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Nouvelles

Attaques terroristes au nord Bénin : Le Parlement s’enquiert de la situation
L’Assemblée nationale prend au sérieux les attaques terroristes dans le nord-Bénin. Une délégation de députés membres de la Commission chargée de la Sécurité et de la Défense conduite par son président, Rachidi Gbadamassi, s’est rendue sur le terrain pour s’enquérir de la situation. Paré de gilets pare-balles, les élus du peuple ont sillonné la zone frontalière du nord-ouest du Bénin menacée par des attaques terroristes. La délégation a pu toucher du doigt ce qui se passe. Elle a rassuré les militaires et policiers déployés au front. Rachidi Gbadamassi et sa suite ont sensibilisé les populations à dénoncer toute personne suspecte et invité les élus locaux et communaux à une participation active dans la lutte anti terroriste. Cette descente des députés membres de la Commission chargée de la Sécurité et de la Défense intervient un mois environ après l’exhortation du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, appelant à une implication du Parlement aux côtés du gouvernement. « L’essentiel reste que nous prenions chaque jour la mesure des défis qui nous attendent car, notre mérite sera à la mesure de notre capacité à transcender nos difficultés et à privilégier en toutes choses, l’intérêt majeur de la nation béninoise », déclarait Louis Vlavonou, lors de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an au Parlement. A l’occasion, il invitait ses collègues députés à jouer leur partition pour le relèvement des autres défis de l’heure, surtout la lutte contre les attaques terroristes dans la Pendjari. L’appel du président de l’Assemblée nationale a été désormais traduit en acte avec cette descente de la délégation parlementaire sur le terrain le week-end dernier. Aux termes de l’article 29 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la commission chargée de la Défende et de la Sécurité s’occupe de tout projet ou proposition de lois ayant rapport notamment aux questions de l’organisation générale de la défense, du domaine militaire, de politique de coopération et d’assistance dans le domaine de la défense et de la sécurité ; du personnel civil et militaire des Armées ; de la justice militaire ; de police, sécurité et intégrité territoriale; sécurité des personnes et des biens. C’est dire que la descente de Rachidi Gbadamassi et ses collègues dans le nord-Bénin est en lien avec les missions dévolues à leur commission parlementaire.   Actualités 08 févr. 2022


