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Nouvelles

Réforme de la décentralisation: Pas de conflit d'attributions entre maire et secrétaire exécutif
La réforme du processus de la décentralisation annoncée ne fera pas des communes des monstres à deux têtes. Il n’y aura aucune rivalité possible entre le maire et le secrétaire exécutif. C’est l’explication donnée ce vendredi 8 octobre, par Wilfried Léandre Houngbédji lors de son talk intitulé « Rendez-vous avec le porte-parole ». Pour le secrétaire général adjoint du gouvernement, « le secrétaire exécutif est le bras opérationnel de la vision et de la politique du maire et de son conseil communal ». Il ne saurait donc avoir quelque concurrence entre le maire et le secrétaire exécutif. Ce dernier étant un agent de la mairie et donc sous tutelle de l’autorité communale. D’ailleurs, c’est le maire qui le nomme au terme de la procédure qui sera indiquée par la loi. Le gouvernement, depuis le Conseil des ministres du 2 juin 2021, a annoncé une réforme du processus de décentralisation et de la gouvernance locale. Cette ambition prend peu à peu corps avec la transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi concernant cette réforme. Un projet de loi qu’étudient les députés lors de la session extraordinaire en cours. C’est justement cette future législation qui instaure dans l’administration communale le poste de secrétaire exécutif. Mais très tôt, des inquiétudes sont nées avec des craintes de conflit d’attributions entre le maire et son secrétaire exécutif. Actualités 08 oct. 2021


FMI: L'allègement de la dette prolongé à 24 pays dont le Bénin
Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (Fmi) a approuvé le 6 octobre 2021 une 4e tranche d'allégement du service de la dette pour 24 pays dont la dette éligible arrive à échéance au cours de la période jusqu'au 10 janvier 2022. Bonne nouvelle pour le Bénin.
Le pays fait partie des 24 pays autorisés à bénéficier de l’allégement de la dette, pour la période du 16 octobre 2021 au 10 janvier 2022. « Le Bénin a un service de la dette de 2,122 millions de DTS venant à échéance au cours de l'intervalle du 16 octobre 2021 au 10 janvier 2022, durée maximale couverte par la 4e tranche de dette allègement de service en vertu du CCRT. Le service de la dette venant à échéance, la période restante sera couverte par la suite sous réserve de la disponibilité des ressources », lit-on dans l’annexe du document à la page 31. Le Conseil d'administration a également approuvé l'inclusion de la République kirghize et du Lesotho parmi les pays bénéficiaires, permettant à ces membres de bénéficier d'un allégement du service de leur dette due au Fonds jusqu'au 10 janvier 2022. En effet, l'approbation de la quatrième tranche, d'un montant total d'environ 87,9 millions de DTS (124 millions de dollars américains), fait suite à trois tranches précédentes approuvées le 13 avril 2020, le 2 octobre 2020 et le 1er avril 2021. Selon le Fmi, cet allégement du service de la dette permet de libérer des ressources financières limitées pour un soutien sanitaire, social et économique vital afin d'atténuer l'impact de la pandémie de Covid-19. Sous réserve de la disponibilité de ressources suffisantes, un allégement du service de la dette pour tous les pays bénéficiaires pourrait être accordé pour la période restante du 11 janvier au 13 avril 2022, pour un montant d'environ 82,1 millions de DTS et un allégement cumulé du service de la dette d'environ 690 DTS, millions de dollars (973 millions de dollars) pour l'ensemble de la période de deux ans. La liste des pays est publiée à la page 14 du document.   Télécharger le document du FMI sur les pays concernés en cliquant ici   Actualités 08 oct. 2021


Copargo : Un chasseur meurt après avoir tué un varan
Fait insolite à Copargo, dans la Donga au Nord du Bénin. Un jeune chasseur qui a tiré sur un varan le 4 octobre 2021 est décédé par la suite, dans des conditions mystérieuses. Le héros de Copargo n’a pas eu longue vie. Le varan tué par le jeune chasseur a été la dernière cible de sa vie. Les faits se sont déroulés à Copargo le lundi 4 octobre 2021. Selon les recoupements, le fameux varan, une espèce mâle, a fait irruption dans une concession non clôturée aux environs de 10 heures. Les occupants ont détalé. C’est alors que le jeune chasseur a pris son courage à deux mains pour faire face à l’intrus. Il tira sur l’animal, avec son fusil, pour le mettre hors état de nuire. « Il a laissé à sa femme pour la sauce », précise une de nos sources. Mais alors qu’il pensait avoir vaincu, un autre fait s'est produit par la suite. Le chasseur qui s’est rendu au marché pour acheter des moutons, à 25 km de Copargo, est tombé en syncope. De Copargo, il a été évacué sur Natitingou, puisTanguiéta par la suite. Il serait mort d’une paralysie faciale. Le décès du jeune chasseur suscite dans son entourage bien de questions. Faut-il le rappeler, le varan est un reptile bien connu dans de nombreuses régions du Bénin. Le pays dispose au moins de deux espèces (V. niloticus et V. exanthematicus) sur les quatre signalées sur le continent. Actualités 08 oct. 2021


