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Nouvelles

Portrait Kogblévi Aziadomè, une vie aux cadences des défis
Rien ne lui est venu par hasard. Au pas de charge, Kogblévi Aziadomè a relevé les défis successifs qui se sont dressés sur son chemin. Le destin fera le reste. Lumière sur une vie aux mille et un rebondissements. Il est assurément un communicateur dans l’âme. Tout parle en lui. Y compris son silence intermittent lors de ses discours. Le professeur Kogblévi Aziadomè est de ces hommes qui ne parlent que quand c’est nécessaire. Certainement un disciple d’Euripide, un des trois grands tragiques de l'Athènes classique : « Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence ». Son habituelle sérénité reste une arme qui lui a été très précieuse, tout au long de son parcours. Sa calvitie frontale donne bien raison à ceux qui assimilent les chauves aux sages. Son élégance même dans les plus simples tenues, sa légère moustache, sa fraicheur contagieuse, son allure imposante et son teint clair bronzé l’imposent comme un charmeur né, même fort de ses 81 ans. Lui qui pourtant n’avait point conscience de son effet auprès des filles jusqu’à la fin de ses études supérieures. Peut-être ne mesurait-il pas ses atouts physiques. Mais il avait la certitude en ce moment-là que « la femme n’était pas une priorité ». « Mon seul compagnon, c’était le travail », lance-t-il lorsqu’on aborde ce pan de sa vie. Et il a bien raison, car son histoire n’a rien d’un conte de fée. Non pas que Kogblévi Aziadomè et ses 12 frères et sœurs avaient manqué du minimum nécessaire pour vivre. Mais qu’il lui a fallu construire pierre par pierre l’homme qu’il est devenu. D’ailleurs, l’un de ses challenges a été de reconstituer l’année de sa naissance. « Ils estiment que je suis né en 1946. Mais en réalité, je dois être né entre 1941 et 1943 ; donc probablement en 1941 ou 1942, car je me rappelle avoir participé au ramassage de la terre ayant servi à construire la première classe de l’école de Honton à Dogbo, ma commune natale, en 1948 », se souvient-il. Son apparence joviale avec un sourire délicatement logé aux coins des lèvres cache très mal les empreintes que lui ont laissées ses parcours académique et professionnel. Très tôt, l’élève qu’il était avait compris qu’il n’avait d’autre choix que de vivre, voire survivre au rythme des péripéties et blocages. Au quotidien, il se devait alors de transformer les crevasses en ponts, la tristesse en joie et la fin d’une réalité affligeante en un début d’une autre plus agréable. Demandez lui comment il est parvenu à franchir les nombreux obstacles qu’il a connus et il vous répondra comme le refrain d’un hymne à la réussite: « Le défi, c’est le super carburant qui me pousse vers l’avant». Un leitmotiv qui découle des préceptes de son père : « La seule chose qui tombe gratuitement du ciel, c’est la pluie ». Amoureux de l’écriture et de la lecture, il comprendra que la philosophie de son géniteur, ce prince Ashanti, dont le sourire était plutôt rare comme un merle blanc, n’avait rien à envier à celle de grands auteurs contemporains. De la blouse au sol Rien ne liait à l’origine le professeur Kogblévi Aziadomè à la pédologie ou plus précisément à la microbiologie des sols. Son seul souhait qu’il clamait fort, c’était d’être médecin. Faible de santé avec de récurrents maux de ventre, il nourrissait l’ardent désir d’être au chevet des malades pour leur administrer les soins dont ils auraient besoin pour être d’aplomb. Ce n’était donc pas un hasard s’il avait fait l’option des sciences expérimentales en classe de Terminale. D’ailleurs, à cette étape de ses études secondaires au collège Victor Ballot de Porto-Novo qui deviendra plus tard Lycée Béhanzin, il n’avait pas eu froid aux yeux pour s’en ouvrir vertement à son enseignante Mme Adjovi, biologiste de formation et française d’origine, qui gérait les bourses d’études. Cette dernière conditionne l’octroi de cette bourse au jeune Aziadomè non seulement à son succès au baccalauréat mais surtout à sa performance en biologie. C’était le défi qu’il ne fallait pas lancer à ce féru des études qui a très souvent été le meilleur de sa promotion. Du moins dès la fin du cours élémentaire puisqu’il n’avait pas été très brillant les trois premières années du cours primaire, reconnaît-il humblement. « Malheureusement pour moi, je suis admis au Bac avec une note de 18 sur 20», renseigne-t-il. Malheureusement? Oui. C’est sans ironie. Car contre toute attente, l’enseignante, pour montrer toute sa fierté d’avoir un apprenant digne d’être sa relève, lui proposera une bourse d’étude en biologie. Il garde en mémoire in extenso la rime sadique de cette dame: « J’avais toujours rêvé d’avoir quelqu’un comme toi pour ma relève. Maintenant, c’est fait ! Mais si d’aventure l’idée te venait de me désobéir, il va falloir que tu ailles voir ton père dans la cambrousse pour qu’il te paie la bourse ». Rêve de médecin brisé ! Aziadomè n’avait pas le choix. Il plie comme un roseau mais ne rompt pas. Son inscription en chimie, biologie et géologie à l’Université de Dakar est aussitôt faite en 1966. Le jeune étudiant, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, se remet au travail avec ardeur, excellant toujours dans toutes les matières. Il croyait certainement être au bout de ses peines et se projette comme spécialiste de l’une des disciplines de la biologie dans quelques années. Erreur ! Son rêve sera de courte durée. Deux ans exactement. En 1967, soit la première année de Cbg, il refait l’erreur d’obtenir la note de 18 sur 20 en géologie. Suffisant pour que l’enseignant de cette discipline, avec une douce pression, l’oriente vers cette science. Kogblévi Aziadomè a désormais la confirmation que sa vie sera faite de défis. Que ses certitudes se mueront en désillusions mais qu’il va falloir s’adapter puisqu’il n’est pas au bout des coups du destin qui le conduisait en Europe. En effet, en descendant dans la fraîcheur de Nancy (- 9°C), à l’Est de la France en décembre 1968 pour poursuivre ses études en géologie, Kogblévi Aziadomè était loin de savoir qu’il aura beaucoup chaud dans la deuxième phase de son cursus universitaire dans l’Hexagone. L’obtention successive de la Maîtrise