La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Intoxication alimentaire à Parakou : Plus de peur que de mal pour des pensionnaires d’un internat
Des pensionnaires de l’internat Alwouda de Parakou ont été admis, mardi 1er février dernier, au Centre hospitalier et universitaire départemental du Borgou pour intoxication alimentaire. Après les soins, leur pronostic vital n’est plus engagé. Ils ont été autorisés à rentrer chez eux. A l’internat du Centre islamique Alwouda de Parakou, la journée du mardi 1er février dernier a été celle des grandes émotions. Une intoxication alimentaire a fait une dizaine de victimes dans les rangs des pensionnaires. Pour leur prise en charge, ils ont été admis au Centre hospitalier et universitaire départemental du Borgou, à Parakou. Aux dernières nouvelles, tous sont hors de danger. Le même jour, huit parmi eux ont, après les soins, pu regagner l’internat. Quant aux deux autres, c’est mercredi 2 février dernier, que l’autorisation de rentrer leur a été accordée. Selon les informations recueillies, c’est le même repas que les victimes et les autres pensionnaires de l’internat ont pris au déjeuner. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? C’est la question que l’on continue de se poser à Parakou. Pour le moment, les investigations se poursuivent. Quant au centre, il a retrouvé son animation habituelle. Société 04 févr. 2022


Eau et Assainissement : La Giz lance le programme Agir-Eau
Le Programme d’Appui à la gestion intégrée des ressources en eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau) a été lancé hier jeudi 3 février. D’un coût de plus de six milliards de francs Cfa, le programme Agir-Eau sera mis en œuvre de janvier 2022 à décembre 2024 par la Giz sous la tutelle politique du ministère de l’Eau et des Mines. A la suite de la deuxième phase du Programme sectoriel Eau, Hygiène et Assainissement (Proseha) qui est arrivée à son terme et dont les résultats sont satisfaisants, la Giz vient de lancer le Programme d’Appui à la Gestion intégrée des ressources en eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau). Décliné en trois composantes, ce nouveau programme va renforcer les efforts du gouvernement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement à travers la bonne gouvernance des ressources en eau et la gestion professionnelle des eaux usées et boues de vidange. Agir-Eau sera mis en œuvre dans les sous-bassins de la Pendjari, du Mékrou, du Mono, de l’Ouémé et dans les communes du Grand-Nokoué. « L'eau est une ressource vitale mais vulnérable. C'est une ressource qui se raréfie. C'est pourquoi la gestion et la protection des ressources en eau sont devenues des préoccupations au plan national et international », a soutenu Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines à l’occasion du lancement du nouveau programme. Il ajoute qu’au Bénin, la Gestion intégrée des ressources en eau est devenue un impératif dans la marche résolue vers le développement. C’est pourquoi le gouvernement a maintenu le secteur de l'eau au titre des secteurs prioritaires dans le Pag 2021-2026. Il rappelle que la vision du chef de l'Etat est de rendre disponible l'eau potable pour tous sur toute l'étendue du territoire. Le directeur de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines reconnait que dans l'atteinte de cet objectif, le partenariat avec la République fédérale d'Allemagne est d’un grand secours. Il a salué cette coopération qui a déjà favorisé plusieurs acquis dans le secteur de l'eau et de l'assainissement au Bénin. Représentant l'Ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne près le Bénin, Katharina Hecht, première secrétaire chargée de la Coopération, atteste que le secteur de l’eau et de l’assainissement est un secteur privilégié de la coopération bénino-allemande depuis plus d'une décennie. « La République fédérale d’Allemagne s'est positionnée comme l'un des partenaires leaders pour aider le Bénin à atteindre ses objectifs…Depuis 2017, l'Allemagne a investi près de 73,5 millions d'euros soit 48 milliards de francs Cfa au Bénin pour le secteur de l'eau et de l'assainissement », fait savoir Katharina Hecht. Elle a ensuite félicité le gouvernement du Bénin pour la priorité donnée à l’accès à l’eau et les efforts remarquables faits dans l'amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau. La nouvelle corde au bout de l’ancienne Pour Tobias Godau, chargé du programme Agir-Eau, 2021 est une année particulière. Elle marque la prolongation du Proseha qui devait prendre fin en 2020 et l’obtention du financement pour la mise en œuvre du Programme d’Appui à la Gestion intégrée des ressources en eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau). Présentant ce nouveau programme, il fait savoir que Agir-Eau se décline en trois composantes respectivement intitulées « Cadre politique » ; «Gestion intégrée des ressources en eau » ; « Eaux usées et boues de vidange ». La