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Nouvelles

Atelier de cadrage du projet e-Education : Optimiser les systèmes d’information de gestion des acteurs
En présence de ses collègues des trois ordres d’enseignement, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a présidé, vendredi 21 janvier dernier, à Cotonou, la cérémonie de lancement de l’atelier de cadrage du projet e-Education. A cette occasion, les ministres ont donné les orientations aux acteurs du numérique et de l’éducation en vue de la mise en œuvre du projet. Projet transversal impliquant le ministère du Numérique et de la Digitalisation et les ministères en charge des trois ordres d’enseignement, e-Education a été au cœur d’un atelier de cadrage, vendredi 21 janvier dernier à Cotonou. « Notre dynamique est de mettre le numérique au service de l’éducation afin de permettre à l’éducation de tirer meilleur profit du numérique », a déclaré Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation au lancement des travaux. Selon elle, engagé depuis 2016 dans la modernisation du secteur de l’éducation-formation, le gouvernement du président Patrice Talon ayant consenti de forts investissements dans la mise en place des infrastructures, plateformes et solutions numériques n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Pour elle, la meilleure transmission du savoir à travers les services et outils du numérique est plus que jamais possible au Bénin. « Nous sommes convaincus que le numérique peut offrir des opportunités à l’éducation », a-t-elle ajouté. A l’en croire, beaucoup de projets du gouvernement dans ce secteur génèrent des résultats et il va falloir unifier et optimiser les systèmes d’information de gestion des élèves, des étudiants et du personnel d’encadrement en vue de permettre une meilleure gouvernance financière et statistique dans le système éducatif béninois. « Il faut que nous arrivions à avoir une boussole pour l’ensemble des projets du secteur de l’éducation » , a-t-elle préconisé. Aristide Adjinakou, directeur des opérations de l’Assi se félicite de la mobilisation des acteurs du numérique et de la digitalisation ainsi que ceux de l’éducation autour de cet atelier au terme duquel des fondamentaux du système d’information à mettre en place ainsi qu’une feuille de route du projet e-Education seront définis. « Notre défi est entre autres de préparer les enfants à utiliser les technologies, d’améliorer la gestion du système éducatif béninois, le suivi des apprenants et de fiabiliser les diplômes », a-t-il confié avant d’énumérer les avantages du numérique pour les apprenants, les enseignants et le personnel d’encadrement. Pour lui, cette étude qui va durer trois mois va permettre d’harmoniser les initiatives dans les secteurs de l’éducation et du numérique. C’est le lieu pour Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, de saluer les acteurs ayant contribué à l’organisation de ces assises avant de solliciter leur accompagnement pour l’atteinte des objectifs. « J’invite tous les cadres à jouer leur partition et à faire preuve d’ouverture d’esprit pour l’atteinte de meilleurs résultats pour le bonheur du système éducatif béninois », a-t-il souhaité. Abondant dans le même sens, Eléonore Yayi Ladekan, ministre de l’Enseignement supérieur et Kouaro Yves Chabi de la Formation professionnelle comptent sur la collaboration entre les hauts cadres des universités, les équipes de l’Assi et les experts du cabinet recruté pour l’aboutissement du projet. Société 25 janv. 2022


