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Nouvelles

Championnat d’Afrique de Boxe Wpbf : Clément Loko conserve définitivement sa ceinture
La manche retour du championnat d’Afrique de Boxe World professionnel boxing fédération (Wpbf) a tourné, samedi 4 décembre dernier en faveur du pugiliste béninois Clément Loko à l’espace Mo Faitai de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire. Le Sextuple champion du Bénin chez les amateurs a battu au point (293 contre 278) le Nigérian Semiu Olamoyero Adetunji. Vainqueur de ce combat titre en jeu, le Béninois conserve définitivement son titre de champion d'Afrique et entre dans le top 20 des éliminatoires du championnat du monde francophone version Wbc. Champion d’Afrique de boxe World Professionnel Boxing Fédération (Wpbf), Clément Loko, 25 ans, 1 m 65, catégorie poids plume a atteint son objectif à savoir ramener la ceinture Wpbf (World professionnel Boxing Fédération) de l'expédition ivoirienne de façon définitive. Fier d’avoir réalisé cette performance, le poulain du coach Aristide Kpessou a dédié cette ceinture à Barthélémy Adoukonou, l’un des promoteurs de gala de boxe que le Bénin a eus. Edgard Adoukonou, chef de la délégation se félicite des performances de ce boxeur qui a porté haut l’étendard du pays en Côte d’Ivoire. Il a salué les autorités sportives, notamment le ministre des Sports Oswald Homéky pour son soutien au pugiliste.   Sports 06 déc. 2021


International Africa Gaming Cup : un évènement sans précédent à l'échelle du continent
International Africa Gaming Cup. Tous les passionnés du jeu, en Afrique et même dans le monde, devront désormais compter avec ce challenge que leur lance Mike M. HESSABI, président directeur général de NiceCactus, pour magnifier leurs talents et leur procurer, au-delà de l’adrénaline, des gains à la hauteur de leur ingéniosité au gaming. Initié par les joueurs les plus talentueux et passionnés du continent, cet événement s’adresse à la communauté internationale tout entière pour soutenir les communautés locales et conforter ces dernières dans le gotha international du gaming. International Africa Gaming Cup est, en effet, une fenêtre ouverte pour de grandes opportunités, afin d’optimiser, de valoriser et de consacrer les atouts majeurs dont l’Afrique dispose dans cette industrie stratégique du gaming et du numérique en termes d’impact social, de développement et de croissance durable. C’est l’œuvre de NiceCactus qui, par son positionnement unique, et mû par son ambition de produire un impact social par le biais de ses activités, use de son expertise internationale auprès des Digital Natives pour lancer International Africa Gaming Cup.  NiceCactus, une plateforme « tout-en-un » qui aide les joueurs à participer à des compétitions, à des formations et à suivre leurs performances. Il fédère déjà plus de 1,5 million de personnes sur ses plateformes de competitive gaming. Et surfe sur cet acquis et son expérience, qui fondent toute sa légitimité en la matière, pour mettre au service des aficionados du gaming, International Africa Gaming Cup.   Enjeu de développement Disposant de de la technologie esports notamment une arena esports de pointe pour des événements gaming, une plateforme et des outils de business intelligence communautaire qui offrent des analyses de données dynamiques, ainsi qu’un immense réseau de joueurs, NiceCactus Gamer prend en charge les jeux sur PC, consoles et appareils mobiles, accueillant plus de 2000 tournois en ligne par mois.  Par de milliers de tournois organisés avec remise de prix, il offre notamment une visibilité continue aux équipes esports. Ainsi, Mike M. HESSABI entend « Relier les communautés locales, nationales, régionales, continentales et internationales entre elles » par le renforcement des liens sociaux à travers un projet à fort impact sociétal. Mais plus encore, sa vocation est d’« Accompagner le développement pour favoriser l’emploi et l’éducation par la création de cette infrastructure de gaming, de esports, et à terme de e-learning à l’échelle du continent. » Ceci par la création d’une compétition annuelle d’envergure internationale accompagnant le développement ainsi que l’éducation des nouvelles générations de citoyens à l’échelle du continent. Le Bénin ne sera pas du reste, à en croire les organisateurs de l’évènement, lors d’un cocktail de lancement tenu ce vendredi dans un hôtel huppé de Cotonou. Cette initiative qui vise à soutenir la croissance durable du gaming en Afrique et permettre aux marques de se connecter avec les Digital Native de l’Afrique tout entière, connaitra, selon Mike M. HESSABI, sa finale physique au Bénin au palais des congrès en 2022, avec l’annonce de la compétition et le début des activations en janvier ; la phase qualitative qui aura lieu de mars à juin 2022 permettra à chaque pays et région de faire émerger ses talents; puis la finale continentale courant juin-juillet 2022 qui permettra de rassembler les meilleures équipes d’Afrique lors d’un weekend de show et d’animations unique devant sacrer le premier champion de l’International Africa Gaming Cup.   Le phénomène esports Au centre de la vie des jeunes, le Gaming est une industrie en très forte croissance, ayant reçue une impulsion supplémentaire depuis l’apparition du Covid. A titre illustratif, avec plus de 300 milliards de dollars de recettes au niveau mondial l'industrie du jeu vidéo pèse désormais plus lourd que celles du cinéma et de la musique réunies.  La taille relative du marché du gaming en 2020 est de 175 milliards de dollars tandis que l’industrie de la musique digitale pèse 12 milliards de dollars, celle cinématographique 20 milliards de dollars…C’est dire l’importance désormais du gaming en termes économiques.  Et si les fans de sports dans le monde sont de 2,2 milliards, les gamers les talonnent avec une communauté de 2,1 milliards. Le phénomène esports bouscule les habitudes avec la proportion la plus jeune des fans de moins de 35 ans comparé aux sports traditionnels. Gamers du Bénin et d’Afrique, à vous de jouer, afin que l’Afrique ne rate pas ce train aux gains avérés !   Société 04 déc. 2021