et du Diplôme d’études approfondies le confortait dans la posture que tout se déroulerait bien. Mais la désillusion ne tardera pas à frapper à sa porte. Et cette fois-ci sous forme de racisme. En fait, contre toute attente, c’est le directeur du centre de recherches dans lequel il évoluait qui s’oppose à ce qu’il fasse le cycle doctoral. Le prétexte est tout renversant. Selon le directeur, les pays africains qui venaient une dizaine d’années plus tôt d’obtenir leur indépendance, n’avaient pas besoin d’intellectuels de ce niveau académique. Le jeune dahoméen ne dut son salut qu’au directeur adjoint du même centre qui avait auparavant eu un séjour sur le sol de Béhanzin, Bio Guéra et Kaba. Ironie du sort, dernier à avoir obtenu son sujet de thèse, le jeune dahoméen sera le premier à soutenir sa thèse et obtint la mention « Très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité». Mieux, durant quatre mois, le même directeur qui, quelques mois plus tôt, le trouvait indigne d’obtenir le doctorat, lui fera une cour assidue pour l’employer. Mais son patriotisme débordant et sa fierté ne lui permettent pas de céder aux offres mielleuses. Il plie bagage et retourne dans son pays. Au front ! Le patriotisme au corps, le professeur Kogblévi Aziadomè sera sur le front de la sécurité alimentaire dans son pays à partir d’août 1973. Ses premières années professionnelles n’ont pas été de tout repos. Tout était à faire dans son domaine d’activité. Au Dahomey où il n’avait ni pipette, ni tube à essai, encore moins un microscope optique à sa disposition, comme le lui prédisait le courtisan directeur du centre de recherches de Nancy, Dr Kogblévi Aziadomè devra faire valoir ses compétences à travers des consultations à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) dans diverses positions administratives et sur plusieurs projets de grande envergure pour cette Afrique qui renaissait. Au Zaïre-Nil, au Rwanda, au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Niger, en Guinée, au Sénégal, en Tunisie… les talents de ce Dahoméen amoureux des sols se sont exprimés avec éclat. Son expertise avérée était bien appréciée. Mais autre coup du sort pour lui, sa demande d’être nommé à un poste international a reçu une fin de non-recevoir du directeur général de la Fao. Pourtant, c’était reconnu qu’il le méritait bien. Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, il poursuit son chemin. Dans son pays et partout où il est passé, le fils de Honton a été un précurseur de la lutte contre la désertification. Les nombreuses plantations d’anacardier, de palmier à huile, les vergers et autres mis en place constituent des marques indélébiles de ses actions. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, c’est en parcourant les contrées de sa terre natale que le professeur retourne à ses premières amours : prodiguer des soins aux malades. Loin des sérums, vaccins et autres médicaments occidentaux, il découvrira davantage les vertus des plantes dont il était amoureux depuis son jeune âge. Et depuis soixante ans, l’idylle entre les deux tourtereaux, sans laisser apparaître la moindre ride, ne décroche que des lauriers. De ces plantes dont il s’entoure avec aisance comme si elles faisaient partie de son être, le phytothérapeute tire nombre de recettes dont la renommée traverse les frontières africaines. Des dizaines de milliers de malades du foie lui doivent aujourd’hui leur survie. Des victimes de morsure de serpents ont toujours la vie sauve grâce aux produits de ses inventions. Il garde au fond de sa mémoire l’histoire de ce jeune homme presque mourant qui se tordait de douleur mais qui avait retrouvé toute sa lucidité en moins de vingt-quatre heures juste après avoir ingurgité l’une de ses potions. Ce serait un euphémisme de dire que très peu de maladies ont de secret pour Aziadomè. D’ailleurs, il ne manque aucune occasion lors des rencontres régionales ou internationales pour dénoncer la marginalisation de la phytothérapie. «Je leur dirai encore mes vérités », lance-t-il pour annoncer l’allure de ses interventions futures à des assises des praticiens de la médecine traditionnelle devant se tenir à Dakar au Sénégal sur la pandémie du coronavirus. En attendant que les scientifiques africains reçoivent la considération qui est la leur, l’amoureux des plantes se réjouit des hommages qu’entendent organiser pour lui cette année 2022 d’anciens patients et amis. Chef et humble Avec une grande facilité, on pourrait classer le professeur Kogblévi Aziadomè parmi ces hommes qui estiment que la femme est un mal nécessaire. Certains de ses collaborateurs le lui disent souvent. Mais cela ne fait pas de lui un misogyne. Marié à Gisèle Kpadé avec qui il a eu quatre enfants, trois garçons et une fille, il lui doit son acceptation du rendez-vous subit qu’il a eu ce dimanche du mois de mars 1987 avec Martin Dohou Azonhiho, alors ministre du Développement rural et de l’Action coopérative, et qui le mettra davantage au-devant de la scène politique. « Nous étions un dimanche et elle m’informa que j’avais un appel de Azonhiho. Ma décision était de ne pas recevoir l’appel. Mais face à l’insistance de ma femme qui a aussitôt apprêté mes habits, je n’ai pas eu de choix », se souvient-il avec sourire. Ce jour-même et à la suite de la proposition du ministre, Aziadomè accepte d’occuper le poste de directeur général du ministère, actuellement appelé directeur de cabinet. Il ne pouvait en être autrement puisqu’il n’est pas du genre à s’investir dans des bras de fer. Il restera dans ces fonctions jusqu’à l’avènement du Renouveau démocratique. Pour ses compétences, il sera nommé conseiller technique à l’Agriculture d’abord par le premier ministre puis par le président de la République. C’était sans savoir qu’un autre défi l’attendait au détour des élections législatives ! En fait, il y eut ce temps où les électeurs votaient, non pas pour l’argent mais par conviction. Un temps où les hommes politiques rivalisaient de stratégies de proximité pour convaincre les électeurs. Un temps où la politique avait encore toute sa beauté. Ressortissant de la 12e circonscription électorale, Aziadomè Kogblévi est convié à être candidat aux deuxièmes élections législatives de l’ère