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Nouvelles

Dr Raphaël Totongnon au sujet de la loi sur l’avortement: « Les filles pourront désormais avoir droit à un choix responsable »
Dr Raphaël Totongnon, coordonnateur du projet Plaidoyer pour l’avortement sécurisé du Collège national des gynécologues obstétriciens du Bénin, se prononce sur la relecture de la loi 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction, qui élargit les conditions d’accès à l’avortement. La Nation : Comment appréciez-vous la relecture de la loi 2003-04 du 3 mars 2003 intervenue au parlement dans la nuit du mercredi 20 octobre ? Dr Raphaël Totongnon : Ce n’est pas gagné d’avance. C’est un acte des députés qui ont appréhendé l’ampleur du problème, au même titre que le gouvernement qui a voulu donner cette chance à nos filles, qui meurent dans le silence pour des causes qu’on peut éviter. Elles pourront désormais avoir droit à un choix responsable. Le protocole de Maputo, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, demande à tous les Etats membres de l’Ua de garantir aux femmes de leurs pays, l’accès au service d’avortement. Le Bénin a ratifié ce protocole, mais la loi de 2003 était restrictive et n’offrait cette chance qu’à une femme sur cinq. Que gagne le Bénin avec le vote d’une telle loi ? C’est une grande opportunité pour le pays. Nous devons commencer par remercier le gouvernement qui a apprécié l’ampleur de la situation. L’avortement est un fléau et lorsqu’il est clandestin, il peut causer la stérilité, des hémorragies non maitrisées entrainant la mort. Au Bénin en 2018, il a été révélé par une étude conduite par le ministère de la Santé que 200 femmes meurent pour raison d’avortement clandestin. Une autre étude qui date de 2016, effectuée toujours par le même ministère, révèle que 1 500 femmes meurent pour une cause liée à l’accouchement et à l’avortement. Alors que nous sommes tenus par les engagements internationaux. Les Nations Unies demandent à tous les pays, au titre des Objectifs de développement durable (Odd 3) relatifs à la santé et au bien-être pour tous, de ramener le taux de mortalité à 70 décès maternels sur 100 000 naissances vivantes d’ici 2030. A cette échéance, si le Bénin peut être déjà à 123, au lieu de 395 comme c’est le cas actuellement, selon l’Enquête démographique de santé 2018-2022, le pari serait gagné. Avec le vote de la présente loi, nous pensons que la réduction de la mortalité maternelle au Bénin va s’accélérer. Quelle est la part de l’avortement clandestin dans les taux de décès maternels ? Déjà, face à un tel tableau, vous êtes obligés en tant que gouvernants de prendre des mesures fortes, qui permettront de réduire la mortalité des femmes pour une cause qu’on pourrait éviter. Dans le plan opérationnel de réduction de la mortalité maternelle et néonatale 2018-2022, les décès par avortement clandestin ont été cités comme la troisième cause de décès des femmes en République du Bénin. La première cause l’hémorragie, la seconde l’éclampsie. Des efforts sont entrepris pour minimiser les décès liés à ces deux causes par les gouvernements successifs à travers la mise en place des Soins obstétricaux néonataux d’urgence (Sonu), mais nous n’avons pas réussi à tenir le pari. Le gouvernement a donc décidé d’agir sur la troisième cause. Mais l’environnement juridique sur l’avortement est caractérisé par les dispositions de la loi 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et la reproduction. En son article 17, les conditions dans lesquelles une femme portant une grossesse non désirée, peut accéder à l’Interruption volontaire de cette grossesse (Ivg) ont été énumérées. Il s’agit notamment d’une grossesse issue d’un viol ou d’un inceste, un bébé malformé révélé par l’échographie, ou lorsque la poursuite de la grossesse va menacer la vie ou la santé de la mère. C’est