La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Sorcière filmée par une caméra cachée : Des éléments pour démasquer le faux
Une vidéo qui circule de façon virale depuis quelques semaines fait croire qu'une sorcière a été filmée au Bénin par une caméra cachée. Plusieurs éléments de vérification de La Nation prouvent le contraire. " Cette sorcière est entrée dans la maison en se servant d'un balai. Les occupants de la maison dorment. C’est un fait réel. Priez avant de vous coucher. Voyez, elle danse autour de la voiture du propriétaire de la maison, puis, elle va jeter des mauvais sorts. Ça se passe à Cotonou. Considérez que vous avez été un témoin. Je ne vais pas vous donner de précision sur l'adresse". De nombreuses personnes ont dû suivre en langue nationale béninoise fon, cet extrait de commentaire incisif dans une courte vidéo qu’un utilisateur du réseau social Tik-tok sous l’identifiant "90 cerveaux" a employé pour les convaincre qu’une sorcière a été surprise par une caméra cachée.
Cette sorcière est entrée dans la maison en se servant d'un balai. Les occupants de la maison dorment. C’est un fait réel. Priez avant de vous coucher. Voyez, elle danse autour de la voiture du propriétaire de la maison, puis, elle va jeter des mauvais sorts. Ça se passe à Cotonou.
Dans la vidéo abondamment relayée, il apprend au bout de la scène comment la prétendue sorcière est allée chercher un bébé à l’insu de ses parents. "Vous voyez, elle est allée prendre l'enfant qui n'a même pas encore 3 jours. Si cet enfant devient un délinquant, on va croire que c'est la faute de ce garçon. Alors que ce sont les sorciers qui sont à l'œuvre. Ça fait pitié. Les parents ne sont au courant de rien. Partagez et je vous enverrai la suite". [video width="360" height="640" mp4="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/01/VID-20220105-WA0144.mp4"][/video] Apparu sur la toile début novembre, moment de fin d’année qui s’accompagne généralement de superstitions au Bénin et après une polémique de thèse de doctorat sur la sorcellerie,  l’enregistrement vidéo en question continue de susciter d'intérêt. La séquence de 5 min retrouvée dans des groupes WhatsApp, dont des forums religieux, laisse voir une femme tout de blanc vêtue présentée comme étant une sorcière. Des recherches effectuées sur cette vidéo rassurent qu’on est bien loin d’une histoire vraie à Cotonou. Faux, ce n'est pas à Cotonou L'auteur de la version en langue fon soutient que la scène a été filmée à Cotonou, mais qu'il ne voudrait pas donner l'adresse. Cependant, des recherches effectuées sur les réseaux sociaux permettent de se rendre compte que la vidéo a circulé dans de nombreux pays de la sous-région, avec diverses interprétations. Une recherche avec Invid  permet  de retrouver la même vidéo, avec une durée de 6'30, sur des pages Facebook suivie de légendes en anglais. Une autre recherche a été menée avec les mots clés comme " Witchcraft filmed november 2021 CCTV" or "sorcière filmée par caméra cachée" et un paramétrage des outils sur la période avant le 10 novembre 2021. Les résultats nous renvoient à
cette vidéo mise en ligne le 8 novembre 2021  par la chaîne Tamu Sa, avec 236 205 vues et 704 commentaires. Plusieurs autres publications identifiées sur Tic toc ciblent l'Afrique du Sud.

Un montage

On sait que les faits n'ont rien à voir avec Cotonou, voire le Bénin. La question qui revient est si la vidéo est vraie. La sorcellerie est une problématique qui revient sans cesse en Afrique et suscite même la curiosité de nombreux chercheurs. Il n'est pas exclu que dans l'ordre du spirituel, une sorcière atterrisse dans une maison. Mais serait-elle habillée, viendrait-elle sur un balai? Intéressons-nous plutôt à des détails techniques de la vidéo. Le son de la vidéo a été enregistré. Il a été ensuite soumis à une recherche d’effets audio pour retrouver d’éventuelle chanson d’où ils auraient été tirés. Le processus réalisé suivant les suggestions contenues dans cette  vidéo a permis de savoir que le bruit de fond provient du morceau K(2019) de  Alexanderplatz. Le morceau est accessible sur Spotify. On y retrouve l’ambiance de quelqu’un qui tousse. [embed]https://youtu.be/A1CHlVCbJCU[/embed] Aussi, on note un problème d’horodatage avec une pause de deux secondes avant que ne démarre la lecture de la scène. Cette situation se justifie par le fait que la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux est  plutôt un écran filmée. Ce n’est pas la vidéo source de caméra de surveillance. On note d’ailleurs un problème d’horodatage avec une pause   de deux secondes observées avant le démarrage du minutage. De l’avis de spécialistes du cinéma, il n’y a aucun doute, cette vidéo est un pur montage. Arcade Assogba, cinéaste réalisateur contacté par Olivier Ribouis, Coach formateur en fact-checking dans le programme Désinfox, suspecte un montage. «  C’est facile à faire pour un débutant qui s'y connaît en effets spéciaux. Ce n’est pas sûr que ceux qui sont dits sorciers dans notre imaginaire emploient de balaie pour voler comme dans Harry Potter et les contes pour enfants d'occident », rapporte-t-il. Daleth Ahomagnon, un cinéaste, spécialiste des effets spéciaux  soutient aussi que pour avoir ce résultat de sorcière volant avec un balai, on peut faire recours à des logiciels de base comme Adobe Première Pro et After effect.

Des usages hors de Cotonou

S‘il faut attribuer une nationalité à cette sorcière, on se perdrait. En dehors de Cotonou, la vidéo a été présentée en Côte d’Ivoire comme la scène d’une sorcière filmée dans la ville d’Angré. «  C’est une histoire réelle qui s’est passée à Angré. Le monsieur a mis une caméra cachée partout dans sa cour contre les voleurs et voilà qu'une sorcière est venue faire ses incantations la nuit, filmée par la caméra depuis le 04 novembre 2021 et c'est aujourd'hui que le monsieur à découvert la vidéo. Prions toutes les nuits avant le sommeil »,  a écrit  dans une publication sur   la page Facebook Un Miracle Tv, le 08 décembre 2021.

Verdict

La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ne montre pas une sorcière filmée par une caméra cachée  à Cotonou. De même, des indices montrent qu’il s’agit plutôt d’un montage dont le rendu a été filmé par un téléphone ou un autre appareil avant d’être diffusé sur les réseaux sociaux.

