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Nouvelles

Meilleures productions sur les énergies renouvelables : sept journalistes primés
Le ministre de l’Energie a honoré, mardi 21 décembre dernier, sept professionnels des médias ayant produit les meilleurs articles sur les énergies renouvelables au Bénin. Sept journalistes ont réussi à se distinguer parmi trente-quatre dans le cadre du Concours des meilleures productions sur les énergies renouvelables au Bénin. Il s’agit dans la catégorie Presse écrite/ Presse en ligne de Fulbert Adjimehossou (1er), Ange Banouwin de l’Actualité (2e), Nadège Vissin de Ovadia Web tv (3e). Dans la catégorie Radio, le premier prix est revenu à Prosper Fidegnon de l’Ortb Parakou suivi de Souleymane Gbassilé de dééman Fm Parakou (2e) et Laurelle Sounouvo de Frissons Radio (2ex). Nadège Sanny de BB24, seule candidate dans la catégorie télé a été aussi distinguée. Lancé en mars 2020, ce concours s’inscrit dans le cadre des échanges périodiques du ministre de l’Energie avec les hommes des médias dénommés : « Les médias au cœur du système énergétique.» En raison des contraintes liées à la Covid-19, la délibération n’a pu être faite à temps. L’initiative vise à outiller les professionnels des médias sur les réalités de ce secteur stratégique et à faire d’eux par ricochet non pas des laudateurs mais des professionnels aguerris. «Notre vœu est de susciter davantage l’intérêt des professionnels des médias sur les mutations profondes en cours dans le secteur de l’Energie, pour impacter quantitativement et qualitativement les productions journalistiques en lien avec le secteur et, in fine, mettre en lumière les réalités du système électrique et les innovations», a souligné Dona Jean-Claude Houssou avant de reconnaître le mérite des lauréats. « Particulièrement aux lauréats, je dis bravo et leur demande d’être désormais des ambassadeurs du ministère de l’Energie auprès de nos populations », exhorte-t-il. Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), a remercié le ministère pour l’initiative. « L’organisation de ce concours est une très belle initiative à laquelle nous nous sommes associés au sein de l’Union des professionnels des médias du Bénin parce qu’il entre en droite ligne des objectifs de l’actuelle mandature de notre union à savoir la spécialisation et la professionnalisation des acteurs des médias », a-t-elle martelé. Au nom des lauréats, Fulbert Adjimehossou a souhaité que l’initiative se poursuive et soit améliorée suivant les recommandations du jury présidé par Georges Amlon. « Je prends un engagement au nom de tous mes confrères de travailler pour améliorer le contenu de nos productions, continuer à respecter les principes du métier et faire porter davantage la voix des populations en quête d’énergie de qualité tout en mettant en relief les efforts du gouvernement dans ce sens », a-t-il indiqué. Au cours de cette cérémonie, une communication a été présentée sur le mix énergétique au Bénin.   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 23 déc. 2021


Apaisement du climat politique : le médiateur de la République rencontre les confessions religieuses
Le médiateur de la République, Pascal Essou reste préoccupé par la promotion du dialogue politique, la paix et surtout zéro violence au cours des élections prochaines au Bénin. Il a échangé sur la question, mardi dernier, au siège de son institution à Porto-Novo, avec les confessions religieuses et les chefferies traditionnelles. La rencontre qui est la première d’une série s’inscrit dans le cadre du dialogue politique national en vue d’un apaisement du climat politique qui constitue une priorité pour Pascal Essou depuis sa prise de fonction. Il s’agit pour lui de voir avec ses hôtes ce qu’il faut faire pour la consolidation de la paix, surtout avant, pendant et après les joutes électorales prochaines. Les discussions ont été très riches, des propositions concrètes ont été faites pour permettre au Bénin de relever, mieux que par le passé, le défi d’un dialogue politique fécond devant conduire à des élections apaisées et avec zéro violence. La séance a connu la participation des représentants des religions endogènes, de l’Eglise catholique, de l’Union islamique du Bénin, de l’Union des évangélistes du Bénin, de l’Eglise du christianisme céleste, de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin et des chefferies traditionnelles. Actualités 23 déc. 2021


Projet Sèmè City : les raisons du choix de Ouidah
Les infrastructures de Sèmè City ne seront plus implantées dans la commune de Sèmè-Podji, mais plutôt dans la commune de Ouidah. Le Conseil des ministres du mercredi 22 décembre a acté cette délocalisation et instruit pour le démarrage des travaux. Initialement prévues pour être érigées sur un site de 189 ha dans la commune de Sèmè- Podji, les infrastructures de Sèmè City le seront finalement sur un domaine de 336 ha dans la commune de Ouidah où l’espace nécessaire et convenable a été obtenu pour l’implantation du plus important projet d’innovation du gouvernement béninois. « Le changement de site étant acté, le Conseil des ministres a autorisé le recours au cabinet qui avait été mandaté pour la réalisation des travaux préalables au démarrage des constructions», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement à l’occasion de son traditionnel point de presse. Lesdites constructions sont destinées à « permettre à Sèmè-City de disposer de ses propres installations et d’accueillir de nouveaux partenaires d’envergure, pour développer des programmes plus ambitieux de formation, recherche et entrepreneuriat ». De ses explications, il ressort que les principaux points de modification induits par le changement de site s’inscrivent dans une logique d’optimisation de la programmation architecturale. Projet phare Pour la directrice générale de l’agence de développement de Sèmè City, Claude Borna, c'est l’un des projets phares