composante A mettra l’accent sur l’élaboration du cadre politique pour la Gire et la gestion des eaux usées incluant le changement climatique et le genre. La composante B porte sur la mise en œuvre des mesures Gire axées sur la résilience climatique dans les bassins de la Pendjari, du Mékrou, du Mono et de l’Ouémé. La composante C va favoriser le développement de composantes essentielles d’une chaine de services dans le domaine des eaux usées. Le lancement du programme Agir-Eau a également été l’occasion de saluer les performances de la deuxième phase du Programme sectoriel Eau, Hygiène et Assainissement (Proseha) mise en œuvre dans 38 communes de 6 départements avec un budget d'environ 12 milliards de francs Cfa... A terme, ce programme a entre autres, favorisé la digitalisation du système d'information en eau, l'installation de l'Autorité du Bassin du Mono et 420 systèmes de chloration qui profitent à environ 2 millions de personnes... Société 04 févr. 2022


Egalité femme-homme : Encore des écarts importants
L’épanouissement de la gent féminine bute encore sur les inégalités, en dépit des instruments mis en place pour réduire les écarts, selon un récent rapport d’évaluation de la Politique nationale de promotion du Genre (Pnpg 2009-2025) et de son plan d’actions 2010-2015. Et pour cause ! Les inégalités entre hommes et femmes perdurent dans maints domaines au Bénin, après douze années de mise en œuvre de la Politique nationale de promotion du Genre (Pnpg 2009-2025). L’évaluation à mi-parcours de cette politique et de son plan d’actions 2010-2015 révèle de nombreuses difficultés, notamment dans la participation des femmes au processus décisionnel. Globalement faible, la représentativité des femmes au sein du gouvernement a évolué en dents de scie depuis 2009. La proportion de femmes est passée de 13,33 % en 2009 à un taux record de 30,76 %, soit 8 femmes sur 26 ministres en 2011. Le taux a ensuite chuté à 14,81 % (4 femmes ministres sur 27) en 2014 avant de remonter à 18,18 % (4 sur 22) en 2017, puis à 20,83 % depuis 2019. A l’Assemblée nationale, les femmes ne sont pas mieux logées. Déjà faible, la proportion de femmes députées a progressivement chuté au cours des quatre dernières mandatures, passant de 10,8 % en 2007-2011 à 8,4 % pour la mandature 2011-2015 puis à 7,2 % pour 2015-2019 et 6 % pour 2019-2023. Au niveau des collectivités locales, le progrès n’est pas assez significatif. Le nombre de femmes élues maires est passé de 3 sur 77 (3,89 %) pour la mandature 2015-2020 à 4 pour 2020-2025 (5,19 %). Les femmes représentaient seulement 3,67 % des conseillers en 2003. Ce taux est passé à 4,37 % en 2008 puis à 4,66 % en 2015 avant de chuter à 3,86 % en 2020. Pour corriger cette faible représentativité des femmes, une loi initiée sur l’égal accès de l’homme et de la femme aux fonctions nominatives et électives a fait l’objet d’étude en plénière à l’Assemblée nationale, mais son adoption n’a pas abouti, en raison des pesanteurs sociopolitiques encore prédominantes. Progrès mitigés dans l’éducation Le rapport d’évaluation de la Pnpg validé, mercredi 26 janvier dernier à Cotonou, indique des écarts encore importants en termes d’accès à l’éducation selon le sexe. En effet, le rapport femme-homme du taux brut de scolarisation au primaire est passé de 0,921 à 0,978 entre 2009 et 2015. Le taux a chuté par la suite en passant à 0,937 en 2016 avant de remonter pour atteindre 0,921 en 2020. Le rapport homme-femme du taux de promotion au primaire est passé de 0,980 en 2009 à 1,005 en 2016. Il a varié de 0,996 à 1,001 entre 2017 et 2021. Globalement, le taux de promotion au primaire est resté légèrement en faveur des garçons. En ce qui concerne le redoublement, il est noté une augmentation de l’écart en faveur des filles, le rapport homme-femme en la matière est passé de 1,028 en 2009 à 0,937 en 2018 puis à 0,969 en 2021. Sur cette période, le rapport femme-homme du taux d’abandon au primaire est resté supérieur à 1. Au secondaire, il a été constaté une amélioration du rapport femme-homme du taux brut de scolarisation. Au premier cycle, il passe de 0,759 en 2013 à 0,877 en 2018. Au second cycle, il a cru de 0,429 à 0,583 sur la même période. Il s’ensuit une réduction de l’écart au fil des années, même si le taux de scolarisation des filles reste faible. Le rapport femme-homme du taux d’admission au Bepc reste inférieur à 1 sur la période de mise en œuvre de la Pnpg. Il a baissé entre 2012 et 2016 avant de monter à 0,930 en 2018. Le rapport femme-homme du taux d’admission au baccalauréat est à la hausse mais des efforts restent à faire. Au regard de ces résultats, des actions allant dans le sens du maintien des enfants dans le système scolaire devront être renforcées. Il convient de poursuivre les mesures de gratuité des frais de scolarité au primaire et des cantines scolaires, la lutte contre les mariages et grossesses précoces et, ou forcés, le suivi et le maintien des