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Nouvelles

Championnats du monde de pétanque 2022 : El Hadj Idrissou Ibrahima remet les pendules à l’heure
Préoccupé par l’organisation de la 50e édition des cham-pionnats du monde de pétan-que, El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine de sport boule (Casb), s’est entretenu avec les hommes des médias, jeudi 9 décembre à Cotonou. Il a levé un coin de voile sur le rôle joué par son institution dans l’organisation de cette compétition avant d’inviter le comité technique à jouer sa partition en vue de la réussite de l’évènement. El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confé-dération africaine de sport boule (Casb) a échangé avec les hommes des médias, jeudi 9 décembre à Cotonou. « On ne peut pas rester les bras croisés et voir le Bénin subir la honte », a-t-il martelé. Pour lui, à 364 jours de la compétition, il est nécessaire de faire le point avec la presse sur la manifestation d’intérêt du Bénin et le rôle joué par la Casb dans le choix du Bénin qui accueille cet événement en décembre 2022. « Nous avons accueilli avec plaisir le choix porté sur le Bénin en nous engageant auprès de la Fédération inter-nationale de pétanque et jeu provincial (Fijp) pour la réussite de l’événement », a-t-il rappelé. C’est le lieu pour lui de témoigner sa reconnaissance au ministre des Sports qui s’est impliqué dès la réception du cahier des charges de la compétition. Toutes choses qui ont abouti à la présentation de la mascotte de la compétition le 8 août 2020 à Cotonou, la mise en place d’un comité technique et la décision du gouvernement relative à la construction d’un boulodrome de standing international de 2500 places avec des aires annexes de distractions dans la commune d’Abomey-Calavi. « La mission de la Casb est consultative mais la fibre patriotique nous a amené à nous impliquer davantage malgré les humiliations subies», a-t-il ajouté. A l’en croire, la Fédération béninoise de pétanque (Fbp) et le ministère des Sports doivent jouer leur partition pour révéler le Bénin au monde entier comme le souhaite le président de la République Patrice Talon. Selon lui, le chef de l’Etat travaille à faire du sport un véritable instrument de développement humain et de rayonnement du Bénin au plan international. Le conférencier tire la sonnette d’alarme et invite le comité technique à plus de dynamisme. El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine de sport boule (Casb) pense que la fédération ne doit pas rester indifférente à l’organisation de cette compétition au Bénin. « Au regard du cahier des charge, l’organisation de ces championnats du monde incombe à la Fbp qui doit s’impliquer sous l’impulsion du ministre des Sports », a-t-il déclaré. Sports 10 déc. 2021


Manque de spécialistes dans les hôpitaux de l’Atacora : le recrutement pour pallier les dysfonctionnements
Les centres de santé du département de l’Atacora font face à une pénurie de spécialistes. Les populations comptent sur le recrutement par l'Etat pour doter les différents centres et hôpitaux de médecins spécialistes afin de faire face à d’éventuelles complications sanitaires. Le recrutement de médecins spécialistes dans les structures sanitaires du département de l’Atacora aidera beaucoup les populations. Un besoin largement exprimé par des femmes qui fréquentent les services de l’hôpital de Natitingou Pôle mère et enfant sans jamais rencontrer un pédiatre, mais plutôt des médecins généralistes commis à la tâche. C’est le cas de dame Alimata T. en partance pour Tanguiéta avec son bébé de deux mois, dans l’espoir de trouver un pédiatre prestataire au niveau de l’hôpital Saint-Jean de Dieu, pour soigner l’enfant. Le manque de personnel sanitaire qualifié est une réalité connue des autorités départementales, mais elles nourrissent l’espoir d’un recrutement pour mieux assurer la prise en charge des populations. La question du ratio du personnel sanitaire est une vraie difficulté, souligne le directeur départemental de la Santé de l’Atacora. Selon ses explications, ce département a le plus faible ratio en matière de personnel spécialiste. La raison qui justifie cet état de choses, selon Jacob Namboni, est l’instabilité de ce type de personnel. « Lorsqu’on fait un recrutement, nous avons un nombre important, mais deux ans trois ans après, tout ce nombre commence par partir, donc l’instabilité du personnel est un facteur », clarifie le médecin. L’Atacora a vraiment besoin de spécialistes pour gérer les cas de maladies généralement compliquées. À défaut, la première solution, c’est l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta où nous avons tous les spécialistes, fait savoir le Dds. Cet hôpital accueille, selon lui, non seulement les malades du département, mais également les malades de tout le Bénin entier. Le dernier recrutement apportera une solution au ratio du personnel ainsi qu’au problème de spécialistes, espère le Dr. Le déploiement de spécialistes dans les formations sanitaires de l’Atacora va combler le ratio dans la plupart des hôpitaux. Soulignant qu’un vaste programme de recrutement de