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Nouvelles

Affaire bradage de 39 ha à Abomey-Calavi: Georges Bada et 13 autres condamnés, 15 personnes relaxées
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), après six audiences publiques et contradictoires, a condamné ce mardi 21 septembre, 14 prévenus dont l’ex-maire Georges Bada et relaxé 15 personnes dans l’affaire de bradage de réserves administratives évaluées à 39 hectares à Abomey-Calavi. L’ancien maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, écope de six ans de prison ferme et cinq millions F Cfa d’amende dans l’affaire de bradage de réserves administratives estimées à 39 hectares à Abomey-Calavi. Il a été en effet déclaré coupable par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) des faits d’abus de fonction dans ce dossier. Georges Bada a été condamné à la même peine que les prévenus Julien Honfo, Appolinaire Toundonou Hounguè, Sébastien Kissinclounon et Théodore Kpossou. L’ex-chef d’arrondissement d’Abomey-Calavi, Bernard Hounsou, le cerveau de l’opération de morcellement du domaine querellé, quant à lui, obtient la plus lourde peine. Il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme et à cinq millions F Cfa d’amende au même titre que le sieur Désiré Hounmavo, un membre de la famille de Georges Bada et détenteur de plusieurs parcelles du domaine. L’ex-premier adjoint au maire d’Abomey-Calavi, Victor Adimi et Alimantou Kpohinto-Zossou sont aussi condamnés à 5 ans d’emprisonnement ferme et à 5 millions F Cfa d’amende. Cette dernière n’est rien d’autre que la plaignante de l’affaire. En effet, dame Alimatou Kpohinto-Zossou a fait éclater l’affaire parce qu’elle s’estimait grugée par la mairie après l’opération de lotissement des 39 hectares dont elle se réclamait propriétaire. Alimantou Kpohinto-Zossou a été déclarée coupable par la cour des faits de recel d’abus de fonction tout comme les prévenus Désiré Hounmavo, Théodore Soudé Kpossou et Basilia Didavi, une proche de l’ex-ministre en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. Il a été retrouvé par les policiers enquêteurs chez cette dernière, quatre conventions de parcelles. Dame Basilia Didavi a déclaré ce mardi à la barre que celles-ci lui ont été confiées par l’ex-autorité ministérielle. Elle a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement dont deux ans ferme et à un million F Cfa d’amende. Cette même peine a été retenue contre les prévenus Noël Toffoun, Victor Avocè, Patrice Hounyèva et Léon Kpobli, actuel chef d’arrondissement de Godomey. La cour a décerné un mandat de dépôt contre Victor Avocè qui était jusque-là sous convocation et comparaissait libre. Un mandat d’arrêt a été émis contre les prévenus Noël Toffoun et Léon Kpobli, absents à la barre hier. Les deux sont activement recherchés par la police. Les sieurs Etienne Kpossou, Emmanuel Koï, Christophe Ayissi, Thomas Tape, Alfred Vieyra, Simon Kohinto, Briac Kossougbéto, Fatiou Zannou, Roger Kissinclounon, Bernard Zanmènou et Zachée Zounfa Hounsou s’en sont sortis à cœur joie. Ils ont été lavés de tout soupçon. La cour les a relaxés purement et simplement des fins de la poursuite. Quant aux accusés Gélase Hounguè, Ferdinand Dossou-Yovo, Sébastien Kouassi Dohou et Daniel Lantokpodé, ils ont été relaxés au bénéfice du doute. La cour a reçu la constitution en partie civile de l’Association pour le développement d’Abomey-Calavi et l’Observatoire pour la gestion transparente d’Abomey-Calavi. Elle a ordonné la remise en l’état de toutes les réserves administratives situées dans les périmètres de la Zoca et de la Zopah dans la superficie intégrale avant leur affectation au dédommagement de la prévenue Alimantou Kpohinto-Zossou. La cour a ordonné en conséquence la rétrocession dans le patrimoine immobilier de la commune d’Abomey-Calavi de toutes les 325 parcelles loties attribuées à la plaignante aujourd’hui également condamnée et de toutes celles déclarées disponibles et issues du morcellement desdites réserves administratives et attribuées par le maire d’Abomey-Calavi au personnel de la mairie et autres personnes. Un expert-géomètre a été désigné pour procéder à l’opération de remise en l’état de tout le domaine concerné au profit de la mairie d’Abomey-Calavi.