filles aux niveaux secondaire et supérieur. L’octroi de bourses d’excellence aux filles méritantes, l’accès des filles aux formations professionnelles, l’accompagnement psychosocial et en kits scolaires et uniformes et l’assistance financière aux filles, sont à encourager. Du grain à moudre ! D’autres difficultés rencontrées par la gent féminine concernent l’accès à l’emploi et au revenu, l’accès aux soins de santé, y compris la santé de la reproduction, l’accès à la terre. Toutes choses qui font que la vision de faire du Bénin « un pays où l’égalité et l’équité favorisent la participation des hommes et des femmes aux prises de décisions, l’accès et le contrôle des ressources productives en vue d’un développement humain durable » reste encore un vœu pieux. Pourtant, l’arsenal juridique national a connu quelques améliorations en faveur des femmes. La loi n° 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes a été renforcée par la loi portant mesures spéciales de répression des infractions commises en raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin. La loi portant Code foncier et domanial dispose que l’Etat et les collectivités doivent veiller au respect de l’égalité de l’homme et de la femme dans l’accès au foncier. Si la Pnpg cadre avec plusieurs instruments et documents de stratégie sur les plans national, régional et international, sa composante 1 « Autonomisation de la femme et réduction de la pauvreté » ne prend pas en compte les questions de promotion des droits humains, notamment les violences basées sur le genre, souligne le consultant Christian Eyébiyi, présentant le rapport d’évaluation de la Pnpg. La composante 2 relative à l’institutionnalisation du genre, poursuit-il, en plus d’avoir manqué de retenir comme action l’intégration du genre dans les plans de développement communaux (Pdc), n’a pas du tout mentionné la prise en compte du genre dans les politiques, plans, programmes et projets de développement nationaux, régionaux ou dans les politiques d’organisation. De même, ajoute-t-il, la promotion du genre par la société civile aurait pu être prise en compte au niveau de cette composante. Ces constats appellent à l’actualisation de la Pnpg et à l’élaboration d’un nouveau plan d’actions, afin d’améliorer les conditions de vie et d’existence des femmes et réduire les inégalités entre les sexes. Acquis à consolider La Pnpg contribue aux avancées du Bénin dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 sur les Objectifs du développement durable (Odd), à travers principalement l’Odd 5 « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles », et transversalement les Odd relatifs à l’élimination de la pauvreté, de la faim, à la promotion de l’éducation et la santé pour tous. Entre autres, le rapport d’évaluation note une réduction des écarts de salaires dans le secteur agricole. Le salaire moyen des femmes est passé de 36 055 F Cfa en 2011 à 52 246 F Cfa en 2015 et celui des hommes de 45 483 F Cfa à 57 298 F Cfa sur la même période. L’indice de parité femme-homme du salaire dans ce secteur est passé de 0,79 en 2011 à 0,91 en 2015. Des progrès sont également enregistrés en matière d’accès au crédit, avec la poursuite du programme Microcrédit aux plus pauvres (Mcpp) lancé en 2008. Aussi, le Financement des activités agricoles en milieu rural (Faar) lancé en 2009 a contribué à l’autonomisation de nombre de femmes tout comme le microcrédit Alafia qui a permis d’impacter 9 568 bénéficiaires pour un montant total de 550 340 000 F Cfa décaissé en 2020. Le taux de couverture en infrastructures sanitaires s’est également amélioré, passant de 89 % en 2009 à 96 % en 2019. Le rayon d’action théorique des centres de santé a connu une baisse, passant de 8,1 km à 6 km sur la période, avec des pics de 5,0 et 5,2 respectivement en 2015 et 2018. Le Conseil national de promotion de l’équité et de l’égalité du genre (Cnpeeg) est créé mais certains de ses démembrements n’ont pas fonctionné. Si la création des Cellules focales genre est un acquis dans certains ministères et institutions, les documents de politique sectorielle restent encore peu ou pas sensibles au genre. C. U. P. Société 04 févr. 2022


Bernard Ehoun sur la multiplicité des instruments de mesure : « Un tel système de mesurage comporte des insuffisances »