pourquoi, cette loi ne résolvait le problème que pour une femme sur cinq portant une grossesse non désirée. Les quatre autres femmes qui n’y ont pas accès, se réfèrent aux charlatans, aux apprentis sorciers qui se font passer pour des agents de santé, des amis qui leur donnent des potions magiques à boire ou à introduire dans le sexe et les dégâts s’ensuivent. Lorsqu’on met ensemble le nombre de femmes qui meurent par an soit 1500 en voulant donner la vie, les 200 qui meurent pour cause d’avortement clandestin par an, on constate que dans notre pays, 4 à 5 femmes continuent de mourir par jour pour des causes évitables. Or, ce sont les restrictions de la loi sur l’avortement qui encouragent son caractère clandestin. Le gouvernement en initiant ce projet de loi qui a été voté a pris la mesure de la situation pour réduire la mortalité maternelle. Quelles sont les innovations de la loi ? En dehors des trois conditions qui étaient prévues, lorsque la femme est dans des conditions de détresse matérielle, professionnelle et éducationnelle non seulement pour elle-même mais pour l’enfant à venir, elle peut demander une Interruption volontaire de grossesse (Ivg). Et pour apprécier les caractères de la détresse, plusieurs acteurs vont intervenir. Donc, un avortement ne sera plus jamais l’affaire des seuls médecins ou sages-femmes qui vont rester dans leurs quatre murs pour opérer. Cela fera appel à plusieurs ministères sectoriels dont les cadres vont s’asseoir pour élaborer les décrets d’application de la nouvelle loi. Il y a eu également des innovations sur l’adoption d’une méthode contraceptive, et la contraception est rendue gratuite. Sur ce plan, la cible 7 de l’Odd 3 est celle qui va évaluer tous les pays, d’ici 2030 par rapport aux prouesses que nous avons faites en matière de prévalence d’adoption de méthode contraceptive. Malheureusement, dans notre pays jusqu’en 2019, le taux de prévalence contraceptive était encore en-dessous de 18 %, alors que les Nations Unies, selon l’agenda 2030, demandent à tous les pays d’être entre 55 % et 65 %. La Tunisie qui a ouvert l’avortement sans limite du terme de la grossesse, a un taux de prévalence en décembre 2020 qui est déjà de 62 %, dix ans avant l’échéance des Nations Unies. Nous avons encore une bataille à faire à ce niveau afin de multiplier les stratégies et permettre à un grand nombre de femmes d’adhérer aux méthodes contraceptives lorsqu’elles ne sont pas prêtes pour porter une grossesse. Parce que les décès par rapport à l’avortement clandestin, c’est qu’à l’origine, il y a une grossesse non désirée. Pourquoi ne pas prévenir la grossesse non désirée en allant adhérer en amont aux méthodes contraceptives. Actualités 22 oct. 2021


Code des personnes et de la famille : Onze articles et le chapitre 1er du livre III modifiés (L’enfant peut désormais porter les noms de famille de ses père et mère)
Les députés ont adopté ce jeudi, la loi n° 2021-13 modifiant et complétant la loi n°2002-07 du 24 août 2004 portant Code des personnes et de la famille en République du Bénin. L’avènement de cette loi vise à consacrer davantage l’égalité de droits entre l’homme et la femme et adapter le code des personnes et de la famille aux réalités sociologiques béninoises en matière de fiançailles. Il ressort des onze dispositions et du chapitre 1er du livre III du code modifié et complété que l’enfant peut porter désormais soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par eux, dans la limite d’un nom de famille pour chacun d’eux. En l’absence de déclaration conjointe à l’officier de l’état civil mentionnant le choix de l’enfant, celui-ci prend le nom de celui des parents à l’égard duquel sa filiation est établie en premier lieu et le nom de son père si sa filiation est établie simultanément à l’égard de l’un et de l’autre. En cas de désaveu de paternité, l’enfant