L’administrateur délégué, Martin Megan, au sujet de la mise en concession de la Sitex : « La Sitex est en voie de devenir un véritable complexe industriel »
La Société des industries textiles du Bénin (Sitex) Sa créée le 7 mai 1987 et autrefois pionnière dans la transformation du coton fibre, la filature industrielle et l’impression, a entamé son déclin à partir de 2002. Elle a mis la clé sous le paillasson en 2004 avec pour conséquence le licenciement collectif de son personnel et l’arrêt du processus de production. En son temps, il a été mis en place une administration provisoire qui, chemin faisant, a jugé bon de remettre l’outil de production en marche aux fins de l’achalander, quelque peu, pour que les repreneurs potentiels s’y intéressent. L’objectif de l’Etat n’étant pas de prononcer la dissolution de l’industrie mais plutôt de relancer ses activités. Mais la concrétisation de cette volonté va souffrir de l’absence, pendant plusieurs années, du rôle de l’Etat jusqu’à l’avènement du gouvernement de la Rupture qui a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ceci, en optant pour la mise en concession de la Sitex. L’administrateur délégué de l’industrie textile, Martin Megan, détaille dans cette interview, le sens de la décision gouvernementale et les perspectives qui en découlent. La Nation : Le Conseil des ministres du 27 octobre 2021 a décidé de mettre en concession la Sitex tombée en faillite depuis 2004. Quel est le sens de cette décision ? Martin Megan : La mise en concession est, sauf erreur de ma part, la mise à disposition d’un privé, de l’outil de production aux fins de relancer la production mais également de procéder au renouvellement progressif des équipements qui sont frappés déjà d’obsolescence et de vétusté. Toutes choses qui ne permettent pas d’accéder à certains segments de marché. Les équipements de la Sitex ne permettent que de produire du support de « fanti » parce que la largeur du tissu que nous fabriquons est de 127 cm alors que les supports de « wax » sont de 132 à 135 cm. On ne peut donc pas aller sur ces segments de marché. En mettant l’entreprise en concession, l’Etat donne la possibilité de relancer complètement les activités et d’installer de nouvelles machines modernes et performantes qui favoriseraient la compétitivité. Egalement, la mise en concession permet de sauvegarder et de créer plusieurs centaines d’emplois. Par ailleurs, cette opération va favoriser l’encaissement par l’État de redevances locatives, car le concessionnaire devra payer des loyers. A travers la relance des activités de la Sitex, l’Etat favorise aussi l’amélioration du taux de transformation locale de la production cotonnière, secteur où le Bénin fait aujourd’hui des prouesses. En augmentant notre production cotonnière, il est bien que la transformation se fasse en partie au pays pour générer de la valeur ajoutée. Par exemple, une tonne de coton peut être vendue entre 800 000 et 1,5 million francs Cfa. Or, lorsqu’on transforme la tonne de coton en tissu écru, on obtiendrait entre 6 500 à 7 000 mètres de tissu qui pourraient générer, à la vente, un revenu de près de 3 millions francs Cfa. La différence entre le coût de la tonne du coton et le prix des tissus vendus qui s’établit à plus de 1,5 million francs Cfa est la valeur ajoutée créée. Sur tout un autre plan, la mise en concession de la Sitex donne à l’Etat, le droit de continuer de veiller au grain, de savoir ce qui se passe dans le textile béninois. La mise en concession est-elle la meilleure option dans le contexte de la Sitex ? La mise en concession de la Sitex est une option bien pensée en ce sens que si le gouvernement avait opté pour la privatisation pure et simple, la procédure serait longue. Les repreneurs qui viennent pour la privatisation hésitent souvent pour la simple raison qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’essayer l’outil de production pour savoir ce qu’ils pourraient escompter. Car l’investisseur n’est pas un philanthrope. Il apporte son capital et s’attend à des retours sur cet investissement. La mise en concession lui donne la possibilité de venir gérer le potentiel, le patrimoine existant et d’apprécier ce qu’il peut en tirer. Et une fois qu’il a passé cette étape, c’est lui, l’apporteur de capital qui manifeste l’intérêt pour une reprise complète de l’outil de production. La mise en concession s’entend alors comme une démarche pédagogique que j’apprécie hautement. Mieux, cette concession a été faite à un compatriote, à un groupe économique béninois, Dongaco Sa. Un groupe qui a déjà fait ses preuves dans l’économie nationale à travers plusieurs entités. De plus, le groupe a des partenaires techniques et financiers de par le monde. Ceci constitue un atout pour propulser la Sitex vers des sommets insoupçonnables. Ce qui est prévu et assigné au groupe, c’est d’aller au-delà du marché classique de la Sitex, les tissus écrus. Aujourd’hui, le groupe Dongaco Sa va faire les tissus écrus, l’activité historique et ajouter à cela, les tissus écrus de grandes largeurs et les pagnes africains à travers l’installation d’une usine d’impression. Le groupe est prêt à renouveler les équipements en injectant des milliards dans les nouvelles entités qui sont prévues. Egalement, le groupe se propose d’aller sur le marché de la bonneterie c’est-à-dire la fabrication des serviettes, des tricots, des polos... En somme, la Sitex est en voie de devenir un véritable complexe industriel qui va booster les activités économiques. Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé du maintien du nom Sitex dans le cadre de la mise en concession ? Le gouvernement a bien fait de vouloir conserver le nom Sitex parce que les produits de ce label sont déjà connus de par le monde. La Sitex, dans le passé, vendait ses produits aussi bien dans la sous-région (Togo, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal) qu’en Europe (Belgique, Suisse) et aux Etats-Unis. Ce sont des produits bien appréciés de par le monde. C’est judicieux que le gouvernement demande que ce label soit conservé. Cela va aider le concessionnaire à mieux se repositionner. En lui disant de garder le label Sitex, c’est que l’Etat transforme la mise en concession en un projet d’univers certain. Parce que si, par extraordinaire, le concessionnaire venait à effacer d’un coup de chiffon le nom Sitex, il lui faudrait encore procéder à ce qu’on appelle une percée du marché, étant donné que les gens ne connaissaient pas Dongaco Sa dans le tissu écru. C’est heureux que le gouvernement retienne le tandem Dongaco Sa-Sitex pour conduire la reprise des activités. C’est vraiment important. Quelles sont les perspectives qu’offre la décision de mise en concession ? Les perspectives sont reluisantes pour l’entreprise qui va maintenant avoir une bonne capacité de production. Ce qui est fait jusque-là, c’est qu’on est obligé de demander aux clients une avance sur commande. Ceux qui ne nous font pas confiance n’acceptent pas de le faire et dans ce schéma-là, nous ne sommes pas en position de force dans les négociations. Au-delà de ça, les perspectives sont bonnes pour les travailleurs et pour la jeunesse de Lokossa et environs puisqu’il y aura bientôt des emplois. Les perspectives sont bonnes pour la ville et les villes environnantes puisqu’il y aura des effets d’entraînement sur les économies locales. Par exemple, quand la Sitex était au mieux de sa forme, les impôts versés à la mairie de Lokossa s’élevaient à 36 millions francs Cfa par an. De même au plan national, les perspectives sont bonnes puisqu’il y aura le paiement des impôts et des redevances locatives. Par ailleurs, lorsque les entreprises fonctionnement, c’est la meilleure lutte contre l’insécurité parce que les jeunes qui ont du travail sont occupés. Quel rapport l’administration provisoire de la Sitex entretient-elle avec le concessionnaire désigné par le gouvernement ? Les relations sont, je dirai courtoises, extrêmement conviviales et Dongaco Sa donne l’impression d’avoir compris qu’il faut s’appuyer sur l’existant pour poser un diagnostic probant et orienter une thérapie appropriée. Je crois que nous sommes en relation extrêmement intéressante dans l’attente, bien entendu. Parce que le concessionnaire est libre en ce qui concerne la gestion de l’entreprise. Nous devons retenir que le concessionnaire a le fructus, c’est-à-dire qu’il exploite et tire les fruits mais il n’a pas l’abusus, autrement dit, il ne peut pas vendre la Sitex. Parce que ça ne lui appartient pas. Il n’en ’est pas propriétaire. Il ne peut pas faire acte de donation. L’entité est toujours à l’Etat qui a un droit de regard. C’est formidable parce que le coton est le produit numéro 1 d’exportation du Bénin; donc aucun Etat responsable ne peut dans ce contexte-là se désintéresser complètement de ce secteur. Il doit avoir un droit de regard. Mais c’est Dongaco Sa qui décide de comment elle entend s’organiser et met en œuvre sa politique de relance de la Sitex. Qu’est-ce qui est fait de façon concrète depuis la prise de la décision de mise en concession ? La mise en concession a des étapes. La première, c’est que l’Etat et le concessionnaire s’entendent. C’est ce qu’on appelle la volonté de concession. Et cette volonté, l’Etat l’a annoncée par sa décision du 27 octobre 2021. Après, il faut concrétiser cette décision. Ce qui revient à signer un contrat. Mais avant de signer le contrat, le concessionnaire doit visiter l’existant et s’il a des réserves, il les émet. C’est lorsque les deux parties conviennent d’un accord que le contrat est signé. J’ai le plaisir de vous dire que le contrat est déjà signé. Deuxième étape, lorsque vous avez signé un contrat pour louer votre bâtiment, votre maison à quelqu’un, par exemple, on procède à ce qu’on appelle un inventaire contradictoire initial parce que le jour où la personne va partir, vous allez encore faire un autre inventaire pour voir ce qu’il aurait gâté. Donc il faut que Dongaco Sa et l’Etat fassent un inventaire contradictoire. Ce n’est qu’après l’inventaire qu’il y a la remise officielle du site, étape qui fait office de remise de clé au locataire. Tout ça évolue très bien. L’Etat est en train de dérouler le calendrier, le chronogramme en responsable. Parce qu’il faut aussi éviter toute précipitation qui risquerait d’engendrer des situations peu reluisantes. La main sur le cœur, je dis que dans ce trimestre-ci, tout doit pouvoir finir. A partir de ce moment-là, le concessionnaire peut commencer ses activités. Il exploite et tire les fruits. S’il y a des bénéfices, c’est lui qui les engrange. Les besoins sont-ils déjà évalués, notamment en ce qui concerne le recrutement des travailleurs ? Le concessionnaire Dongaco Sa donne l’impression d’avoir choisi d’évoluer de façon méthodique. En effet, la relance des activités va se faire par étapes. La première, c’est la relance du potentiel existant suivie de la mise à disposition du fonds de roulement pour l’achat de la matière première, notamment le coton, l’énergie électrique et le paiement des salaires du personnel pour sortir des tissus et vendre de façon régulière. Le besoin en employés, à cette première phase, peut être estimé à plus de 400 personnes. La deuxième phase va consister en un renouvellement progressif des équipements. Nous allons changer les machines vétustes. Cette phase-là également aura besoin d’un complément d’employés. Ensuite, nous allons installer une usine d’une pression pour fabriquer le pagne. Dans le textile, lorsque vous êtes sur la zone filature et tissage, la marge bénéficiaire est très faible. Lorsque vous allez sur le secteur du pagne africain, c’est-à-dire l’impression, la marge bénéficiaire est plus grande. C’est ça qui fait le troisième volet et là encore, il y aura des employés. Lorsque vous allez sur le secteur de la bonneterie, la marge bénéficiaire est encore plus intéressante. Dongaco Sa veut aller jusque-là, mais étape par étape. Et c’est pour cette raison que nous ne pouvons pas dire tout de suite l’effectif total d’employés à recruter. Mais nous sommes persuadés que l’effectif oscillerait entre 750 et 1 500 personnes. Tout dépendra de l’ampleur que prendraient les marchés. Lorsque vous avez un marché qui est important, vous faites travailler les équipements en continu en faisant une rotation du personnel et donc vous aurez besoin de beaucoup plus de main d’œuvre. Pouvez-vous nous donner une idée du budget élaboré par le concessionnaire au profit de la Sitex, nouvelle formule ? Dongaco Sa pense injecter environ 31 milliards de francs Cfa à Lokossa. Mais comme je l’ai dit, ce sera fait étape par étape. Et ce n’est pas que Dongaco Sa n’a pas cette surface financière et les expertises qu’il faut. C’est un groupe qui a déjà fait ses preuves ailleurs. Dongaco Sa a injecté 34 milliards francs Cfa sur 24 hectares à Sèmè-Podji. C’est le groupe qui fabrique les jus de fruits en cannettes de la marque RC et de l’eau purifiée. Le groupe a une raffinerie qui lui permet de produire de l’huile végétale. Il fabrique des rames de papiers et des papiers hygiéniques. Dongaco Sa fabrique des produits cosmétiques, des savons et des détergents. Dongaco Sa a des unités de production dans l’agro-industriel dans la zone de Ouidah. Je demanderais à tous les Béninois de chercher à faire un tour sur les entités de Dongaco Sa parce que nous devons promouvoir le «consommer local ». Actualités 08 févr. 2022


