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Nouvelles

Concours de Pib sur l’accès des filles au numérique: Maryse Assogbadjo décroche le premier prix
Le verdict du concours de Plan international Bénin relatif à l’accès des filles au numérique au Bénin est tombé, ce lundi 11 octobre à Bohicon. Trois lauréats ont été récompensés à l’issue de la délibération, dont Maryse Assogbadjo du quotidien ‘’La Nation’’, qui a décroché le premier prix. Les lauréats du concours de Plan international Bénin (Pib) sur l’accès des filles au numérique sont connus, depuis ce lundi, à l’occasion de la Journée internationale de la fille, édition 2021. Au terme de la délibération, l’article de Maryse Assogbadjo, du quotidien ‘’La Nation’’ intitulé, ‘’Accès universel aux Tics dans les Collines : les filles, les oubliées de la révolution numérique’’ a totalisé le maximum de points. La journaliste de La Nation repart donc avec le premier prix. Ange Banouwin du quotidien ‘’L’Actualité’’ a décroché le 2e prix avec son article, ‘’Accès équitable des jeunes et des filles au numérique : des fossés d’inégalité en milieu rural au Bénin’’. Le 3e prix est revenu à Euphrosine Ogouteibo du quotidien ‘’Nord-Bénin’’ grâce à son article sur ‘’La liberté des filles en ligne : quand les fakes news compliquent la tâche’’. Ce challenge a été initié par Plan international Bénin (Pib) dans le cadre de la Journée internationale de la fille (JiFille), édition 2021. C’est une première organisée par l’institution en direction des femmes et des hommes des médias de la presse écrite béninoise. Le concours vise la « production d’articles en vue d’informer le plus grand nombre de personnes, surtout les décideurs sur les inégalités sociales en matière d’accès au numérique par les filles des communautés rurales et susciter les prises de décisions pour l’accès équitable des jeunes et des filles en particulier au numérique », explique Karl Frédéric Paul, représentant résident de Plan international Bénin. Les productions ont porté sur le thème : « Génération numérique, notre génération » et « la contribution de Plan international Bénin dans l’amélioration du bien-être des enfants et des filles en particulier », avec un focus sur les faits locaux, leur analyse ainsi que des perspectives devant être envisagées par chaque entité sociale (décideur, société civile et citoyen) y compris la contribution de Pib. La pérennité de cette aventure dépendra de l’accompagnement des médias. D’où cet engagement de Maryse Assogbadjo, au nom de ses paires : « Nous ne faisons pas encore assez pour les enfants, notamment les filles, tant le chantier concernant leur épanouissement est vaste. Si nous revendiquons la nouvelle génération numérique la nôtre, il nous faut plus d’ardeur pour jouer notre partition afin de contribuer à combler le fossé ». La tenue de cette promesse fera davantage la fierté des milliers de filles ainsi que des partenaires à divers niveaux en l’occurrence de Plan international Bénin. Société 15 oct. 2021


Double confrontation Bénin-Burkina-Faso : les Ecureuils dames déterminées
En préparation à la double confrontation contre le Burkina-Faso, les Ecureuils dames sont en mise au vert depuis mardi 12 octobre à Porto-Novo. Renforcée par des footballeuses béninoises évoluant en France et sur le continent, la troupe à Symphorien Tèhou met les bouchées doubles pour aborder en toute sérénité les Etalons dames le 20 octobre prochain au stade Robert Champroux d’Abidjan. Les Ecureuils dames affrontent le 20 octobre prochain les Etalons du Burkina-Faso dans le cadre du premier tour des éliminatoires de la Can féminine Maroc 2022. Dans ce cadre elles ont entamé, mardi 12 octobre dernier la dernière phase de leur préparation. Au total, 25 joueuses sont présentes à ce stage qui se déroule à Porto-Novo. En vue de renforcer son effectif, Symphorien Tehou, le sélectionneur national a fait appel au milieu de terrain offensif des juniors, Sadikou Milhad, auteure de deux buts en deux matches face au Maroc en éliminatoires de la Coupe du monde juniors Costa Rica 2022. En plus de celle-ci, la sélection nationale féminine bénéficie également de l’appui de l’internationale Ida Azonsou dont le club est champion de la République démocratique du Congo. Tchénagni Juinas et Noelle Amouzoun ont rejoint le groupe tout comme Aude Gbedjissi venue de la Côte d’Ivoire. Avec ces joueuses, le staff technique multiplie les séances d’entraînement afin de mettre en place une équipe