personnel sanitaire est en cours de finalisation, Jacob Namboni salue les efforts du gouvernement en la matière. Il cite comme exemples la disponibilité d’un cardiologue, d’un ou de deux chirurgiens au Chd, des gynécologues dans chaque zone sanitaire et cinq à Natitingou. Ce sont ces spécialistes qui gèrent les grandes maladies, souligne-t-il. Il est vrai qu’aujourd’hui, il existe des maladies neurologiques, c’est-à-dire dues aux nerfs et les maladies liées à la neurochirurgie pour lesquelles le département se réfère à Parakou. La présence de pédiatres et d’autres spécialistes est souhaitable dans les formations sanitaires du département. Le recrutement intensif envisagé dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) va corriger les dysfonctionnements en matière du ratio du personnel sanitaire, selon Venant Quenum, coordonnateur dudit programme, intervenu sur l’émission hebdomadaire 90 minutes pour convaincre de la Radio nationale, dimanche 14 novembre 2021. Santé 10 déc. 2021


Réformes dans le secteur Justice : les préoccupations du barreau
La justice béninoise est en pleine modernisation mais certaines réformes ne sont pas de nature à garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire. C’est ce qu’a démontré Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, lors de l’audience solennelle de rentrée judiciaire 2021-2022. La Loi 2020-08 du 23 avril 2020 portant modernisation de la justice est une louable initiative pour accompagner les juges dans leur travail et impulser un renouveau dans le secteur. « Si cette loi a résolu des problèmes rencontrés dans le métier au quotidien du juge et le management des juridictions, la principale préoccupation du barreau et du citoyen béninois demeure et tourne autour d’une bonne administration du service public de la justice. La problématique majeure qu’expriment aujourd’hui le barreau et la plupart de nos concitoyens tourne autour d’un même souci : celui de la séparation effective des pouvoirs », fait remarquer Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. Il rappelle que la séparation des pouvoirs est un principe essentiel à l'État de droit. Le Législateur fait les lois, l'Exécutif les met en œuvre et le Judiciaire les applique en les interprétant au besoin. C’est pourquoi chaque pouvoir doit rester indépendant. C’est de l'indépendance effective du pouvoir judiciaire que dépendent l’impartialité et l’efficacité de la justice. Me Prosper Ahounou évoque dans ce cadre les propos de l’actuel président de la Cour suprême: « Il n'y a pas de justice forte sans indépendance du pouvoir judiciaire». Il évoque en soutien à son argumentaire la Constitution qui dispose en son article 125 : « Le Pouvoir judiciaire est indépendant du Pouvoir législatif et du Pouvoir exécutif. Il est exercé par la Cour suprême, les cours et les tribunaux créés conformément à la présente constitution». Me Prosper Ahounou poursuit : « Cette affirmation tranchée est confortée par l’article 126 de la même constitution qui énonce que la justice est rendue au nom du peuple béninois. Les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. Les magistrats du siège sont inamovibles ». Mais le bâtonnier dénote un paradoxe dans cette même constitution. Un paradoxe dont le corollaire est une implication de plus en plus croissante de l’Exécutif dans le domaine du Judiciaire. En effet, les articles 127 et 129 de la Constitution modifiée stipulent respectivement : « Le président de la République est garant de l'indépendance de la justice. Il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature dont il nomme le président » ; « Les magistrats sont nommés par le président de la République, sur proposition du Garde des sceaux, ministre de la Justice, après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ». Allant dans le même sens que le constituant, le législateur précise que le Conseil supérieur de la Magistrature est présidé par le président de la République. « Il s’ensuit une situation à la fois périlleuse, paradoxale et ambigüe qui interroge la considération entre la justice indépendante rendue au nom du peuple, le président de la République qui doit garantir l’indépendance de la justice, et la responsabilité du magistrat qui devra rendre justice face à la puissance du Pouvoir exécutif ». Que faire ? L'indépendance du magistrat est, selon Me Prosper Ahounou, la plus importante des valeurs déontologiques de la magistrature. L'impartialité et l'intégrité du juge doivent être promues. Il y va du renforcement de la confiance des justiciables en la justice. Pour assurer cette indépendance, il convient selon le bâtonnier d’engager certaines actions pour résoudre le problème lié au statut des magistrats. « La vraie réforme consistera à enlever à l’Exécutif ses pouvoirs en matière de carrière, de sanction et de rotation des magistrats. La deuxième réforme est celle du Conseil supérieur de la magistrature. La composition actuelle de cet organe de régulation et de gestion de la carrière des magistrats doit être guidée par le principe de la séparation des pouvoirs », recommande Me Prosper Ahounou. Pour lui, il ne