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Nouvelles

African talent Awards : Sessimè et Nikanor nominés
Deux artistes béninois sont nominés aux African Talent Awards. Bonne nouvelle pour Sessimè et Nikanor. Les deux artistes béninois sont nominés aux African Talent Awards 2021. Les deux l’ont annoncé sur leurs pages Facebook, l’une dans la soirée du lundi 1er novembre 2021 et l’autre depuis le 29 octobre 2021. Sessimè est désignée dans les catégories « meilleur artiste féminin africain » et « meilleure vidéo de l’année » avec le titre tatouage. « Restons connectés pour les détails à venir », a-t-elle lancé à l’endroit du public. Quant à Nikanor, il est nominé dans les catégories « meilleur Artiste découverte de l’année, meilleure Collaboration (toi et moi feat Sessimè), meilleur Clip Vidéo (Toi et moi feat Sessimè). African Talent Awards est un évènement annuel de distinction et de mérite des jeunes talents africains dans tous les domaines d'activités. La cérémonie qui récompensera les lauréats aura lieu à Abidjan, la capitale ivoirienne, dans la soirée du 11 décembre 2021. Actualités 02 nov. 2021


Bénin : Ce que réclament les animateurs et présentateurs
Portée sur les fonts baptismaux le 30 octobre 2021, l’Association des animateurs et présentateurs du Bénin (Aap-Bénin) met le cap sur la professionnalisation des acteurs. « C’est fini les ‘’Per diems’’ misérables, les cachets en retard, le manque de professionnalisme au sein de la corporation ». Élu à la tête de l’Association des animateurs et présentateurs du Bénin (Aap-Bénin), Eliot Ulysse Djodji veut mettre de l’ordre. « Notre corporation est restée longtemps à la traine. Et il est plus que jamais le moment que nous prenons notre envol. Les présentateurs et animateurs béninois sont traités au rabais », a-t-il fustigé à l’Assemblée générale constitutive de l’Aap-Bénin, samedi 30 octobre 2021 à Cotonou. Ces professionnels des médias entendent donc fédérer les énergies pour une formalisation du secteur. « Nous allons travailler sur plusieurs chantiers, dont celui de la professionnalisation. Nous avons pris langue avec le ministère en charge de la Culture pour que désormais dans la nomenclature des acteurs culturels, les présentateurs live soient inscrits afin de bénéficier au même titre que les autres acteurs culturels du Fonds des arts et de la culture », a-t-il martelé. L’Aap-Bénin a reçu le soutien de plusieurs personnalités et acteurs culturels dont le célèbre présentateur live béninois Jean Louis Azé, lui-même indigné de la « clochardisation » du métier. « Ça ne nous honore pas. Mais ce qui est à la base de tout ça, c’est le manque de formation, de remise à niveau », a-t-il déploré avant de souhaiter longue vie à l’association. Société 31 oct. 2021


Cas d’avortement à Parakou : Des précisions sur la vidéo qui circule
Une vidéo partagée abondement cette semaine sur les réseaux sociaux, précisément sur Facebook et WhatsApp révèle un cas d’avortement à Parakou, au nord du Bénin. C’est vrai, confirment plusieurs témoins contactés sur place. La Nation vous dévoile les contours. [caption id="attachment_71799" align="aligncenter" width="382"]AVORTEMENT PARAKOU Capture d'écran[/caption]   « La loi des députés a commencé exercice, un bb jeté dans le pont avec placenta à Parakou, quartier abattoirs ». Voilà le message qui annonce la vidéo d’une durée de 1’40’’ qui fait le tour des réseaux sociaux depuis mardi 26 octobre 2021. On y voit trois hommes en tenue des Forces armées béninoises. L’un d’eux à l’aide d’un bâton tente de récupérer un fœtus ou un embryon flottant dans l’eau, avec le cordon ombilical. Il parvient quelques secondes plus tard à le saisir avant de quitter la fosse avec ses collaborateurs. Les images sont assez sensibles.
"C’est à Banikanni à Parakou… c’est l’être humain qui est jeté dans l’eau comme cela"
Pendant ce temps, agglutinée sur le pont, une foule vit la scène insupportable. En témoignent les commentaires et les lamentations entendus dans la vidéo : « l’enfant n’est pas encore mort ! il bouge ! », « un gros bébé comme ça », « avec placenta même hein ! ». Une autre séquence retrouvée en commentaire sur la page Facebook « Tokpa Tokpa » donne de précisions sur la localité. « C’est à Banikanni à Parakou… c’est l’être humain qui est jeté dans l’eau comme cela ». La réaction des internautes est empreinte d’indignations et d’insultes.
