La Nation Bénin...



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Nouvelles

Secteur de l’Energie : l’autosuffisance inexorablement amorcée
Diversification et consolidation des ressources énergétiques, amélioration de l’accès de tous à l’énergie et renforcement des réformes sectorielles et institutionnelles… Le secteur de l’Energie a fait un bond qualitatif historique en 2021. C’est la preuve que l’autonomie énergétique du Bénin est maintenant plus qu’à portée de main. L’autonomie énergétique tant souhaitée par le président Patrice Talon se concrétise progressivement. De zéro mégawatt en 2016, le pays affiche près de 70 % de suffisance énergétique, notamment grâce à la construction de la centrale de Maria-Gléta 1 et à la réhabilitation des centrales thermiques du parc de production de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). En très peu de temps, beaucoup d’actes ont été posés. Et presque tous les domaines du système électrique ont été impactés. De la production de l’électricité à l’amélioration de la gouvernance du secteur, en passant par le transport et la distribution, l’adaptation aux impacts des changements climatiques et mesures d’atténuation, tous les domaines sont explorés. Même le cadre juridique et institutionnel du secteur n’a pas été occulté. Aujourd’hui, le Bénin dispose d’environ 180 Mw en capacité propre de production grâce, entre autres, à la réhabilitation des centrales thermiques Wartsila de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour 30 Mw à Porto-Novo, Parakou, Natitingou et à la construction de la centrale thermique dual fuel de 127 Mw de Maria Gléta 2. À cela, il faut ajouter la diversification des sources d’importation après avoir obtenu une dérogation historique au Code bénino-togolais de la Ceb (Communauté électrique du Bénin).Cela a permis une amélioration significative des performances de la Sbee. Les actions remarquables 66 pour cent ! C’est le taux qu’affichait le ministère de l’Energie au titre de l’exécution des projets du Programme d’action du gouvernement à fin août 2021. Les détails liés à cette performance ont été présentés aux acteurs, vendredi 10 septembre dernier, lors de la quatrième session du Comité sectoriel de suivi du Pag. Ainsi, dans le souci de poursuivre l’amélioration des conditions de vie des populations, il était prévu pour le compte de l’année 2021, un budget ambitieux de 59 milliards F Cfa pour 25 projets. Et pour atteindre ces objectifs, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, avait remis, jeudi 25 février dernier, aux responsables des structures sous tutelle des lettres de mission. Mais avant, il a pris part à une importante rencontre par visioconférence avec les membres de la Coordination du Nouveau départ de la diaspora béninoise, dimanche 24 janvier 2021. Lors des échanges, il a présenté aux participants la vision du gouvernement pour assurer l’autonomie énergétique. « Des investissements massifs ont été faits dans le secteur de l'Energie et continuent de se faire grâce à la volonté manifeste du président Patrice Talon qui a compris très tôt le caractère stratégique de cet intrant majeur pour le développement socio-économique de notre pays. La dynamique doit se poursuivre avec la contribution de chacun pour que l'autonomie énergétique se concrétise », a-t-il souhaité. Le 6 mai 2021, le ministre a lancé officiellement le volet 2 du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (Prodere 2). Ce projet est le fruit d'une coopération réussie entre les États membres de l'Uemoa qui ont décidé d'harmoniser leurs réflexions et de mutualiser leurs moyens pour lever les financements nécessaires à l'acquisition et au déploiement de solutions durables pour l'électrification des localités rurales. Il consiste en la substitution de 4 500 lampadaires d'éclairage public par des lampadaires Led à basse consommation dont 2 500 dans les communes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Abomey et Bohicon et 2 000 répartis dans les autres communes, en l'acquisition et l'installation de 500 lampadaires solaires de type ‘’All in one’’ dans les localités rurales frontalières et dans les abords de postes péage-pesage. Il prend aussi en compte la construction et l'exploitation de microcentrales solaires photovoltaïques dont le nombre à réaliser sera déterminé par les conclusions des études de faisabilité à conduire dans un ensemble de 22 localités rurales dans les départements de l'Alibori, de l'Atacora, du Borgou, des Collines, de la Donga, de l'Ouémé, du Plateau et du Zou. Contribuer à la croissance économique Le 30 novembre dernier, l’autorité ministérielle a effectué une descente sur le site de la construction de la centrale solaire d’Illoulofin dans la commune de Pobè. Au total, 60 % de taux d’avancement est noté, dont 20 % sur la ligne d’évacuation et 33 % sur les postes de la Ceb. Cette centrale solaire qui est une première est réalisée dans le cadre du projet Défissol dont l’objectif est de contribuer à la croissance économique du Bénin en aidant l’opérateur électrique à accroître ses performances et d’améliorer la qualité de service. Après cette étape, Jean Claude Houssou a également visité, 21 décembre dernier, les deux infrastructures majeures sorties des entrailles du Projet de restructuration et d'extension du réseau de la Sbee dans le département de l'Atlantique (Prera) et du Millennium challenge account. Il s’agit notamment du poste source de Cococodji dans la commune d’Abomey-Calavi et du poste de Fidjrossè. Ces installations sont destinées à éradiquer les problèmes de baisse de tension pour le bonheur des populations. L’autre projet qui a connu la visite de l’autorité de tutelle, mardi 22 décembre dernier, est la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé. Ce pôle d’attraction industrielle, se concrétise assurément, notamment avec son raccordement très prochainement au réseau conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique. Renforcement du cadre juridique La vision d’une autonomie énergétique a permis au gouvernement de toucher tous les maillons du secteur. C’est dans le but d’assurer une bonne gouvernance, de garantir l’équilibre financier du secteur et la durabilité des investissements, ainsi que le développement des énergies renouvelables et celui de l’électrification hors réseau que le cadre juridique et institutionnel du secteur a été réformé. On note, en effet, l’adoption du Plan directeur du secteur de l’électricité à l’horizon 2035, l’adoption de la politique nationale pour l’électrification hors réseau, du Plan directeur pour l’électrification hors réseau, la prise d’un décret portant réglementation de l’électrification hors réseau en République du Bénin, l’adoption du Document de politique nationale de développement des énergies renouvelables (Ponader) et celle en cours du document de Politique nationale de maîtrise de l’énergie (Poname). De même, le pays s’est doté d’une nouvelle loi portant code de l’électricité en République du Bénin. En termes de réformes, on ne saurait passer sous silence la mise en œuvre d’une nouvelle révision de l’accord international portant code bénino-togolais de l’électricité, l’adoption d’un décret fixant les normes minimales de performance énergétique au Bénin dans le cadre de la maîtrise de l’énergie, l’approbation d’une étude et d’un plan tarifaire de l’électricité. Face à ces résultats obtenus, il est plus que jamais nécessaire que la dynamique continue, pour sortir définitivement le secteur de l’énergie de l’ornière et assurer durablement des lendemains meilleurs au pays. Actualités 31 déc. 2021


Déguerpissements, infrastructures, climat : le cadre de vie balisé en 2021
Fin de la 1re phase des travaux d’asphaltage, déguerpissements et relogements le long de la côte, finance climatique, etc. 2021 a permis de poser les jalons, pour que se concrétise le Pag 2021-2026, dans le secteur du cadre de vie au Bénin. Cette année, les bulldozers sont encore entrés en scène. Ils ont été mobilisés, par endroits pour assainir, et ailleurs libérer de l’espace pour la mise en œuvre des projets phares du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Entre autres, les Béninois gardent en esprit les opérations de déguerpissements à Fiyégnon 1 conduites le 13 septembre 2021 par le Préfet du Littoral, Alain Orounla. Ce jour-là, ni la pluie drue qui s’était abattue sur la capitale économique du Bénin, moins encore les supplications des occupants n’ont émoussé la détermination de l’autorité préfectorale, et des engins déployés. En effet, selon les explications fournies par le ministre du Cadre de vie, José Tonato, Fiyégnon 1, tel qu’il est délimité, est intervenu après l’aménagement de la Route des Pêches. Au Sud de la route appelée Gondouana, a-t-il dit, c’est le domaine public maritime qui, selon la loi, est imprescriptible. Le lotissement qui a été fait serait frauduleux. Et donc, tenant compte de la loi sur la gestion du domaine de la Zone Littorale, le périmètre ne pourra pas être viabilisé pour occupation par les populations. La libération de ce domaine jouxtant l’aéroport international de Cotonou a été donc décidée en vue des aménagements urbains et paysagers de la zone balnéaire de la Route des pêches. Les personnes concernées devraient quitter les lieux au plus tard le 1er septembre 2021. Mais la force publique a été obligée d’intervenir le 13 septembre 2021 pour l’exécution de la décision de déguerpissement. Bien avant Fiyégnon 1, un mois plus tôt, dans une atmosphère moins tendue, le préfet du Littoral était aussi au quartier Jack pour faire de la place sur la côte. Les constructions érigées dans le périmètre de la Corniche-Est de Cotonou ont été démolies. Le gouvernement entend transformer, à travers ce segment, la capitale économique du Bénin pour l’élever au rang des villes modernes et à fort potentiel touristique. La Corniche-Est est une route qui va de la descente de l’ancien pont de Cotonou au Plm Alédjo, prenant par le long du littoral. Déloger, mais aussi reloger ! De Xwlacodji à Adounko, plusieurs centaines de ménages ont été aussi sommées de libérer les lieux. C’est le cas de la zone administrative et commerciale de Ganhi, déclarée d’utilité publique. Elle sera rénovée et connaîtra l’aménagement de la berge sud-ouest de la lagune de Cotonou et du quartier Xwlacodji, avec l’installation d’un ponton pour l’accostage des embarcations dédiées aux loisirs. Cependant, cette injonction a été accompagnée de mesures sociales. Le gouvernement a décidé, au cours du Conseil des ministres du 15 septembre 2021 d’apporter un soutien aux populations concernées. 853 unités d’habitations constituant l’ensemble des villages de pêcheurs à déplacer à Xwlacodji et le long de la côte ont été identifiées. Un appui sous forme de primes de compensation leur a été alloué en vue de faciliter leur réinstallation sur les deux nouveaux sites. Le 15 octobre 2021, à la maison des jeunes de Sèmè-Podji, plusieurs chèques d’une valeur de 5 millions chacun ont été remis aux occupants déplacés de Xwlacodji suivie de la remise de fiches de relogement sur le site de 16 hectares identifié. De même, un chèque de 3 millions F Cfa et un titre de propriété d’une parcelle à Avlékété ont été remis aux pêcheurs impactés par le projet d’aménagement et de développement touristique de la zone Sud de la Route des pêches le 22 octobre 2021. La cagnotte totale mobilisée à cet effet est de 3,46 milliards F Cfa. 2021, une année charnière Beaucoup de changements sont attendus en 2022. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le budget du ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) a connu une hausse de 68,06 %, dépassant toutes les prévisions budgétaires antérieures. Mais il aura fallu mettre les pieds sur l’accélérateur en 2021 pour boucler les études en cours, réceptionner certaines infrastructures et lancer d’autres projets, sans oublier la mobilisation des ressources. La première phase des travaux d’asphaltage a pris fin, avec au moins 199 km de voies pavées desservant plus de 300 infrastructures sociocommunautaires. La seconde phase est en cours. Quant aux travaux de modernisation de marchés urbains et régionaux, l’heure est à l’installation des charpentes métalliques des 20 premiers marchés de la 1re phase. En 2021 également, les travaux de construction des Stations de traitement des boues de vidange ont pu être achevés. Le terrain a été aussi balisé avec l’adoption de la Politique nationale de Gestion des Changements climatiques ; du Plan national d’Adaptation du secteur ‘’Foresterie’’ ou encore du Plan national d’adaptation au changement climatique. Les mesures prises pour l’assainissement, l’achèvement et la clôture des opérations de lotissement et de remembrement foncier urbain, n’ont pas été du reste. Des reformes sont aussi intervenues au Fonds national pour l’Environnement et le Climat (Fnec), accrédité au Fonds vert pour le climat (Fvc) et au Fonds d’adaptation (Fa). Environnement 31 déc. 2021


Protection de l’Environnement au Bénin : trois acteurs qui ont marqué l’année
2021 s’éclipse mais laisse en souvenirs de nombreux visages d’acteurs engagés pour la protection de l’Environnement tout au long de l'année. L’Etat Bien évidemment, l’Etat est dans son rôle, conformément à l’article 27 de la Constitution. Cependant, cette année a été marquée par le renforcement des actions de salubrité dans les villes du Grand-Nokoué, avec la disparition, presque totale, des points noirs et des déchets sur les terre- pleins centraux aux carrefours stratégiques de Cotonou. Les rues sont nettoyées au quotidien et désherbées. L’expérience de la gratuité a sans doute permis aux ménages de sortir les déchets de leurs maisons pour qu’ils soient ramassés. Les populations de ces villes font aussi l’expérience, depuis quelques mois, des points d'apport volontaire de déchets. Ces bacs de 660 litres permettent aux usagers qui n'ont pas l'habitude de garder leurs déchets sur eux, d'aller vers ces points d'apport et pour les y jeter. « Nous avons une ville qui est débarrassée de ses déchets. Les étrangers en témoignent aussi. Même au niveau des ménages, on sent des améliorations. C’est une grande réussite, même s’il y a des défis à relever », témoigne Alain Tossounon, président du Réseau des acteurs des médias pour l’Environnement et le climat (Ramec). Dantokpa, réputé comme étant par le passé le plus grand pollueur de la ville et du Lac Nokoué est entré aussi dans le système de ramassage des déchets. 12,137 tonnes de déchets y ont été collectées. Tout n’est pas rose, le ramassage systématique, le tri et la valorisation, sont des défis à relever. Il est à souhaiter qu’avec la fin de la gratuité en 2022, la dynamique puisse continuer et que la salubrité soit de mise, partout dans les villes du Bénin. Sandra Idossou Sandra Idohou L’adoption et la promulgation de la loi sur les sachets plastiques au Bénin n’ont pas mis un terme au combat de l’activiste de Sachet Hélou. Au contraire, Sandra Idossou travaille désormais, sans relâche, à l’éducation environnementale, plaide pour l’application effective des textes, et prend des initiatives à la base, avec les populations. Des campagnes de sensibilisation contre la pollution de l’environnement ont été organisées à travers Eco running. Sandra Idossou reste l’une des figures ayant marqué le secteur du cadre de vie au cours de l’année 2021. Il y a quelques semaines, elle était dans le village d’Ocha, dans le département des Collines pour l’initiative « un enfant, un arbre » contre la désertification. L’activiste reste convaincu que chacun, à son échelle, peut contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et la désertification. Patrice Sagbo Patrice Sagbo C’est une figure de proue de la veille écocitoyenne au Bénin. Membre de la société civile verte, il était présent dans les médias tout au long de l’année pour des actions de dénonciation, mais aussi de sensibilisation sur des questions environnementales. « Il est resté engagé tout au long de l’année. Quand il défend un point de vue, il va jusqu’au bout », témoigne William Tchoki, journaliste environnementaliste. Le président de l’Ong Aded s’est beaucoup plus illustré sur le terrain de l’agroécologie et du renforcement de capacités au cours de l’année. Environnement 31 déc. 2021


Parcours des 26 œuvres restituées : de la témérité aux émotions…
Le palais de la présidence de la République accueille, dans les jours à venir, une exposition d’œuvres royales restituées par la France en novembre dernier. Cette exposition inédite pour laquelle l’on prophétise un succès certain est l’une des ultimes étapes d’un long processus entamé depuis l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon. « Il est regrettable que cet acte de restitution, si appréciable, ne soit pas de portée à nous donner entièrement satisfaction ». Sur le perron de l’Elysée, alors qu’il venait de rencontrer son homologue français avec qui, entre autres, il a eu des échanges sur les 26 trésors royaux du Bénin en route pour revenir au pays, le président de la République ne s’est pas empêché d’exprimer son amertume. «Comment voulez-vous qu’à mon départ d’ici avec les 26 œuvres, mon enthousiasme soit total pendant que le dieu Gou, œuvre emblématique représentant le dieu des métaux et de la forge, la tablette du fâ, œuvre mythique de divination du célèbre devin Guèdègbé, et beaucoup d’autres continuent d’être retenus ici en France, au grand dam de leurs ayants droit ? » s'est interrogé le chef de l’Etat. Il dit tout de même garder espoir qu’à l’instar des œuvres en rapatriement au pays, ces autres biens finiront par l’être aussi. « L’espoir de leur retour au pays est désormais permis grâce à vous. C’est extraordinaire », a-t-il indiqué. Toute l’histoire de cette restitution n’est d’ailleurs qu’espoir. Espoir entretenu dès l’entame et renouvelé malgré un premier refus de la France de restituer ces objets royaux. En juillet 2016, trois mois à peine après son investiture, le nouveau président élu du Bénin, Patrice Talon, adresse une demande de restitution à Paris au sujet des biens culturels et artefacts royaux saisis lors du sac effectué par les soldats français dans l’ex-royaume de Danxomè en 1892. Mais cette première demande se heurte au refus. Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement de François Hollande lui oppose une fin de non-recevoir, au nom du principe dit "d’inaliénabilité des collections nationales". Ce principe est brandi par la France pour protéger les biens conservés dans les établissements culturels français. La réaction de Paris divise. Certains s’indignent. D’aucuns y voient une manière de protéger les biens de la France. La proposition de prêt à longue durée est avancée pour que la France ne perde pas son droit de propriété sur les œuvres. Le discours d’espoir de Ouagadougou Il n’y a plus de politique africaine de la France ! Ces mots du président français, Emmanuel Macron, font partie intégrante du discours de Ouagadougou. En visite au Burkina Faso, le 28 novembre 2017, le président de la République française, à l'université Ki-Zerbo, à Ouagadougou, devant 800 étudiants, avait eu une longue adresse face à la jeunesse africaine en général pour exposer les nouveaux rapports entre les deux parties. « Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d’accord, d’autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face », soulignait-il. Le discours de Ouagadougou a surtout le mérite de proposer la culture comme remède à certains maux. « Je ne peux pas accepter qu’une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Il y a des explications historiques à cela mais il n’y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique », soulignait-il. Cela supposera, poursuit-il, un grand travail et un partenariat scientifique, muséographique « parce que, ne vous trompez pas, dans beaucoup de pays d’Afrique, ce sont parfois des conservateurs africains qui ont organisé le trafic et ce sont parfois des conservateurs européens ou des collectionneurs qui ont sauvé ces œuvres d’art africaines pour l’Afrique en les soustrayant à des trafiquants africains, notre histoire mutuelle est plus complexe que nos réflexes parfois ». Le meilleur hommage que je peux rendre non seulement à ces artistes mais à ces Africains ou ces Européens qui se sont battus pour sauvegarder ces œuvres, c’est de tout faire pour qu’elles reviennent. C’est de tout faire aussi pour qu’il y ait la sécurité, le soin qui soit en Afrique pour protéger ces œuvres. Depuis lors, les choses sont allées un peu plus vite. À la suite de ce discours, le président français commande un rapport à Felwine Sarr, professeur à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis, au Sénégal et Bénédicte Savoy, professeure à la Technische Universität de Berlin. « Le périmètre de la spoliation engloberait les biens pillés, volés, butins de guerre, mais aussi ceux, très nombreux, acquis à des prix dérisoires, sans commune mesure avec le marché de l'époque, par les marchands, militaires, missionnaires, voyageurs... », indique le rapport Sarr-Savoy sur la restitution du patrimoine africain. Les deux professeurs suggèrent une modification du Code du patrimoine, avec l'introduction d'un article qui stipulerait que des restitutions d'objets africains transférés pendant la période coloniale française pourraient être prévues dans le cadre d'un "accord bilatéral de coopération culturelle" entre "l'État français et un État africain". Pour les auteurs du rapport, la démarche s'inscrit dans le cadre d'une "réparation symbolique". Il n'est pas question de vider les collections des musées français. Les collections privées ne sont pas visées. Cette approche équilibrée ouvre la voie à un retour de ces œuvres. Ce retour passera par le vote d'une loi. Fin 2020, une loi spéciale a été votée afin de mettre fin au principe d’inaliénabilité, invoqué par le gouvernement français en 2016 et qui pesait toujours sur ces objets. Ultimes moments En concertation avec le Bénin, le musée du Quai Branly propose une exposition inédite de 26 œuvres de l’ancien royaume du Dahomey, avant leur restitution. L’activité connut un franc succès. Autour de cette exposition, une semaine culturelle inédite est organisée avec, au programme, des colloques sur le patrimoine du Bénin, des concerts, des rencontres ainsi qu’un cycle de cinéma. L’objectif est de faire de cet événement un temps fort symbolique et historique pour les deux pays. Ces œuvres « seront la fierté du Bénin. Et parce que restituer des œuvres à l’Afrique, c’est rendre accessible à la jeunesse africaine sa culture, ces restitutions seront aussi la fierté de la France», avait annoncé, enthousiaste, Emmanuel Macron. « Les 26 œuvres nous plongent dans un récit à diverses vocations ou fonctions, notamment éducative (nos ancêtres ont fait le juste combat que nous devons nous approprier et poursuivre); scientifique (des savoirs sont enchâssés dans l’histoire de ces œuvres et nous avions besoin de renouveler notre connaissance du passé) et sociale (la restitution des œuvres est porteuse d’une réconciliation avec notre passé et un potentiel levier de cohésion sociale) », a fait savoir le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Des milliers de Français, de Béninois et d’Africains plus généralement font leurs adieux aux œuvres, le temps de cette restitution, avant leur emballage. Direction, Cotonou. … Retour à Cotonou L’ambiance était festive dans les rues de Cotonou, ce mercredi, pour le retour des biens. Pour contenir la foule en liesse, un important dispositif policier a été déployé sur