Consommation de manioc : Un remède pour traiter le cancer de la prostate ?
Une publication de 2018 ramenée sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines préconise la consommation de manioc pour traiter le cancer de la prostate. La Nation a vérifié pour vous.   La recette-miracle est détaillée au milieu d’un long texte comme une bonne nouvelle pour ceux qui ont des problèmes de prostate. « Faites cuire le manioc au feu de charbon ou de bois. Ne pas couvrir la casserole. Laissez la vapeur s’évaporer librement. Vous pouvez manger le manioc cuit avec n’importe quel ragoût de votre choix », précise la publication relayée sur de nombreuses pages Facebook.

D’où vient la publication ?

Le message a été même repris par certaines personnalités béninoises en
2018 et 2021. Les recherches effectuées révèlent que c’est une vieille publication datant de 2018. Elle est souvent accompagnée de ce témoignage : « M. Pereira, un homme de 70 ans, a reçu un diagnostic de cancer de la prostate. (…) Après avoir mangé du manioc pendant une semaine, sa situation a commencé à s’améliorer. Et après un mois de consommation de manioc chaque matin, le résultat de son test de Psa est passé de 280-290 à 5,89 ».

La B17, un anti cancer ?

Les auteurs de la publication mettent en exergue la B17, appelée Amygdaline. Ils soutiennent que « Lorsqu’elle est combinée à une enzyme de cellule cancéreuse, la B17 se transforme en 1 sucre, 1 benzaldéhyde et 1 acide cyanhydrique. Cet acide cyanhydrique tue les cellules cancéreuses localement. Les graines d’abricot et de manioc contiennent toutes deux de la vitamine B17 ». C’est vrai. La B17 est le nom d’un composé semi-synthétique apparenté à l’amygdaline, un glycoside cyanogène (producteur de cyanure) des noyaux d’abricots. Selon cette publication de Cancer Association of South Africa (Cansa), « le laetrile et l’amygdaline sont promus sous divers noms pour le traitement du cancer bien qu’il n’y ait aucune preuve de son efficacité ».