Bénin : Les pharmacies invitées à dégager de leurs stocks des lots de médicaments impropres à la consommation
Des lots de paracétamol, d'ibuprofène, d'amoxicilline et des produits artéméther/luméfantrine acquis par des établissements pharmaceutiques et structures sanitaires ne sont pas conformes aux normes requises. Ces derniers ont été invités à retourner les produits indexés aux sociétés de grossistes-répartiteurs pour les dispositions qui s’imposent. Il s'agit d'un lot de paracétamol comprimé, de trois lots d'ibuprofène comprimé, de cinq lots d'amoxicilline 500mg et de onze lots pour des produits artéméther/luméfantrine comprimé. Selon les explications fournies par le directeur de l'Agence béninoise de régulation pharmaceutique (Abrp), Dr Yossounon Chabi, dans des correspondances adressées à tous les regroupements des professionnels, structures de formation ou de soins en santé, de même qu'aux autorités sanitaires, aux fabricants eux-mêmes et aux associations de consommateurs, l'Agence a effectué des prélèvements dans certaines officines de pharmacie, sur l'ensemble du territoire national, dans le cadre de la surveillance du marché au Bénin. Malheureusement, les résultats issus des analyses de ces produits dans un laboratoire préqualifié par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), ne sont pas concluants. Autrement dit, les lots de paracétamol comprimé, d'ibuprofène comprimé, d'amoxicilline 500mg et des produits artéméther/luméfantrine en question ne sont pas conformes aux normes en la matière, et donc impropres à la consommation. Dans ses correspondances, Dr Yossounon Chabi a pris le soin de lister tous les noms et lots des médicaments concernés ainsi que les noms de leurs fabricants. Compte tenu des risques encourus, la première autorité de l'Abrp exige aux pharmacies de sortir tous les lots des produits en cause de leurs stocks, et de les retourner, sans plus attendre, aux sociétés de grossistes-répartiteurs pour les dispositions qui s’imposent. Actualités 08 oct. 2021


Éditorial de Paul Amoussou : le « nouveau sommet »
Comme un léger vent frais qui souffle sur les relations France-Afrique ? On est bien tenté de le croire, au regard du sommet du même nom qui s’ouvre à Montpellier ce jour. Sur la forme comme sur le fond, il y a comme un changement cataclysmique. Point de chefs d’Etat ni de gouvernement venant d’Afrique au nombre de son quota de 700 invités. Une première depuis 1973, année de l’édition inaugurale de ce grand raout appelé sommet France-Afrique et tant décrié au fil du temps. C’est en soi une petite révolution. Incontestable. Sont cependant présents, représentants de la société civile, acteurs de la culture, du sport, jeunes, entrepreneurs…Ils débattront, sémantique nouvelle à ce genre de rencontre, au cours de tables rondes prévues, de cinq grandes thématiques : l’engagement citoyen, l’entrepreneuriat, la recherche, la culture et le sport. Quelle va en être l’issue, quel en sera l’impact concret ? Attendons de savoir, mais d’ores et déjà, on peut se réjouir de ce qu’un terme soit mis à la formule obsolète de ce sommet, au regard des dynamiques tant en France qu’en Afrique. Les temps changent et demeurer sur les anciens items serait préjudiciable aux deux pôles, appelés à coopérer par un fatalisme historique que même le temps et les critiques les plus acerbes n’arrivent pas à user. Est bien loin le temps où les dirigeants africains, élus, mal élus ou pas du tout élus, s’assemblaient sous la férule de leur homologue français, pour discuter en toute amicalité des relations France-Afrique. Echanges de bons procédés, quelques discours convenus après, ils se disaient au revoir et à la prochaine ! On ne peut vraiment pas retenir de ces messes de grandes résolutions bénéfiques, utiles à l’avancée du continent africain. D’aucuns avanceraient que le sommet de La Baule fut décisif quant à l’avènement du renouveau démocratique en Afrique, mais c’est oublier que la chute du mur de Berlin, avec ce que cela implique comme bouleversements géopolitiques, rendait inéluctable un tel tournant. Quoi qu’il en soit, la nouvelle impulsion que veut bien donner Emmanuel Macron au sommet France-Afrique intègre les dynamiques nouvelles et il est dit que les « sujets tabous » seront mis sur table à Montpellier qui inaugure l’ère nouvelle de ce qu’à l’Elysée on nomme le « nouveau sommet ». Coup de communication ? s’interrogent les sceptiques. Croisons les doigts avec une sérieuse dose d’optimisme. Actualités 08 oct. 2021