Encadré

Barnabé Dassigli menacé de poursuites devant la Haute cour de Justice L’ancien ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, pourrait être le premier client de la Haute cour de Justice. Le procureur près la Criet, Mario Mètonou, a exprimé le vœu ce mardi, dans ses réquisitions complémentaires dans le dossier de bradage de 39 ha hectares de réserves administratives à Abomey-Calavi, de saisir le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, aux fins d’engager contre cette personnalité les poursuites devant la Haute cour de Justice. Ceci, au regard des faits qui pèsent sur l’ancien ministre Barnabé Dassigli. Mario Mètonou souhaite que Barnabé Dassigli qui a été entendu dans ce dossier par la Criet en tant que sachant puisse être auditionné par la Haute cour de Justice en qualité d’accusé. Puisqu’aux termes de la Constitution béninoise, la Haute cour de Justice est la seule juridiction compétente pour juger les infractions commises par les ministres au cours ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. L’ex-maire d’Abomey-Calavi a clairement déclaré avoir agi en 2017 sur instruction de son supérieur hiérarchique, son ministre de tutelle, notamment Barnabé Dassigli. Ce dernier a donné sa version des faits mais en tant que sachant. Les dépositions ce mardi de dame Basilia Didavi, une proche de l’ex-ministre, chez qui ont été retrouvées quatre conventions de parcelles issues du domaine querellé qu’elle a déclaré appartenir à Barnabé Dassigli semblent forger la religion du procureur spécial de la Criet qui estime nécessaire que toute la lumière soit faite sur le rôle qu’a joué cette personnalité dans ce dossier. Seulement, la seule lettre du procureur spécial près la Criet ne suffit pas. Il revient au ministre de la Justice de saisir l’Assemblée nationale pour demander la poursuite de Barnabé Dassigli devant la Haute cour de Justice. La décision de poursuite est votée à la majorité des 2/3 des députés composant l’Assemblée nationale. L’ex-ministre sera écouté en qualité d’accusé si le Parlement décide de cette poursuite. Le rapport de l’instruction du dossier sera à nouveau envoyé à l’Assemblée nationale qui se prononcera sur la nécessité, toujours par un vote des 2/3 des députés, de le mettre en accusation ou pas. Ce n’est qu’après cette seconde étape favorable au Parlement que la Haute cour de Justice pourra véritablement juger Barnabé Dassigli. Il pourrait être le tout premier client de la haute juridiction qui n’a encore jugé personne jusqu’ici depuis sa création.  
Société 22 sept. 2021


Diplomatie : deux ambassadeurs au cabinet du ministre Aurélien Agbénonci
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a reçu simultanément en audience, hier lundi 20 septembre, les ambassadeurs d’Allemagne et de la France. Inviter le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à des activités qui se dérouleront en marge de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York aux Etats-Unis d’Amérique. C’est le motif principal de la visite des ambassadeurs d’Allemagne et de la France près le Bénin, hier lundi 20 septembre. Selon Michael Derus, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, au sortir de l’audience, les discussions avec Aurélien Agbénonci ont tourné autour du Sommet de l’Alliance sur le multilatéralisme. Cette initiative germano-française oeuvre à restaurer l’engagement mondial en faveur d’une stabilisation de l’ordre international fondé sur des règles, le respect de ses principes et de certains ajustements lorsqu’ils sont nécessaires. « Nous sommes venus solliciter l’appui du ministre des Affaires étrangères et il nous l’a garanti. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’il le fait », a fait savoir le diplomate allemand. Au cours de ces assises, informe-t-il, plusieurs débats seront menés sur les Droits humains, l’égalité des sexes, les impacts du changement climatique, etc. Pour sa part, Marc Vizy, ambassadeur de la France près le Bénin, reçu au même moment que son collègue allemand, a indiqué que le ministre Aurélien Agbénonci sera aussi invité pour une intervention au cours du Sommet pour l’information et la démocratie qui se tient toujours à New York le 24 septembre prochain. « Avec le développement des réseaux, la démocratie peut être menacée par une mauvaise circulation de l’information ou la diffusion erronée ou malveillante d’information dans le but de faire mal aux institutions », explique l’ambassadeur. Il évoque ainsi le récurrent problème de l’infodémie et des fake news qui peuvent, si on n’y prend garde, porter atteinte à la démocratie dans les pays. Selon Marc Vizy, 43 pays dont quatre africains sont engagés dans cette initiative. En tant que pays plus ou moins en avance sur la régulation des nouveaux médias avec notamment une loi sur le numérique et sa démocratie qui s’enracine au fil des années, le Bénin sera certainement présenté comme un exemple lors de ces rencontres. Le ministre Aurélien Agbénonci partagera avec ses homologues des 42 autres pays les actions phares menées par le Bénin pour que les fausses informations ne nuisent à la démocratie. Actualités 21 sept. 2021


