que le peu de temps qui leur reste ne leur permettra pas de mener toutes les activités de l’année mais il urge, à l’en croire, de mettre en place un budget qui sera poursuivi par la prochaine équipe. Il précise que le rôle qu’a joué l’ordre pendant ces quatre dernières années est incommensurable. « Aujourd’hui, l’ordre est au cœur de tout ce que le ministère de la Santé fait et on a pu assainir le secteur médical. Aujourd’hui, tous les médecins sont obligés de s’inscrire à l’ordre, de respecter la déontologie médicale et le droit des clients », conclut-il. Société 14 févr. 2022


Développement et paix : Le Forum sur la fragilité 2022 se tient du 7 au 15 mars prochain
" Le développement et la paix en période d'incertitudes". C'est le thème sur lequel portera le Forum sur la fragilité qui se tient du 7 au 15 mars 2022. Décideurs publics, professionnels de l'humanitaire, de développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé et de la société civile échangeront des idées et connaissances visant à améliorer les interventions de développement dans les environnements fragiles, avec le souci de favoriser la paix et la stabilité. Le forum sera fait de session en ligne sous la forme de tables rondes, de séminaires et de podcasts. Ces activités porteront sur des sujets comme le changement climatique et les conflits, la gouvernance et les institutions, la réduction des violences urbaines, les institutions de sécurité et de justice, la participation du secteur privé, les prochains contours de la sécurité humaine. Société 13 févr. 2022


Commune de Kétou : Élaboration en vue de documents stratégiques
Au terme de sa première session extraordinaire de l’année qui s’est déroulée les 8 et 9 février derniers, le conseil communal de Kétou a autorisé l’élaboration du plan de contingence communal et du Schéma directeur d'aménagement de la commune à l'unanimité des conseillers. Ces deux outils de planification permettront à la commune de faire face à d'éventuels sinistres et catastrophes et de mieux gérer l'espace communal. Selon les prévisions, le coût prévisionnel d'élaboration du Schéma directeur d'aménagement de la commune s'élève à un montant de 35 millions de F Cfa, dont 30 millions F Cfa de ressources propres de la commune. Il sera exploité sur une période de 15 ans. Le Plan de contingence en ce qui le concerne pourrait coûter 7,5 millions F Cfa, sur fonds propres et actualisé chaque année en fonction des besoins de la commune. Actualités 13 févr. 2022


Face aux inégalités du genre liées à la Covid-19 : Envisager des mesures sans précédent
Les inégalités du genre dans le cadre de la crise sanitaire mondiale vont bien au-delà des effets néfastes de la maladie. Elles peuvent être réduites grâce aux stratégies politiques, et surtout à la volonté des plus nantis. La Covid-19 fait des riches dans le monde mais crée aussi des inégalités au détriment des femmes. Ce constat émane d’Oxfam international. Dans un rapport publié en janvier dernier, l’Ong pointe les écarts du genre en raison de la crise sanitaire mondiale. « L’augmentation des inégalités économiques, de race et de genre, ainsi que les inégalités entre pays, fragmentent notre monde: une ‘’violence économique’’ s’opère lorsque les choix de politiques structurelles sont faits pour les personnes les plus riches et les plus puissantes. Ces choix nous affectent toutes et tous, en particulier les personnes les plus pauvres, les femmes et les filles», analyse-t-elle. Tout en développant une vue plus large des inégalités du genre, elle souligne qu’au moins soixante mille femmes meurent chaque année des suites de mutilations génitales féminines ou sous les coups de leurs partenaires. Les écarts, fait observer l’Ong, prennent également en compte les problématiques de la faim et de la crise climatique. « La faim tue a minima plus de 2,1 millions de personnes chaque année. Elle est l’une des façons dont la pauvreté tue, et des milliards de citoyens ordinaires dans le monde y sont confrontés chaque jour. Partout dans le monde, les personnes les plus pauvres meurent plus tôt que les autres », renseigne le rapport. S’agissant de la crise climatique, elle pourrait faire 231 000 victimes par an dans les pays pauvres d’ici 2030. « Les gouvernements des pays riches doivent financer entièrement l’adaptation au changement climatique et soutenir les mécanismes de pertes et préjudices nécessaires pour surmonter la crise climatique et créer un monde sans énergie fossile ». Agir D’où la nécessité pour tous d’agir, car avertit Oxfam international, personne n’est à l’abri de ces inégalités : « Les inégalités sont invariablement néfastes pour tous. Elles ont un impact négatif sur quasiment tous les aspects de la vie et sur tout espoir de progrès pour l’humanité. Des inégalités en hausse engendrent plus de criminalité, de malheur, de méfiance et de violences. Cela rend inatteignable l’objectif d’éradiquer la pauvreté dans le monde ». Des portes de sortie existent avec la volonté des nations riches. « Les pays riches peuvent soutenir leurs milliardaires du monopole pharmaceutique et faire des réserves de vaccins pour protéger leur population…», propose l’Ong. Les gouvernements doivent fournir un double effort en faveur des soins sociaux de base pour réduire les fossés. «Tous les gouvernements doivent investir dans des politiques publiques fortes et éprouvées pour sauver des vies et investir dans notre avenir. La pandémie doit déboucher sur des soins de santé universels de qualité, financés et dispensés par les pouvoirs publics et sur une protection sociale universelle garantissant une sécurité des revenus pour tous », préconise le rapport. Mieux, des lois réalistes contre les violences apporteraient un coup d’accélérateur à la lutte contre les inégalités : «Les gouvernements doivent investir pour mettre fin aux violences basées sur le genre par le biais de programmes de réponse et de prévention en abolissant les lois sexistes et en soutenant financièrement les organisations de défense des droits des femmes ». Aussi, les politiques doivent opérer des choix en fonction de notre temps. «Les gouvernements doivent élaborer des stratégies ambitieuses adaptées au 21e siècle, promouvoir activement une plus grande égalité économique et tendre vers l’égalité raciale et de genre en s’appuyant sur des jalons explicites, mesurables et assortis de délais », insiste Oxfam international. Société 11 févr. 2022