Entretien avec Gilles Guerard, ex-Dg Caa : « Deux secteurs portent essentiellement l’économie béninoise… »
L’économie béninoise, dans un contexte de pandémie de Covid-19, a affiché une résilience contrairement à la tendance dans la sous-région. Dans cette interview, l’ex-directeur général de la Caisse autonome d’amortissement (Caa), Gilles Guerard évoque les raisons, et parle des secteurs qui méritent un investissement accru pour maintenir le cap. La Nation : Quels sont les secteurs qui portent aujourd’hui l’économie béninoise ? Gilles Guerard : Il y a deux secteurs, essentiellement. Le premier, c’est le secteur agricole, qui depuis 3, voire 4 ans, affiche une production croissante quels que soient les différents produits agricoles. En dehors du coton, il y a le maïs, la noix de cajou, l’ananas, les céréales qui, au cours des trois dernières années, ont eu des croissances entre 15 et 30 % par an. Ceci a un impact direct sur la population. Cette production est aussi soutenue par une augmentation des prix, et les populations sont davantage motivées, chaque année, à investir et à étendre leur production. Ce qui leur permet en retour cette augmentation de revenu, et elles arrivent à augmenter leurs dépenses dans les biens matériels, la santé, etc. Le secteur agricole est donc le premier moteur qui soutient la croissance économique. Une croissance très peu affectée par les éléments extérieurs parce que la production n’est pas dépendante du marché mondial. Le coton est toujours en demande croissante, le maïs aussi. Au niveau de la noix de cajou, on avait une faible production dont l’augmentation a eu un impact très significatif sur l’économie. De nouvelles cultures se sont aussi développées à savoir le soja, le riz. Et les statistiques sur la production agricole au cours des dix dernières années montrent véritablement l’impact de ce secteur sur la croissance économique. En 2015-2016, la production d’ananas était de 47 tonnes contre 63 tonnes en 2019-2020, soit une augmentation de 34 % sur 4 ans. La noix de cajou est passée de 91,16 à 130,3 tonnes, soit une augmentation de 42 %. Les cultures maraichères 11 % d’augmentation et 165 % pour le coton, soit 269 000 à 706 000 tonnes en 4 ans. Le soja est passé de 139 000 à 257 000 tonnes, soit 84 % d’augmentation. Le riz de 204 000 à 407 000 tonnes, soit 99 % d’augmentation. Quant à la production animalière, elle est passée de 196 000 à 218 000, soit 11 %, car le Bénin n’est pas un grand producteur animalier. Et l’aquaculture de 40 000 à 80 000 tonnes, soit 119 %. Qu'est-ce qui sous-tend, selon vous, cette progression? Cette progression, sur ces quatre dernières années, n’a pas pu se faire sans un minimum de réformes et d’investissements. En termes de réformes, le cadre institutionnel a été revu. Les Centres d’action régionale pour le développement rural (Carder) ont été liquidés, avec la création de 11 territoires agricoles, suivant chaque spécialité en termes de culture. Les producteurs ont reçu, suivant le type de production agricole, les semences sélectionnées adaptées et des intrants plus sélectifs et plus adaptés à la région. Le nouveau cadre institutionnel a permis aussi la mise en place de l’exonération fiscale pour la production agricole et la mécanisation, l’institution du Fonds national de développement agricole, et des efforts notés au niveau des microfinances pour soutenir les producteurs. Il y a eu également la construction de barrages pour l’irrigation. C’est un ensemble de réformes qui ont été faites pour rendre ce secteur attractif. Beaucoup de liquidités sont injectées dans le secteur. 21 milliards pour l’ananas, notamment dans la sélection des semences afin d’améliorer les rendements, la construction d’un laboratoire pour l’analyse et la validation du label de l’ananas du Bénin, la construction de la chaine de froid. Quand vous ouvrez le marché à l’exportation, il faut stimuler la production. 35 milliards sont investis dans la noix de cajou, à travers la sélection des pépinières. De nouvelles variétés sont sélectionnées et les rendements sont plus élevés. Il y a aussi le nettoyage des champs existants, l’encadrement des producteurs. On peut multiplier les exemples. Que peut-on retenir du deuxième secteur ? Le deuxième secteur qui porte l’économie est le Btp (les bâtiments et travaux publics), c’est-à-dire les infrastructures: routes et constructions. Vous avez les usines de cimenterie, l’importation du fer à béton et des matériaux de construction qui tournent à plein régime. La croissance dans le Btp est soutenue par l’investissement public. Il y a plus de 1700 km de routes bitumées réalisées, ces cinq dernières années, sur tout le territoire, y compris l’asphaltage. En termes de coût, ça dépasse les 2 000, voire 3 000 milliards de francs Cfa. Mais tout cet argent n’entre pas dans l’économie béninoise, parce que les engins, le bitume et certains intrants sont importés. On peut globalement estimer qu’à peu près 20 à 30 % de ces investissements impactent directement l’économie béninoise du fait des emplois, des consommables et de la recette budgétaire. En dehors des routes, donc de l’investissement public, vous avez les constructions. Avec une croissance soutenue de 4, voire 5 %, la première chose c’est l’investissement dans la pierre. Au Bénin, chacun veut avoir sa parcelle et