Infractions à la loi sur l’hygiène publique : 20 % du produit des amendes aux communes
La loi n°2022-04 portant hygiène publique adoptée par le Parlement, le 20 janvier dernier, va contribuer au renflouement des caisses des collectivités locales qui bénéficient de 20 % du produit des amendes prononcées en application de ce texte. La loi sur l’hygiène publique est une véritable aubaine pour les caisses des mairies. Elle offre des avantages aux communes chargées de la promouvoir et de préserver la santé des populations. A ce titre, le texte s’applique notamment à l’hygiène sur les voies et les places publiques; l’hygiène des piscines et des baignades; l’hygiène des habitations; l’hygiène des denrées alimentaires; l’hygiène de l’eau; l’hygiène des installations industrielles et commerciales; l’hygiène des établissements des différents ordres d’enseignement et des établissements sanitaires; l’hygiène des enceintes carcérales; l’hygiène des bâtiments publics; l’hygiène du milieu naturel; l’hygiène menstruelle; l’hygiène sonore; l’hygiène des morgues et l’hygiène des cimetières. L’implication des collectivités locales dans la mise en œuvre efficace de cette loi est mise en exergue dans le texte. Les communes sont attendues pour initier des actions et appliquer la loi en déférant les contrevenants devant la justice pour plus d’efficacité et d’impact sur leur territoire de compétence. Cette mission n’est pas gratuite. En effet, la loi a prévu, en son article 192, que 20 % du produit issu des amendes prononcées en application du texte soient accordés aux collectivités locales. Les 80 % restants sont répartis à raison de 30 % au profit du Trésor public, 25 % au ministère chargé de la Santé et 25 % au ministère en charge du Cadre de vie. Les ristournes versées aux mairies devraient servir à financer les opérations de désinfection, de désinsectisation et de dératisation, précise la loi. Et les 25 % attribués au ministère de la Santé sont prévus pour concourir au fonctionnement de la Police sanitaire et autres opérations nécessaires liées à l’hygiène du milieu. Ces fonds constitueront une bouffée d’oxygène pour les caisses des mairies. Puisqu’ils viendront élargir dorénavant l’éventail des sources de revenus des communes. D’autant que la loi amende pour tout acte susceptible de porter atteinte à l’hygiène publique. La loi prévoit par exemple que nul n’a le droit d’obstruer les voies publiques et les canaux d’écoulement. Il est interdit d’uriner ou de déféquer aux abords des voies publiques et sur les places publiques. Mieux, il est interdit de se laver, de laver les ustensiles, les linges, les engins, les véhicules et autres sur les voies et places publiques ; de jeter ou d’enfouir les cadavres d’animaux, les dépouilles de toute nature et les ordures ménagères sur les voies publiques ; de rejeter des eaux usées de quelque origine que ce soit, des graisses, des huiles de vidange, des excréments sur les voies et places publiques, dans les caniveaux et les cours d’eau. Il est interdit de laisser les animaux en divagation sur les voies et places publiques. Les animaux destinés à l’abattage sont conduits dans un lieu prédéfini, en respectant les horaires de passage fixés par l’autorité administrative compétente. Les infractions sont passibles de paiement d’amendes sans préjudice de poursuites pénales dans certains cas. Les amendes vont de 30 mille à cinq millions F Cfa payables au Trésor public. Et les peines vont d’un mois à cinq ans d’emprisonnement ferme. Les infractions en matière d’hygiène publique sont constatées par procès-verbal établi par les personnels de la Police sanitaire habilités. Le contrôle et l’inspection de l’application des mesures d’hygiène publique sont constatés par les agents de sécurité publique ou tout agent de Police sanitaire désigné par le ministre chargé de la Santé. Ces agents compétents ont libre accès aux heures légales, à tous les établissements, aux installations et aux domaines publics et privés pour y effectuer les visites ou inspections nécessaires au contrôle de l’application des mesures d’hygiène publique. Les heures légales d’accès aux locaux sont comprises entre 6 heures et 21 heures. En dehors de ces heures légales, tout accès est subordonné à une autorisation de l’autorité judiciaire compétente, précise la loi. Actualités 25 janv. 2022