saurait avoir de justice indépendante sans deux garanties essentielles que sont l’inamovibilité des juges et la non interférence du pouvoir exécutif dans la gestion de la carrière des magistrats. Me Prosper Ahounou évoque une troisième réforme qui consistera à élaborer un code de déontologie du magistrat. Il explique : « La magistrature est soumise à des exigences d’éthique, de moralité et de probité… La soumission des magistrats à la règle de droit, à une éthique, au respect de leur déontologie, constitue le gage de leur légitimité aux yeux des justiciables… Il ne peut y avoir de pouvoir judiciaire indépendant sans responsabilisation des magistrats… A mesure que s’accroit l’importance sociale et politique du Pouvoir judiciaire grandit aussi la nécessité pour les magistrats de répondre de leurs comportements professionnels ». Actualités 10 déc. 2021


Droits de l’homme : les inégalités s’accentuent
Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Déclaration universelle des droits de l’homme. En cette journée anniversaire, la Haut-Commissaire des Nations Unies en charge du domaine constate que malgré des progrès accomplis, depuis 2001, une succession de chocs mondiaux a ébranlé les avancées. Le contexte sanitaire, lié à la pandémie de la Covid-19, a accentué les inégalités, en particulier celle de l’accès aux vaccins, entraînant un frein à la reprise économique de la plus grande partie de la planète. La Cheffe de l’organisation onusienne en charge des droits de l’homme, la Chilienne Michèle Bachelet, a déclaré que l’apparition de la pandémie, en mars 2020, « a suscité une augmentation effrayante des inégalités, entraînant des taux de transmission et de mortalité disproportionnés dans les communautés les plus marginalisées, tout en contribuant à l’augmentation des niveaux de pauvreté, à l’aggravation de la faim et à l’effondrement du niveau de vie. Ceux-ci risquent à leur tour d’alimenter les rancunes, les troubles sociaux, voire un véritable conflit ». Les personnes les plus vulnérables sont les plus durement affectées à savoir, « les femmes, les travailleurs à faible revenu et ceux du secteur informel, les jeunes et les personnes âgées, les personnes handicapées, ainsi que les membres des minorités ethniques, raciales et religieuses et les peuples autochtones ». Ce qui aggrave les inégalités fondées sur l’âge, le genre et la race. Accès vaccinal inégal Selon les prévisions, la plupart des pays développés devraient connaître une croissance en 2022, tandis que les pays aux revenus les plus faibles devraient connaître une récession continue, creusant encore davantage le fossé entre leurs populations. Michèle Bachelet déclare que le fossé entre pays se creuse. L’accès inégal aux vaccins n’est pas étranger à cette situation puisqu’au 1er décembre, à peine 8 % des adultes avaient reçu une dose de vaccin dans les familles à faible revenu, contre 65 % dans les pays à revenu élevé. Environnement Michèle Bachelet souligne le fait que « la crise environnementale exacerbe la discrimination, la marginalisation et les inégalités ». Elle note « qu’au total, 389 catastrophes liées au climat ont été enregistrées en 2020, entraînant la mort de plus de 15 000 personnes, affectant 98 millions d’autres personnes et infligeant 171 milliards de dollars de dommages économiques. A cause de la pandémie, les changements radicaux nécessaires pour éviter une nouvelle catastrophe écologique ne sont pas opérés ». Poids de la dette La Haut-Commissaire rappelle que le poids de la dette pèse sur de nombreux pays. « Plus de la moitié des pays les moins avancés et des pays à faible revenu dans le monde sont actuellement en situation de surendettement ou risquent fortement de l’être. En Afrique de l’Est et en Afrique australe, les coûts liés au service de la dette sont passés en moyenne de 60 % du Pib en 2018 à près de 70 % du Pib en 2021. Cette situation est due en partie à la forte contraction de l’activité économique et à la chute des prix des produits de base. La nécessité de rembourser les prêts a déjà conduit à des mesures d’austérité budgétaire qui limiteront la marge de manœuvre budgétaire pour des investissements clés dans les droits et la reprise durable ». La Cheffe des droits de l’homme rappelle que « l’égalité est une question d’empathie et de solidarité ». Pour s’en sortir, il faut « œuvrer ensemble pour le bien commun ».   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 10 déc. 2021


Actu des communes : un plan de développement de la culture pour Bohicon