construire. Au niveau des importateurs des matériaux de construction, le chiffre d’affaires augmente à près de 30 % chaque année. Ça montre à quel point la demande est soutenue. Mais cette croissance des activités n’a pas généré d’inflation. Ce qui permet de soutenir l’économie. Cela nous a évité de ralentir à cause de la Covid-19. En Afrique, il n’y a que deux pays qui n’ont pas eu de croissance négative du fait de la Covid, le Bénin et le Lesotho. Notre croissance est passée à 1,2 %, mais que ce soit en Europe ou en Afrique, les pays ont eu des croissances négatives. Qu’en est-il du commerce notamment avec le géant de l’Est ? Le commerce est une activité qui a toujours été surestimée au Bénin, l’import-export avec réexportation sur le Nigéria. Cela représente environ 20 % du Pib. Mais la dépendance par rapport au Nigeria a toujours été surestimée. Les dernières analyses de l’Insae montrent le contraire par rapport aux produits importés. Par exemple, le riz qu’on importe, soit plus d’un million de tonnes, 80 % de ce produit est réexporté sur le Nigeria. Et la population qui dépend de cette activité est limitée. Il y a quelques gros importateurs, et cela a un impact sur les recettes budgétaires mais en termes de création de valeur, elle est quasi nulle parce qu’il n’y a aucune transformation. Son impact sur l’économie est surestimé. Aussi, quand on dit que le Nigeria dépend du Bénin pour son riz, c’est une exagération. Ce pays consomme 13 millions de tonnes de riz par an et en produit 7 à 8 millions de tonnes. Il importe 3 à 4 millions, et le Bénin ne représente que moins de 10 % sinon 7 à 8 % de sa consommation. C’est également le cas des produits surgelés. Depuis quelques années, l’importation a fortement baissé parce que les gros acteurs ont cessé leurs activités. Pourtant, cela n’a pas affecté le Nigeria qui continue à importer par d’autres canaux. Les véhicules d’occasion, une activité phare, qui avait peu de valeur ajoutée, a chuté de plus de 50 % et cela n’a pas eu d’impact sur notre Pib. Par contre, certaines activités se sont développées, notamment le secteur des services. Là, les télécoms se sont toujours bien maintenues. Et il y a le secteur de l’éducation. Plusieurs écoles privées d’enseignement qui évoluaient plus ou moins dans l’informel sont ramenées dans le secteur formel, et elles contribuent à la richesse parce que quand vous formez des jeunes, vous créez de la valeur, de la valeur intellectuelle. Un jeune formé arrive sur le marché de l’emploi ou crée son entreprise, et c’est de la valeur ajoutée. Quant au niveau du secteur de l’énergie, on forme des électromécaniciens à Lokossa pour piloter les centrales électriques, c’est de la valeur. Pour la relance économique post Covid-19, quels sont les secteurs prioritaires ? Le premier secteur, c’est l’énergie. Nous sommes à 50 % de satisfaction des besoins, mais l’objectif pour tout pays, c’est d’être en mesure de satisfaire la totalité de ses besoins. Il faut donc continuer à investir dans ce secteur, améliorer le réseau qui est vétuste, augmenter la production et baisser le coût. Nous avons un taux de perte de 24 % dans le secteur et tant que le réseau ne sera pas amélioré, l’énergie coûtera toujours cher. Le second secteur, c’est la production agricole. Aucun pays ne peut se développer sans un secteur agricole prépondérant. Que ce soit aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie ou en Europe, c’est d’abord le secteur agricole. La Côte d’Ivoire est un exemple, la France aussi. Le Bénin est devenu premier producteur céréalier de la sous-région. Nous ne sommes qu’au début. Il faut continuer à augmenter la production du soja, du maïs…, développer la production animale, la pisciculture, faire plus pour la noix de cajou en allant à la transformation. Qu’en est-il du secteur industriel ? Je disais que la base, c’est l’agriculture mais ensuite, pour le développement c’est l’industrie. Le problème pour développer l’industrie, c’est l’énergie et les intrants. Nous n’avons pas suffisamment de matières premières et l’énergie coûte cher. Donc, il est difficile d’attirer les entreprises pour satisfaire le marché local, régional et international. La première difficulté, ce sont les ressources humaines. Il y a un déficit de formation professionnelle. Il faut former dans les métiers professionnels. Mais quand on parle de la transformation du coton, c’est compliqué. Le produit fini doit être compétitif sur le marché international et il faut atteindre des tailles critiques au niveau des usines pour baisser le coût de revient. Si vous voulez fabriquer un jeans au Bénin, il faut pouvoir être compétitif comme un jeans fabriqué en Turquie ou en Chine. Mais en Chine, l’usine va fabriquer trois millions de pièces. Pour le faire au Bénin, il faut avoir du coton pour trois millions, et tout notre coton ne suffirait pas. Ça veut dire que cela prendra du temps, et il faut y aller par étapes. Si un industriel doit s’installer au Bénin, il ne peut pas uniquement servir le marché local. Nous avons également des efforts à faire au niveau des réformes fiscales et douanières pour que les entreprises soient compétitives. Les zones industrielle et économique spéciales sont en train de régler une partie de ce problème. Mais il faudra beaucoup d’années d’investissements? Actualités 08 oct. 2021