Financement: La Biic innove avec des crédits agricoles à taux bonifié
Les promoteurs agricoles n’ont plus de soucis à se faire pour le financement de leurs activités. La Banque internationale pour l’industrie et le commerce (Biic) se positionne comme un partenaire fiable et de premier choix pour les aider et leur apporter les ressources indispensables à l’essor de leurs entreprises. Les internautes et les acteurs du monde agricole ont été émerveillés d’apprendre, vendredi 17 septembre dernier à travers un facebook live animé par Désiré Ategbo, chef service Pme de la Biic, que cette banque s’est positionnée en faveur du financement du secteur agricole et de ses activités. Celui-ci avait notamment expliqué que l'accès au crédit des promoteurs agricoles est une réalité à la Biic. «Vous êtes une Pme ou une Pmi agricole, une coopérative de producteurs ou de transformateurs, un exploitant agricole disposant d'un Ifu et vous avez besoin d'accompagnement pour l'acquisition d'équipements, de moyens de production, de transformation, de stockage, de conservation et de transport ou distribution, l'acquisition d'intrants agricoles spécifiques, le renforcement de fonds de roulement… votre vrai partenaire financier vous accompagne dans le développement de vos activités agricoles à travers la mise en place d'un crédit à taux bonifié ». En effet, la Biic finance le secteur du coton, de l’anacarde, du maïs, du soja et du karité. Le financement de ces produits répond à des critères bien définis. « L’expertise que nous avons de financer les promoteurs agricoles tient de notre histoire et des objectifs que nous nous sommes fixés. Nous avons acquis une bonne connaissance du secteur par la maîtrise des différents cycles de chaque produit, depuis la récolte jusqu’à la commercialisation », a expliqué le chef service Pme de la Biic. Selon ses propos, la banque a beaucoup de clients historiques qu’elle finance sur tout le territoire national et qui sont très actifs lors des différentes campagnes agricoles. Elle a aussi ramené beaucoup de clients qui étaient dans l’informel dans le système formel. L’offre de financement des promoteurs agricoles se présente sous diverses formes tenant compte des besoins de financement. Il s’agit des crédits à court terme (moins de deux ans) pour les besoins en fonds de roulement pour permettre aux promoteurs de faire face efficacement à la campagne, des crédits à moyen terme (deux à sept ans) pour les équipements. « Tout ceci peut passer par l’ouverture de lettre de crédit pour les importations, la mise en place d’un crédit relai pour soutenir la lettre de crédit au cas où elle n’est pas provisionnée à 100 %, le financement de l’exploitation, etc. Conditions d'accès facilitées « Il est mis en place au profit des entreprises agricoles, un fonds pour la prise en charge des intérêts sur les financements accordés au secteur agricole pour l’atténuation des effets socio-économiques de la pandémie de la Covid-19, géré par le Fonds national pour le développement agricole (Fnda), a-t-il également soutenu. Ce fonds permet d’avoir un taux de sortie de 2 % l’an au profit des bénéficiaires. De manière spécifique, pour l’année 2021, ce taux est fixé à zéro pour cent (0%) au profit de ceux qui opèrent dans le maillon de la transformation agroalimentaire. Pour être éligibles au fonds de bonification, les requérants doivent être des exploitants agricoles de type familial ou une entreprise agricole évoluant dans la production végétale, animale ou halieutique ou réalisant des opérations d’achat d’équipements agricoles et de fournitures d’intrants ou bien être une entreprise opérant dans la transformation agroalimentaire. Ils doivent avoir exercé leurs activités pendant au moins les deux dernières années, disposer d’un Ifu, exercer une activité sur l’un des maillons, notamment de la production à la commercialisation des chaînes de valeur des filières promues au niveau des pôles de développement agricole. Plusieurs clients de la Biic ont déjà bénéficié de ce type de facilité. Désiré Ategbo rappelle aussi qu’en dehors d’une garantie fiable et suffisante prise en affectation hypothécaire, un mécanisme de garantie est mis en place pour faciliter l’accès au crédit des promoteurs et entrepreneurs agricoles. La Biic rassure par ailleurs tous les acteurs du secteur agricole qui ont des projets, qu'ils disposent des possibilités de financement, soutenues par l'État et mises en œuvre au niveau de toutes ses agences où les dossiers seront reçus, étudiés et traités avec professionnalisme et diligence. « Il faudra saisir cette opportunité de financement du secteur agricole qui est l’une des priorités de la Biic », plaide-t-il. La Biic est une banque universelle au capital de 82 514 000 000 F Cfa, née de la fusion de l’ex-Baic et de l’ex-Bibe. Elle offre des services aux grandes entreprises et institutions, à la clientèle élite, Pme/Pmi et particuliers. Son premier souci, la satisfaction de sa clientèle. Son réseau d’agences est disséminé partout sur le territoire béninois. Elle est une banque à capitaux 100 % béninois. La Biic, plus qu’une banque, reste et demeure un vrai partenaire financier? Société 21 sept. 2021


