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Nouvelles

Médecin-colonel Ibrahim Mama Cissé: « Dans le Borgou, aucun décès n’a encore été déploré parmi les personnes vaccinées »
Commencée depuis 1er avril dernier, la vaccination contre le coronavirus se poursuit dans le Borgou comme les autres départements du Bénin. Le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé, Ibrahim Mama Cissé, se réjouit de la forte affluence des populations constatée au niveau des centres de santé. N’empêche qu’il soit revenu sur les dispositions à prendre pour avoir un répit. Avec à la clé, quelques cas graves à déplorer, la Covid-19 continue de sévir dans le Borgou. Réticentes au départ, les populations du département affichent désormais un certain engouement pour se faire vacciner. En témoigne leur affluence dans les centres de vaccination. « Nous sommes maintenant dans la phase active de la vaccination», fait observer le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé. «Au niveau des centres de santé des communes, petit à petit, la vaccination s’est étendue aux centres de santé des arrondissements. Elle a lieu 7 jours sur 7 dans toutes les 8 communes du département du Borgou et dans les centres de santé d’arrondissement », précise-t-il. « Tous les centres qui faisaient les vaccinations de routine ont actuellement été dotés de vaccins contre la Covid au profit des populations. Ce qui fait qu’à Parakou, nous avons le Centre de santé de la commune, le Centre de santé de Kpébié et celui de Madina. La vaccination s’effectue tous les jours. Concernant les militaires, c’est au centre de santé de la garnison de la ville», détaille-t-il. Les populations ont compris, selon le médecin-colonel, que la vaccination est bénéfique pour elles. « Elle protège contre les formes graves, puis évite les décès », poursuit-il, tout en insistant sur le respect des gestes barrières afin de limiter la propagation de la maladie, et en déconseillant la fréquentation des lieux de grands rassemblements. « Malheureusement, la troisième vague est là avec des souches delta plus contagieuses. Malgré cette menace, il y a un relâchement total du respect desdites mesures. J’en appelle à la responsabilité des uns et des autres, puis au leadership des élus locaux pour persuader les populations », a insisté Ibrahim Mama Cissé. « Pour le moment, la Covid-19 sévit sans répit, avec des cas de plus en plus graves et mortels parmi les sujets non vaccinés », met-il en garde. «Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore observé dans le Borgou, un cas de décès parmi les personnes vaccinées », a-t-il informé. « Tous les cas graves et les cas décédés se retrouvent dans les rangs des sujets qui ne se sont pas encore fait vacciner », a également relevé le médecin-colonel. Société 29 sept. 2021


4e Forum pour la résilience en Afrique : sécurité, investissement et croissance au menu
Du 28 au 30 septembre, se tient la quatrième édition du Forum pour la résilience en Afrique (Arf 2021). Organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), le forum se déroulera en mode virtuel et portera sur le thème : « Covid-19 et au-delà : travailler ensemble pour un continent résilient ». L’Arf 2021 rassemblera les principaux acteurs autour des politiques menées et de la création des solutions pour financer le développement durable. Les travaux seront meublés de plusieurs tables rondes portant sur une dizaine de thématiques. La session introductive sera animée sur « Le nexus sécurité, croissance économique et investissement : des solutions pour atténuer la vulnérabilité et la fragilité ». La session sur le sous-thème « Accélérer l’adaptabilité au changement climatique dans les États en transition » permettra de planter le décor. Les participants se pencheront ensuite sur la stimulation de la fabrication et de l’industrialisation des produits pharmaceutiques, l’investissement dans les femmes entrepreneures, la création d’emplois au profit des jeunes. La réduction de la fracture numérique pour la croissance et l’égalité, le développement des solutions innovantes pour renforcer la résilience en Afrique, l’exploitation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), sont également au menu des discussions. La tenue de ces assises revêt une importance capitale dans le contexte actuel où la pandémie du coronavirus continue de tester les mécanismes de résilience des communautés et des institutions avec des risques d’accroître les écarts socio-économiques entre les pays et à l'intérieur des pays. La rencontre servira de plateforme de partage