du Renouveau démocratique en 1995. Un an plus tôt, il quittait le Parti social-démocrate (Psd) pour la Renaissance du Bénin, en toute liberté et sans aucune rancœur ou rancune avec ses anciens partenaires politiques. Mais ce n’était pas le plus important. Sur le terrain électoral où deux députés étaient attendus, le technocrate mais néanmoins politique devra parvenir à imposer sa formation politique. Et comme rien ne résiste à Aziadomè, il affronte ce challenge juste avec une natte. «Je passais de village en village et je dormais où la nuit me surprenait. Rien que le fait de me voir dormir dans des maisons anodines faisait plaisir aux populations et participait à l’augmentation de mes potentiels électeurs. Ils me rassuraient de leur total engagement pour ma cause », se souvient-il. Et le résultat n’a pas été décevant. Non seulement il a été élu mais il s’en est fallu de peu pour que son parti arrache la deuxième place. Hélas ! Mais élu député, il ne restera que quelques mois, car il sera nommé ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme. La fin du seul mandat du président Nicéphore Soglo le projettera définitivement vers les plantes. Et il y est resté jusqu’à ce jour. Dans son bureau, sur sa véranda, dans sa cour… partout où il y a le professeur Kogblévi Aziadomè, il y a les plantes, les tortues, presque ses animaux de compagnie avec qui il prend du plaisir à « discuter ». De son parcours, ses désillusions, ses réussites, les blocages connus et autres, Kogblévi Aziadomè estime qu’il ne s’agit que de son destin. Il le résume si bien dans son opuscule autobiographique intitulé ‘’Ma pauvre petite vie’’: « Tout se passe comme si nous venons au monde avec un cahier des charges d’une précision d’horloge. Le tracé du parcours de notre vie suit une logique implacable et inébranlable qui échappe à notre propre logique. Rien ne dépend de nous. Nous vivons notre vie sans nous comme des marionnettes, comme des pions mus par des mains invisibles sur lesquelles nous n’avons aucune prise, aucune emprise. Rien ne dépend de nous. Rien ne vient de nous. Nos réussites et nos échecs nous viennent d’ailleurs. Il faut donc savoir raison garder en tout pour ne pas s’approprier ce qui ne vous appartient pas et ne pas s’attribuer une gloire qui vient d’ailleurs… ». Société 14 janv. 2022


Malawi # Zimbabwe : La relance comme maître-mot
Au risque de compromettre leur avenir pour la suite de la compétition, toute défaite est interdite aussi bien aux Flames du Malawi qu’aux Warriors du Zimbabwe qui, dans le Groupe B, ont rendez-vous cet après-midi au stade Kouekong, à Bafoussam. Ce qui augure d’un match équilibré au cours duquel la sélection qui se montrera plus réaliste, l’emportera. Battus tous les deux, lors de leur première sortie dans la compétition, les Flames du Malawi et les Warriors du Zimbabwe qui s’affrontent cet après-midi au stade Kouekong, à Bafoussam, n’ont pas le droit à l’erreur. Leur maître-mot, en abordant la partie, sera la relance. Les deux sélections voudront se remettre sur la bonne voie. Malheur donc au vaincu. A défaut de voir son séjour au Cameroun être raccourci, il ne sera plus maître de son destin. Les Malawites et les Zimbabwéens entraînés respectivement par Meke Mwase et Norman Mapeza sont donc informés. Ils savent désormais à quoi s’en tenir. Ce qui augure d’un match ouvert et appelé à être disputé de bout en bout, en plus d’être un derby de la zone Cosafa. En effet, les deux sélections se connaissent parfaitement. A ce titre, elles ne se permettront aucun calcul. Rappelons qu’elles avaient été battues, lundi 10 janvier dernier, sur le même score de 1-0, par les deux favoris de cette poule B. Pendant que le Malawi tombait devant la Guinée, le Zimbabwe s’inclinait face au Sénégal, suite à un penalty transformé à la 97e min par Sadio Mané. Sur leurs sept dernières confrontations, le Zimbabwe s’en sort avec trois victoires contre quatre matches nuls. Sports 14 janv. 2022


Marché central de Tanguiéta : Des efforts d’assainissement s’imposent
Au marché central de Tanguiéta, usagers et déchets solides se côtoient au quotidien. Un effort d’assainissement de cet espace marchand permettrait de réduire la pollution ambiante. Au niveau du marché central de Tanguiéta au nord-ouest du Bénin, précisément dans le département de l’Atacora, l’assainissement des lieux s’mpose. Dans ledit marché, les déchets produits jonchent l’un des couloirs donnant accès aux toilettes. Ils obstruent ainsi le passage aux usagers qui n’ont autre choix que de côtoyer cette montagne de déchets de diverses natures. Lesdits déchets disputent parfois les emplacements aux marchands qui se résignent à la situation, selon plusieurs témoignages. C’est une réalité que beaucoup disent ne pas supporter mais qu’à défaut d’une solution durable, ils y sont contraints. Il faut constater que le bac à ordures fait défaut. Ce qui occasionne les jets anarchiques d’ordures dans ce couloir menant aux toilettes du marché. En attendant que les autorités communales n’agissent pour enlever les ordures, les dépôts se font et rendent le cadre de vie malsain. Cet acte, faut-il le rappeler, est en déphasage avec la politique au niveau national en la matière. Le régime de la Rupture a une volonté manifeste de l’assainissement du cadre de vie et les moyens sont déployés dans ce sens pour réduire la pollution avec ses corollaires de maladies diverses. Les politiques au niveau déconcentré doivent accompagner les efforts du gouvernement pour assainir le cadre de vie des populations. Il est donc à souhaiter que la commune de Tanguiéta accompagne la politique d’assainissement en cours afin de réduire la pollution dans le marché. Société 14 janv. 2022


Protection et promotion de la femme : L’Inf salue la dynamique du chef de l’Etat