compétitive prête à affronter les Burkinabès le 20 octobre prochain à Abidjan et le retour 5 jours plus tard à Cotonou. Elles ont reçu la visite mercredi 13 octobre dernier de Jean-Marc Adjovi Bocco, conseiller technique du ministre des Sports, qui est allé s’enquérir de l’état de la troupe avant son départ pour Abidjan. Il les a rassurés du soutien des autorités. «Tout sera mis en œuvre pour que vous jouez les deux rencontres avec succès », a-t-il confié. Aussi, les a-t-il invitées à donner le meilleur d’elles-mêmes pour cette campagne afin de permettre au Bénin d’inscrire son nom dans les annales du football féminin. Liste des joueuses sélectionnées Gardiennes de but (03) : Kpovihouede Sébastienne (Espoir) ; Ogun Diane (Tigresse) ; Koba cherita (Elite) Défenseuses (08) : Zato Abibath (Elite) ; Mama Faridath (Wengro) ; Challa Catherine (Galaxie) ; Zinssou Merveille (Élite AC) ; Sadikou Milhad (France) ; Lamidi Nouratou (Galaxie) ; Awonon Olivia (Fleche noire) ; Amouzoun Noel (France). Milieux de terrain (09) : Tossou Claudine (Vigueur) ; Atanhloueto Nadège (Espoir) ; Clotoe Valentine (Ainonvi) ; Abamon Noëllie (Sam Nelly) ; Baba Blandine (Black-stones) ; Zinsou Catherine (Galaxie) ; Okpe Martine (Dynamique) ; Tchenagni Junias (France), Zohoungbogbo Lucienne (Espoir). Attaquantes (05) : Gnammi Yollande (Wengro) ; Fachina Lea (Ainonvi) ; Daboutou Maissath (Tigresse) ; Gbedjissi Aude (Côte-D’ivoire) ; Azonsou Ida (RD Congo). Sports 15 oct. 2021


Maternité de l'arrondissement de Lobogo : manque crucial de personnel
A Lobogo dans le département du Mono, les récentes statistiques au niveau de la direction départementale de la Santé font état de ce que 75 à 100 accouchements sont enregistrés par mois dans le centre de santé de l’arrondissement. Mais cette fécondité à l’échelle d’un seul arrondissement n’est pas ce qui taraude les populations. Ces dernières plaident plutôt pour le renforcement du plateau technique de leur formation sanitaire. Notamment le recrutement d’autres agents qualifiés au niveau du service de la Maternité où intervient actuellement une seule sage-femme. Elle accouche plus que toutes ses consœurs de la commune de Bopa réunies, soutient un élu communal pour insister sur la nécessité d’atténuer la pression sur la seule sage-femme en service au centre de santé de Lobogo. L’élu a été soutenu par le maire et quelques représentants de la Société civile. C’était lors des échanges organisés, ce jeudi 14 octobre à l’hôtel de ville de Bopa, pour le compte de la deuxième journée de la tournée statutaire du préfet du Mono, Bienvenu Milohin.   Société 15 oct. 2021


Système éducatif : Voici les tenues interdites aux enseignants
Dans une note en date du 13 octobre 2021, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a fustigé une fois encore le style vestimentaire désobligeant de certains enseignants. Les tenues indexées sont détaillées dans la lettre circulaire en date du 20 septembre 2019. Les enseignants ne sont pas autorisés à porter certaines tenues à l’école au risque de déconcentrer les écoliers. La lettre circulaire lettre circulaire n°1857/Memp/Dc/Sgm/Sp en date du 20 septembre 2019 en a cité quelques-unes. Les institutrices doivent surtout éviter « les tenues sexy (décolletés prononcés, pantalons collants ou cintrés, robes et jupes mi-cuisses), les pagnes qu’elles sont obligées d’ajuster à longueur de cours et les hauts-talons en raison des risques de chute devant les apprenants ». Le ministre recommande qu’elles portent des jupes et robes de longueur raisonnable. Quant aux hommes, à titre indicatif, l’autorité recommande une chemise à manches courtes ou longues sur un pantalon, le tout bien repassé, avec des chaussures fermées ou nu-pieds à lacet. « L’instituteur doit se mettre dans une tenue vestimentaire qui lui permet de se mouvoir aisément devant ses apprenants en classe et d’accomplir son travail quotidien sans gêne et sans s’offrir en spectacle devant eux », avait insisté Salimane Karimou dans la lettre circulaire. Dans tous les cas, le port de tenue indécente n’est plus toléré à l’école.   Actualités 14 oct. 2021


Débordement d’une décharge d’ordures à Parakou: Des tricycles saisis par les populations révoltées