"J’ai pris le temps de découvrir moi aussi le bébé avant de prendre un pagne pour le couvrir"
Les vérifications faites montrent que la vidéo a été enregistrée à Parakou, sur le pont de quartier Banikanni-Madjatom. Le chef quartier Inoussa Asouma, dit avoir vu une mobilisation sur le pont à son retour des travaux champêtres mardi 26 octobre 2021, autour de 13 heures. Sur place, il y avait déjà, dit-il, le véhicule du Groupement national des Sapeurs-pompiers. « J’ai dépassé la foule pour aller à la maison m’apprêter pour retourner sur les lieux. Les sapeurs-pompiers étaient là déjà. Ils m’ont dit qu’ils sont intervenus à la suite d’un appel. J’ai pris le temps de découvrir moi aussi le bébé avant de prendre un pagne pour le couvrir. Car, la population se mobilisait davantage pour regarder. La Police a été appelée puisqu’on ne connaît pas l’auteur ». Selon l’élu local, l’enfant a été enterré quelques heures plus tard.
Actualités 29 oct. 2021


Gestion des résultats au tournoi de tir à l'arc : cinq archers formés sur l’usage du logiciel Ianseo
Organisée par la Fédération béninoise de tir à l'arc (Fébéta), la formation sur la gestion des résultats au tournoi de tir à l'arc avec l’outil Ianseo s’est achevée, mardi 24 octobre à Cotonou. Au total, cinq archers ont pris part à cette formation dont l’objectif est de donner de la visibilité aux championnats nationaux afin de permettre à la World Archery d’apprécier le niveau de la pratique de cette discipline au Bénin.
Cinq archers béninois ont bénéficié, du 22 au 24 octobre dernier, d’une formation sur la gestion des résultats d'un tournoi de tir à l’arc avec le logiciel Ianseo. L’objectif de cette formation est de donner de la visibilité aux championnats nationaux afin que, de l'extérieur, la World Archery apprécie le niveau de la pratique de la discipline au Bénin. Ainsi,  Divine Guèdègbé, Merveilles Ahandesi, Irfovic Sèna de Souza, Pidio Tchedé et Damien Samadi ont acquis des connaissances théoriques et pratiques pouvant leur permettre d’utiliser efficacement cet outil.
« Ils sont aguerris pour  jouer leur partition lors des prochains championnats nationaux de la discipline », a confié Paul Zinsou, président de la  Fédération béninoise de tir à l'arc (Fébéta). Pour lui, c'est une chance pour ces archers de participer à cette formation sur ce logiciel qui permet de gérer 100 archers sur le terrain au cours d'une compétition.
« Facile à utiliser, Ianseo est un projet Open Source traduit en plusieurs langues », a-t-il ajouté. A l’en croire, Ianseo est le logiciel le plus à jour et le plus avancé au monde intégrant toutes les règles de la Fédération internationale de Tir à l’Arc (Fita). Selon lui, cet outil a évolué pour inclure la gestion complète d'un tournoi de tir à l'arc : de l'accréditation des athlètes et des officiels, du réseau et intégration en ligne à la conception Fop. A travers ses fonctionnalités, Ianseo permet la mise en ligne de la compétition, selon la formatrice Merveille Zinsou. « Dans Ianseo, il est possible de remplir certaines sections comme : informations de la compétition, équipe de terrain, divisions et classes, gestion des distances, affection des cibles, liste des archers »,
a-t-elle expliqué. Avec cet outil, il est possible de faire l’impression des feuilles de marques, de saisir les résultats du tour de qualifications, de faire le classement et de gérer les égalités. A signaler que ce logiciel permet de gérer un gros effectif de participants et peut permettre au Bénin d'abriter le championnat d’Afrique, voire du monde.
