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Nouvelles

Numérique au Bénin: Les innovations désormais accessibles en un clic
« Innovations au Bénin », la plateforme dynamique d’information et d’interaction avec les acteurs de l’écosystème des innovations a été lancée le 30 septembre 2021 dans les locaux de Sèmè One à Cotonou. De l’ombre, les innovations du Bénin passent à la lumière. Plus d’une centaine sont déjà disponibles sur la plateforme innovationsaubenin.org. Lancée ce jeudi 30 septembre, cette base de données se veut dynamique pour mettre l’emphase sur les innovations en fournissant des informations pertinentes, fiables et intéressantes pour non seulement augmenter la visibilité sur ces solutions, mais aussi aider à la prise de décisions stratégiques. « L’une des missions de Sèmè City est de promouvoir l’innovation, mais qu’est-ce qu’une innovation ? Ce concept est difficile à expliquer, quelle que soit la langue, et c’est d’autant plus vrai pour nos langues locales. C’est pour cela qu’il est plus simple de montrer des exemples concrets, qui permettent de mieux comprendre et cerner les implications d’une innovation et de la rendre accessible à tous. C’est à ce titre que des initiatives comme celle-ci voient le jour et doivent être encouragées ! », a déclaré Claude Borna, directrice générale de Sèmè City. En effet, le Bénin à l’instar des autres pays en développement, fait face à un certain nombre de défis en matière de santé, d’éducation, d’écologie, d’agriculture et de tout autre domaine qui impacte le développement. Afin de répondre efficacement à ces défis, des solutions localement pertinentes et motivées sont pensées et mises en œuvre par de jeunes talents béninois. Une culture de l’innovation commence à émerger. Elle a cependant besoin d’être consolidée, d’où l’importance de cette plateforme, fruit du partenariat entre Sèmè City, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) à travers son Laboratoire d’accélération et EtriLabs. « Aujourd’hui, c’est la créativité et l’innovation qui font la croissance. L’enjeu économique n’est plus de faire ce que font les autres, même mieux, mais de mettre en valeur des produits de l’intelligence humaine. Désormais, c’est notre capacité à créer, à innover, à inventer qui va devenir notre principal critère de compétitivité et notre première source de croissance », a affirmé Aouale Mohamed Abchir, Représentant résident du Pnud. Une plateforme évolutive ! Sur cette plateforme, Il est possible de découvrir des solutions concrètes, efficaces et pertinentes, portées par des femmes et des hommes déterminés à bousculer les choses, pour changer le visage du Bénin et de l’Afrique. Les innovations déjà mises en avant répondent à des critères précis. « A partir de cette plateforme, nous pourrons rendre disponibles périodiquement une cartographie dynamique des différents acteurs de l’écosystème des innovations, leurs projets afin que tout le monde puisse mieux comprendre ce qu’ils font et les solutions proposées. La vocation est d’identifier des solutions efficaces et nouvelles qui méritent d’être accompagnées et d’être déployées à plus grande échelle», a martelé Claude Borna. Tout le monde peut contribuer à l’enrichir. Il suffit d’aller sur la plateforme et de cliquer sur l’onglet « Contribuer», puis de renseigner le formulaire. Un comité va statuer sur le contenu. « Cette plateforme et ses différentes fonctionnalités ont été conçues et développées pour élargir la perspective des acteurs existants, mais aussi la connaissance générale de l’écosystème, et l’aider à devenir plus inclusif, cohérent et collaboratif», a souligné Senam Beheton, directeur général d'Etrilabs. En procédant au lancement de la plateforme des innovations du Bénin, Marie Odile Attanasso, Présidente du Conseil d’Administration de Sèmè City, a rappelé combien le gouvernement est conscient du rôle crucial de l’innovation pour le développement durable du Bénin. Elle en veut pour preuves la place de choix accordée à la promotion de l’innovation dans le Programme d’action du gouvernement, notamment à travers la création de Sèmè City, ainsi que l’adoption de plusieurs mesures structurelles telles que l’augmentation des dépenses de recherche-développement et des investissements dans l’éducation ; l’opérationnalisation d’un fonds et d’une agence pour la promotion de la recherche scientifique et l’innovation technologique et la mise en œuvre du Projet de Développement des Infrastructures des Télécommunications et des Tic. Marie Odile Attanasso a tenu à remercier les partenaires techniques et financiers déjà associés à l’élaboration de ladite plateforme, ou qui se préparent à le faire, et le Pnud pour leurs appuis sans cesse renouvelés au gouvernement dans la recherche du mieux-être des populations. Société 01 oct. 2021


Viabilité des Systèmes financiers décentralisés: Réflexions sur l’efficacité des systèmes d’information et de gestion