d’expériences et de leçons apprises, et permettra d’explorer les innovations basées sur les tendances mondiales et régionales pour lutter contre la fragilité et renforcer la résilience durable sur le continent africain. En fait, la crise économique et sanitaire, souligne la Bad, a réduit les moyens de subsistance et fait payer un lourd tribut aux économies et aux sociétés africaines, en particulier dans des contextes de fragilité. La pauvreté, les conflits prolongés, l'instabilité politique, les crises humanitaires, associés aux violences sexistes, la dégradation de l’environnement et le changement climatique, continuent d’affaiblir le développement et d’empêcher de nombreux pays d’Afrique de sortir de la fragilité, fait remarquer l’institution. En marge de cet événement, se tiendra jeudi prochain le Forum d’Assouan (Aswan) pour la paix et le développement durables? Société 28 sept. 2021


Célébration de l’excellence dans l’éducation à Pèrèrè : des lettres de félicitations à une trentaine de chefs d’établissements
Dans la commune de Pèrèrè, hier lundi 27 septembre, à la salle de délibération de la mairie, plus d’une trentaine de chefs d’établissements scolaires du primaire et du secondaire ont reçu des lettres de félicitations. Cette initiative de la mairie vise à reconnaître et encourager les efforts qu’ils ont consentis au cours de l’année scolaire 2020-2021. L’année scolaire 2020-2021, la commune de Pèrèrè s’est illustrée grâce aux résultats qu’elle a obtenus aux examens du Certificat d’études primaires (Cep) et du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Pour célébrer ces performances, la mairie a procédé, hier lundi 27 septembre à sa salle de délibération, à la remise de lettres de félicitations à une trentaine de responsables d’établissements scolaires. « Nous ne pouvons pas vous payer le prix du sacrifice que vous consentez. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de vous témoigner notre reconnaissance et vous demander de continuer afin que notre commune puisse sortir de l’ornière », a indiqué le maire Abdoulaye Alassane Nouhoum, en s’adressant à ces responsables d’établissements. Il a exhorté leurs autres collègues à leur emboîter le pas pour que cette année scolaire, la commune puisse enregistrer des résultats encore meilleurs. La journée d’hier lundi 27 septembre a donc été consacrée à la célébration de l’excellence dans le secteur de l’éducation à Pèrèrè. A l’occasion, la mairie a également procédé à la remise de tables et bancs à certains établissements scolaires. Fruit des efforts des contribuables de la commune, le maire a invité les bénéficiaires à en faire un bon usage. Education 28 sept. 2021


Wamma awards 2021: Nana Tepa lauréate dans la catégorie « Meilleur clip vidéo »
Du 16 au 18 septembre dernier, s’est tenue au palais des congrès de la capitale nigérienne, la 7e édition des Wamma awards (West african music and movie awards). Au terme de la compétition, le trophée de ‘’Meilleure vidéo autochtone’’ est revenu à la chanteuse béninoise Nana Tepa. Le Bénin est à nouveau honoré sur la scène musicale africaine. C’est à travers Irma Yontoun Tepa connue sous le nom de Nana Tepa. Elle a remporté le trophée de ‘’Meilleure vidéo autochtone’’ au palais des Congrès de la capitale nigérienne à l’issue de la 7e édition des Wamma awards (West african music and movie awards). Inscrite en ligne avec son morceau ‘’Pan’tori’’ à la suite d’un appel à projet lancé par le promoteur dudit festival Tchayé Okoudjou, elle a été nominée dans deux catégories à savoir : ‘’Meilleure musique autochtone et meilleure vidéo autochtone’’. C’est dans la deuxième catégorie qu’elle a reçu le trophée. Elle a exprimé sa joie pour cette distinction et souligne que ce trophée est une motivation pour elle d’aller encore plus de l’avant. « Je rends grâce à Dieu. Je remercie tout mon staff pour le travail abattu. Un sincère merci à l’endroit de tous ceux qui me soutiennent y compris la presse béninoise », a-t-elle laissé entendre. Digne fille de Natitingou, Nana Tepa chante surtout en ‘’Waama’’, l’une des langues les plus parlées dans l’Atacora. Son morceau ‘’Pan’tori ” est entièrement chanté en Waama dans un rythme assez particulier ‘’le Yobou’’. Ce trophée vient une fois de plus confirmer le talent de la chanteuse qui fait la promotion de la localité à travers sa musique. Il est à rappeler que des 32 Béninois, toutes catégories confondues, à être nominés pour ces trophées, seuls quatre ont pu tirer leur épingle du jeu. Culture 28 sept. 2021