du programme d’action du gouvernement du Bénin. Elle expliquait dans un entretien que « c’est un lieu unique qui accompagne et forme les talents de demain, qui fait la promotion de l’innovation made in Africa. On vient à Sèmè City chercher des collaborations, des formations, de l’accompagnement pour monter un projet. Il y a surtout une finalité qui est de résoudre des problèmes avec de nouvelles méthodes ». En moins de deux ans, Sèmè City est devenu le point de convergence des étudiants, chercheurs, entrepreneurs, des chefs de petites et grandes entreprises et même des curieux. « Tout le monde y a sa place et l’institution regroupe des personnes venant d’horizons divers », expliquait-elle. « Les impacts de ce qui se fait à Sèmè City touchent tous les volets de notre vie au quotidien», soutient Claude Borna pour qui, il s’agit d’un lieu unique avec des « initiatives qui regroupent des entrepreneurs ou des chercheurs. Mais ce qui rend unique Sèmè City, c’est d’avoir la formation, la recherche et l’entrepreneuriat ensemble ». Le 16 juillet dernier, à Cotonou, Sèmè City a même signé une convention avec l’Université Paris-Sorbonne. Cela marque une volonté commune de coopérer en matière d’innovation, de recherche et de formation. Les deux institutions ont décidé de développer une collaboration stratégique à l’échelle nationale et régionale, notamment en matière de formation, de recherche et d’innovation de rupture, autour de thèmes communs répondant aux défis sociétaux et environnementaux du 21e siècle et?en cohérence avec les objectifs de développement durable des Nations Unies. Les axes prioritaires de ce partenariat sont entre autres le développement de compétence dans le domaine des Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Stim), de l’innovation et du transfert vers le monde socio-économique, la mise en place d’activités de recherches collaboratives dans des domaines arrêtés conjointement dont notamment la modélisation, le calcul et l’analyse des données, les sciences des matériaux et de l’environnement, l’intelligence artificielle. « Ce partenariat avec Sorbonne université s’inscrit pleinement dans la dynamique amorcée par l’État pour renforcer les enseignements des Stim, stimuler les jeunes entreprises innovantes, soutenir les actions de recherche et développement sur des thématiques d’avenir comme l’intelligence artificielle et contribuer au boom industriel au Bénin », indiquera en marge de la signature, Claude Borna . ----------------- Prévisible ! ----------------- La relocalisation de ce projet ne devrait plus étonner. En tournée nationale de reddition de comptes dans les communes il y a quelques mois, le chef de l’Etat s’est prononcé sur certaines difficultés qui ont freiné l’élan des réalisations prévues dans la localité. Reconnaissant que « Sèmè est une grande commune dans le Bénin, le symbole de notre ambition, notre pôle industriel, le cœur de l’innovation », le président Patrice Talon a soutenu que l’ambition du gouvernement s’est heurtée à une difficulté majeure à savoir la disponibilité de l’espace. Cela justifie par exemple le fait que la cité du savoir, Sèmè City, a dû s’installer à Cotonou et le projet a ainsi été retardé pour plusieurs mois. « … Impossible de trouver un site à Sèmè-Podji pour implanter des projets si importants… Parfois notre volonté, notre engagement ne sont pas favorisés par une certaine gouvernance », a publiquement déploré le président. Actualités 23 déc. 2021


Adaptation aux changements climatiques : Place aux solutions locales au Bénin
Au lendemain d’une Cop 26 au goût d’inachevé, le Bénin ne démord pas. Le gouvernement accentue ses efforts dans la mobilisation de ressources et mise sur des solutions locales. Glasgow n’est pas loin d’être
un fiasco. La Cop 26 n’a pas tenu la promesse des fleurs, surtout par rapport à la finance climatique. Les pays vulnérables poursuivent au mieux leurs engagements pour la résilience climatique. Au Bénin, en attendant que les lignes bougent, les instruments locaux, dont le Fonds national pour l’Environnement et le Climat (Fnec) sont mis à contribution pour la mobilisation des ressources. « Le Fnec doit impérativement modifier l’échelle de sa vision, élargir la dimension de son ambition, sortir du confort de l’administration qui fonctionne tout court, pour relever rapidement de plus grands défis, tant au plan national qu’international, en mobilisant des ressources financières de plus en plus importantes auprès des institutions et mécanismes dédiés, ceci pour faire définitivement la preuve de sa capacité technique effective à transformer l’essai et se mettre à la hauteur des ambitions du Programme d’actions du gouvernement », martèle José Tonato, ministre du cadre de Vie et du Développement Durable. En réalité, la mobilisation des ressources internes concerne les éco taxes prélevées pour amener les populations à contribuer à la réparation des dommages causés à l’Environnement. La mobilisation de ces taxes permet de financer des projets d’adaptation au changement climatique à travers plusieurs modes, dont les initiatives locales. « C’est le financement de l’adaptation au changement climatique au niveau des communes. Nous avons commencé avec trois communes. Nous sommes ensuite passés à neuf communes. Avec l’accréditation du Fnec au Fonds vert pour le climat (Fvc), nous passerons désormais à 28 communes », explique Dr. Appolinaire Gnanvi, directeur général du Fnec. Le Bénin fait partie des pays ouest africains vulnérables face au changement climatique. Ces dernières décennies, les températures maximales, ont-elles accru d’environ + 1 °C et celles minimales ont augmenté d’environ + 2 °C. Non seulement les pluies sont mal réparties, mais les hauteurs sont en baisse. Dans ce contexte, s’adapter devient impérieux. Ainsi, depuis son adhésion à la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, le Bénin s’est résolument engagé dans la mise en œuvre des mesures.   