Sports 29 oct. 2021


Académie de France à Rome-Villa Médicis : Marie-Cécile Zinsou nommée présidente du conseil d’administration
La Franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou est désormais la présidente du conseil d’administration de l’académie de France à Rome - Villa Médicis. Elle a été nommée ce jeudi 28 octobre, précise
un communiqué du ministère français de la Culture. La fille du banquier d'affaires, Lionel Zinsou, ancien premier ministre du Bénin, prend les rênes du conseil d'administration de l'académie pour un mandat de trois ans. Avec l’ensemble de ses collègues, Marie-Cécile Zinsou va accompagner l’action de Sam Stourdzé, directeur de la Villa depuis le 1er septembre 2020. La présidente de la Fondation Zinsou succède ainsi à Thierry Tuot qui a présidé ledit conseil de 2011 à 2020, soit neuf ans de règne. La nomination de la Franco-béninoise a été proposée par la ministre française de la Culture, Roselyne Bachelot. Qui est Marie-Cécile Zinsou ? « Née en 1982, de nationalité française et béninoise, Marie-Cécile Zinsou, après des études en France et en Angleterre, commence par enseigner l’histoire de l’art au Bénin, à l’Ecole secondaire des métiers d’art Sos Hermann Gmeiner, à Abomey Calavi, en 2003. En 2005, elle crée, à Cotonou, la Fondation Zinsou, dédiée à l’art contemporain et à son rayonnement, fondation qu’elle préside et dont elle assure la direction artistique. En 2013, elle ouvre le musée d’Art contemporain de Ouidah et rejoint à ce titre le Global museum leader colloquium du Metropolitan museum of Art de New York. Depuis 2015, Marie-Cécile Zinsou siège au conseil d'administration de l'établissement public du Château, du musée et du domaine national de Versailles ainsi que, depuis 2019, au conseil d’administration de l’Institut des Cultures d’Islam. Elle préside le conseil d’administration de La Maison Maria Casarès, Centre culturel de rencontre dédié au théâtre, situé en Charente. Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, elle a reçu au titre de l’action de la fondation Zinsou, le Praemium Imperiale - Grant for young artist- en 2014 au Japon ». Actualités 29 oct. 2021


Réseaux sociaux : Facebook devient Meta
Avec effet immédiat, Le groupe californien, maison-mère de Facebook, WhatsApp, Instagram, Messenger et Oculus change de nom. Les férus des réseaux sociaux vont devoir se familiariser avec une nouvelle appellation. Facebook est devenu Meta. « Notre marque était trop liée à un seul de nos services et ne reflétait pas tout ce que nous faisons », a expliqué Mark Zuckerberg au cours d’une keynote, ce jeudi 28 octobre 2021. Son objectif est désormais d’aider à donner vie au métaverse. « C'est la promesse ultime, qui permettra de rapprocher les gens, d'avoir une sensation de présence, de pouvoir se téléporter n'importe où », a-t-il précisé. Facebook veut à long terme réussir à concevoir un appareil qui a l'apparence de lunettes de vue classique, mais qui permettrait de voir «au-delà du monde physique. C’est-à-dire jouer à des jeux, se retrouver entre amis, assister à des évènements virtuels, pratiquer du sport, ou même travailler. Ce changement de nom intervient quelques semaines après un dysfonctionnement majeur enregistré par le réseau social. Actualités 28 oct. 2021


Disputes intempestives au sein des ménages : les enfants, ces victimes innocentes !