Mise à jour automatique de la comptabilité des entreprises : trois jeunes béninois proposent la plateforme Iwo.bj
Abdoul Razak Hachimou et Saleem Gadjè, deux ingénieurs télécoms béninois et leur compatriote Akonédjro Agbognon, comptable, ont présenté, hier lundi 27 septembre, la plateforme Iwo.bj à Cotonou. C’est un outil conçu pour répondre aux besoins de suivi journalier et de mise à jour automatique de la comptabilité des micro, petites et moyennes entreprises. Il est disponible en version web et mobile (Android). Mise en ligne depuis juin 2021 par la start-up du trio composé d’Abdoul Razak Hachimou et Saleem Gadjè, deux ingénieurs télécoms béninois et leur compatriote Akonédjro Agbognon, comptable, la plateforme Iwo.bj a été présentée hier, lundi 27 septembre à Cotonou. Selon Saleem Gadjè, ingénieur Télécoms et spécialiste en transformation digitale, elle apparaît comme un outil de gestion de la comptabilité et a pour vocation d’accompagner les micro, petites et moyennes entreprises de l’espace du Système comptable ouest-africain (Syscohada). Pour l’ingénieur télécoms, Iwo.bj est un agent comptable intelligent qui répond aux besoins de suivi journalier et de mise à jour automatique de la comptabilité des micro, petites et moyennes entreprises. « Notre objectif est de faire de telle sorte que la comptabilité soit suivie de façon quotidienne sur 365 jours jusqu’à l’obtention de l’état financier qui est un document utile pour les déclarations des impôts», a-t-il confié. La plateforme Iwo.bj permet aux entreprises de se conformer aux réformes au plan national et sous régional, selon Akonédjro Agbognon. Disponible en version web et mobile (Android), cette plateforme fait déjà le bonheur d’une dizaine d’entreprises au plan national. « Nous avons déjà une dizaine d’utilisateurs et nous invitons les Pme à utiliser Iwo.bj pour améliorer leur productivité économique », a-t-il ajouté. Pour l’unique comptable du trio, tous ceux qui sont dans le domaine de la comptabilité peuvent utiliser facilement cette plateforme qui vient combler un vide dans le domaine de la comptabilité. «Cette plateforme est essentielle et à moindre coût dans un contexte où près de 80 % d’entreprises meurent parce qu’elles n’arrivent pas à tenir correctement leur comptabilité », a-t-il confié. Les fonctionnalités de la plateforme Iwo correspondent aux besoins des entreprises. « Nous avons les principes de base de la comptabilité sur le plan Syscohada, les journaux, les grands livres, la balance, impression des états financiers accessibles aux utilisateurs», explique-t-il. A l’en croire, tout est automatisé et l’on a la possibilité de pouvoir suivre la comptabilité de loin. Selon Abdoul Razak Hachimou, la dématérialisation des process est le cœur de métier de la start-up Iwo. La vision majeure de ce groupe de jeunes est d’accompagner également la démarche de digitalisation et d’optimisation des procédures. Avec sa plateforme, cette start-up veut se positionner non seulement sur le marché local mais aussi sur le marché sous régional. Abdoul Razak Hachimou souhaite qu’Iwo soit un outil de premier choix en termes de gestion de la comptabilité au Bénin et sur le continent. « Iwo est développé par les Béninois et pour les Béninois ainsi que pour la sous-région pour faciliter la gestion de la comptabilité au niveau des entreprises », a-t-il indiqué. Société 28 sept. 2021


Acte 2 de la décentralisation au Bénin: Le gouvernement annonce une réforme pertinente et innovante
Le Président de la République a présenté ce 21 septembre 2021 au Palais des Congrès, le volet décentralisation de son projet de réforme de l’administration territoriale aux élus communaux et municipaux du pays pour recueillir leurs observations et adhésion. Globalement, il convient de retenir de cette réforme structurelle bien accueillie par les acteurs, que : (i) le maire sera confiné dans son rôle politique et sera chargé de la supervision de l’administration communale et (ii) l’administration sera gérée de main de maître par le secrétaire exécutif, ordonnateur du budget communal. Une nouvelle typologie des communes est donc proposée de même que l’assouplissement de la tutelle et la création d’un Fonds d’investissement communal à la place du célèbre FADeC ; une manière pour le gouvernement d’endiguer, une fois pour de bon, les maux qui minent la décentralisation béninoise. Après un détour sur la constitutionnalité de la réforme, il convient de plaider pour un assouplissement des relations entre le maire et le secrétaire exécutif. Par Franck S. KINNINVO L’objectif du gouvernement à travers cette réforme est