La grande variété des instruments traditionnels de mesure utilisés dans la commercialisation des produits agricoles n’est pas du goût des dirigeants de l’espace communautaire Uemoa, qui ont décidé de prendre une résolution. Il s’agit du Règlement numéro 08/2014/Cm/Uemoa qui définit, entre autres, les unités de mesure légales utilisables dans les pays membres de l’Union. Bernard Ehoun, directeur départemental en charge de l’Industrie et du Commerce dans le Mono-Couffo, revient dans cette interview sur les motivations et implications de la résolution. La Nation : Pourquoi une résolution contre la variété des récipients traditionnels de mesure utilisés dans les marchés de l’espace Uemoa ? Bernard Ehoun : Vous avez raison de dire qu’il y a de nos jours une variété impressionnante de récipients traditionnels de mesure dans nos marchés. La direction départementale de l’Industrie et du Commerce que j’ai l’honneur de diriger a mené une enquête économique sur les instruments de mesure utilisés dans la commercialisation des produits agricoles dans le Mono et le Couffo. Cette enquête a révélé que les commerçants utilisent divers instruments, selon les marchés, les communes et même les départements, pour le mesurage des produits agricoles. Ces instruments sont connus sous divers noms comme évigban, otoka, tohoungodo, védomè, ganouvi, petit panier, sohoungo, ibogban, etc. Un instrument en vogue dans un marché donné, peut ne pas être connu dans un autre et cela, à l’intérieur d’une même commune, d’un même département ou dans la même région comme le Mono-Couffo. Vous pouvez comprendre alors pourquoi la variété et le nombre impressionnant des récipients traditionnels de mesure en vogue dans les marchés ne sont plus du goût de l’Uemoa. En effet, un tel système de mesurage comporte plusieurs insuffisances qui ne favorisent pas le développement socio-économique. D’abord, les instruments traditionnels de mesure, parce qu’il n’est pas facile d’établir leur correspondance, génèrent des obstacles techniques au développement du commerce entre les pays de l’Union d’une part, et entre les pays de l’Union et le reste du monde d’autre part. Ces instruments excluent les pays où ils sont encore utilisés, de la compétition internationale en matière de commerce de divers produits, faute d’instruments de mesures appropriés. Ensuite, avec ces instruments traditionnels, les producteurs tout comme les consommateurs sont grugés. Seul le commerçant tire son profit de l’utilisation de ces instruments. Qu’est-ce qui est alors proposé en lieu et place des instruments traditionnels de mesure en vogue ? Lors d’une transaction commerciale, la quantité délivrée doit être au moins égale à la quantité annoncée. Pour que cela soit ainsi, il est recommandé dans la commercialisation des produits agricoles d’utiliser les balances, les bascules et les ponts bascules qui sont des instruments de mesure légaux parce que reliés au système international d’unité (Si). De façon pratique, on peut utiliser la balance pour vendre ou pour acheter le maïs, le gari, le niébé, les fruits et légumes, les tubercules comme l’igname, et j’en passe. Est-ce que vous savez que dans les communes du Couffo, ce sont les tricycles ou les véhicules bâchés qui servent d’outils de mesure lorsqu’il s’agit de vendre les agrumes notamment les oranges? En termes de poids, cela ne correspond à rien. Ce système ne peut pas permettre à notre pays de produire des données fiables sur la production des fruits. On peut donc en lieu et place de ces moyens de déplacement qui sont utilisés comme des instruments de mesure utiliser les bascules. Le combat des acteurs que sont les maires, les responsables de nos marchés pour une commercialisation aux normes des produits agricoles doit consister à lutter pour la vente au kilogramme. C’est le seul moyen pour que le commerce des produits dans nos marchés soit équitable, transparent, compétitif et bénéfique aussi bien au producteur qu’au consommateur en passant par le commerçant. Comment faire pour que les commerçants adoptent effectivement des instruments de mesure agréés dans l’espace Uemoa ? C’est vrai que l’Uemoa a adopté un règlement instituant un système harmonisé de métrologie dans les Etats membres. Il s’agit du Règlement N°08/2014/Cm/Uemoa qui définit, entre autres, les unités de mesure légales utilisables dans les pays membres de l’Union. L’adoption de ces nouvelles mesures va se faire par sensibilisation. Il ne s’agit pas, dans les jours à venir, de retirer de force, les récipients traditionnels de mesure que les commerçants utilisent dans nos marchés. Le ministère de l’Industrie et du Commerce à travers ces structures compétentes, notamment l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (Anm) et les directions départementales, va amener les différents acteurs du système de commercialisation des produits agricoles à comprendre les avantages de l’utilisation des instruments de mesure légaux conformes au système international d’unité (Si). Au Sénégal, les seuls instruments qui sont utilisés aujourd’hui sont ceux conformes aux ambitions exprimées à travers le règlement ci-dessus cité. Avec les acteurs de la filière de la banane plantain, il y a aussi un bon travail qui se fait et cette banane se vend déjà au kilo. Mon vœu est que les producteurs de crincrin dans les communes d’Athiémé, de Lokossa et de Houéyogbé entrent dans la même dynamique en imposant peu à peu qu’on leur achète leurs productions avec des bascules à l’instar du coton. Une fois acquis, les instruments de mesure que nous recommandons doivent être vérifiés et