Les conflits conjugaux récurrents causent d’importants préjudices aux enfants au sein du ménage. Les disputes répétées et abusives au sein des foyers contribuent au déséquilibre observé chez certains enfants sur les plans éducatif et comportemental. « Les disputes des parents peuvent être source de traumatisme chez l’enfant », signale Vital Godovo, psychologue clinicien. Selon lui, les disputes installent une ambiance violente et agressive qui provoque chez les enfants l’angoisse, l’inconfort et l’anxiété. Un enfant angoissé et stressé ne possède pas l’entièreté de ses ressources ; ce qui crée chez lui des difficultés comportementales au plan social. Le psychologue informe aussi que l’enfant peut avoir une perturbation importante dans son développement psycho-affectif. « A un âge donné, même pour ce qu’il devrait être capable de faire en termes de comportement, de conduite, de raisonnement, de réflexion, il se trouve limité juste à cause des disputes parentales fréquentes au sein desquelles il se retrouve », explique Vital Godovo. Egalement, poursuit-il, lorsque les disputes en présence des enfants deviennent récurrentes, l’autorité des parents est bafouée aux yeux des enfants. Ce qui crée en retour d’autres problèmes d’éducation. Les parents ne peuvent plus s’imposer puisque l’enfant développe un caractère d’opposition et devient réfractaire à l’éducation qu’ils essaient de lui inculquer. A en croire le spécialiste de la santé mentale, des problèmes de santé d’ordre physique peuvent s’y ajouter. « Un enfant toujours angoissé peut développer des troubles psychosomatiques », souligne-t-il. Les conflits conjugaux peuvent aussi avoir de graves répercussions sur le rendement scolaire des enfants. « Les parents ont l’obligation de protéger leurs enfants. Il est donc nécessaire de maintenir les enfants à l’écart des disputes car leur maturité psychologique ne leur permet pas encore de comprendre que les disputes font partie de la vie de couple », conseille-t-il. Puis il suggère de privilégier le dialogue avec les enfants en cas de disputes en leur présence afin de leur éviter de garder des séquelles ou des rancœurs susceptibles de développer chez eux des attitudes de violence ou de normaliser l’agressivité. Par ailleurs, Vital Godovo pense qu’en dehors des parents, l’enseignant a aussi un rôle à jouer pour corriger partiellement les conséquences de ces disputes parentales sur l’enfant. « L’enseignant a pour rôle d’éduquer l’enfant à la vie pacifique et à la tolérance », conclut Vital Godovo.   Sources des disputes au sein des foyers « Les causes des disputes sont de deux ordres, nous avons l’objet des disputes et les facteurs propres aux deux conjoints», indique le psychologue clinicien Vital Godovo. L’objet des disputes peut être les mésententes, les frustrations, les incompréhensions autour de certaines questions du ménage, à savoir les questions d’ordre financier, de conduite, de l’attitude éducative par rapport aux enfants mais surtout un manque crucial de communication au sein des couples. Dr Godovo explique qu’il est bien possible d’être confronté à ces genres de problèmes en situation de couple sans en arriver aux disputes. Et c’est d’ailleurs là qu’interviennent les facteurs propres aux conjoints dont il faisait référence plus haut. « Si ces problèmes virent tout le temps aux disputes, c’est parce que les individus concernés ont eux-mêmes des caractéristiques, des traits ou des insuffisances qui facilitent la survenance de ces disputes », fait-il savoir. Il appelle à une tolérance mutuelle au sein du couple. Chaque partenaire doit être en mesure de développer la tolérance face à la frustration et surtout apprendre à garder son calme. Il y va de l’harmonie au sein du foyer mais aussi du bien-être des enfants. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 28 oct. 2021


Le suicide : une solution blâmable à de vrais problèmes
Le suicide, drame social, reste un fait condamnable par toutes les sociétés. C’est du reste, une mauvaise solution à des problèmes réels. Au banc des accusés, le suicidé et son entourage.
On ne le verra plus jamais. A 72 ans, Y. L. résidant dans la commune de Sèmè-Kpodji a été retrouvé mort pendu. Il se serait donné la mort après avoir vendu la maison qu’il habitait et dont il était propriétaire. C’est le nouvel acquéreur et les ouvriers qui devraient travailler sur les lieux qui ont découvert, le 29 septembre 2021, le lendemain de la cession, son corps inanimé dans l’une des pièces de la maison. Entre consternation et pleurs, une question revient sans cesse : pourquoi s’est-il suicidé ? Cette préoccupation n’aura peut-être pas de réponse précise puisque la victime n’a laissé aucun mot sur les motifs de son acte avant de se donner la mort.
Mèdessè Agbodjan, la quarantaine, enseignant dans un collège d’enseignement général à Cotonou, a failli aussi se suicider après le décès de son épouse et des ennuis de santé dans le même temps.  « C’était des moments très difficiles. Tout était sombre dans ma vie. Le ciel m’était tombé sur la tête », se souvient-il, très peiné.
Comme le septuagénaire, ils sont nombreux ces hommes et femmes de diverses tranches d’âges à mettre fin volontairement à leur vie de différentes manières :
pendaison, consommation ou injection de substances létales, accidents volontaires de la circulation…
Chaque année dans le monde, on estime à près d’un million le nombre de personnes qui se donnent la mort, soit un suicide toutes les 40 secondes. Selon un rapport de la Banque mondiale, le taux de mortalité par suicide au Bénin était de 7,8 pour 100 000
habitants en 2019.
