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Nouvelles

Wilfried Houngbédji en réponse aux inquiétudes des Etats-Unis : « La justice a rendu ses décisions comme il sied de les rendre… »
Le porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur les inquiétudes soulevées par les Etats-Unis d’Amérique à l’issue des procès qui se sont déroulés la semaine dernière devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Pour lui, la justice a fait son travail et le gouvernement est focus sur la mise en œuvre de son deuxième Programme d’action. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, s’est prononcé sur la réaction américaine suite aux procès des opposants Joël Aïvo et Reckya Madougou devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Interrogé à l’occasion de son point de presse hebdomadaire à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a laissé entendre que « sans vouloir émettre des jugements de fond ni sur la teneur du procès, ni sur le communiqué (rendu public par les Etats-Unis Ndlr), la position du gouvernement, c’est que les institutions jouent leurs rôles, étant entendu que nous sommes en régime de séparation des pouvoirs ». Selon lui, « ce qui aurait étonné la partie américaine, ç’aurait été de voir le gouvernement faire des injonctions ou intervenir intempestivement dans le déroulement d’un procès. Or, en l’espèce, le gouvernement a taché de jouer sa partition de façon scrupuleuse, laquelle partition consiste à créer les conditions de la tenue d’un procès équitable pour les personnes mises en cause », soutient-il. Pour lui, en effet, « le procès a été public, ouvert aux gens d’ici comme d’ailleurs, les accusés ont eu le loisir de se faire défendre par les avocats de leur choix, de soumettre leurs arguments à la cour qui également a entendu les réquisitions du procureur spécial, lesquelles réquisitions à charge et à décharge, renseignent sur la nature des faits reprochés à l’un et à l’autre ». Le porte-parole du gouvernement soutient que « c’est à l’aune du contenu de ses réquisitions, associé aux plaidoiries des différents avocats des mis en cause ajoutées par ailleurs aux déclarations des intéressés eux-mêmes devant la cour que la Criet a rendu les décisions sanctionnant les procès des deux personnalités ». Dans ces conditions, avance-t-il, « comment ne pas admettre que la justice a fonctionné comme elle doit fonctionner ». Wilfried Léandre Houngbédji insistera pour dire que « la justice a rendu ses décisions comme il sied de les rendre » et que « à partir de cet instant, tout le reste n’est que conjectures ». Il indiquera par ailleurs que « le gouvernement n’a pas à s’attarder sur ce genre de considération », et que le même gouvernement « vient d’adopter le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 sur la base duquel toutes ses actions au profit de l’amélioration des conditions de vie de nos populations vont se dérouler ». Puis, il lancera, « c’est focus sur mise en œuvre du Pag. La justice a fait son travail et nous nous inclinons devant le travail de la justice ». A l’entame de ses explications sur le sujet, il avait déjà relevé que le gouvernement américain s’est généralement préoccupé dans le monde et en Afrique en particulier de l’inexistence d’institutions fortes. Soutenant ensuite qu’il « est de notoriété dans notre pays que pendant de longues années, l’impunité, la mauvaise gouvernance ont été les sujets d’actualité, à telle enseigne que, à tous égards, l’on peut dire qu’avant 2016 la chienlit s’était installée dans notre pays ; c’est pour cela que les réformes hardies ont été engagées à partir de 2016 conformément au programme du candidat devenu président de la République, des programmes d’ordre administratif, politique et institutionnel avec en point de mire la réorganisation en vue du bon fonctionnement de la justice». Mieux, « il est à observer que depuis la mise en place de la Criet, un coup d’accélérateur a été donné à la lutte contre la corruption en général et à la lutte contre les infractions économiques et le terrorisme » en particulier, sans oublier que « les procès intervenus la semaine dernière sont du ressort de la Criet, voilà pourquoi la juridiction s’en est occupée ». Actualités 16 déc. 2021


Programme Tef 2021 : 358 lauréats béninois retenus
De 32 bénéficiaires en 2018, le Bénin passe à 358 lauréats pour le compte du Programme de la Fondation Tony Elumelu (Tef) 2021. Ce record fait du pays le premier en Afrique francophone et le deuxième au plan continental derrière le Nigeria. En outre, le Bénin a soumis le plus grand nombre de projets avec plus de 400 000 candidatures. Les acteurs ayant œuvré à la base pour l'atteinte de ce résultat, ont célébré, ce mercredi 15 décembre, en présence du ministre d'Etat Abdoulaye Bio Tchané, cette performance inédite qui dénote de l'audace d'entreprendre et de l'excellence entrepreneuriale des jeunes au Bénin. 58 % des lauréats 2021 sont des femmes. Autant qu'ils sont, ces récipiendaires bénéficient chacun de 5 000 dollars pour la phase d'amorçage de leurs projets. Actualités 15 déc. 2021


Yann Hazoumè au sujet de son e-book plus podcasts sur le recrutement : « ...Aider les talents à saisir quelques enjeux de la relation avec le recruteur… »