Attention !

Dans la même publication, le Cansa émet des réserves. En raison d’empoisonnement possible au cyanure, le laetrile et l’amygdaline ainsi que la soi-disant vitamine B17 peuvent être dangereux », renseigne le Cansa. Dans une autre publication en date du 13 avril 2021, des chercheurs de l’Université de Californie mettent en garde dans leur étude. « Il a une activité anticancéreuse d’une part et peut être toxique via la dégradation enzymatique et la production de cyanure d’hydrogène d’autre part. Malgré de nombreuses contributions sur les lignées cellulaires cancéreuses, les preuves cliniques de l’activité anticancéreuse de l’amygdaline ne sont pas entièrement confirmées. De plus, l’exposition à de fortes doses d’amygdaline peut produire du cyanure toxicité », préviennent-ils  

L’avis d’un cancérologue

Contacté par La Nation, Dr Serpos Dossou, Oncologue et Radiothérapeute émet des réserves. Après avoir pris connaissance de la publication qui circule, il fait remarquer qu’il faut distinguer le cancer de la vessie du cancer de la prostate. « La prostate peut être aussi source d'infection dont la conséquence, c'est des urines fréquentes. On ne saurait confondre des urines fréquentes à un cancer de la vessie ou de la prostate », a-t-il souligné. En ce qui concerne la consommation de manioc pour traiter le cancer de la prostate, il n’est pas encore démontré, dit-il, que le manioc serait un remède. « Le traitement du cancer de la prostate est bien codifié et répond à des règles précises. Le mécanisme physiologique de destruction des cellules cancéreuses par la vitamine B17 décrit dans ce texte n'est pas vrai et n'est pas validé. Du coup, il n'est pas conseillé d'user de ce traitement », conseille l’oncologue aux internautes. Il finit en invitant les hommes à se faire dépister, à partir de l'âge de 45 ans, pour un cancer de la prostate par le toucher rectal et le dosage du Psa qui sont les normes actuelles de dépistage.

Verdict :

Il n’est pas scientifiquement démontré que la consommation de manioc est un remède contre le cancer de la prostate.