porte le nom de sa mère. En cas de mariage, chaque époux conserve son nom ou prend celui de son conjoint ou adjoint le nom de celui-ci au sien. Il en va de même pour la veuve ou le veuf. Le conjoint divorcé peut continuer de porter le nom de son ancien époux. L’article 113 nouveau dispose que la connaissance mutuelle des familles par la présentation réciproque de celles-ci vaut promesse de mariage entre un homme et une femme. Au terme de la connaissance mutuelle des familles, les deux partenaires qui y ont consenti deviennent des fiancés. Chacun des fiancés, prévoit la loi, a le droit de rompre unilatéralement les fiançailles. Toute rupture abusive constatée par le juge peut donner lieu au paiement de dommages-intérêts conformément au droit commun. Mais en aucun cas, les dépenses occasionnées par la connaissance mutuelle des familles ne peuvent faire l’objet d’un remboursement ou d’une indemnisation. Chacun des futurs époux doit consentir personnellement aux fiançailles. Mais en aucun cas, le mineur ne peut être fiancé, nuance la loi. La femme divorcée ou veuve peut, sans délai, se remarier dès lors qu’elle administre la preuve qu’elle ne porte pas de grossesse de son précédent mariage. Aux termes de la loi, les actes de naissance établissant l’état civil des personnes avant l’entrée en vigueur de la loi peuvent, à la requête de toute personne intéressée, faire l’objet de rectification et d’adjonction de nom en vue du bénéfice des dispositions de cette loi. Autrement dit, le législateur a décidé de rendre le texte rétroactif. Aucun tort aux us et coutumes Les parlementaires ont jugé pertinente l’initiative du gouvernement qui a introduit le projet de loi pour réviser le Code des personnes et de la famille datant déjà d’une vingtaine d’années. Ils saluent surtout le renforcement du principe d’égalité des sexes que promeut le texte en permettant à l’enfant de porter également le nom de famille de sa mère lorsque celle-ci en exprime le besoin. L’honorable Nassirou Arifari Bako a émis quelques inquiétudes concernant notamment le fait de permettre à une femme divorcée de continuer à porter le nom de son ex-époux même après la rupture du mariage tant qu’elle n’a pas désiré le changer. Mais le président de la Commission des Lois, Orden Alladatin, qui a présenté le dossier, le ministre en charge de la Justice, Me Séverin Quenum, et sa collègue en charge de la Famille, Véronique Tognifodé, ont tenu à rassurer les uns et les autres. Pour eux, cette loi tient de la modernisation du Bénin qui doit se mettre au diapason des réalités de l’heure. La réforme ne crée aucun tort aux us et coutumes de la société béninoise. Bien au contraire, elle vient contribuer à une justice sociale au nom de l’égalité entre l’homme et la femme. Mais les explications n’ont pas certainement convaincu le député Nassirou Bako Arifari qui a exprimé un vote abstention. En dehors de lui, tous ses autres collègues ont voté en faveur de l’adoption du texte. La séance plénière a été dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou?   Actualités 22 oct. 2021


Programme d’assainissement pluvial de Cotonou : démarrage imminent des travaux dans les 9e et 13e arrondissements
Six bailleurs de fonds prennent part au financement du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) pour un montant total de 253 milliards de francs Cfa. La cérémonie de signature du contrat d’exécution des travaux financés par l’Agence française de développement (Afd) s’est tenue, ce mercredi 20 octobre à l’Agence du Cadre de vie à Cotonou. « Plus qu’une ambition, c’est une véritable vision au profit du développement urbain, donc du cadre de vie de la majorité des Béninois… », a déclaré le ministre du Cadre de vie, José Tonato, à la signature du contrat des travaux à réaliser au titre du financement de l’Agence française de développement (Afd). Sogea