Chasseur de tête coté à international, Yann Hazoumè capitalise plus de quinze ans d’expériences dans le secteur de l’executive search. De Dakar à Paris, il a œuvré à la détection de talents africains grâce à son cabinet, et plus tard grâce à des firmes internationales qu’il avait rejointes. Depuis septembre 2019, il s’est remis à son propre compte comme chasseur de tête indépendant, et fructifie sa riche expérience en matière d’accompagnement de cadres et dirigeants et des entreprises les employant. Pour aider les talents à vite se faire repérer et recruter, Yann Hazoumè a lancé un e-book et des podcasts dont il évoque, ici, le bien-fondé et l'utilité. La Nation : Recruteur avéré, vous venez de mettre à la disposition des internautes un e-book intitulé « Comprendre comment fonctionne un chasseur de tête » et des podcasts pour se faire recruter. Qu'est-ce qui motive la sortie d'un tel livre ? Yann Hazoumè : J’ai lancé ce livre parce que les talents avec lesquels je travaille dans le cadre des recrutements, me confient beaucoup de malentendus et parfois de mauvais souvenirs à l’occasion de leur entrée en relation avec ces recruteurs particuliers que sont les chasseurs de têtes. Ils sont un certain nombre de candidats à littéralement avoir une dent contre nous ! Ce que leurs mésaventures me disent aussi et surtout, c’est que beaucoup de ces malentendus viennent d’une méconnaissance de ce que sont et font les chasseurs de têtes ; ainsi que de l’environnement dans lequel ils évoluent. Quel est l’intérêt de ces productions pour les talents à la quête d’emploi ? Ce e-book, qui se base sur et développe une présentation que j’avais faite, il y a quelques années, à des Executive Mba de Hec, à Paris, complète en effet les épisodes de mon podcast « Chroniques de recrutologie», pour aider les talents à saisir quelques enjeux importants de cette relation avec cet intermédiaire particulier qu’est le chasseur de tête qui est sollicité par les entreprises et organisations pour recruter des cadres supérieurs et dirigeants. Se faire recruter aujourd’hui reste une gageure et nombre de candidats affichent leur déception face aux insuccès. Qu’apporte concrètement le chasseur de tête que vous êtes à ces personnes qui présentent pourtant des profils intéressants, à travers ce livre ? Beaucoup de candidats que je rencontre en entretien pour des clients, ou en coaching individuel, ne savent pas comment approcher et accrocher un chasseur de tête, nouer une relation professionnelle avec lui. Comme je le dis souvent, ils ne se donnent pas les moyens de « rentrer par effraction dans sa mémoire », afin d’être au nombre des 150 à 200 noms qu’il peut retenir et dont il se souviendra quand un mandat de chasse intéressant lui sera confié. Le chasseur de tête que je suis, lorsqu’il repère des talents, les conseille et les oriente pour leur permettre de mieux se placer chez ses clients. C’est mon intérêt autant que le leur. Ma position d’intermédiaire entre les talents et les employeurs me permet aussi de disposer d’informations sur des postes à pourvoir ou sur de nouveaux projets générateurs d’emplois, parfois en amont à leur lancement, et de préparer mes talents à y répondre au mieux. Outre des conseils et clés aux demandeurs d’emploi présentés dans l’ouvrage, vous accompagnez ce guide d’un podcast, « Chroniques de recrutologie » pour se faire repérer ou améliorer ses chances de convaincre les recruteurs. En quoi ces outils sont-ils indispensables ou déterminants dans la préparation des candidats ? En plus de 15 ans, j’en ai vu passer des CV, des candidats et des projets professionnels de toutes sortes. Ce sont autant de situations de recrutement, ratées ou réussies, parmi lesquelles j’ai extrait 14 histoires significatives et cocasses. Je les raconte avec bienveillance et humour, dans une narration au format court, trois minutes maximum par épisode. Les auditeurs en tirent des enseignements très utiles et des conseils pratiques, sans avoir l’impression de faire d’effort. Ce podcast, lancé en septembre dernier, a bénéficié d’un retour et de commentaires très favorables des auditeurs. Le podcast poursuit sa vie, avec notamment quelques projets radiophoniques en négociations. Les 14 épisodes de ce podcast sont disponibles gratuitement sur les plateformes de podcast les plus connues. Société 15 déc. 2021


Can Cameroun 2021 : le sifflet béninois absent
La Confédération africaine de football a rendu publique, hier, la liste des arbitres et assistants arbitres retenus pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021. Aucun arbitre béninois ne figure dans cette cohorte de 64 arbitres. Le sifflet béninois ne sera pas présent lors de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations prévue du 9 janvier au 6 février 2022 au Cameroun. Et pour cause ! Aucun arbitre béninois ne se retrouve dans la liste des 64 arbitres retenus par la Confédération africaine de Football. L’instance faîtière du football africain a également sélectionné des officiels Var (assistance video refeerer) parmi lesquels se retrouve le Français Benoît Millot. L’absence du Bénin n’est pas une surprise pour Marius Zodéhougan, ancien secrétaire général de la Commission des arbitres et actuel membre de la Commission d'homologation de la Ligue de football du Bénin. « Je ne suis pas surpris