Match Cameroun - Comores : Les Lions indomptables à l’épreuve des trouble-fête
Le Cameroun et les Comores se donnent rendez-vous ce lundi 24 janvier pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 à Olémbé stadium. Invaincus au premier tour, les Lions indomptables devront se débarrasser des outsiders comoriens, auteurs d’une belle performance face au Ghana. Pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations 2021, le Cameroun reçoit ce lundi 24 janvier à Olémbé stadium, les Comores, en huitièmes de finale. Leaders du groupe A avec 7 points +4, les Lions indomptables chercheront à faire plaisir à leur public pour se qualifier pour les quarts de finale. Emmené par son duo d’attaquants Vincent Aboubakar et Karl Toko-Ekambi, tous deux auteurs d’un doublé face à l’Éthiopie lors de la deuxième journée du tournoi, le Cameroun est le grand favori de cette partie. Avec de forts atouts offensifs, la sélection camerounaise (7 buts) peut encore compter sur Vincent Aboubakar qui reste en tête des buteurs de la compétition avec 5 réalisations au terme du premier tour. Cinquième meilleur buteur de l’histoire de la sélection des Lions indomptables, Vincent Aboubakar, 30 ans, 32 buts en 81 sélections veut aussi inscrire son nom dans les annales du football camerounais comme ses ainés Patrick Mboma (33 buts), François Omam-Biyik (45), Roger Milla (36) et la légende Samuel Eto’o (56 ). Prétendants sérieux au titre depuis l’élimination des Fennecs de l’Algérie, les quintuples champions d’Afrique partent avec la faveur des pronostics face à cette modeste équipe comorienne. Solide dans tous les compartiments, le Cameroun possède en plus de son capitaine des éléments comme Onana, Anguissa, Toko Ekambi, Choupo Moting, Ndjé ou Moukoudi. Mais, il doit faire attention aux Cœlacanthes, auteurs de scénarios renversants (3-2) contre le Ghana lors de la troisième journée après une entame compliquée avec deux défaites lors des deux premières rencontres contre le Maroc (2-0) et le Gabon (1-0). Face aux Lions indomptables, les Comores devront faire avec 12 cas positifs de coronavirus dont le coach Amir Abdou ainsi que leurs deux gardiens, Moyadh Ousseini et Ali Ahamada. Une situation difficile pour cette équipe qui participe pour la première fois de son histoire à une phase finale de Coupe d'Afrique des Nations. Les Comores pourront compter sur Ahmed Mogni, milieu de terrain d’Annecy, joueur décisif et auteur d’un doublé contre les Ghanéens. Comme quoi, les Lions indomptables doivent confirmer en attaque et faire preuve de plus de rigueur en défense pour ne pas se faire surprendre par les Comoriens qui sont capables de surprendre. Programme des rencontres Lundi 24 janvier 2022 Bafoussam : 17 h Guinée - Gambie Olembé : 20 h Cameroun -Comores Mardi 25 janvier 2022 Bafoussam : 17 h Sénégal - Cap-Vert Mfandena : 20 h Maroc - Malawi Mercredi 26 janvier 2022 Japoma : 17 h Match 7 : Côte d’Ivoire - Egypte Limbé : 20 h Match 8 : Mali - Guinée équatoriale Sports 24 janv. 2022


Sécurité des personnes et des biens : Les évêques en phase avec le gouvernement
La Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) n'est pas restée indifférente au contexte sécuritaire que traverse le pays. Dans le communiqué final sanctionnant leur 65e session ordinaire, le 21 janvier 2022, les évêques ont apprécié les "nombreux efforts" consentis par le gouvernement pour garantir la sécurité des personnes et des biens, de même que pour la défense de l'intégrité du territoire national. La Ceb a aussi salué la mémoire des soldats tombés aux fronts. Beaucoup d'autres points ont été évoqués dans ledit communiqué. Lire l'intégralité ci-dessous.   communiqué Conférence épiscopale du Bénin ( Ceb) Actualités 22 janv. 2022


Can 2021 : Cette pelouse peinte n’est pas au Cameroun, voici la vérité
La Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021 évolue avec sa part d’infox. Cette semaine, c’est une photo montrant une pelouse recevant de la peinture qui  a fait le buzz. La Nation a retracé pour vous l’histoire de cette image qui remonte à 2013. A l’œuvre, on remarque quatre manœuvres : deux hommes et deux femmes. Dans un stade vide, visiblement en soirée, ils sont occupés à asperger de la peinture sur la pelouse,  dont une partie est déjà passée au vert et le reste a l’aspect d’un jaunissement. Cette image a été retrouvée de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, depuis le week-end du 15 janvier 2022. Chacun y est allé de ses commentaires, les politiques aussi.
« Voilà le stade Japoma peint pour maquiller l’incompétence de ce gouvernement reptilien. Ce maquillage se voit également sur les condamnations aux motifs montés de toutes pièces », a twitté Laure Noutchang, le 18 janvier 2022. Celle-ci se présente comme étant une conseillère municipale au Cameroun. [embed]https://twitter.com/LNoutchang/status/1483735494617927680?t=C1qaZfm93KlqpVVgTzu5sQ&s=19[/embed] L’image est apparue sur les réseaux sociaux dans un contexte où, beaucoup d’acteurs du football, désapprouvent la qualité de certaines pelouses qui accueillent les rencontres de la Can 2021. Celle de Japoma à Douala, à laquelle la publication devenue virale est attribuée est concernée. « Vraiment, j’aime mon continent, mais quand je vois l’état de la pelouse ça me fait mal », a déploré Demba Ba, ancien joueur de Chelsea dans un tweet en date du 11 janvier 2022 qui a été repris un millier de fois.  