      Actualités 09 janv. 2022


Réflexion : comment réussir un entretien d’embauche
Les entretiens d’embauche sont souvent des moments de grand stress pour le demandeur d’emploi. Dans un processus de recrutement, après les phases d’étude de dossier, de test écrit ou oral, l’entretien d’embauche s’impose comme la phase décisive. La peur de ne pas pouvoir être à la hauteur des attentes du recruteur installe le stress. Pourquoi l’entretien d’embauche est-il si important si déjà par la phase d’étude de dossier, le recruteur a accès au dossier du candidat comportant toutes les informations nécessaires pour décider de le recruter ou non ? Comprenons que l’entretien d’embauche a l’effet magique de confronter les informations sur le candidat, à sa personnalité réelle. Et c’est ce qui rend vraiment particulière l’étape de l’entretien d’embauche dans un processus de recrutement. L’entretien d’embauche est un moment où le candidat et le futur employeur se rencontrent. L’objectif de cet entretien est pour l’employeur de vérifier l’adéquation entre les compétences du candidat et ses besoins pour le poste. Du côté du candidat, l’entretien d’embauche présente un double avantage. D’une part, il est une circonstance favorable au candidat pour exprimer au recruteur ses capacités, qualités qui n’ont pas pu être suffisamment relevées dans son dossier. C’est une belle occasion qui lui est offerte pour confirmer au recruteur qu’il présente le meilleur profil pour le poste. D’autre part, l’entretien d’embauche offre au candidat l’opportunité de constater et d’être informé des conditions de travail et la sécurité sociale que lui offrira le recruteur. Pour réussir un entretien d’embauche, il faut bien s’y préparer. Cette préparation se fait en six étapes. La première étape est la connaissance de l’entreprise qui veut vous recruter. En tant que candidat, vous devez vous renseigner sur l’entreprise qui veut vous recruter et maîtriser ses activités, son fonctionnement, sa culture d’entreprise, sa position sur le marché, sa situation géographique. La recherche d’informations sur l’entreprise vous permet de mieux formuler votre offre conformément à sa taille, son effectif, son secteur d’activité, etc. Avoir accès à ces informations peut paraître difficile, vu que vous n’êtes pas de l’entreprise. Mais en réalité, il ne le sera pas pour autant. Aujourd’hui, plusieurs voies et moyens sont à la portée du candidat qui souhaiterait recueillir des informations sur une entreprise. Les voies les plus connues sont : l’internet, l’environnement, la documentation. L’internet est une source qui regorge assez d’informations. Via les sites, pages, plateformes professionnelles, etc, vous pouvez avoir des informations nécessaires et utiles sur l’entreprise. Outre l’internet, vous pouvez également consulter l’environnement aussi bien interne qu’externe de l’entreprise, pour avoir les informations dont vous avez besoin sur elle. Il est aussi recommandé de consulter la documentation disponible telle que brochure, journal, magazine, susceptibles de contenir des informations sur l’entreprise. L’avis de recrutement porte généralement des informations explicatives sur le poste à pourvoir et parfois sur l’entreprise, cependant, la recherche d’informations complémentaires vous permet de rentrer dans la vie de l’entreprise, de relever ses besoins, et en conséquence d’actualiser vos informations et de préparer votre argumentaire. La deuxième étape consiste à actualiser vos informations et cela passe par la mise à jour de votre dossier. Le demandeur d’emploi doit avoir en permanence sur lui un dossier de demande d’emploi, qu’il s’appliquera à mettre à jour en fonction de la demande de l’entreprise. En exemple, pour postuler à un avis de recrutement de comptable au profit d’une entreprise industrielle, la mise à jour du dossier consistera pour le candidat à mettre en évidence les expériences qu’il a acquises dans l’organisation comptable d’une entreprise industrielle. Un dossier mis à jour permet au candidat d’avoir sous la main lors de l’entretien d’embauche des éléments pour convaincre le recruteur ou le jury de son expérience dans le domaine ou secteur d’activité de l’entreprise. La troisième étape est la préparation de l’argumentaire de l’entretien d’embauche. Avant le jour J, le candidat doit s’exercer sur les réponses qu’il donnera aux éventuelles questions qu’on pourrait lui poser. Il est souvent recommandé au candidat de transcrire ces réponses dans un bloc-notes, tout en veillant à la cohérence et au respect de la syntaxe. Dans un entretien d’embauche, il existe des questions très subtiles auxquelles le candidat doit beaucoup faire attention. « Quel est votre défaut», « quelle est votre prétention salariale », « pourquoi voulez-vous quitter votre poste actuel », voilà des questions dont les réponses peuvent influencer positivement ou négativement le cours de l’entretien. La quatrième étape est la capacité communicationnelle du candidat. Une chose est de préparer les réponses aux éventuelles questions, mais une autre est de pouvoir bien les rendre lors de l’entretien d’embauche. Savoir bien les rendre, nécessite également une préparation. A cet effet, le candidat doit travailler sur sa capacité communicationnelle. Le communicateur, c’est celui qui sait créer la compréhension dit-on. Ainsi, le candidat doit être le communicateur qui, par des gestes appropriés, des mots simples et justement articulés, amène le recruteur ou le jury à le comprendre. Une mauvaise réponse bien servie vaut mieux qu’une bonne réponse mal servie. La cinquième étape est le style vestimentaire. L’entretien d’embauche n’est pas un festival vestimentaire, encore moins un défilé d’apparat. L’habillement du candidat doit pouvoir le rendre professionnel et il doit également s’y montrer à l’aise. A travers votre habillement, se lisent votre personnalité et votre niveau de responsabilité professionnelle. Tous ces préalables terminés, nous voici à la sixième étape, le jour J de l’entretien. Tout joyeux de votre lit, levez-vous convaincu d’aller décrocher ce poste qui n’attend que vous. Par la prière, ou tout autre exercice, solidifiez votre mental, redonnez-vous confiance et débarrassez-vous de la peur. Habillez-vous, mangez léger, prenez votre dossier et soyez sur les lieux de l’entretien au moins 15 min avant l’heure qui vous est communiquée. Soyez courtois avec tout le monde et une fois devant votre recruteur, prenez siège à sa demande. Répondez avec précision aux questions qu’il vous posera et à la fin de l’entretien, n’hésitez pas de lui demander la suite du processus. Bonne chance. Justino Vieyra *Coach-Ecrivain en développement personnel et entrepreneuriat des jeunes Société 07 janv. 2022