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a ouvert, jeudi 30 septembre à Cotonou, les travaux de l’atelier de réflexions sur les systèmes d’information et de gestion (Sig) des Systèmes financiers décentralisés(Sfd) face aux défis technologiques. « L’une des entraves à la bonne gouvernance reste la qualité et la quantité de l’information produite au niveau des Sfd », souligne la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé. L’atelier de Cotonou vise à contribuer à la reproduction d’une information financière fiable au niveau de ces structures à travers la mise en place d’un système d’information et de gestion efficace. En effet, le secteur de la microfinance est en pleine croissance au Bénin. Or, les informations produites par les Sfd souffrent par moments de manque de fiabilité. Selon la ministre Véronique Tognifodé, certaines structures sont même dans l’incapacité d’en produire et l’interconnexion entre les points des services est quasiment inexistante. Cet état de choses s’explique entre autres par le défaut d’un Système d’information et de gestion (Sig) performant et accessible. Cet outil a entre autres pour tâche de capturer et de stocker les données, de les traiter pour produire des rapports pertinents et significatifs afin d’aider les responsables à l’utilisation des ressources. Cela permet aussi d’appuyer les différentes opérations en imposant le respect du processus défini par la règlementation. En effet, l’information financière est capitale pour la prise de décision adéquate au sein de tout Système financier décentralisé (Sfd). Pour la ministre chargée de la Microfinance, il est nécessaire d’assurer une production régulière d’informations fiables pour une gestion efficace et efficiente des opérations. A en croire Brice Dansou, directeur général du Fonds national de microfinance (Fnm), au cours de cet atelier, il s’agira entre autres de faire l’état des lieux du fonctionnement des Sig au niveau des Sfd, d’approfondir les réflexions sur cette problématique, d’identifier des solutions susceptibles d’améliorer la capacité des structures à choisir un bon Sig au regard des défis technologiques, à reproduire de bonnes informations et à trouver des pistes d’optimisation dans leur utilisation. C’est donc à juste titre que le Comité national de microfinance a jugé nécessaire de fédérer les énergies des différents acteurs autour de la question. Société 01 oct. 2021


Vote des lois sur la femme, l’administration territoriale et autres: Patrice Talon sollicite une session extraordinaire au Parlement
(Les travaux s’ouvrent le 7 octobre prochain) Le président de la République, Patrice Talon a saisi, conformément à la loi, l’Assemblée nationale pour demander la convocation d’une session extraordinaire aux fins d’examiner et de voter, en procédure d’urgence, quatre dossiers dont le projet de loi portant Code de l’administration territoriale et le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme transmis au Parlement mercredi 29 septembre dernier. L’Assemblée nationale ouvre sa troisième session extraordinaire au titre de l’année 2021, jeudi 7 octobre prochain. Elle a été sollicitée par le président de la République, Patrice Talon, qui a demandé l’examen en procédure d’urgence de quatre dossiers. Il s’agit en l’occurrence du projet de loi portant Code de l’administration territoriale, du projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme, du projet de loi portant modification de la loi n°2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction et du projet de loi de finances rectificative gestion 2021. La lettre du chef de l’Etat a été lue à l’entame de la séance plénière de ce jeudi consacrée à la clôture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2021. Le président de céans, Robert Gbian, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a informé les députés que le bureau du Parlement s’est réuni après réception de la correspondance du président de la République. Selon lui, la réunion a retenu la date du 7 octobre pour ouvrir cette session extraordinaire sollicitée par le chef de l’Etat. Ce qui permettra à l’institution parlementaire de se pencher sur les quatre dossiers en question. Le bureau de l’Assemblée nationale, renseigne Robert Gbian, a saisi l’occasion de cette demande pour compléter cet ordre du jour de deux autres points à savoir l’élection du nouveau 2e questeur suite au départ de l’occupant du poste, l’ex-député André Okounlola récemment promu ambassadeur du Bénin près la Russie et l’examen de la proposition de résolution portant Code d’éthique et de déontologie des députés béninois. Ce qui porte désormais à six le nombre de dossiers programmés à l’ordre du jour de la troisième session extraordinaire de l’année 2021 du parlement. Le poste de 2e questeur sera pourvu Ainsi, le sort de chacun des six points à raison de quatre pour le président Patrice Talon et deux pour l’Assemblée nationale sera connu à l’issue des quinze jours que durera la prochaine session extraordinaire. Le dossier relatif à la proposition de résolution portant Code d’éthique et de déontologie des députés béninois était inscrit à l’ordre du jour de la deuxième session extraordinaire clôturée, ce jeudi, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Mais il n’a pu être examiné. Seuls les trois autres points ont été étudiés et adoptés. Il