les artères qui ont été toutes décorées d’affiches présentant le trône de Guézo ou les statues anthropomorphes des trois derniers rois. Cette ambiance va durer le temps pour la foule d’apercevoir la cavalerie royale qui escorte les trésors culturels en direction du palais de la Marina. Certains n’ont pu contenir leur émotion. Moment rêvé il y a peu, la restitution des 26 trésors royaux pillés à Abomey lors des razzias colonialistes est désormais une réalité, mercredi 10 novembre, ils ont fait leur entrée en territoire béninois avant d’être convoyés à la présidence de la République pour une cérémonie de réception, mais aussi d’hommage. Pendant que les tambours résonnent ponctués de chants et danses le long du trajet aéroport-présidence de la République, le cargo contenant les biens ne tardera pas à faire son apparition dans le ciel béninois. Peu après 15 h heures, le Boeing 737 spécialement affrété par le gouvernement béninois s’immobilise sur la base aérienne de Cotonou à la grande satisfaction des autorités et du personnel manutentionnaire. Les premiers colis contenant les œuvres se font visibles en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et de son collègue en charge du Tourisme, Jean-Michel Abimbola. Les opérations de manutention durent un peu plus d’une heure sous le regard avisé d’experts divers commis à la tâche par le gouvernement. L’accueil des trésors du Bénin s’est déroulé dans les locaux de la présidence de la République, en présence du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les 26 œuvres ont eu droit à une cérémonie de réception mais aussi d’hommage sur place. Le chef de l’Etat a fait son entrée sur les lieux, alors que les trois camions contenant les œuvres poursuivaient leur marche à l’intérieur de la présidence de la République, avant de s’immobiliser au niveau de l’espace verdoyant qui borde les lieux. Quelque deux cents invités (peut-être un peu plus) y ont été conviés. Présidents d’institutions de la République, rois et familles royales, acteurs politiques de tous bords, personnalités diverses et en invités spéciaux les deux experts et universitaires français et sénégalais, Bénédicte Savoy et Felwine Sarr à qui Emmanuel Macron avait confié le soin de procéder à de vastes consultations et d’en déduire un rapport sur des possibilités de restitution d’œuvres aux anciennes colonies. C’est donc devant ce parterre de personnalités que le rituel d’accueil des œuvres a été exécuté avec des coups de canon. Le trône du roi Ghézo, seul trésor sorti du camion pour une exposition de quelques minutes, recevra même des honneurs militaires. Suivra l’exécution des danses royales un peu comme pour rendre hommage à ces biens qui, jadis, côtoyèrent l’univers et le quotidien des souverains. Le conservatoire des danses royales d’Abomey dont les pensionnaires se sont joints au ballet national et une troupe d’enfants ont tour tour, sous le regard admiratif du président de la République, présenté un tableau de Houngan, de Tèkè, d’Adjogan puis l’hymne national en langue locale fongbé. Le Bénin peut se vanter d’être le premier pays africain à rapatrier sur son territoire une partie de ses trésors culturels détenus par les ex-puissances colonialistes. Beaucoup n’y croyaient sans doute pas, mais le rêve est devenu réalité? Culture 31 déc. 2021


Recrutement dans les Forces Armées Béninoises : Voici les conditions
Les jeunes désireux de servir le drapeau sont invités à s'inscrire à compter du lundi 3 janvier 2022. Le processus du recrutement a été lancé à travers des communiqués du Chef d'État Major Général des Forces Armées Béninoises, le contre-amiral Jean-Baptiste Aho. Découvrez ci-dessous toutes les conditions.     Société 30 déc. 2021


Message sur l’état de la nation : l’engagement contre le péril djihadiste
Les velléités djihadistes aux frontières béninoises ne dureront plus longtemps. Déterminé à y mettre fin, le gouvernement renforcera les capacités des forces armées. Le chef de l’Etat l’a annoncé dans son discours sur l’état de la nation devant les députés. Ils ne connaissent que le langage de la violence gratuite. A deux reprises, début décembre, ces djihadistes ont fait des incursions sur le territoire béninois, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso. Heureusement, le dispositif militaire en place depuis deux ans ne leur a point laissé le temps d'évoluer à suffisance dans leur sale besogne. Ils s'en étaient sortis avec des morts, des blessés et quelques personnes interpelées. Ces ennemis de la paix ont davantage de soucis à se faire puisque le gouvernement, conscient de la mission des forces armées, s’engage à améliorer leurs conditions d’exercice au front. « Le gouvernement prend déjà des mesures fortes et poursuivra les investissements nécessaires pour que notre dispositif soit renforcé en moyens tant humains, logistiques que technologiques, afin que ce genre d’incursion sur notre territoire ne puisse continuer », a informé le président Patrice Talon ce mercredi dans son discours sur l’état de la Nation. En dehors de l’équipement des forces de défense, l’accent sera davantage mis sur la coopération avec les pays voisins pour mieux éradiquer ce fléau qui crée la psychose au sein des populations. Le chef de l’Etat le promet avec vigueur. « La coopération avec les pays limitrophes sera accrue pour mutualiser les moyens de prévention et de lutte», a-t-il martelé. Bravo aux soldats ! De la Libye au Burkina Faso en passant par la Côte d’Ivoire, le Mali et autres, les djihadistes ont suffisamment prouvé leur volonté de semer l’émoi dans les cœurs. Seize morts à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, des dizaines de tués au Mali et au Burkina Faso devenus leurs bastions, ils parviennent à atteindre leurs fins. Même les décisions de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest tenue en juillet 2018 n’y ont pu grand-chose. Du moins pour le moment. Mais les soldats béninois ont toujours su faire preuve de bravoure en faisant replier les envahisseurs à chaque tentative. Au prix de la vie de certains des leurs, les militaires sont souvent parvenus à bout des djihadistes. Patrice Talon leur a rendu hommage lors de son intervention et exhorte à faire de ces assauts de l’ennemi une source d’union et d’unité. « Ces faits, au-delà de troubler notre quiétude, nous rappellent davantage notre obligation collective de préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale, la concorde et l’harmonie qui nous caractérisent, malgré les désaccords sporadiques inhérents à la vie en communauté », a lancé le chef suprême des armées. C’est en suivant cette directive que les populations pourront garder la sérénité malgré le contexte apparemment inquiétant. Actualités 30 déc. 2021