De la Birmanie au Cameroun

Abondamment relayée, la photo a été ramenée dans le jeu de la Can 2021 par Egyptian league Troll Screen. La https://www.facebook.com/Egyptian-league-Troll-Screen-100276312487431publication désormais épinglée par Facebook comme une infox a recueilli plus de 24 000 réactions.   Une recherche d’image inversée effectuée avec Google images et TinEye conduit à des occurrences, dont les plus anciennes remontent à décembre 2013. Cette période coïncide avec la vingt-septième édition des Jeux d'Asie du Sud-Est qui ont eu lieu du 11 au 22 décembre 2013 à Naypyidaw, en Birmanie. Selon l’article publié le 18 décembre 2013 par le site Sanook, le stade Wanna Ticky Stadium était trop délabré à l’époque au point où les organisateurs ont eu recours à la pulvérisation pour rendre la pelouse « si verte et prête à l'emploi ». Un article de déconstruction de ‎Fatabyyano فتبينوا‎, repris par les Observateurs de France 24 est parvenu à la même conclusion. En poursuivant l’analyse des occurrences, on remarque qu’un   article publié avec la même photo le 19 décembre 2013 par Thaipbs fournit d’autres précisions. Selon ce media, les photos ont été repérées à l’époque sur les réseaux sociaux des ouvriers. Les faits se sont déroulés au stade Wunna à Naypyitaw. « Le temps froid se situe entre 15 et 12 degrés et  la lumière du soleil pendant la journée n'est pas suffisante, provoquant la mort de l'herbe du stade Vanna et devant être pulvérisée en vert pour couvrir les imperfections », renseigne cette publication.

En résumé

On le sait maintenant : la photo a été publiée pour la première fois en 2013 en Birmanie. Mais, cette même image est revenue plusieurs fois sur la toile avant la Can 2021, notamment en 2015 et 2018. Sports 21 janv. 2022


7e revue annuelle des réformes et programmes de l’Uemoa : Un taux de mise en œuvre satisfaisant au Bénin
Le Bénin a fait de remarquables efforts dans la transposition des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. C’est ce qui ressort de la septième revue annuelle dont les conclusions ont été analysées, hier jeudi 20 janvier à Cotonou, par la Commission de l’Uemoa et une délégation gouvernementale. « La présente revue fait ressortir, après la phase technique, des résultats globalement satisfaisants pour le Bénin. Nous sommes à 76 % de taux de mise en œuvre des politiques, programmes et réformes communautaires », a soutenu le président de la Commission de l’Uemoa. La phase politique de la septième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa au Bénin a eu lieu hier sous la conduite d'Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Uemoa et Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. La délégation de l’Uemoa et celle du gouvernement béninois ont passé en revue les résultats de l’évaluation de la mise en œuvre des réformes, politiques et programmes communautaires au Bénin au titre de l’année 2021. Dans son mot introductif, le président de la Commission de l’Uemoa a salué les progrès remarquables du Bénin dans les domaines de la gouvernance et de la convergence économiques qui sont, précise-t-il, des domaines sensibles. Il fait ensuite observer que le Bénin a également progressé dans la lutte contre le blanchiment, la passation des marchés publics et sur d’autres aspects. Les conclusions de cette septième revue font également ressortir, dans un certain nombre de secteurs, des défis sur lesquels le gouvernement béninois devra travailler. La restitution des travaux techniques qui a suivi la phase protocolaire a d’ailleurs permis aux différents ministres de prendre connaissance des améliorations notées dans leurs secteurs et des efforts à faire pour consolider davantage les progrès enregistrés. Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances a encouragé l’Uemoa pour sa solidarité et son accompagnement en cette période où le Bénin comme les autres pays de la sous-région, doit faire face à plusieurs défis notamment d’ordre sanitaire, sécuritaire et économique. Il a formulé des vœux de prospérité à l’institution communautaire. A noter que la phase politique de cette septième revue annuelle fait suite aux travaux des experts qui se sont déroulés du 8 au 10 novembre dernier à Cotonou. A l’issue des échanges, et conformément à l’Acte additionnel instituant cette revue, le président de la Commission de l’Uemoa et le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances ont rendu compte des résultats de l’évaluation au chef de l’Etat Patrice Talon. La revue annuelle, faut-il le rappeler, vise à faire le suivi de la transposition des dispositions communautaires dans les pays membres de l’Union. Il s’agit de voir dans quelle mesure et à quel taux les réformes, politiques et programmes de l’Uemoa sont mis en œuvre au plan national; et de relever les difficultés ou insuffisances. Actualités 21 janv. 2022


