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Nouvelles

Transmission du projet de loi réprimant les infractions basées sur le genre au Parlement : la fin des violences à l'égard de la femme
Quelques jours seulement après le séminaire national sur les dispositions d’une loi visant à mieux réprimer certaines infractions, le gouvernement vient de transmettre au Parlement pour examen et vote, le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin. Le Conseil des ministres du mercredi 29 septembre a transmis au Parlement pour examen et vote, le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin. Ce projet de loi vise à renforcer l’arsenal juridique destiné à promouvoir et protéger la femme contre les violences basées sur le genre. Il se justifie par la persistance, voire la prolifération de situations de violences physiques et morales intolérables. « Le nouveau texte de loi prévoit donc des réponses juridiques et judiciaires appropriées. Il définit les mécanismes de prévention, de détection et de répression des infractions basées sur le genre », explique le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji à l’occasion de son point de presse hebdomadaire. Conséquemment, des modifications seront apportées au Code pénal, au Code de procédure pénale, à la loi sur l’embauche et au Code des personnes et de la famille. Celles-ci visent particulièrement l’introduction, dans ces textes, de dispositions favorables à l’écoute judiciaire des victimes, à leur prise en charge et leur protection. Elles instaurent, par ailleurs, la mise en place d’un fichier national des personnes condamnées pour des infractions commises à raison du genre. « Ces nouvelles dispositions sont également destinées, en vue d’une répression efficace, à rendre ces infractions passibles de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, et à y créer une chambre de jugement des infractions à raison du genre », précise-t-il. « Le fléau fait plus de dégâts que les crimes économiques », avait expliqué le président Patrice Talon, il y a quelques jours, au terme d’un séminaire national organisé sur le sujet. « Ce sera une épreuve de longue haleine, mais il faut commencer un jour. Désormais au Bénin, les délits du genre ne seront plus banalisés… Ce sera la loi de la décennie », s’était-il engagé. « Nous allons donner à l’Institut national de la femme (Inf) les moyens de poursuivre partout les auteurs et complices de tels actes à travers un réseau de points focaux sur l’ensemble du territoire national pour recueillir les témoignages et les confidences », avait aussi annoncé le président. Selon lui, « la lutte sera plus farouche que la lutte contre les crimes économiques ». Des dispositions corsées L’innovation majeure contenue dans le projet tel que présenté aux députés il y a quelques jours, selon le Garde des Sceaux réside dans la création d’une nouvelle catégorie d’infractions dénommées « infractions à raison du genre ». Il les définit comme étant « les infractions pour la commission desquelles le sexe de la victime est la considération préalable ». Dans cette catégorie d’infractions sont rangés le harcèlement sexuel, le viol, l’interruption forcée de grossesse ou les mutilations génitales féminines. Ainsi, est désormais assimilée au harcèlement sexuel et punie comme tel toute liaison amoureuse entre un apprenant et son formateur ou son enseignant. Il y a également lieu de mentionner l’introduction, pour le viol, de nouvelles circonstances aggravantes telles que l’existence d’un lien de parenté ou de subordination, la déficience physique ou mentale de la victime, une relation d’enseignant ou de formateur à apprenant entre l’auteur et la victime. Les nouvelles dispositions prévoient la criminalisation du mariage forcé ou précoce et l’aggravation des peines encourues en cas de mutilations génitales. L’Institut national de la femme aura qualité de partie civile tandis que la répression des infractions à raison du genre reviendra à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Une chambre spéciale sera créée en son sein à cet effet? Actualités 30 sept. 2021