Protection de l’enfant au Bénin : des agréments remis aux centres d’accueil
Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a remis officiellement, hier jeudi 6 janvier, aux promoteurs des Centres d’accueil et de protection de l’enfant (Cape), les agréments, les autorisant désormais à accueillir, prendre en charge et réinsérer les enfants en situation difficile au Bénin. Les promoteurs des Centres d’accueil et de protection de l’enfant qui se sont conformés aux normes et standards applicables à leurs structures au Bénin ont vu leurs efforts couronnés de succès. Ils ont reçu, hier jeudi 6 janvier, les agréments les autorisant à oeuvrer au profit des enfants vulnérables au Bénin. Il s’agit d’un passeport qui, en même temps qu’il leur permet d’exercer librement mais les contraint, au contrôle éventuel exigible. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, affirme que la remise de ces agréments par l’Etat est un signal fort pour exiger des promoteurs de structures de protection de l’enfant un minimum d’environnement protecteur pour les enfants en situation difficile. L’autorité ministérielle informe que la nouvelle année consacrera des réformes en matière de protection de l’enfant dans l’intérêt supérieur de chaque enfant en situation difficile au Bénin. Quant aux garderies d’enfants et structures assimilées, un décret définira clairement les normes exigées et leurs relations avec les structures de l’Etat. Face aux défis qui se présentent au pays en termes de violences, d’abus, d’exploitation des enfants avec la recrudescence des cas de viol, de grossesse non désirée, de mariage précoce, la ministre des Affaires sociales note que le gouvernement va poursuivre l’amélioration des conditions de vie de la population à travers la protection des couches vulnérables dont les enfants. A cet effet, poursuit-elle, un nouveau plan d’action de la Politique nationale de protection de l’enfant a été élaboré en 2021 et a redéfini les rôles et responsabilités de chaque acteur du processus. « C’est pourquoi, 2022 sera une année d’actions. Nous poursuivrons la fermeture des Cape hors normes et qui ne garantissent aucunement la sécurité des enfants et nous développerons des activités de compétence de vie notamment les classes socio- éducatives, la campagne de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive et la mise en place des espaces sains dans chaque localité sur l’ensemble du territoire national pour outiller davantage les enfants », fait-elle savoir. Véronique Tognifodé souligne que la remise de ces agréments n’est pas une fin en soi mais un processus continu. « Mes services compétents sont instruits à vous suivre de près et à s’assurer que vous demeurez respectueux des normes et que vous vous adaptez convenablement aux mutations qui s’imposent à notre pays en matière de protection des enfants », insiste-t-elle. Elle exhorte les promoteurs à observer avec constance les normes dans leurs actions et à solliciter l’accompagnement nécessaire auprès des services étatiques qui sont entièrement à leur disposition. Père Aurélien Ahouangbè, représentant des récipiendaires, a tenu à remercier le chef de l’Etat, Patrice Talon, et la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance pour les efforts consentis à leur endroit. Il affirme que la réception de l’agrément est un couronnement et en même un nouveau départ. Les bénéficiaires s’engagent à toujours faire de leur mieux pour répondre aux exigences et garantir aux enfants un bien-être et un avenir durable. Société 07 janv. 2022


Cameroun # Burkina Faso : les Lions indomptables à l’épreuve des Etalons
En match d’ouverture de la phase finale de la 33e édition de la Can Total Energies, les Lions indomptables du Cameroun affrontent, dimanche 9 janvier prochain au stade Olembe de Yaoundé, les Etalons du Burkina Faso. C’est une explication très attendue. Après avoir accueilli en 1972 une phase finale de la Can, le Cameroun est de nouveau à l’honneur. Pour cette fête à domicile, sa sélection nationale, les Lions indomptables, quintuples champions de l’épreuve, espèrent ajouter une sixième étoile sur leurs maillots après leurs exploits de 1984, 1988, 2000, 2002 et 2017 réalisés en 19 participations. Mais avant, il leur faudra réussir leur entrée dans la compétition, dimanche 9 janvier prochain, au stade Olembé de Yaoundé, face aux Etalons du Burkina Faso au niveau de la poule A. Lors de la Can 1998 organisée au Burkina Faso, les deux sélections s’étaient déjà affrontées en match d’ouverture le 7 février 1998 au stade du 4 août. A l’époque, les Etalons s’étaient fait dompter (0-1) sur leurs propres installations à Ouagadougou, par les Lions indomptables. En sept confrontations entre les deux sélections depuis la Can 1998, c’est le Cameroun qui s’en sort avec trois victoires, contre une pour le Burkina Faso et trois nuls. Le sélectionneur des Etalons, Kamou Malo, a indiqué que le groupe dans lequel est logé le Burkina Faso, n’est pas le «groupe de la mort ». « Il n’est également pas facile non plus, surtout lorsqu’on doit affronter le pays organisateur en match d’ouverture», nuance-t-il. « Chacun aura sa chance et chacun devra se battre pour avoir son ticket afin de sortir de la poule », poursuit-il. Les pronostics annoncent le Cameroun favori. A domicile, Eric Maxim Choupo-Moting, Vincent Aboubakar, Karl Toko Ekambi, André Onana et leurs coéquipiers devraient, sauf surprise décrocher leur première victoire de la compétition. Ils vont vouloir frapper fort d’entrée. Mais attention aux Burkinabés. En grands avertis de ces genres d’explications, ces derniers ne vont pas se présenter en victimes expiatoires. Premier de son groupe devant le Malawi lors des qualifications, le Burkina Faso pourra compter sur la force collective de son effectif qui, en déplacement, a fait douter l’Algérie au cours des éliminatoires de la Coupe du Monde Qatar 2022. Toutefois, il y a une mauvaise nouvelle pour les malheureux finalistes à la Can 2013. Ils vont devoir évoluer sans Issoufou Dayo, Dramane Nikiema et Kylian Nikiema, trois de leurs éléments majeurs testés positifs à la Covid-19 et qui ont été laissés en observation à Abu Dhabi où ils se sont préparé. Sports 07 janv. 2022