Réforme de la décentralisation : Les conditions de sanction du secrétaire exécutif
Autant que les autres cadres de l’administration locale, le secrétaire exécutif est susceptible d’être sanctionné dans certaines situations. Avec la promulgation de la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale, le secrétaire exécutif prend entièrement sa place au sein de l’administration des collectivités territoriales. Malgré les avantages que lui confère la loi, le secrétaire exécutif peut s’exposer à des sanctions en cas de manquements. Selon le Code, le secrétaire exécutif, bien qu’étant le premier responsable de l’administration des mairies, peut faire l’objet de plusieurs sanctions, selon les cas, conformément au régime de ses responsabilités. « Le secrétaire exécutif est, en sa qualité de fonctionnaire ou d’agent contractuel, punissable du chef des faits constituant une faute disciplinaire en vertu et conformément aux règles statutaires ou stimulations contractuelles auxquelles il est soumis. Toutefois, le secrétaire exécutif peut être révoqué de ses fonctions, pour faute lourde… », stipule l’article 143 du Code de l’administration territoriale. Parlant de faute lourde, il s’agit de tout fait réprimé par la loi pénale et constitutif d’une atteinte à l’honneur ou à la probité, toute violation des règles de déontologie administrative représentant un manquement grave ou un abus de pouvoir, ou qui induit un dysfonctionnement grave dans l’exécution ou le fonctionnement du service public. C’est aussi toute violation des règles de déontologie administrative qui porte gravement atteinte aux intérêts de la commune. Dans l’un ou l’autre de ces cas, c’est le maire qui constate l’infraction, mais il ne peut à lui tout seul décider du sort du secrétaire exécutif. L’article 144 lui impose de saisir le conseil de supervision à qui il incombe de décider « s’il y a lieu à délibérer sur la révocation et saisit le préfet à cette fin ». Plus loin, le même article précise que « la révocation du secrétaire exécutif est décidée par délibérations favorables du préfet d’une part et du conseil de supervision d’autre part, prises en réunion conjointe. La date et le lieu de la réunion sont notifiés au préfet, par le président du conseil de supervision, au moins huit (08) jours avant sa tenue ». Dans la suite de la procédure, le secrétaire exécutif mis en cause a le droit de faire valoir ses moyens de défense auprès du conseil de supervision avant que ce dernier statue et délibère. Mais à terme, c’est au maire de prendre l’acte de révocation du secrétaire exécutif. Et ce n’est pas tout. « Le secrétaire exécutif peut également être révoqué pour faute lourde par décret pris en conseil des ministres, après rapport circonstancié du préfet… », ajoute l’article 145. La révocation, et après ? Dès son éviction, le secrétaire exécutif n’a qu’une seule voie de recours. Non pas sur la révocation elle-même mais sur les implications financières. Selon l’article 146, la décision de révocation du secrétaire exécutif n’est susceptible que d’un recours en indemnité devant la juridiction compétente. Ce recours s’exerce dans les forme et délai de droit commun. Mais avant, il peut saisir, selon le cas, l’administration communale ou le ministre chargé des Finances de sa demande d’indemnité. Par ailleurs, la faute lourde n’est pas le seul motif de révocation du numéro 1 de l’administration des mairies. Bien qu’ayant un large domaine de compétences, le secrétaire exécutif a l’obligation de résultats. Autrement, il s’expose à une sanction de sa hiérarchie. « La procédure disciplinaire en cas de faute lourde est également applicable en cas d’insuffisance de résultats du secrétaire exécutif reprochée par le maire », stipule l’article 147 du Code de l’administration territoriale. Ce faisant, la nouvelle législation qui met le secrétaire exécutif, au cœur du développement local lui impose des actions concrètes qui impactent réellement le quotidien des populations. Ce qui constitue une avancée dans le processus de décentralisation puisqu’en dehors des séances de reddition de comptes, les maires n’avaient pas une obligation de résultats. Dès que la révocation est prononcée, le secrétaire exécutif est remplacé par un directeur du secrétariat exécutif pour une période maximum de quinze jours. Actualités 20 janv. 2022