Un atelier sur le potentiel culturel, artistique et touristique de la commune de Bohicon se déroule actuellement. Ces assises constituent un creuset d’échanges entre acteurs praticiens des arts et culture, experts des domaines artistiques et culturels de la commune et d’ailleurs. Lors des débats, il sera fait le diagnostic et la documentation du potentiel culturel, artistique et touristique de la ville de Bohicon. De même, le plan pluriannuel d’actions 2021-2026 pour la valorisation du potentiel culturel, artistique et touristique de la ville de Bohicon sera élaboré. L’ambassadeur des Pays-Bas à Pobè L’ambassadeur Catharina Geertuida Maria Tjoelker-Kleve s’est rendue au Parc à maïs de Pobè mercredi dernier. Cette visite a permis à la diplomate et à sa délégation de recueillir des informations sur l'impact d’une initiative que les Pays-Bas ont financée sur le quotidien des bénéficiaires. Selon les autorités communales, ce financement a favorisé une meilleure productivité et une sécurisation des produits agricoles. Cela a également induit un effet significatif dans la vie des commerçants par l'accroissement des revenus agricoles des producteurs et transformateurs. Les différents témoignages ont prouvé à suffisance l'importance de cette initiative pour le développement des activités agricoles et l'amélioration des conditions de vie des producteurs. Société 09 déc. 2021


Réforme de la gouvernance des arrondissements : le secrétaire administratif sous un nouveau joug
Avec la réforme de la gouvernance locale qui prend effet, dès le mois de janvier prochain, les secrétaires administratifs joueront un rôle très important dans les arrondissements. Si au niveau des mairies, le secrétaire exécutif est désormais le responsable de l’administration, dans les arrondissements, c’est au secrétaire administratif de jouer ce rôle. A cet effet, ils disposent de nombreuses compétences pour gérer l’administration de l'arrondissement. Ainsi, le secrétaire administratif qui n’était qu’un collaborateur du chef d’arrondissement devient un acteur majeur de l’administration locale. En clair, le nouveau Code de l’administration territoriale élève d’un cran le niveau de compétence de cet acteur de la gouvernance locale, modifie le processus de sa nomination et le soumet à une seconde autorité de tutelle. D’après les précisions de la loi N°2021-14 du 21 octobre 2021 portant Code de l’administration territoriale, « La fonction de Secrétaire administratif d’arrondissement est la plus haute fonction administrative et technique de l’arrondissement ». Le législateur a également spécifié que « le Secrétaire administratif d’arrondissement est nommé par le Secrétaire exécutif, après avis de non objection du conseil de supervision, parmi les agents fonctionnaires ou contractuels de la commune. Il peut être remplacé à tout moment pour les nécessités du service par le Secrétaire exécutif qui en rend compte au conseil de supervision». La cartographie de ses compétences s’est aussi élargie avec de nouvelles attributions. Selon les dispositions du nouveau Code de l’administration territoriale, en matière administrative, le Secrétaire administratif d’arrondissement assure l’administration générale des services de l’arrondissement, sous réserve des attributions propres du maire et du chef d’arrondissement, assiste le chef d’arrondissement pour les activités relevant des attributions propres de celui-ci, puis reçoit et exécute ses instructions dans ce cadre. « Le Secrétaire administratif d’arrondissement assure la coordination et le contrôle de l’exécution des activités de fourniture des services publics dont l’arrondissement a la charge. Il assure la gestion des ressources matérielles, humaines et financières affectées à l’arrondissement dans le cadre de l’exécution du budget de la commune », indique le Code. Compétences élargies Innovation importante dans cette réforme, en dehors de la célébration des mariages, le patron de l’administration de l’arrondissement peut recevoir délégation du chef d’arrondissement pour signer des actes d’état civil. Ce qui n’est pas possible dans le contexte actuel, c’est-à-dire avant janvier prochain. Autre innovation, il relève également de ses prérogatives de proposer le budget de l’arrondissement au Secrétaire exécutif, avec le concours de ce dernier. Aussi, bien que le maire soit son supérieur hiérarchique, il n’est pas entièrement soumis à son autorité. « En cas d’instructions manifestement illégales du chef d’arrondissement, il rend compte immédiatement au Secrétaire exécutif qui prend les mesures qui conviennent et qui sont de son ressort. Ce dernier rend compte au maire qui adresse, le cas échéant, un rappel à l’ordre au chef d’arrondissement concerné », nuance le Code. Encore que dans le domaine de ses attributions propres, le Secrétaire administratif d’arrondissement n’est pas soumis au pouvoir hiérarchique du chef d’arrondissement. Il entretient avec lui des relations fonctionnelles destinées à faciliter le déroulement des activités de l’arrondissement. Cependant, le Secrétaire administratif d’arrondissement n’est pas au-dessus de la loi. Il est aussi passible de punition et « encourt une sanction disciplinaire pour tout manquement aux devoirs de sa charge ou pour tout fait constituant une faute disciplinaire selon les dispositions statutaires et/ou stipulations contractuelles qui lui sont applicables ». Société 09 déc. 2021


Santé : un scanner avec option cardio au profit du Cnhu HKM
