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Nouvelles

Menace sur le secteur agricole dans l’Uemoa : une hausse inquiétante des prix des engrais (Des mesures attendues ce jour des ministres de l’Uemoa)
Déjà fragile face aux effets des changements climatiques, le secteur agricole fait face à la hausse considérable des prix des engrais chimiques. Les ministres de l’Agriculture et du Commerce de l’espace l’Uemoa vont statuer ce jour à Cotonou sur les propositions issues des travaux des experts. Il faut parer au pire, surtout pour la prochaine campagne agricole. C’est ce qu’ont compris les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à travers la concertation qui a lieu à Cotonou, face à la flambée des prix des engrais chimiques. Au cours de la rencontre des experts, ce lundi 13 décembre à Cotonou, le diagnostic montre des signaux préoccupants. « Il nous paraît urgent de prendre des mesures vigoureuses afin de juguler cette surchauffe du marché des engrais, qui pour nous, serait la voie maîtrisée d’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans notre région », a insisté Kako Nubukpo, commissaire en charge du Département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement de la Commission de l’Uemoa. En réalité, le secteur agricole contribue à plus de 40 % de la formation du Produit intérieur brut de l’espace communautaire. C’est aussi plus de 60 % de la population active de la sous-région qui dépend de ce secteur clé. Cependant, en plus des conditions climatiques qui freinent la productivité, les problèmes de fertilité des sols constituent un véritable casse-tête. Entre décembre 2020 et juin 2021, les prix des engrais sont passés du simple à plus du double. En octobre 2021, il y a eu une augmentation des prix de près de 95 % pour les engrais phosphoriques, de 78 % pour l’urée et de 138 % pour les engrais potassiques. « La conjoncture actuelle est inédite » Les Etats membres de l’Uemoa font donc face à un coût de plus en plus élevé des engrais, malgré les capacités financières peu reluisantes des acteurs agricoles. Ce renchérissement des prix des engrais est dû à la faiblesse de l’offre locale d’engrais de qualité, à la hausse des prix des engrais liée à l’application des mesures de gestion de la pandémie de Covid-19. « La conjoncture actuelle et toute passivité de notre part conduiraient droit à perdre les avancées significatives obtenues sur le front de la productivité et des productions. Nous avons le devoir devant l’histoire de jouer notre partition dans la promotion de nos principales filières agricoles pour la souveraineté et la sécurité alimentaire dans notre espace commun », a laissé entendre Dossa Aguemon, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Les travaux ont réuni les experts des ministères en charge de l’Agriculture et du Commerce de l’Uemoa, des organisations professionnelles et des partenaires techniques et financiers. Ceux-ci ont évalué les besoins en engrais des cultures vivrières et rente pour la prochaine campagne agricole puis identifié des mesures efficaces et harmonisées de facilitation d’accès à ces engrais. Un mécanisme de mise en œuvre des mesures harmonisées de facilitation d’accès aux engrais dans l’espace Uemoa a été aussi proposé. Ce jour, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce vont se concerter pour étudier les propositions faites par les experts et prendre des mesures appropriées. Société 14 déc. 2021


Promotion d’agents de la Police républicaine : 13 récipiendaires pour le département du Mono