Phase 2 du microcrédit Alafia : Tognifodé mobilise les femmes du Borgou
En tournée du 3 au 5 février 2022, dans le Borgou, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a été sidérée par l’engouement des femmes de Tchaourou, Pèrèrè et Bemberekè pour le microcrédit Alafia. Vers les guichets, les femmes affluent. Dans des communes du Borgou, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a noté l’intérêt et l’engouement de la gent féminine pour cet outil de lutte contre la pauvreté. Que ce soit à Tchaourou, à Pèrèrè et à Bembèrèkè, Véronique Tognifodé a surtout battu le rappel pour une large couverture. En effet, lancée en octobre 2020, la formule de microcrédit basée sur la digitalisation des processus de déboursement et de remboursement a permis de simplifier l’accès aux ressources et de s’assurer que celles-ci sont effectivement décaissées au profit des populations cibles. Au regard du succès enregistré par la première phase et pour permettre aux bénéficiaires de développer davantage leurs activités, il est prévu au titre de l’année 2022, un volume de décaissement de 15 milliards F Cfa. La phase 2 du microcrédit Alafia favorise la prise en compte des demandes de la tranche de 100 000 F Cfa. Lors de sa tournée, la ministre Véronique Tognifodé a souligné la vision du gouvernement qui soutient la mise en place du microcrédit Alafia et l’assouplissement des conditions d’accès. « Comme annoncé, le gouvernement a mis suffisamment de moyens à la disposition du Fnm, dans le cadre de la mise en œuvre du microcrédit Alafia. Notre objectif est de réduire sensiblement le taux de pauvreté dans le pays et d’aider les femmes à être économiquement autonomes », a-t-elle martelé. Les mesures d’’assouplissement des conditions d’accès ont été exposées aux groupements de femmes. On note que l’Etat prend en charge les frais de décaissement et de remboursement, avec un taux d’intérêt très bas (4 %) permettant aux bénéficiaires d’engranger de meilleurs gains dans les activités menées. Les explications de la ministre des Affaires sociales ont été appuyées par celles de Abdou Rafiou Bello, directeur général du Fonds national de la microfinance (Fnm). Ces rencontres avec les groupements féminins, les représentants des Services financiers décentralisés (Sfd) et les partenaires du Fnm ont permis de lever les éventuels goulots d’étranglement. Point de doute que la cagnotte est assez importante et n’attend que les demandeurs. Cependant, seul le remboursement à bonne date permet la pérennisation du projet, a rappelé Véronique Tognifodé. La ministre et sa délégation ont été satisfaites des faits et de témoignages des femmes sur l’utilité du microcrédit Alafia. Cette tournée a été aussi une occasion de s’enquérir des conditions de travail des groupements féminins actifs dans les localités sillonnées et d’étudier la possibilité d’appuyer ceux qui sont encore dans le besoin de matériels. Actualités 07 févr. 2022