Des stratégies intégrées Le contexte de réchauffement climatique avec ses revers sur les secteurs clés de développement a poussé le pays à élaborer divers documents stratégiques, dont les Contributions déterminées nationales (Cdn) et le Plan national d’adaptation au changement climatique (Pna) adopté en 2021. Mais bien avant, le Bénin dispose depuis le 6 août 2018 d’une loi et d’une politique sur les changements climatiques. L’enjeu est de permettre aux populations d'être plus résilientes. « Le gouvernement a intégré dans la planification de la budgétisation, les changements climatiques. Il n’y a plus de politique ou de stratégies au Bénin qui ne tiennent pas compte des changements climatiques. Ce sont des avancées énormes que nous avons effectuées en termes d’adaptation au changement climatique et en même temps en termes de réduction des gaz à effet de serre. Outre la loi sur les changements climatiques, le Bénin a défini sa politique nationale sur les changements climatiques, sa stratégie de développement à faible intensité carbone », expose Prof. Martin Pépin Aina, directeur général de l’Environnement et du Climat.   Dans le cadre du Pna, huit secteurs ont été identifiés par le Pna adopté en 2021 : Agriculture, Ressources en Eau, Santé, Énergie, Infrastructures et Aménagements urbains, Littoral, Foresterie et le Tourisme. Entre autres actions, il y a la construction de retenues d’eau pour permettre aux populations agricoles d’avoir de l’eau en permanence, la réhabilitation d’ouvrages de franchissement pour faciliter le transport des produits agricoles. Les appuis sont orientés aussi vers l’amélioration des variétés résistantes aux changements climatiques. De grandes mesures sont définies dans le nouveau plan national d’adaptation du Bénin. « Si on arrive à mobiliser les ressources dont nous avons besoin et que les projets identifiés, je crois que le Bénin va rentrer dans les pays qui s’adaptent effectivement au changement climatique », rassure Dr Oscar Tèka, consultant dans le cadre de l’élaboration du Pna. Avec les grandes inondations de 2010, les constructions dans les communes à risque ont été améliorées. Les pilotis sont plus remontés en milieu lacustre, tenant compte du niveau de montée des eaux. Les pratiques ancestrales entrent aussi en jeu. « Vous avez des pratiques magico-religieuses qui sont également utilisées comme stratégies d’adaptation au phénomène des changements climatiques qui bouleversent la vie des paysans. Il y a des cérémonies qui sont organisées pour faire appel à la précipitation pendant qu’on l’attend et que ça ne vient pas », fait remarquer Dr Akibou Akindélé, ethno climatologue. Pour 2022, le budget du ministère du cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) affiche 170,252 milliards de Fcfa. L’écart est considérable quand on fait une comparaison avec le précédent qui s’élevait à 101,302 milliards de F Cfa. La cagnotte a tout simplement connu une hausse de 68,06 % et dépasse toutes les prévisions budgétaires des exercices antérieurs. Le Bénin a de l’ambition. Environnement 22 déc. 2021


Ferme « Retour à la terre » : un modèle d’adaptation aux inondations à Athiémé
« Retour à la terre » est une ferme installée sur environ 10 ha à Athiémé, au Sud-ouest du Bénin. Il s’y développe, sous l’égide du promoteur Gilbert Comlan Gnanmé, une vie paysanne qui a réussi à s’adapter aux inondations cycliques dans la commune. Une ferme dénommée « Retour à la terre » sert de cadre d’expérimentation pour une bonne adaptation aux inondations qui touchent Athiémé, une commune située dans le Sud-ouest du Bénin. Athiémé est la collectivité territoriale du département du Mono où le débordement du fleuve Mono cause beaucoup de dégâts. Entre autres, les eaux fluviales inondent presque toutes les exploitations agricoles. La ferme « Retour à la terre » ne fait pas exception à ce phénomène. Mais dans le cas d’espèce, s’adapter au sinistre en le transformant en une opportunité de prospérité est le pari que s’est fixé le promoteur de la ferme, Gilbert Comlan Gnanmé, natif d’Athiémé. Pour pouvoir toucher du doigt cette expérience d’adaptation, il faut s’armer de détermination, chausser de longues bottes et se munir d’un troisième poumon. « Retour à la terre » se situe à Hounkponou, dans le village d’Atchountohoué, à l’autre bout de la commune d’Athiémé. Elle se laisse découvrir au bout d’une longue piste argileuse dont la traversée se fait en deux temps: une bonne partie à moto en faisant preuve de beaucoup de dextérité dans la conduite puis le reste du trajet à pied. A pied, il faut rester attentif aux bouses de vache ainsi qu’aux branches mortes des palmiers à huile traînant au sol. Il faut, avant de poser un pas, tâter, s’assurer de la solidité du sol à l’endroit où les pieds se posent de manière à ne pas subir des chutes brusques. « Retour à la terre » est un ensemble d’exploitations agricoles réparties sur une dizaine d’hectares. A son siège à Hounkponou, la production du palmier à huile, l’extraction de «l’huile rouge légère » et la pisciculture constituent les activités phares. Accessoirement, Gilbert Comlan Gnanmé et ses ouvriers cultivent du maïs, élèvent des petits ruminants et la volaille. Ils sont aussi dans le maraîchage. L’adaptation En matière de production de palmier à huile, la préférence de Gilbert Comlan Gnanmé est allée à la semence sélectionnée. L’adoption de cette semence est l’acte 1 du processus d’adaptation en ce sens que, selon le fermier, les palmiers à huile sélectionnés sont indiqués pour les sols hydromorphes d’Athiémé. Cette espèce de plant, après castration, est prolifique en régimes de noix de palme si elle est au contact de l’eau, explique-t-il. A l’en croire, la consistance des récoltes est tributaire des saisons. En saison pluvieuse, souligne-t-il, 12 à 15 tonnes de régimes sont récoltées par quinzaine et l’extraction de « l’huile rouge légère » se fait sur place. Conditionnée