Satom, l’entreprise adjudicataire, interviendra dans le bassin XX situé dans la partie Nord-Ouest de Cotonou, qui comporte les quartiers de Mènontin (9e arrondissement), d’Agla (13e) et une partie de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi, sur une superficie de 524 ha. Le président de l’Agence d’exécution des travaux urbains (Agetur), maître d’ouvrage délégué, Lambert Koty, indique que les ouvrages projetés sont notamment la construction de bassin de rétention sur 8 935 mètres linéaires, d’un collecteur cadre de 115 mètres linéaires, le pavage et l’aménagement de voirie sur 5 124 mètres linéaires. Ce contrat financé par l’Agence française de développement s’élève à un montant total de 23 300 174 040 francs Cfa hors taxes, et les travaux démarrent en novembre 2021, pour un délai contractuel de 15 mois. Une vision globale de l’aménagement « Un assainissement de cette ampleur dépassant largement les 250 milliards de francs à mettre en œuvre, en si peu de temps, au niveau d’une ville, c’est quelque chose de très valorisant. L’asphaltage est allé jusqu’aux villes secondaires, l’assainissement va vers les villes secondaires... », souligne le ministre du Cadre de vie, José Tonato, avant d’ajouter: « C’est dans une démarche de structuration de tout le territoire national, conscient que le développement des différents territoires va faire le développement de l’ensemble du pays. Et au cœur de cela, nous avons une démarche qui promeut le développement de la ville durable, résiliente au changement climatique ». En termes d’existant, la zone d’intervention de l’entreprise adjudicataire, Sogea Satom, est constituée entre autres d’un bassin de rétention naturel présentant cinq sous-bassins dans lesquels l’écoulement se fait à très faible débit et où les lits majeurs sont remblayés au fil du temps pour faire place à quelques habitations et tas d’ordures. On y distingue quelques ouvrages d’équilibre et des amorces d’ouvrages d’assainissement. Une large mobilisation des bailleurs A en croire le président de l’Agence d’exécution des travaux urbains (Agetur), maître d’ouvrage délégué, Lambert Koty, le Programme d’assainissement pluvial (Papc) constitue un pas de géant par rapport aux programmes antérieurs d’assainissement. A terme, il sera réalisé 51 km de nouveaux collecteurs primaires toutes catégories confondues, 59 km de pavage de rues et environ 125 km de caniveaux latéraux pour un coût global estimé à 253 milliards de francs Cfa. Au titre des bailleurs, il y a entre autres, la Banque mondiale, l’Agence française de développement (Afd), la Banque européenne d’investissement (Bei), la Banque ouest africaine de développement (Boad), la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid). «Jamais aucun programme d’assainissement n’a suscité autant d’adhésion des bailleurs de fonds par le passé dans notre pays », en déduit le président directeur général de l’Agetur, Lambert Koty. Actualités 21 oct. 2021


Bénin : Le « général Faleti » réclame une mise en liberté d’office
Interpellé le 23 janvier 2020 puis déposé à la prison civile d’Akpro-Missérété, Prudence Ayodélé Biaou alias « Général Faléti » a saisi la Cour Constitutionnelle pour qu’elle décide de l’inconstitutionnalité de sa détention provisoire. « Le Général Faleti » souhaite recouvrer sa liberté. C’est ce qu’il faut comprendre du recours enregistré à la Cour Constitutionnelle le 5 août 2021. Lequel recours fait partie des 15 dossiers inscrits au rôle le jeudi 21 octobre 2021. Il porte sur « l’inconstitutionnalité d’une détention provisoire et demande de mise en liberté d’office ». Aux sages de la Cour présidée par le Professeur Joseph Djogbénou d’examiner le recours et de décider de la suite à lui donner. Pour rappel, Prudence Ayodélé Biaou a été arrêté suite à des actes de violences perpétrés dans certaines localités dont Savè en janvier 2020.