Treize agents de la Police républicaine, en service dans des unités du département du Mono, font partie des récipiendaires de promotion intervenue dans le corps des brigadiers de Police au titre de l’année 2021. Il s’agit de six sous brigadiers majors de Police et sept sous brigadiers-chefs de Police, un avancement consacré par l’arrêté interministériel numéro 163/Misp/Mef/Dc/Sgm/Dgpr/Sa/024Sgg21 portant promotion de 361 fonctionnaires de la Police républicaine du corps des brigadiers de police. Les récipiendaires, du Mono notamment, se sont fait porter leurs galons, mercredi 8 décembre, à Lokossa dans l’enceinte de la direction départementale de la Police républicaine en présence de leurs responsables hiérarchiques du département. La cérémonie a été rehaussée par la présence préfet Bienvenu Milohin et ses proches collaborateurs dont le secrétaire général du département. Egalement, le premier adjoint au maire de Lokossa et le chef de l’arrondissement central de la commune sont venus féliciter les agents promus. Au nom des fonctionnaires à l’honneur, le sous brigadier-chef de Police, Jonas Agossou Avanon, a exprimé leur reconnaissance à la hiérarchie qui les a désignés parmi les promus à l’avancement aux grades supérieurs de cette année. Toutes choses qui induisent une amélioration de leurs traitements mais aussi de nouvelles charges que M. Avanon et ses pairs s’engagent à assumer avec professionnalisme. Pour le directeur départemental de la Police républicaine, Boniface Agbohounto, le soin mis dans l’organisation de cette cérémonie de port de galon vise à « booster le moral » de la troupe en cette période de fin d’année afin que les fêtes se déroulent dans la quiétude. « Un galon de plus, c’est plusieurs responsabilités en plus », a-t-il rappelé aux récipiendaires en les exhortant à une bonne conduite dans l’exercice de leurs missions et à l’adoption de « comporte-ments irréprochables ». Il leur a aussi rappelé la nécessité de ne pas tricher avec les dispositions de l’éthique et de la déontologie militaires. A son tour, le préfet s’est dit fier de l’effectif des promus puisque, note-t-il, en six mois d’exercice à la tête de la préfecture de Lokossa, il n’a enregistré à son cabinet aucune plainte relative au mauvais comportement des agents de la Police républicaine du département du Mono. Pour lui, la promotion intervenue est une prime aux efforts et à la vertu. Il leur a conseillé de ne pas baisser la garde. A l’en croire, ceux qui sont promus doivent demeurer des modèles pour inspirer leurs collègues et faire honneur à toute la hiérarchie policière. Société 14 déc. 2021


Lutte contre la corruption : Bolloré transport & logistics au Bénin réaffirme son engagement
Comme chaque année, la Journée internationale de lutte contre la corruption a lieu le 9 décembre. Occasion pour Bolloré Transport & Logistics au Bénin de réaffirmer son engagement dans la lutte contre la corruption au sein de ses filiales au Bénin. A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre, Bolloré Transport & Logistics au Bénin a réaffirmé son engagement à faire face à ce fléau au sein de ses filiales au Bénin. Dans ce cadre, les collaborateurs de Bolloré Transport & Logistics Bénin, Bénin Terminal ainsi que Bénirail, ont participé ce jour à un webinaire interne pour rappeler le code de conduite du Groupe Bolloré et son engagement ferme en matière d’éthique et de conformité. Agissant de manière responsable et intègre dans tous ses pays d’implantation, Bolloré Transport & Logistics veille à conduire ses activités quotidiennes dans le strict respect des règles, des lois et règlements en vigueur et sensibilise régulièrement tous ses collaborateurs aux enjeux éthiques et à la prévention des risques en matière de corruption. « Il est de mon devoir d'incarner l'engagement de Bolloré Transport & Logistics à favoriser une culture de l’intégrité et une politique de tolérance zéro à l'égard de la corruption. De même, cette politique doit être communiquée à l'ensemble de nos partenaires commerciaux, clients et usagers, comme faisant partie intégrante de nos exigences. Nous sommes tous responsables de l'image et de la réputation de Bolloré Transport & Logistics et ses ambassadeurs lorsqu'il s'agit de lutter contre la corruption. », a indiqué Venance Gnigla, président exécutif de Bolloré Transport & Logistics au Bénin. A propos de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Bolloré Transport & Logistics au Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 5 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin. Société 14 déc. 2021