que « les collectivités locales deviennent effectivement des espaces de vitalisation du territoire et d’épanouissement du citoyen, qui favorisent l’expression du génie de ce dernier et lui assurent l’accès à tous les services sociaux de base ». Un enjeu qui s’apparente à la promotion du développement et de la démocratie à la base. La démocratie locale, socle de la démocratie nationale vise à impliquer les populations dans les prises de décision et la reddition de comptes afin d’en faire des citoyens modèles, responsables et utiles à la gestion du pays. C’est donc dans un contexte de démocratie locale que les collectivités territoriales promeuvent le développement à la base. La constitutionnalité et la légalité de la réforme Pour analyser la constitutionnalité des réformes annoncées par le gouvernement dans le secteur de la décentralisation, il faut la confronter aux principes de « la libre administration des collectivités territoriales » et de « l’autonomie locale ». L’article 151 nouveau de la Constitution béninoise dispose : « les collectivités s'administrent librement par des conseils élus pour un mandat de cinq (05) ans dans les conditions prévues par la loi ». Cette libre administration s’étend au pouvoir réglementaire dont disposent les maires pour l’exercice des compétences de leur commune. La libre administration est un principe de protection des collectivités territoriales contre les immixtions et les injonctions de l’Etat central. Elle est renforcée par l'autonomie locale qui se définit comme le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de réglementer et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité, les compétences et les attributions de leurs organes. En analysant le contenu de la réforme, on peut se réjouir de son caractère législatif et de l’absence de l’immixtion de l’Etat dans le fonctionnement de la commune, à quelques exceptions près. La réforme tant attendue est donc constitutionnelle et ne donne pas un droit d’immixtion à une structure autre que les organes de la commune. Le retrait de la fonction d’ordonnateur du budget communal au maire au profit du secrétaire exécutif n’entrave en rien l’autonomie locale. La loi peut retirer au maire la fonction exécutive dont découle l’ordonnancement du budget, sans pour autant entamer la libre administration des collectivités territoriales. La vie des collectivités territoriales au Bénin est d’abord et avant tout organisée par la loi. La Constitution en énonce quelques principes de base. Les lois sur la décentralisation actuellement en vigueur ont conféré aux maires la compétence d’ordonnateur du budget. Parallélisme des formes oblige, la loi peut la transférer à un autre organe, pour peu qu’il soit de la commune et sous la responsabilité du maire ou du conseil communal. Mais avant d’aborder les points susceptibles d’être améliorés, il convient de parcourir les grandes lignes de la réforme. Le contenu de la réforme La réforme envisagée par le gouvernement est innovante et pertinente. Elle permettra d’avoir des communes dynamiques et capables d’impulser le développement à la base. La réforme ne change pas les compétences des communes. Les communes conservent la plupart des compétences héritées de la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Toutefois, avec la nouvelle typologie des communes, on s’attend à une redistribution des compétences et un dimensionnement des services communaux selon les statuts. Les communes à statut particulier ayant la totalité des compétences. Dans un récent plaidoyer, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a également souhaité que la charge «de la réalisation et de l’entretien des réseaux d’éclairage public » inscrite dans l’article 88 de la loi n° 97-029 soit retirée aux communes, même si dans l’exercice de la police administrative, le maire peut décider d’y investir. La pertinence de cette requête de l’Ancb suggère sa prise en compte dans la réforme actuelle du Code de l’administration territoriale au Bénin. La séparation des fonctions politiques d’avec les fonctions techniques, un point central de la réforme Le maire cesse désormais d’être à la fois président de l’organe délibérant et organe exécutif de la commune. Le maire est donc dessaisi des fonctions exécutives et désormais renforcé dans ses fonctions politiques et dans la supervision de l’administration communale. L’idée qui sous-tend ce rééquilibrage des pouvoirs est de soustraire le maire à l’impact négatif (politique) de la gestion du budget de la commune. Quatre organes politiques pour la nouvelle