Gouvernance des collectivités locales: De nombreux dysfonctionnements notés
Les contre-performances de l’administration locale sont dues à certains dysfonctionnements que le gouvernement s’emploie à corriger. Dans les jours à venir, de nouvelles dispositions légales devraient régir le fonctionnement des exécutifs locaux. Le gouvernement vient d’introduire au Parlement le projet de loi portant Code de l’Administration territoriale. Un projet de loi portant Code de l’Administration territoriale transmis aux députés. C’est ce qui ressort du Conseil des ministres du mercredi 29 septembre. Le gouvernement fait en effet, le constat qu’en dépit des efforts consentis, le bilan des deux décennies de mise en œuvre de la décentralisation, fait par des experts mandatés, révèle que les résultats escomptés tardent à être atteints, s’agissant notamment de la promotion et du développement équilibré du territoire et la satisfaction des besoins réels des populations. Ces contre-performances sont dues, entre autres, aux dysfonctionnements divers et à des insuffisances au nombre desquels un management tributaire des pesanteurs politiques, un personnel inadapté, un système local de gestion des marchés publics inefficace, une mal gouvernance administrative, des infrastructures incompatibles avec les besoins et/ou inappropriées, face aux enjeux de développement durable à la base. A cela s’ajoutent une gestion budgétaire peu satisfaisante et une fiscalité locale à peine adaptée aux enjeux de la décentralisation. Pour inverser cette tendance et instaurer une nouvelle culture de la gestion et du pilotage des actions locales de développement, le gouvernement projette une nouvelle loi dont le projet élaboré à cette fin, s’articule autour de certains principes directeurs. Il est question ici, entre autres, de renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité, mettre en place un dispositif opérationnel de relais des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal, améliorer les mécanismes de financement des investissements communaux, créer des synergies d’actions entre la commune et les arrondissements… Mardi 21 septembre dernier, les grands axes de la réforme projetée avaient été déjà exposés aux maires. Le même exercice a été répété quelques jours plus tard avec les députés. En somme, tous ces acteurs ont marqué leur accord pour l’avènement de ces réformes, même si quelques inquiétudes ont été soulevées. Que retenir de la réforme ? Cette réforme intègre une nouvelle catégorisation des communes avec la création d’une fonction de secrétaire exécutif de commune, ordonnateur du budget communal, la clarification des nouvelles prérogatives du maire, des adjoints au maire, la clarification des liens de collaboration entre le maire et le secrétaire exécutif, la création d’un fichier national d’aptitude aux principales fonctions administratives des communes, ainsi que la création d’un Fonds d’investissement communal en remplacement du FADeC. Au titre des évolutions significatives, on peut retenir que le Bénin dispose désormais de trois catégories de communes. On note les communes à statut particulier (Cotonou, Porto-Novo, Parakou et Abomey-Calavi), les communes à statut intermédiaire (communes abritant un chef-lieu de département et autres communes à retenir selon leur importance au plan historique, démographique et économique) et les communes à statut de droit commun (les communes autres qu’à statut particulier ou intermédiaire). La catégorisation sera fixée par décret en Conseil des ministres. Les organes politiques issus de la réforme sont le conseil communal et le conseil de supervision. Les organes non délibérants sont le maire et le chef d’arrondissement tandis que les organes techniques se résument au niveau central, au secrétariat exécutif de la commune et au niveau local, on retrouve le secrétaire administratif d’arrondissement. Le conseil communal est composé des conseillers élus conformément au Code électoral. Il se réunit en session ordinaire par trimestre et son quorum se limite à la majorité absolue des conseillers en fonction. Le Conseil de supervision est composé du maire, des adjoints au maire et des présidents des quatre commissions permanentes. Il est prévu également la mise en place d’un fichier national qui est une liste d’aptitude informatisée à utiliser pour nommer aux principaux postes dans les communes. Sont inscrits au fichier, les postes de secrétaire exécutif, de personne responsable des marchés publics, de responsable chargé des affaires financières, de responsable chargé des services techniques, de responsable chargé de la planification et du développement local, de responsable des systèmes d’information et de responsable des affaires domaniales. Un Fonds d’investissement communal sera mis en place, en remplacement du FADeC, principalement par l’Etat pour financer les investissements des communes. L’étude sur le Fonds et les modalités de financement est presque achevée. Le préfet demeure l’autorité de tutelle des communes. Le contrôle de légalité du préfet est transformé en examen de légalité et le pouvoir d’annulation en pouvoir de suspension des actes des autorités communales. Le contrôle de tutelle s’exerce désormais par le pouvoir d’approuver, de suspendre et de se substituer. Le préfet dispose aux fins d’annulation des actes des autorités communales, d’un recours devant le juge administratif. Actualités 30 sept. 2021