Epanouissement des enfants à l’école : une présence remarquée d’Educo
Pour les manifestations commémoratives de ses 10 ans de présence et d’activités au Bénin, Educo était au complexe scolaire Danigourou, dans la commune de Sinendé, vendredi 10 décembre dernier. Au-delà des moments festifs qu’elle a fait passer aux écoliers, l’occasion lui a permis de procéder à la restitution de l’enquête globale 2021-Covid-19 menée auprès de 8 000 enfants en Asie, Afrique, Amérique latine et Espagne. Au complexe scolaire Danigourou, à Sinendé, les écoliers n’ont plus besoin de se faire présenter Educo Bénin. Hôtes des manifestations commémoratives des 10 ans de présence et d’activités de cette Organisation non gouvernementale au Bénin, vendredi 10 décembre dernier, ils ne se sont pas fait prier pour citer les nombreuses actions qu’elle a réalisées à leur profit. Ils sont plus que jamais convaincus qu’elle travaille pour leur protection, leur épanouissement et leurs droits à l’éducation. Selon son chargé de communication et plaidoyer, Emmanuel Togbé, Educo a évolué depuis son installation officielle au Bénin. Elle intervient aujourd’hui dans six départements : l’Alibori, l’Ouémé, le Borgou, l’Atacora, l’Atlantique et le Littoral, puis dans 15 communes. « Nous avons deux champs liés à la thématique de l’éducation et à celle de la protection. C’est heureux de voir les enfants parler de leurs droits et devoirs, de leur implication dans la session budgétaire au niveau des mairies, puis de constater que les résultats scolaires enregistrés ne cessent de s’améliorer. Les communautés connaissent bien Educo. Elles s’approprient ce qu’elle fait, pour la pérennité de ses actions », a indiqué Emmanuel Togbé. « Nous accompagnons l’Etat qui joue son rôle, même s’il y a encore des défis à relever dans le domaine de l’éducation et de la protection des enfants », soutient-il. En effet, il s’agit d’apporter un appui aux enfants à travers des activités de parrainage avec la mise à leur disposition de fournitures scolaires et de divers équipements. A cela s’ajoutent l’installation des gouvernements scolaires et le mécanisme de signalement pour leur protection dans les écoles. Ce que confirme l’écolière Mama Bio Zalikath, ministre de la Culture, des Sports et de la Communication, au sein du gouvernement scolaire de ce complexe. A sa suite, le directeur de l’Epp Danigourou B, Daniel Taboussounon, témoigne sa reconnaissance à l’Ong pour le choix porté sur Sinendé. En marge de cette commémoration, Emmanuel Togbé a procédé à la restitution de l’enquête globale 2021-Covid-19 qui a concerné 14 pays dont le Bénin. Intitulé ‘’La voix de 8 000 enfants’’, elle fait apparaitre le ressenti des enfants par ces temps de pandémie de la Covid-19. Des enfants béninois ont également participé à cette enquête. Certains ont exprimé leur souhait de voir leurs enseignants être plus attentifs à leur égard, et qu’ils adoptent de bonnes manières lorsqu’ils parlent aux enfants. D’autres enfants veulent que leurs écoles soient utiles, paisibles et éducatives. Selon les résultats de cette enquête, bien que la majorité des enfants qui y ont participé a continué à étudier, seuls 45 % d’entre eux déclarent avoir pu se rendre à l’école. Près de 25 % ont indiqué qu’étudier depuis leurs domiciles, était la seule option dont ils disposaient. A cause de la pandémie, plus d’un enfant sur dix, soit 11 %, n’ont pas pu étudier. Un groupe restreint d’enfants estimé à 6 % avait, quant à lui, déjà abandonné les études avant sa survenue. Société 14 déc. 2021


Univers politique français : le Mouvement Ensemble France reconnu légalement