commune Les organes délibérants de la commune sont le Conseil communal et le Conseil de supervision que préside le maire, auxquels on ajoute le maire et le Chef d’arrondissement comme des organes non délibérants. Le Chef d’arrondissement est une autorité subordonnée au maire qui le représente dans l’arrondissement. - Le Conseil communal reste compétent pour les questions de planification, les grands projets départementaux et intercommunaux, la validation du budget adopté par le conseil de supervision, la création et les taux des redevances locales ainsi que les taux des impôts et taxes dans les limites fixées par la loi de finances. Le Conseil communal reste également compétent pour les projets de coopération avec des institutions nationales ou étrangères. Il reçoit les rapports trimestriels d’activités du maire et délibère sur toute question d’importance qui ne relève pas des attributions d’autres organes de la commune. Les propositions de fusion, de scission et de modification des limites du territoire départemental ou communal et les modalités de règlement des conflits territoriaux avec d’autres communes relèvent également de l’organe délibérant par excellence. Le Conseil communal intervient dans la procédure disciplinaire contre les chefs d’arrondissement. - Le Conseil de supervision est en réalité un organe de supervision du secrétaire exécutif. Il est compétent pour (i) approuver le règlement intérieur de la mairie et le Plan de travail annuel proposés par le secrétaire exécutif, la grille de rémunération du personnel de la mairie, si elle n’est autrement fixée par des dispositions légales et réglementaires ; (ii) adopter le budget primitif et remanié de la commune, l’organigramme et les procédures de la mairie avant validation par le conseil communal. Le Conseil de supervision que préside le maire (i) assure également le contrôle de la gestion du secrétaire exécutif, (ii) autorise les conventions d’importance significative, (iii) délibère sur les projets d’actes de gestion des propriétés foncières et des domaines de la commune et (iv) examine les rapports d'activités du secrétaire exécutif ainsi que les rapports annuels de performance. Le Conseil de supervision est consulté par le maire et le conseil communal pour toute question liée à l’exercice des pouvoirs propres conférés au secrétaire exécutif. - Le maire reste et demeure la première autorité politico-administrative de la commune. Officier d’état civil, officier de police judiciaire, il représente la commune devant les autorités centrales et départementales et dans le cadre de la coopération décentralisée. Le maire est toujours chargé de la police administrative, de la protection civile et exerce le pouvoir réglementaire dans les domaines de compétences de la commune. Le maire veille à la préparation du budget de la commune par le secrétaire exécutif, sur la base des orientations du conseil de supervision et des documents de planification de la commune. Il veille à la bonne gestion de l’administration de la commune par le secrétaire exécutif. Un organe exécutif autonome et surprotégé Le secrétaire exécutif « est le premier responsable de l’administration communale ». Ordonnateur du budget, il assure l’organisation de tous les services communaux et l’exécution du service. Il assure la gestion des ressources humaines, la délivrance des permis et autres autorisations que prévoient les lois et règlements dans les domaines de compétence de la commune. Le secrétaire exécutif assure la gestion des ressources financières et matérielles de la commune, la gestion de l’information et de la communication de la commune, la publication des règlements et représente la commune dans la vie civile. Le secrétaire exécutif est nommé par le maire après tirage au sort dans un fichier national d’aptitude. Le profil est de cadre A1 avec 6 ans d’ancienneté ou de niveau Bac+5 avec 10 ans d’expériences. Le secrétaire exécutif dispose d’un mandat de six ans, ne peut être suspendu, mais révocable en cas de faute lourde constatée par le maire ou le préfet. Son répondant au niveau des arrondissements est le secrétaire exécutif d’arrondissement. Le secrétaire exécutif nomme aux autres fonctions et emplois de l’administration communale. Pour certains directeurs, il doit choisir dans un fichier national d’aptitude. Le fichier national d’aptitude des directeurs concerne la personne responsable des marchés publics, le responsable chargé des affaires financières, le responsable chargé des services techniques, le responsable chargé de la planification et du développement