Connexion internet à haut débit: FIRSTNET équipe l’espace culturel Bamboo Numérik
Le fournisseur d’accès internet, de transmission de données, des services à valeurs ajoutées FIRSTNET vient de faire œuvre utile. Grâce à ses équipements modernes et de dernière génération, Bamboo Numérik a désormais son espace culturel entièrement connecté au wifi. C’est fait ! Le leader incontournable FIRSTNET vient de fournir la connexion internet à l’espace culturel et digital béninois Bamboo Numérik. Cet espace est désormais connecté au wifi grâce à FIRSTNET. Pour Hippolyte GBEZO, directeur général de FIRSTNET, vulgariser l'usage d'internet aux plus jeunes est aussi un gage d'une formation réussie et maîtrisée. Ainsi, grâce à cet acte mémorable, les jeunes apprenants et usagers de l’espace culturel Bamboo Numérik auront l'accès à des informations avec une connexion Internet de qualité. Ils pourront ainsi avoir une ouverture culturelle sur le monde entier. A travers ce partenariat, FirstNet en tant que fournisseur d'accès internet, affirme sa responsabilité sociétale. L’objectif de l’opérateur FIRSTNET est de doter tous les espaces culturels béninois afin d'en faire des places de co working modernes au Bénin ainsi que les grandes villes du pays de connexion à internet sûre et sécurisée. Il faut préciser que l'espace Bamboo Numérik n’est qu’un choix parmi tant d’autres. Plusieurs partenariats vont naître très bientôt et toutes les communes et villes béninoise y sont éligibles. Il faut souligner que Onur Özçeri, ambassadeur de la Turquie près le Bénin, était également présent. Source : Le Nouveau Manager Société 21 sept. 2021


Valorisation des déchets au Bénin: De grands enjeux pour l’assainissement
Bien que considérés comme de l’or, les déchets constituent encore un casse-tête en milieu urbain au Bénin. Mais les initiatives se multiplient pour donner de la valeur à ces matières et relever le défi de l’assainissement. D’une fosse septique à une microturbine, il n’y a qu’un pas. A Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi, Hénock Gnanga a mis en place un dispositif pour produire de l’énergie à partir des excréments. « Il suffit de tirer la chasse d’eau pour que les déjections parviennent au biodigesteur. Le biogaz produit alimente le groupe électrogène. C’est si simple que ça », explique cet expert en énergies renouvelables. En effet, au Bénin, le gaz domestique est cédé à environ 600 F Cfa le kilogramme. Il n’est pas accessible à toutes les couches, du fait du pouvoir d’achat limité. Beaucoup continuent de faire usage du charbon de bois, principale cause de la déforestation. Pendant ce temps, les boues de vidange peuvent être valorisées. Formé au centre Songhaï, Hénock Gnanga a mis en œuvre le système et le promeut à Cotonou et ses périphéries. D’autres déchets sont aussi sollicités pour produire le méthane. Beaucoup de ménages et d’unités de production se sont approprié le dispositif pour se mettre à l’abri des factures d’électricité. « Au départ, j’ai pensé que le biodigesteur me reviendra très cher. Mais avec le temps, surtout que j’ai associé le solaire, je ne paye plus de facture. Il n’y a que les frais de maintenance », confie Eustache F., un utilisateur. Les bénéfices sont surtout attendus dans le sous-secteur de l’assainissement. Les boues de vidange sont envoyées vers la station de traitement de Sèmè-Podji, en attendant la finalisation d’une station plus moderne. Mais, les ménages prennent parfois du temps pour décider enfin de vider leurs fosses. « Ils vous disent qu’ils n’ont pas les moyens. Ils attendent des mois, le temps de polluer suffisamment. Parfois, ils prennent des briques pour fermer d’abord », renseigne Atachi Gnacadja, vidangeur depuis une décennie. Cette situation, dit-il, est souvent expliquée par des difficultés économiques, surtout au regard de l’insistance des ménages à négocier les tarifs qui sont de 70 000 F Cfa pour une fosse de 12 m3 et de 35 000 F pour les fosses de 6 m3. Pourtant, ces matières valent de l’or et peuvent être bénéfiques de manière insoupçonnable. « Nous avons accompagné une expérience de compostage des déchets de boues de vidange au Ghana dans les années 2010. Les résultats sont hallucinants. Je ne sais pas pourquoi on n’est pas passé à l’échelle depuis », déplore Félix Adégnika, expert en hygiène et assainissement. Penser aux déchets ménagers Avec les tonnes de déchets générés au Bénin par les villes, une partie peut servir à apporter de la lumière et une autre pour doper l’agriculture. « Les déchets permettent aujourd’hui de produire, non seulement de l’électricité, mais aussi de l’engrais organique pour la fertilisation des sols. Selon les types de déchets, nous avons la possibilité d’avoir la gazéification, c’est-à-dire la mise sous forme de pyrolyse pour en tirer le gaz. Cependant, la valorisation la plus simple et disponible dans le monde, c’est le biogaz. C’est-à-dire, la transformation en gaz et en engrais organique », démontre Hénock Gnanga. Mais pour en arriver à des transformations à grande échelle, il y a des contraintes à prendre en compte, en raison des caractéristiques des déchets produits au Bénin. « Nos