Le Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou sera renforcé sous peu en équipements médicaux. Le Conseil des ministres du mercredi 8 décembre a autorisé l’acquisition et l’installation dans ledit centre d’un scanner 64 barrettes/128 coupes avec option cardio. Cet équipement, de génération récente, est destiné à optimiser les prestations de l’hôpital et lui permettre d’assurer certains examens spécifiques liés au cœur en l’occurrence. En effet, « il s’y organise de plus en plus des missions de chirurgie cardiaque à cœur ouvert et il est envisagé la réalisation de la cardiologie interventionnelle avec la mise en place d’un pôle de compétences dédié », a expliqué le porte-parole du gouvernement au cours de son traditionnel point de presse. L’équipement vient à point nommé pour combler les attentes des patients qui y sont admis, en même temps qu'il devrait réjouir le personnel soignant à qui le gouvernement offre ainsi une occasion pour mieux répondre de son serment. Il faut souligner que depuis 2016, le gouvernement s’est inscrit dans une logique d’amélioration de la qualité de soins de santé. En dehors des hôpitaux modernes en construction, de nombreux équipements sont acquis au profit des formations sanitaires pour une meilleure prise en charge des patients. Actualités 09 déc. 2021


Journée internationale du volontariat : la contribution revisitée
La Plateforme nationale des Organisations de volontariat et d'échange de jeunes au Bénin (Pnovej) a célébré, ce mercredi 8 décembre à Cotonou, la journée internationale du volontariat. A l’occasion, l’accent a été mis sur la contribution du volontariat. A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré, ce mercredi 8 décembre, la journée inter-nationale du volontariat. «Cette journée représente l’occasion unique de célébrer les succès des volontaires et de leurs associations, de partager leurs valeurs et de promouvoir leurs activités au sein des communautés locales auprès des organisations non gouvernementales, des agences des Nations Unies, des autorités et de l’ensemble de leurs partenaires », a déclaré Marcel Bio Orou Fico, représentant du ministre des Moyennes et petites Entreprises. La célébration de cette année s'est déroulée autour du thème « Etre volontaire aujourd’hui pour un avenir commun ». Au Bénin, les volontaires interviennent dans plusieurs domaines. A savoir l’adminis-tration et la gestion de projet, la croissance inclusive et le développement local, l’éducation, les droits de l’homme, l’environnement, le changement climatique, les énergies renouvelables, les Tic, la santé. « Au regard de toute l’importance du volontariat et de son inestimable contribution au développement socio-économique, c’est tout juste normal d’en faire un des véritables leviers d’insertion professionnelle et de pré-employabilité des jeunes au Bénin », va conclure Marcel Bio Orou Fico. La journée internationale du volontariat est célébrée depuis 1985 et constitue la base de l’expression de la solidarité mondiale. Quelques actions menées Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, plus de 100 bénévoles ont été mobilisés pour contribuer à la réduction de la propagation de cette maladie au niveau des quartiers vulnérables et des centres d'accueil des personnes en situation de handicap. A fin 2020, plus de 500 bénévoles ont été mobilisés pour renforcer la résilience des populations à travers une campagne d’information, de sensibilisation pour la vaccination et la distribution de kits de protection (masques, gel hydroalcoolique, dispositifs de lavage des mains) dans vingt communes du Bénin, ce qui a permis d'impacter plus de 100 000 personnes. En novembre dernier, les volontaires ont mené une campagne communautaire pour mobiliser les populations pour la vaccination contre la Covid-19 à la maison des jeunes de Porto-Novo. Grâce à cette campagne, plus de 100 personnes ont reçu leur première dose de vaccin.   Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 09 déc. 2021


Salinisation des sols : une menace pour la production et la sécurité alimentaire
A l’occasion de la Journée mondiale des sols célébrée, le 5 décembre dernier, la Fao a souligné la menace de la salinisation des sols pour la production agricole et la sécurité alimentaire mondiale. « Arrêter la salinisation des sols, augmenter la productivité des sols », c’est l’appel lancé par l’Organi-sation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à la faveur de la Journée mondiale des sols, le 5 décembre dernier. A travers ce thème, l’institution entend sensibiliser à l’importance de maintenir des écosystèmes sains pour le bien-être humain en luttant contre la salinisation des sols et en encourageant les sociétés à améliorer la santé des sols. En fait, l’augmentation dans les sols de sels à haute teneur en sodium (sodification) ou hydrosolubles, comme le potassium, magnésium, calcium, chlore, sulfate, carbonate, bicarbonate (salinisation), affecte la croissance des végétaux, réduit le rendement des récoltes et peut rendre les sols improductifs. « La salinisation et la sodification des sols sont des processus majeurs de dégradation des sols menaçant l’écosystème, et sont reconnues comme faisant partie des problèmes les plus importants au niveau mondial pour la production agricole, la sécurité alimentaire et la durabilité dans les régions arides et semi-arides », signale