local, le responsable des systèmes d’information et le responsable des affaires domaniales. Les évolutions au niveau des intercommunalités Il est prévu, au niveau des intercommunalités, la création d’un conseil de supervision composé du président du conseil de communauté, des deux vice-présidents et des maires des communes membres et la création d’une fonction de secrétaire permanent, l’équivalent de celle de secrétaire exécutif dans les communes, en remplacement de la fonction de directeur des services intercommunaux. Le redistribution des pouvoirs et les régimes de responsabilité entre ces organes seront inspirés du modèle de communes. Des relations entre le maire et le secrétaire exécutif Les relations entre le maire et le secrétaire exécutif sont essentiellement fonctionnelles. Le maire ne peut pas l’instruire sauf dans les cas rares de l’exercice de la police administrative et de la protection civile. Le maire peut également le réquisitionner pour suppléer au dysfonctionnement du service public. Une tutelle allégée L’une des fonctions de la tutelle la plus redoutée par les maires est le pouvoir d’annulation. La réforme du gouvernement améliore la tutelle subséquemment à l’amélioration de l’administration communale. Ce qui ouvre la voie au déféré préfectoral. Ainsi le juge administratif pourra enrichir le droit de la décentralisation qui, relevant du droit administratif est prétorien. On peut donc espérer un développement du droit de la décentralisation au Bénin. La création d’un Fonds d’investissement communal en lieu et place du Fonds d’Appui au Développement Communal Il sera mis en place, un Fonds d’Investissement communal, en remplacement du FADeC, abondé principalement par l’Etat pour financer les investissements des communes. L’étude sur le Fonds et les modalités de financement est presque achevée mais non disponible. On ne peut donc pas avoir des précisions sur les modalités. Ce fonds permettra aux communes d’avoir des ressources additionnelles sur le marché financier international. Orienté vers l’investissement communal, le Fic devra inclure le volet fonctionnement dans ses appuis car, certaines communes n’arrivent toujours pas à assurer la totalité de leur fonctionnement sur fonds propres. Mais la grande question demeure la représentation des élus communaux dans l’organe décisionnel du fonds et l’étendue de ses attributions. Quelques propositions d’amélioration Lorsqu’on aborde la vie des collectivités territoriales, il est de jurisprudence constante que l’autorité locale et son exercice relèvent d’abord des élus dont le maire est le premier d’entre eux. C’est pourquoi, les pouvoirs et l’autonomie de gestion conférés au secrétaire exécutif ne doivent pas dépasser le strict minimum pour éviter leur politisation. La séparation des fonctions politiques d’avec celles techniques, une exigence dictée par les réalités béninoises, ne saurait soustraire le détenteur du pouvoir exécutif communal aux contrôle et instructions du maire et des organes délibérants. De ce point de vue, il importe de plaider auprès des réformateurs pour un assouplissement de l’autonomie accordée au secrétaire exécutif de la commune. La loi peut faire obligation au maire de choisir le secrétaire exécutif dans un fichier national. C’est le rôle de l’Etat et sa contribution, eu égard aux expériences malheureuses connues par les communes du fait des recrutements fantaisistes observés depuis 2003. Si le principe de tirage au sort devait être maintenu, il faudrait alors permettre au maire d’opérer son choix après le tirage au sort de trois noms. Ainsi, à la suite d’un entretien organisé par le Conseil de supervision, le maire pourra prendre la décision de nommer parmi les trois celui sur qui son choix se portera. Le secrétaire exécutif, une fois nommé, propose à la nomination du maire les directeurs techniques, après tirage au sort dans le fichier national approprié pour ceux qui en relèvent. Il en devrait être de même pour les secrétaires administratifs des arrondissements dont la nomination doit être en dernier ressort faite par le maire. Aussi, l’exercice du pouvoir règlementaire du maire devrait-il également lui conférer l’exclusivité de la signature des permis et autres autorisations que prévoient les lois et règlements dans les domaines de compétence de la commune. L’organisation et les services de gestion de ces permis et autorisations relèvent d’office de l’organe exécutif qu’est le secrétaire exécutif. En outre, en vertu de l’autonomie locale, le préfet ne peut pas siéger en session conjointe avec le