Dans la mi-journée d’hier mercredi 13 octobre à Parakou, les populations des quartiers Kpérou Guéra, Camp Adagbé et Alaga ont fait passer des moments difficiles aux Ong de pré-collecte des ordures ménagères au niveau de la ville. Elles ont, sans hésiter, saisi leurs tricycles pour protester contre les désagréments que leur cause le débordement du site de décharge primaire d’ordures installé dans la zone de l’aérodrome. A Kpérou Guéra, Camp Adagbè et Alaga, trois quartiers de Parakou, l’ambiance était très tendue dans la matinée d’hier mercredi 13 octobre. Excédées par la situation qui règne sur le site de la décharge primaire d’ordures installé dans la zone de l’aérodrome de la ville, avec le déversement anarchique des ordures ménagères, les populations de ces trois quartiers de la ville ont décidé de crier leur ras-le-bol. Ce sont les Ong chargées de la pré-collecte desdites ordures qui, malheureusement, ont fait les frais de leur révolte. En effet, après avoir contenu pendant longtemps leur colère, elles ont tout simplement confisqué les tricycles qui leur permettent d’assurer le transport des ordures vers la décharge qui a débordé. Elles demandent à la mairie de chercher un autre site afin de délocaliser le dépotoir incriminé. « A plusieurs reprises, nous nous sommes plaints auprès de notre chef quartier. Mais sans avoir eu satisfaction. Ces ordures nous pourrissent la vie. Tout ce que vous voyez ici atterrit finalement dans nos puits », s’insurge Bertin Alowanou, un des riverains. Selon lui, cette fois-ci, les populations concernées par la situation ne comptent pas démordre. Elles sont décidées à aller jusqu’au bout. Informé de ce qui se passe, le chef du quartier Alaga, Claude Dohou, est rapidement descendu sur les lieux pour les exhorter à la patience. Mais vaines ont été toutes ses tentatives d’appel au calme. Selon lui, consciente de la situation, la hiérarchie était déjà à pied d’œuvre pour régler le problème. Entre temps, une délégation de la municipalité est arrivée sur le terrain pour également constater la colère des populations. Faisant partie de l’équipe, le directeur du service en charge du foncier, Mickaïla Sidi Mama, a promis de rendre compte à l’autorité pour les dispositions urgentes à prendre en vue de la délocalisation de ce site qui, aujourd’hui, se retrouve au centre d’une agglomération? Société 14 oct. 2021


Foncier à Abomey-Calavi: Les propriétaires sommés de poser une plaque sur leur parcelle
A travers le circulaire N° 981/C-Ac/C-Cab/Sg/Dag-Au/ Srfu/Sac, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi, invite expressément les propriétaires ou présumés propriétaires de parcelles non bâties ou bâties à  poser une plaque signalétique portant leurs identités sur toutes les propriétés foncières situées dans ladite commune au plus tard le 31 décembre. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’assainissement et de l’actualisation de la base de données foncières dans la localité. Une campagne de proximité sera menée conjointement par les services de la Direction des affaires foncières et de l’aménagement urbain (Dafau) en liaison avec les chefs d’arrondissement, les chefs quartier, les élus locaux et toutes autres structures impliquées dans les opérations foncières dans la commune. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2021/10/CIRCULAIRE_PLAQUE_122951.pdf"] Société 13 oct. 2021


Covid-19 : Les troubles dépressifs en forte augmentation
Les premières estimations mondiales de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale en 2020 révèlent que 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur étaient dus à la pandémie. Les résultats proviennent d’une étude réalisée par The Lancet dans plus de 200 pays et territoires. La Covid-19 n’a pas fini de dévoiler ses effets sur la santé et l’économie. Selon une étude publiée, la semaine dernière par The Lancet, 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur et 76 millions de cas de troubles anxieux dans le monde étaient dus à la pandémie en 2020. Les cas de troubles dépressifs majeurs et de troubles anxieux ont augmenté de plus d'un quart dans le monde en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. « En 2020, les cas de troubles dépressifs majeurs et de troubles anxieux ont augmenté respectivement de 28 % et 26 %. Les femmes étaient plus touchées que les hommes et les plus jeunes étaient plus touchés que les groupes plus âgés. Les pays avec des taux d'infection élevés au Covid-19 et des réductions importantes des mouvements de personnes - une conséquence de mesures telles que les fermetures d'écoles et les fermetures d'écoles - ont connu les plus fortes augmentations de la prévalence des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux », précisent les auteurs. Selon l'auteur principal, Dr Damian Santomauro, du Queensland Center for Mental Health Research, School of Public Health, même avant la pandémie, les systèmes de soins de santé mentale de la plupart des pays manquaient de ressources et étaient désorganisés dans leur prestation de services. Jusqu'à présent, aucune étude n'avait analysé l'impact mondial de la pandémie de Covid-19 sur la prévalence des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux en 2020. L’étude a pris en compte 204 pays et territoires en 2020. La Covid-19 a exacerbé de nombreuses inégalités existantes et les déterminants sociaux de la maladie mentale. Malheureusement, pour de nombreuses raisons, les femmes étaient toujours plus susceptibles d'être plus touchées par les conséquences sociales et économiques de la pandémie. Des responsabilités supplémentaires en matière de soins et de ménage ont tendance à incomber aux femmes, et parce que les femmes sont plus susceptibles d'être victimes de violence domestique, qui a augmenté à différents stades de la pandémie. Les auteurs reconnaissent que leur étude a été limitée par un manque de données de haute qualité sur les effets de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale dans de nombreuses régions du monde, en particulier les pays à revenu faible et intermédiaire.   Santé 12 oct. 2021


Pleins feux sur un pilote de ligne : Habib Aboukhedoud - Le ciel comme bureau
Plus de dix mille heures de vol à son actif. Toujours souriant et jovial, carrure imposante et démarche assurée. Habib Aboukhedoud ne passe plus inaperçu. A force de parler avion et aviation sur la toile, son visage commence à se faire familier. Cet habitué de l’air avec plus de vingt ans de métier a déjà manœuvré toutes sortes d’engins volants : des petits, des moyens et des gros. L’enfant dessinateur d’avion a poursuivi ses rêves pour devenir aujourd’hui un pilote rompu dont la réputation survole les continents et les compagnies aériennes. C’est au bout de plus de deux ans de traque que le commandant de bord Habib Aboukhedoud s’est enfin livré pour un échange à bâtons rompus sur sa carrière, sa vie et son parcours. Son petit tour dans la ville de Cotonou, ce mercredi du mois de septembre, lui sera « fatal ». Sur sa grosse moto, en partance pour Lomé d’où il doit décoller quelques heures plus tard, nous lui expliquons les multiples tentatives pour lui mettre le grappin dessus depuis des mois. Il en était quelque peu déçu. Des sollicitations, il en reçoit de toutes parts et chaque jour. Pour y répondre, il s’appuie sur une équipe de jeunes gens qu’il inspire par son profil. Mais ce mercredi, pas de témoins ni de protocole. Il a, tous travaux cessants, décidé de se prêter à l’exercice. Lui qui ordinairement « fuit » les médias. Pourtant, tout jouait contre lui. Le calendrier, l’agenda, des urgences. Simplicité, chaleur, convivialité. Habib Aboukhedoud est le prototype incarné d’une humilité qui ne court plus les rues. Pour cet échange qu’il a voulu dans le restaurant le plus proche, pour continuer sa route, il aurait volontiers voulu remorquer son intervieweur sur sa moto, une R-1200 de BMW. Mais faute d’un second casque, il n’osera pas. Trois minutes plus tard, nous y sommes. Mais avant, il salue tous ceux qui le reconnaissent et qui prennent de ses nouvelles, des contacts, des photos aussi. Cela ressemble bien un peu au quotidien de ce pilote de ligne qui, depuis une vingtaine d’années, traverse le ciel, vole et survole les continents avec passion, détermination et courage. Pour lui, chaque vol est unique et aucun des voyages dans les airs ne se ressemble. Plus de vingt ans qu’il s’est accroché à ce métier, il s’emploie à l’assumer. Aujourd’hui pilote, commandant de bord chez Turkish Airlines, l’homme est déjà passé par plusieurs grandes compagnies africaines et internationales. On sait qu’il a été à Rwandair, Qatar Airways et bien d’autres grandes compagnies. Mais c’est chez Transtel en 2000 basée au Togo qu’il avait démarré sa carrière. Cette compagnie faisait le transport d’équipage entre les villes de Cotonou, Lomé, Abidjan parfois Lagos. Ensuite, Transair Congo et Transair Bénin avant de rallier l’Afrique du Sud, le Congo Kinshasa… Il est aussi passé par Aero-Contractors et Arik Air du Nigeria pendant cinq ans. Habib Aboukhedoud a servi aux Nations Unies en s’occupant du redéploiement des troupes onusiennes dans les zones de guerre. « Je n’ai pas été que pilote. J’ai