par l'absence de nos compatriotes. Car nous n'avons pas d'arbitres Elite A, chez les hommes », a-t-il confié. Le Bénin dispose à ce jour au niveau des hommes de cinq arbitres centraux Fifa présents sur les compétitions de la Caf et Fifa. Au nombre de ceux-ci, on retrouve les arbitres centraux Louis Houndangnandé et Raphiou Ligali (élite B) et l’arbitre assistant Eric Ayimavo (Elite B). A l’opposé, le Bénin dispose de deux arbitres Elite A chez les dames. Il s’agit d’Aurore Ligan, arbitre centrale et Naffissath Yekini Shitou (Assistante). Les arbitres béninois doivent continuer donc à travailler pour redorer le blason du sifflet béninois, comme Bonaventure Coffi Codjia connu dans le monde entier notamment pour avoir arbitré lors de la Coupe du monde de football 2002 et 2006, la phase qualificative de la Coupe du monde de football 2006 et 2010, la Coupe des confédérations 1999, 2003 et 2009, la Coupe d'Afrique des nations de football 2000, 2002, 2004, 2006, 2008, 2010, la Coupe d'Asie des nations de football 2004 et la Coupe du monde des clubs 2007. Sports 15 déc. 2021


Assistance aux personnes vulnérables à Cotonou : des sacs de riz offerts dans le 1er arrondissement
La Jama’at Islamique Ahmadiyya du Bénin a remis, lundi 13 décembre dernier dans le premier arrondissement de Cotonou, 30 sacs de riz de 25 kg aux plus démunis. La Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin reste fidèle à sa philosophie d’assistance aux plus démunis. Conduite par son président Qamar Ahmad, Ahmadiyya a posé ses valides dans le premier arrondissement de Cotonou, pour assister les couches les plus vulnérablesAu total, trente sacs de riz de 25 kg y ont été offerts. Du lot, cinq sacs sont destinés aux personnes les plus défavorisées de l’arrondissement en général et les vingt-cinq restants aux apprenants de l’Ecole primaire publique de Yagbé, notamment à la cantine. C’est Arlette Bello Saizonou, le chef du premier arrondissement qui a accueilli la délégation de la Jama’at Islamique Ahmadiyya et reçu le le lot destiné aux personnes démunies de sa juridiction. Les donateurs se dirigeront par la suite, vers l’école Yagbé, en vue de soutenir la cantine scolaire. Pour Qamar Ahmad, président de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin, ce geste est destiné à accompagner cette politique gouvernementale dont l’objectif est de maintenir les enfants à l’école. Appréciant cette générosité de Ahmadiyya, Arlette Bello Saizonou, chef du premier arrondissement, a noté que le ventre plein, les enfants pourront mieux assimiler le savoir dispensé. Au nom des bénéficiaires, les responsables de l’école, le chef quartier et sa suite ont exprimé leur reconnaissance aux généreux donateurs. A l’occasion, Qamar Ahmad, président de la Jama’at Islamique Ahmadiyya du Bénin, a rappelé que l’association reste fidèle à son credo qui est l’amour pour tous, la haine pour personne, et a réitéré son engagement à aider les couches les plus faibles dans leur combat contre la pauvreté. Il faut noter que la Jama’at islamique Ahmadiyya, est le premier mouvement musulman prosélyte et transnational qui a pu, à la faveur du renouveau démocratique des années 1990 au Bénin, installer des missions et développer ses actions humanitaires. L’action menée ce lundi 13 décembre 2021, entre dans le cadre d’une série d’activités qui visent un mieux-être pour tous. Société 15 déc. 2021


L’ambassadeur Onur Özçeri à propos du sommet Turquie-Afrique : « On veut faire plus que du déclaratif »
L’Afrique et la Turquie ont rendez-vous les 17 et 18 décembre prochains à Istanbul pour redynamiser leur partenariat. Plusieurs pays y seront représentés dont le Bénin. Onur Özçeri, ambassadeur de la Turquie près le Bénin, revient ici sur les enjeux de ces assises. La Nation : Quels sont les tenants et les aboutissants du sommet Turquie-Afrique? Onur Özçeri : Nous sommes à la troisième édition du sommet de partenariat entre la Turquie et l’Afrique. C’est une relation institutionnelle entre la Turquie et l’Union africaine (Ua) mais elle est étendue aux pays qui sont aussi invités par le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan. On veut quelque chose de concret, des résultats concrets, et ça fait plus de deux ans que nous préparons ce sommet pour qu’il y ait des projets qui soient mis en œuvre directement après le sommet, avec des résultats tangibles pour répondre aux besoins actuels des pays africains qui sont en plein changement structurel. Donc, on veut faire plus que du déclaratif. On veut plus de choses concrètes. Le déjeuner qui sera offert par le président de la République turque au dernier jour aura pour vocation les investissements. Donc, c’est une occasion pour le secteur privé turc de mettre sur son agenda, les grandes potentialités de tous les pays africains qui sont en transformation structurelle de leur économie. Sachez aussi qu’au cours du sommet, il y aura l’agriculture, la formation technique et professionnelle et la santé comme temps forts. Y a- t- il des secteurs d’investissements identifiés directement de commun accord avec le Bénin ? Nous avons beaucoup de secteurs. La grande dynamique qu’on essaie de mettre en œuvre, c’est vraiment celle entre le secteur privé béninois et le secteur privé turc. Nous œuvrons en outre pour des