déchets ménagers n’ont pas un bilan calorifique intéressant par leur composition : près de 50 % de matières putrescibles, près de 30 % de matières fines (sable de balayage), 3 % de métalliques sans aucun pouvoir calorifique dans l’état. Comparés aux déchets des pays occidentaux, c’est plus de 60 % de cartons et de papiers d’emballage », fait remarquer Félix Adégnika. Ainsi, c’est possible de transformer les déchets ménagers en énergies. Mais il y a un coût environnemental à payer. « Ce n’est pas compliqué. Si on va produire de l’énergie, ce sera pour des enjeux environnementaux et non pour l’économie. Le coût de production va être largement supérieur au coût de production des autres sources d’énergie. En revanche, la valeur sûre pour la valorisation des ordures ménagères au Bénin, c’est la transformation en amendement agricole, en compost ». Au Bénin, les émissions totales des gaz à effet de serre s’établissent à environ 14,1 Méga tonne Equivalent-CO2 avec une grande contribution du secteur de l’énergie. Si rien n’est fait, le total des émissions globales cumulées sur la période 2021-2030 pourrait avoisiner 306,1 Mt E-CO2. Transformer les déchets devrait favoriser l’assainissement, mais aussi réduire la présence de ces gaz dans l’atmosphère. « Aujourd’hui, il nous faut absolument limiter notre empreinte carbone », martèle Christian Hounkannou, représentant de l’organisation 350 en Afrique. C’est donc une piste prometteuse. Environnement 21 sept. 2021


Enseignement supérieur : Ces leaders politiques promus au Cames !
Les enseignants inscrits sur les listes du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur sont connus. Parmi eux, des acteurs politiques majeurs. S’il est vrai qu’ils sont plus connus dans l’arène politique ou plus globalement dans la sphère de la gouvernance, ils brillent également dans le monde académique. Eux, ce sont des personnalités politiques et autorités administratives, notamment des ministres, députés, directeurs généraux de sociétés et militants à un niveau élevé de responsabilité dans les partis politiques. A la 43e session du concours du Cames, ils ont décroché divers grades. Les 108 enseignants inscrits pour le compte de l’Université d’Abomey-Calavi sont promus, selon leurs rangs, maîtres assistants, maîtres de conférences et professeurs titulaires. C’est avec ces grades que le professeur Barthélemy Kassa et autres commenceront l’année académique 2021-2022 dans quelques jours. Parlant de Barthélemy Kassa, actuellement député du Bloc républicain à l’Assemblée nationale, il est désormais professeur titulaire en écologie de l’Université d’Abomey-Calavi. Quelque treize années plus tôt, le ressortissant de Matéri soutenait sa thèse de doctorat sur le thème: « Ecologie, éthologie, utilisation de l’espace et dynamique des populations de Waterbuck (Kobus ellipsiprymnus defassa) dans la Réserve de Biosphère de la Pendjari, Bénin». Cet exercice académique de l’ancien ministre s’était soldé par la mention « Très honorable ». Comme lui, Arifari Bako qui a soutenu sa thèse de doctorat en 1999 est inscrit sur la Liste d’aptitude aux fonctions de professeur titulaire du Cames. Ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée, il est élu à plusieurs reprises dans la première circonscription électorale dont il est originaire. Les tracasseries et autres réunions politiques ainsi que les charges liées à sa fonction n’ont pas empêché l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de faire des recherches. Eléonore Chikani Yayi Ladékan touche aussi le sommet des études supérieures dans ses disciplines de prédilection que sont la chimie, la chimie organique et la chimie des substances naturelles. En tant que femme, elle impose l’égalité des sexes d’une belle manière par ses résultats académiques et politiques. Elle n’est d’ailleurs pas la seule femme politique à réussir à s’inscrire au plus haut niveau du Cames cette année. Judith Baï Glidja, directrice générale de La Poste du Bénin, s’offre aussi le titre de professeur titulaire en sciences de gestion. Rock David Gnahoui, doyen de la Faculté de droit et des sciences politiques, membre influent de l’Union progressiste et meneur d’un mouvement politique, peut aussi pousser un ouf de soulagement. Il confirme son autorité dans le monde universitaire avec son inscription comme professeur titulaire du Cames en droit privé. Rigobert Tossou, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, est aussi lauréat du Cames avec le titre de professeur titulaire en sociologie. Tout comme Ansèque Gomez, leader politique dans le département des Collines et 3e vice-recteur de l’Université de Parakou en tant que professeur titulaire en géographie. Il en est de même pour Didier Houénoudé, directeur de l’Institut national des Métiers d'Art, d'Archéologie et de la Culture de l'Université d'Abomey-Calavi, au grade de professeur titulaire. Et Rosalie Worou, directrice de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management, est promue au grade de professeur titulaire en sciences de gestion. Actualités 21 sept. 2021


Rentrée scolaire 2021-2022 dans le Littoral: Sur les chapeaux de roue à Gbégamey, Ménontin...