travaillé au sol en tant qu’agent des opérations », ajoute-t-il sur son parcours. On doit préciser aussi qu’il a été inspecteur externe à l’Agence nationale de l’aviation civile du Bénin. Véritable touche à touche, le commandant de bord enseigne également le leadership militaire dans différentes écoles d'officiers de la sous-région, notamment L'Emia de Koulikoro au Mali, l’Eno de Toffo au Bénin, l’Ecole de la gendarmerie nationale du Togo… Comment est-t-il devenu pilote ? Habib Aboukhedoud aurait pu faire un bon gendarme. Il en a rêvé à une époque de sa vie. Dans son envie de combattre l’injustice de toutes les manières possibles, de protéger les plus vulnérables, il se voit bien dans la peau d’un gendarme. A raison sans doute, parce qu’il en a le profil, tout au moins physique et mieux encore le mental. « Ce corps représente beaucoup pour moi. J’aime bien ce côté rigoureux et strict de la gendarmerie », retient-il. Mais la gendarmerie ne lui ouvrira pas ses portes. Il n’a d’ailleurs pas eu besoin d’aller se chercher de ce côté. A force de le faire voyager aux quatre coins du monde, de l’emmener avec lui dans moult déplacements, son père a fini par lui inoculer non pas l’envie des airs, mais le mystère des avions. Habib voulait percer le mystère de l’oiseau volant. « Comment je suis devenu pilote ? Au départ, c’était l’amour pour les avions, une envie… J’étais fasciné par ce monde qui pour moi était un monde très étrange », confie-t-il. Le rêve est né et l’enfant Habib, un peu comme pour habiter son rêve, dessinait des avions partout et collectait tout ce qui avait de rapport avec l’aéronautique. Il ira encore plus loin. « Il m’arrivait de manquer les cours pour me rendre à l’aéroport et observer les avions sur la piste de départ, les pilotes en uniforme… Je me disais, s’ils arrivent à soulever des masses pourquoi pas moi », confesse-t-il. Celui qui, aujourd’hui, fait la fierté du Bénin à travers le monde et le revendique si fièrement est pourtant passé par de nombreuses difficultés avant de se hisser si haut. A sa passion pour les avions, il dit avoir associé l’amour, la rigueur, la discipline, mais aussi beaucoup de moments d’apprentissage. Bien avant d’aller en formation, il a eu le temps de se « googoliser », comme on le dit. L’homme a beaucoup appris, seul sur l’univers de ses rêves. Il n’eût pour tout instructeur à cette étape que les informations disponibles un peu partout dans les magazines, les livres et les récits de certains anciens pilotes chevronnés, mais confesse y avoir beaucoup appris. « Il ne m’a pas été facile de me lancer dans ce domaine. Mon père a beaucoup investi pour ma formation », reconnaît-t-il. Sauf que cela n’aura pas été suffisant. « Dans cet amour de l’aviation, ce dévouement, j’ai croisé de très bonnes personnes qui m’ont prêté mains fortes. J’ai pu utiliser ces contacts pour créer un tremplin qui m’a aidé à être ce que je suis, mais je me suis aussi beaucoup construit quelque part moi-même », nuance-t-il. Dans cette quête du succès, coups bas, coups de poignard, nivèlement par le bas... Tout cela, il s’en est servi comme tremplin pour se hisser. Finalement, une rencontre déterminante va donner corps à son rêve. Habib Aboukhedoud va rejoindre des écoles de formation aux Etats Unis, en Afrique du Sud, à Londres à l’Académie d’Oxford. Depuis lors, il fait son bout de chemin dans le ciel, bâtissant jour après jour son rêve. Le patriote « Je suis autant fier du Bénin que de ma deuxième patrie, le Liban, même si ce qui s’y passe actuellement est triste », révèle-t-il. Habib Aboukhedoud est bénino-libanais. Sa citation favorite c’est : « Aimer sa patrie, c'est aimer la République et sa devise ! Je suis fier d'être Béninois. » Dans la plupart de ses publications, ces mots flanqués du drapeau tricolore béninois sont visibles. Sur la toile, le pilote n’a de cesse de revendiquer son appartenance à la nation béninoise et sa fierté d’être, en partie, l’ambassadeur du 229. Vous voulez être son ami, ne lui dites jamais que le Bénin est un petit pays. Il vous reprend instamment et vous expose ce qui fait de son pays l’un des plus grands au monde. Pour Habib, la grandeur d’un pays part des valeurs qu’il porte et ne devrait pas s’évaluer uniquement à l’aune des ressources naturelles et de la puissance financière. « Mes traditions, je dirais même mes initiations sont d’ici, alors que puis-je faire de plus si ce n’est d’être la vitrine de ce que les gens appellent un petit pays, mais qui