partenariats, et j’espère aussi des investissements turcs pour aider le Bénin à transformer ses ressources. A vous écouter, on peut dire, sans risque de se tromper, que les relations entre le Bénin et la Turquie sont au beau fixe Nos relations sont à un très bon niveau. Entre les deux présidents de la République, il y a un bon dialogue, il y a une communauté de vision. Avec la pandémie de Covid-19, il y a eu du retard dans les mécanismes mais les deux chefs d’Etat sont prêts à redynamiser les relations. Ce que je voudrais aussi dire, c’est que les liens entre le Bénin et la Turquie sont plus avancés qu’entre la Turquie et des voisins du Bénin. Avec certains voisins, on essaie de récupérer le temps perdu, mais avec le Bénin, on est très avancé. Maintenant, on espère que les deux parties vont pouvoir s’entendre, et accélérer la cadence. Actualités 15 déc. 2021


Centenaire du décès du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè : sous le signe de l’unité et de la fraternité à Sinwé
a célébration du centenaire de la mort du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè (devenu Agbidinoukoun avec la francisation du patronyme) s’est déroulée, dimanche 12 décembre dernier à Sinwé-Lègo à Agbangnizoun. Une édition placée sous le signe des retrouvailles et de l’unité de la collectivité. Dimanche dernier, un monde impressionnant de personnalités a été mobilisé sur l’esplanade du palais Gbêtin ou la cité des Agbigbinoukoun, sous la houlette de Dadaa Kpétékan Kannoumanbou Agbidinoukoun Glèlè à Sinwé-Lègo, commune d’Agbangnizoun. Outre le représentant du roi de Danxomè, Kêfa Sagbadjou, des dignitaires cardinaux et notables du plateau d’Abomey, les chefs des anciens cantons et régions, le maire d’Abomey, Daah Miminvo Yamongbè Guézo, le représentant du ministre de la Culture et autres étaient présents. Motif, la célébration du centenaire de la mort du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè. Les festivités ont été marquées par plusieurs temps forts. Après les hommages rendus à leur aïeul par le président du comité d’organisation, Valère Kakaï-Glèlè, et le vice-président, Constant Agbidinoukoun-Glèlè, l’occupant actuel du trône de Nonfon, dada Kpétékan a fait savoir que cette commémoration revêt une triple signification. D’abord la mobilisation de toute la progéniture Agbidinoukoun Nonfon autour des enjeux d’unité, d’amour et de fraternité pour que Sinwé se réveille et se développe. Ensuite, la mobilisation des chefs des ex-cantons et régions, des chefs de lignée du roi Glèlè autour des enjeux du grand Danxomè et de son roi. Et, enfin, cela signifie aussi l’heure de la renaissance des Houégbadjavi du troisième millénaire qui doivent œuvrer pour que les valeurs civilisationnelles du Danxomè ne disparaissent point face au vent hostile de la mondialisation. Plusieurs témoignages ont été faits sur l’illustre prince. Entre autres, celui du maire d’Abomey, Antoine Djédou, pour qui le Danxômè s’est toujours fort bien illustré dans la commémoration des centenaires, des bicentenaires et des tricentenaires. Ce sont des occasions de réjouissances et de valorisation des mémoires des souverains, à travers l’évocation de leurs vies, de leurs règnes et de leurs œuvres. Abondant dans le même sens, Dah Langanfin Adihotogbé, au nom des têtes couronnées présentes, a béni les descendants du prince Nonfon qui ont vu juste en honorant leur aïeul qui était un grand homme. Pour sa part, Jacob TayoAffora, représentant le ministre en charge de la Culture, a noté que, « de 1921-2021, cela fait cent ans que nous a quittés, pour rejoindre ses valeureux aïeux, le grand prince Nonfon Atôdjragnin Hêgboyè Agbigbinoukoun Glèlè, vingt-troisième enfant du roi Glèlê, grand roi du Danxomè. » Selon lui, il a été le dépositaire consacré de l’histoire et des traditions du royaume du Danxomè par son père le roi Glèlê. Le prince Nonfon Agbigbinoukoun est reconnu dans l’imaginaire populaire comme un conteur très attaché aux valeurs qui constituent les fondements de la civilisation des Houégbadjavi. Il est à noter que cette commémoration a été séquencée comme l’exige la tradition au Danxomè, par les passages des groupes de musique traditionnelle Agbadja typiquement d’Abomey. Un rythme qu’affectionnait le prince Nonfon. Puis la célébration a pris fin par les bénédictions et le repas familial. Qui est prince Agbigbinoukoun ? Né à Djègbé-Kovèkpa, à Abomey, en 1861, Nonfon Agbigbinoukoun Glèlè, reçut le prénom lié à la divinité Hêbiosso de sa mère, la princesse Hênoudo, fille de Godjo, de la lignée Houégbadja, originaire de Sahè. Grand prince du Danxômè, Ahossou Nonfon Atôdjragni Hêgboyè Agbidinoukoun Glèlè est l’un des fils du roi Glèlè. Identifié parmi les enfants de Dada Glèlè, comme étant un fils qui retient vite les choses, bénéficiant du don de rappeler aisément les contes, les chansons historiques qui jalonnent la vie des palais royaux et des familles dans le Danxomè, Nonfon fut envoyé, par son père, Dada Glèlè, en stage de formation, pour mieux apprendre les rouages de l’histoire des Agassouvi. Le jeune prince aura à parcourir Houawé, Houègbo-Agon, Hinvi, Allada-Adanhounsa et ailleurs, pour maîtriser l’histoire du Danxomè. Et c’est fort de cette expérience qu’au retour de la campagne victorieuse de Tiyô en 1886, le roi Glèlè, au cours d’une cérémonie grandiose organisée à la Place publique Gommé, à Nan-Hondji, fait de Nonfon Agbigbinoukoun Glèlè le dépositaire consacré de l’histoire et des traditions du royaume de Danxomè. Puis, il fut investi chef de canton de Sinwé, de 1901 à 1921. Culture 15 déc. 2021