Le metteur en scène Ousmane Alédji à propos de sa dernière création : « J’ai voulu célébrer la femme brave qui paie chèrement ses prétentions politiques »
« Tassi Hangbé, la reine amazone » est un théâtre de grande facture. Tout le monde en convient. Mais cette pièce couve des non-dits et des interrogations. Elle interpelle sur plusieurs sujets. Ousmane Alédji, metteur en scène et directeur de la compagnie Agbo-N’Koko, revient ici sur les coulisses de cette pièce et livre bien d’autres détails qu’il sied de lire ! La Nation : Parlez-nous des coulisses de ce spectacle qui rend hommage à la seule reine de l’ex-royaume du Dahomey. Ousmane Alédji : Je rends hommage à la mémoire de Florent Couao-Zotti qui s’est rappelé un vieux défi qu’on s’était lancé amicalement il y a quelques années, à la fin de la représentation de l’une de ses pièces. Ensuite, quand Florent Couao-Zotti vous appelle pour vous parler de son texte, vous le ressentez comme une marque de confiance et un honneur. J’ai donc dit oui spontanément ; sans réfléchir. Restait à résoudre trois problèmes, je ne connaissais pas le texte et « le patrimoine Amazone » est extrêmement complexe à traiter, du reste, artistiquement. Ensuite, pour créer, il faut de l’argent et du temps. C’est là que Coline-Lee Toumson-Venite est intervenue. Elle est comme descendue avec deux solutions. Le texte et une partie, 35 % exactement du budget de création. C’est dans le livre qui lui a été dédicacé par l’auteur que j’ai écrit mes premières notes. Elle était directrice déléguée de l’Institut français de Cotonou, je trouvais là, l’occasion de renouer mes relations avec la coopération française après 27 années de brouilles. Je me suis dit, c’est le moment. Le temps, il faut le couper dans le temps de sommeil. Pourquoi le choix de ces comédiens et acteurs ? Vous semblez avoir joué quelque peu sur vos vieilles amitiés… Vous avez raison. Je ne peux pas travailler avec un comédien ou une comédienne pour qui je ne ressens rien. Je veux dire, pour moi, diriger un comédien est un geste affectif, c’est un geste d’amour. J’ai besoin que le comédien s’ouvre comme une terre pour me laisser semer et qu’après, les graines prospèrent en lui. Il ne s’agit pas de tyrannie, il s’agit d’osmose, de fusion. Alors, si vous ne m’inspirez ni estime, ni amitié, ni respect, ni admiration…, je ne vous prends pas. Mes distributions sont mes familles. J’aime prendre les gens dans les bras et les serrer tout contre moi très fort. Amitié, fidélité, oui. Vous avez vu juste. Qu’une femme ait chaussé les sandales sacrées du royaume, cela ne passe pas encore bien dans la tête de certains gardiens de la tradition. Ce spectacle ne vient-il pas réveiller de vieux démons ? S’ils sont des démons, ils ne sont pas vieux. Vraiment pas vieux du tout. Mesdames Marie-Elise Gbèdo et Célestine Zanou sont là. Les démons qui les ont accablées lorsqu’elles sont descendues dans les arènes politiques avec les mêmes prétentions que les hommes, sont parfois plus jeunes que vous et moi. Je veux dire, c’est un sujet d’actualité. Un sujet grave. D’où la pertinence de la création de l’Institut de la Promotion de la Femme. C’est en réponse à un constat. Pourquoi ressusciter maintenant le débat autour du pouvoir des femmes ? Rassurez-vous, ce n’est pas le but de l’auteur, même si le spectacle laisse entendre ce débat, il n’en est pas le moteur. Ce que j’ai voulu célébrer en m’appuyant sur le texte, c’est l’Amazone béninoise, africaine. La femme brave, celle qui paie chèrement ses prétentions politiques les plus légitimes, celle qui souffre le martyre des opprobres et des conspirations machistes. Ce théâtre n’est-il pas provocateur ? Provocateur du point de vue de qui ? De ceux que vous appelez les vieux démons ? Alors, tant pis ! Tant mieux ! Dérangeant exprès, si c’est réussi. Ecoutez, le monde entier nous envie ce patrimoine qu’est l’Amazone. Ce n’est pas une légende mais une réalité historique. Mais elles sont où ? Où sont-elles ? Combien sont-elles, sont-elles tolérées dans le paysage politique, social béninois, ancien royaume qui, le premier, les a forgées ? C’est provocateur de les célébrer ? Savez-vous que dans la quasi-totalité des cultes traditionnels béninois, le pouvoir est entre les mains de nos mères ? Sur cet aspect précis, j’ai le sentiment que nos grands-parents étaient plus civilisés que nous. Pour qui a lu le texte de Florent Couao-Zotti, vous avez choisi de vous en écarter. Un caprice ou un besoin imposé par la mise en scène ? C’est un parti pris convenu. J’ai passé l’âge des caprices. (rires) M’écarter ? Non. Enrichir. J’ai fait, avec l’accord de l’auteur, une adaptation du texte avant d’en faire la mise en scène. C’est un gros travail d’appropriation de l’univers de Florent Couao-Zotti. D’ailleurs, je le taquine souvent en lui disant : « Tu as une tête de moine alors que tu es un gros vicieux ». Il n’économise rien. Quand je lis Florent Couao-Zotti, je l’entends rire, je le vois s’amuser, bref, il se lâche. Il est profondément littéraire. La mise en scène, c’est l’inverse, elle est presque scientifique. L’auteur ouvre des pistes, suggère des personnages, le metteur en scène leur donne un corps physique. De mon point de vue, la complicité entre un auteur et un metteur en scène est assimilable à un pacte entre le sel et le sucre. Deux natures différentes qui enfantent une troisième. On note dans la pièce un excès de proverbes, citations, incantations, chants, panégyriques. Vous en avez fait un peu trop visiblement ! Vous me connaissez un peu, je crois. Je ne laisse rien déborder. Je peux ne pas m’en rendre compte. L’autre chose, c’est que le piège est béant ; quand nous jouons dans les langues nationales devant le public béninois, cela peut donner cette impression. Parce qu’à l’appui de ce que dit le comédien, viennent la justesse des gestuels, du souffle, du ton, de l’intonation, du rythme, des sonorités etc… mêmes les silences sont justes. C’est un langage théâtral complet. Justement, votre mise en scène tourne royalement dos à la langue française et donne à entendre plutôt le nago, le fon et le mahi. Pourquoi ce choix ? Tourner dos au français, non. Pas du tout. D’abord, les sur-titrages nous permettent de mettre le texte dans toutes les langues du monde. C’est aussi un parti pris dont les gains sont palpables. Les frontières liées à la langue tombent. Nous présentons à la communauté artistique universelle le produit d’une dramaturgie nouvelle et propre à l’Afrique. Les Indiens, les Arabes, les Coréens ou encore les Chinois nous proposent des spectacles et des films dans leurs langues. Pour moi, le langage théâtral d’un metteur en scène est sa signature. C’est comme un copyright ou une propriété intellectuelle. J’explore ce registre depuis le spectacle Imonlê que j’ai créé en 2000. Comme pour donner raison à Aimé Césaire, Imonlê et Omon-mi sont les spectacles que j’ai le plus vendus sur le marché international. Aimé Césaire disait, je cite : « l’universel d’accord mais, l’identité d’abord. » Nos identités sont plurielles au Bénin. C’est un privilège et une chance dont il faut profiter pour se présenter au monde. Ce que nous apportons aux autres, c’est ce qui nous diffère d’eux. L’Institut français de Cotonou devait accueillir la première présentation mais après, plus rien. Nous avons subi deux reports pour des raisons de Covid-19. Là, je n’ai plus de contact avec l’administration de ce lieu depuis le départ de Mme Coline-lee Toumson. Mais, nous sommes là. Nous les attendons. On dit que vous avez vendu le spectacle au gouvernement béninois à prix d’or. Ah oui ? Tant mieux ! La direction générale de l’Anecsmo, que je remercie au passage pour les tortures que je leur ai infligées, ou encore les deux ministères qui ont mutualisé leurs efforts pour organiser cette soirée peuvent communiquer les chiffres à la presse s’ils le souhaitent. Je n’ai rien contre. Ce que je peux vous dire c’est que nous n’avons pas été mal payé. Le chef de l’Etat était annoncé à la soirée théâtrale de Tassi Hangbé. Mais à la fin, il n’y était pas. Comment justifiez-vous cela. Pourtant c’est un grand fan de théâtre ! Cela m’a un peu déstabilisé quand on me l’a soufflé à l’oreille au moment où je montais sur scène pour remercier le public. Quand j’ai appris le pourquoi après, j’ai fait ouf. Je ne peux pas vous répéter ce qu’on m’a dit mais, croyez-moi, il était là. Du reste, son esprit était avec nous. La prochaine fois, les acteurs et moi nous irons le saluer dans le public avant de l’amener sur scène. C’est très rare en Afrique, un chef d’Etat qui va au théâtre. Je saisis l’occasion que vous m’offrez pour lui redire au nom de tous ceux qui ont travaillé sur ce spectacle, un immense merci. « J’ai surtout senti le bonheur de l’art quand il est signé Ousmane Alédji ». Ce sont des mots de Florent Couao-Zotti à propos de votre mise en scène. Que répondez-vous ? Comme je vous le disais au début de notre entretien, c’est un privilège et un honneur de travailler sur l’œuvre de Florent Couao-Zotti. C’est un ami certes, mais c’est surtout un immense auteur. La preuve, voyez ce qu’il dit de mon travail. Un modèle d’humilité et de générosité. Je le remercie infiniment de m’avoir confié son texte. Culture 07 janv. 2022