en réalité ne l’est pas ? Nous sommes peut-être petits en taille, mais très grands. C’est pour vous dire en réalité que le Bénin m’a donné tellement de choses. Paradoxalement, j’ai été plus combattu chez moi ici qu’à l’extérieur, mais quand on me combat, je prends ça comme un challenge et je deviens meilleur », soutient-il vigoureusement. Et de reprendre : « Travaille bien, avec discipline, avec rigueur et détermination et tu réussiras toujours partout où tu iras. On te fera appel parce que tu suscites l’adhésion et le respect… J’essaie de me démarquer de mes pairs, de mes anciens, de mes ainés par le travail et j’essaie encore mieux faire qu’eux ». Ce sont là, quelques clés de la réussite de ce pilote de ligne qui fait assez parler de lui sur les réseaux sociaux à travers des publications périodiques sur les avions et le monde de l’aviation. Dites-lui qu’il fait partie des meilleurs, et il vous répond avec sourire, avant de se faire une fois encore modeste, avouant que le paraitre n’est pas son fort. Habib Aboukhedoud est en perpétuel challenge avec ses propres compétences. Il s’interdit l’autosatisfaction et la suffisance. Seul Africain à un concours de pilotes avec ses pairs des plus grandes compagnies au monde, il y a peu, aux Etats-Unis, il a tiré son épingle du jeu en s’arrogeant la première place. Cela, il ne l’appelle pas un succès, mais une autre manière de porter haut le drapeau béninois. Il est aussi et surtout un motivateur né. Des enseignements sur le comportement social, la vie en milieu professionnel et même en famille… Sur la toile, il s’est fait l’étoffe d’un motivateur dont les publications plaisent bien à la jeunesse. Il est presque quotidiennement présent sur Linkedin et Facebook où ses pages sont transformées en de véritables arènes d’échanges et de conférences de motivation. Sa manière à lui d’aider la jeunesse de son pays à trouver son chemin dans le travail et la combativité, explique-t-il, quand on l’interroge sur cette omniprésence sur la toile. N’a-t-il pas l’impression d’en faire un peu trop, de se faire un peu trop voir ? « Non ! » rétorque le pilote qui aurait voulu que ses occupations professionnelles lui laissent le temps d’en faire davantage. « La cible, ce sont les jeunes. Je pense que je ne peux rien donner individuellement à tous ces milliers de jeunes, mais je me réjouis de constater que le message passe et son contenu bien perçu. Je leur conseille surtout de renoncer à partir. Quitter le pays n’est pas la bonne solution…Si tous les Béninois doivent partir et revendiquer d’autres nationalités alors qu’en réalité le sein que nous avons tété vient d’ici, qui construira notre pays ? Quel est ce doigt qu’il faut apporter pour boucher les trous de la jarre trouée ? », s’interroge-t-il. Selon lui, « nous ne croyons pas en nous-mêmes, alors que nous devons nous dire, quand je vais tomber, mon pays sera là pour me relever et on réussira quand on commencera à croire en nous, en notre potentiel ». On pourrait croire que son parcours, ses prises de position, son amour pour la patrie font de lui un être adulé. Erreur ! « Beaucoup de personnes en réalité ne veulent pas me sentir parce que je gêne surtout dans mon domaine », révèle-t-il. Les coups bas, il en a été victime beaucoup en effet. Passionné en tout… Il n’est pas rare que, fasciné par la beauté de la nature, le pilote même aux commandes de ses appareils volants fasse l’option de flasher quelques moments souvenirs. Autant il est passionné d’avion, autant il a un attachement particulier pour la photographie. C’est bien là son autre hobby. Sa passion pour les photos est telle qu’il ne se déplace presque jamais sans son objectif. Parfois, il en porte même deux. Et c’est pour ne rater aucune des belles images. Habib Aboukhedoud est aussi un passionné des arts martiaux. Mais on ne pourra jamais évoquer le parcours, ou peut-être la vie de cet homme sans parler de motos. Le pilote a développé une relation particulière avec les engins à deux roues. « J’ai toujours roulé à moto. Mais je roulais tellement mal qu’un jour, je me suis fait mal. Je me suis retrouvé dans le coma en juin 2001 et cela m’a coûté d’être paralysé pendant un moment. Beaucoup se disait que je ne pouvais plus rouler, ni piloter un avion », se souvient-il. Sauf que ces inquiétudes n’ont pas résisté devant la ténacité, l’endurance et l’engagement de cet homme qui se peint comme « un enfant têtu ». Habib a renoué très vite avec le guidon, une fois la phase