s’agit du projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2022 ; du projet de loi portant autorisation de ratification de la convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, telle qu’amendée par le Protocole de 2010 (Mac) signée à Paris, le 27 novembre 2019 entre les Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde) dans le cadre du forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales. Il y a également les projets de lois portant autorisation de ratification du traité portant modification des dispositions du traité de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) du 20 janvier 2007 relatives à la dénomination du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers et du Protocole additionnel n°1/2017/Cceg/Uemoa modifiant et complétant le Protocole additionnel relatif aux organes de contrôle de l’Uemoa adoptés à Abidjan en Côte d’Ivoire respectivement le 12 juillet 2019 et le 10 avril 2017. La session budgétaire lancée le 26 octobre prochain Les députés n’ont plus de repos. Après avoir bouclé les travaux de la troisième session extraordinaire qui s’ouvrent le 7 octobre prochain pour durer quinze jours, ils vont enchainer avec le lancement de la seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. Celle-ci s’ouvre, mardi 26 octobre prochain, conformément à l’article 87 de la Constitution béninoise. Lequel dispose que : « L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». Cette date du mardi 26 octobre a été annoncée, ce jeudi, par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, lors de la séance plénière. Les travaux de cette session budgétaire, comme son nom l’indique, seront prioritairement consacrés à l’examen du projet de budget de l’Etat gestion 2022 adopté en Conseil des ministres du mercredi 29 septembre dernier et déjà transmis au Parlement par le gouvernement.   Actualités 01 oct. 2021


Bénin : 2,575 tonnes de cocaïne saisies dans un magasin à Sèmè-Podji
Les autorités béninoises en charge de la lutte contre le trafic de stupéfiants ont effectué la saisie de 2 240 plaquettes de cocaïne dont une déjà désagrégée en partie, soit 2575, 35 kilogrammes. Suivant un communiqué de presse du procureur spécial près la Cour de répression des Infractions économiques et du Terrorisme (Criet), Mario Metonou, cette saisie a eu lieu dans un magasin sis à Ekpè Pk10 dans la commune de Sèmè-Podji où était entreposé le stock de produits suspects. Des explications du procureur spécial, ce magasin appartient appartiendrait à un certain Libanais qui l’aurait loué, actuellement, à un ressortissant ivoirien du nom de Kouadio Kipre. L’enquête conduite par les structures compétentes a permis « d'interpeller onze personnes de nationalités béninoise, togolaise, burkinabè, hollandaise, libanaise et allemande sur qui pèsent, à divers degrés, des soupçons ». Mario Metenou rappelle que cette grosse prise s'inscrit dans le cadre de la répression des infractions relatives aux drogues et précurseurs, aux stupéfiants et substances psychotropes. Il assure que le parquet spécial près la Criet ne manquera pas de revenir sur les éléments nécessaires à l'information du public en cas de besoin. Actualités 30 sept. 2021

#Trafic de stupéfiants2


Performances industrielles au 2e trimestre 2021: La fabrication de boissons en hausse de 59,5 %
Les performances industrielles au deuxième trimestre de 2021 sont en hausse, surtout dans la fabrication de boissons. Au deuxième trimestre de l’année 2021, les brasseries ont roulé à fond. Selon les données publiées le 28 septembre par l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), la fabrication de boissons est en hausse au cours de cette période comparativement aux autres sous-secteurs d’activités. Elle a même contribué largement à la performance du secteur industriel qui est en hausse de 20,1 % par rapport à la même période de 2020. « La forte hausse observée est en lien avec les bonnes performances notées, en glissement annuel, dans la fabrication de boissons (+59,5 %), la fabrication de matériaux minéraux (+22,8 %) et dans la métallurgie (+27,4 %) », indique l’Instad. Plus précisément, l’indice industriel de la fabrication de boissons est de 218,2 contre 217,1 pour la fabrication de matériaux minéraux. L’indice le plus faible qui est de 38,6 a été noté pour la fabrication de produits textiles. Cette tendance est bien différente de celle du premier trimestre 2021 où l’activité industrielle n’a connu qu’une croissance de 1,6 % en glissement annuel. C’étaient plutôt les industries de production et de distribution d’électricité, de gaz et d’eau (+27,1 %), les industries extractives (+4,7 %) et environnementales (+5,2 %) qui avaient connu les plus fortes activités. Et si les lignes ont bougé au deuxième trimestre, l’Instad fait le lien avec la reprise des activités économiques. « Pour rappel, le deuxième trimestre 2020 a été marqué par la pandémie de la Covid-19 qui a nécessité des mesures restrictives, notamment avec l’instauration d’un cordon sanitaire pour limiter la propagation du virus», a justifié l’institut. En ce qui concerne les prix de production industrielle, ils ont connu une hausse de 0,7 % au 2e trimestre 2021 par rapport à un an plus tôt. Selon l’Instad, « cette évolution reflète les hausses de prix de production observées dans l’énergie (+1.4 %) et dans les industries manufacturières (+0,7 %) notamment avec les prix des industries métalliques en hausse de 13,6 % ». Société 30 sept. 2021