Memp : Un meilleur taux d’admission au Cep 2022, le défi majeur
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou et ses cadres à divers niveaux restent mobilisés sur les challenges de leur sous-secteur en 2022 dont principalement l’amélioration du taux de réussite au Certificat d’études primaires (Cep) 2022. La mobilisation a été sonnée lors de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an, samedi 5 février dernier, à Sakété. Le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, reste préoccupé par le taux de réussite au Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022. Il a invité tous les cadres à divers niveaux de son département ministériel à se mobiliser pour que les résultats de cet examen soient nettement meilleurs par rapport à ceux de 2021 qui étaient de 82,67%. «Au nombre des améliorations recherchées au cours de cette année 2022 et pour le compte de l’année scolaire 2021-2022, c’est la répercussion du taux d’admission au Cep session de 2022. Nous avons l’obligation de rattraper et de dépasser les quatre points perdus en 2021», a exhorté le ministre lors de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an, tenue à Sakété, samedi 5 février dernier, entre lui et ses collaborateurs immédiats, notamment les membres de son cabinet et les directeurs départementaux des Enseignements maternel et primaire (Ddemp). Salimane Karimou dit avoir pris certaines dispositions à cet effet pour l’atteinte des objectifs. Le ministre affirme avoir déjà donné des instructions à l’effet de mettre en place très tôt, dès le retour des congés du 2e trimestre, le dispositif de renforcement des capacités de tous les candidats au Cep 2022 sans négliger les écoliers des classes intermédiaires et de la Maternelle. Salimane Karimou s’est félicité des acquis de l’année scolaire 2020-2021 de son sous-secteur, quoique perfectibles par endroits. Selon lui, les résultats présentés par les différents acteurs traduisent bien les réalités actuelles du sous-secteur dont la charge essentielle concerne le pilotage et le soutien aux services ; l’accès ; l’équité et la rétention puis la qualité de l’offre éducative. Le ministre a par ailleurs, mis l’accent sur la mise en œuvre effective des curricula révisés du Cours d’initiation (Ci) en Français et en Mathématiques. Cette réforme a connu sa généralisation cette année avec des formations assorties de mesures draconiennes. Salimane Karimou se réjouit du bon déroulement de ces différentes activités en dépit de la persistance de la Covid-19. Le directeur de cabinet du ministre, Dèwanou Avodagbé, rappelle que les différents résultats obtenus sont en cohérence avec les Programmes d’action du gouvernement (2016-2021) et 2021-2026 ainsi que les Objectifs du développement durable (Odd) en son volet n°4. Le taux brut de scolarisation est passé de 110,76 % en 2017 pour ce qui concerne l’enseignement primaire à 112,09 % en 2021, informe-t-il. Dèwanou Avodagbé salue ces performances quoique des efforts restent encore à faire, selon lui, en raison des disparités notées sur le terrain dans certains départements en matière de scolarisation. Le succès dans le domaine de l’alimentation scolaire avec l’extension aujourd’hui des cantines scolaires a été aussi vanté par le directeur de cabinet du Memp. Pour leur part, les représentants des Ddemp, Pierre Chellon Hounkandji, des conseillers des régions pédagogiques (Crp), David Yabi et des directeurs des Ecoles nationales d’instituteurs (Eni), Romain Agbodji, rassurent, à tour de rôle, le ministre de leur engagement à toujours le servir avec abnégation pour l’atteinte des objectifs. Ils invitent l’autorité ministérielle qui connait bien les maux qui minent leurs différents secteurs à maintenir le cap dans la résolution de ces problèmes pour le bonheur du sous-secteur des enseignements maternel et primaire. Actualités 07 févr. 2022