La protection et la promotion de la gent féminine ne se limitent pas aux mots. Le chef de l’Etat, Patrice Talon vient d’en donner la preuve en promulguant trois différentes lois le 20 décembre 2021 pour le bonheur des filles et des femmes au Bénin. L’Institut national de la femme (Inf), salue une démarche historique. La promotion et la protection de la femme sont des comportements que prônent les pouvoirs exécutif et législatif au Bénin. La promulgation, le 20 décembre 2021, de trois lois majeures sur la protection de la femme, de la fille et de la famille par le chef de l’Etat, Patrice Talon en est une preuve. Il s‘agit de la loi N°2021-13 du 20 décembre 2021 modifiant et complétant la loi N°2002-07 du 24 août portant Code des personnes et de la famille ; de la loi 2021-12 du 20 décembre 2021 modifiant et complétant la loi N°2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction et de la loi N°2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin. Selon Claudine Afiavi Prudencio, présidente de l’Institut national de la femme (Inf), le chef de l’Etat vient de poser un acte majeur en faveur de la gent féminine. « En promulguant ces trois différentes lois initiées par son gouvernement, le président de la République a posé l’acte ultime qui traduit la matérialisation de son engagement politique inégalé en faveur de la protection et de la promotion de la femme béninoise ». L’Institut national de la femme « lui rend hommage pour sa détermination et sa clairvoyance à protéger et à promouvoir les femmes béninoises avec un discours empreint d’une farouche volonté politique et des actes concrets joints en son temps réel à la parole ». Ces trois dispositifs législatifs au profit des femmes constituent un signal fort contre les violences basées sur le genre. Ils permettront de corriger les lacunes du passé. « Les lois qui entrent ainsi en vigueur consacrent d’une part le renforcement du dispositif législatif de répression des violences faites aux femmes et aux filles avec des sanctions pénales désormais à la hauteur de la souffrance des victimes et d’autre part, la restauration de l’égalité homme-femme là où des dispositions légales antérieures ont institué des inégalités basées sur le sexe », se réjouit Claudine Afiavi Prudencio. Les temps ont changé Selon elle, les auteurs des violences basées sur le genre ont le choix entre protéger les femmes ou subir la rigueur de la loi. « A vous qui vous illustrez encore dans les pratiques de harcèlement sexuel, de viol, d’agression sexuelle, de mariage forcé, de mariage précoce, de mutilation génitale et de toute autre forme de violence aggravée à l’égard des femmes et des filles, c’est le moment de vous repentir et de changer. Il vous faut changer en vous abstenant de ces crimes, parce qu’au Bénin, les temps ont changé », avertit-elle. Dans tous les cas, l’Inf et les juridictions compétentes veillent au grain. « Plus aucun crime contre la femme et la fille ne restera impuni, car ce n’est plus la victime seule qui décide d’assigner son bourreau en justice. L’Inf a désormais plein pouvoir pour porter plainte sur n’importe quel cas de violence faite aux femmes et aux filles sans que le défaut de qualité ou l’intérêt puisse lui être opposé ». « Désormais, la Criet est compétente pour connaître des infractions commises à raison du sexe des personnes. Au lieu de se retrouver devant la Criet pour raison de violence faite aux femmes et aux filles, il faut les protéger pour devenir les alliés de l’Inf», préconise-t-elle. Elle encourage par la même occasion, les hommes et autres acteurs qui portent le combat de l’émancipation des femmes. « A vous qui êtes déjà engagés dans la protection et la promotion de la femme béninoise et qui vous comportez en conséquence dans la société, l’Inf vous félicite et vous invite à maintenir le cap de votre engagement au profit de la construction d’une société égalitaire sans violences faites aux femmes et aux filles ». Société 14 janv. 2022


Evolution des services financiers numériques : Plein essor de l’activité de la monnaie électronique
L’activité de la monnaie électronique est en plein essor dans la zone Uemoa, contribuant à l’inclusion financière dans les Etats membres. Mais les défis à relever restent multiples en vue d’un écosystème plus fiable. Au Bénin, 608,79 millions d’opérations ont été traitées pour un montant total de 4 347 milliards F Cfa en 2020, soit une hausse de 83,64 % en volume et 54,20 % en valeur par rapport à 2019, selon le Rapport annuel 2020 sur la situation des services financiers numériques dans l’Uemoa. Au niveau de la distribution, note le document de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), il est constaté une progression de 61,53 % des points de services financiers qui s’établissent à 174 297 à fin décembre 2020. Au total, cinq initiatives d’émission de monnaie électronique ont été dénombrées, avec deux nouveaux déploiements de services avec la Ccei-Bank Bénin et Uba Bénin. Ces établissements ont enregistré 15,44 millions de comptes de monnaie électronique ouverts, à fin décembre 2020, en progression de 34,40 % par rapport à l’année précédente. Le taux d’activité de ces comptes est ressorti à environ 34,02 % contre 37,55 % en 2019, d’après le rapport. Le Bénin détient 16,39 % du nombre total de comptes de monnaie électronique dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) derrière la Côte d’Ivoire avec 27,72 millions de comptes (29,42 %) et devant le Burkina Faso (16,21 %), le Sénégal (14,08 %), le Mali (9,18 %) et le Niger (6,88 %), le Togo (6,05 %), la Guinée-Bissau (1,79 %). Au niveau régional, ce sont 42 initiatives d’émission de monnaie via la téléphonie mobile qui ont été enregistrées avec notamment l’entrée de cinq nouveaux établissements. Les banques détiennent la majorité des offres avec 29 initiatives, suivies des établissements de monnaie électronique avec 12 initiatives. Le taux d’activité s’est consolidé pour atteindre 45,43 % en 2020, contre 43,64 % en 2019 et 37,77 % en 2018. Cette progression, analyse la Bceao, traduit le dynamisme de ce secteur dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19. Le secteur a contribué à hauteur de 48,61 % (contre 38,8 % en 2019) au taux d’inclusion financière de l’Union établi à 63,8 % en 2020. Demandes en hausse Les demandes auprès de la Banque centrale pour l’émission de la monnaie électronique se sont multipliées. Le nombre global de points de services a progressé de 30,72 % pour s’établir à 1 071 390 à fin 2020, contre 819 608 à fin 2019. En ce qui concerne la demande des services financiers numériques, le nombre de comptes de monnaie électronique est ressorti à 94,23 millions en 2020 