Nouvelle méthode élégante de confiscation du pouvoir: le troisième mandat présidentiel
Le récent évènement intervenu à Conakry le 5 septembre 2021, offre une occasion propice pour réfléchir encore sur le syndrome du troisième mandat présidentiel, en s’inspirant des faits politico-moraux du passé. La prétendue justification du 3e mandat présidentiel est souvent fallacieuse, fragile et non convaincante. Elle cache une autre raison inavouée et inavouable de leurs auteurs qui se font passer à tort pour le messie de la République, une personnalité indispensable sans laquelle le développement du pays serait vain. Concevoir ainsi la gestion des affaires publiques, c’est faire preuve de myopie politique. Il arrive d’entendre dire que le troisième ou quatrième mandat est nécessaire pour le chef en place dans la mesure où il doit suivre et mener jusqu’à la fin les importantes réformes qu’il a initiées de même que les nombreux projets en cours. Ce genre de raisonnement est impropre au principe de la continuité de l’Etat et ne reconnait pas la vérité que la construction d’un pays est une tâche de longue haleine qu’aucun dirigeant ne peut achever quels que soient sa durée au pouvoir, ses charisme, intelligence, volonté et ruse. L’histoire nous enseigne la vision de Grands Hommes qui ont renoncé à confisquer le pouvoir. C’est le cas de George Washington, premier président des Etats-Unis qui a renoncé en mars 1797 à un troisième mandat alors qu’aucune disposition de la Constitution ne limitait à deux le nombre. Il l’avait fait parce qu’il avait la conviction que le président des Etats-Unis devrait poser des actes qui détermineront les comportements des futurs présidents américains. Il est parti du pouvoir sans attendre la plénitude du développement de son pays. De cette période à nos jours, la loi fondamentale est la même. Mais en fonction de l’évolution de la société et des différentes mutations, notamment l’agrandissement de la Fédération qui est passée de 16 Etats du temps de Washington à 50 Etats depuis plus d’un siècle, cette Constitution a connu beaucoup d’amendements qui n’ont pourtant pas donné lieu à la naissance d’une nouvelle République qui remet à zéro le compteur des mandats. Le fond demeure à savoir, entre autres, la séparation des pouvoirs et la liberté. La liberté dans toutes ses formes est sacrée pour les Américains. Le premier président américain a ainsi laissé un « exemple structurant et normatif de comportements, d’attitudes et de vision que le chef de l’Exécutif américain doit avoir pour bâtir ce qui deviendra la première puissance mondiale ». Aujourd’hui, il est immortalisé entre autres, par un Etat de la fédération qui porte son nom et une ville, pas des moindres, Washington D.C. capitale du pays. En vertu du précédent heureux créé par ce Grand Homme, codifié par un article de la Constitution et une loi organique, tous les présidents américains à ce jour, se retirent de la vie politique après deux mandats. Un autre cas qui mérite d’être évoqué est celui du président Nelson Madiba Mandela qui, à la suite d’un seul mandat, et à la grande surprise de ses courtisans, a pris sa retraite politique et passa la main à la jeune génération incarnée par Thabo MBeki. Comme Washington, Mandela n’a même pas construit 15 000 km de route ou couvert toute l’Afrique du Sud d’eau, d’électricité, de logements pour les habitants des townships, ni créé des emplois pour les millions de chômeurs. Madiba, un exemple Aujourd’hui, Madiba, bien que décédé, est encore vénéré par tous les Sud- Africains, Noirs comme Blancs. Ces derniers, du reste, reconnaissent que par sa sagesse, il leur a sauvé la vie. Il fait désormais partie des Grands Hommes de notre siècle et a marqué non seulement l’histoire de l’Afrique, mais aussi celle du monde entier. Il est devenu un Grand Homme sans s’éterniser au pouvoir. A sa mort tous les anciens présidents américains encore vivants et en activité (Barack Obama) ont honoré de leur présence les obsèques de l’icône sud-africaine. Cet évènement est inédit. C’est cela le mérite du prisonnier historique de Robben Island. Les dirigeants africains surtout ceux de l’Afrique francophone doivent comprendre que ce qui fait un Grand Homme ayant marqué l’histoire, ce n’est pas la longévité au pouvoir, mais plutôt ce que monsieur Paul-Marie Houessou appelle « la construction des logiciels de la Nation ». A cette tâche s’est attelé Mandela pour empêcher l’implosion d’un pays assis à l’époque sur une dynamite. L’auteur précité définit le logiciel de construction de la nation comme l’ensemble des comportements, les attitudes et la vision structurants et normatifs. C’est aussi le respect de la parole donnée. A cela nous ajoutons que c’est la primauté de l’intérêt général sur les intérêts personnels, la création des conditions pour