Gaspillage alimentaire : 17% des aliments finissent en poubelle
Alors que 811 millions de personnes souffrent de la faim, le monde gaspille 17% de la nourriture qu'il produit, selon la Fao. C’est presque une mise en garde de la Fao. L'agence alimentaire des Nations Unies a attiré ce mardi 28 septembre 2021 l’attention de la communauté internationale sur cette pratique qui n'est pas l'apanage des pays riches, comme beaucoup le pensent. Selon les données, 931 millions de tonnes, soit 17% des aliments produits en 2019, ont fini dans les poubelles des ménages, des détaillants, des restaurants et des autres acteurs de l'alimentation. Entre-temps, 811 millions de personnes ont faim et 132 millions sont confrontées à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle aujourd'hui en raison de la pandémie de Covid-19. En termes d'argent, les pertes alimentaires annuelles sont estimées à 400 milliards de dollars. Pendant ce temps, le manque de nourriture, la faim et la malnutrition touchent tous les pays du monde, a mis en garde mardi la Fao qui a lancé un appel urgent pour réduire la quantité de nourriture gaspillée. Pour rappel, la communauté internationale célèbre ce 29 septembre 2021 la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires.   Actualités 29 sept. 2021


Camp de vulgarisation sur les Ist et règles de jeu: L’As Naja engagée pour l’épanouissement des footballeuses
Fidèle à sa vision de contribuer à la formation et à l’éducation des footballeuses, l’Association Omnisports Naja Football Club de Cotonou a organisé un camp de formation sur les règles de jeu de football féminin et les Ist du 11 au 18 septembre dernier à Yokpo dans la commune de Zè. Une trentaine de filles ont pris part à cette activité soldée par le match entre Naja Fc et la formation de la zone militaire de Yokpo. Aguerries, elles se disent désormais prêtes à non seulement pratiquer leur passion, le football mais aussi à faire face aux infections sexuellement transmissibles. «Cette formation nous a permis de connaitre les règles de jeu mais aussi de savoir-vivre », a confié Yasmirath Daouda, joueuse de l’équipe de la zone militaire de Yokpo. Guy Serge Hounongbé, secrétaire général de l’Association Omnisports Naja Football Club de Cotonou s’est félicité du déroulement de cette formation qui s’inscrit dans le programme d’activité de l’année 2021 de l’association. C’est le lieu pour lui de remercier le Fonds national pour le Développement des Activités de Jeunesse, des Sports et des Loisirs (Fndajsl) pour avoir accompagné l’organisation de ce camp en faveur des jeunes filles. « Nous n’aurions pas pu organiser cette activité sans le soutien du Fndajsl», a-t-il confié. Selon lui, le Fndajsl a offert 20 plots, un jeu de chasubles et un appui financier à l’association dans le cadre de l’organisation de ce camp. Pierre Boutokpo, chef d’arrondissement de Yokpo s’est réjoui de la tenue de cette activité dans le respect des gestes barrières et autres prescriptions du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus. Il s’engage à contribuer au développement du Football féminin dans sa localité. « Ce projet constitue un signal pour nous pour détecter les talents cachés de notre commune en matière de football féminin », a-t-il déclaré?   Sports 29 sept. 2021


Programme Learn : Les lauréats connus ce jour
Tout est fin prêt. Les résultats de l'appel à candidatures du programme Levier d'apprentissage et de reconversion dans le numérique (Learn) seront disponibles dans quelques heures. L’annonce a été faite par le ministère du Numérique et de la Digitalisation sur sa page Facebook. Les candidats seront informés par courriel et SMS. 50 personnes dont 32% de femmes, ont été sélectionnées dans le cadre de cette initiative soutenue par le Fonds d'appui à l'entrepreneuriat du numérique (Faen). Ce programme vise à offrir chaque année à des jeunes béninois, recrutés sur toute l'étendue du territoire national, des bourses de formation dans le domaine du numérique. Il accueillera chaque année des jeunes âgés de 18 à 35 ans qui sont motivés et passionnés du numérique. Les personnes retenues prendront part à une formation intensive d'une durée de six (06) mois, suivi d'un stage d'une durée allant de quatre (04) semaines à six (06) mois, sanctionné par un rapport. Les admis recevront leurs certificats et seront accompagnés à l'insertion professionnelle ou à la reconversion dans le numérique. Tous les métiers d’avenir dans le secteur du numérique sont couverts par Learn. Cependant, la formation portera chaque année sur un métier précis, choisi sur une liste élaborée par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, et Epitech, le partenaire en charge de la formation. Actualités 29 sept. 2021