étalonnés par l’Anm. A qui va profiter la commercialisation des produits agricoles avec des instruments conformes au système international d’unité ? L’utilisation des instruments de mesure conformes arrange le secteur du commerce des produits agricoles. Les instruments liés au système international d’unité instaurent la transparence et la confiance. Par contre, l’utilisation d’instruments de mesure disparates peut décourager certains acheteurs à fréquenter nos marchés, ne maîtrisant pas bien notre système de mesurage et craignant d’être «dupés». Vous constatez avec moi que pour rendre plus compétitifs nos marchés dans le double espace Cedeao et Uemoa, nous devons, chacun à son niveau, œuvrer à l’avènement d’un système de mesurage qui réponde aux exigences internationales. Cela profite à plus d’un ! Dans le cadre de la mobilisation des recettes de l’Etat, l’utilisation des instruments de mesure fiables peut contribuer à l’amélioration des recettes publiques. Dans l’industrie, les instruments de mesure bien étalonnés permettent de réduire de façon substantielle les pertes de production qui impactent négativement la compétitivité de l’entreprise. L’utilisation d’une balance renforce la confiance des clients et garantit un commerce équitable. Quelle stratégie le Bénin développe-t-il pour ne pas être en marge de la dynamique de l’espace Uemoa ? Il a été recommandé à l’issue de l’atelier de vulgarisation sur les textes communautaires en matière de métrologie organisé à Cotonou en mai 2018, de promouvoir l’utilisation des balances et d’interdire progressivement les récipients traditionnels de mesure. Bien avant cet atelier, le Bénin a pris un certain nombre de textes qui sont en train d’être actualisés. Il faut souligner aussi le travail de professionnalisation des circuits de commercialisation de nos produits agricoles que le gouvernement fait. L’organisation professionnelle de la commercialisation des produits agricoles oblige les producteurs, les acheteurs, les transformateurs à utiliser des instruments de mesure recommandés par le système international d’unité. C’est le cas dans la filière soja aujourd’hui. Avant l’avènement du régime du Président Talon, cette spéculation se vendait dans le même désordre que le maïs, l’arachide. Mais, aujourd’hui, c’est fini ! La vente ou l’achat se font avec des balances. Petit à petit, d’autres filières seront contaminées par la vente au kilogramme. C’est pourquoi, ma direction a entrepris l’année dernière une vaste campagne de sensibilisation et de plaidoyer afin que la commercialisation des produits agricoles prenne un nouveau départ dans le Mono et le Couffo. Comme j’ai commencé à le dire plus haut, l’adoption de cette mesure au niveau départemental passera par la sensibilisation des opérateurs économiques. La réussite de cette action nécessite l’appui des autorités départementales et communales. A ce sujet, je me réjouis déjà de la disponibilité des préfets du Mono et du Couffo à appuyer l’opération. L’année dernière, ces deux autorités se sont personnellement impliquées dans l’exécution de l’activité de ma direction sur les instruments de mesure utilisés dans la commercialisation des produits agricoles dans la région. Cette activité comportait deux phases. La première phase est celle de la collecte de données sur les différents instruments de mesure utilisés dans nos marchés dans le cadre de la commercialisation des produits agricoles. C’est une étape qui nous a permis de faire l’état des lieux de ces instruments. Pour ce faire, tous les marchés des deux départements ont été parcourus. A la seconde étape, les données collectées et traitées ont été présentées au cours de deux ateliers organisés respectivement à Grand-Popo pour le compte du Mono et à Klouékanmey pour les acteurs du Couffo. Ces ateliers nous ont permis de comprendre que les acteurs de la chaine de commercialisation des produits agricoles veulent aller eux-aussi à la vente au kilogramme parce que cela présente beaucoup d’avantages. Quelles sanctions sont prévues à l’encontre de ceux qui tenteraient de résister au règne des instruments de mesure imposés au sein de l’espace communautaire ? Il y a des sanctions prévues par les textes en vigueur au Bénin en cas de non utilisation d’instruments de mesure appropriés dans les transactions commerciales. Nous pouvons citer à titre d’exemple le décret 86-216 du 30 mai 1986 portant règlementation générale des instruments de mesure en République du Bénin. L’article 42 dudit décret prévoit comme sanction quinze jours à six mois de prison et/ou une pénalité financière de dix mille à un million de francs Cfa. Dans la commercialisation de certains produits comme le soja, le cajou et le karité, ces sanctions sont appliquées quand l’infraction est établie. Mais, pour les autres produits généralement vendus dans nos marchés, comme le maïs, le gari, les fruits…, la sensibilisation est privilégiée en attendant que leur commercialisation soit plus organisée. Des initiatives se prennent déjà dans ce sens par le gouvernement à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce. Actualités 04 févr. 2022