Les cours ont effectivement démarré dans les écoles et collèges de Cotonou et environs le 20 septembre 2021. Ceux qui ont manqué de faire les inscriptions la semaine dernière tentent de prendre le train en marche. Pas de temps à perdre. Au Collège d’enseignement général (Ceg) Gbégamey à Cotonou, la joie de la rentrée et les retrouvailles ont été très vite écourtées par le démarrage des cours. Ce lundi matin, les surveillants généraux font la ronde pour mettre fin aux attroupements: « Rejoignez vos classes !». Les visages masqués, les sacs au dos, Stella et ses camarades mettent fin plus tôt que prévu aux récits. « Les vacances cette année, c’est nul. Je devrais me concentrer encore sur les cours de vacances. Je n’ai eu que quelque temps de jeux», entend-on dans les escaliers. Depuis ces mêmes escaliers, des voix se font entendre à l’étage, les unes expliquant des notions d’anglais, les autres démontrant des formules de sciences. « Comme vous le constatez, les cours ont démarré chez nous. Beaucoup de collègues ont commencé comme moi à 7 heures. Je suis à l’étape de présentation des préliminaires, c’est-à-dire le contrat pédagogique. Tout à l’heure, nous allons démarrer la première situation d’apprentissage», confie Calixte Tchogninou, enseignant de Physique Chimie et Technologie (Pct). L’envol dès le premier jour Dans ce collège créé en 1964, l’administration a mis les vacances à profit pour préparer la rentrée. En tête des collèges publics du Littoral au Baccalauréat 2021, le Ceg Gbégamey ne veut pas perdre la moindre journée. «Les dispositions ont été prises en amont. Le premier trimestre qui s’étend du 20 septembre au 22 décembre 2021 a démarré. Le quota horaire est connu. L’élève qui a manqué les cours d’aujourd’hui a raté quelque chose de substantiel », souligne Michael Hodonou Gbinlo, directeur de cet établissement. Dans plusieurs autres établissements scolaires parcourus, à Cotonou, la tendance est la même. À l’École primaire publique de Mènontin Nord, c’est le silence plat dans la cour de récréation. Les apprenants ont déjà dans leurs cahiers, les premiers enseignements. «Il n’y a plus de flâneries dans la cour comme vous pouvez le voir. Le travail a commencé systématiquement», martèle Barthélemy Ahoton, directeur de l’Epp Mènontin Nord/groupe B. Retardataires en file indienne Néanmoins, les salles de classe ne sont pas encore remplies. Dehors, beaucoup attendent de finir les formalités d’inscription et de transfert, comme c’est le cas au Ceg Le Plateau, au Ceg Vèdoko, au Ceg Nokoué ou encore au Ceg Gbégamey. «Je suis venu inscrire ma fille qui est classée dans ce collège. Il y a eu la passation de service entre l’ancien directeur et le nouveau le jeudi. Donc, ceux qui ont la chance d’être là, vendredi ont pu inscrire leurs enfants. Malheureusement, pour nous qui sommes venus aujourd’hui, il y a du monde. Mais, il y a une liste d’arrivée. Les formalités remplies, l’enfant est admis en classe », déclare Spéro Amoussou, parent d’élève. Les chefs d’établissement déplorent que la semaine de prérentrée n’ait pas été mise à profit. « Malheureusement, la notion de pré-rentrée n’est pas encore entrée dans les habitudes. Quoiqu’on fasse, les parents attendent la semaine de la rentrée pour se pointer. C’est maintenant qu’on inscrit les nouveaux, alors qu’on devrait le faire la semaine dernière. Ce qui explique l’affluence que vous avez en face. Nous sommes obligés de prendre par lots de 10 pour faire respecter les gestes barrières », déplore Michael Hodonou Gbinlo. Sur les murs des établissements parcourus, des affiches rappellent sans cesse les mesures barrières contre la Covid-19. C’est une manière d’éviter que le virus fasse aussi sa rentrée à l’école. Education 21 sept. 2021


Formation aux métiers de l’audiovisuel: 75 professionnels des médias prêts pour l’emploi
Les étudiants de la 11e promotion du centre de formation ‘’Vidéo leader’’ ont reçu, samedi 18 septembre dernier, à Cotonou, leurs parchemins. Ces nouveaux professionnels des médias sont désormais aptes pour servir sur le marché de l’emploi. 