dans des bidons de 25 litres, l’huile rouge est commercialisée à travers le warrantage qui est un mécanisme de vente adopté par les producteurs d’Athiémé réunis dans un creuset dénommé l’Union communale des producteurs de palmiers à huile. Environ 2 000 producteurs de palmiers à huile sont recensés dans chacun des cinq arrondissements d’Athiémé. Après le retrait des eaux, le fermier projette de faire « deux ans de récolte au niveau des palmiers à huile ». « Sur un ha, je suis à quatre millions francs Cfa étant donné que le bidon de 25 litres d’huile rouge coûte 18 000 francs Cfa (le prix de vente actuel sur le marché, ndlr) », détaille Gilbert Comlan Gnanmé. Après le choix de la semence dans le processus d’adaptation, vient la technique culturale peu ordinaire qui permet aux plants de la ferme « Retour à la terre» de résister au débordement du fleuve Mono. En effet, la plantation se fait sur des buttes de terre à raison de 143 plants par hectare. Les bottes de sable réalisées à 9 m l’une de l’autre en quinconce permettent de tenir les jeunes plants au-dessus du seuil atteint par les eaux au cours de la précédente période d’inondation. Mais cette technique est encore à l’étape rudimentaire, notamment en ce qui concerne la détermination de la taille des buttes de terre. Le fermier confirme : « C’est à partir des traces laissées par l’inondation sur les plants que nous déterminons la taille des nouvelles buttes ». Ce tâtonnement est l’une des faiblesses de ce processus prometteur pour lequel l’attention des chercheurs pourrait se révéler utile à plus d’un titre. « Pour la première année de cette expérience, nous avons eu des difficultés à gérer la crue et nous avions perdu plus de la moitié de nos plantations», regrette le fermier. L’idée des buttes, à l’en croire, est une initiative personnelle inspirée de ses participations aux ateliers organisés par la Snv et bien d’autres structures qui interviennent dans le secteur agricole au Bénin. Le fermier se dit convaincu que les buttes sont incontournables en matière de plantation sur les sols de sa ville natale. Ceci, pour faire profiter aux diverses cultures les fertilisants que les sols reçoivent en période d'inondation, insiste M. Gnanmé. Pièges à poissons La pêche est le second pôle d’activité qui permet à Gilbert Comlan Gnanmé et à ses collaborateurs de tirer davantage profit du débordement du fleuve Mono sur le plan économique. Elle se pratique au niveau de cinq étangs dont le plus grand est d’une superficie de 500 m2, tous creusés sur la ferme tels des pièges pour les poissons entrainés par le courant des eaux fluviales. Ici, la pêche se pratique entre août et septembre, peu avant une nouvelle période d’inondation. Les recettes des ventes sont impressionnantes. « J’ai vendu plus d’un million cinq cent mille francs Cfa de produits halieutiques », confirme-t-il pour le compte de cette année. Ceci représente une belle cagnotte, surtout dans la mesure où l’équipe de Gilbert Comlan Gnanmé n’a déboursé au préalable aucun franc. « Ce n’est pas moi qui ai élevé les poissons et crevettes apportés par les eaux du fleuve qui sont, par ailleurs, riches en nutriments pour l’alimentation », reconnaît le fermier. Selon ses dires, ils ne sont pas nombreux à s’approprier cette approche des étangs dans la commune d’Athiémé. Avenir économique Grâce à la culture du palmier à huile et à l’extraction de l’huile rouge légère qui viennent s’ajouter à ses revenus tirés de la pêche, le fermier se dit comblé. Selon ce natif d’Athiémé, l’inondation n’est pas un sinistre, ni un malheur pour sa communauté. Pour lui, l’avenir économique de la commune est largement tributaire de l’agriculture, notamment, de la transformation et de la production du palmier à huile. « L’histoire du palmier à huile, souligne-t-il, a commencé ici, à Athiémé, depuis les temps coloniaux. C’est cette terre qui a abrité la phase expérimentale au niveau de la bretelle Zounhouè-Athiémé. Et quand l’expérience fut concluante, les colons sont allés réquisitionner des superficies plus grandes à Lokossa, précisément dans l’arrondissement d'Agamè pour y faire une exploitation à l’échelle industrielle. Athiémé n’étant pas un vaste territoire… Ce n’est qu’à partir de la période révolutionnaire que la filière a été ouverte à tout le monde ». Le promoteur de la ferme «Retour à la terre » est intarissable de détails sur l’évolution de la filière palmier à huile qu’il a embrassée depuis plus de 30 ans et ce, après son retour du Togo, pays voisin où il a passé son enfance. Pour lui, il est évident que les colons n’ont pas choisi sa terre natale par hasard pour introduire le palmier à huile au Bénin. « S’ils l’ont fait, soutient-il, c’est parce que Athiémé présente les facteurs de développement de cette culture ». « Chaque milieu doit être adapté à la culture qui lui convient », retient le fermier. Pour lui, les inondations cycliques auxquelles sa communauté est confrontée constituent pour elle une chance. « Je me réjouis d’être natif d’Athiémé dont le sol répond à n’importe quelle culture. Les vivriers sont cultivés pendant la grande saison. Mais la source de richesse de la commune demeure le palmier à huile», soutient Gilbert Comlan Gnanmé dont la ferme n’est pas à l’abri des dégâts, des pertes quand les inondations surviennent. Bien au contraire. « Si vous allez dans ma ferme, confirme-t-il, j’ai un champ de plus de 3 ha de maïs en floraison qui se trouve inondé. Mais je suis prêt à perdre le maïs parce que ce que les palmiers à huile vont générer couvre largement la perte. Et ça, c’est très sûr ! ». Dans le champ de maïs de M. Gnanmé, il est certain qu’aucune récolte ne sera possible cette année. Les feuilles des quelques tiges de maïs qui tiennent encore débout dans les eaux fluviales ont d’ailleurs entamé leur jaunissement. Le bilan des dégâts est sans appel. Pourtant, c’est tout souriant que le promoteur en parle. « Quand il ne pleut pas, on se plaint. Et quand l’eau vient, on ne doit plus se plaindre», ironise-t-il. Dans son entendement, « Si les gens se plaignent, c’est parce qu’ils ne veulent pas s’adapter ». Les motivations de ceux qui n’arrivent pas à opérer l’adaptation peuvent être de plusieurs ordres. « Soit, c’est qu’ils sont ignorants des pratiques en cette matière, soit ils n’ont pas le financement nécessaire pour se faire réaliser les buttes et acheter les semences sélectionnées », pense Gilbert Comlan Gnanmé. Société 22 déc. 2021