la Fao. « Nos sols sont en danger ! », alerte Dongyu Qu, directeur général de la Fao. Plus de 833 millions d’hectares de sols, plus de 10 % des terres cultivées, sont affectés par le sel dans le monde, ce qui constitue un frein à l’intensification des cultures. La gestion des zones touchées, souligne l’institution, exige une approche intégrée, englobant une gestion durable des sols, l’irrigation et le drainage, la plantation de variétés tolérantes au sel, le lessivage direct des sels, l’amélioration chimique et/ou l’utilisation d’amendements organiques. Environ 33 % des sols mondiaux sont dégradés, selon l’Organisation. Outre le sel, les sols sont touchés par plusieurs contaminants provenant des processus industriels, l’exploita-tion minière, la mauvaise gestion des déchets, les pratiques agricoles non durables telles que l’agriculture extensive sur brûlis, l’usage intensif des pesticides, des herbicides et autres produits chimiques. Ils se répandent dans les écosystèmes terrestres et aquatiques, compromettant la qualité de la nourriture, de l’eau et de l’air et mettant ainsi en danger la santé humaine et environnementale. Investir dans l’information La pollution des sols entrave la réalisation de nombreux objectifs de développement durable (Odd), notamment ceux relatifs à l’élimination de la pauvreté et de la faim, à la bonne santé et au bien-être, à l’approvisionnement en eau potable, etc. Pour inverser la tendance, un investissement continu s’avère nécessaire dans les laboratoires du sol pour disposer des données fiables sur lesquelles des décisions judicieuses seront prises pour assurer une gestion durable des sols et prévenir la dégradation des sols, préconise le Dg/Fao. Autrement, l’inaction dans le maintien et la restauration de la santé des sols peut avoir des conséquences dramatiques pour le programme de développement durable de l’Onu, estime-t-il. Le Rapport d’évaluation du Laboratoire mondial des sols indique que 55 % des pays interrogés manquent de capacités adéquates pour l’analyse des sols, y compris les ressources humaines qualifiées, les procédures d’harmonisation, l’équipement et les consommables. Dans la région africaine en particulier, le nombre de laboratoires pédologiques est le plus faible de toutes les régions enquêtées. Publics pour la plupart, ils ne répondent pas aux normes internationales et peinent à couvrir la demande en termes de prestations analytiques. Pendant ce temps, la pression ne cesse d’accroître sur les sols et provoque des taux alarmants de dégradation des sols à l’échelle mondiale. La désertification, les feux de végétation ainsi que la démographie galopante sont pointés du doigt. La remise en état des terres et leur fertilisation s’avèrent incontournables pour garantir la survie de l’humanité. Société 09 déc. 2021


Terrorisme djihadiste : le Bénin et les pays du golfe de Guinée en ligne de mire
Dans nos précédentes réflexions sur le terrorisme au Sahel dans la presse, nous avions attiré l’attention sur les risques d’invasion djihadiste des pays du golfe de Guinée. Par une autre analyse publiée le vendredi 7 août 2020, nous avions de nouveau évoqué la question, avec des propositions d’actions en vue de contrer ce danger déjà proche de nos portes. Les évènements de ces derniers jours dont a rendu compte le porte-parole de l’armée à la télévision nationale, le 2 décembre 2021, viennent confirmer nos analyses. Que s’est-il passé au Bénin et dans les autres pays côtiers et quelles sont les perspectives d’avenir ? De sources militaires dignes de foi, on a appris que deux attaques des positions de l’armée de terre ont eu lieu le 30 novembre et dans la nuit du 1er au 2 décembre 2021 dans la partie septentrionale du pays, précisément à Porga et Kérémou non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Elles ont causé deux morts parmi les djihadistes, deux dans les rangs de l’armée béninoise et des blessés dans les deux camps. Ces attaques viennent s’ajouter aux précédentes dont notamment : - Celle d’un poste de police au Nord dans la nuit du 8 au 9 février 2020 dans le parc W, une réserve de biosphère que le Bénin partage avec le Burkina Faso et le Niger. Elle a causé la mort d’un policier béninois. - L’enlèvement par les djihadistes de deux touristes français et de leur guide béninois dans le parc de Pendjari en Mai 2019. Au cours de cette tragique opération, le guide béninois a été assassiné. Le Bénin n’est pas la seule victime de ces actions meurtrières. La Côte d’Ivoire avait été frappée une première fois en Mars 2016 dans la station balnéaire de Grand-Bassam. Par la suite, ces attaques ont été concentrées au Nord-Est du pays au niveau des frontières avec le Burkina Faso. De 2020 à ce jour, cinq attaques terroristes ont eu lieu dans le Nord, avec des pertes en vie humaine, des blessés tant au sein des militaires ivoiriens que du côté des djihadistes. Au Nord du Togo, les activités djihadistes se sont intensifiées au cours de cette année 2021. C’est le cas de l’attaque de la nuit du 9 au 10 novembre 2021 dans le Kpendjal. Deux jours après, il y en a eu une autre que les forces armées togolaises