Confédération africaine d'escrime: Jacques Okoumassoun élu secrétaire général adjoint
Le Bénin est représenté dans le nouveau comité exécutif de la Confédération africaine d’Escrime (Cae) à travers la personne de Jacques Okoumassoun, président de la Fédération béninoise d'escrime. Il a été élu secrétaire général adjoint au terme de la dernière assemblée générale élective tenue dans la cité balnéaire de Saly à 90 km de Dakar. L’ancien journaliste sportive de la télévision nationale travaillera donc aux côtés du président sortant Mbagnick Ndiaye dont la liste a remporté les élections avec 21 voix contre 8 et une abstention. Il a d’ailleurs témoigné sa reconnaissance à son mentor. «C'est l'aboutissement d'une campagne intelligemment et habilement menée par le président Mbagnick Ndiaye. Tout le mérite lui revient car c'est lui qui m'a fait confiance, a déclaré le tout nouveau Sga, Jacques Tamegnon Okoumassoun. Cette liste était opposée à celle du vice-président de la Confédération, président en exercice de la Fédération ghanéenne d'Escrime. Pour Jacques Okoumassoun, c’est la victoire de la diplomatie sportive béninoise sur le continent. Il pense que ce sont ses efforts pour la promotion de l'escrime qui ont valu la confiance de ses pairs sur le continent. Au total, 30 pays ont pris part à ce congrès au Sénégal? Sports 29 sept. 2021


Examen national de Master professionnel : huit candidats ont planché en journalisme
L’édition 2021 de l’examen national de Master en journalisme s’est tenue du mercredi 22 au samedi 25 septembre dernier. Au total, huit candidats, toutes spécialités confondues, ont eu à plancher. La phase pratique de l’examen national de Master professionnel en journalisme s’est déroulée à Cotonou. Au nombre de huit, les candidats ont planché dans deux centres de compositions répartis par spécialité. Ceux de la radio et de la télévision ont composé à l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb) et ceux de la presse écrite ont composé à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Jean Euloge Gbaguidi, enseignant à l’université d’Abomey Calavi et maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, a affirmé que depuis quelques années, l’Etat a pris la décision d’avoir un œil sur les diplômes délivrés sur le territoire national y compris dans les écoles privées. Il souligne que c’est dans ce sens que s’organisent les examens nationaux de licence et de master dans beaucoup de disciplines y compris le journalisme. « Nous avons commencé par la phase de la licence, les épreuves écrites sont passées et nous avons entamé, depuis quelques jours, les épreuves pratiques du master professionnel en journalisme à savoir la presse écrite, la radio et la télévision. C’est dans ce cadre que nous sommes en train de faire le tour de tout ce qui se fait aujourd’hui sous notre contrôle en commençant par l’Ortb où les journalistes de la presse audiovisuelle sont en composition et nous terminons ici à l’Onip où les journalistes de la presse écrite sont aussi en train de composer », explique-t-il. Il précise que cet examen national est une innovation et confère une qualité supérieure à l’évolution de la presse nationale parce qu’un journaliste détenteur du diplôme de master n’est plus seulement un exécutant qui va courir derrière des reportages, des interviews mais il devient quelqu’un qui peut émettre un idéal, une vision pour une entreprise de presse. « Nous sommes là dans la formation de ce que je peux appeler les cadres supérieurs des métiers de l’audiovisuel. Comme vous le constatez, il y a des gens qui sont assis et qui sont en train de réfléchir non plus sur comment on écrit un reportage mais qui sont dans la réflexion pour essayer de proposer des choses en vue d’avoir de la qualité dans la presse béninoise», a-t-il ajouté. Education 29 sept. 2021