Société 03 déc. 2021


Distribution de kits scolaires / Projet Swedd-Bénin : le gouvernement œuvre au maintien de 30 mille filles à l'école
30 mille enfants vulnérables du Bénin vont bénéficier de kits scolaires au titre de l'année académique 2021-2022, dans le cadre de la mise en œuvre du projet d'Autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd Bénin). Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a officiellement lancé la distribution desdits kits, hier jeudi 2 décembre, au Collège d’enseignement général Sainte Rita. Issues de familles extrêmes pauvres et non extrêmes pauvres, 30 mille apprenantes du primaire et du secondaire identifiées sur toute l'étendue du territoire vont bénéficier de kits scolaires pour l'année académique 2021-2022. Selon les niveaux d'étude, ces kits sont composés de livres et manuels au programme, de cahiers et stylos, de vrais dessinateurs, de crayons et taille-crayons, de tissus kaki, ..., de sacs à dos dotés de lampes solaires pour permettre aux bénéficiaires d'étudier même en l'absence de l'énergie électrique. Le tout pour une valeur estimée à un milliard trois cents millions. L'objectif du gouvernement à travers cette action sociale réalisée dans le cadre du projet d'Autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd Bénin) est d'encourager la scolarisation et de booster le taux de rétention scolaire des filles. A en croire Djaoudath Alidou, coordonnatrice du projet Swedd Bénin, il s'agit d'une activité de grande portée en faveur de l'autonomisation des femmes et filles béninoises. « A vocation hautement sociale, le projet Swedd accompagne la vision du chef de l'État », ajoute-t-elle. Alors que la première expérience a concerné 23 mille filles vulnérables, cette deuxième édition prend en compte 30 mille filles du niveau primaire des classes de Cm1 et Cm2 et du niveau secondaire, de la Sixième en Terminale. Lors de la cérémonie de lancement officiel de cette campagne de distribution de kits scolaires, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a attiré l’attention des bénéficiaires sur le défi qui est le leur : se battre pour réussir dans un contexte où les autorités béninoises œuvrent à renforcer le cadre légal qui protège la gent féminine. Elle a également exprimé la gratitude du gouvernement à tous les partenaires qui accompagnent les efforts de scolarisation des filles et leur maintien à l'école, notamment la Banque mondiale et l'Unfpa. Un message pour toutes les filles S'adressant aux bénéficiaires de kits scolaires, Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle déclare : « Ces kits cachent un message : celui de travailler, de réussir, de déployer des efforts pour être autonomes. Vous avez le devoir de faire honneur au Benin. Vous n'avez de choix que de réussir. Nous allons vous suivre à travers vos chefs d'établissements et vos enseignants… ». Véronique Tognifodé a ensuite exhorté les apprenantes à jouer leur partition en se montrant laborieuses, assidues et chalengeuses afin de réussir. Elle exprimera ensuite l'espoir de compter en leur sein les femmes influentes de demain, battantes et présentes dans les instances de décisions... Le projet Swedd-Bénin est une initiative du gouvernement béninois mise en œuvre avec l'appui financier de la Banque mondiale et l'appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Il vise à accroître l’autonomisation des femmes et des adolescentes et leur accès à des services de santé reproductive, infantile et maternelle de qualité, et à améliorer la production et le partage des connaissances au niveau régional. La ministre Véronique Tognifodé précise que le maintien des filles à l'école reste au cœur des actions de ce projet. Pour Wilfrid Gbaguidi, secrétaire général de la préfecture du Littoral, la distribution de kits scolaires aux filles défavorisées à l'instar de la cantine scolaire, initiée par le gouvernement, est une action sociale de grande portée. Education 03 déc. 2021


Attaques enregistrées à Banikoara et à Porga : L’Armée clarifie et rassure
L’état-major général des Forces Armées Béninoises rassure les populations suite aux attaques des agents des Forces de Défense et de Sécurité à Banikoara et à Porga. « Les Unités des Forces de Défense et de Sécurité sont en alerte pour faire face à toutes velléités d’ennemis ».  Cette assurance vient de l’état-major général des Forces Armées Béninoises, à travers un communiqué en date du 2 décembre 2021. En effet, des soldats en position de surveillance dans la zone frontalière au Nord du Bénin ont été pris à partie par des individus non identifiés. Les attaques ont été enregistrées le 30 novembre 2021 et le 1er décembre 2021 respectivement dans les localités de Mékrou Yinyin et de Porga. Deux morts et des blessés ont été signalés dans le rang des militaires. En face, deux corps d’assaillants ont été abandonnés.  « L’état-major des Forces Armées Béninoises tient à rassurer la population béninoise qu’il met tout en œuvre pour assurer la défense du territoire national ainsi que la sécurité des personnes et des biens », souligne le communiqué. Actualités 02 déc. 2021