conseil de supervision pour décider de la révocation ou non du secrétaire exécutif. Il sera alors juge et partie étant donné qu’en sa qualité d’autorité de tutelle, il devra vérifier la légalité de cette décision plus tard. Il serait souhaitable que la procédure de révocation du secrétaire exécutif initiée par le maire soit exclusivement conduite par les organes de la mairie et soumise au contrôle du préfet. En l’absence des modalités de fonctionnement du Fonds d’investissement communal, c’est le statut renforcé du secrétaire exécutif qui interpelle dans le projet de réforme du gouvernement. Il est donc important d’établir une bonne collaboration entre le maire et le secrétaire exécutif. Cette bonne collaboration doit également s’étendre au conseil communal qui pourrait aussi recevoir le compte rendu du secrétaire exécutif. Or, dans la réforme, il semble que le secrétaire exécutif est totalement isolé du conseil communal dont il assure le secrétariat. L’organe délibérant par excellence doit conserver un droit de regard sur la gestion administrative de la commune. Il est également souhaitable que le maire, à l’issue des évaluations du secrétaire exécutif, puisse avoir la possibilité de mettre fin à son mandat, en cas d’insuffisance de résultats, à partir de sa deuxième année d’exercice. Dans la plupart des expériences de mobilisation des ressources réussies, les élus communaux ont toujours joué un rôle important. La célèbre « opération marbre » initiée par l’ancien maire de Klouékanmé en est une illustration. Il est donc souhaitable d’envisager, dans quelles mesures, le maire et les élus peuvent intervenir dans ce domaine. Le maire, autorité politico-administrative doit également disposer d’un service de communication. La communication au développement semble bien correspondre aux nouvelles attributions du maire sans oublier celle politique. Autres points non moins importants Les faiblesses occultées ou qui ne transparaissent pas dans le document de réforme partagé aux maires concernent essentiellement les ressources humaines, les modalités de promotion de la démocratie et de la participation citoyenne et l’amélioration des mécanismes de reddition de comptes. Ainsi, le sort du personnel des communes aux profils inadaptés pour la commune reste une préoccupation majeure. Il serait intéressant de créer une passerelle entre la fonction publique territoriale et la fonction publique nationale, facilitant l’absorption par la deuxième du personnel inadapté du premier qui peut être utile à l’Etat. Certains recrutements de l’Etat peuvent céder la place à des transferts de personnel depuis les communes afin d’alléger les charges salariales de la commune. Aussi, convient-il de noter que la promotion de la démocratie est aujourd’hui reconnue comme un service public local qui relève du maire et du conseil communal. Il serait pertinent d’insérer ce service dans l’administration communale comme c’est déjà le cas dans beaucoup de pays. Société 28 sept. 2021


Match Côte d’Ivoire # Malawi : Voici pourquoi Patrice Beaumelle préfère Cotonou à Marrakech
Les autorités ivoiriennes ont préféré jouer leur prochain match dans la capitale économique béninoise pour deux raisons selon  l’entraîneur des Eléphants de Côte d’Ivoire Patrice Beaumelle. Il s’agit de la qualité de la pelouse du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou et de la proximité entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. « Nous avons choisi le Bénin parce que les installations à Cotonou me paraissent idéales pour notre équipe, en plus ce n’est pas très loin. J’espère qu’on pourra avoir des Ivoiriens au stade pour se sentir un peu comme à la maison », a-t-il justifié sur Rti Sports.   Sports 28 sept. 2021


Nations Unies : Le Bénin candidat pour siéger au Conseil des droits de l’Homme
L’Etat béninois annonce sa candidature pour siéger au sein du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies au titre de la période 2022-2024. L’annonce de la candidature du Bénin a été faite par la représentante du chef de l’Etat, Mariam Chabi Talata, lors de la 76e session ordinaire des Nations Unies à New-York. La candidature béninoise est motivée, entre autres, par les progrès sensibles, palpables et concrets réalisés par le gouvernement du président Patrice Talon dans divers domaines et secteurs ces dernières années. Aussi le pays veut-t-il siéger au sein du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies pour partager ses expériences en matière de protection et de promotion des droits humains. « Cette tribune est donc pour moi une occasion solennelle de rappeler que la candidature de notre pays a déjà été formellement endossée par l’Union africaine », a fait savoir la Vice-présidente de la République. Fort de cet appui de régional, le Bénin appelle « l’ensemble des pays membres des Nations Unies à soutenir sa candidature lors des élections qui auront lieu en octobre 2021, à New-York ». Actualités 28 sept. 2021