Exposition des 26 objets royaux : Des visites diurnes et nocturnes prévues
Ce n'est désormais qu'une question de jour. Les portes de l'exposition des 26 trésors royaux vont s'ouvrir officiellement le samedi 19 février prochain. Mais le public aura accès au lieu le lendemain. Le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement l'a confirmé ce vendredi 11 février au cours d'une conférence de presse à Cotonou. Grande particularité de cette exposition qui sera couplée avec celle de nouvelles œuvres réalisées par des artistes béninois, il sera possible de faire des visites jour et nuit. " Tous les derniers samedis du mois, l'exposition sera ouverte de 19 heures à 22 heures", a annoncé Wilfried Léandre Houngbédji. En dehors de ce créneau, les trésors royaux rapportés de la France seront accessibles au public à la présidence de la République les jeudi, vendredi et samedi. " Vous aurez le bonheur d'aller découvrir ce qui est fait... et vous apprécierez la profondeur du génie de nos artistes", informe le porte-parole du gouvernement. Actualités 11 févr. 2022


Impacts de la Covid sur l’apprentissage dans les écoles : Plusieurs pays menacés, le Bénin a anticipé
Un billet publié sur le site de la Banque mondiale révèle des menaces sur l’apprentissage dans les écoles du fait de la Covid. Mais les mesures prises par le Bénin le mettent plus moins à l’abri de ces risques. Les perspectives sont sombres pour la scolarisation des enfants dans le monde si des actions urgentes et coordonnées ne sont pas menées. Les effets pervers de la Covid-19 obligent. C’est ce que révèle un billet de Indermitt Gill et Jaime Saavedra publié au début de ce mois de février par la Banque mondiale. Selon cette étude, « cette année, les gouvernements du monde entier dépenseront environ 5 000 milliards de dollars pour l’éducation (de la maternelle à la 12e année d’enseignement). S’ils ne parviennent pas à ramener tous les enfants et les jeunes sur les bancs de l’école, à les y retenir et à regagner le terrain perdu sur le front des apprentissages fondamentaux, cette génération d’élèves risque de subir des pertes de revenus équivalentes au double, voire au triple de ce montant ». En fait, un bilan réalisé à la fin de l’année 2021 montre que, le nombre de jours d’école perdus dépassait largement 200, soit l’équivalent d’environ une année scolaire et demie. Cette interruption prolongée des cours pourrait avoir de graves effets à long terme, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire et les pays pauvres. « Manquer l’école pendant si longtemps, cela signifie cesser d’apprendre, mais aussi oublier beaucoup de ce que l’on a appris auparavant», estime le billet. De manière particulière, il est constaté que ce sont les enfants issus des familles les plus pauvres et des zones reculées qui subissent les pertes les plus importantes, car ils n’ont guère la possibilité de poursuivre leurs apprentissages à distance. L’accès à internet étant très limité. « La moitié seulement des élèves des pays à revenu intermédiaire et un dixième dans les pays les plus pauvres sont en mesure de se connecter au web. Certes, le recours à la télévision et à la radio a permis de faciliter les apprentissages, mais il ne peut se substituer à l’enseignement en présentiel. «Apprendre ne peut se résumer à regarder la télévision ou écouter la radio quelques heures par jour...», indique le billet publié sur le site Internet de la Banque mondiale. Face à ces réalités et au constat que les classes rouvrent déjà avec une relative maîtrise de la pandémie, il urge d’agir. L’étude propose des solutions. Place à l’action Le billet propose des possibilités pour éviter l’hécatombe à l’école dans le monde entier, notamment dans les pays à revenu intermédiaire et les pays pauvres. « Si 1,5 milliard d’enfants étaient de retour en classe, 300 millions n’étaient pas encore en mesure de réintégrer leurs établissements dans de bonnes conditions de sécurité. Ces chiffres ont encore évolué depuis le début de l’année, dans le sillage de la déferlante du variant Omicron», rapporte l’étude. Ce qui rend plus pressantes les actions. D’abord, recommande le billet, il faut « rouvrir les écoles dans de bonnes conditions de sécurité». Certes, l’éducation par les médias tels que la télévision et la radio n’est pas inutile mais l’école par essence est sociale et doit faire intervenir des interactions en permanence. Ensuite, il s’avère nécessaire d’investir dans l’éducation à distance. Car les résultats de l’évaluation de cette pratique d’apprentissage lors de la période cruciale de la pandémie de la Covid ne sont pas reluisants. A en croire le billet d’Indermitt Gill et Jaime Saavedra, « la pandémie a montré que les innovations pour des formes hybrides d’apprentissage — combinant enseignement présentiel et à distance grâce à une utilisation intelligente des technologies numériques — sont là pour rester. Il faut néanmoins veiller à accompagner les investissements dans la technologie et les compétences d’apprentissage ». Le même billet recommande aux pays de rattraper les «apprentissages perdus » et d’éviter des pertes irréversibles. « L’avenir d’un milliard d’enfants dans le monde est menacé. Nous devons leur permettre de retourner à l’école et trouver des solutions pour remédier aux conséquences de l’interruption des classes », conclut-il. De gros efforts Il est vrai que la pandémie de Covid-19 n’a pas épargné l’école béninoise. Mais les gouvernants avaient dans un premier temps résisté à la fermeture des classes. Cette mesure radicale avait été l’option prise aux premières heures de la pandémie par plusieurs pays dans le monde. Faisant montre d’une grande sérénité dans la gestion de la crise sanitaire, le gouvernement béninois, dès que la situation l’imposait, avait ensuite fait l’option de la fermeture des classes pour quelques semaines. Des semaines qui avaient été rattrapées plus tard avant que les élèves n’aillent en vacances. Entre-temps, la réouverture des classes avait été précédée de la mise en place dans les écoles du dispositif de lavage des mains, de l’imposition du port des masques et des tests de dépistage pour les enseignants. Conséquence : l’apprentissage dans les écoles béninoises a été peu perturbé comparativement aux autres pays du monde. Société 11 févr. 2022