Abomey-Calavi : Elle tue son enfant en voulant le sanctionner
Triste nouvelle. À Tankpè, dans la commune d'Abomey-Calavi, une femme tue son propre garçon qui lui a dérobé de l'argent. Le drame est survenu alors qu'elle infligeait un châtiment corporel a ce dernier. Filmée, son image est diffusée sur les réseaux sociaux depuis quelques heures. La scène qui s'est déroulée, non loin du marché de Djadjo a été confirmée par le chef quartier, joint au téléphone. Elle a été interpellée par la police. Actualités 20 janv. 2022


Pêche et aquaculture : Faciliter les opportunités aux femmes
Le secteur de la pêche et de l’aquaculture contribue aussi au développement des pays. Le Bénin prend ses dispositions pour en tirer le meilleur. La longue côte de l’Afrique subsaharienne fait de la pêche un secteur important pour les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de millions de personnes. L’Organisation internationale du travail (Oit) évalue à plus de cinq millions le nombre de personnes que ce secteur emploie dans la région en 2018. L’aquaculture maritime se développe aussi rapidement en Afrique. La principale activité aquacole est l’élevage en eau douce, de tilapia et de poisson-chat. Selon une étude de l’Onu-femme en collaboration avec la Banque africaine de développement, en Afrique subsaharienne, la pêche à petite échelle domine. Ce sont en grande partie les femmes qui exercent des activités post-récolte, y compris la transformation et la commercialisation. Dans la pêche marine à petite échelle, elles se procurent le poisson auprès de sources familiales et communautaires ou en achètent auprès de vendeurs et de négociants locaux. La transformation du poisson à petite échelle implique un ajout à faible valeur grâce à des méthodes telles que le séchage, le fumage, le salage et la fermentation. L’Onu-Femme et la Banque africaine de développement (Bad) font remarquer qu’une grande proportion de l’emploi dans le secteur de la pêche est informelle. Pourtant, les femmes jouent un rôle croissant dans l’aquaculture en Afrique subsaharienne. Plus de 80% des 25 000 producteurs d’algues de la Tanzanie sont des femmes, et le Nigeria fournit des exemples de femmes entrepreneuses qui ont développé des fermes piscicoles intégrées à grande échelle en eau douce, où les produits sont transformés et emballés pour satisfaire les besoins des marchés cibles spécifiques, consommateurs individuels, restaurants, écoles, hôpitaux,…. Les femmes béninoises n’en font pas moins. Certaines de ces entreprises n’emploient que des femmes à divers postes de production et techniques. Cependant, l’aquaculture en eau douce nécessite généralement un accès à la terre, ce qui constitue une contrainte majeure pour les femmes. L’étude de l’Onu-femme indique que des données limitées sont disponibles sur le potentiel des emplois verts dans le secteur de la pêche, mais l’aquaculture semble être un domaine où d’importantes opportunités pour les femmes pourraient émerger. Toutefois, elles risquent d’être marginalisées dans des emplois de faible qualité et par la cooptation de nouvelles opportunités par les hommes. Il s’agit d’un secteur essentiel pour ouvrir des opportunités aux femmes dans les zones rurales ou pauvres. Il mérite donc à ce titre l’attention des décideurs politiques. Le Bénin s’y met Là-dessus, le Bénin sait comment s’y prendre. Sa collaboration dans ce cadre avec l’Agence internationale de la coopération japonaise (Jica) lui permet d’accélérer ses efforts. « On a besoin d’avoir la connaissance du métier pour le pratiquer», justifie Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, au cours d’une cérémonie de remise de matériel de pêche et d’aquaculture, d’intrants et d’aliments de poisson, lundi 17 janvier dernier aux organisations professionnelles de pisciculteurs. Cette connaissance, le Bénin en bénéficie de son partenaire japonais à travers la formation de trois mille pisciculteurs à divers niveaux de compétence. Pour Gaston Dossouhoui, la clé pour soutenir les efforts des pisciculteurs et des femmes à tous les niveaux passe par la production de poisson. Les volets sécurité et assainissement ne doivent pas être banalisés. « Si nous voulons produire et pêcher du bon poisson dans les plans d’eau, il va falloir les mettre en état de salubrité », recommande-t-il. Le Bénin a relevé ce défi en 2020 et 2021. Il a également réussi à mettre en place une brigade de salubrité et de surveillance de ses plans d’eau. Cette brigade représente le bras armé du gouvernement béninois pour amener la communauté des pêcheurs à observer les règles. L’observance de ces mesures permettra aussi aux femmes exerçant dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture d'y trouver leur compte. Société 20 janv. 2022