Sèmè-Podji : 1500 plants de palétuviers en terre
L’édition 2022 de la Journée mondiale des zones humides (Jmzh) a été marquée au Bénin par la mise en terre de 1500 plants de palétuviers, à Aholouyèmè dans la commune de Sèmè-Podji. En nette régression, les mangroves ont besoin d’être restaurées sur le lac Nokoué. En marge de la célébration de la journée mondiale des zones humides, l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) a procédé à la mise en terre de 1500 plants de palétuviers à Tori Agonsa, dans la commune de Sèmè-Podji. Mais avant, les populations locales mobilisées à l’occasion ont été sensibilisées à l’importance des écosystèmes humides et la nécessité pour elles de les protéger. « Les zones humides constituent une mosaïque de milieux variés, caractérisés par une exceptionnelle richesse biologique et une grande diversité paysagère. Tourbières, lagunes, marais, prairies humides, mangroves, ou mares forestières, chacun de ces milieux participe au bon équilibre de notre planète en assurant de nombreuses fonctions et services rendus à la société. En dépit de leur rôle fondamental, les zones humides sont en constante régression, notamment du fait de la pression humaine, du drainage et de la perte de la biodiversité. Des mesures pour enrayer ce processus de recul et pour préserver ces milieux remarquables sont nécessaires», a rappelé François-Corneille Kedowidé. En réalité, il est commémoré à cette journée mondiale, la signature du traité sur les zones humides dans la ville de Ramsar le 2 février 1971. Les Etats signataires, dont le Bénin, se sont ainsi engagés à œuvrer pour la conservation, l’utilisation rationnelle et durable des zones humides. Pour répondre à ses engagements vis-à-vis de la Convention, le Bénin a inscrit quatre sites d’une superficie de 1 179, 354 ha sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale. Il y aussi le complexe de coopération transfrontalière « W-Arly-Pendjari», inscrit en 2018 et qui s’étend sur les deux rives des fleuves Niger et Pendjari. Cette activité de reboisement se déroule sur le site Ramsar 1018 qui prend en compte la basse vallée de l’Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le Lac Nokoué. C’est une zone humide exposée à plusieurs menaces de dégradation. En procédant au nom du préfet de l’Ouémé au lancement de la mise en terre des plants, Said Liassou a invité les populations à une réelle implication dans la protection de la biodiversité. « Engageons-nous et œuvrons, chacun en ce qui le concerne, à valoriser, gérer, restaurer, aimer nos zones humides pour notre bien-être à tous », a-t-il martelé. Le thème de l’édition 2022 de la Jmzh est: « Agir pour les zones humides, c’est agir pour la nature et les humains ». Actualités 04 févr. 2022


Cours et tribunaux du Bénin : Deux procureurs et trois greffiers nommés
De nouveaux procureurs généraux et greffiers sont nommés au niveau de plusieurs juridictions par le Conseil des ministres de ce mercredi 2 février. D’autres cadres sont également promus au ministère de la Justice et au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Voir les nominations prononcées (extrait du Conseil des ministres) Au ministère de la Justice et de la Législation, Après avis du Conseil supérieur de la Magistrature • Secrétaire général du ministère : Monsieur Henri FADONOUGBO • Procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou : Monsieur Comlan Christian ADJAKAS • Procureur général près la Cour d’Appel d’Abomey : Monsieur Amaté Christian Cyprien Serge ATAYI • Directeur général adjoint de l’Ecole de Formation des Professions Judiciaires : Madame Codjovi Bernadette HOUNDEKANDJI Dans les autres juridictionsGreffier en chef au Tribunal de Commerce de Cotonou : Madame Victoire OLADIKPO • Greffier en Chef au Tribunal de première Instance de Savalou : Monsieur Yaté Richard NAMBIME • Greffier en Chef au Tribunal de première Instance de Kandi : Monsieur Hilaire SIANKOU A la chancellerieDirecteur de la Planification, de l’Administration et des Finances : Monsieur Akpaki Zoul-kifouly LAWANI • Directeur des Services et Professions Judiciaires : Monsieur Hilaire BADJAGOU • Directeur des Droits Humains : Madame Inès TOFFOUN HADONOU Au ministère du Tourisme, de la Culture et des ArtsDirecteur de la Planification, de l’Administration et des Finances : Monsieur Célestin G. ADANGO. Actualités 02 févr. 2022


Gestion des zones humides : Les menaces au cœur d’un café scientifique