Il est poursuivi sur le fondement de l’article 162 du Code pénal. Lequel réprime les actes de terrorisme que constituent notamment l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’État ; l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité, ou à leur liberté, ainsi que l’enlèvement ou la séquestration des personnes, les infractions en matière informatique, les infractions à la sécurité de la navigation aérienne, maritime ou au transport terrestre ; la mise au point, la fabrication, la distension, le transport, la mise en circulation ou l’utilisation illégale d’armes, d’explosifs, de munitions, de substances explosives ou d’engins, fabriqués à l’aide de telles substances. Il y a aussi la fabrication, la possession, l’acquisition, le transport, la fourniture ou l’utilisation d’armes nucléaires, chimiques ou biologiques, ainsi que la recherche et le développement illégaux d’armes de destruction massive qui sont constitutifs également d’actes de terrorisme au sens de cet article.   Actualités 20 oct. 2021


Légalisation de l’avortement : Les députés se prononcent  
Les députés examinent tout à l’heure la loi N° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et la reproduction en République du Bénin qui encadre également l’avortement au Bénin. Les regards sont tournés au parlement. Dans quelques instants, les députés devront décider de la modification de la loi N° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et la reproduction en République du Bénin, et par conséquent de la légalisation ou non de l’avortement. C’est la dernière étape d’un processus qui a démarré depuis quelques semaines. En effet, en prélude à l’examen de la loi, des députés étaient en atelier de renforcement de capacités sur l’éducation à la santé sexuelle sur initiative de l’Association béninoise pour la promotion de la Famille (Abpf). La Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme a par la suite reçu le mardi 12 octobre 2021, la société civile représentée par l’Abpf et le collectif des gynécologues-obstétriciens du Bénin. Ceux-ci, compte tenu des statistiques liées à la mortalité maternelle, ont plaidé pour que « tous les besoins en planification familiale soient couverts et que l’avortement soit encadré, puisque constituant la troisième cause de la mortalité maternelle au Bénin. Lorsqu’on prend la loi en question en l’état, nous constatons qu’il y a impossibilité pour une frange de jeunes filles ou de femmes qui, pour une raison ou une autre, ne désirent pas garder leur grossesse quand elles tombent enceintes alors que la solution pour elle est d’avorter. La conséquence est que n’ayant pas le droit d’avorter, on assiste à des avortements clandestins et c’est la mort qui s’en suit », avait déclaré Judith Maffon Gbèhinto, présidente nationale de l’Abpf. En revanche, l’Église Catholique s’y oppose. Dans une déclaration en date du 19 octobre 2021, les évêques soulignent que la loi portant modification de la loi n°2003-4 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction, « n’est rien d’autre qu’une légalisation pure et simple de l’avortement ». Raison pour laquelle ils « rappellent à tous le respect inconditionnel du caractère sacré et inviolable de la vie, surtout celle de l’innocent ». La Conférence épiscopale du Bénin supplie donc les députés de dire un « NON » à la culture de la mort. La position du parlementaire ne tardera pas à être connue.       Actualités 20 oct. 2021


En visite sur le continent cette semaine : la vision de Erdogan pour l’Afrique
A deux mois du sommet Afrique-Turquie, le président turc a posé ses valises depuis le 17 octobre 2021 sur le continent. De l’Angola au Nigeria, Recep Tayyip Erdogan confesse sa foi en l’avenir de l’Afrique et promet « un partenariat gagnant-gagnant ». Vis-à-vis de l’Afrique, sa foi est inébranlable : «le rôle du continent sera déterminant au 21e siècle ». Au nom de cette conviction, Recep Tayyip Erdogan a repris son bâton de pèlerin pour faire bouger les lignes avec l’Afrique, sur le principe, dit-il, d’un partenariat stratégique et gagnant-gagnant. « Nous ne sommes pas de ceux qui cherchent à poursuivre leur ancien ordre colonial par des nouvelles voies et méthodes. Nous souhaitons réussir et marcher ensemble avec nos frères et sœurs africains », a martelé le président turc, à l’aéroport d’Atatürk avant de commencer sa tournée qui l’a conduit en Angola, au Togo et au Nigeria. En effet, la Turquie travaille à être un partenaire