Projet d’aménagement d’une station balnéaire à Avlékété: Les personnes affectées bientôt indemnisées
Les sinistrés du projet d’aménagement d’une station balnéaire à Avlékété, dans la commune de Ouidah, recevront très prochainement une compensation de la part de l’Etat béninois. La décision a été prise, ce mercredi 6 octobre, en Conseil des ministres. Soucieux des conditions des populations sinistrées par le projet d’aménagement d’une station balnéaire à Avlékété, l’Etat béninois, comme à son habitude, prévoit de les dédommager. « L’emprise du domaine concerné par les indemnisations, déduction faite de la superficie occupée par les infrastructures publiques et du domaine public maritime, est de 352 ha 55 à 54 ca», rappelle le Conseil des ministres qui, au regard du niveau d’avancement des études, a autorisé le ministre de l’Economie et des Finances à mettre les ressources à disposition pour la prise en charge des personnes touchées par le projet. Ceci, afin de permettre le démarrage des travaux. La mise en œuvre de ce projet ambitieux a d’ailleurs fait l’objet de la signature de deux contrats entre le gouvernement et le «Club Med », mardi dernier. Le premier contrat concerne la gestion de la future station balnéaire d’Avlékété et le second a trait à la promotion et la commercialisation des séjours. Ce projet dont le coût d’objectif est évalué à 50 milliards F Cfa, a été conçu dans l’optique de développer l’offre culturelle, naturelle et touristique de la Destination Bénin. L’œuvre du « Club Med » occupera une superficie d’environ 25 ha située en bord de mer à Avlékété. Il s’agit d’un ensemble immobilier touristique de 330 chambres, conforme aux standards de confort haut de gamme du Club Med 4 Tridents avec un espace Club Med Exclusive Collection (5 Tridents) de 30 suites, de nombreuses infrastructures pour la pratique des sports, le bien-être et l’encadrement des enfants, avec un cœur du Resort regroupant entre autres lobby, boutiques, bars et restaurants et différentes zones d’hébergements, précise le site internet du gouvernement? Actualités 07 oct. 2021