En prélude à la Journée mondiale des zones humides, l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) a regroupé hier mardi 1er février des chercheurs et experts pour des échanges sur les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes fragiles. Les zones humides s’érodent. « Elles disparaissent trois fois plus vite que les forêts», alertent les chercheurs. Et lors du café scientifique organisé hier par l’Agence béninoise pour l’Environnement, de nombreux signaux ont été projetés pour attirer l’attention sur le danger qui guette l’humanité du fait de la dégradation de ces écosystèmes. « Les zones humides apportent une foule d’avantages à l’humanité dont la protection de la biodiversité et des littoraux, l’atténuation des changements climatiques, etc. Cependant, malgré tous ses services, elles sont soumises à diverses pressions et connaissent malheureusement au fil des ans, un recul drastique», a déploré François-Corneille Kedowidé, directeur général de l’Abe. En effet, chaque 2 février, la communauté internationale célèbre la signature en 1971 du traité international sur les zones humides, dénommé la convention de Ramsar. Cette année, la célébration revêt une importance particulière et porte sur le thème « Agir pour les zones humides, c’est agir pour l’humanité et la nature ». Selon le directeur général de l’Abe, le café scientifique est une occasion pour des réflexions profondes en vue d’obtenir des solutions efficaces. Les débats ont porté sur sept thèmes dont « les zones humides et la biodiversité », « la séquestration de carbone dans les écosystèmes humides», « le lien avec le changement climatique et la responsabilité des entreprises à la gestion des zones humides »… « Nous voulons, avec des thématiques précises, essayer de sensibiliser et réfléchir sur l’importance des zones humides », a expliqué François-Corneille Kedowidé. Le Bénin a une typologie variée de zones humides réparties sur toute l’étendue du territoire national. Mais comme ailleurs dans le monde, la croissance démographique et l’urbanisation resserrent l’étau sur ces milieux longtemps hostiles à l’homme, et qui sont de plus en plus exploités, drainés, et comblés. A l’ouverture des travaux, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a lui aussi attiré l’attention sur les fonctions des zones humides. « Vous le savez, une grande partie de notre programme touristique se développe dans les zones humides, dans les sites Ramsar au sud ou au nord. Nous devons avoir une démarche qui respecte l’environnement et qui promeut l’écotourisme durable », a-t-il déclaré. En dehors de ce café scientifique, l’Abe a prévu la mise à terre, ce jour, de plus de 2000 plants de palétuviers, sur la berge du Lac Nokoué. Société 02 févr. 2022


Demi-finale de la Can Cameroun 2021 Burkina Faso-Sénégal, choc de « finalistes malheureux »
Vainqueurs respectifs de la Tunisie et de la Guinée équatoriale en quart de finale, les Etalons du Burkina Faso seront aux prises avec les Lions de la Teranga du Sénégal ce mercredi 2 février à la faveur de la première demi-finale de la Can Cameroun 2021, au stade Japoma. Cette rencontre au cours de laquelle une place est en jeu pour la finale apparaît comme un duel entre deux anciens finalistes malheureux de la compétition. Une place en finale de la Coupe d’Afrique des Nations est en jeu lors de la confrontation entre le Burkina Faso et le Sénégal prévue pour ce mercredi 2 février au stade de Japoma à Douala. Vainqueurs de la Tunisie (1-0), les Etalons du Burkina Faso devront battre les Lions de la Teranga pour se qualifier pour la finale. Absent à l’édition 2019 en Egypte, le Burkina Faso disputera pour la 3e fois depuis 2013 une demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Finalistes malheureux contre le Nigeria en 2013, les coéquipiers de Bertrand Traoré se sont refait une carapace de favoris depuis leur qualification pour les huitièmes de finale où ils ont mis les bouchées doubles pour venir à bout du Gabon. En quart de finale, le Burkina Faso s’est défait de la Tunisie (1-0) qui avait fait forte impression en 8e de finale face au Nigeria. Absent contre la Tunisie, le capitaine Bertrand Traoré va retrouver ses coéquipiers ce mercredi. Touché, le joueur d’Aston Villa a été préservé et devrait pouvoir tenir sa place face au Sénégal comme face au Gabon où il avait ouvert le score. A l’opposé, le Sénégal, finaliste malheureux en 2019 face à l’Algérie, ambitionne également de se qualifier pour la finale de cette compétition. Annoncé comme l’un des grands favoris pour le titre, le Sénégal est resté sur une victoire et deux matchs nuls au premier tour. Il a réussi son entrée dans le tournoi en se débarrassant du Zimbabwe au bout du temps additionnel sur un penalty de Sadio Mané. Moins convaincants lors des deux autres rencontres de groupe où ils ont été tenus en échec par la Guinée (0-0) et le Malawi (0-0), les Sénégalais ont élevé leur niveau de jeu depuis le démarrage des matchs à élimination directe. Les Lions de la Teranga se sont imposés (2-0) face au Cap-Vert en 8e de finale, alors qu’ils étaient en supériorité numérique (11 contre 9). Premier buteur de cette rencontre, Mané a également été victime d’un choc très violent face au portier cap-verdien. Le joueur de Liverpool s’est vite remis sur pied et a été décisif en quart en offrant le 1er but de son équipe à Diedhiou. Les partenaires de Koulibaly ont ensuite fait la différence en seconde période avec des buts de Kouyaté et du revenant Ismaïla Sarr, qui a marqué pour ses premières minutes de la compétition. A l’occasion de ce quart de finale, la très solide défense du Sénégal articulée autour de Mendy et Koulibaly a concédé son premier but de la compétition. Les Lions de la Teranga devront donc faire preuve de plus de réalisme pour se défaire du piège burkinabé. A noter que les trois dernières confrontations entre les deux nations se sont soldées par trois résultats nuls. Sports 02 févr. 2022