3e édition de « Karaté Noël des enfants » : des talents confirmés
Organisée par la Ligue départementale de karaté-do Atlantique-Littoral, la troisième édition du tournoi dénommé «Karaté Noël des enfants » au profit des enfants de 6 à 15 ans s’est achevée, dimanche 19 décembre à Cotonou. A l’issue de la compétition, des talents se sont confirmés et les meilleurs karatékas sont repartis avec des vélos, des médailles et des cadeaux de noël. Ayant réuni plus de 200 enfants de 6-15 ans, l’édition 2021 du tournoi « Karaté Noël des enfants » a connu son épilogue, dimanche 19 décembre dernier à Cotonou. Pendant deux jours, la relève du karaté béninois a émerveillé le public sportif lors de cette compétition organisée par la Ligue Atlantique-Littoral de Karaté. Sur le tatami, ils ont démontré le travail qui se fait dans les clubs. En témoignent les performances. En kumité dans la catégorie des cadets (14-15 ans), vainqueur chez les 12-13 ans lors de l’édition précédente, Audrey Aklé a confirmé son talent en décrochant la médaille d’or devant Josias Kpodohoun et Adjéran Abdallah respectivement deuxième et troisième. Chez les filles, Giovanna Aditi a gagné le tournoi face à Ornelly Loukpécohoun. Au niveau des 12-13 ans, chez les garçons, Joresse Kpadonou a damé le pignon à Blaise Wongla et Elie Lokossou. En tête de la compétition dans la catégorie des 10-11 ans chez les filles l’année dernière, Joressine Kpadonou a confirmé également en montant sur la plus haute marche du podium chez les 12-13 ans. Au niveau des 10-11 ans, Camélia Salou et Espoir Kpodonou ont été vainqueurs respectivement chez les filles et chez les garçons. En kata, au niveau des pupilles (6-7 ans), chez les garçons, Précieux Salou est vainqueur de la compétition tandis que chez les filles, Hosana Nononhou a enlevé la médaille d’or devant Divine Apovo et Marie-Carlia Nahum. Rolando Kidjassou, Auréole Nononhou et Immensité Hodonou ont arraché les trois prix dans la catégorie des poussins (8-9 ans) chez les garçons alors que chez les filles, Immaculée Anagonou, Erica Cossi et Expérentia Zanou sont les meilleures au terme du tournoi. Des cadeaux aux enfants Heureux du niveau des enfants, Rock Quenum, président de la Fbk se dit sidéré par leurs talents. « Nous sommes émerveillés par ces enfants qui nous ont épatés durant les deux jours», a-t-il confié. C’est le lieu pour lui de féliciter la Ligue Atlantique Littoral de Karaté qui permet aux enfants de fêter noël en beauté. Selon le président de la Ligue Atlantique-Littoral de Karaté, Eric Gbègbo, cette compétition s’est déroulée dans de bonnes conditions et a permis aux jeunes karatékas des deux départements de se retrouver et célébrer les fêtes de fin d’année ensemble. Avec le sentiment du devoir accompli, le président de la ligue a salué la participation des athlètes et de leurs parents qui ont contribué à la tenue de cette compétition. «Nous saluons les parents et les responsables de clubs qui ont joué leur partition pour la réussite de cet évènement », a-t-il poursuivi avant de leur donner rendez-vous pour l’année prochaine. « Nous savons que la Fédération béninoise de Karaté et la Ligue font un bon travail à la base et nous sommes ici pour les accompagner », a reconnu Bouraima Imorou, directeur du Fonds national pour le Développement des Activités, de Jeunesse, des Sports et des Loisirs, qui a félicité les enfants ayant pris part à cette compétition et leurs parents. Il salue cette initiative qui participe à la promotion de cette discipline et à l’épanouissement des enfants. Les meilleurs sont repartis avec des vélos et des cadeaux de noël remis par le grand maitre Benjamin Soudé, Rock Quenum, président de la Fédération béninoise de Karaté et Imorou Bouraima, directeur général du Fndajsl. Sports 22 déc. 2021


Mécanisation agricole au Bénin : la Fao dissémine le document de stratégie
Dans le cadre de l’appui à l’élaboration de la stratégie nationale de mécanisation agricole du Bénin et son plan d’action, la Fao a organisé, hier mardi 21 décembre à Bohicon, un atelier de dissémination du document de la Stratégie nationale de mécanisation Agricole (Snma). Un atelier qui a regroupé des acteurs impliqués dans la mécanisation agricole venus de tous les départements. La Fao appuie le Bénin pour la formulation d’une stratégie nationale de mécanisation agricole. Il s’agit d’un document qui donne au Bénin l’opportunité d’avoir une vision claire et globale sur les actions à mener en matière de développement durable de la mécanisation agricole. L’élaboration dudit document a été confiée à une équipe de quatre consultants nationaux et d’un consultant international dont les travaux ont conduit à l’élaboration du document provisoire de cette stratégie nationale de mécanisation agricole. En attendant sa transmission par le ministère chargé de l’Agriculture pour adoption en Conseil des ministres, il a été organisé, hier mardi 21 décembre, un atelier national de partage du contenu de cette stratégie nationale avec l’ensemble des acteurs du monde rural. Cet atelier vise à assurer une large communication sur le contenu du document de la stratégie de mécanisation agricole en vue de son appropriation par les acteurs parties prenantes. Les travaux se sont déroulés sous la houlette du représentant-résident de la Fao au Bénin, Isaias Angue Obama Oyana, et du directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) du ministère chargé