ont réussi à repousser. De façon générale, la pression djihadiste s’intensifie dans le nord togolais. Dans la partie septentrionale du Ghana et plus précisément près de la frontière burkinabè, les djihadistes exercent aussi beaucoup de pressions que l’armée arrive à contenir. Comme l’a si bien dit le chef d’état-major de l’armée de terre béninois « cette nouvelle épreuve de feu nous rappelle que le danger est réel sur le terrain ». La brève présentation qui vient d’être faite des attaques dans les autres pays, prouve que le danger est réel aussi dans nombre de pays côtiers du golfe de Guinée. Cette situation d’invasion djihadiste des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, avait été révélée l’année dernière par un groupe d’agents de renseignements français, allemands et américains à la suite d’un court séjour au Bénin. L’information avait été donnée par Radio France Internationale. Dans le même ordre d’idées, des experts et des sources de sécurité, ont souligné au cours de cette année que « le Nord des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest comme le Togo et le Benin, est devenu vulnérable ces derniers mois, face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts, adoptée par les groupes islamistes armés qui prolifèrent au Mali, au Niger et au Burkina Faso voisins ». Ce qui se passe aujourd’hui est donc la mise en œuvre d’une stratégie bien planifiée. Aussi, les ambitions d’Al Qaida ne se limitent plus à la zone dite des trois frontières. Son nouveau champ d’action est bien désormais le golfe de Guinée, une zone stratégique importante pour les terroristes qui veulent marquer leur présence en Afrique de l’Ouest. Ils sont particulièrement intéressés par l’accès à la mer et aussi par les énormes ressources dont regorge cette zone. Le constat a été fait qu’au cours de cette année et particulièrement durant le deuxième semestre de 2021, les attaques djihadistes se sont intensifiées au Burkina Faso, faisant beaucoup de morts parmi les militaires et les civils dans les villages ciblés. Ne sachant plus à quel saint se vouer, la population a organisé la semaine dernière, des marches géantes de protestation et a demandé par la même occasion, la démission du Président de la République, ce qui n’est pas la solution au problème du terrorisme. La raison de la prolifération des actes terroristes au Burkina Faso est la suivante : les djihadistes pensent qu’en le maitrisant, ils pourront facilement avoir accès aux pays du golfe de Guinée tels que le Bénin, le Togo, le Ghana, et la Côte d’Ivoire ayant des frontières avec le Burkina Faso. Pour eux, le goulot d’étranglement qu’il faut affaiblir à défaut de le détruire, c’est le pays de Rock Marc Kaboré. Tout est alors mis en œuvre par ces hors-la-loi pour y parvenir. Par la grâce de Dieu, ils n’y parviendront jamais, parce qu’ils tuent des êtres humains, ce que le Tout-Puissant a interdit et qui constitue une offense contre lui, voire un péché. Révélant l’un des éléments de leur stratégie, le journaliste et analyste de l’actualité africaine, Monsieur Seidik Abba déclarait : « Au Burkina Faso, le groupe djihadiste Ansarul Islam recrute des Burkinabés pour l’endogénéisation du terrorisme au Sahel. Ainsi, du chef aux exécutants, les acteurs sont des locaux ». Ceci explique le succès des attaques perpétrées dans les villages par des gens du milieu connaissant bien le terrain. Ailleurs au Mali et au Niger, les djihadistes se sont appuyés sur des composantes musulmanes bien plus importantes que dans les pays de la côte. Ils exploitent profondément ce terreau islamique et procèdent aussi au lavage des cerveaux propre aux islamistes extrémistes. Selon certains agents de renseignements étrangers, ces terroristes seraient particulièrement intéressés par la Côte d’Ivoire et le Bénin pour des raisons encore inconnues. Le moins qu’on puisse dire, est que les multiples agressions terroristes connues par ces deux pays ces derniers temps, accréditent cette thèse. Face à cette situation préoccupante, que peuvent être les perspectives d’avenir et les dispositions à prendre ? Chaque pays de la côte poursuivra en la renforçant, son organisation pour repousser et combattre efficacement ces ennemis. La riposte, scientifiquement préparée, s’impose car la menace est réelle et s’installe déjà aux portes des pays côtiers. Il conviendra d’empêcher sa progression et son endogénéisation qui se fait à grands frais. La pauvreté de nos populations est cyniquement exploitée, car avec peu d’argent, par exemple 100 euros, il est facile de recruter un innocent dans les villages et hameaux. Ce combat est collectif, un pays côtier pris isolement ne pourra pas tout seul vaincre ces hors-la-loi. Une bonne coopération s’impose entre les pays sahéliens et ceux de la côte. Le G5 Sahel ne doit pas être le seul acteur de la lutte contre le terrorisme dans la région. Les pays du golfe de Guinée ont intérêt à s’impliquer davantage. Dans ce cadre, nous avions proposé dans nos articles sus-mentionnés datant de l’année dernière que le Bénin, par exemple, à défaut d’être membre du G5 Sahel pour des raisons d’ordre