Can Total Energies Cameroun 2021 : des favoris et des outsiders pour les mêmes ambitions
Encore 48 heures, et la grand-messe du football africain commencera au Cameroun. Mais, que d’incertitudes et inquiétudes auront marqué le parcours ayant conduit à sa tenue. Outre le souci de ne pas voir leur effectif décimé par la covid-19, les 24 sélections nationales conviées au festival du Sport roi, qu’elles soient favorites ou outsiders, ont toutes à cœur d’aller le plus loin possible dans la compétition. Le coup d’envoi de la phase finale de la 33e édition de la Can Total Energies Cameroun 2021 sera donné, dimanche 9 janvier prochain, au stade Olembé de Yaoundé. Ce sera pour une fête du football africain qui va durer jusqu’au dimanche 6 février. Outre les Fennecs de l’Algérie, candidats à leur propre succession, 23 autres sélections rêvent également de soulever le majestueux trophée mis en compétition. Mais à ce jeu, elles ne partiront pas toutes avec le même statut. En tête des favoris, on retrouve incontestablement les Fennecs de l'Algérie, champions en titre. Leurs parcours lors des éliminatoires de la Can et du Mondial 2022 en disent long. Les poulains de Djamel Belmadi restent sur une impressionnante série d'invincibilité de 33 matches sans défaite, toutes compétitions confondues. C’est donc toute confiante que cette sélection algérienne abordera la compétition avec la volonté de succéder à elle-même. A chacune de ses sorties, elle sera très attendue. Mais encore faudrait-il qu’elle parvienne à assumer son statut de super-favori. Pas loin derrière l’Algérie, le Sénégal et ses Lions de la Teranga sont à l’affût. Toujours cités, mais jamais présents à l’arrivée, ils courent toujours. Cette fois-ci sera certainement, pour eux, la bonne. Pour réaliser enfin cet exploit, ils ont l’effectif de qualité qu’il faut avec Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Edouard Mendy, Idrissa Gueye, Abdou Diallo et autres. Finalistes à Egypte 2019 où ils avaient perdu (0-1) face à l'Algérie, les poulains d'Aliou Cissé seront à nouveau de sérieux prétendants à la victoire finale. Que dire des Lions indomptables du Cameroun ? Même s’ils ne disposent peut-être pas du meilleur effectif de leur histoire, les poulains du sélectionneur portugais, Antonio Conceiçao, ont l'avantage d'évoluer à domicile. Ils y croient fermement. Considérée comme la sélection la plus titrée de la compétition avec ses 7 consécrations dont trois fois d'affilée en 2006, 2008 et 2010, l’Égypte reste un éternel favori. Avec leur grande star de Liverpool, Mohamed Salah, les Pharaons chercheront à se rassurer, après leur Can à domicile complètement manquée. S’agissant des outsiders, les Lions de l’Atlas du Maroc avec leur défense de fer lors des éliminatoires de la Can, leur attaque de feu lors des éliminatoires du Mondial Qatar 2022, viennent en tête du lot. Les Aigles de Carthage de la Tunisie suivent. Il y a également les Aigles du Mali avec leur effectif jeune et enthousiaste sous la houlette de leur sélectionneur, Mohamed Magassouba. Ils ont réalisé un sans-faute au cours des éliminatoires du Mondial 2022, zone Afrique. Dans une certaine mesure, les Super Eagles du Nigeria, les Etalons du Burkina Faso et les Eléphants de la Côte d’Ivoire emmenés par Serge Aurier, Max-Alain Gradel, Franck Kessié, Wilfried Zaha, Nicolas Pépé et Sébastien Haller pourraient également ne pas passer inaperçus. Autant d’outsiders qui ne manquent pas d'arguments. Forts de leurs potentialités, ils pourraient bien se faire entendre. Ce n’est pas parce qu’ils ne figurent pas parmi les favoris ou les outsiders, que le Ghana, l’Ethiopie, le Gabon, le Cap-Vert, la Guinée, le Malawi et le Soudan seront au Cameroun pour jouer les faire-valoir. Ils peuvent créer la sensation. Il en est de même pour le Zimbabwe, la Sierra Leone, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et la Guinée Equatoriale qui prouveront qu’ils ont bien mérité leur qualification. Quant aux scorpions de la Gambie de Tom Saintfiet et les Comores d'Amir Abdou, ils seront les petits poucets de la compétition. Pour leur première participation, ils viennent surtout pour apprendre. Sports 07 janv. 2022