l’épanouissement social de la population, la consolidation de l’unité nationale et la cohésion sociale, l’esprit d’humilité et du pardon. Tout ceci constitue le socle et la force qui propulsent le développement. Pour réaliser l’unité nationale, Mandela a pardonné les Sud-Africains blancs qui ont massacré les Noirs pendant des décennies. Selon sa vision, les règlements de comptes ne font pas avancer un pays. Dans les Etats africains où les chefs de l’Exécutif cherchent à s’éterniser au pouvoir, le logiciel de la construction de la nation s’estompe, ce qui entraine des morts, des exilés et détenus politiques, la négation des principes et libertés démocratiques, le manque de dialogue, la tendance à la dictature, la confiscation de l’économie nationale par le maitre et son clan , et l’enrichissement illicite d’une classe, celle de l’élite dirigeante. Evoquant les raisons du coup d’Etat militaire en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya déclarait : « la situation socio-politique et économique du pays, le dysfonctionnement des institutions républicaines, l’instrumentalisation de la justice, le piétinement des droits des citoyens, l’irrespect des principes démocratiques, la politisation à outrance de l’administration publique, la gabegie financière, la pauvreté et la corruption endémique. » Partout où le pouvoir est confisqué par une seule personne et son clan, la situation ressemble à celle décrite par le nouvel homme fort de Guinée. Les tenants des voix discordantes et des candidats recalés aux élections présidentielles sont arrêtés sur la base des chefs d’accusation injustes, voire fantaisistes, montés de toutes pièces, car « qui veut noyer son chien l’accuse de rage », et mieux, « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Cette déclaration du colonel guinéen confirme les propos d'El Hadj Assy, président de la Fondation Kofi Annan à Genève, selon lesquels « les recherches en science politique ont montré que la non limitation des mandats présidentiels entraine un plus grand risque de corruption, d’érosion des droits civiques et des conflits. » Voilà pourquoi les peuples d’Afrique et particulièrement ceux de l’Afrique occidentale sont hostiles au troisième mandat. En Guinée, le président Alpha Condé est resté insensible aux cris de cœur et dénonciations de l’opposition, des sages et personnes-ressources politiquement neutres, croyant qu’ayant concentré tous les pouvoirs dans ses mains, le rapport des forces est en sa faveur. Il a volontairement ignoré les aspirations de son peuple qui est farouchement hostile à la prolongation illégale de son règne, à l’instar des peuples d’autres pays de la région. Position de la Cedeao On se souvient que le président Mamadou Tandja du Niger a été victime d’un putsch militaire en février 2010 à cause de cette affaire de troisième mandat. Il en est de même en avril 2012 du président Abdoulaye Wade qui a procédé à des manipulations opportunistes de la Constitution en vue de se maintenir au pouvoir après ses deux mandats réglementaires. Le peuple et surtout la jeunesse sénégalais se sont mobilisés pour lui assurer une défaite cinglante et faire élire de façon inattendue, le jeune Macky Sall. En Côte d’Ivoire, on a assisté en octobre et novembre 2020 à des manifestations violentes qui ont entraîné des morts, des destructions d’infrastructures socio-économiques, des arrestations d’opposants et autres protestataires. La même chose s’est produite en Ouganda l’année dernière, et dans certains pays de l’Afrique centrale. Tous ces peuples désavouent la tendance et la volonté à s’éterniser au pouvoir, comme on l’a constaté à Conakry durant les jours postérieurs au coup de force. La liesse populaire en Guinée, les ralliements et soutiens en cascade des chefs militaires, des partis politiques et des Organisations de la Société civile, sont les preuves que la politique de pérennisation au pouvoir du président déchu est rejetée par la population qui considère l’acte du 5 Septembre comme une libération. Aussi, les décisions et sanctions de l’organisation régionale sont-elles considérées comme des plaisanteries et l’accueil populaire inamical réservé à la délégation de haut niveau composée des chefs d’Etat du Ghana et de Côte d’Ivoire, en dit long. On comprend les positions de principe souvent adoptées par la Cedeao à l’occasion des crises politiques, mais il devient nécessaire qu’elle prenne en compte les aspirations de la population qui est seule à souffrir des manipulations et des mesures anti démocratiques des régimes dictatoriaux. A l’avenir cette organisation gagnerait à privilégier les actions préventives des crises. Il va peut-être falloir envisager la révision de ses textes en les adaptant aux réalités sur le terrain. En effet, la prise du pouvoir par la force n’est pas une chose à soutenir, elle est même condamnable. Mais lorsque la gouvernance en place crée consciemment ou non les conditions favorables à l’intervention des militaires sur la scène politique nationale, on n’y peut rien. N’oublions pas que les hommes en uniforme font aussi partie intégrante de la population. A ce titre ils sont concernés par tout