Une étude réalisée à Cobly, une commune du département de l’Atacora au nord du Bénin, pendant quatre ans, par une équipe de chercheurs dirigée par le psychiatre Francis Tognon, a enregistré 52 cas de suicide, soit en moyenne, 10 suicides par an. « L’âge moyen des suicidés était de 36 ans avec des extrêmes de 18 à 70 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de 20 à 30 ans. Les hommes étaient majoritaires à 69,2 % et 67,3 % étaient des cultivateurs. Parmi les suicidés, 75 % étaient mariés. Le taux moyen de mortalité par suicide sur cette période était de 14,9 pour 100 000
habitants », indique l’étude.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le suicide est
« un grave problème de santé publique » et constituait en 2019 la quatrième cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. Parmi les jeunes âgés de 15 à 19 ans, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes filles (après les affections maternelles) et la troisième cause de décès chez les garçons (après les accidents de circulation et la violence interpersonnelle).
Un mal aux racines profondes
Diverses raisons expliquent le choix du suicide par certaines personnes, selon Gilles Aïzan, doctorant en psychologie clinique. Le chercheur explique que cet acte fatal peut provenir d’une maladie psychiatrique grave, notamment une dépression et des maladies bipolaires ou une schizophrénie. « L’abus de substances psychotropes, les antécédents familiaux de suicide, les douleurs émotionnelles ou physiques intenses, les pertes significatives comme le décès d’un proche, … sont également des facteurs qui conduisent certaines personnes à mettre fin à leur vie », fait savoir le psychologue. Il ajoute que c’est aussi « l’aboutissement d’un conflit psychique ».
« Le geste suicidaire serait une solution psychique, donc un mécanisme de défense.  Dans une perspective freudienne, c’est un manque de capacité conflictuelle : le moi se tue de ne plus être moi », souligne Gilles Aïzan.
Ces motifs sont souvent connus à travers des messages écrits, audio ou vidéo que laissent les suicidés avant l’acte. Parmi les 52 suicidés enregistrés à Cobly, l’étude révèle que 8, soit 15,4 %, avaient laissé une lettre qui renseigne sur  les raisons qui les ont poussés au suicide. 62,5 % évoquent une maladie, 25 % parlent de pauvreté, 12,5 % estiment s’être tués pour avoir été poussés à un mariage forcé.
« Selon l’autopsie psychologique faite, les causes suivantes ont été relevées : pauvreté (32 %), conflits familiaux (26,9 %), mariage forcé (15,8 %), troubles mentaux (5,8 %), maladie incurable (3,9 %) et cause inconnue (15,4 %) », précise l’étude.
Pour certains pratiquants des religions endogènes et importées, des forces maléfiques peuvent être à la base du suicide.
C’est donc un fait social qui émane principalement de la société, des injustices sociales, de la détérioration des relations interpersonnelles et des conflits internes mal résolus. Les auteurs de tentatives de suicide et ceux qui ont failli avoir recours à l’acte le disent clairement. « Parfois, vous semblez immergés par les problèmes et vous pensez que l’idéal, c’est de quitter le monde. La solitude, les problèmes financiers et la douleur de la séparation avaient failli avoir raison de ma force mentale. J’étais à deux doigts de céder. Mais heureusement, j’ai tenu bon », confie Mèdessè Agbodjan.
Le suicide est un fait condamné dans toutes les sociétés africaines. Dans l’inconscient collectif, le décès d’un être humain ne doit être provoqué par lui-même.
« Le suicide est perçu comme une malédiction, un péché…D’ailleurs, le corps d’une personne suicidée n’est pas accepté pour les derniers rites dans certaines religions », explique la sociologue Karen Ganyé. « Dans les religions endogènes, dans certains milieux, souligne-t-elle, une consultation divinatoire est faite pour que l’âme du défunt explique les raisons pour lesquelles il s’est suicidé ». Une manière de l’interpeller sur la gravité de son acte.
Après avoir énuméré les six personnages de la Bible qui se sont suicidés ainsi que ceux qui ont failli passer à cet acte, Dr Fifamè Fidèle Houssou Gandonou, pasteure de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, conclut : « Dieu est le maître de la vie, et il n’appartient à personne de la supprimer ».  Elle martèle que « mettre fin à sa vie n’est pas chrétien. C’est non seulement une fuite de responsabilité mais aussi une insulte à Dieu ».