Hébergement d’étrangers en République du Bénin : les conditions expliquées aux populations
Les conditions d’hébergement d’étrangers en République du Bénin sont fixées par le décret n° 2006-066 du 24 février 2006 qui met aussi bien les propriétaires que les étrangers locataires devant leurs responsabilités. Avec les récentes attaques djihadistes au nord du Bénin, les autorités ont entrepris des séances de sensibilisation des populations et des élus communaux. Le décret n° 2006-066 du 24 février 2006 portant réglementation de l’hébergement des étrangers en République du Bénin est intransigeant dans ses dispositions. Ce décret qui organise les conditions dans lesquelles l’hébergement d’étrangers doit être fait au Bénin est vulgarisé dans la région de l’Atacora. Des séances de sensibilisation à l’endroit des populations et des élus locaux et communaux du département sont multipliées pour réduire les menaces sécuritaires. Cette démarche des autorités en lien avec les récentes attaques djihadistes vise à anticiper sur d’éventuels cas pouvant mettre à mal la quiétude des populations, souvent victimes des actes terroristes. Il convient de souligner que seule une action concertée des populations et des forces de sécurité et de défense permettra de venir à bout de ce fléau. Les élus locaux et communaux ne doivent pas être du reste dans cette lutte. Tout potentiel hébergeur doit connaître les dispositions du décret n° 2006-066 du 24 février 2006 portant réglementation de l’hébergement des étrangers en République du Bénin pour ne pas tomber sous le coup de la loi. Selon l’article 3 de ce décret : « Toute personne morale ou physique qui désire héberger un étranger doit solliciter au préalable la délivrance d’un certificat d’hébergement au profit de ce dernier. La personne hébergée dès son arrivée au lieu doit être déclarée au Commissaire de police ou au commandant de brigade de gendarmerie territorialement compétent. Il est formellement interdit à tout étranger séjournant au Bénin de résider dans des lieux impropres à l’habitation (plein air, marché, places publiques, lieux de service, baraques, paillotes, maisons abandonnées ou en chantier, parcelles non bâties, chantiers publics, terrains de sports, dessous des ponts) ». Les propriétaires et les étrangers qui résident sur le territoire national doivent comprendre les dispositions du décret n°2006-066 pour savoir se conduire, surtout que des actes terroristes sont signalés dans la région nord du Bénin. L’article 2 indique que l’arrivée des étrangers au Bénin est soumise à l’obtention d’un visa d’entrée à l’exception des ressortissants de la Cedeao dûment munis d’un carnet de voyage des États membres de la Cedeao et de ceux des États avec lesquels le Bénin a un accord dans ce domaine. Les articles 4 et 2 précisent respectivement que : les étrangers résidents doivent élire domicile à une adresse connue de l’autorité. Ils doivent souscrire un contrat de bail légalisé par le chef d’arrondissement qui en donne copie au Commissariat d’arrondissement ou au commandant de brigade de gendarmerie territorialement compétent. Tout étranger qui désire résider en République du Bénin doit, au plus tard trois mois après son arrivée, solliciter une carte de séjour auprès des autorités compétentes. A l’article 8, il est stipulé que : « Tout étranger de passage au Bénin à l’occasion d’un mariage, d’un baptême, d’une réception, d’un décès ou pour toute autre raison, qui séjourne dans une habitation autre qu’un hôtel ou auberge, doit signaler sa présence au chef d’arrondissement, au commissaire de police ou au Commandant de brigade territorialement compétent ». « Le propriétaire d’hôtel, d’auberge, de maison ou le locataire qui ne se conforme pas aux dispositions des articles 1 et 2 du présent décret est passible d’une amende de 25 000 à 100 000 francs Cfa. En cas de récidive, l’amende pourra être doublée ou triplée », détaille l’article 10. Force doit rester à la loi pour que règne la paix. Actualités 06 janv. 2022