Transformation numérique des communes : elus et responsables des collectivités locales aguerris
Organisés par le ministère du Numérique et de la Digitalisation et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), les ateliers itinérants sur les enjeux de la transformation numérique dans les communes du Bénin ont été lancés, lundi 13 décembre dernier à Cotonou. Pendant dix jours, les experts vont sillonner les anciens chefs-lieux des départements pour entretenir les élus et cadres des administrations communales sur les avantages de la digitalisation des services offerts aux populations à la base et la méthodologie pour y arriver. Promouvoir la dématérialisation des services publics et leur usage au niveau des 77 communes du Bénin. C’est l’objectif de la série d’ateliers itinérants sur les enjeux de la transformation numérique dans les communes du Bénin lancée lundi 13 décembre à Cotonou. A cette occasion, Gaspard Datondji, secrétaire général adjoint du ministère du Numérique et de la Digitalisation, a réitéré la volonté du gouvernement de faire des collectivités locales des piliers de la révolution numérique en cours au Bénin. Initiés par le ministère du Numérique et de la Digitalisation en collaboration avec l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb), ces ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités permettront d’engager activement les communes et les élus locaux dans la transformation numérique de leurs territoires afin d’améliorer la couverture et la qualité des services numériques aux populations. « Du 13 au 24 décembre, des équipes du ministère du Numérique et de la Digitalisation et des experts sillonneront les anciens chefs-lieux de départements de notre pays pour entretenir les responsables et cadres des administrations communales sur les avantages liés à la digitalisation des services offerts aux populations à la base et la méthodologie pour y arriver », a-t-il confié. A l’en croire, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou est disposée à accompagner les initiatives numériques ainsi que les projets et actions de développement visant à transformer l’administration locale. Conscient du défi et des enjeux de la transformation digitale des communes, Calixte Mesmer Nahum, secrétaire général adjoint de la mairie de Cotonou, se réjouit de cette initiative et invite les participants à tirer meilleur profit des différents modules. Pour Oumar Mar, expert-consultant en transformation numérique venu de Dakar, la mise en place des centres communautaires de ressources numériques, le développement des entreprises, des start-up et des relais digitaux dans les communes, les programmes de formation et sensibilisation dans le domaine du numérique sont au menu de ces ateliers. « Nous allons également partager avec les participants les bonnes pratiques de la dématérialisation des services communaux dans des pays comme le Rwanda, le Sénégal, l’Ile-Maurice et le Cap-Vert », a-t-il conclu? Société 15 déc. 2021


Hlanzoun : « L’unique forêt » marécageuse au Bénin sous menace
La forêt marécageuse de Hlanzoun, la seule de ce type dont dispose le Bénin, n’en finit pas de faire face aux menaces. Si par le passé, elle devait se battre pour garder intacte sa superficie, aujourd’hui, c’est contre les trafiquants de raphia qu’elle doit se défendre. Une lutte parfois difficile, tant les trafiquants sont astucieux. Sur la longue et tortueuse piste en terre argileuse qui mène de Cana (localité située dans la commune de Bohicon à 110 kilomètres de Cotonou) à Lokoli, dernier village donnant accès à la forêt marécageuse de Hlanzoun, il n’est pas rare de rencontrer tôt le matin ou à des heures tardives le soir, des tricycles transportant de géants troncs d’arbre joliment taillés. Ont-ils été coupés dans la forêt marécageuse de Hlanzoun ? Difficile de le dire. Et les transporteurs en rajoutent au doute avec leurs réponses évasives et dubitatives sur l’origine de ces géants troncs d’arbre. « Il n’y a plus de bruits de tronçonneuse ni de hache ou de coupe-coupe ici. Avant on coupait les arbres, mais aujourd’hui, on doit reconnaître que le phénomène a reculé », explique Florentin Hounkpon, l’un des piroguiers assurant la navette entre la rive et les villages voisins de la forêt. Celui-ci est formel pour dire que le trafic de bois et d’arbre n’a plus droit de cité sur les lieux. Les autorités autant que les populations veillent au grain, souligne-t-il, confiant. Pourtant, dans la vaste étendue d’eau à perte de vue que constitue la forêt marécageuse de Hlanzoun et d’où s’échappent des cris de singes, d’oiseaux, de criquets et d’autres animaux aquatiques, l’impact de l’activité humaine se fait sentir dès les premiers pas sur le périmètre. Arbres coupés gisant dans l’eau verdâtre, d’autres mal déterrés, des branches coupées çà et là,… rappellent au visiteur que Hlanzoun n’est pas encore un havre de paix pour sa population végétale et que les coupeurs de bois ont encore pignon sur rue. « Je ne