Développement du maraichage dans l’Alibori : La capitalisation des acquis pour de meilleures perspectives
Le Comité de pilotage du projet d’appui au développement des cultures maraîchères et de renforcement de la résilience des exploitants maraîchers dans la commune de l’Alibori (Copil-Padcmca) a tenu, jeudi 3 février dernier, à la mairie de Banikoara, sa dernière session ordinaire au titre de 2022. Au regard de leur pertinence, les acquis dudit projet méritent d’être capitalisés. Le projet d’appui au développement des cultures maraîchères et de renforcement de la résilience des exploitants maraîchers dans la commune de l’Alibori (Padcmca) arrive à terme. Ainsi, la session ordinaire qui a réuni les membres de son comité de pilotage, jeudi 3 février dernier à Banikoara, était leur dernière au titre de l’année 2022. Procédant à l’ouverture des travaux, le chargé de mission du préfet de l’Alibori, Bani Assouma Sabi, a indiqué que la rencontre vise à procéder au bilan et à l’état des lieux du projet. Il a appelé à la capitalisation des expériences acquises tout au long de son exécution, pour de meilleures perspectives d’avenir. Après avoir remercié l’Union Européenne, de même que tous les acteurs ayant œuvré pour le succès du Padcmca, il a exhorté l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida) à redoubler d’ardeur, pour trouver de nouveaux financements. « Il en va de la pérennisation des acquis », insiste-t-il. Abondant dans le même sens, le maire de Gogounou et président de l’Apida, Seydou Bary Tidjani, a aussi loué la pertinence des acquis du projet. En effet, grâce au Padcmca, les jeunes et les femmes des communes de l’Alibori parviennent à mener des activités génératrices de revenus, à travers le maraîchage. Ils arrivent également à fournir des produits maraîchers de bonne qualité aux populations. Avant le président de l’Apida, c’est le représentant du maire de Banikoara, Sabi Goré Bio Ali, qui a d’abord témoigné sa reconnaissance au partenaire technique et financier du projet qu’est l’Union Européenne. C’est pour son appui aux femmes et jeunes de sa commune dans le domaine du maraîchage. Le maire de Kandi et son collègue de Malanville ont pris part à la rencontre. Comme leur homologue de Banikoara, celui de Karimama s’est fait représenter. Environnement 07 févr. 2022