Message sur l’état de la nation : efforts et perspectives contre la Covid-19 déclinés
Les défis concernant la crise sanitaire mondiale ont été largement évoqués, hier mercredi 29 décembre, par Patrice Talon, président de la République, à l’occasion de son message sur l’état de la nation. L’engagement reste le maître mot du gouvernement en vue de bouter hors du Bénin ce virus. Son discours était très attendu de tout le peuple. Chose faite, ce mercredi 29 décembre, devant les députés. Pour ce tout premier exercice de son second mandat, Patrice Talon a mis un point d’honneur sur la crise sanitaire mondiale au nombre des défis du moment. La dynamique et les perspectives concernant la lutte contre la Covid-19, pandémie dont dépendent depuis deux ans les agendas mondiaux de développement, ont été largement détaillées. « La Covid-19 ne cesse d’éprouver le monde et de compromettre gravement l’économie. Aucun pays n’est épargné y compris le nôtre. Fort heureusement, la situation n’est pas désespérée », rassure le chef de l’Etat. Si la communauté internationale scientifique se mobilise pour gagner la bataille contre le virus, le chef de l’Etat est davantage persuadé que la voie appropriée pour garder le cap demeure la vaccination. «Les différents vaccins apportent des réponses pertinentes et palpables. Aujourd’hui, la quasi-totalité des cas graves et des décès concernent les personnes non vaccinées », relève-t-il. La manière dont les populations béninoises appréhendent la solution vaccinale ne facilite pas les choses. « Malheureusement, beaucoup de réticences injustifiées s’observent encore ici et là, et le Bénin n’échappe pas à ce paradoxe », se désole Patrice Talon. Toutefois, l’adhésion massive des populations à la solution vaccinale n’est pas impossible. « Cela constitue, pour les gouvernants que nous sommes, une préoccupation majeure et un défi que nous devons relever à tout prix », s’engage-t-il. Relativement à ce défi, Patrice Talon sait que le salut pourrait venir des dirigeants si ceux-ci jouent réellement leur rôle. « Là-dessus, notre devoir en tant que dirigeants, c’est de rassurer nos concitoyens, c’est de ne pas les laisser à la merci des courants complotistes qui prospèrent sur l’ignorance et la peur des populations. Notre devoir, dans ces conditions, c’est de leur dire que les vaccins restent les seules solutions objectives pour venir à bout de la pandémie», exhorte-t-il. C’est au prix de ces efforts que le Bénin pourra revendiquer d’être un exemple sur le terrain de la riposte à la maladie à coronavirus. Autrement, les conséquences pourraient être désatreuses. « Notre pays doit relever sensiblement son taux de vaccination comme de nombreux autres pays le font déjà. C’est la seule manière de revenir à une vie normale et, les pays qui ne le font pas, risquent de devenir des foyers de complications diverses, surtout avec la multiplication des variants les uns plus virulents que les autres. C’est une perspective qui pourrait conduire à la stigmatisation des pays qui se retrouveraient dans une telle situation ». Solutions à portée Les armes pour combattre la pandémie sont à portée : « C’est pour l’éviter que nous avons mis l’accent sur la sensibilisation et la vaccination de masse. Grâce à cette stratégie, les chiffres commencent à s’améliorer et nous devons renforcer cette dynamique qui s’observe maintenant. Nous devons le faire pour contribuer au nouvel équilibre du monde, car, en l’état, nous observons combien il se dégrade ». Dans le souci de protéger les populations contre la Covid-19, le gouvernement du Bénin a développé, dès les premières heures, une politique efficace dont celle relative à son adhésion aux mécanismes de soutien au déploiement de la vaccination tel que le mécanisme Covax. En plus de la sensibilisation et de l’élargissement du vaccin aux services publics, le gouvernement a lancé en novembre dernier, une campagne accélérée de vaccination d’une durée de deux mois. L’objectif est de rapprocher le plus possible le vaccin des populations et d’assurer l'équité de l'offre vaccinale à tous les Béninois en âge de se faire vacciner. Plus de mille équipes ont été mobilisées à cet effet. À la date du 07 novembre 2021, trois cent quarante-sept mille deux cent soixante-dix personnes ont bénéficié d'une première dose de vaccin et deux cent soixante-cinq mille cinq cent une complètement vaccinées. Soit un total de « 3,64 % de la population ayant fait le choix éclairé de se protéger contre le virus face à une prévision de plus de 40 % de la population vaccinée à fin décembre 2021 », renseigne le site du gouvernement. Le Bénin est bien déterminé à enrayer la Covid-19. Toutefois, la seule volonté politique ne pourrait suffire si les populations ne prennent pas la mesure de l’enjeu. Sur la question, le message du chef de l'Etat est suffisamment clair pour ramener les plus indécis à la raison. Actualités 30 déc. 2021


Message du Président Talon sur l’état de la nation : les temps forts de la cérémonie au Parlement