Signes avant-coureurs
Sauf dans de rares cas, le suicide est précédé de certains faits qui doivent attirer l’attention de l’entourage. Le psychologue Gilles Aïzan explique : « En général, une personne prédisposée au suicide affiche, consciemment ou inconsciemment, certains signes indicateurs d’un mal-être ». Sans être exhaustif, le spécialiste de la santé mentale cite : le ralentissement de l’élan vital, le pessimisme dans le discours, les signes de dépression clinique, la baisse d’interactivité avec l’environnement, la tristesse et le désespoir, un désintérêt à l’égard des activités jusqu’alors appréciées ou à l’égard de ce qui l’entoure et des changements physiques comme un manque d’énergie, différents troubles du sommeil, des variations de poids ou des troubles de l’appétit. Il évoque également la perte de l’estime de soi, les pensées négatives sur sa propre valeur, la référence à la mort ou au suicide oralement ou par écrit et le rangement des affaires personnelles comme le don de ses biens ou un intérêt soudain à l’égard de son testament ou de son assurance-vie. «Bien que de nombreuses personnes suicidaires puissent paraître abattues, d’autres dissimulent leurs problèmes sous une énergie débordante. L’agitation, l’hyperactivité et la nervosité peuvent également signaler l’existence d’un problème sous-jacent», nuance Gilles Aïzan.
La réduction du taux de suicide dépend surtout de l’attention que les uns et les autres se portent réciproquement. « Les gens se suicident quand ils sont dans une situation où ils n’ont pas une oreille attentive »,
affirme Dr Karen Ganyé, sociologue. « Il faut veiller les uns sur les autres. Il faut que l’intégration sociale soit plus complète », poursuit-elle. Elle invite donc à l’altruisme. Le psychologue ne dit pas le contraire. Il renchérit :
« Le rôle de l’entourage est d’abord de porter attention à toute personne en situation de mal-être émotionnel et/ou physique ».
L’entourage n’est pas le seul concerné pour anticiper sur l’acte de suicide. Il s’impose de relativiser la douleur et de disposer d’un référent spirituel, d’un confident et autres pour se confier dans les moments pénibles. « Qu’elle soit physique ou psychique, la souffrance n’est jamais plaisante, et il est naturel de vouloir l’éviter ou l’atténuer », admet la révérende Fifamè Fidèle Houssou Gandonou.
« Toutefois, il faut juste apprendre à la supporter et même s’il n’y a aucune solution objective, s’en remettre à son créateur en lui demandant d’intervenir d’une manière ou d’une autre », propose la pasteure.
« Ayons le réflexe de référer aux psychologues pour une prise en charge efficace toute personne ayant des «idées noires» ou connaissant la dépression. Cela contribuera énormément à la prévention et à la réduction des actes de suicide », recommande, pour sa part, Prince A. Hounnou, psychologue des hôpitaux et psychothérapeute.
Société 28 oct. 2021


Cybersécurité et confiance numérique : la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat approuvée
Fidèle à sa volonté d'assurer l’essor de l’économie numérique au Bénin, le gouvernement a adopté hier, mercredi 27 octobre, en Conseil des ministres, la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat. Cette nouvelle orientation va favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. Engagé pour la sécurisation du cyberespace béninois en vue d'assurer l’essor de l’économie numérique, le gouvernement béninois a approuvé la politique de sécurité des systèmes d’information. L’adoption de ces nouvelles règles vise à promouvoir les bonnes pratiques de sécurité au sein des entités de l’Etat, harmoniser la protection des infrastructures des systèmes d’information à l’échelle de l’Etat et définir le cadre relationnel entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et les entités de l’Etat. Ce faisant, le gouvernement du président Patrice Talon entend favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. « Cette politique apparaît comme le support de base pour la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles et physiques par les structures de l’Etat afin de protéger leurs systèmes d’information respectifs», précise le compte-rendu du Conseil des ministres. A travers cette politique qui intervient après l’adoption par le Conseil des ministres, en sa séance du 6 mai 2020, de la stratégie nationale de sécurité numérique et son plan d’action 2020-2021, le gouvernement entend créer un cyberespace sécurisé pour une économie numérique attrayante. « Cela suppose le respect des règles définies par la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat pour favoriser la confiance des utilisateurs dans les usages qu’ils font de ces systèmes », explique le compte-rendu du Conseil. Faut-il le souligner, dès l’approbation de cette politique, les entités concernées disposent d’un délai d’un an pour définir un plan d’action destiné à l'application de ses règles dans le but d’atteindre la conformité totale au bout de trois ans. Signalons que le Bénin a enregistré des avancées notables en matière de cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité au cours des quatre dernières années en progressant de 92 places dans le classement de l’indice global de cybersécurité. Actualités 28 oct. 2021


Criet : Alexandre Hountondji, Joseph Tamègnon et consorts libérés 
  La Chambre des Libertés et de la Détention de la Cour de répression des infractions économiques et du Terrorisme (Criet) a mis en liberté provisoire ce mercredi, l’ancien ministre Alexandre Hountondji, l’ex-directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Joseph Tamègnon et les sieurs Ibrahim Tchassenti, Jean Bosco de Souza et Émile Koudjo incarcérés, le 8 avril dernier, dans le cadre des violences ayant émaillé dans certaines localités du Bénin la présidentielle du 11 avril dernier.