stratégique de l’Afrique, avec son large réseau diplomatique. Depuis 2003, le volume des échanges entre la Turquie et l’Afrique a quintuplé, passant de 5 à 25 milliards de dollars. Les investissements turcs sur le continent ont aussi explosé. Quasi inexistants en 2003, les investissements montent maintenant à 6,5 milliards de dollars. Ankara est présente sur le continent avec une quarantaine d’ambassades et accueille de plus en plus de représentations diplomatiques de pays africains. Sa politique ascendante est illustrée aussi par l'implantation de mosquées, le développement d’œuvres caritatives et ses écoles. « Les activités de nos institutions comme les écoles de la Fondation Maarif, les centres culturels Yunus Emre, le Croissant-Rouge turc, Ytb et Tika consolident nos ponts de cœur avec nos frères et sœurs africains », a-t-il précisé. Après l’Est et la Corne de l’Afrique, Recep Tayyip Erdogan jette son dévolu sur l'Afrique de l'Ouest, où il visite le Nigeria et le Togo, après l’Angola en Afrique australe. À travers sa tournée, Recep Tayyip Erdogan semble préparer le terrain pour deux grands rendez-vous. En effet, le 3e forum d’affaires Turquie-Afrique aura lieu les 21 et 22 octobre 2021 et réunira 54 pays. Ensuite, ce sera le 3e sommet de partenariat Turquie-Afrique les 17 et 18 décembre à Istanbul, avec une quarantaine de chefs d'État africains. Des traits complémentaires En Angola, le président turc a discuté des relations économiques et commerciales entre les deux pays. Il a surtout salué la volonté dont les autorités font preuve pour porter les relations turco-angolaises au niveau désiré, dans tous les domaines. Cependant, il a mis un accent sur le commerce et l’investissement. « Nous avons confirmé que la Turquie et l’Angola avaient des traits complémentaires et nous avons constaté que nous avions des opportunités de coopération dans de nombreux domaines. Je crois que les décisions que nous avons prises avec M. le président avanceront davantage l’amitié entre nos pays », a-t-il laissé entendre en Angola. De son côté, la Première Dame Emine Erdogan a participé à un événement organisé par l'Agence turque de coopération et de coordination (Tika) dans la capitale angolaise Luanda dans le cadre du projet de soutien au centre de formation professionnelle des femmes de Rangel. Pour elle, le développement n’est possible qu’avec la participation des femmes à la vie sociale et économique. Ce sera, dit-elle, les femmes qui forgeront l’avenir de l’Afrique. Après l’Angola, Recep Tayyip Erdogan a posé ses valises à Lomé. Ankara et Lomé ont passé en revue leur partenariat ainsi que les perspectives de coopération. Au cœur des échanges, il y a la lutte contre les menaces sécuritaires en Afrique et la gestion de la pandémie du coronavirus. Plusieurs accords devraient être signés dans les secteurs du commerce, de l’agriculture, de l’industrie et de la défense. « Ces derniers temps, il y a eu un renforcement important de la coopération entre la Turquie et le Togo. Sur le plan économique, nous avions signé plusieurs accords. Nous sommes en train de diversifier les accords commerciaux avec certains de nos partenaires traditionnels et la venue du président turc doit permettre de faciliter les flux d'investissements de la Turquie vers le Togo », a souligné Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères. L’étape de Lomé a été marquée par la présence de deux autres chefs d’État d’Afrique. Il s’agit notamment de ceux du Libéria, George Weah, et du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Après Lomé, la dernière escale, tout aussi importante, est le Nigeria. Actualités 20 oct. 2021


Messi : Son premier doublé sous le maillot parisien
Deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des Champions, Lionel Messi a réalisé, ce mardi, son premier doublé au Parc des Prince sous le maillot parisien. Face au club allemand, la star argentine a marqué à la 67e minute suite à une passe de Mbappé puis à la 74e minute sur penalty. Sports 19 oct. 2021


Impôts et développement à la base : Ebauche de réformes sur la fiscalité locale