Développement des usages du numérique : Huawei s’engage à installer un centre de formation à l’Uac
La société chinoise Huawei installera un centre de formation aux Tic à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Un mémorandum d’accord a été signé à cet effet, ce lundi 4 octobre à Cotonou, entre le recteur de l’Uac et le directeur général de Huawei Technologies Bénin. L’Institut de formation et de recherche en informatique (Ifri) de l’université d’Abomey-Calavi bénéficie d’un soutien de taille pour remplir sa mission, celle de former des apprenants capables de devenir des acteurs de solution informatique aux différents problèmes de société. Il obtient l’accord de la société chinoise Huawei Technologie pour la mise en place d’un centre de formation pratique en Technologies de l’information et de la communication (Tic). La signature d’un mémorandum est intervenue à cet effet ce lundi 4 octobre à Cotonou, entre Maxime da Cruz, recteur de l’Uac, et Patrick Wang Jun, directeur général de Huawei Technologie Bénin. C’était en présence de Josué Koladé Azandégbey, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de Wei Hou, vice-président région Afrique du Nord de Huawei Technologies. En prélude à la signature de ce mémorandum, rappelle Maxime da Cruz, l’Ifri est déjà inscrit sur la plateforme Huawei Ict Academy, un programme éducatif à but non lucratif de la société chinoise visant à travailler avec les universités pour combler les lacunes en matière de compétences en Tic. A l’en croire, de nombreux projets sont en perspective pour impacter non seulement l’Ifri mais également l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) et l’Ecole nationale d’Economie appliquée et de management (Eneam) puis tous les secteurs des Tic de l’Uac, dira le recteur Maxime da Cruz. En se réjouissant de ce partenariat qui augure d’un bond en matière de professionnalisation et de formation aux métiers du numérique, le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur indique que ce partenariat s’inscrit dans la vision du gouvernement de positionner le Bénin comme le hub numérique de l’Afrique de l'Ouest et de faire des Tic un levier majeur de son développement socio-économique. Il a insisté sur la nécessité de faire bénéficier effectivement des infrastructures qui seront implantées aux étudiants des autres campus universitaires. Wei Hou, vice-président région Afrique du Nord de Huawei Technologies, a réitéré la volonté de son groupe de contribuer à fournir des équipements de dernière génération et des talents en Tic en Afrique en général et au Bénin en particulier. Pour lui, il est question de préparer les étudiants pour le marché de l’emploi de plus en plus exigeant en compétences dans les télécommunications, de renforcer les capacités des professionnels à répondre aux besoins du secteur en termes de services de qualité. Il faut souligner que Huawei compte plus de 100 bureaux de représentation, ainsi que des dizaines de centres de développement et de formation en Afrique et dans le monde. Société 07 oct. 2021


Conseil des ministres: Des nominations au ministère de l'Enseignement secondaire
Les nominations suivantes ont été prononcées lors du Conseil des ministres ... Au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, sur proposition du ministre, les nominations suivantes ont été prononcées lors du Conseil des ministres tenu ce jour en présence du chef de l'Etat Patrice Talon. Ainsi,  Denga Sagui et Nahini Sarré sont nommés respectivement aux postes de directeur adjoint de Cabinet  et directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle de l’Atacora.   Actualités 07 oct. 2021


Paludisme : Un vaccin enfin disponible pour les enfants
Très attendu, le premier vaccin contre le paludisme pourra être administré à des milliers d'enfants en Afrique. Enfin ! Il est disponible le premier vaccin antipaludique pour la grande masse. L'OMS a donné le feu vert ce mercredi dans un communiqué. C'est un moment historique. Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme", a déclaré le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Ce vaccin qui agit contre le parasite du paludisme s'appelle le "RTS,S". C'est une solution face à cette maladie la plus mortelle à l'échelle mondiale et la plus prévalente en Afrique.Le Ghana, le Kenya et le Malawi, ont essayé dans le cadre de la phase pilote. Santé 06 oct. 2021


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