géographique, pouvait au moins négocier le statut d’observateur. Dans le même ordre d’idées, nous avions suggéré la création, à l’instar du G5 Sahel, d’une autre structure regroupant les pays côtiers qu’on pourrait nommer G10 Océan, en raison de ce que les Etats concernés sont au nombre de 10 ou moins, selon le critère de classification retenu. Les deux structures devant évidemment coopérer étroitement, le combat étant le même. Ces Etats pourraient mutualiser leurs moyens, ressources humaines et financières pour combattre ce fléau du siècle. Dans son émission du mercredi 1er décembre dernier, Radio France Internationale a fait état d’une opération commune menée aux frontières par la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Burkina Faso au cours de la dernière semaine de Novembre 2021. Elle a permis de saisir 53 fusils de guerre, beaucoup de munitions, des dynamites et l’arrestation de 300 personnes suspectes. Ce genre d’initiatives communes est vivement recommandé pour efficacement faire face au terrorisme djihadiste. Le redoublement de vigilance devient une nécessité absolue. En 2019, à la suite d’une réunion à Dakar, la Cedeao avait décidé de mobiliser un milliard de dollars à consacrer à la lutte antiterrorisme dans son espace. L’Uemoa aussi avait envisagé la mobilisation de 500 millions de dollar à cette fin. C’est le moment pour ces organisations régionales de venir au secours de leurs pays-membres. En ce qui concerne le Bénin, il doit dorénavant se comporter comme un pays en guerre contre le terrorisme islamique, et s’organiser en conséquence. Il s’agit ici d’un problème qui concerne tous les Béninois, sans considération d’opinion politique. L’unité nationale doit se manifester pour constituer une force solide contre ce danger. Ceci est d’autant plus nécessaire que l’ennemi frappe le peuple sans discernement. C’est ici que l’expression « l’union fait la force » trouve tout son sens. La vigilance sera d’une permanence absolue et les patrouilles aux frontières avec le Burkina Faso devront être régulières. On tiendra compte des méthodes de guérilla des ennemis qui se déplacent à moto, lourdement armés, et attaquent par surprise, surtout la nuit. Le contrôle des mouvements humains dans la zone de Porga, Kérémou, des parcs nationaux W et Pendjari, de même qu’au Nord-Est à la frontière avec le Nigéria, doit s’intensifier. La vigilance doit être particulièrement de mise avec les islamistes qui font preuve de grande charité en faveur des populations. En effet, les djihadistes se servent des aumônes fortement recommandées par l’Islam, pour recruter les autochtones, souvent séduits par l’argent, du fait de la pauvreté ambiante. C’est ainsi que commence le processus d’endogénéisation de la lutte terroriste. La contribution et la vigilance des chefs de villages et de quartiers de ville seront utiles dans ce combat. Une attention particulière sera accordée aux renseignements qui permettent de savoir à temps et de prévenir les intentions et les actions en préparation de l’ennemi. Une coopération soutenue sera établie avec les services de renseignements des autres pays. Compte tenu de la complexité et des moyens énormes que nécessite ce service important, le Bénin n’hésitera pas à solliciter l’assistance technique, matérielle et financière des pays très avancés dans le domaine et susceptibles de mettre à sa disposition, leurs expériences et expertises. En plus de ces précautions, deux autres mesures pourraient être prises : il s’agit de l’envoi sans délai en formation complémentaire et de recyclage, des militaires et policiers béninois à l’école de lutte anti-terroriste récemment créée en Côte d’Ivoire avec le concours de la France. La deuxième mesure serait la mise sur pied d’une structure stratégique de réflexions et d’actions sur la lutte contre le terrorisme pratiqué par les extrémistes violents. Ses membres, dont le nombre reste à déterminer, pourraient être des militaires et policiers, des sociologues, des diplomates, des imams et chrétiens. Ils se réuniront à intervalles réguliers pour réfléchir sur l’évolution de la situation et faire des propositions d’actions nécessaires et opportunes etc… Il importe que tous les acteurs impliqués dans ce combat, y compris tout le peuple béninois, agissent avec la conviction que la lutte sera longue, voire périlleuse, mais la victoire est certaine. Face à la détermination du peuple béninois réputé pacifique, mais prompt à réagir pour se défendre en cas d’agression, et dressé comme un seul homme derrière ses dirigeants et son armée, l’ennemi n’y pourra rien et finira par reculer. Venu par un chemin, il fuira par sept chemins. C’est le moment de féliciter nos hommes de sécurité et de défense qui, malgré l’attaque-surprise du 30 novembre et du 1er - 2 décembre 2021, ont su bien se défendre et faire fuir les attaquants, surpris par la riposte et la résistance béninoises. Comme on avait l’habitude de le dire dans un passé récent, « la lutte continue ». *Ambassadeur, spécialiste des questions internationales Par Jean-Pierre A. EDON* Société 09 déc. 2021


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