Signature d’un mémorandum entre le Luxembourg et le Bénin : Vers une nouvelle ère de coopération
Le Bénin et le Luxembourg entendent redynamiser leur coopération au développement. Les deux pays ont signé, ce jeudi 10 février, au ministère des Affaires étrangères, un mémorandum d’entente à cet effet. Paraphe et signature de documents, échange de parapheurs plus poignée de mains, le tout suivi d’une ovation chaleureuse de l’assistance. Ainis, le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et son homologue de la Coopération et de l’Action humanitaire du grand-duché de Luxembourg, Franz Fayot, ont signé le mémorandum d’entente entre les deux pays. Le document met en place un cadre de coopération au développement entre le Bénin et le Luxembourg, et permettra d’explorer les opportunités de renforcement de ladite coopération, notamment dans les secteurs de la finance inclusive et innovante, la digitalisation, la formation professionnelle, la bonne gouvernance et l’Etat de droit, l’environnement et les changements climatiques, l’agriculture, l’égalité homme-femme, et tout autre secteur/domaine d’intérêt commun convenu d’accord-parties. Le mémorandum prévoit également la conclusion très prochaine d’un accord général de coopération qui permettra d’encadrer et de formaliser davantage les relations de coopération au développement entre les deux pays. D’après le chef de la diplomatie béninoise, la signature de ce mémorandum d’entente marque l’ouverture d’une nouvelle ère dans la coopération entre le Bénin et le Luxembourg. Aurélien Agbénonci a également insisté sur la nouvelle dynamique de la diplomatie béninoise, sous le leadership du président Patrice Talon, qui se veut offensive, orientée vers la recherche de partenariats nouveaux et diversifiés au service du développement du Bénin. De son côté, le ministre luxembourgeois se dit impressionné par la vision politique du chef de l’Etat et son gouvernement, de développer le Bénin sous le signe, entre autres, de la bonne gouvernance, et surtout de moderniser le pays dans plusieurs domaines. Il souligne que son pays et le Bénin travaillent déjà ensemble dans des secteurs tels que la microfinance ; un secteur dans lequel le pays est « déjà très avancé », apprécie-t-il. Après avoir rappelé les pistes (secteurs) de coopération à explorer, Franz Fayot assure que son pays peut être un partenaire important, celui-là même qui peut apporter sa pierre à la construction de l’édifice Bénin conformément à la vision du président Talon. Bien avant la signature du mémorandum d’entente, le ministre luxembourgeois de la Coopération et de l’Action humanitaire et sa délégation ont été reçus en audience par le chef de la diplomatie béninoise. Au cours de l’audience, les deux ministres ont fait un tour d’horizon des relations bilatérales entre leurs deux pays, et se sont accordés sur la nécessité d’impulser une nouvelle dynamique à leur coopération. Ils n’ont pas manqué d’échanger sur les opportunités de coopération, objet de la signature du mémorandum d’entente. Franz Fayot quitte le Bénin, ce vendredi, après une visite de travail de trois jours dans le pays. Laquelle visite, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération qui lient le Bénin et le Luxembourg. Actualités 11 févr. 2022


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