Le colloque scientifique international sur les impôts et le développement local qui s’est déroulé, les 14 et 15 octobre derniers à Cotonou, a exploré des pistes d’amélioration de la fiscalité locale au profit des collectivités territoriales. Si des avancées et des bonnes pratiques sont à mettre à l’actif de la décentralisation au Bénin, les communes éprouvent des difficultés à mobiliser des ressources notamment fiscales. Les impôts locaux collectés font moins de 30 % des recettes des collectivités territoriales. De fait, les communes dépendent encore fortement des transferts de ressources de l’Etat pour couvrir leurs charges et réaliser leurs investissements, malgré la reconnaissance d’une certaine autonomie et du pouvoir de décision prévus par les textes. Prégnante après deux décennies de décentralisation au Bénin, cette problématique de la fiscalité locale était au cœur d’un colloque scientifique international, tenu les 14 et 15 octobre derniers à Cotonou sur le thème « Impôts locaux et développement local ». Fruit de la coopération entre la Direction générale des Impôts (Dgi) et le Centre d’études et de recherches sur l’administration et les finances (Ceraf) de l’université d’Abomey-Calavi, le colloque a servi de cadre de réflexions entre praticiens et théoriciens sur les stratégies à mettre en place, les réformes nécessaires à opérer sur la fiscalité locale. Il est question de réduire l’écart entre le potentiel fiscal et les recettes mobilisées par les collectivités territoriales afin d’amorcer le développement local, indique le professeur Nicaise Mèdé, directeur du Ceraf. La rencontre a mobilisé quelque 200 participants dont des administrateurs des impôts, du trésor, des finances, des avocats, des économistes, des experts-comptables, des diplomates, ainsi que des universitaires. Ils proviennent de huit pays : Bénin, Togo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, République démocratique du Congo, France, Belgique et Suisse. Vingt-trois communications scientifiques ont meublé les travaux qui se sont déroulés en présentiel et en visioconférence, précise le professeur Magloire Lanha, rapporteur général du colloque. Elles sont regroupées en quatre panels intitulés : état des lieux de la fiscalité locale au Bénin, les défis de mobilisation des recettes fiscales locales, les outils d’administration de l’impôt au niveau local et la gouvernance fiscale au niveau local. Difficultés et solutions Insuffisance d’évaluation des normes fiscales, multiplicité des régimes d’imposition ainsi que des taxes locales pouvant être synthétisées, retard ou défaut dans l’édition et l’émission des avis d’imposition, non-respect des protocoles d’accord ou conventions entre les communes et la Dgi, subjectivité dans l’évaluation de la valeur locative des propriétés foncières, insuffisance des ressources humaines dédiées à la tâche…Ce sont autant de problèmes identifiés par les acteurs comme freins à la mobilisation des ressources fiscales par les communes. Pour y remédier, les communicateurs insistent sur la définition d’une politique fiscale transparente et crédible, le renforcement de l’autonomie et la libre administration des collectivités territoriales, la mise en place des approches d’évaluation des normes fiscales, rapporte Magloire Lanha. Ils préconisent aussi le renforcement de la télé-déclaration et du télépaiement des impôts, l’élargissement de l’assiette fiscale de la Taxe professionnelle synthétique (Tps), l’accélération de la mise en place du cadastre et de l’adressage, le renforcement de la transparence fiscale et de la reddition de comptes des élus locaux vis-à-vis des contribuables. Des suggestions appréciées par Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts, qui espère que les prochains projets sur la mobilisation des ressources au profit des collectivités locales rencontreront l’adhésion totale des acteurs. Pour ce faire, il souhaite que les outils mis à la disposition des participants fassent l’objet de restitution au sein de leurs structures respectives de façon à enrichir la réflexion. Les actes du colloque seront édités et publiés en janvier 2022. Actualités 19 oct. 2021


Relogement des populations de Xwlacodji : Promesse tenue par le gouvernement