Financement du commerce : l’Omc et la Sfi s’engagent à réduire les déficits
L’Organisation mondiale du commerce et la Société financière internationale entendent renforcer leur coopération pour combler le manque de financement du commerce, en particulier en Afrique. En travaillant ensemble, les experts de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) et la Société financière internationale (Sfi) seront en mesure d’étudier les moyens d’améliorer la disponibilité du financement du commerce dans les régions qui en ont besoin, surtout en Afrique. C’est ce que pense Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Omc. Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (Sfi), est également de cet avis. « En élargissant nos connaissances sur les déficits de financement du commerce et en renforçant les capacités des commerçants, la Sfi et l’Omc peuvent aider les petites entreprises des pays en développement à s'intégrer dans l'économie mondiale », conçoit-il. Dans une déclaration commune, lundi dernier, les deux personnalités se sont engagées à renforcer la coopération existante dans le but d’améliorer l’analyse, l’identification et la détection des lacunes dans le financement du commerce. En fait, le manque de financement du commerce dans les pays en développement est pointé du doigt comme un obstacle majeur à la participation au commerce mondial, fait savoir Mme Okonjo-Iweala. Plus de 40 % des demandes de financement du commerce des petites et moyennes entreprises (Pme) sont rejetées, voire 70 % lorsqu’elles émanent des Pme appartenant à des femmes, selon les études. Les écarts de financement du commerce mondial, principalement dans les pays en développement, se sont accrus pendant la pandémie de Covid-19, atteignant 1 700 milliards de dollars. Or, « Sans financement du commerce, estime M. Diop, il ne peut y avoir de commerce efficace. » D’où il importe de mieux comprendre l’écosystème du financement du commerce, orienter les formations et les ressources là où la demande non satisfaite est importante, en vue de combler les lacunes en la matière. Il s’agira de renforcer les capacités des petits commerçants et des institutions financières au niveau local à travers des programmes de formation au financement du commerce dans les marchés émergents, principalement en Afrique. Cela devrait permettre de réduire considérablement les écarts. Sur le continent africain, les coûts du commerce peuvent atteindre 300 % de la valeur des marchandises échangées. Pendant ce temps, le coût du financement du commerce, notamment les lettres de crédit confirmées, a augmenté pendant la crise sanitaire et économique, soit six à sept fois plus cher en Afrique que dans les pays de l’Ocde, mentionne la déclaration. Les exportateurs et les importateurs locaux seront sensibilisés à propos de l’aide au financement du commerce que proposent la Sfi et d’autres institutions financières comme la Banque africaine de développement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque asiatique de développement. Economie 02 déc. 2021


Volet formation du projet Arch : Véronique Tognifodé galvanise les mécaniciens
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a effectué, mardi 30 novembre dernier, une descente à Lokossa, sur le site de formation des mécaniciens automobilistes enrôlés pour la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Objectif : les motiver. Les mécaniciens automobilistes bénéficiaires d’une formation qui se déroule dans l’enceinte du garage communal de Lokossa, dans le département du Mono, ont été galvanisés, mardi dernier, par la ministre Véronique Tognifodé en charge des Affaires sociales et de la Microfinance lors de sa visite. Elle est l’un des ministres sectoriels qui pilotent la mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont le volet formation prend en compte les mécaniciens auto. Au nombre de trente répartis en deux cohortes, les mécaniciens sélectionnés dans plusieurs villes du Bénin bénéficient gracieusement de cette opportunité de renforcement de la qualité de leurs prestations. Ceci se fait sur les installations modernes du garage communal ouvert en 2018 grâce à la coopération entre la mairie de Lokossa et la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Vendée en France. Au dire de la ministre, l’objectif de sa descente, c’est de « voir comment se déroulent la formation et la remise à niveau des mécaniciens auto bénéficiaires du projet Arch ». Sur le site, la ministre et sa suite dont le préfet du Mono et le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet Arch, Venance Célestin Quenum, ont visité la salle des enseignements théoriques puis l’atelier des exercices pratiques. La visite guidée a été ponctuée des explications du personnel d’encadrement. Satisfaction Au terme de cet exercice, la délégation n’a pu cacher sa satisfaction. « Vous constatez avec moi que le projet Arch, lancé en juillet 2018 par la phase pilote du volet Assurance maladie a pris corps dans plusieurs de ses volets et fait profiter nos concitoyens », déclare la ministre Véronique Tognifodé. Elle ajoute que les artisans bénéficiaires des formations, assurées par des experts commis dans le cadre de la mise en œuvre du projet Arch, s’en sortent avec de nouvelles connaissances leur permettant d’offrir de meilleures prestations à leurs clients. L’autre avantage, poursuit la ministre, c’est que quelques-uns des bénéficiaires sont recrutés sur des projets et grands chantiers en cours de réalisation. Outre la mécanique automobile, le volet formation du projet Arch impacte les professionnels des métiers tels que la menuiserie, l’aluminium, l’énergie photovoltaïque, la peinture, le carrelage, le staffage, l’électricité bâtiment et la maçonnerie. Membre de la deuxième cohorte des mécaniciens en formation à Lokossa, Justin Houessou Sonon, président de l’Union des garagistes professionnels du Bénin, confirme que la formation est une bonne opportunité en ce sens que la mécanique automobile est un secteur dynamique. A l’en croire, les enseignements reçus vont leur permettre de mieux satisfaire les clients mais surtout d’expérimenter une autre approche de gestion de leurs ateliers. Il promet des séances de restitution en vue de faire profiter, à leurs confrères, les nouvelles dynamiques apprises. La phase pilote du volet Formation du projet Assurance pour le renforcement du capital Humain (Arch) a été lancée, vendredi 4 décembre 2020, à Lokossa. Le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet, Venance Célestin Quenum, rappelle que le volet formation a pour finalité de booster les chiffres d’affaires des artisans en les aidant à élever la qualité de leurs prestations. Société 02 déc. 2021