Revue de troupe, salut du drapeau national suivi de l’hymne national et message à l’hémicycle ont été les grands moments, hier mercredi, à l’Assemblée nationale, de la cérémonie de délivrance du message annuel sur l’état de la nation par le président de la République, Patrice Talon. Tout s’est passé en moins d’une heure de temps. Il sonnait 9 h 43min quand le cortège du chef de l’Etat, Patrice Talon, s’est immobilisé dans la Rue des manguiers attenant au portail d’entrée du président de l’Assemblée nationale. A la descente de son véhicule, il a été accueilli sur tapis rouge, par le préfet du département de l’Ouémé, Marie Akpotrossou et le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Patrice Talon leur a présenté ses civilités. Il va ensuite poursuivre sa marche à pas déterminés, comme on le lui reconnait, en faisant la revue de troupe suivie de l’exécution de l’hymne national. Le président de la République se dirige vers le portail de l’Assemblée nationale où l’attendait déjà le président du Parlement, Louis Vlavonou. Après les échanges de civilités, Louis Vlavonou présente au président de la République les six autres membres de son bureau et quelques membres de ses cabinets civil et militaire. Il conduit ensuite le chef de l’Etat dans son bureau pour un tête-à-tête de quelques minutes. A 10 h 00, le président Talon et Louis Vlavonou font leur entrée à l’hémicycle. Ils rejoignent les députés pour la cérémonie de délivrance du message du président de la République sur l’état de la nation. Patrice Talon sera introduit par le président de l’Assemblée nationale. D’entrée de jeu, ce dernier a instruit la première secrétaire de l’Assemblée nationale, Sofiath Schanou de donner lecture des dispositions de l’article 72 de la Constitution. Lequel article prescrit que : «Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». Après ce rappel des textes, Louis Vlavonou fait savoir que c’est avec une légitime fierté que la huitième législature accueille à l’hémicycle, le temple de la démocratie, le président de la République, dans le cadre de la délivrance de son message sur l’état de la nation. Il a félicité Patrice Talon pour sa détermination à honorer cette obligation constitutionnelle. Il est donc un habitué de l’exercice pour sa sixième fois depuis son arrivée au pouvoir en avril 2016 et la première fois au titre de son second quinquennat qui a commencé le 23 mai dernier. Le président de l’Assemblée nationale, après sa brève introduction, va inviter le président de la République au pupitre pour délivrer son message face aux députés. Attaques terroristes, Covid-19 et Pag 2 Le président de la République a été bref. Il a fait plus court que ses précédents exercices. Le chef de l’Etat est allé à l’essentiel dans un discours d’optimisme et d’espoir. Le message n’a duré que 18 min. Patrice Talon a rassuré davantage le peuple que le Bénin se porte de mieux en mieux. Il a évoqué certains défis de l’heure qui sont surtout d’ordre sécuritaire avec l’incursion des terroristes sur le territoire béninois du côté de la partie Nord-ouest et sanitaire avec la pandémie de la Covid 19. Le chef de l’Etat est revenu de long en large sur les deux maux avant de rassurer la population sur les mesures et efforts de son gouvernement pour les vaincre. Patrice Talon n’a pas passé sous silence le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Selon lui, les progrès du premier quinquennat 2016-2021 constituent le début d’une épopée. « Durant le quinquennat qui commence, le gouvernement fera tous ses efforts pour amplifier nos progrès et nous faire observer que ce qui a été fait les cinq dernières années n'est que le début de l’épopée », promet Patrice Talon. « Nos réalisations pendant le quinquennat qui commence seront observées peut-être deux fois, trois fois plus que ce qui a été fait précédemment », a indiqué le président de la République. Patrice Talon a invité les uns et les autres à observer ce qui va se passer d’ici à 2026 en termes d’actions de développement. Il s’engage à poursuivre son mandat avec détermination en faisant en sorte que l’élan de ce qui a commencé ne s’essouffle. Il promet d’aller le plus loin possible pour que les problèmes dans tous les secteurs de la vie notamment en matière d’eau potable, d’énergie électrique, de santé, de l’éducation et d’infrastructures routières ne fassent plus jamais partie des revendications des populations béninoises. « Le Bénin est désormais béni. Nous serons à la hauteur des attentes qui ont été si longtemps insatisfaites », poursuit le chef de l’Etat. « Le pays est dans nos mains. Nos destins sont dans nos mains. Nous venons de loin et nous irons le plus loin possible », promet avec détermination le président de la République. Le message n’a été suivi d’aucun débat des députés comme le prévoit la Constitution. La séance s'est terminée à 10 h 30 avec les salutations d’usage et le retrait du président de la République. Actualités 30 déc. 2021


Prochain discours du président Talon sur l’état de la nation : acteurs politiques et socioéconomiques expriment leurs attentes