75 meilleurs étudiants constituant la 11e promotion et formés dans le cadrage, le montage, le pilotage de drones, la présentation télé, le graphisme et l’infographie, le photojournalisme, le pro-designer et le web design ont reçu, samedi 18 septembre dernier, au centre de formation ‘’Vidéo leader’’, leurs parchemins pour s’ouvrir les portes de l’emploi. Durant 23 mois, ils ont suivi des cours théoriques et pratiques de même que des stages leur permettant d’approfondir leurs connaissances. Après avoir remercié les parents pour la confiance placée en ‘’Vidéo leader’’ Ariane Abla Adjolohoun, porte-parole du jury, a affirmé qu’à la fin de leur formation, ces 75 étudiants ont planché durant quatre jours devant un jury composé des formateurs et des professionnels de l’audiovisuel. A l’issue des épreuves, 16 étudiants ont obtenu la mention ‘’Très bien’’, 37 la mention ‘’Bien’’, 22 étudiants ont eu la mention ‘’Assez bien’’ et un seul étudiant s’en est sorti avec la mention passable. Elle souligne que le cadre de formation et les résultats des étudiants témoignent de la qualité et du professionnalisme qui caractérisent le travail abattu. Au nom du jury, Ariane Abla Adjolohoun félicite les récipiendaires. « Le parchemin que vous recevez n’est que la racine de votre avenir que vous devez arroser au jour le jour à travers le perfectionnement et surtout l’humilité et le respect », leur conseille-t-elle. Mireille Hounga, porte-parole des récipiendaires, salue l’accompagnement de tout le staff technique pour ces années de formation passées à ‘’Vidéo leader’’ et qui furent, à l’en croire, denses et riches. Et, dans une ambiance de stress et de compétition, de travail et d’efforts, ajoute-t-elle. « Nous pouvons être fiers de ce diplôme et de notre formation qui nous donnent des atouts importants pour notre vie professionnelle », note-t-elle. Didier Toulassi, promoteur de ‘’Vidéo leader formation’’ exhorte les parents à soutenir leurs enfants qui ont dépassé désormais l’étape de la formation pour celle de l’insertion professionnelle ou de la création d’entreprise. Il appelle les récipiendaires à la sérénité et au travail bien fait. « Si ce métier a pu me donner ce que j’ai, je crois que vous en aurez plus pour subvenir à vos besoins et aux besoins de vos familles », assure-t-il. Education 20 sept. 2021


Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance: Les acteurs de la gestion des systèmes d’information outillés
Organisée durant deux semaines par l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), la série d’ateliers de renforcement des capacités des acteurs de la gestion des systèmes d’information s’est achevée, vendredi 17 septembre dernier, à Cotonou. Les compétences des bénéficiaires des infrastructures mises en place dans le cadre du Programme de Renforcement des Structures centrales de Gouvernance (Prscg) ont été renforcées, du 2 au 17 septembre dernier, lors d’une série d’ateliers de formations au profit des acteurs de la gestion des systèmes d’information à Cotonou. Selon Murielle de Dieu Valérie Assogba Wounon, chef projet à l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), ce programme qui s'inscrit dans le cadre de la coopération bénino-allemande a permis de mettre en place plusieurs infrastructures, notamment un data center national et un réseau national qui interconnecte 187 régies des finances publiques ainsi que des mairies, des préfectures, des ministères et agences. « Dans le cadre du Prcg, il est prévu de mettre en place un réseau national qui interconnecte 187 sites et un data center pour assurer la sécurité des données de l’administration publique », a-t-elle fait savoir. A l’en croire, ces formations certifiantes pilotées par l'Assi, sous la supervision du mi2nistère du Numérique et de la Digitalisation vont permettre à terme de former plus de 80 cadres de l’administration publique. Il s’agit, selon la chef projet à l’Assi, de 11 formations certifiantes qui vont amener les participants à pouvoir intervenir et maintenir ces infrastructures. «Nous souhaitons avoir une administration plus efficace et cela passe aussi par ce renforcement de capacités des acteurs principaux à la gestion des services informatiques », a-t-elle confié. Didier Adio, chef service Application et e-services au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, apprécie les notions reçues lors de cette série d’ateliers. « Nous avons eu des notions en matière de gestion des projets qui pourront nous aider à mieux conduire les tâches courantes au niveau de nos ministères », a-t-il confié. Comme lui, Gérard Adétola, administrateur Infrastructures et Systèmes au data center du ministère de l’Economie et des Finances, est satisfait d’avoir bénéficié des connaissances sur la mise en place de data center, les qualifications pour bien gérer tout ce qui est virtualisation. Société 20 sept. 2021


Crise politique en Guinée et au Mali : la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao lève le ton