Présentation des copies figurées au Maec : Deux nouveaux ambassadeurs se conforment
Mia Rimby échangeant avec Aurélien AgbénonciEn attendant l’étape de la présidence, ce jeudi, les ambassadrices de la Suède et du Canada ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, ce mercredi 19 janvier. Mia Rimby, ambassadrice du Royaume de Suède près le Bénin avec résidence à Stockholm, et Lee-Anne Christine Hermann, ambassadrice du Canada au Bénin avec résidence à Ouagadougou, ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance au ministre Aurélien Agbénonci. Elles se sont conformées à cette exigence diplomatique dans une ambiance très conviviale avec leur hôte. Au terme des audiences distinctes, les deux ambas-sadrices ont exprimé leur joie d’être au Bénin. Mia Rimby rappelle que la situation sanitaire mondiale liée à la Covid-19 rend difficiles les déplacements mais elle fera tout ce qui est de son possible pour venir au Bénin régulièrement afin de mieux connaître le pays et surtout de voir comment les deux Etats pourront fortifier leurs relations. « La mission de la Suède, c’est de trouver des partenariats communs avec le Bénin pour un développement sain et prospère. Je suis sûre qu’il y a plusieurs choses qu’on peut faire ensemble », affirme la diplomate suédoise. « Entre autres, poursuit-elle, la protection et la promotion de la femme. La Suède est l’un des pays du monde qui a vraiment œuvré pour la promotion de la femme dans la société… ». Le Bénin s’est définitivement lancé sur cette voie, et la diplomate dit n’avoir pas manqué de « féliciter le pays auprès du ministre des Affaires étrangères pour tout ce que le gouvernement a déjà fait pour la protection de la femme contre les violences, et pour son indépendance économique ». De son côté, l’ambassadrice du Canada note aussi qu’il y a beaucoup d’opportunités avec le Bénin. « On a la chance d’avoir un bureau ici à Cotonou plus un autre bureau de développement des relations entre nos deux pays. Avoir ces bureaux, ici, nous renforce davantage », ajoute Lee-Anne Christine Hermann. Notons que la séance de présentation des lettres de créance au président Patrice Talon, est prévue pour ce jeudi au palais de la Marina. Outre les ambassadrices de Suède et du Canada, six autres chefs de représentation diplomatique au Bénin sont conviés à l’exercice. Il s’agit des ambassadeurs de Libye, Pologne, Algérie, Guinée-équatoriale, Israël et Arabie saoudite. Actualités 20 janv. 2022


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