Comité exécutif de la Fédération béninoise de pétanque : Les nouveaux membres renvoyés à leur mission
Les nouveaux membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de Pétanque ont été officiellement installés, samedi 5 février dernier, au siège de la Confédération africaine des Sports Boules (Casb) à Cotonou. Au cours de la cérémonie d’installation du nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de Pétanque, samedi 5 février dernier au siège de la Confédération africaine des Sports Boules (Casb) à Cotonou, El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine des sports boules (Casb) a réaffirmé son soutien aux membres élus en janvier dernier. A cette occasion, il les a félicités avant de les inviter à se battre pour le rayonnement des sports boules au Bénin. Selon lui, ces nouveaux élus prennent la tête de la fédération à un moment crucial où tous les regards sont tournés vers la République du Bénin. « Vous venez de prendre les rênes de la fédération à un moment où les regards sont tournés vers le Bénin, notre pays qui abritera en décembre 2022, la 50e édition du championnat du monde de pétanque à laquelle le chef de l’Etat Patrice Talon et son gouvernement attachent du prix », a-t-il déclaré. Pour lui, le défi est grand et le nouveau bureau n’a pas droit à l’erreur. Le président de la Casb compte sur l’expertise et les compétences des membres de ce nouveau bureau dirigé par Garba Yaya. « Je me réjouis du fait qu’il y a beaucoup d’anciens qui étaient dans les rouages depuis des années dans ce bureau », a-t-il fait remarquer. Après avoir salué ses aînés comme Benjamin Zinsou et François Comlan, il a invité les nouveaux élus à tisser la nouvelle corde au bout de l'ancienne pour le rayonnement de cette discipline. Surmonter les obstacles El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Casb ne doute pas de la capacité de cette équipe à surmonter les obstacles qui pourraient se retrouver sur son chemin dans l’exercice de ses fonctions afin d’offrir au peuple béninois, un championnat du monde de pétanque digne et à la hauteur des attentes du président Patrice Talon. Pour lui, l’heure est venue pour ce nouveau bureau de prendre le flambeau conformément aux prescriptions contenues dans le cahier des charges de la Fédération internationale de Pétanque et Jeu provencial (Fipjp) sous l’impulsion du ministère des Sports. « Pour ma part, la Casb ne ménagera aucun effort pour vous accompagner », a-t-il rassuré avant de les renvoyer à leurs missions fédérale et républicaine. Abondant dans le même sens, Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) se dit heureux de l’évolution de cette discipline au Bénin avant de souhaiter plein succès au nouveau comité exécutif de la Fbp. A sa suite, Garba Yaya, le président de la Fbp se dit sidéré par le dynamisme président de la Casb qui travaille depuis plusieurs années pour le développement des sports boules au Bénin et sur le continent. Ainsi, il prend l'engagement avec l'ensemble de son comité de tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne pour l'atteinte des objectifs. « Nous savons que nous avons du pain sur la planche. Mais nous pouvons vous assurer que nous sommes prêts à relever ce défi », a-t-il conclu. Sports 07 févr. 2022