Un pas de plus pour le Mouvement Ensemble France sur l’échiquier politique français. Les services du Premier ministre du gouvernement français viennent de reconnaître au mouvement politique dont la création a été suscitée par Jean-Damien de Sinzogan avec l’appui de ses camarades de lutte, son existence légale. La déclaration à la préfecture des Hauts-de-Seine a été actée le 20 juillet 2021 sous le numéro 1227 après sa déclaration le 19 avril 2021. Faire participer les citoyens à la vie démocratique française, conquérir des fonctions politiques aussi bien au niveau local que national ainsi que promouvoir les actions sociales. Tel est l’objet de Mouvement Ensemble France. Il est indéniable que ce mouvement politique promeut les valeurs de la démocratie participative, avec un intérêt certain pour des actions vers la France et l'Afrique. Très ouvert de par ses idéaux, le Mouvement Ensemble France accueille des membres, quelles que soient leurs opinions. Une dizaine de collectes d'idées citoyennes en Ile-de-France ont été organisées par le mouvement politique pour mieux prendre en compte les aspirations de ses membres et des populations. Jean-Damien de Sinzogan, alias Jean de Bourbon, candidat à l’élection partielle du 26 septembre 2021 des sénateurs des Français de l’étranger est entrepreneur, fondateur de la société Hello Juriste France. www.mouvementensemble.fr est le site internet dudit mouvement. Société 14 déc. 2021


Abrogation d’un arrêté du Préfet Orounla : les précisions du porte-parole du gouvernement
Le préfet du Littoral a été invité à abroger son arrêté sur la réorganisation de la circulation des « Tokpa-Tokpa » à Cotonou. Face à la presse le 10 décembre 2021, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des clarifications. On en sait un peu plus sur les contours de l’abrogation de l’arrêté sur la réorganisation des minibus « Tokpa-Tokpa » à Cotonou. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a relevé le 10 décembre 2021 quelques dysfonctionnements. A l’en croire, le préfet du Littoral, Alain Orounla et la mairie de Cotonou étaient animés de bonnes intentions. Cependant, quelque chose n’a pas marché au point de susciter l’intervention du ministre de la Décentralisation qui a invité l’autorité préfectorale à suspendre sa décision. « A la mise en œuvre, il est apparu de façon flagrante qu’en amont, certaines dispositions n’avaient pas été prises pour faciliter la tâche aux usagers de ces moyens de transports, aux bonnes dames, et plus généralement, aux gens qui fréquentent le marché Dantokpa. C’est pour ça qu’il a été demandé de rapporter l’arrêté », a-t-il souligné. En réalité, la mesure de réorganisation de la circulation des véhicules de transport des marchandises et usagers en direction de Dantokpa limite le mouvement, dès le lundi 29 novembre 2021, des minibus dans la ville de Cotonou. Le message radio venu la suspendre évoque le fait que les usagers du marché Dantokpa éprouvent d’énormes difficultés pour s'y rendre. Beaucoup se posent alors la question de savoir l’utilité de la cellule d’analyse des projets d’arrêtés préfectoraux et ministériels qui aurait pu éviter ces désagréments. A ceux-là, le porte-parole du gouvernement répond. « La cellule de screening des arrêtés existe toujours et fait son travail. Si l’arrêté avait été passé par cette cellule, sans doute qu’il n’aurait pas été dans ces conditions validé. S’il y a une erreur sur le parcours, prochainement, elle ne se répètera pas.», a laissé entendre Wilfried Léandre Houngbédji. Pour le porte-parole du gouvernement, les uns et les autres savent à quoi s’en tenir en termes de procédure pour faire valider les prochains arrêtés. Actualités 14 déc. 2021


Nouveau programme d’appui budgétaire de l’Ue : l’éligibilité du Bénin appréciée