La remise de chèques et parcelles aux citoyens déplacés de Xwlacodji est effective. Une centaine de personnes ont ouvert le bal, vendredi 15 octobre dernier, à Sèmè-Podji, lors du lancement officiel de l’opération d’indemnisation. Non loin de la mer à Sèmè-Podji, une vaste étendue de terre est fraichement désherbée par des bulldozers encore visibles sur place. Comme l’indique une pancarte à l’entrée du site, c’est sur ce domaine de 16 hectares situé à Djeffa plage, que les populations déplacées de Xwlacodji vont tenter de reconstruire leur vie. Albert Coffi Bessanvi alias Gbéssi Zolawadji est l’une des premières personnes à recevoir, un chèque de cinq millions F Cfa plus une parcelle de 200 m2 avec titre foncier, à l’occasion du lancement officiel de l’opération de remise de chèques et parcelles aux citoyens affectés par le projet de rénovation et de modernisation du centre administratif et commercial de Ganhi. Au total, 368 familles sont concernées par cette opération. Chacune d’elles recevra la même indemnisation. C’est en effet le 15 septembre dernier que le Conseil des ministres a pris l’engagement de reloger et d’apporter un appui social aux anciens occupants des sites à aménager au quartier Xwlacodji, à Cotonou. Le gouvernement joint ainsi l’acte à la parole. Le geste surprend agréablement le roi du Agbadja. « A vrai dire, je n’ai pensé une seule fois que ce projet sera réalisé. Aujourd’hui, c’est une surprise pour moi que les chèques et parcelles nous soient offerts par l’Etat…», avoue l’artiste musicien dans la salle principale de la Maison des jeunes de la ville de Sèmè-Podji où il a reçu son chèque avant de se rendre à Djeffa plage pour obtenir sa parcelle. Il ne manque pas d’exprimer sa gratitude au gouvernement pour cet accompagnement hautement social qui fait désormais de lui et des autres familles concernées, des citoyens à part entière de Sèmè-Podji. Assurances Après avoir souhaité la bienvenue à ses nouveaux administrés, le maire de Sèmè-Podji Jonas Gbènameto, confirme que le domaine leur est définitivement attribué. « Vous serez là pour l’éternité… », lance-t-il. Jonas Gbènameto ajoute que l’hôtel de ville va œuvrer dans la mesure de ses moyens pour leur « intégration réelle ». Mais l’une des choses que le maire ne souhaite pas, c’est que ce site soit transformé en « un ghetto ». C’est pourquoi il invite ces nouveaux citoyens de la commune, à s’installer dignement et à se servir des fonds qui leur ont été alloués pour la construction de nouvelles maisons. Ce qui est sûr et certain, c’est que toutes les ressources nécessaires sont disponibles et aucune des familles concernées, remplissant les conditions requises, ne sera laissée sur le carreau, rassure Victorien Kougblénou, directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). Cette opération « est l’aboutissement heureux qui prouve que le bien-être social de tous est au cœur de la gouvernance actuelle», se réjouit la préfète du département de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. Tout comme elle, Alain Orounla, préfet du département du Littoral, remercie le gouvernement pour le geste, et rappelle que la cérémonie du jour, la première d’une longue série, témoigne du pragmatisme de l’Exécutif béninois et de la bonne marche du Programme d’action du gouvernement. Il salue, par ailleurs, le sens de patriotisme et l’esprit de sacrifice des personnes relogées, et les invite à faire bon usage des ressources mises à leur disposition. Actualités 19 oct. 2021


Football Bénin : Jodel Dossou met en garde ses détracteurs
L'attaquant  de Clermont Foot Jodel Dossou ne voit pas d'un bon œil les messages de certains internautes sur les réseaux sociaux depuis son exclusion de l'équipe nationale. A travers ce message publié sur sa page Facebook, l'international béninois déclaré persona non gratta à la veille du match Bénin-Tanzanie,  met en garde ses détracteurs: "Depuis quelques temps, j’ai le regret de constater la croissance de commentaires et propos insultants, inacceptables et menaçants sur mes réseaux sociaux et d’autres canaux par des individus malintentionnés. En tant que sportif professionnel au service de mon club et de mon pays, essuyer des critiques fait partie du métier. J’en suis conscient et j’assume car aucune œuvre humaine n’est parfaite. Mais, ce n’est pas une raison pour balancer des propos déplacés à mon égard ou vis à vis de ma famille. Ce sont des comportements que personne n’accepterait. Avant d’être footballeur je suis également un simple humain avec ces droits et qui mérite d’être traité avec un minimum de respect tout comme ma famille. J’avoue avoir été affecté, profondément par certains mots tout comme mes proches. Je ne saurai rester insensible aux écarts envers ma personne ni mon cercle proche. Je ne pourrai rester sans réaction légitime. Les autorités compétentes sont déjà alertées à cet effet. Chacun a le droit d’avoir son avis mais pas rabaisser ou salir son prochain".   Actualités 17 oct. 2021


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