contre 76,9 millions en 2019, soit une augmentation de 22,43 %. Les établissements de monnaie électronique (Eme) détiennent 60,14 % du nombre total de comptes de monnaie électronique ouverts, contre 66,28 % en 2019. Cette baisse de 6,14 % est imputable principalement au développement des partenariats entre les banques et les sociétés travaillant sur des solutions financières innovantes (Fintech) ou les entreprises de télécommunication qui détenaient 39,86 % des comptes de monnaie électronique. En termes d’utilisation, les transactions ont progressé de 38,27 % en volume et de 44,25 % en valeur pour atteindre 3 497,28 millions d’opérations d’une valeur totale de 41 455,32 milliards F Cfa en 2020, contre 2 632,07 millions d’opérations pour une valeur de 28 738,42 milliards F Cfa une année plus tôt. Près de 9,71 millions d’opérations en moyenne ont été traitées quotidiennement par l’ensemble des plateformes de paiement mobile de l’Union, contre 7,31 millions en 2019. La valeur moyenne journalière des transactions est estimée à environ 115,15 milliards de F Cfa en 2020 contre 79,83 milliards F Cfa en 2019, soit une hausse de 44,25 %. Malgré le boom qu’il connaît avec un volume considérable de transactions, la finance digitale reste confrontée à de nombreux défis. Ceux-ci sont liés notamment à l’adéquation du cadre réglementaire et de surveillance, le cloisonnement de l’écosystème et la multiplication d’initiatives nationales et privées d’interopérabilité, l’identification et la protection des usagers ainsi que la sécurité des transactions. En fait, des risques subsistent et sont relatifs à la protection des détenteurs de compte de monnaie électronique, en cas de défaillance des émetteurs ou de la banque de domiciliation du compte de cantonnement des fonds, à l’exercice illégal de l’activité de monnaie électronique, à la complexité des modèles de multi-partenariats développés par les banques avec des prestataires techniques. Pour un écosystème innovant ! Tant au niveau national que régional, le cloisonnement des systèmes de paiement électronique reste l’une des caractéristiques essentielles de l’écosystème des paiements. Cela se traduit par l’inefficience des mécanismes de compensation avec des risques de défaillance, l’ouverture de corridors pour les transferts transfrontaliers et la multiplication d’initiatives publiques et privées en matière d’interopérabilité. C’est en cela que le projet régional d’interopérabilité des services financiers numériques dans l’Union initié depuis 2017 revêt toute son importance. Il devra être accéléré pour la mise en place d’une infrastructure permettant les échanges de compte à compte, quels que soient le type de comptes, les acteurs, les canaux et les services utilisés. Ainsi, les transactions seront-elles irrévocables et instantanées. L’objectif est de bâtir un écosystème inclusif et innovant, basé sur une concurrence équitable et des partenariats bénéfiques pour tous les acteurs. Pour ce qui est de l’identification des usagers des services financiers, la mise en place d’un système harmonisé s’avère nécessaire pour pallier le phénomène de multibancarité. En fait, une même personne peut être répertoriée autant de fois qu’elle dispose de comptes. Cela fausse quelque peu l’évaluation des indicateurs d’inclusion financière et le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. L’attribution aux clients des institutions financières d’une identité unique et acceptée par tous les fournisseurs de services financiers devrait permettre l’authentification de l’identité des usagers, au moment des transactions par la biométrie. Toutes choses qui devraient contribuer dans un avenir proche à l’amélioration de l’accès des populations aux services financiers numériques, à l’assainissement de l’écosystème en termes de transparence dans la tarification, de qualité des services et de réduction des coûts des transactions, espère la Bceao. Pour sa part, l’institut d’émission entend mettre l’accent sur l’émission de la monnaie électronique par les trésors publics nationaux (Tpn), l’ouverture d’un Bureau de connaissance et de suivi des Fintech (Bcsf) ainsi que la création d’un Laboratoire d’innovation financière (Lif), outre la poursuite de l’interopérabilité des services financiers numériques et la révision du cadre réglementaire régissant les activités en la matière. Economie 14 janv. 2022


Traitement des questions sécuritaires et autres sujets sensibles : Le recadrage pédagogique de Rémi Prosper Morreti
L’occasion de présentation des vœux aux acteurs des médias, mercredi 12 janvier, a été saisie par Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication (Haac), pour opérer un recadrage qui s’est voulu très pédagogique, et non pas forcément dans une perspective de déploiement de la régulation qui incombe à la Haac. Au-delà des cordialités et discours d’usage des cérémonies de présentation de vœux du nouvel an, le président de la Haac a marqué les esprits lors de ses échanges avec les responsables des organes publics et d’organisations faîtières des médias. C'est sur le traitement adéquat qui doit être accordé aux questions sécuritaires, et partant, dans un cadre global, sur les questions sensibles qui, jugées comme telles, doivent être traitées avec davantage de rigueur et parcimonie. Exigences du reste professionnelles, qui intiment qu’il n’est pas utile de porter un sujet sur la place publique dès lors que son impact peut s’avérer négatif et contre-productif à bien des égards. Rappelant ceci, Rémi Prosper Moretti semble, in fine, renvoyer à leur catéchèse certains professionnels des médias qui ont récemment eu tendance à avoir une approche légère dans leur traitement des attaques terroristes intervenues dans certaines régions septentrionales du Bénin. En l’occurrence, 1 Corinthiens 10 : 23 enseigne que « Tout est permis, mais tout n'est pas utile; tout est permis, mais tout n'édifie pas ». Une sagesse que 1 Corinthiens 6 :12 renchérit par « Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile». L’intervention du président de l’instance de régulation vise à attirer l’attention des journalistes sur la nécessité de faire preuve de vigilance concernant les messages qu’ils véhiculent dans leur traitement des questions sécuritaires, et toutes celles sensibles comme le terrorisme, et la manière dont il convient utilement de placer les informations y relatives dans leur contexte. En somme, il s’agit d’une piqûre de rappel sur des fondamentaux, que ne doivent pas perdre de vue les professionnels des médias, pour aborder des sujets aussi sensibles et chargés émotionnellement, à l’instar du terrorisme. Sujet ayant des implications géostratégiques et engageant la sûreté de l’Etat, avec lequel il faut faire preuve de responsabilité et de doigté. Actualités 14 janv. 2022