Savalou : Cette vidéo de fidèles armés ne montre pas l’église Azzael Awouignan
Une courte vidéo circulant depuis le 3 février 2022 sur WhatsApp affirme montrer un culte de la secte Azzael Awouignan, à l’origine des violences meurtrières à Savalou. Après vérifications, les images proviennent plutôt du Nigeria. Des sources locales confirment aussi qu’il s’agit d’une infox. « Voici l’église qui a créé le problème à Savalou avec les policiers. Regardez bien ». C’est là, la légende qui accompagne une vidéo de 29 secondes retrouvée dans des groupes WhatsApp le 3 février 2022. La vidéo présente un pasteur armé de fusil qui dirigeait une séance de prière. Les fidèles quant à eux sont armés, les uns de balais, les autres de coupe-coupe, d’autres encore de bâtons. La publication intervient après l’incident survenu le 29 janvier 2022 dans le hameau de Kogandi, à 3 km du village de Monkpa dans la commune de Savalou. Selon les précisions du Porte-parole de la Police républicaine,
les fidèles de l’église Azzael Awouignan sont accusés de « coups et blessures volontaires, menaces de mort, vols de récoltes et de destruction de biens appartenant à autrui ». Les fidèles de la secte professent la fin du monde. L’intervention de la police le 29 janvier 2022 a causé au moins 8 morts dont deux policiers.

Ce n’est pas à Savalou

Cette vidéo est apparue dès le 8 mars 2021 sur les réseaux sociaux au Nigeria. Les auteurs du relai de la vidéo ont surfé sur l’actualité de l’incident de Monkpa pour faire croire que les fidèles de cette secte viennent au culte armés. Contactées par le service de vérification de La Nation, les autorités locales démentent en donnant des références palpables. . « Ce n’est pas vrai. Ladite église (celle de Azzael Awouignan, ndlr) est sous des anacardiers », martèle le chef d’arrondissement de Monkpa alors que la vidéo des réseaux sociaux montre une église en dur avec un autel carrelé. Après avoir visionné les images, Delidji Houindo, le maire de Savalou renchérit.  « C’est du faux. L’église n’est pas bâtie. Elle est en paillote sous des anacardiers », nous a-t-il fait remarquer.

Alors, d’où provient la vidéo ?

Une recherche via l’outil de vérification InVid Weverify et l’utilisation du moteur de recherche Yandex permettent de retrouver la trace de la vidéo en mars 2021 sur des comptes, Twitter,  YouTube et Instagram. Elle a été vue près de 35 000 fois et a totalisé 275 commentaires suite à sa première publication le 8 mars 2021 sur Lindaikejiblogofficial. « Tendance des membres de l’église priant et armée de différentes armées pour attaquer les principautés et les pouvoirs », lit-on dans la légende, en anglais. Sur le compte Twitter de Samuel Naijablogger par exemple, elle a été vue par 4632 personnes depuis le 8 mars 2021. Des recherches complémentaires avec des mots clés « church members armed » permettent de retrouver des articles en anglais sur cette affaire. « La vidéo d’une église est devenue virale après que ses membres ont été vus avec différentes armes, prêts à attaquer « des principautés et des puissances ». L’emplacement de l’église n’est pas connu, mais l’incident semble s’être produit au Nigeria », rapporte theworldnews.net, dans un article en date du 9 mars 2021. Nous n’avons pas pu obtenir des précisions sur l’église en question au Nigeria.  Verdict Cette vidéo est apparue dès le 8 mars 2021 sur les réseaux sociaux au Nigeria. Les publications prétendant montrer un culte de la secte Azzael Awouignan de Savalou sont fausses. Les images ont été sorties de leur contexte pour  abuser de la crédulité des internautes.       Société 07 févr. 2022


Bénin : La Csa annonce un meeting de protestation
La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) veut protester contre l'inflation, le niveau du Smig, le Code général des impôts, et bien d'autres choses. Elle annonce à cet effet la tenue d'un meeting, le vendredi 18 février prochain à partir de 8 heures, à la Bourse du travail. A travers ce rassemblement, l'organisation syndicale dit vouloir "exiger des autorités gouvernementales, des mesures urgentes et adéquates contre la vie chère et le mal être de la population". Le secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, invite les travailleurs à une mobilisation générale. Lire le communiqué signé Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin   Bénin : La Csa annonce un meeting de protestation Actualités 05 févr. 2022