suis pas en mesure de vous donner des détails sur le trafic du bois. Ce qui est certain, nous constatons tous que plusieurs arbres sont blessés dans la forêt et c’est un phénomène cyclique », soutient Benoît Hounkanlin, un des habitants du village. Selon lui, « ceux qui parlent de veille ou de mesure de surveillance concernant les arbres ne sont pas véridiques » et ne peuvent pas brandir des preuves tangibles. « Ce que je sais, c’est que nous menons une surveillance accrue contre le braconnage des animaux et surtout l’extermination des singes », nuance-t-il. Hlanzoun, un écosystème particulier La forêt marécageuse «Hlanzoun» tient son nom de la rivière «Hlan» qui la traverse. La rivière «Hlan» s’étend sur les communes de Bohicon, Zogbodomey, et Toffo. «Mais c’est dans la commune de Zogbodomey qu’on retrouve la formation forestière qui l'a rendue célèbre, ce qui fait que plusieurs chercheurs localisent à tort la forêt marécageuse dans cette commune». Il s’agit d’un vaste complexe forestier marécageux qui prend en compte aussi bien la formation végétale que les marais et le lac. La formation forestière végétale couvre une superficie d’environ cinq cent vingt-cinq hectares, et la forêt marécageuse elle-même occupe une superficie de 1074 ha, selon des sources documentaires consultées dans le cadre de la réalisation de cette enquête. Elle a pour zones d’influence, neuf villages riverains que sont Hlanhonou, Ouègbojoligon, Dohoué, Dèmè, Lokoli-Koussoukpa, Adogbè, Hon et Kpomè. On la considère comme l’une des dernières forêts marécageuses du Sud Bénin, sinon même la seule. « Elle dispose d’une flore et d’une faune riche et unique, une riche biodiversité encore largement inconnue », selon Judicaël Alladatin, agroéconomiste et actuellement professeur à l’université Mohammed IV au Maroc qui y avait séjourné des mois durant à des fins de recherche. D’ailleurs, une part importante de ses travaux universitaires y est consacrée. Cette forêt marécageuse abrite une flore et une faune assez diversifiées et spécifiques. 241 espèces végétales réparties en 185 genres et 70 familles y vivent. On y dénombre plusieurs espèces de plantes médicinales et à usages multiples. Au niveau de la faune, on dénombre plus de 160 espèces d'oiseaux. On retrouve aussi, entre autres espèces, le singe à ventre rouge, espèce inscrite sur la liste des espèces menacées, le sanglier rouge, la mangouste des marais et bien d’autres, d’après des études réalisées par Céline Dan. Elle est même l’unique forêt de ce type dans tout le pays, confirment plusieurs spécialistes, avec une flore et une faune d’une richesse sans pareille. Pour y accéder, il faut d’abord rallier la commune de Zogbodomey à plus de 106 kilomètres de Cotonou, avant de prendre une longue piste rugueuse et tortueuse de plus de 30 kilomètres pour rejoindre Dèmè Lokoli. Sa traversée se fait avec de petites barques de fortune presque entièrement délabrées, mais qui restent les seuls moyens disponibles pour s’introduire dans cet immense espace qui s’étend à perte de vue. Du haut des géants arbres aux diamètres disproportionnés situés de part et d’autres du courant d’eau, un calao lance des cris rauques. Difficile d’apercevoir nettement l’oiseau fondu dans le feuillage des arbres. Le raphia, souffre-douleur de la forêt Des arbres nus et tailladés à la hache et au coupe-coupe, des écorces sauvagement arrachées, des racines mal coupées, des troncs découpés çà et là… Dans la forêt de Hlanzoun, les arbres ne vivent pas un quotidien tranquille. Des individus sont à leurs trousses et continuent d’en faire leur source de revenus. "C'est un lieu simplement menacé de disparition", déplore Judicaël Alladatin. Au nombre des exploitations les plus fréquentes, le raphia. Dans la forêt marécageuse de Lokoli, deux espèces de raphia ont été recensées. Il s’agit du raphia hookeri et du raphia vinifiera, selon le Dr Céline Dan qui elle aussi a consacré une partie des travaux de sa thèse à cette forêt. Le raphia hookeri de Lokoli produit du vin de raphia utilisé pour la préparation d’alcool. « Cette activité qui occupe la plupart des hommes nécessite pour un bon rendement une assiduité soutenue. Les sites de distillation du vin de raphia sont installés sur des buttes de terre à l’intérieur de la forêt, et le résidu de distillation, pauvre en alcool et encore très chaud est directement déversé dans le Hlan. Cette pratique peut à la longue avoir un préjudice tant sur la vie des plantes que sur celle des animaux, tant aquatiques que terrestres », fait savoir l’universitaire au terme de ses travaux. A l’en croire, à part le vin de raphia, la forêt est sujette à beaucoup d’autres prélèvements. On y prélève du bois d’œuvre pour la menuiserie locale et la confection de pirogues, bois de perche et rachis de raphia pour la construction d’habitat, de palissades, bois de feu et rachis de raphia pour la distillation du vin de raphia, des plantes médicinales, des feuilles d’emballage pour l’Akassa et des légumes feuilles … la confection de diverses sortes de nattes tressées à partir de tiges d’arbres. « Le raphia fait partie des plantes aux attributs socio-économiques et culturels remarquables que les populations riveraines du Hlanzoun tirent de leurs écosystèmes depuis longtemps. Cette ressource de service