Recrutement de 1000 jeunes pour l’industrie textile : La jeunesse de Zè entretenue sur le processus d’inscription
La première phase de recrutement pour le textile, dans la zone industrielle spéciale de Glo-Djigbé, démarre, ce vendredi 14 janvier et prend fin le dimanche 30 prochain. Dans l’après-midi d’hier, les jeunes de la commune de Zè ont été entretenus sur les différentes phases du processus. Trois mille jeunes âgés de 18 à 30 ans, qui savent lire et écrire, seront recrutés d’ici décembre 2022 pour travailler dans des unités de textile. Une première cohorte prend en compte 1 000 jeunes, et les intéressés peuvent s’inscrire jusqu’au 30 janvier prochain, sur la plateforme
www.azoli.bj « Nous sommes en train de construire trois unités textiles et pour bien préparer leur lancement, nous lançons deux unités de formation aux métiers du textile, qui ont une capacité de 3 000 stagiaires et futurs employés. Ces unités seront fonctionnelles à partir d’avril, et nous avons besoin de 1 000 personnes pour avril, 1 000 en août et 1 000 en décembre, soit un total de 3 000 personnes pour le compte de 2022 », a expliqué aux jeunes de la commune de Zè, Inès Mansri, directrice des Ressources humaines de la Société d’investissements et de promotion de l’industrie (Sipi-Bénin). Selon Wilfried Gbessi, représentant de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe), spécifiquement par rapport à cette opération de recrutement de 1 000 jeunes à former sur les métiers du textile, le processus d’enregistrement se fera suivant trois méthodes. Un apurement pour une liste des éligibles La première, l’enregistrement en ligne, accessible à ceux qui disposent d’un portable et ayant l’habileté nécessaire pour directement s’inscrire sur la plateforme www.azoli.bj, en renseignant sur leur identité (nom, prénoms, date et lieu de naissance, localité de résidence…), leur niveau d’instruction et qualification professionnelle. Pour la deuxième méthode, les intéressés peuvent s’enregistrer auprès de l’un des treize antennes de l’Anpe. La troisième possibilité est la mise à disposition par l’Anpe d’agents enregistreurs qui vont parcourir les arrondissements. Et au niveau de Zè, six agents sont déployés à cet effet. Après la phase d’enregistrement, suivra celle de la présélection suivant les critères édictés par le projet. A cette étape, il s’agira de sortir la liste des éligibles en tenant compte de ceux qui sont âgés de 18 à 30 ans, et savent lire et écrire. Mais les candidats ayant tout au moins un niveau secondaire seront mieux lotis. Les présélectionnés seront préparés par l’Anpe à la phase d’entretien, avant d’atterrir à la Société d’investissements et de promotion de l’industrie (Sipi-Bénin). « Il y a tout un accompagnement prévu par le gouvernement pour qu’il y ait un maximum de jeunes qui réussissent à cette opération », a déclaré Wilfried Gbessi. Une certification au terme de la formation Il explique qu’à travers la plateforme www.azoli.bj, l’Anpe travaille à l’insertion professionnelle des demandeurs d'emploi qui se seront enregistrés. Le dispositif a également mis en place un mécanisme local dans chaque commune à travers l’unité de promotion de l’emploi, qui a un représentant au sein du personnel de la commune de Zè. En ce qui concerne le programme de formation, Inès Mansri fait observer qu’il se déroulera en plusieurs étapes. «Il y aura une partie théorique et une incubation, où les stagiaires vont apprendre à manier les machines et outils. Ensuite, une phase de formation sur le tas, c’est-à-dire dans l’environnement de production. Et au bout de cette formation, les personnes qui seront certifiées vont travailler dans les unités de textile avec une certification reconnue au niveau national. L’entretien aura lieu du 15 février au 15 mars, et les personnes retenues recevront leurs contrats de formation les deux dernières semaines de mars », souligne Inès Mansri. A en croire le premier adjoint au maire de la commune de Zè, Antoine Houessou, ce recrutement témoigne de l’attachement du chef de l’Etat à la question de l’emploi des jeunes. Il a donc invité ses administrés à s’inscrire massivement afin que la commune de Zè soit dignement représentée dans ces unités de production qui seront fonctionnelles d’ici peu. Il est à noter que l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) est à l’œuvre aux côtés de Sipi-Bénin et de l’Anpe pour la réussite de l’opération. Actualités 14 janv. 2022


Prêt de la Boad pour les logements sociaux : Le Parlement prend acte de l’accord déjà exécuté
Les députés ont pris acte à la faveur de leur séance plénière d’hier mercredi 12 janvier, de l’accord de prêt signé à Lomé, le 15 avril 2020, entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (Boad). Un accord de prêt relatif au financement du projet de viabilisation du site de construction de 791 logements dans le cadre de la réalisation de 3 035 logements sociaux et économiques dans la commune d’Abomey-Calavi. Une simple formalité ce mercredi à l’Assemblée nationale. Les députés ont examiné et pris acte de l’accord de prêt signé à Lomé, le 15 avril 2020, entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (Boad), relatif au financement du projet de viabilisation du site de construction de 791 logements dans le cadre de la réalisation de 3 035 logements sociaux et économiques dans la commune d’Abomey-Calavi. Puisque le document est déjà ratifié par le président de la République, Patrice Talon, conformément aux dispositions de la Constitution révisée. Le dossier n’a donc pas été adopté par la plénière qui n’a fait que prendre acte de la décision du gouvernement. Le projet est évalué au