En chantier actuellement, le nouvel hémicycle prêt avant fin décembre 2022 ?
Le calendrier du projet de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo prévoit l’achèvement des travaux, tout au moins, du bâtiment de l’hémicycle avant la fin d’année 2022. Les députés pourraient quitter le palais des Gouverneurs pour commencer par travailler au nouveau siège du parlement en chantier avant fin décembre prochain. Tel est leur souhait maintes fois réitéré. La huitième législature tient à inaugurer, avant la fin de son mandat en mai 2023, son nouveau siège dont les travaux de construction ont été lancés le 1er avril 2021 pour une durée de 30 mois. Un vrai challenge que doit relever l’entreprise chinoise en charge de l’ouvrage. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, avait plaidé, lors du lancement des travaux, que l’ouvrage soit livré dans un délai de 24 mois au lieu de 30 afin que la 8e législature puisse y faire sa rentrée parlementaire, en avril 2023. Le plaidoyer a encore évolué. Le Parlement a négocié avec l’entreprise chinoise pour qu’elle concentre ses efforts sur l’hémicycle qui doit être livré en décembre 2022. Le président du Parlement a déjà effectué plusieurs visites sur le terrain avec les membres de son bureau pour s’enquérir de l’évolution du chantier. Il est revenu sur la question, mercredi 29 décembre dernier, dans son mot de bienvenue au président de la République, Patrice Talon, lors de son message sur l’état de la nation en 2021. L’autorité parlementaire a promis au chef de l’Etat que son prochain exercice aura lieu dans un hémicycle plus commode. Autrement dit, le président Patrice Talon délivrera, si tout marche bien, son message sur l’état de la nation de décembre 2022 dans les locaux du nouvel hémicycle. Cette promesse de l’autorité parlementaire procède en réalité du scénario optimiste que le chantier avance sans anicroche. Et que tout se déroule comme sur des roulettes. A cette date, l’entreprise devrait tout au moins achever le bâtiment de l’hémicycle. Il ne restera que les autres bâtiments à réaliser dont les bureaux du secrétariat général administratif et autres travaux confortatifs. L’entreprise chinoise serait en train d’évoluer sur le chantier tenant compte de l’objectif de décembre 2022. Pourra-t-elle relever le défi de cette mise en service provisoire du nouveau siège du Parlement avant cette fin d’année ? Tout dépendra de la concrétisation des prévisions du scénario optimiste du calendrier des travaux. Caractéristiques de l’infrastructure Le nouveau siège de l’Assemblée nationale est érigé sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie à Porto-Novo, sur une superficie de neuf hectares pour un coût global de près de 28 milliards F Cfa. Il est composé d’un bâtiment principal de type R+4 ayant la forme d’un arbre, symbole de l’arbre à palabre, lieu ancestral de rassemblement, à l’ombre duquel on se réunit pour discuter des décisions importantes à prendre pour l’avenir de la communauté. Ce bâtiment principal comporte: - Un rez-de-chaussée de 12 500 m² qui abrite l’hémicycle de 150 sièges extensibles à 300 sièges, six salles de conférence de 80 places chacune, deux salons d’honneur, une grande salle polyvalente de 448 places et un restaurant du personnel ; - Un 1er étage de 4000 m² abritant le cabinet du président de l’Assemblée nationale et les bureaux des présidents des commissions et des groupes parlementaires, soit un total de 83 bureaux et cinq grandes salles de réunion de trente places chacune ; Un 2e étage de 4000 m² qui comporte 96 bureaux de députés, 4 salles d’attente et 4 salles de réunion de trente places chacune; Un 3e étage de 4000 m² qui abrite le Secrétariat administratif comportant 74 bureaux individuels et paysagers, 4 salles de réunion de 30 places chacune et enfin - Un 4e étage de 4000 m² qui abrite un restaurant panoramique de 120 places, 2 grandes zones de locaux techniques et une couverture en panneaux solaires. A cela s’ajoutent des bâtiments annexes composés de : la questure qui comprend un ensemble de 93 bureaux ; 2 grandes salles de réunion ; un restaurant du personnel de 120 places ; un service infirmerie, crèche, gymnase et de guichets de banques ; une caserne militaire composée de 14 bureaux, un dortoir, une salle de réunion et une salle d’instruction ; un parking de 250 places et un grand jardin public.   Actualités 05 janv. 2022


Transport aérien : l’aéroport de Cotonou se métamorphose
L’aéroport de Cotonou connaît de profondes mutations en vue de sa mise en conformité aux standards internationaux. Cette rénovation participe de l’amélioration des services aux acteurs de la plateforme et de l’envol du tourisme. Un relooking total ! L’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin présente un nouveau visage, à travers les aménagements entrepris pour sa mise aux normes internationales. La métamorphose de l’environnement aéroportuaire s’observe dès l’arrivée où les parkings de stationnement sont entièrement rénovés et agrandis ainsi que les accès routiers. En plus de la jonction des deux parkings d’antan devant le terminal, deux parkings, plus loin, sont créés, portant à 1000 le nombre de places de stationnement désormais disponibles. Au niveau du hall de l’aéroport, d’importants travaux d’extension et de réaménagement sont faits pour en augmenter la capacité d’accueil. Le nouveau circuit départ est élargi à 1000 m2, avec un nouvel espace duty-free devenu plus attrayant. Un nouvel espace plus vaste et plus moderne est dédié aux banques d’enregistrement avec des bornes de libre-service ainsi qu’aux boutiques, restaurants et autres commerces. Il est créé une dépose-minute avec auvent pour permettre aux passagers d’accéder plus rapidement au terminal. Un nouveau salon Vip de 320 m2 est aménagé. La salle d’embarquement est prolongée avec l’installation d’une quatrième porte. Un carrousel permettant le traitement d’avion de grosse capacité est prévu. A tout cela, s’ajoute l’extension de l’aérogare au niveau du hall d’arrivée. Il est envisagé un nouveau terminal de 8000 m2 avec un business center plus vaste, de nouveaux tapis roulants à bagages et des injecteurs dans la soute, en vue d’un meilleur traitement des bagages. Piste d’atterrissage rénovée L’autre chantier important engagé dans le processus de mise aux normes de l’aéroport, c’est la réfection de la piste d’atterrissage enclenchée en avril 2020. En vue, la correction des défauts géométriques et structurels de la piste longue de 2400 m et large de 60 m. Les travaux de réfection font suite à un diagnostic initié par le gouvernement et qui a révélé des insuffisances de nature à obérer les performances de la plateforme, puisque certaines compagnies ne pouvaient pas atterrir à Cotonou, rappelle Nabil Abdoulaye, président du Conseil d’administration de la Société des aéroports du Bénin (Sab). Outre le décollement des couches de la piste, les pentes longitudinales et transversales ainsi que le nivellement étaient non conformes, tout comme la raquette qui ne permet pas le retournement de grands avions, précise Essai Maher, directeur de projets à Colas Afrique – Agence du Bénin, l’entreprise en charge des travaux. Avec quelque 80 000 tonnes d’enrobés, plus de 13 000 m3 de matériaux de chaussées, près de 298 000 m3 de terrassements en déblais-remblais et un balisage diurne de plus de 40 000 m2, la piste s'est remise au goût du jour pour répondre aux standards internationaux de sécurité, de sûreté ainsi qu’aux normes environnementales. En plus de la piste principale, un coup de neuf est donné à tout le balisage. Aussi, l’aéroport a besoin d’une bande dégagée de 300 m par rapport à l’axe de la piste, selon Essai Maher. Ce qui aura nécessité des travaux de terrassement et de remblai. Digitalisation La réfection de l’aéroport de Cotonou prend également en compte le volet digitalisation sur l’ensemble du terminal jusqu’aux parcs à véhicules qui devront connaître un coup de lifting informatique. Pour ce faire, un système à multi-usages Aos/Aodb (Airport operations system/Airport operation Data Base) est retenu. Les installations d’automatisation et d’informatisation sont désormais opérationnelles, avec des bornes d’enregistrement automatique prévues pour les billets. La Sab prévoit un datacenter avec une interface commune qui permettra le partage d’informations fiables, précises et complètes entre les compagnies, les passagers et les autres acteurs. Les agents chargés de piloter ce système sont formés et prêts à gérer la rotation des avions, le télé-affichage des vols, l’enregistrement et l’embarquement des passagers, etc. Il est retenu la création d’un Centre de commandement opérationnel intégrant les partenaires de la plateforme et l’installation d’un réseau de vidéosurveillance de 250 cameras avec détection d’intrusion et alerte sonore. Tous ces réaménagements visent à moderniser, sécuriser et augmenter la capacité d’accueil de la plateforme et à faire du Bénin, une destination privilégiée par les compagnies aériennes. Les passagers pourront accomplir en un temps record les formalités d’embarquement, le temps de transit étant réduit et le système de navigation aéronautique rendu plus fluide. L’ambition, c’est d’atteindre 1,5 million de passagers par an contre 500 000 environ actuellement et de recevoir les gros-porteurs, indiquait Armand Kpindjo, directeur commercial de la Sab. La plateforme pourrait accueillir 30 opérateurs aériens au lieu de 15 initialement, 30 000 mouvements avions au lieu de 10 000, 10 000 tonnes de fret contre 5000 actuellement. Une ambition soumise actuellement aux aléas de la pandémie du Covid-19. Un quai fruiter de 50 tonnes/semaine est mis en place en mars 2021. Un nouveau taxiway, une nouvelle configuration des aires de trafic et un réaménagement de la zone Fret sont également une réalité. Dans le but de garantir une meilleure sûreté sur la plateforme, un nouvel opérateur sûreté est recruté. -------------------- En attendant la reprise du trafic ! -------------------- Le secteur du transport aérien subit de plein fouet depuis 2020 les effets néfastes de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19 qui a induit le ralentissement des transports dans le monde. Selon les prévisions de l’Organisation de l’aviation civile internationale, le retour des activités au niveau de 2019, c’est-à-dire celui d’avant la crise, serait en 2023. « Pour y parvenir, il faudrait pour chacun des acteurs de consentir des réformes et de nombreux sacrifices », préconise M. Hêhomey qui assure que le gouvernement ne manquera pas de jouer sa partition. En vue de soutenir les acteurs économiques de ce secteur porteur de croissance et socle de la politique de développement du tourisme, le Bénin n'a jamais, en réaction à la pandémie, fermé ses frontières aériennes, et offre quelques facilités fiscales aux compagnies, tout en mettant le temps à profit pour réhabiliter la plateforme aéroportuaire. Actualités 05 janv. 2022