ce qui met à mal les libertés et le bien-être social. Toutefois dans les pays concernés, tout doit être mis en œuvre pour un retour, dans les meilleurs délais, à l’ordre constitutionnel. La prolongation illégale des mandats, non conforme aux dispositions pertinentes de la loi fondamentale, ne règle rien, au contraire elle complique tout. L’astuce juridique prétextant de l’apparition d’une nouvelle République, ne convainc personne. Il est préférable que les chefs d’Etat accordent plutôt une grande attention à la préparation de la relève qui pourra poursuivre leur vision du développement au moment où ils sont en retraite politique. Le patriotisme, l’amour du pays, la défense de l’intérêt général, recommandent que nos dirigeants se débarrassent de l’égoïsme et excès de suffisance injustifiée, de l’amour excessif du pouvoir, pour être vraiment utiles à leurs mandants et faire de grandes choses dans un contexte le plus démocratique possible. Ceux d’entre eux actuellement au pouvoir et qui mijotent déjà un troisième mandat, gagneraient à tirer des enseignements du changement qui vient de s’opérer en Guinée Conakry. Notre souhait est que chaque premier magistrat africain soit un Mandela ou un Washington dans son pays. Telle est la marque des Grands Hommes qu’incarnent aujourd’hui les présidents Yayi Boni du Bénin, Mahamadou Issoufou du Niger, Olusegun Obasanjo du Nigeria, Ellen Johnson Sirleaf du Liberia etc. qui ont su quitter le pouvoir au moment opportun? Par Jean-Pierre A. EDON, Ambassadeur, spécialiste des questions internationales Société 30 sept. 2021


Vote du projet de collectif budgétaire 2021: Une nouvelle session extraordinaire inévitable au Parlement
Les députés seront obligés d’ouvrir une nouvelle session extraordinaire, après celle actuellement en cours, pour l’examen et le vote de certains dossiers du gouvernement dont le projet de loi de finances rectificative gestion 2021, avant l’ouverture de leur prochaine session ordinaire. Le Parlement est tenu de se pencher sur le collectif budgétaire 2021 avant l’ouverture de sa seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. La nécessité de remanier le budget de l’Etat gestion 2021, selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi, découle des grandes mutations observées au cours de l’année. En effet, les ressources et les charges pour la gestion 2021, constituées des recettes et des dépenses du budget de l’Etat ainsi que des ressources et des charges de trésorerie, s’établissent à 2 985,046 milliards FCfa contre 2 452, 192 milliards FCfa initialement prévus. Elles sont donc en hausse de 532,854 milliards FCfa représentant une progression de 21,7 %. Les ressources du budget de l’Etat remanié se chiffrent spécifiquement à 1 420,128 milliards FCfa contre 1 349,914 milliards FCfa. Cette hausse est essentiellement due à l’amélioration, renseigne le gouvernement, de la capacité de recouvrement des produits de recettes intérieures par les régies financières. Les crédits ouverts au titre des opérations budgétaires, quant à eux, sont de 2 056,198 milliards F Cfa contre 1 780,229 milliards FCfa initialement prévus. Cet accroissement est porté par les dépenses d’investissement autant que par l’augmentation des crédits de transfert destinés au renforcement du volet social de l’action gouvernementale. Les députés auront à prendre connaissance du volumineux document du gouvernement. Ils devront l’examiner à la faveur de la troisième session extraordinaire de l’année 2021 qu’ils sont tenus d’ouvrir très prochainement. Les parlementaires vont certainement saisir l’occasion pour ajouter et inscrire à l’ordre du jour d’autres dossiers dont par exemple le projet de loi portant Code de l’administration territoriale et le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme. Ils se sont d’ailleurs imprégnés du contenu de ces deux textes au cours d’un atelier d’information qui s’est tenu à Cotonou, jeudi 23 septembre dernier, sous l’égide du président de la République, Patrice Talon. C’est dire que l’examen des deux projets de loi devrait aller très vite au Parlement si entre-temps ils ont été inscrits au menu de la prochaine session extraordinaire. L’ouverture des travaux de la session budgétaire de l’année 2021 est attendue pour courant la seconde moitié du mois d’octobre prochain, conformément à la Constitution béninoise. Lesquels doivent être consacrés prioritairement à l’examen et au vote du projet de loi de finances gestion 2022 déjà transmis au Parlement. De toutes les façons, les prochaines semaines s’annoncent laborieuses pour la huitième législature. Actualités 30 sept. 2021


Transmission du projet de loi réprimant les infractions basées sur le genre au Parlement : la fin des violences à l'égard de la femme