Prestation de serment à la tête des institutions de l’Etat: Irénée Agossa propose une nouvelle formule
Au cours d’une rencontre avec des têtes couronnées, Irénée Agossa a suggéré que les cérémonies de prestation de serment soient désormais organisées dans des lieux sacrés. Nationaliste jusqu’au bout mais aussi traditionnaliste. Le président de Restaurer la confiance (Rlc), parti en attente de son récépissé provisoire d’enregistrement au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, propose une réforme des cérémonies de prestation à la tête des différentes institutions. Pour Irénée Agossa, « il est nécessaire que les cérémonies de prestation de serment ne se déroulent plus en des endroits où tout se fait. Elles doivent être organisées dans des lieux sacrés ». L’ancien candidat à la dernière élection présidentielle propose cette formule afin de contraindre les élus à respecter leurs engagements. « Il faut que les promesses faites lors des prestations de serment soient tenues pour donner réellement satisfaction aux besoins des populations. Toute personne qui ne respectera pas ses engagements en subira les conséquences », estime-t-il. C’est donc la force contraignante des milieux sacrés qu’invoque le président de Rlc en faisant cette proposition pour le moins paradoxale dans un pays où la Constitution impose la laïcité de l’Etat. Selon l’article 2 de la loi 2019 – 40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi n°90 – 32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la république du Bénin, «la République du Bénin est une et indivisible, laïque et démocratique». Expliquant mieux son option, Irénée Agossa soutient que «nous sommes le seul pays au monde à connaître des coups d’Etat sans effusion de sang. Nous sommes le seul pays à passer de la période de dictature à la démocratie sans effusion de sang. Et nous serons un pays qui aura un développement harmonieux sans effusion de sang. Mais pour y arriver, il faut un ancrage dans nos valeurs traditionnelles ». Mieux encore, le président de Rlc martèle qu’il faut « utiliser les traditions pour consolider les institutions ». Une proposition pour laquelle il va certainement mobiliser ses partenaires politiques et éventuels futurs élus au parlement. Premier challenge: les élections législatives de 2023. Société 29 sept. 2021


Ouverture de la 2e session ordinaire du Ces : l’examen du budget de l’Etat et d’autres dossiers au menu
Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces), a procédé, ce mardi 28 septembre, à l’ouverture de la 2e session ordinaire de l’institution. En dehors de la loi de finances 2022, plusieurs dossiers seront étudiés par les conseillers. C’est une tradition au Conseil économique et social (Ces), la deuxième session ordinaire est en grande partie consacrée à l’étude du budget général de l’Etat. Ainsi, la session ouverte hier, et ce pour trente jours, permettra aux conseillers d’examiner la loi de finances 2022 et de formuler d’éventuelles suggestions pour améliorer le document. Le président de l’institution, Augustin Tabé Gbian, rappelle la démarche à suivre pour aboutir à cette fin. « Dans cette perspective, des travaux seront organisés aussi bien en commissions qu’en assemblée plénière aux fins d’appropriation tant des orientations budgétaires de 2022 que du contenu du projet de budget lui-même. Ensuite, suivra un débat préliminaire sur le contenu du projet avant sa présentation aux conseillers par le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, comme le prescrit la loi organique sur le Conseil économique et social », explique-t-il. Comme à l’accoutumée, l’exposé de l’argentier national permettra aux membres du Ces de mieux appréhender les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement en vue de propositions qui tiennent compte de l’intérêt général et du mieux-être de la population. Après les éclaircissements du ministre, les conseillers feront une étude approfondie des documents budgétaires en commissions. Ce qui aboutira à un projet de rapport et d’avis qui sera ensuite examiné puis adopté en séance plénière. A cet égard, Augustin Tabé Gbian invite ses collègues à ne pas perdre de vue la conjoncture économique mondiale induite par la pandémie de Covid-19, et à prendre en compte les facteurs économiques et les grandes orientations du gouvernement en la matière, contenues dans son Programme d’action et dans le Programme national de développement (Pnd 2018-2025). Outre le budget de l’Etat gestion 2022, les conseillers vont poursuivre, durant la session, l’étude (en commissions) de plusieurs sujets d’autosaisine sur trois thématiques, à savoir, « la production de noix de karité au Bénin : enjeux et perspectives ; la problématique des changements climatiques: quelles pistes d’actions pour une transition climatique au profit des citoyens béninois et enfin les politiques sociales au Bénin: quelles stratégies pour un impact plus remarquable sur les populations». Au dire du président du Ces, il s’agira pour l’essentiel, de rédiger des projets de rapports et de recommandations sur ces différents thèmes. Paix à l’âme de feu Nestor Wadagni La deuxième session ordinaire du Ces s’ouvre sur fond de deuil avec la disparition brutale du vice-président de l’institution, Nestor Wadagni. La douleur était encore palpable dans la salle des plénières où a eu lieu, ce mardi, l’ouverture de ladite session. D’une voix lourde et chargée d’émotions, Augustin Tabé Gbian entame son allocution du jour par cet événement tragique. Tout triste, il confirme que la douleur reste encore vivace dans les cœurs et l’institution portera encore le deuil, pendant longtemps. La session budgétaire du Ces est aussi marquée par la réforme dans le secteur de la décentralisation. Le président du Ces rappelle cette actualité, et souhaite que l’ambition du réel développement à la base, qui sous-tend la réforme, puisse se concrétiser. Il rassure que le Conseil économique et social saura apporter sa contribution pour accompagner cette nouvelle dynamique. La récente rencontre entre le chef de l’Etat, Patrice Talon, et son prédécesseur, Boni Yayi, retient également les attentions au Ces. Le président Tabé Gbian salue l’initiative des deux personnalités, et « souhaite que les acteurs politiques accompagnent cette démarche qui vise à renforcer la paix et la concorde » dans le pays. Actualités 29 sept. 2021