Après une première phase échue en décembre 2020, le Bénin se prépare pour bénéficier d'un nouveau programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne. Vendredi 10 décembre dernier, s’est tenu l’atelier de restitution des conclusions préliminaires de la mission d'appui à l'identification et à la formulation du nouveau programme. L’appréciation de l’éligibilité du Bénin à un nouveau programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne a été confiée à une mission d’appui qui a achevé les travaux d’identification et présenté les conclusions vendredi dernier lors d’un atelier. Conduite par des experts internationaux sous la coordination de l'Unité de gestion du cadre de partenariat avec l'Union européenne, la mission d’appui avait pour objectif principal d’appuyer la Délégation de l’Union européenne dans l'identification et la formulation d'un nouvel appui budgétaire à la bonne gouvernance économique nationale et locale pour un développement durable et inclusif. « La phase d’identification a permis la collecte des informations sur les bénéficiaires des interventions des partenaires afin de dégager les grandes lignes et pistes pour le nouveau programme », renseigne Septime Azonnoudo, coordonnateur de l'Unité de gestion du cadre de partenariat avec l'Union européenne. Il a salué l’engagement de tous les acteurs, notamment des points focaux et responsables de structures et institutions rencontrés dans le cadre de la mission d’appui. La phase de formulation, qui se déroulera au cours du premier semestre de l’année prochaine, permettra d’élaborer les conditions de mise en œuvre du nouveau programme d’appui. Ruben Alba Aguilera, Chef Coopération de la délégation de l'Union européenne, précise que le programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne vise l'amélioration de la gestion de la finance publique et de la protection sociale. L'appui budgétaire, ajoute-t-il, est un vecteur de changement pour relever cinq défis essentiels que sont l’amélioration de la gestion de la finance publique, la promotion des réformes sectorielles et de la qualité des services, le renforcement des capacités de résilience ; l’amélioration de la mobilisation des ressources, la promotion des droits de l'homme. Herman Takou, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, rappelle que le premier contrat de bonne gouvernance avec l’Union européenne est arrivé à son terme en décembre 2020 et les efforts déployés par le Bénin ont été salués. Au total, dans ce cadre, le Bénin a bénéficié de 104 millions d'euros, soit 69 milliards francs Cfa au cours des cinq dernières années. Selon lui, le contexte est davantage favorable au prochain programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne. Étant donné que ce programme met un accent particulier sur la protection sociale et la bonne gouvernance, des thématiques en parfaite cohérence avec les objectifs du gouvernement. Il a exprimé l’espoir que les discussions permettent d'améliorer les propositions d'orientations des experts. C’est en quatre principaux points que le rapport de mission a été présenté. Ce rapport expose essentiellement les conditions de déroulement et la méthodologie utilisée ; les résultats préliminaires de l'analyse des conditions ; les leçons tirées de la mise en œuvre du premier programme d’appui budgétaire ; puis les orientations des travaux prévus lors de la phase de formulation du nouveau programme. Economie 13 déc. 2021


De Lomé à Cotonou, tours de passe-passe à la douane
Une partie des marchandises entre le Bénin et le Togo passe frauduleusement la frontière. Ce qui constitue un manque à gagner pour les deux pays. « Adieu mon rêve » soupire Omolou. L’air hagard, ce jeune Nigérian peine à réaliser ce qui lui arrive. Interpellé sur une plage de Hillacondji, à proximité du poste frontalier togolais avec le Bénin, Sanvee-Condji, il s’est vu confisquer ses bijoux et parfums haut de gamme par la douane togolaise, ce samedi 6 novembre. Il a l’habitude d’écouler ses marchandises sur le marché togolais sans les déclarer, sous la conduite d’un entremetteur censé maîtriser le circuit par lequel on peut échapper au contrôle de la douane. En dépit de la fermeture des frontières terrestres togolaises depuis mars 2020 pour cause de crise sanitaire liée au Covid-19, Sanvee-Condji demeure l’épicentre du commerce transfrontalier avec le Bénin. Et la fraude