Au terme de sa session extraordinaire tenue le 16 septembre dernier, la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao a réaffirmé le maintien de ses sanctions à l'égard de la Guinée. Elle reste ferme sur le retour à l'ordre constitutionnel aussi bien en Guinée qu’au Mali, selon des échéances bien rigides. La conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement a décidé de maintenir la suspension de la Guinée de toutes les instances de la Cedeao jusqu'à la restauration de l'ordre constitutionnel dans ce pays. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé d’imposer un délai de 6 mois pour les élections présidentielle et législatives afin de restaurer l’ordre constitutionnel en Guinée. C’est ce qui ressort du point fait, vendredi 17 septembre dernier, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, de retour du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao. La Conférence a également décidé d’interdire la participation du fameux Cnrd aux prochaines élections et de prendre des sanctions ciblées, conformément au protocole de la Cedeao, contre les auteurs de ce coup d’Etat. Il s’agit non seulement d’identifier les responsables du coup d’Etat, de geler leurs avoirs, de restreindre leur circulation et leurs voyages dans l’espace de la Cedeao mais aussi d’étendre ces mesures restrictives à leurs familles. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a alors sollicité l'appui de l'Union africaine, des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’ensemble des partenaires pour la mise en œuvre de ces sanctions. La Cedeao va accompagner le processus de restauration de l’ordre constitutionnel dans ce pays. La conférence étudiera la nécessité de désigner un facilitateur pour la médiation. Par ailleurs, la Conférence a demandé au président en exercice d'effectuer une visite en Guinée en compagnie de quelques chefs d’Etat volontaires pour écouter les membres de cette junte et obtenir d’eux le respect des décisions prises. Cette deuxième session extraordinaire organisée en présentiel témoigne du grand intérêt que la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement porte à la situation politique en Guinée. Dès le lendemain du coup d'Etat, le président en exercice de la Conférence, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo avait diligemment organisé un premier sommet par visioconférence le 8 septembre dernier, pour connaître de la situation avec ses pairs. Au cours de cette session en présentiel, la conférence a pris connaissance du rapport de la mission de haut niveau menée le 10 septembre dernier. La mission a pu rencontrer le colonel qui a pris le pouvoir en Guinée et le président Alpha Condé qui jouit d’une bonne santé mais dont la situation ne peut se perpétuer sous ce régime. Des inquiétudes sur la situation au Mali Se prononçant sur la situation au Mali, la conférence s’est montrée préoccupée par quelques libertés observées dans la conduite de la junte au pouvoir... Un dérapage est à craindre. Les chefs d'Etat ont alors maintenu le délai de février 2022 pour l’organisation des élections qui vont rétablir l’ordre constitutionnel au Mali. « Sur le plan sécuritaire, les chefs d'Etat se sont penchés sur les velléités du gouvernement actuel du Mali de recourir à des forces extra-gouvernementales étrangères pour assurer la sécurité interne… Les chefs d’Etat ont montré leur vive préoccupation », rapporte le ministre Aurélien Agbénonci. C’est une situation qui ne conforte pas la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement car la question de la sécurité est gérée conjointement dans l’espace communautaire. Aurélien Agbénonci précise qu’à l’occasion de ce sommet, il a marqué l’accord du président Patrice Talon à l’ensemble des décisions prises par la conférence. « Mais le président de la République m’a également autorisé à m’exprimer sur le fait que le Bénin condamne la rupture dans les ordres constitutionnels dans nos pays. On ne peut pas développer nos pays si l’on retourne à cet ordre décadent d’il y a quelques années, qui faisait que nos pays étaient le théâtre de coups d’Etat qui portent atteinte à tout effort de développement. Le Bénin a souhaité que le pacte de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance soit renforcé et revu pour que des mesures claires soient prises en amont et en aval pour prévenir les situations qui conduisent à ces coups d’Etat», a-t-il ajouté. Les chefs d'Etat ont d’ailleurs prévu se revoir lors d'une retraite pour se pencher sur toutes les causes de ces dérives dans la gouvernance des Etats. Actualités 20 sept. 2021


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