Le président Patrice Talon va sacrifier au traditionnel discours sur l’état de la nation, demain mercredi 29 décembre au Parlement. Plusieurs acteurs de la vie politique et socioéconomique expriment leurs attentes vis-à-vis de cette adresse du chef de l’Etat devant la Représentation nationale. David Camille Biokou, député Up de la 8e législature « Nous souhaitons vivement que, dans son discours, l’axe principal soit l’unité… » David Camille Biokou Notre souhait est que son message attendu porte sur l’unité nationale comme il l’a toujours souhaité et travaille pour. Il faudrait que tous les Béninois soient unis et patriotes. Il faut que nous cessions ces rivalités sur fond de parti politique. Nous avons actuellement à nos frontières, au nord du pays, une menace djihadiste. C’est dans cette unité des Béninois autour du président de la République que nous pourrions affronter cet ennemi commun. Donc, le chef de l’Etat va rassurer les Béninois sur cette insécurité qui nous menace. Nous souhaitons vivement que, dans son discours, l’axe principal soit l’unité. En dehors de cela, il faudrait que le chef de l’Etat rassure davantage par rapport à l’amélioration certaine de la vie socioéconomique et professionnelle des Béninois. Donc, le président devra rappeler le travail qui se fait, pour que chaque Béninois se sente à l’aise dans son pays. Il faudrait que le Béninois soit rassuré de ce qu’il y a un travail qui se fait, et qui est déjà visible, et portera davantage de fruits les années à venir. C’est le père qui rassure les enfants. A travers son discours, il faudrait qu’il puisse davantage mettre des points d’honneur sur ces éléments, sur ce travail qui se fait pour le bonheur de ce peuple. Je présente aux Béninois mes vœux anticipés de bonheur, de prospérité.   Gilles Gohy, ancien directeur adjoint de cabinet du ministère de la Communication et de la poste « J’attends un discours rassembleur, conciliateur… » Gilles Gohy J’espère du discours qu’il continue de montrer qu’il est resté droit dans ses bottes, constant et égal à lui-même dans la tenue de ses promesses, de montrer à travers ses bilans concrets, qui d’ailleurs parlent pour lui, qu’il n’a jamais menti, qu’il n’a fait autre chose que ce qu’il a promis. Il a promis qu’aujourd’hui sera meilleur à hier, demain mieux qu’aujourd’hui, et s’y attelle depuis son accession au pouvoir. Il va démontrer que les difficultés quotidiennes sont le fait de tous les citoyens du monde et que celles actuelles des Béninois, ne sont pas de son fait, que nous en sommes tous responsables, et qu’il travaille pour un mieux-être pour tous. J’attends aussi qu’il fasse un discours rassembleur, conciliateur, et qu’il continue de montrer que le Bénin sera gouverné dans la méthode, la rigueur, et que les institutions de la République vont continuer de fonctionner normalement nonobstant les observations subjectivistes ou subjectives. La dernière dimension de mon attente rassure davantage en ce qui concerne l’amélioration de la vie quotidienne qu’il a promis de manifester à travers le hautement social et que révèle d’ailleurs le budget 2022, que très rapidement, toutes les mesures planifiées entrent en phase d’exécution, notamment l’opérationnalisation de l’hôpital de référence qui va soulager ceux qui ont besoin d’une évacuation sanitaire.   Appolinaire Avognon, président du parti politique Nouvelle force nationale (Nfn) « On ne peut qu’espérer des actes forts pour la décrispation de la situation du pays » Pour tout citoyen qui suit l’évolution de l’environnement social, économique et politique, on ne peut qu’espérer de la part du premier des Béninois des actes forts pour la décrispation de la situation du pays. Au nom de la jeunesse, il ne serait pas superflu qu’il prenne l’engagement d’initier un projet de loi afin de corriger les imperfections de la loi sur l’embauche et rendre l’emploi plus stable. Je voudrais souhaiter une bonne et heureuse année à tous les Béninois, et surtout avoir une pensée particulière à l’endroit des artistes qui ont surtout subi les impacts liés aux mesures restrictives relatives à la lutte contre la pandémie du coronavirus. Actualités 28 déc. 2021


12es championnats nationaux de tir à l’arc : 80 archers en compétition à Abomey-Calavi
La Fédération béninoise de tir à l’arc a lancé, dimanche 26 décembre, les 12es championnats nationaux de tir à l’arc sur le terrain du Jardin d’Enfants Sos à Abomey-Calavi. Au total, 80 archers venus de tous les départements prennent part à cette compétition qui va connaitre son épilogue ce jour. Les 12es championnats nationaux de tir à l’arc se déroulent depuis dimanche 26 décembre sur le terrain du Jardin d’Enfants Sos à Abomey-Calavi. Cette compétition a démarré par la formation des juges et le tir à l’arc classique sur 70 m pour les archers professionnels. A ce niveau, les archers ont utilisé les arcs olympiques destinés aux plus expérimentés. Après le lancement des challenges à l’arc traditionnel et l’arc standard, l’arc d’entrainement moderne pour les cadets, hier, les athlètes vont poursuivre avec les duels toutes catégories confondues ce mardi 28 décembre. Paul Zinsou, président de la Fédération béninoise de tir à l’arc, a salué la mobilisation de toutes les délégations autour de ces championnats. Pour lui, toutes les ligues ont répondu à l’invitation du comité exécutif qu’il dirige. « En plus des archers de l’Atlantique et du Littoral, nous avons les délégations venues de l’Atacora, du Mono, du Couffo, du Borgou, de l’Ouémé et du Plateau », a-t-il confié en déplorant l’absence de la délégation du Zou-Collines à cause des parents qui n’ont pas voulu laisser leurs enfants en cette période des fêtes de fin d’année. Selon lui, plusieurs initiatives sont prises pour permettre aux archers d’améliorer leur niveau technique lors de la compétition. Egalement, des innovations ont été apportées. Par exemple, pour une première fois, les résultats de cette compétition seront traités et mis en ligne en temps réel grâce au logiciel Ianseo. « Nous avons mis en place un laboratoire de gestion des résultats où les cinq archers qui ont pris part à la formation sur la gestion des résultats d’un tournoi de tir à l’arc avec l’outil Ianseo vont mettre leurs connaissances en pratique », a-t-il confié. A l’en croire, une visibilité est donnée à ces 12es championnats nationaux afin de permettre à la World Archery d’apprécier le niveau de la pratique de cette discipline au Bénin. « Les résultats seront en ligne grâce à Ianseo et de n’importe quel point du monde, vous pouvez avoir accès aux données », a-t-il expliqué. A noter qu’à l’issue des finales prévues pour ce mardi 28 décembre les meilleurs archers seront récompensés. Sports 28 déc. 2021


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