Le mandat de dépôt des cinq prévenus a été levé. Ils sont libres depuis ce mercredi de leurs mouvements. Mais ils sont placés sous contrôle judiciaire et restent toujours poursuivis pour des infractions présumées de participation à des faits d’actes de terrorisme.
Les mis en cause étaient à nouveau devant la Criet, lundi 25 octobre dernier. Ils ont été fixés sur leur sort par la cour qui a entériné les réquisitions du ministère public lors de la première audience du 9 août dernier. La cour s’est déclarée incompétente et a renvoyé le dossier en instruction préparatoire. Comme l’a d’ailleurs requis le premier substitut du procureur spécial de la Criet, Reggans Hounguè. Selon ce dernier, les faits reprochés aux mis en cause sont de nature criminelle et non délictuelle. La cour a donné raison au parquet spécial de la Criet et a également rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par  les accusés. C’est donc la décision de rejet de la demande de mise en liberté provisoire de la cour de céans qui a été attaquée devant la chambre des  Libertés et de la Détention de la Criet présidée par la magistrate Edibayo Dassoundo.  Celle-ci a infirmé ce mercredi le mandat de dépôt maintenu, lundi 25 octobre dernier, contre les intéressés par la cour de céans. Alexandre Hountondji et autres quittent donc la prison et retrouvent leurs familles.
Libres mais toujours poursuivis 
Au cours de l’audience du lundi 9 août dernier, l’ancien ministre et consorts ont clamé, tout au long du procès, leur innocence par rapport aux faits mis à leur charge. Ils se disent étrangers aux infractions qui leur sont reprochées, c’est-à-dire s’être mis en intelligence avec le sieur Elie Djénontin également incarcéré, pour commettre des actes de violence et de terrorisme lors des manifestations violentes qui se sont déroulées du 6 au 7 avril dernier dans le cadre d’un mouvement dit : « Cinq ans c’est cinq ans » pour aller contre toute prorogation du mandat présidentiel.  Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon avaient plaidé non coupables. Ils disent ne connaître ni d’Adam ni d’Eve Elie Djénontin. Toutefois, l’ancien ministre chargé des Relations avec les Institutions, sous le régime  de Boni Yayi, reconnait être membre du Groupe national de contact (Gnc), lequel a organisé à Cotonou un colloque sur les 31 ans d’anniversaire de la Conférence des forces vives de février 1990. A cette occasion, dit-il, il a été présenté une communication au cours de laquelle il a été dit « cinq ans c’est cinq ans ». Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’animation de la vie politique nationale qu’il mène depuis 50 ans, avait martelé Alexandre Hountondji. Les actions ne sont pas sorties de ce cadre, insiste-t-il, avant de mettre au défi quiconque lui prouverait le contraire et le confondrait de ce qu’il a posé un acte de terrorisme à la veille de l’élection présidentielle d’avril dernier. «Je ne me suis jamais battu avec quelqu’un dans ma vie pour être traité de terroriste », se défend aussi Joseph Tamègnon pour tenter de se disculper.
Mais déjà, cette remise en liberté provisoire est une bonne nouvelle pour les cinq mis en cause qui peuvent désormais comparaitre libres devant la commission d’instruction de la Criet dans le cadre de la poursuite de la procédure les concernant.
Actualités 28 oct. 2021


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