de la récupération passée. Mais il ne s’est pas arrêté là. Son nouveau contrat avec l’engin à deux roues, il l’a voulu plus professionnel. « J’ai décidé non seulement de faire de la moto, mais aussi d’investir dans la moto », confie-t-il tout souriant. Il opte pour les motos-écoles, apprend à conduire et vire ensuite vers ce qui est aujourd’hui sa plus grande folie en dehors des avions, à savoir les grosses motos. « Cet amour de la recherche, de l’investissement sur soi-même m’a permis aujourd’hui de m’investir et de former les escortes présidentielles de plusieurs pays dans la sous-région. Ce que j’arrive à faire à moto est terrible », relate, enthousiaste, le pilote. Il a déjà sillonné plusieurs pays de la sous-région au guidon de ses grosses cylindrées. Les Béninois et les Togolais n’ont pas souvenance de le voir souvent au volant d’une voiture. Il est plutôt casqué, bien accoutré et confortablement installé sur ses motos. Rêve inachevé… grosses insatisfactions Malgré son parcours et son expérience, et surtout une belle carrière internationale qui ne cesse de lui sourire, Habib Aboukhedoud dit trainer encore quelques grosses insatisfactions. Son rêve d’enfance qu’il se plaît à accomplir aujourd’hui est encore inachevé. L’essentiel pour lui n’est pas de piloter les avions des plus grosses compagnies au monde. Sa plus grande satisfaction, c’est de se voir aux commandes d’un avion béninois, quel qu’il soit. Si aujourd’hui, ce rêve devenait réalité, l’homme est prêt à tout laisser tomber pour revenir servir le Bénin. Ce sera là d’ailleurs, sa plus grande fierté. « Le rêve que je n’ai pas encore accompli est de voir l’aviation décoller dans mon pays le Benin. J’ai mal quand je vois ce qui se passe actuellement. Ce n’est pas politique, c’est très technique. Mettez juste des personnes qu’il faut à la place qu’il faut et tout ira. Mon rêve est que le Bénin enfin puisse avoir une compagnie nationale, une vraie compagnie aérienne, une vraie école de pilotage. Je sais que c’est un rêve qui va se réaliser », espère-t-il. Lorsqu’il évoque cette question, on peut lire dans l’expression de son visage, combien il est dépité. « Aujourd’hui, le Bénin est quand même assez bien financièrement. On peut se donner des moyens, nouer des partenariats et des contrats », suggère-t-il. Le sort de l’aviation civile dans son pays le désespère quelque peu, mais il dit croire que d’ici là, quelque chose changera. Ce ne sont pas les moyens humains et techniques qui manquent au pays pour y arriver, croit-il fermement. Le Bénin peut se targuer de compter des pilotes de ligne et un peu partout dans le monde. Pour la plupart des binationaux, ils préfèrent mettre en avant leur deuxième nationalité au détriment de celle béninoise. « Cela ouvre des portes et donne droit à des avantages », reconnait le commandant Aboukhedoud qui, lui, continue de brandir fièrement son passeport béninois. Même si parfois il reçoit des coups pour ce choix, celui qui s’inspire souvent de la combativité de Kaba, Bio Guerra, Béhanzin n’entend en aucun cas y renoncer. Bien au contraire… Flash-back sur sa vie de famille ! Habib Aboukhedoud est le géniteur de trois enfants. Ses autres enfants sont la kyrielle d’orphelins et ou d’enfants démunis à sa charge dont il prend grand soin, mais qu’il considère tous comme ses propres enfants. La très heureuse enfance qu’il a eue aux côtés de ses parents, il essaye de l’offrir aux enfants en situation difficile. « Mon père mettait tout à ma disposition », se souvient-il, tout en se remémorant, combien il était aussi têtu. Souvent absent, il ne parvient pas à faire profiter de sa présence à ses enfants. Raison pour laquelle, quand il en a l’occasion, il n’hésite pas à partager de bons moments avec eux, même s’il admet que cela devient de plus en plus difficile. « On est obligé de faire beaucoup de sacrifices… C’est ce qui me pousse à faire en sorte que ça change. Ce n’est pas facile pour une mère d’élever seule ses enfants », reconnait-il. Fils unique de sa mère, cet ancien élève du collège père Aupiais de Cotonou, contrairement à ses apparences, garde encore des traits de timidité. Il est tout sauf bling-bling. Les sorties, les shows festifs, les grandes cérémonies où le paraître a droit de cité ne sont pas son fort. Il se sent plutôt à l’aise dans la simplicité, la compagnie des gens vrais. Sa mère voulait en faire un avocat ou un médecin. Mais il est resté focus sur son projet de finir aux commandes des avions et il y est arrivé. Sa conclusion: les parents doivent laisser les enfants aller au bout de leurs rêves et éviter de s’interposer ou même de s’imposer dans le choix de carrière des enfants. Société 12 oct. 2021