Éditorial de Paul AMOUSSOU : Essoufflement démocratique ?
Nous voici en confrontation avec le sarcasme tout voltairien, selon lequel il y a ceux qui croient, ceux qui croient croire, et ceux qui crôa crôa ! Ramené au principe démocratique en Afrique actuellement, il y a, entre autres variantes, ceux qui crient ‘’démocratie !’’ sans être en phase avec ses exigences et ceux qui ont perdu leur latin à ce propos. C’est à ne plus rien y comprendre, en vérité… Aussi, note-t-on actuellement un certain yoyo, notamment en Afrique de l’Ouest, avec son cortège de coups d’Etat impliquant une remise en cause d’ordre constitutionnel. Il y a comme un essoufflement des systèmes démocratiques issus des conférences nationales de l’après chute mur de Berlin. D’autant plus que ces systèmes, longtemps cantonnés aux miasmes politiciens, se sont avérés à bien des endroits peu efficaces, incapables de répondre à la demande sociale, aux attentes légitimes d’un mieux-être… Cette tendance s’est encore révélée, récemment, au Soudan, car le même peuple qui a lutté pour faire tomber un despote militaire et favoriser l’avènement d’un gouvernement civil, s’est égosillé à réclamer le retour des militaires avant de déchanter pour réclamer urbi et orbi encore un gouvernement civil ! Ce méli-mélo est symptomatique du désarroi des peuples africains qui ne savent plus à quel saint de la bonne gouvernance se vouer actuellement. L’on fait des principes démocratiques un totem, puis soudain, il y a comme des variantes que l’on note dans l’approche et le rapport à la notion. Ainsi, au-delà des frontières guinéennes, burkinabè ou maliennes, les juntes militaires sont-elles célébrées. Le paradoxe est patent, et les analystes ont de la peine à véritablement expliquer comment le même peuple qui s’est soulevé contre la fraude électorale au terme des élections législatives au Mali pour en faire payer le prix à un président, élu lui précédemment sans contestation, applaudit une junte qui s’octroie un quinquennat de transition le coup d’après ! Il en est de même au Burkina où le peuple du ‘’balai citoyen’’ salue la remise en cause de l’ordre constitutionnel, alors que précédemment, il s’était opposé à toute révision constitutionnelle pour opérer une révolution populaire. Nous ne sommes pas à un paradoxe près, et bien malin qui pourra démêler l’écheveau ! Actualités 05 févr. 2022


Lutte contre les mutilations génitales féminines dans le Borgou : Quatre concerts géants de sensibilisation programmés
La célébration de la Journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines, ce vendredi 4 février à Pèrèrè, dans le Borgou, ne passera pas inaperçue. A cet effet, quatre concerts géants de sensibilisation seront organisés au profit des populations de Nikki, Pèrèrè, Kalalé et Tchaourou, dans le département. C’est une initiative de Equi Fille Ong et Cuso international. Dans le département du Borgou, c’est à Pèrèrè que sera célébrée la Journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines prévue ce vendredi 4 février. Comme celles de cette commune, les populations de Nikki, Kalalé et Tchaourou auront également droit à des concerts de sensibilisation au phénomène. Au total, quatre concerts sont programmés du 3 au 7 février à leur intention. L’artiste Bourou Soumanou est chargé de les organiser. « Nous serons en tournée au cours de laquelle il est prévu des méga-concerts », a confié l’artiste. C’est ce jeudi 3 février, que la tournée a commencé sur l’esplanade de la Maison des jeunes de Pèrèrè. Suivra l’étape de Nikki, samedi 5 février. Le lendemain, c’est Kalalé qui sera à l’honneur. Le grand show de clôture aura lieu, lundi 7 février, à Tchaourou. Outre Bourousman, il y aura Alpha Mim, Siba Franco Junior, Amin Mako et tant d’autres artistes. En effet, malgré les nombreuses sensibilisations qui sont menées, la pratique continue d’avoir cours, de façon clandestine, dans certaines localités dont celles du Borgou. « Il y a de cela quelques années, des luttes ont été menées par le gouvernement appuyé par les Ong et certaines organisations internationales, afin de procéder à son éradication au Bénin. Pendant quelque temps, on a senti une certaine accalmie sur le terrain. Mais depuis trois ans, la pratique semble avoir repris », fait observer l’assistante sociale et chef du Centre de promotion sociale de Parakou 2, Hélène Lokohoundé. « C’est une pratique néfaste puisqu’elle ampute une partie du sexe de la femme, lui fait courir des risques pour sa vie et sa santé. Généralement, les conséquences sont désastreuses pour celles qui la subissent », déplore-t-elle. A Kalalé, c’est une exciseuse de 83 ans et la complice, la mère de sa victime, qui ont été interpelées par la police et séjournent à la prison civile de Parakou depuis lundi 31 janvier dernier. Elles étaient ce jeudi 3 février au tribunal de première instance de première classe de Parakou, pour être présentées au procureur de la République. C’est pour avoir excisé une fillette de 5 ans. Société 04 févr. 2022


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