Quelques jours seulement après le séminaire national sur les dispositions d’une loi visant à mieux réprimer certaines infractions, le gouvernement vient de transmettre au Parlement pour examen et vote, le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin. Le Conseil des ministres du mercredi 29 septembre a transmis au Parlement pour examen et vote, le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin. Ce projet de loi vise à renforcer l’arsenal juridique destiné à promouvoir et protéger la femme contre les violences basées sur le genre. Il se justifie par la persistance, voire la prolifération de situations de violences physiques et morales intolérables. « Le nouveau texte de loi prévoit donc des réponses juridiques et judiciaires appropriées. Il définit les mécanismes de prévention, de détection et de répression des infractions basées sur le genre », explique le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji à l’occasion de son point de presse hebdomadaire. Conséquemment, des modifications seront apportées au Code pénal, au Code de procédure pénale, à la loi sur l’embauche et au Code des personnes et de la famille. Celles-ci visent particulièrement l’introduction, dans ces textes, de dispositions favorables à l’écoute judiciaire des victimes, à leur prise en charge et leur protection. Elles instaurent, par ailleurs, la mise en place d’un fichier national des personnes condamnées pour des infractions commises à raison du genre. « Ces nouvelles dispositions sont également destinées, en vue d’une répression efficace, à rendre ces infractions passibles de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, et à y créer une chambre de jugement des infractions à raison du genre », précise-t-il. « Le fléau fait plus de dégâts que les crimes économiques », avait expliqué le président Patrice Talon, il y a quelques jours, au terme d’un séminaire national organisé sur le sujet. « Ce sera une épreuve de longue haleine, mais il faut commencer un jour. Désormais au Bénin, les délits du genre ne seront plus banalisés… Ce sera la loi de la décennie », s’était-il engagé. « Nous allons donner à l’Institut national de la femme (Inf) les moyens de poursuivre partout les auteurs et complices de tels actes à travers un réseau de points focaux sur l’ensemble du territoire national pour recueillir les témoignages et les confidences », avait aussi annoncé le président. Selon lui, « la lutte sera plus farouche que la lutte contre les crimes économiques ». Des dispositions corsées L’innovation majeure contenue dans le projet tel que présenté aux députés il y a quelques jours, selon le Garde des Sceaux réside dans la création d’une nouvelle catégorie d’infractions dénommées « infractions à raison du genre ». Il les définit comme étant « les infractions pour la commission desquelles le sexe de la victime est la considération préalable ». Dans cette catégorie d’infractions sont rangés le harcèlement sexuel, le viol, l’interruption forcée de grossesse ou les mutilations génitales féminines. Ainsi, est désormais assimilée au harcèlement sexuel et punie comme tel toute liaison amoureuse entre un apprenant et son formateur ou son enseignant. Il y a également lieu de mentionner l’introduction, pour le viol, de nouvelles circonstances aggravantes telles que l’existence d’un lien de parenté ou de subordination, la déficience physique ou mentale de la victime, une relation d’enseignant ou de formateur à apprenant entre l’auteur et la victime. Les nouvelles dispositions prévoient la criminalisation du mariage forcé ou précoce et l’aggravation des peines encourues en cas de mutilations génitales. L’Institut national de la femme aura qualité de partie civile tandis que la répression des infractions à raison du genre reviendra à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Une chambre spéciale sera créée en son sein à cet effet? Actualités 30 sept. 2021


Gouvernance des collectivités locales: De nombreux dysfonctionnements notés
Les contre-performances de l’administration locale sont dues à certains dysfonctionnements que le gouvernement s’emploie à corriger. Dans les jours à venir, de nouvelles dispositions légales devraient régir le fonctionnement des exécutifs locaux. Le gouvernement vient d’introduire au Parlement le projet de loi portant Code de l’Administration territoriale. Un projet de loi portant Code de l’Administration territoriale transmis aux députés. C’est ce qui ressort du Conseil des ministres du mercredi 29 septembre. Le gouvernement fait en effet, le constat qu’en dépit des efforts consentis, le bilan des deux décennies de mise en œuvre de la décentralisation, fait par des experts mandatés, révèle que les résultats escomptés tardent à être atteints, s’agissant notamment de la promotion et du développement équilibré du territoire et la satisfaction des besoins réels des populations. Ces contre-performances sont dues, entre autres, aux dysfonctionnements divers et à des insuffisances au nombre desquels un management tributaire des pesanteurs politiques, un personnel inadapté, un système local de gestion des marchés publics inefficace, une mal gouvernance administrative, des infrastructures incompatibles avec les besoins et/ou inappropriées, face aux enjeux de développement durable à la base. A cela s’ajoutent une gestion budgétaire peu satisfaisante et une fiscalité locale à peine adaptée aux enjeux de la décentralisation. Pour inverser cette tendance et instaurer une nouvelle culture de la gestion et du pilotage des actions locales de