Sommet Afrique-France à Montpellier : Macron promet de restituer les 26 œuvres du Bénin fin octobre
Ce vendredi 8 octobre, au sommet Afrique-France à Montpellier, le président français a donné la preuve que la France assume "sa part d'africanité". C'est pourquoi il annonce la restitution des 26 trésors royaux pillés au palais d'Abomey dès la fin de ce mois. Ce qui change quelque peu l’agenda dudit projet. C'est devant plus de 3 000 participants dont 700 jeunes représentants de la Société civile africaine que le président français, Emmanuel Macron, fait la solennelle déclaration au sujet de la restitution des 26 œuvres culturelles au Bénin fin octobre 2021. Pillées au palais d’Abomey à la fin du XIXe siècle, ces vingt-six trésors fouleront le sol béninois conformément à l'engagement pris par la France en novembre 2018. « Elles seront la fierté du Bénin. Et parce que restituer des œuvres à l’Afrique, c’est rendre accessible à la jeunesse africaine sa culture, ces restitutions seront aussi la fierté de la France », a ajouté M. Macron dans un tweet. En effet, cette volonté de la France fait suite au rapport des universitaires Bénédicte Savoy, du Collège de France, et Felwine Sarr, de l’Université de Saint-Louis au Sénégal ; rapport mis en ligne le 21 mai 2019. « On ne peut pas avoir un projet d’avenir pour la France si elle n’assume pas sa part d’africanité », reconnait Emmanuel Macron lors du sommet, tout en soulignant que « près de sept millions de Français sont intimement, familialement liés à l’Afrique ». En phase avec les recommandations du rapport élaboré par l’intellectuel camerounais Achille Mbembe, chargé de préparer le sommet, la France prévoit un fonds pour aider les musées africains à accueillir des œuvres internationales. En effet, après l'approbation en décembre 2020 par le Parlement français de la restitution avec transfert de propriété de ces vingt-six pièces au Bénin, les lignes bougent pour sa concrétisation. Selon Florent Couao-Zotti, conseiller technique à la Culture au ministère en charge du Tourisme, la restitution physique d'État à État sera effective après la semaine culturelle qui accompagne l'exposition des 26 œuvres fin octobre à Paris. Début novembre, le Bénin entrera en possession des œuvres et pourra donc les montrer dans les prochaines semaines à Ouidah. Ainsi, l’exposition du mois de janvier à Paris est annulée. Il faut préciser que le transfert physique se fera en une seule fois par vol commercial. Le volume total des caisses est estimé à 27 m3?   Par Henri MORGAN (Stag.) Culture 11 oct. 2021


Onu : L'accès à un environnement sain est déclaré droit de l'homme
Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a reconnu ce  8 octobre 2021, que disposer d'un environnement propre, sain et durable est un droit humain. La décision émane de la résolution 48/13. Le texte, proposé par le Costa Rica, les Maldives, le Maroc, la Slovénie et la Suisse, a été adopté par 43 voix pour et 4 abstentions - de la Russie, de l'Inde, de la Chine et du Japon. Par conséquent, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a appelé les États membres à prendre des mesures audacieuses pour donner rapidement et réellement effet au droit à un environnement sain. « Des mesures audacieuses sont maintenant nécessaires pour que cette résolution sur le droit à un environnement sain serve de tremplin pour faire pression en faveur de politiques économiques, sociales et environnementales transformatrices qui protégeront les personnes et la nature », a-t-elle précisé. La nouvelle résolution reconnaît les dommages infligés par le changement climatique et la destruction de l'environnement à des millions de personnes dans le monde. Elle souligne également que les segments les plus vulnérables de la population sont plus durement touchés. La question va maintenant être soumise à l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, pour un examen plus approfondi. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), 24 % de tous les décès dans le monde, soit environ 13,7 millions de décès par an, sont liés à l'environnement, en raison de risques tels que la pollution atmosphérique et l'exposition aux produits chimiques Actualités 08 oct. 2021


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