Acquisition de compétences sur le remorquage au Port : trois capitaines méritants reçoivent leurs certificats
Joris Albert Thys, directeur général du Port autonome de Cotonou, et Martin Deroover, chargé d’Affaires à l’ambassade du Royaume de Belgique près le Bénin, ont procédé, hier mercredi 1er décembre à la station de remorquage quai nord du port de Cotonou à la remise officielle de certificat de parcours d’acquisition de compétences sur le remorquage à l’arrière des navires à trois capitaines méritants. Hier mercredi 1er décembre 2021, Idrissou Inoussa Bouraïma, Lodjou Fidèle Cakpo et Joachim Césaire Boco ont reçu leurs attestations de fin de formation après avoir été déclarés aptes et agréés pour assurer en toute sécurité le pilotage des nouveaux remorqueurs de type Asd Amazone et Bio Guerra récemment acquis par le Port autonome de Cotonou. Ces trois capitaines ont suivi une série de formations depuis 2019, qui font d’eux aujourd’hui des agents capables de remorquer de façon indépendante par l’arrière les navires de 300 ml. Leur formation, administrée par des instructeurs de Brabo et du port d’Antwerp international, sur financement de l’Agence belge de développement Enabel est un véritable transfert de compétences qui aura permis au Port autonome de Cotonou de renforcer l’efficacité, la célérité et la sécurité des manœuvres. Joris Albert Thys, directeur général du Port autonome de Cotonou, a rappelé que le port a été confié depuis janvier 2018 au port d’Antwerp international à la suite d’un contrat de délégation de gestion. Ledit contrat s’articule, selon lui, autour de trois axes stratégiques à savoir : la modernisation des installations et équipements ; le repositionnement du Pac dans la sous-région ainsi que le transfert de compétences au profit du personnel local. Enabel de son côté appuie le développement du secteur portuaire à travers le Passport, projet d’appui au développement du secteur portuaire depuis juin 2019. Et c’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qu’un accord spécifique a été signé entre Enabel et le port d’Antwerp international pour renforcer les capacités du personnel dans plusieurs domaines et principalement dans le pilotage et remorquage des navires. Mobiliser les énergies et les compétences Le directeur général du Port autonome de Cotonou affirme que la Belgique a décidé de s’investir de manière significative auprès des acteurs portuaires et du Pac afin de relever le défi de mobiliser les énergies et les compétences des acteurs privés, en Belgique, au Bénin et ailleurs. Dans le cadre du Passport financé par Enabel, huit pilotes, huit capitaines de remorqueurs et quinze matelots ont bénéficié depuis 2019 d’un parcours d’acquisition de compétences. Il a démarré par un diagnostic de la situation avec des évaluations individuelles des capacités de départ des agents à former. Cette acquisition de compétences s’est poursuivie par une série de formations à Anvers. Les capitaines ont bénéficié de quatre semaines de formation sur les simulateurs de Brabo à Anvers. Les meilleurs y sont retournés une à deux fois pendant deux semaines pour affiner la bonne maîtrise des manœuvres. Le modèle du Port autonome de Cotonou a été installé sur les simulateurs à Anvers et décrivent un environnement simulé qui imite la réalité de la meilleure façon possible. Les entraînements sur ces simulateurs se sont déroulés en juin 2019 et mai 2021 pour ce qui concerne les capitaines de remorqueurs. Les experts mobilisés par le port d’Antwerp pour ce parcours font un accompagnement régulier post formation sur site à Cotonou à bord des remorqueurs. Le port autonome de Cotonou a pour ambition d’ouvrir sa ligne le plus tôt possible aux navires de 300 ml et plus. Le Port de Cotonou a acquis cette année deux remorqueurs de type Asd Amazone et Bio Guerra, dont la force de traction est deux fois plus élevée et qui sont plus maniables que les remorqueurs disponibles au lancement du parcours de formation. L’acquisition de ces deux remorqueurs suppose un effort de formation supplémentaire des capitaines de remorqueurs. Rappelons qu’Enabel intervient au Bénin depuis plus de vingt ans dans plusieurs domaines dont celui de la promotion du secteur privé. Dans le cadre de son nouveau programme de coopération bilatérale bénino-belge, elle a décidé d’appuyer le Bénin dans le renforcement du positionnement concurrentiel du port de cotonou en facilitant les investissements, en renforçant les compétences de différents acteurs et en travaillant sur l’aspect environnement. Société 02 déc. 2021