domestique (artisanat local et alcool alimentaire pour cérémonie et rites) au départ, a au fil des années, acquis une dimension commerciale », appuie de son côté, l’enseignant Judicaël Alladatin. « Le vrai problème avec cette forêt, c’est que les populations ont faim et n’ont aucune autre solution. Moi j’ai vu des Ong venir sensibiliser ici, mais tout le monde ne comprend pas. Les gens ont faim et ils coupent les arbres pour vendre, soit ils cherchent les varans pour les vendre, surtout qu’il s’agit d’une viande très prisée et chère », relate Thierry Achamou, conducteur de taxi-moto, 35 ans. Nuances A ces multiples craintes, le professeur Brice Sinsin, ancien recteur de l’université d’Abomey Calavi et actuel directeur du Laboratoire d’écologie appliquée de ladite université apporte des nuances. Ce passionné des forêts bien connu des populations de Lokoli et des riverains de la forêt de Hlanzoun du fait de ses incessantes et inopinées descentes bémolise. Le raphia est une espèce qui fructifie dès qu’elle est en maturité. Il meurt donc et les populations exploitent le vin… La population ne se rabat pas sur les jeunes plants qui doivent assurer normalement la relève. Ils sont bel et bien épargnés. Donc, du point de vue de la démographie, on a beaucoup plus de jeunes qui sont des sujets qui doivent remplacer les vieux plants exploités », souligne-t-il. Brice Sinsin soutient sans ambages que dans le milieu, il n’y a quasiment pas de pression sur les jeunes plants. « La population les laisse carrément grandir, mûrir suffisamment avant de les exploiter. Du coup, on peut dire non seulement qu’il y a régénération mais aussi que le stock semencier est alimenté par les sujets qui ne sont pas exploités ». L’avantage de ces milieux humides aussi, ajoute-t-il, c’est que la reconstitution de l’écorce est quasi systématique. Pour ce qui est des menaces sur ce rare écosystème, l’universitaire penche plus du côté des changements climatiques. « Si un milieu comme Lokoli ne reçoit plus suffisamment d’eau, on peut craindre… Si la quantité d’eau nécessaire pour son extension arrivait à baisser, on aura un assèchement des bordures vers l’intérieur, et du coup les arbres qui sont habitués à avoir le pied dans l’eau quasiment toute l’année vont commencer à en pâtir », relève-t-il. ... Face à une telle situation, la rare végétation de Hlanzoun pourrait se révéler vulnérable aux feux de brousse, aux feux de nettoyage de champs avec des températures élevées et un effet pervers. Avec les feuilles, les écorces qui n’étaient pas du tout adaptées à cela, on peut s’attendre à ce qu’il y ait un «rétrécissement» au niveau de la forêt. Menacée de disparition Joséa Dossou Bodjrènou de l’Ong Nature tropicale, une Ong locale qui lutte pour la préservation des ressources naturelles met l’accent sur l’éducation environnementale comme solution au drame qui se joue à Hlanzoun. "Les essences qui s’y trouvent sont rares et on ne les trouve pas partout". Il faut vite agir, conseille-t-il. Par le passé, la forêt marécageuse « Hlanzoun » était régie par des normes portées par les institutions traditionnelles du milieu. En effet, la rivière "Hlan" représente en elle-même une divinité. Les normes contiennent un ensemble d'interdits ponctuant la vie courante ainsi que des rituels. Tous les riverains ont des droits d’accès et d’exploitation sur les ressources du Hlan, sous réserve du respect des règles. Le fétiche « hlan » était garant des règles et interdits dont l’essentiel visait une certaine gestion durable de la forêt, indique Judicaël Alladatin. Mais aujourd’hui, tous semblent avoir baissé les bras. « Malgré les nombreuses actions réalisées, il y a toujours une forte action anthropique et la cogestion n'a pas tenu ses promesses puisque certains acteurs n'ont pas correctement joué leurs rôles », déplore Judicaël Alladatin, qui a travaillé pendant plusieurs années sur un projet d’offre touristique impliquant la forêt de Hlanzoun. Selon lui, « cet écosystème fournit à plusieurs familles du milieu la majorité de leurs revenus. Donc, sans action concertée et bien réfléchie, l’écosystème finira par disparaître ». Sur la question, l’universitaire reste quelque peu déçu du manque d’intérêt pour ce milieu naturel rare dont la préservation devrait être un souci quotidien. « La responsabilité est partagée », soutient l’universitaire. Le pouvoir local doit mieux coordonner les actions et travailler à la fois pour le bien-être des populations et la gestion durable des ressources de la forêt, suggère-t-il. « Nous sommes dans un milieu défavorisé et on ne peut pas en vouloir à la population d'essayer de se nourrir. Il faut créer des conditions pour des alternatives. La population a évidemment une part de responsabilité, mais il faut que le pouvoir local fasse plus pour cette ressource naturelle exceptionnelle », exhorte-t-il. Selon lui, « on pourrait par exemple donner un statut sacré à cette forêt, mobiliser les acteurs pour la définition de nouvelles règles de gestion partagée, mobiliser des partenaires autour du lancement d'activités génératrices de revenus alternatifs et mobiliser les écoles du milieu et des alentours pour créer un tourisme local et éducation complémentaire à l'offre touristique conventionnelle ». Education environnementale Joséa