de l’Agriculture, Marius Sodjinou Aïna. On peut aussi noter la présence de Gaëlle Gnakadja-Didagbé, directrice départementale de l’Agriculture dans le Zou. Pour relever les prochains défis Pour le responsable de la Fao près le Bénin, Isaias Angue Obama Oyana, la nouvelle Stratégie nationale de mécanisation agricole, validée lors d'un atelier national et approuvée par le ministère du Plan et du Développement, contribuera à terme à relever les principaux défis dans ce domaine notamment promouvoir la mécanisation pour les activités des productions agricoles au sens large, promouvoir la mécanisation dans les activités de transformation des produits agricoles et les activités de recherche-développement et les nouvelles technologies en mécanisation. Il s’agit aussi de renforcer la capacité d'intervention des structures de l'Etat en charge de la mécanisation agricole et du capital humain et de promouvoir les mesures d'accompagnement à travers le financement de la mécanisation agricole et l'incitation du secteur privé dans ce domaine. Marius Sodjinou Aïna, s’est satisfait de ce que cet atelier permettra aux différents acteurs d’avoir une bonne connaissance du contenu du document qui présente les nouvelles ambitions du Bénin dans ce secteur à l’effet que chacun, en ce qui le concerne, jouera sa partition dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de mécanisation agricole. Pour lui, l’atelier constitue l’aboutissement du processus qui permettra au Bénin d’avoir une nouvelle boussole en matière de mécanisation agricole à savoir le document de stratégie nationale. L’adoption de ce document est un grand pas puisque pour la Fao, la mécanisation agricole constitue aujourd’hui une question urgente et un pilier indispensable pour réaliser la vision « Faim zéro », comme cela a été confirmé lors de la Déclaration de Malabo en 2014. Economie 22 déc. 2021


Situation des droits de l’homme au Bénin : les députés prennent acte du rapport de la Cbdh (Ils dénoncent un document à charge contre le Bénin)
Les députés ont pris acte, ce mardi 21 décembre, du rapport biennal sur l’état des droits de l’homme au Bénin sur la période allant du 3 janvier 2020 au 30 novembre 2021 que leur a présenté la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh). Jugé à charge contre le Bénin, le document a essuyé de vives critiques de la part des parlementaires menaçant de réformer cette commission qui serait « prise en otage ». Composé de 132 pages, le rapport biennal 2020-2021 sur l’état des droits de l’homme au Bénin de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) présenté à la Représentation nationale ce mardi, se veut une contribution à l’avancée des droits de l’homme. L’exercice a été assuré par le président de cette institution, Clément Capo Chichi, conformément aux dispositions de l’article 16 alinéa 3 de la loi n° 2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Commission béninoise des droits de l’homme. Lesquelles dispositions obligent la Cbdh à faire cette présentation devant l’Assemblée nationale suivie de débat. Le rapport est intitulé «Covid-19 : Entre restriction et respect des droits de l’Homme au Bénin ». Il est articulé autour de trois axes principaux à savoir les grandes lignes sur l’état des droits de l’homme au Bénin couvrant la période allant du 3 janvier 2020 au 30 novembre 2021 ; le rôle que peut jouer le Parlement dans le succès du mandat du Bénin au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et le rôle des parlementaires dans la promotion et la protection des droits de l’Homme. D’entrée de jeu, le président de la Cbdh, Clément Capo Chichi, a salué les avancées significatives du Bénin en matière des droits économiques, sociaux et culturels surtout en matière de droits à la santé, à l’éducation, à l’accès à l’eau potable et à l’électricité ainsi que d’accès à un réseau routier de qualité. Il a relevé que d’énormes progrès sont en train d’être faits dans ces domaines. Par ailleurs, la commission félicite également les députés pour l’adoption récente, en session extraordinaire, de certains textes importants tels que la loi n° 2021-11 portant mesures spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin ; la loi n° 2021-12 modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin et la loi n° 2021-09 portant protection du patrimoine culturel en République du Bénin sans oublier le retour des 26 trésors royaux de la France. Plus de 14 000 détenus au Bénin Clément Capo Chichi recommande au gouvernement de maintenir le cap car des efforts énormes sont toujours attendus pour la pleine jouissance des droits économiques, sociaux et culturels des citoyens. Seulement, le rapport estime que le Bénin a régressé en matière de droits civils et politiques. Des cas de violations de ces droits lors des processus électoraux de 2020 et 2021 ont été déplorés. La commission sollicite de ce fait un renforcement de la protection des droits civils et politiques par l’État. Le rapport relève par ailleurs l’impact de la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 sur le quotidien de toutes les couches sociales principalement les plus vulnérables constituant les personnes âgées, les femmes, les enfants et surtout la population carcérale. Pour Clément Capo Chichi, la Covid-19 constitue une menace grave pour les droits humains principalement le droit à la vie et le droit à la santé. La Commission recommande que l’État puisse renforcer les mesures efficaces pour protéger le droit à la vie et le droit à la santé de tous. Le rapport biennal n’a pas passé sous silence la situation de la population carcérale du Bénin. La commission félicite la politique pénale du gouvernement qui consiste en des aménagements de peines à travers la grâce présidentielle et la liberté conditionnelle accordées à plusieurs détenus en 2020 et en 2021. Selon Clément Capo Chichi, à la date du 14 décembre dernier, la population carcérale s’élève à plus de 14 