Développement de la commune de Banikoara : les dix chefs d’arrondissement dotés de moyens roulants
L’esplanade de la mairie de Banikoara a servi de cadre, lundi 29 novembre dernier, à la remise de motos aux dix chefs d’arrondissement de la commune. C’était au cours d’une cérémonie placée sous la présidence du maire Bio Sarako Tamou. A Banikoara, la mairie est consciente de la portée de cette assertion qui voudrait qu’à un homme auquel l’on assigne une mission, des moyens soient mis à sa disposition. En témoigne la cérémonie de remise de motos à ses dix chefs d’arrondissement organisée, lundi 29 novembre dernier, sur son esplanade. C’est le maire Bio Sarako Tamou qui a procédé à la remise des clés des engins aux heureux récipiendaires. Il s’agit de moyens roulants qui leur permettront d’aider davantage l’équipe dirigeante de la commune, à atteindre les objectifs de développement de la cité des Banigansé. C’est sur fonds propres de la mairie, qu’ils ont été acquis. Le maire a également exhorté les chefs d'arrondissement à faire un bon usage de ces engins de fonction. Heureux, les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction à la mairie. Ils ont promis de se surpasser et de donner, plus que par le passé, le meilleur d’eux-mêmes à la tâche. Société 01 déc. 2021