développement, le gouvernement projette une nouvelle loi dont le projet élaboré à cette fin, s’articule autour de certains principes directeurs. Il est question ici, entre autres, de renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité, mettre en place un dispositif opérationnel de relais des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal, améliorer les mécanismes de financement des investissements communaux, créer des synergies d’actions entre la commune et les arrondissements… Mardi 21 septembre dernier, les grands axes de la réforme projetée avaient été déjà exposés aux maires. Le même exercice a été répété quelques jours plus tard avec les députés. En somme, tous ces acteurs ont marqué leur accord pour l’avènement de ces réformes, même si quelques inquiétudes ont été soulevées. Que retenir de la réforme ? Cette réforme intègre une nouvelle catégorisation des communes avec la création d’une fonction de secrétaire exécutif de commune, ordonnateur du budget communal, la clarification des nouvelles prérogatives du maire, des adjoints au maire, la clarification des liens de collaboration entre le maire et le secrétaire exécutif, la création d’un fichier national d’aptitude aux principales fonctions administratives des communes, ainsi que la création d’un Fonds d’investissement communal en remplacement du FADeC. Au titre des évolutions significatives, on peut retenir que le Bénin dispose désormais de trois catégories de communes. On note les communes à statut particulier (Cotonou, Porto-Novo, Parakou et Abomey-Calavi), les communes à statut intermédiaire (communes abritant un chef-lieu de département et autres communes à retenir selon leur importance au plan historique, démographique et économique) et les communes à statut de droit commun (les communes autres qu’à statut particulier ou intermédiaire). La catégorisation sera fixée par décret en Conseil des ministres. Les organes politiques issus de la réforme sont le conseil communal et le conseil de supervision. Les organes non délibérants sont le maire et le chef d’arrondissement tandis que les organes techniques se résument au niveau central, au secrétariat exécutif de la commune et au niveau local, on retrouve le secrétaire administratif d’arrondissement. Le conseil communal est composé des conseillers élus conformément au Code électoral. Il se réunit en session ordinaire par trimestre et son quorum se limite à la majorité absolue des conseillers en fonction. Le Conseil de supervision est composé du maire, des adjoints au maire et des présidents des quatre commissions permanentes. Il est prévu également la mise en place d’un fichier national qui est une liste d’aptitude informatisée à utiliser pour nommer aux principaux postes dans les communes. Sont inscrits au fichier, les postes de secrétaire exécutif, de personne responsable des marchés publics, de responsable chargé des affaires financières, de responsable chargé des services techniques, de responsable chargé de la planification et du développement local, de responsable des systèmes d’information et de responsable des affaires domaniales. Un Fonds d’investissement communal sera mis en place, en remplacement du FADeC, principalement par l’Etat pour financer les investissements des communes. L’étude sur le Fonds et les modalités de financement est presque achevée. Le préfet demeure l’autorité de tutelle des communes. Le contrôle de légalité du préfet est transformé en examen de légalité et le pouvoir d’annulation en pouvoir de suspension des actes des autorités communales. Le contrôle de tutelle s’exerce désormais par le pouvoir d’approuver, de suspendre et de se substituer. Le préfet dispose aux fins d’annulation des actes des autorités communales, d’un recours devant le juge administratif. Actualités 30 sept. 2021


Gaspillage alimentaire : 17% des aliments finissent en poubelle
Alors que 811 millions de personnes souffrent de la faim, le monde gaspille 17% de la nourriture qu'il produit, selon la Fao. C’est presque une mise en garde de la Fao. L'agence alimentaire des Nations Unies a attiré ce mardi 28 septembre 2021 l’attention de la communauté internationale sur cette pratique qui n'est pas l'apanage des pays riches, comme beaucoup le pensent. Selon les données, 931 millions de tonnes, soit 17% des aliments produits en 2019, ont fini dans les poubelles des ménages, des détaillants, des restaurants et des autres acteurs de l'alimentation. Entre-temps, 811 millions de personnes ont faim et 132 millions sont confrontées à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle aujourd'hui en raison de la pandémie de Covid-19. En termes d'argent, les pertes alimentaires annuelles sont estimées à 400 milliards de dollars. Pendant ce temps, le manque de nourriture, la faim et la malnutrition touchent tous les pays du monde, a mis en garde mardi la Fao qui a lancé un appel urgent pour réduire la quantité de nourriture gaspillée. Pour rappel, la communauté internationale célèbre ce 29 septembre 2021 la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires.   Actualités 29 sept. 2021


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