000 détenus. Ce nombre ne cesse de s’accroître. La Cbdh plaide pour une politique pénale et pénitentiaire qui viserait à prendre des textes, par exemple une loi pénitentiaire, une loi portant création d’un corps pénitencier et des mesures fortes afin de réduire la surpopulation carcérale constatée dans toutes les prisons civiles et maisons d’arrêt et d’améliorer les conditions de détention. Le rapport note, toutefois, que des efforts remarquables sont constatés avec la création de l’Agence pénitentiaire du Bénin et la commission invite le gouvernement à consacrer la place du genre dans la réforme pénale qu’elle souhaite ardemment. Menace de réformer la Cbdh Le rapport aborde dans sa seconde partie le suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel et en dernier point le suivi de la mise en œuvre des recommandations sur l’état annuel des droits de l’homme au Bénin de l’année 2019. Pour cette dernière partie, la commission a fait le constat que sur les 38 recommandations seulement cinq sont exécutées soit un taux de 13,15 % ; sept sont partiellement exécutées soit un taux de 18, 42 % et 26 ne sont pas du tout mises en œuvre soit un taux de 68,42 %. Le président de la Cbdh appelle le Parlement à une complémentarité d’actions pour l’accompagner dans sa mission de protection et de contrôle des droits de l’homme au Bénin. Lors du débat qui a suivi la présentation du rapport, les députés n’ont pas fait de cadeau à la commission. Ils ont déploré le contenu du rapport qui ne reflèterait pas par endroits la réalité en ce qui concerne surtout l’état des lieux des droits civils et politiques principalement les violations des droits lors des processus électoraux de 2020 et 2021 et des exécutions extrajudiciaires dénoncées. Orden Alladatin par exemple a trouvé le rapport à charge contre le Bénin. « Ce sont ces genres de rapport qui contribuent à déclasser le Bénin à l’international », poursuit-il. Orden Alladatin sera appuyé dans sa critique par plusieurs de ses collègues dont Gildas Agonkan, Sédami Mèdégan Fagla, Patrice Nobimè Agbodranfo, Wallis Zoumarou et Boniface Yèhouétomè. Ils sont tous d’accord pour que soit réformée la commission pour plus de regard dans la rédaction du rapport qui doit être déposé aux Nations Unies. Néanmoins, ces observations n’ont pas empêché les députés de prendre acte du rapport présenté hier. Actualités 22 déc. 2021


En visite sur le site de Pharmaquick by Abt Sa : le président de la Boad satisfait de la bonne tenue de l’usine
Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement a visité hier lundi 20 décembre, les installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by Abt Sa dont le site est à Akpakpa à Cotonou. Une descente qui lui a permis de constater la bonne tenue de l’usine et la qualité du processus industriel de fabrication des médicaments. « Nous avons visité l’usine de fabrication. Nous avons regardé tout le processus industriel, le mode d'intégration et d’exploitation. Nous sommes en raison de croire que cette usine est bien tenue. La production me semble être de bonne facture. Et il semble important que la Boad continue d’apporter son soutien à ce secteur essentiel », a reconnu et attesté Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement, au terme de la visite guidée des installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by African Bio technologies Sa. Il précise que deux éléments essentiels fondent la descente de la délégation de la Boad sur les installations de cette usine. «En premier lieu, il est important que nous venions voir ce à quoi nous contribuons. Le deuxième point est relatif au secteur de la santé qui est un secteur sensible et qui fait partie des secteurs prioritaires d’intervention de la Boad », fait-il savoir. A l’en croire, la Boad est en pleine réorganisation et le secteur de la santé occupe, à l’instar d’autres secteurs essentiels, une place de choix. Mais dans ce secteur, la Boad a déjà subi quelques désillusions et entend bien se renseigner avant d’apporter quelque financement. C’est ce qui explique la nécessité pour la Boad d’avoir la meilleure connaissance possible des acteurs et de l’industrie, de connaitre les besoins exacts, et de garder l’œil le plus attentif sur le processus industriel. Lors de la visite guidée, le président de la Boad s’est montré très curieux sur les dispositions prises pour l’assurance qualité et la bonne composition des médicaments. Il a été séduit d’apprendre que les intrants suivent un contrôle qualité minutieux depuis le Canada avant même l’embarquement des matières premières. Plusieurs contrôles s’ensuivent jusqu’à l’obtention du produit livrable. Du laboratoire au magasin de stockage des produits finis ; en passant par la section granulation, les salles de pesée des solvants et des excipients, la salle de séchage, la section compression, l’atelier de maintenance, la salle d'impression…; la délégation de la Boad a pu suivre tout le processus industriel de fabrication des médicaments. Faire de Pharmaquick by Abt Sa une référence Avant la visite guidée du site de Pharmaquick by Abt Sa, une brève séance d’échanges a permis au président de la Boad de comprendre les nouvelles ambitions de l’industrie pharmaceutique. L’objectif est de transformer Pharmaquick by Abt Sa, en une industrie pharmaceutique de référence dans la sous-région, fait savoir Charles Adjalla, Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. Il ajoute que dans ce cadre, l’usine va connaître trois phases de refonte. La première, c’est la phase de redynamisation qui a déjà été réalisée sur fonds propres. Cette étape a consisté à ramener l'usine aux conditions optimales d'une industrie pharmaceutique. La vision étant de mettre en place d'ici 2024, de nouvelles lignes aux normes internationales pour accéder aux marchés internationaux. La deuxième phase est celle de la restructuration. C’est d’ailleurs pour franchir cette étape que Pharmaquick