douanière est répandue. Si la contrebande existe dans le sens Bénin-Togo, elle est plus importante dans l’autre sens. La principale raison ? La plus grande attractivité du port de Lomé par rapport à celle de Cotonou. « Certains commerçants préfèrent dédouaner leurs marchandises au Togo, car la taxation sur le dédouanement est moins élevée » explique le macroéconomiste béninois, Ange-Marie Codo, « ils les acheminent ensuite vers d’autres pays, comme le Bénin frontalier, par voie terrestre ou autres ». « Comme les deux pays sont dans le même espace économique régional (Uemoa - Union économique et monétaire ouest-africaine) qui a adopté un tarif extérieur commun, c’est la compétitivité des deux ports, de Lomé et de Cotonou, qui fait la différence », rappelle le spécialiste en gestion de politique économique. Au 3e trimestre 2021, le Togo maintenait sa première place parmi les fournisseurs du Bénin, à l’origine de 47,4% de ses importations, selon l’Institut national de la Statistique et de la Démographie. A la frontière entre le Togo et le Bénin, « des passeurs facilitent la contrebande des bonneteries, tissus imprimés, bijoux, produits pharmaceutiques et pétroliers », liste un douanier du poste de Sanvee-Condji, qui a requis l’anonymat. Le convoyage des marchandises se négocie suivant la taille et la nature des produits. « Les produits, comme les médicaments contrefaits, sont dissimulés dans des véhicules », explique le chauffeur de taxi Koffi (nom d’emprunt), « ils peuvent être cachés dans le tableau de bord, le volant, le repose-tête, le compartiment, le toit et même la batterie ». Il y a d’autres façons de faire. « Des marchandises sont aussi transportées par des femmes qui les portent dans des bassines sur leurs têtes ou par des conducteurs de moto, ils passent inaperçus en traversant la frontière », confie Kouami Aziagblé, un conducteur de moto qui a l’habitude de ce trafic. « Pour transporter une marchandise, ça coûte entre 2 000 et 20 000 francs Cfa » ajoute-il. C’est pendant la nuit que les passages frauduleux sont les plus nombreux. Et pas seulement sur la voie terrestre. « Des produits à forte valeur marchande traversent aussi la frontière par les cours d’eau », témoigne Amanvi Amégnanglo, un riverain. Il existe un tentaculaire réseau de rivières entre les villages frontaliers béninois comme Djanglanmé, Athiémé ou Batoto, et leurs voisins togolais Agbanakin, Djéta, Agokpamé, Agomé-Glozou ou Séko. Il est très difficile pour les forces de sécurité de pouvoir surveiller les allées et venues. « Aussitôt débarquées, les marchandises sont dissimilées dans des abris de fortune (buissons, cases, tanières), en attendant le moment propice pour les convoyer nuitamment », révèle Anoumou, un pêcheur (et passeur la nuit) rencontré sur la rive de la lagune d’Agokpamé. Les marchandises repartent ensuite par des petits chemins. « C’est un trafic aussi lucratif que périlleux », confie Koffi qui est souvent sollicité pour récupérer les marchandises qui ont traversé la frontière. « La mission est souvent exécutée dans la nuit profonde », raconte-il, « il faut avoir une bonne maitrise de la région pour emprunter des pistes quasi-impraticables, avec le risque permanent de crevaisons ». Mais le jeu en vaut la chandelle : chaque course peut lui rapporter entre 100 000 et 200 000 francs Cfa. Les douaniers sont parfois eux-mêmes de connivence. En août, des agents ont été épinglés au Bénin pour une affaire de corruption au poste de Hillacondji, impliquant un transitaire. La fraude se serait élevée à plus de 380 millions de francs Cfa. Cette affaire, en cours de traitement devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’enrichissement illicite de certains agents douaniers. Des mutations d’agents de postes frontaliers sont occasionnellement décidées pour limiter le problème. La fraude douanière permet d’éviter en partie le paiement des droits et taxes à l’importation et à l’exportation des marchandises, ce qui entraîne un manque à