Initiation des étudiantes aux métiers artisanaux : Une seconde corde à son arc
Face à la précarité de l’emploi et au chômage, les étudiantes s’adonnent de plus en plus à de petits métiers. Elles y voient un moyen de s'affranchir. Dans son atelier d’apprentissage en couture, Raliath Ayatodé est très affairée. En cette période des fêtes de fin d’année, avec les commandes des clients, sa patronne la sollicite assez pour la confection de tenues vestimentaires. Cette étudiante en 2e année de Sciences juridiques s’accroche à sa passion, avec optimisme. « Aujourd’hui, les offres de formation ne sont plus vraiment en adéquation avec les besoins sur le marché de l’emploi. Alors, les jeunes filles doivent avoir plusieurs cordes à leur arc dans ce monde en pleine mutation. C’est ce que j’ai fait », confie-t-elle. Tout comme elle, nombreuses sont les étudiantes qui passent autant de temps en atelier qu’en amphithéâtre. Certaines voient à travers les métiers de couture, coiffure, cuisine leurs voies de salut. Et le temps finit par leur donner raison. C’est le cas de Sandra Agbadjigan, styliste, pour qui il n’y a pas de gloire sans souffrance. « J’ai commencé la formation en couture après ma double licence en gestion des ressources humaines et communication à l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam). Malgré le décès de mon géniteur, je suis parvenue à surmonter les difficultés. Je puise ma force dans l’abnégation, la croyance en soi, la discipline, la rigueur et le travail bien fait », déclare-t-elle. Chacune d’elles est consciente que trouver un emploi au Bénin aujourd’hui n’est pas chose aisée. Les statistiques liées à l’emploi ne sont pas reluisantes. Le taux de salarisation est de 13,6 % en 2015 contre 10,1 % en 2011(Insae, EmicoV-2015). Il est plus faible chez les femmes (7,1 %) que chez les hommes (18,6 %), mais augmente selon le niveau d’instruction : 3,6 % chez les actifs occupés n’ayant aucun niveau d’instruction et passe de 11,2 % chez ceux de niveau primaire à 82,0 % chez ceux de niveau supérieur. La population à la recherche d’un emploi est d’environ 2,3 %. Et disposer d’un diplôme ne garantit pas un emploi. « Jusqu’en 2016, voire 2018, nous sortions à peu près 5 % de nos apprenants outillés en formation professionnelle et technique. Dans 10 ans, nous voulons être sûrs que 70 % des jeunes qui sortent des écoles sortent avec une formation professionnelle et donc prêts à l’emploi, prêts à créer éventuellement leurs propres entreprises », a déclaré le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané au cours d’un panel le 17 décembre 2021. L’autonomie dans l’art Les étudiantes s’adonnent donc à de petits métiers pour avoir plusieurs cordes à leur arc, dans un contexte de chômage. L'initiation aux métiers artisanaux est désormais pour beaucoup une nécessité. Lauriane Landehou, technicienne de laboratoire, a désormais du plaisir à coudre. « Ce que tu sais faire manuellement paie beaucoup plus de nos jours », soutient-elle. Pour Sandra Agbadjigan, il est grand temps que chacun efface de son esprit l’aversion pour les métiers artisanaux, pourtant gages d’une vie épanouissante. « Alors si tant est vrai que les formations artisanales comme la couture, la coiffure, la photographie et bien d’autres débouchent directement sur un emploi, pourquoi ne pas en faire, à côté de sa formation universitaire ? », se demande-t-elle. D’autres vont plus loin et y voient l’opportunité pour la jeune fille de s’affirmer. Odry Agbessi Agro, chirurgienne plasticienne et présidente de l’association Volontaires itinérants pour le mieux-être de la population (Via-me), soutient que la jeune fille doit s’éduquer, s’outiller pour faire valoir ses potentialités. «Aujourd’hui, où le monde évolue à une vitesse supérieure, chacun cherche une voie de sortie. Les hommes ne veulent pas de femmes paresseuses; elle est obligée de sortir de sa caserne pour être elle-même active », soutient Raliath Ayatodé. Mais cet engagement à s’accrocher à sa passion n’est pas sans difficulté. Concilier les études et la formation pratique n’est pas chose aisée. « Il faut avoir une bonne planification en termes de gestion du temps et le jeu est joué », conseille Sandra Agbadjigan. La styliste, photographe et écrivaine pense que « Le travail est assez puissant, formidable, magnifique et tout simplement magique puisque tout est possible par le travail ».   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 04 janv. 2022


796 - 1558