Médecin-colonel Ibrahim Mama Cissé: « Dans le Borgou, aucun décès n’a encore été déploré parmi les personnes vaccinées »
Commencée depuis 1er avril dernier, la vaccination contre le coronavirus se poursuit dans le Borgou comme les autres départements du Bénin. Le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé, Ibrahim Mama Cissé, se réjouit de la forte affluence des populations constatée au niveau des centres de santé. N’empêche qu’il soit revenu sur les dispositions à prendre pour avoir un répit. Avec à la clé, quelques cas graves à déplorer, la Covid-19 continue de sévir dans le Borgou. Réticentes au départ, les populations du département affichent désormais un certain engouement pour se faire vacciner. En témoigne leur affluence dans les centres de vaccination. « Nous sommes maintenant dans la phase active de la vaccination», fait observer le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé. «Au niveau des centres de santé des communes, petit à petit, la vaccination s’est étendue aux centres de santé des arrondissements. Elle a lieu 7 jours sur 7 dans toutes les 8 communes du département du Borgou et dans les centres de santé d’arrondissement », précise-t-il. « Tous les centres qui faisaient les vaccinations de routine ont actuellement été dotés de vaccins contre la Covid au profit des populations. Ce qui fait qu’à Parakou, nous avons le Centre de santé de la commune, le Centre de santé de Kpébié et celui de Madina. La vaccination s’effectue tous les jours. Concernant les militaires, c’est au centre de santé de la garnison de la ville», détaille-t-il. Les populations ont compris, selon le médecin-colonel, que la vaccination est bénéfique pour elles. « Elle protège contre les formes graves, puis évite les décès », poursuit-il, tout en insistant sur le respect des gestes barrières afin de limiter la propagation de la maladie, et en déconseillant la fréquentation des lieux de grands rassemblements. « Malheureusement, la troisième vague est là avec des souches delta plus contagieuses. Malgré cette menace, il y a un relâchement total du respect desdites mesures. J’en appelle à la responsabilité des uns et des autres, puis au leadership des élus locaux pour persuader les populations », a insisté Ibrahim Mama Cissé. « Pour le moment, la Covid-19 sévit sans répit, avec des cas de plus en plus graves et mortels parmi les sujets non vaccinés », met-il en garde. «Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore observé dans le Borgou, un cas de décès parmi les personnes vaccinées », a-t-il informé. « Tous les cas graves et les cas décédés se retrouvent dans les rangs des sujets qui ne se sont pas encore fait vacciner », a également relevé le médecin-colonel. Société 29 sept. 2021


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