gagner conséquent pour les deux Etats. Les diligences et relances faites auprès de l’Office togolais des recettes (Otr) et de Bénin Control, structures en charge de la perception des droits et taxes douaniers, pour répondre à nos questions, n’ont pas abouti. Selon les estimations rendues publiques le 4 novembre par l’Otr, les évasions et fraudes fiscales liées aux importations conduisent chaque année à une perte d’environ 20 milliards de francs Cfa pour l’Etat togolais. Les fraudes douanières en sont l’une des causes. Lors d’une réunion, le même jour, dans le cadre de la concertation Etat-secteur privé, le gouvernement a annoncé qu’il était en train de renforcer les moyens de la brigade de contrôle douanière de l’Otr. Au Bénin, les autorités tentent aussi de lutter contre la fraude douanière. La loi sur la corruption a été renforcée en 2020. Mais les auteurs des méfaits, qu’ils soient opérateurs économiques, trafiquants, intermédiaires ou même douaniers, ne cessent d’innover pour trouver des stratégies pour ne pas se faire prendre. Faute de pouvoir compter suffisamment sur les recettes de la fiscalité douanière, les autorités compensent en augmentant la fiscalité intérieure, au grand dam des populations. Par Kokouvi EKLOU & Isidore AKOLLOR   Cet article a été rédigé par La Nation en collaboration avec Actu Express dans le cadre de “La Richesse des Nations”, un programme panafricain de développement des compétences médias dirigé par la Fondation Thomson Reuters. Plus d'informations sur http://www.wealth-of-nations.org/fr/. La Fondation Thomson Reuters n’est pas responsable des contenus publiés, ceux-ci relevant exclusivement de la responsabilité des éditeurs.     Economie 13 déc. 2021


Thèse de Giscard Guézodjè sur les affections bucco-dentaires : les plantes utiles pour les soins dévoilées
A travers sa thèse soutenue le 10 décembre 2021, Giscard Guézodjè a révélé l’apport des plantes dans la lutte contre les affections bucco-dentaires. L’impétrant élevé au grade de double docteur de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Université de Lorraine est allé plus loin en proposant un prototype de pâte dentifrice. On tend vers la fabrication d’une pâte dentifrice naturelle, issue du génie béninois. Un prototype est même disponible et présenté par son concepteur, Giscard Guézodjè lors de la soutenance de sa thèse le 10 décembre 2021. Les travaux de cet impétrant élevé au grade de double docteur de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Université de Lorraine a pour thème : « Études ethnobotaniques et profils phytochimiques des plantes utilisées dans les soins bucco-dentaires au Bénin ». Les résultats ont été défendus devant un jury international présidé par le Professeur Mossadok Ben-Attia de l’Université de Carthage en Tunisie. En effet, ces plantes ont l’avantage de contribuer à l’entretien de la cavité bucco-dentaire et au traitement des maladies bucco-dentaires. « L’utilisation des brosses végétales est une pratique culturelle pour traiter les affections bucco-dentaires. Mais les données scientifiques sur leur potentiel thérapeutique sont inexistantes. Dans le cadre de cette thèse, nous avons donc mené une enquête ethnobotanique qui a permis de recenser 362 espèces à usages bucco-dentaires », a souligné Tonahin Giscard Guézodjè. En plus de faire le recensement, Tonahin Giscard Guézodjè a fait l’évaluation de cytotoxicité et des activités antibactériennes des dix espèces les plus citées. Deux d’entre elles présentent de grands intérêts. Il s’agit d’Anogeissus leiocarpa (Hlihon, en langue fon) et de Prosopis africana (Kaké en langue fon). « Les résultats du test antibactérien montrent que les plus grands diamètres d’inhibition ont été obtenus avec les extraits hydro-éthanoliques d’Anogeissus leiocarpa et de Prosopis africana. Par la suite, nous avons évalué l’activité antioxydante de ces deux plantes. L’analyse chromatographique des extraits a révélé que les deux principaux flavonoïdes qu’ils