Dr Patrick Joël Adjivessodé, au sujet du 30 novembre dans l’histoire du Bénin : « L’immortalisation de cette date va générer des sentiments contrastés dans le pays »
C’était un jour de gloire et de célébration de l’unité nationale. Mais depuis l'avènement du renouveau démocratique, le 30 novembre est devenu une date comme toutes les autres, sans intérêt pour le grand public. Dans cet entretien, Dr Patrick Joël Adjivessodé, enseignant d’Histoire et Chef adjoint du Département d’Histoire et d’Archéologie de l’Université d’Abomey-Calavi, rappelle le sens de cette date et ses contours. La Nation : Le 30 novembre rappelle aux Dahoméens aujourd’hui Béninois les trois glorieuses. Dites-nous ce que sont les trois glorieuses. Patrick Joël Adjivessodé : Les trois glorieuses symbolisent trois événements qui se sont déroulés à la même date mais à des années différentes. Il s’agit du 30 novembre 1972, 30 novembre 1974 et 30 novembre 1975. Le 30 novembre 1972 est marqué par la proclamation du discours-programme. Le 30 novembre 1974, c’est la publication du discours d’orientation nationale à Goho, avec le choix du socialisme comme voie de développement et du marxisme-léninisme comme guide philosophique. Puis, le 30 novembre 1975, c’est la création du Parti de la Révolution Populaire du Bénin (Prpb), avec le changement du drapeau tricolore choisi à l’indépendance et du nom Dahomey en Bénin. L’expression « les trois glorieuses» dérive de ces trois dates qui ont changé le cours de l’histoire du Dahomey devenu Bénin. Vous venez de le dire. Le 30 novembre 1975, le Dahomey est devenu Bénin. Pourquoi ce changement de nom ? Ce changement de nom pour les révolutionnaires s’explique pour trois raisons. La première est que ce nom de Dahomey est de fabrication coloniale, imposé aux populations soumises par la force, dans le cadre de la constitution d’un empire, celui français. La deuxième est que le royaume du Danxomè ne couvrait pas, avant l’immixtion française, tout le territoire de l’actuelle république du Bénin. Il couvrait une portion de la partie méridionale de notre pays. La troisième raison pour les révolutionnaires est que, selon leurs termes : « il s’agit tout simplement de donner un nouveau nom à notre pays, nouveau nom qui ne rappellera aucun contenu vexatoire parce que débarrassé de tout préjugé ». Quel est alors le sens du nom « Bénin » ? C’est dans le but de donner un nom neutre à notre pays mais porteur de sens pour nous que la dénomination de Bénin a été choisie. Ce nom est choisi par référence à l’ancien royaume du Bénin dans le Nigeria actuel. C’est au regard de la brillante civilisation développée par ce royaume, civilisation qui fait la fierté de l’Afrique, que la république du Dahomey est désormais appelée république populaire du Bénin. Comment peut-on désormais marquer cette date du 30 novembre et ne plus la laisser passer sous silence ? L’immortalisation de cette date va générer des sentiments contrastés dans le pays. Les idéaux prônés par les révolutionnaires pouvaient être salutaires pour notre pays. Mais la répression politique, la confiscation des libertés, bref, la chasse aux sorcières a laissé de nombreuses familles dans le deuil. Par ailleurs, les révolutionnaires aussi ont fini par faire sombrer le pays dans une crise économique et sociale sans précédent. Tout n’a pas été mauvais cependant au cours de cette période. Immortaliser cette date, relève d’une question de volonté politique. Parlant des modifications, qu’est-ce qui a motivé que la fête nationale soit désormais célébrée le 1er août plutôt que le 26 octobre ? La fête nationale était célébrée le 26 octobre plutôt que le 1er août parce que les révolutionnaires considéraient le 26 octobre, jour de leur prise du pouvoir, comme la date de libération nationale, libération du néocolonialisme, libération de tous les carcans notamment l’instabilité politique, le repli identitaire, la mauvaise gestion… qui entravent le développement de notre pays. Selon eux, la vraie indépendance, c’est à partir du 26 octobre 1972. Un mot pour conclure cet entretien Le coup d’Etat du 26 octobre 1972 a marqué une césure dans l’histoire de notre pays, puisqu’il a inauguré une nouvelle période dans son évolution politique, économique et sociale. La Révolution a semé des roses et des ronces. Actualités 01 déc. 2021


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