by Abt Sa a besoin de l’appui des institutions financières et bancaires. Il s’agit de renforcer les installations afin de passer d’une production de 3 millions 800 mille comprimés par jour, à 12 millions de comprimés par jour. Cette phase assurée, l’industrie pourra passer à la phase de dimensionnement pour réaliser son ambition d’être une référence. Ce processus de refonte de l’usine a été entamé il y a deux ans. « En deux ans de production, nous sommes passés d’un chiffre d’affaires annuel de 800 millions à 4 milliards en 2020. Et nous sommes sur le point de franchir la barre de 5 milliards en 2021 », fait savoir le Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. A noter que le plus gros client actuel de Pharmaquick by Abt Sa, c’est la Centrale d'achat des médicaments du Bénin. La crise sanitaire a renforcé cette collaboration. En effet, 80 % des médicaments utilisés dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, sont produits par Pharmaquick by Abt Sa. Société 21 déc. 2021


Présidence du Prd : les militants s’opposent au retrait d’Adrien Houngbédji (Il est reconduit avec les législatives 2023 comme défi)
Alors qu’il a annoncé son retrait de la tête du Parti du renouveau démocratique (Prd) pour passer la main après 32 ans de gestion, Me Adrien Houngbédji s’est vu reconduit par les délégués au cinquième congrès ordinaire de sa formation politique tenu à Porto-Novo, dimanche 19 décembre dernier. Il est maintenu pour un nouveau mandat afin d’aider le parti, aujourd’hui sans députés et sans élus communaux, à réussir sa remontée et gagner des sièges aux législatives 2023. « Il est temps que je me retire pour un repos auquel j’aspire du plus profond de mon être. Mais ce congrès n’est qu’un moment, une escale. Le bateau devra reprendre le large ; bientôt ; très bientôt. Pour affronter le mauvais temps ; entendre les chants des sirènes, côtoyer les récifs ; et pour survivre. Serais-je bien inspiré de rester à quai et de le regarder partir ? Et si je montais de nouveau à bord, aurais-je encore la force de tenir le gouvernail ? ». Ces propos du président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, dans son discours d’ouverture des travaux du 5e congrès ordinaire de sa formation politique, tenu dimanche 19 décembre dernier à Porto-Novo, ont suscité une vive réaction d’opposition des militants et délégués à ces assises. A travers un tonnerre de « Non » en chœur, ils ont dit Niet à une retraite politique de leur leader charismatique qui souffle ses 80 bougies le 5 mars 2022. Les militants Tchoco-Tchoco n’ont pas voulu entendre parler de cela. Pour eux, le président Adrien Houngbédji doit poursuivre son mandat à la tête du parti. Le « Non » retentissant des militants a été entériné sans surprise à l’issue des travaux du congrès. Adrien Houngbédji sera ainsi reconduit pour un nouveau mandat. Le président du Prd annonçait son retrait pour avoir passé déjà plus de trois décennies à la tête du parti. « 32 ans, une éternité en politique, que je dirige ce merveilleux parti, créé pour conquérir et exercer le pouvoir d’Etat. Nous avons fait de notre mieux sans y parvenir. Je mesure combien vous êtes jaloux des marques que nous laissons dans la conscience politique de notre pays. Au-delà des passions, la marque que nous laissons est la marque de la tolérance, de la magnanimité, de la paix. Soyez donc sans crainte… Un jour viendra. Ne baissez pas les bras… Un jour viendra. Gardons la ligne ! Ce jour viendra parce que nous constituons une chance pour le Bénin », a souligné le leader des Tchoco-Tchoco. Appel à la réconciliation Me Adrien Houngbédji croit dur comme fer à la remontée politique du Prd aujourd’hui sans députés, sans élus communaux et sans maires. « Nous nous battons aussi pour notre retour à l’Assemblée nationale ; pour notre retour à la tête de nos communes. En démocratie, chacun doit occuper la place que lui accorde le suffrage des électeurs », martèle-t-il. Pour lui, ce 5e congrès se veut celui de l’espérance. Une espérance que le Prd nourrit depuis son congrès extraordinaire du 6 février dernier à l’issue duquel il a adopté la candidature de Patrice Talon et appelé ses militants à mouiller le maillot pour lui, et qui, selon Me Adrien Houngbédji, n’est pas une incantation magique encore moins une fatalité. Cette option est une dynamique au service d’une conviction propulsée dans l’action après l’analyse et la réflexion pour reprendre sur l’échiquier politique et dans les institutions les places qui reviennent au parti. « La Remontada n’est pas une incantation ; c’est un défi lancé à nous-mêmes. Nous remonterons parce que nous travaillerons. Nous remonterons parce que nous aurons rassemblé autour de nous, un plus grand nombre de Béninois », a laissé entendre le président du Prd. Me Adrien Houngbédji appelle la réconciliation du parti avec tous les militants qui l’ont quitté par incompréhension. Il leur tend la main pour la concrétisation de cette remontée dont le match test reste et demeure les élections législatives de 2023. Le parti dit en avoir les moyens pour y aller et enlever beaucoup de sièges seul comme il a d’ailleurs fait à maintes échéances législatives par le passé. « Au chapitre de l’arithmétique électorale, nous ne sommes pas mal lotis. Seuls contre tous, nous avons fait élire des députés dans 5 des 6 départements que comptait notre pays en 1995. Seuls et sans détenir aucun pouvoir, nous avons été des faiseurs de roi à la présidentielle de 1996 ; finalistes aux élections présidentielles de 2006 et 2011. Et parce que notre parti est un parti qui compte, votre président a été hissé 3 fois à la présidence de l’Assemblée nationale, non pas par la force d’une majorité mécanique que nous n’avons jamais eue, mais grâce au consensus que nous avons réalisé avec d’autres partis qui nous ont appuyés », explique Me Adrien Houngbédji. Actualités 21 déc. 2021


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