Enseignement supérieur : Plusieurs établissements privés suspendus
Pose de scellés et de banderoles. Plusieurs établissements privés de l'enseignement supérieur au Bénin sont tenus de surseoir à leurs activités académiques. A Cotonou, Iscom et l'Institut universitaire africain du Bénin ont été épinglés. Poma University, Trumphant University et Edexel ont été fermés à Ifangni dans le département du Plateau. Il leur est reproché l'ouverture de section anglophone et de plusieurs autres filières sans l'autorisation du ministère de l'enseignement supérieur. Dans le lot, on retrouve aussi un établissement qui reçoit des bacheliers qu'il place dans des écoles au Togo, au Ghana et même au Bénin. L'opération qui a démarré le mardi 1er février 2022 à Cotonou et dans le Plateau va se poursuivre sur toute l'étendue du territoire national. Actualités 02 févr. 2022


Promotion des filles et des femmes / Projet Swedd : La cartographie des leaders religieux validée
L’appui des chefs religieux et traditionnels est nécessaire à la protection et la promotion de la fille et de la femme. C’est pourquoi la cartographie de ces acteurs a été réalisée sur l’initiative du projet Swedd et validée lors d’un atelier, ce mardi 1er février, à Cotonou. La religion ou la tradition est souvent évoquée pour justifier des faits de violence ou de discrimination contre la gent féminine. Œuvrant pour la pleine réalisation et la protection des droits des filles et des femmes, le Projet régional d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) a jugé utile d’associer les leaders religieux et traditionnels à ses actions pour plus d’impact. Dans cette optique, le projet a décidé d’identifier tous les acteurs religieux et traditionnels sur l’ensemble du territoire. D’où la cartographie des chefs religieux et traditionnels, réalisée sur l’ensemble du territoire national, et dont le document a été validé par les acteurs et experts, ce mardi. A l’ouverture de l’atelier, Djaoudath Alidou Dramane, coordonnatrice du projet Swedd-Bénin a indiqué qu’il est question, au cours des travaux, de finaliser la cartographie réalisée en passant au peigne fin tout le document qui décrit le réseau des chefs religieux et traditionnels du Bénin. A l’en croire, ce document est un outil essentiel à l’atteinte des objectifs du projet qu’elle conduit; étant donné que l’implication des leaders religieux est nécessaire pour le maintien des filles à l’école, l’autonomisation des femmes et des filles et la pleine jouissance de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive. « Il vous reviendra d’apprécier le contenu du document de cartographie tant sur la forme que sur le fond en apportant vos riches contributions pour son amélioration », a ajouté Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. L’autorité ministérielle s’est réjouie, par la suite, de la forte représentativité des acteurs et spécialistes réunis pour explorer et valider la cartographie. Toutes choses qui, dit-elle, rassurent de la qualité du document à l’issue des travaux. Associer tous les leaders au combat Les travaux de terrain ont conduit à deux résultats majeurs, a fait savoir le consultant en charge de l’enquête, Professeur Abou Bakari Imorou. Le premier résultat, note-t-il, est en lien avec les pratiques qui persistent dans différentes localités. Entre autres pratiques, il y a la faible adhésion à la planification familiale et les diverses formes de violences à l’égard des filles et des femmes. Ces phénomènes sont observés dans toutes les 77 communes du Bénin, mais pas avec la même acuité, souligne le consultant. Le deuxième résultat a trait aux leaders qui sont impliqués dans la lutte contre ces phénomènes. Trois types de leaders ont été identifiés par le socio anthropologue, à savoir, ceux qui mènent déjà des actions en faveur des droits des filles et des femmes, ceux qui sont réticents pour des considérations d’ordre religieux et enfin ceux qui ne veulent pas du tout en entendre parler. La stratégie à dérouler par la suite, explique-t-il, c’est de convaincre, par différentes approches, les réticents et ceux qui sont hostiles à rallier le combat pour la protection des droits des filles et des femmes ainsi que leur autonomisation. Société 02 févr. 2022


786 - 1558