2e tour des éliminatoires du mondial U-20 Costa Rica 2022: Les Ecureuils dames surprises à domicile
La sélection U20 dames du Bénin a perdu par le score de 1-2 hier, dimanche 26 septembre, face à son homologue du Maroc au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo à la faveur de la manche aller du 2e tour des éliminatoires du mondial U 20 Costa Rica 2022. Les Lionnes de l’Atlas ont ouvert le score à la 29e minute par l’intermédiaire de Sofia Bouftini. Menées au score, les protégées de Ouzérou Abdoulaye vont subir la pression des visiteurs jusqu’à encaisser le deuxième but à la 37e minute. Cette réalisation marocaine est l’œuvre de Jawad Nassiara. Face à la forte pluie qui s’est invitée dans la partie, l’arbitre a interrompu cette rencontre à la 48e minute. Le match s’est poursuivi dimanche 26 septembre avec les 42 minutes restantes. A la reprise de la partie, les Lionnes de l’Atlas vont se montrer très menaçantes. Mais, elles se verront contrer par une équipe béninoise plus présente derrière. Toutes choses qui vont contraindre la buteuse marocaine, Sofia Bouftini a écoper d’un second carton jaune synonyme de carton rouge. Une situation qui va profiter aux Béninoises qui vont réduire le score par le biais de Titilola Milhad Sadikou à la 61e minute. Cette dernière bat la gardienne marocaine d’une lourde frappe. 1-2, les Ecureuils Dames tenteront de revenir au score sans succès. Les deux équipes se donnent rendez-vous à Rabat le 9 octobre prochain pour la manche retour. Sports 27 sept. 2021


Aménagement des espaces pastoraux à N’Dali: 12 000 000 F Cfa mis à disposition par le conseil communal
Le conseil communal de N’Dali a tenu, jeudi 23 septembre dernier à la salle de délibération de la mairie, sa troisième session ordinaire de l’année 2021. Au cours de leurs travaux, les conseillers ont accordé une enveloppe de 12 000 000 F Cfa pour l’aménagement des couloirs de passage des animaux dans la commune. Sous la houlette du maire, Daouda Saka Méré, les membres du conseil communal de N’Dali ont tenu, jeudi 23 septembre dernier, leur troisième session ordinaire pour le compte de l’année 2021. Plus d’une douzaine de points étaient inscrits à l’ordre du jour dont la question de l’aménagement des espaces pastoraux au niveau de la commune. Ainsi, le projet de création et de matérialisation des couloirs de passage des animaux dans la commune de N’Dali, sur financement du Fonds d’appui au développement communal (FADeC)-agriculture, a été examiné puis adopté. D’un coût global de 12 000 000 F Cfa, il vise à éviter les conflits entre les agriculteurs et éleveurs, sans oublier les dégâts sur le plan matériel et parfois les pertes en vie humaine qu’ils occasionnent. Le dossier a même fait l’objet, au cours de la séance, d’une communication présentée par le représentant du directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Gounou N’Gobi Orou Baka Sidi. Ce dernier a, dans sa présentation, rappelé que les espaces pastoraux sont constitués de zones de pâturage, de campements pastoraux, de couloirs de passage, de pistes de transhumance, d’aires de repos, de centres de vaccination, de zones d’attente et de points d’abreuvoir. Leur réalisation, selon lui, est malheureusement mise en difficulté par l’installation anarchique des champs de cultures. « Pour pallier cette situation, un code a été voté. Il détermine les règles et les principes fondamentaux applicables en matière de pastoralisme en République du Bénin », a souligné le communicateur. Ce code, poursuit-il, exige aujourd’hui le tracé des couloirs de passage. D’où cette initiative du conseil communal de N’Dali en votant un tel montant pour la réalisation du projet? Plus de 2 milliards comme collectif budgétaire à Tchaourou Comme le conseil communal de N’Dali, celui de Tchaourou était également en session, jeudi 23 septembre dernier, sous la présidence de son maire Jonathan Awo. Le point relatif à l’examen et à l’adoption du collectif budgétaire, exercice 2021, était également inscrit à son ordre du jour. Ce collectif budgétaire s’élève à plus de 2 milliards de francs Cfa?   Société 27 sept. 2021


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