Dossou Bodjrènou, directeur de l’Ong Nature tropicale est très engagé contre les crimes environnementaux. Il reste admiratif de cette forêt qui abrite "des choses exceptionnelles", des espèces animales rares, des mammifères, des singes, beaucoup d’oiseaux, des reptiles, des varans, des crocodiles, mais aussi "des espèces inféodées à l’habitat", des palmiers, des raphias… « Beaucoup d’espèces de serpent adaptées à +5555cet écosystème sont menacées », prévient-il, appelant à des actions urgentes car «autant Hlanzoun est très riche, autant la manière dont les gens braconnent risque de la décimer ». Roger Hounkanrin, guide touristique suggère pour sa part de renforcer les capacités des populations environnantes à pouvoir protéger cette forêt. « Il faut faire la délimitation dans la forêt », pense-t-il. L’organisation non gouvernementale Ecodec Bénin conduit également un projet de conservation de la zone. Abdou Chérifou, un de ses chargés de programme indique que son organisation propose « le reboisement et des activités génératrices de revenus dans le but de proposer une alternative aux communautés et réduire la pression qui est faite sur l’écosystème ». « Les animaux ici sont devenus très craintifs », confesse de son côté, Vincent Romera, photographe et écologue spécialisé en ornithologie rencontré dans la forêt en pleins travaux de recherche. Selon lui, ce qui va être le plus impactant, c’est la pression sur l’écosystème. Car la destruction directe de l’habitat réduit les zones propices à l’espèce et cela contraint les animaux à s’exposer au braconnage en allant vers les champs chercher de la nourriture. L’écologiste français compte bien lancer un projet avec différents acteurs "pour essayer de conserver ce qui reste d’un écosystème très particulier pour le Bénin et pour les générations futures" Environnement 14 déc. 2021


Droits de l’Homme et égalité au Bénin : Clément Capo-Chichi appelle à une action individuelle et commune
A la Commission béninoise des droits de l’Homme, la Journée du 10 décembre dernier a été l’apothéose de la quinzaine des droits de l’Homme. Dans son message publié à l’occasion, Isidore Clément Capo-Chichi, a attiré l’attention sur la responsabilité de chacun et de tous dans la lutte contre les inégalités et la promotion d’une société plus juste au Bénin. « Chacun de nous a le devoir d’agir autour de lui, dans son environnement proche. Car, si les droits de l’homme sont dénués de sens près de chez soi, ils n’en auront guère davantage ailleurs. Nous devons agir pour prévenir les conflits et renforcer la résilience à travers l’égalité, l’inclusion et les droits de l’homme. Continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme et à promouvoir la liberté, la sécurité, la paix et l’égalité dans tous les pays ». Cet extrait du message de Clément Capo-Chichi, président de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) situe les responsabilités dans l’idéal de justice, de paix et d’égalité que recherche toute société. Pour le président de la Cbdh, la promotion des droits de l’homme et de l’égalité commence chez soi et autour de soi. Chaque Béninois doit ainsi prendre sa part à la réalisation de cet idéal, en promouvant dans son environnement immédiat les droits de l’homme, en cultivant la paix et l’égalité pour prévenir les conflits et éliminer les discriminations de toutes sortes. En effet, le thème retenu pour l’édition 2021 de la Journée internationale des droits de l’homme est: "Égalité : réduire les inégalités, faire progresser les droits de l’homme". « Les principes d’égalité et de non-discrimination sont au cœur des droits de l’homme. La notion d’égalité fait partie intégrante du Programme 2030 et de l’approche des Nations Unies définie dans le document intitulé "Cadre commun pour ne laisser personne de côté : l’égalité et la non-discrimination au cœur du développement durable". Il s’agit notamment d’examiner les formes de discrimination profondément ancrées touchant les populations les plus vulnérables de nos sociétés et de trouver des solutions à ces problèmes», fait observer Isidore Clément Capo-Chichi. Il ajoute que les droits de l’homme, y compris les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que le droit au développement et le droit à un environnement sûr, propre, sain et durable, sont indispensables pour une société meilleure, plus juste et plus durable pour les générations actuelle et futures. Faut-il le rappeler, la journée du 10 décembre dernier au niveau de la Commission béninoise des droits de l’Homme, a été l’apothéose de la quinzaine des droits de l’Homme qui a démarré depuis le 25 novembre avec la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Plusieurs autres manifestations et activités ont suivi, notamment la célébration de la Journée internationale de lutte contre le Sida, la célébration de la Journée internationale des droits des enfants, la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, la sensibilisation des étudiants du Campus d’Abomey-Calavi aux Droits de l’Homme et la Journée internationale de lutte contre la corruption au cours de laquelle une réflexion a été menée pour la mise en place d’un cadre de lutte contre la corruption au Bénin. Actualités 14 déc. 2021


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