total à la somme de vingt-six milliards six-cent trente-deux millions (26 632 000 000) F Cfa Toutes taxes comprises dont 20 milliards F Cfa au titre du prêt de la Boad et le reste soit 6 632 000 000 FCfa comme part contributive de l’Etat béninois. Le prêt est remboursable au taux d’intérêt de 5,68 % l’an. La périodicité de remboursement est semestrielle. La construction de ces logements contribuera globalement à l’amélioration du cadre de vie et à la réduction de la pauvreté dans ladite commune désormais à statut particulier. De façon spécifique, le projet vise la viabilisation, sur une superficie de 15, 61 ha à Ouèdo et la construction sur ce site de 791 logements sociaux et économiques, à céder en location-vente aux bénéficiaires. Il comporte six composantes et contribuera à fournir des logements à environ 6 000 personnes ; à promouvoir des nouveaux modes d’accession à des logements pour les populations à revenus intermédiaires ; à la création d’au moins 617 emplois indirects; au renforcement de capacités des Petites et moyennes entreprises et enfin à la production des recettes fiscales indirectes et induites pour l’État. Les travaux sont en cours de réalisation sur le terrain. Le député Nathanaël Sokpoèkpè, lors du débat général sur le dossier, a salué la qualité des travaux pour avoir, dit-il, effectué plusieurs visites sur le site. Selon lui, le projet a métamorphosé la localité de Ouèdo qui présenterait aujourd’hui un visage attrayant. Une absence qui fait débat L’élu du peuple a même invité l’Assemblée nationale à effectuer une descente sur le terrain afin de toucher du doigt les merveilles de ce projet comme pour d’autres grands chantiers ouverts dans tout le pays par le gouvernement au profit de la population. Nathanaël Sokpoèkpè sera soutenu par plusieurs de ses collègues dont Marcellin Ahonoukoun. Pour ce dernier, il est important que le Parlement utilise sa seconde mission de contrôle de l’action gouvernementale en effectuant de temps en temps ces genres de visites de terrain. Ces descentes permettront, poursuit-il, de relever d’éventuelles insuffisances et malfaçons sur les travaux et de faire des recommandations à l’endroit du gouvernement pour leur correction. Le député Marcellin Ahonoukoun a rappelé à l’attention de ses collègues que la huitième législature sera aussi responsable d’éven-tuels éléphants blancs du gouvernement actuel en tant que membre de la majorité présidentielle. Plusieurs parlementaires dont Benoît Dègla, Sina Gounou et Augustin Ahouanvoèbla ont déploré l’absence du gouvernement à la séance plénière de ce mercredi. Pour eux, même s’il s’agit d’un exercice de formalité où le Parlement n’aura qu’à prendre acte du prêt de la Boad puisque l’accord de financement est déjà ratifié par le président de la République et exécuté, il faut que l’Exécutif soit représenté aux travaux de la prise en considération des accords de prêt déjà ratifiés par le chef de l’Etat pour apporter des éléments de réponses à d’éventuelles préoccupations des députés sur le dossier. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans, a rassuré les uns et les autres par rapport à l’absence du gouvernement. Mais s’agissant de la mission de terrain souhaitée, il a essayé de recadrer ses collègues députés. Cela n’est pas possible au regard des textes en vigueur. Lesquels prévoient que ces genres de descente ne peuvent se faire qu’à partir de l’adoption d’une proposition de résolution relative à la création d’une commission d’enquête et de vérification. Louis Vlavonou a renvoyé ses collègues à initier, si le cœur leur en dit, une telle proposition de résolution pour aller s’enquérir de la qualité des logements sociaux en cours de construction sur le site de Ouèdo avec le prêt de la Boad. Cette mission pourrait être autorisée si la plénière adoptait la proposition de résolution en question en son temps. Actualités 13 janv. 2022


Echange de vœux de nouvel an à la Haac : Acteurs des médias et conseillers pour une meilleure collaboration
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a reçu, ce mercredi 12 janvier, au siège de l’institution à Cotonou, les responsables des organes de service public et des associations faîtières des médias, pour le tradi-tionnel échange de vœux. Ce fut l’occasion pour eux d’aborder des sujets tenant à cœur au secteur des médias, et de réaffirmer leur engagement à renforcer le partenariat pour une presse plus professionnelle. Responsables d’associations des professionnels des médias, promoteurs d’organes de presse privés ainsi que les responsables des organes de service public étaient de chœur avec les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) sous la houlette du président Rémi Prosper Moretti. Dans la salle des plénières où il a reçu ses hôtes, le président de la Haac a d’entrée formulé ses vœux de « santé et de bonne et heureuse année 2022 » aux professionnels des médias, à leurs familles et proches. Aussi, Rémi Prosper Moretti souhaite-t-il que la nouvelle année soit empreinte de belles réussites pour le pays, et que les bonnes idées d’aujourd’hui soient les grands succès de demain. « Le Bénin d’aujourd’hui est aussi le fruit du succès de notre engagement pour son développement », conclut-il. En réponse à ses bons vœux, et au nom des organisations faitières des médias, la présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) les a réitérés au président Moretti : « Nous vous souhaitons en retour nos vœux d’une belle et fructueuse année 2022 », répond Zakiath Latoundji. Pour de meilleures perspectives Faisant fi de dissensions qui ont pu marquer leurs relations, Rémi Prosper Moretti indique aux associa-tions professionnelles que « Ces retrouvailles pour la présentation des vœux de nouvel an » sont pour lui l’occasion de s’adresser directement et de vive voix aux partenaires et collaborateurs directs et incontournables de la Haac… « Nous sommes liés par le même destin, condamnés à vivre ensemble et à œuvrer main dans la main pour la liberté, le rayonnement et le bonheur des médias béninois », dit-il en substance. Ajoutant que « C’est la raison pour laquelle face aux différends qui nous mettent dos à dos parfois, nous devons, chacun de son côté, mettre de l’eau dans notre