contiennent sont l’acide éllagique et la quercétine. Ces résultats consolident l’intérêt que présentent ces deux plantes», a-t-il déclaré. C’est un grand pas qui vient d’être fait pour la valorisation de ces plantes. Ayant dirigé cette thèse, les professeurs Hounnankpon Yedomonhan de l’Uac et Amadou Dicko de l’Université de Lorraine ont d’ailleurs tenu à saluer ces progrès. «L’acide éllagique et la quercétine sont des molécules utilisées dans le traitement des maladies fongiques. Maintenant, puisqu’on ne peut pas transporter tout le temps les tiges de plantes, il faut aller à des formules transportables. La première qui est la plus connue est la pâte dentifrice. Giscard a déjà conçu un prototype», a dit Prof. Hounnankpon Yedomonhan. Education 13 déc. 2021


Attaques djihadistes au Nord-Bénin : le gouvernement conscient des défis à relever
Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu sa séance hebdomadaire d’échanges avec les professionnels des médias, vendredi 10 décembre dernier, dans les locaux de l’Onip à Cotonou. Comme à son  habitude, il a répondu à bon nombre de préoccupations des journalistes, notamment celles liées aux attaques djihadistes au Nord-Bénin. Que retenir de la situation actuelle au Nord-Bénin après les récentes attaques djihadistes ? En réponse à cette question, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a fait noter que pour l’Exécutif béninois, la lutte contre ce phénomène ne se fait pas à coups de déclarations médiatiques. « Il faut être efficace, et c’est ce que nous avons toujours fait », lance-t-il avant d’expliquer que conscient du danger, le gouvernement a pris des dispositions en amont. Lesquelles, assure-t-il, ont notamment permis d’éviter beaucoup d’autres situations. Il a également fait savoir que depuis la survenue de ces attaques, le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, s’est déjà réuni plusieurs fois, et le président de la République lui-même a eu des séances de travail avec le haut commandement militaire, pour apprécier la situation et actualiser le dispositif en place. « Donc, je peux vous dire qu’il y a une réponse forte qui est apportée et le gouvernement fera davantage d’efforts, les années à venir, pour préserver l’intégrité de notre territoire et nos populations des affres de ce phénomène », rassure Wilfried Léandre Houngbédji. Avant cette question d’ordre sécuritaire, le porte-parole du gouvernement a évoqué entre autres, les raisons de la suspension de l’arrêté du préfet du Littoral sur la mobilité urbaine. «En amont, certaines dispositions n’avaient pas été prises afin de faciliter la tâche aux usagers du marché Dantokpa. C’est pour cela qu’il a été demandé au préfet de rapporter l’arrêté », explique-t-il. En réponse à l’auteur de cette question, qui, dans sa relance, voudrait savoir si la cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux existe toujours et pourquoi n’a-t-elle pas filtré l’arrêté en question, Wilfried Léandre Houngbédji affirme que ladite cellule existe toujours et fait son travail. « Si l’arrêté était passé par cette cellule, sans doute qu’il n’aurait pas été validé dans ces conditions », pense-t-il. Au sujet de la levée ou non du pass sanitaire, le porte-parole du gouvernement fait observer que les scientifiques estiment qu’il faut atteindre au moins 60 % de taux de vaccination pour espérer atteindre l’immunité collective. «Nous on va continuer par travailler. Si on atteint 60 % d’ici à là, c’est bon. Si on le dépasse, c’est davantage bon. Je ne dis pas qu’on va attendre 60 % au moins mais je vous dis ce que la science préconise. Après, en fonction de l’évolution, on va croiser avec les données du moment en ce qui concerne les taux de contamination, d’occupation des lits dans les centres de prise en charge, et on appréciera. On verra s’il y a de nouvelles mesures à prendre en termes d’allègement ou de renforcement », a-t-il fait savoir. Actualités 13 déc. 2021


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