vin pour s’écouter, se comprendre et aller toujours de l’avant pour une presse libre, prospère, professionnelle et dynamique ». Selon le président de la Haac, « Chacun doit jouer convenablement et dans le temps requis sa partition… ». Il souligne qu’en cette période de crise sanitaire mondiale, les professionnels des médias doivent parti-ciper à l’effort commun en ne relayant que des informations constructives. Saisissant la balle au bond, Zakiath Latoundji fait savoir que « La presse béninoise a déjà connu des moments bien plus reluisants. Aujour-d’hui, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Notre presse fait face à un certain nombre de problèmes… », détaille-t-elle, mettant en relief les difficultés notamment structurelles, au-delà des organes de presse, des associations professionnelles. Entre autres, elle soulève la question du financement de la presse et les soucis judiciaires de certains journalistes dus à certaines dispositions du Code du numérique. La présidente de l’Upmb se réjouit tout de même du partenariat avec la Haac et souhaite que cette collaboration soit renforcée en 2022 pour une presse plus professionnelle, plus libre au service du Bénin. Piqûre de rappel Après les échanges de vœux, les conseillers et le président de la Haac ont tenu avec leurs partenaires des médias une séance à huis clos, qui aura permis d’aplanir les divergences éventuelles. « Nous avons longuement échangé sur le partenariat entre la Haac et les associations faîtières, les médias en général. Nous remercions le président et tous les conseillers pour la main tendue aux différentes associations pour un monde des médias plus professionnel au Bénin, une meilleure collaboration entre l’institution et les médias. C’est avec beaucoup de plaisir que les associations professionnelles saisissent cette main tendue et vont travailler pour la concrétisation des différents chantiers en cours », a déclaré Zakiath Latoundji, restituant la quintessence desdits échanges. Au nom des responsables de la presse publique, Paul Amoussou, représentant le directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), informe que cette séance de présentation de vœux a été l’occasion pour le président de la Haac de faire une piqûre de rappel sur les liens fonctionnels, étroits, entre l’instance de régulation et les médias du secteur public. « C’est vrai qu’il n’y a pas de cloison entre les médias de service public et ceux du privé, mais les médias publics ont cette particularité d’avoir des relations fonctionnelles assez particulières avec la Haac. Donc, cette séance a été pour nous et le président de la Haac l’occasion de réitérer les bonnes pratiques et les liens fonctionnels entre nos structures diverses. Je crois que ces bonnes pratiques sont connues mais revenir là-dessus, c’est en quelque sorte une piqure de rappel qui met le pied à l’étrier, à l’orée de cette année, pour savoir quels doivent être notre fonctionnement dans le respect des textes qui régissent notre corporation, notre rôle et notre contribu-tion pour la bonne marche du pays », a confié le directeur de publication du quotidien La Nation. Tout comme Zakiath Latoundji, le porte-parole des médias de service public a remercié le président de la Haac et les conseillers pour cette initiative. Il confirme que la séance a été assez conviviale et exprime sa joie et celle de ses pairs pour y avoir contribué. Actualités 13 janv. 2022


Cameroun # Ethiopie : Les Walyas en danger dans l’antre des Lions indomptables
Les Lions indomptables du Cameroun et les Walyas de l’Ethiopie s’affrontent cet après-midi, à partir de 17 heures, au stade Olembe, à Yaoundé. Après leur victoire (2-1) en match d’ouverture face aux Etalons du Burkina Faso, dimanche 9 janvier dernier, les premiers auront à cœur de confirmer. Quant à leurs adversaires du jour, auteurs d’une contre-performance (0-1) face aux Requins bleus du Cap-Vert, ils chercheront à se relancer dans la compétition. La phase finale de la 33e édition de la Can Total Energies, Cameroun 2021, aborde sa 5e journée cet après-midi. Ce sera avec la deuxième sortie des équipes du Groupe A dans la compétition. Après leur victoire laborieuse (2-1) en ouverture, dimanche 9 janvier dernier, les Lions indomptables du Cameroun ont l’occasion de décrocher leur billet qualificatif pour les huitièmes de finale cet après-midi au stade Olembe de Yaoundé, face aux Walyas de l’Ethiopie. C’est avec une dose confortable d’assurance que Vincent Aboubacar et ses coéquipiers engageront ce match qui s’annonce bien à leur portée. « Nous avons préparé ce match dans les meilleures conditions et avec la même détermination que le premier match joué et gagné face au Burkina Faso. Tous les joueurs sont prêts pour la rencontre de ce jeudi », rassure leur sélectionneur, Antonio Conceiçao. Les Ethiopiens sont donc prévenus. Ils ne doivent pas s’attendre à une partie de plaisir. Toutefois, ils n’entendent pas jeter le manche sans avoir donné la cognée. « Nous allons jouer nos chances jusqu’au bout, surtout que nous allons affronter une grande équipe du Cameroun. Nous sommes fiers de représenter notre pays dans ce tournoi et cela nous booste encore plus. Nous allons jouer face au pays hôte, devant son public. C’est un adversaire de taille, mais nous allons faire le maximum pour réaliser un bon match », a confié leur entraîneur Wubetu Abate. Le match, reconnait ce dernier, sera déterminant pour ses poulains. Pour s’en sortir, ils sont condamnés à jouer leur va-tout face aux Lions indomptables. En effet, après le faux pas qu’ils ont concédé d’entrée, les Ethiopiens vont chercher à se rattraper, s’ils espèrent revenir dans la course à la qualification pour, tout au moins, une place de meilleur troisième au prochain tour. Les deux sélections ne se sont affrontées qu’une seule fois au cours d’une phase finale de la Can. C’était en phase de groupe, le dimanche 8 février 1970 au stade municipal de Khartoum, lors de la Can Soudan 1970. Le Cameroun des Pascal Owona, Jean Moukoko, Jean-marie Tsébo et Jean Manga Onguéné avait eu raison (3-2) de l’Ethiopie des Mikael-Afework, Gezahgne, Guetachew, Menguistu Worku et autres. Sports 13 janv. 2022


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