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Nouvelles

Parlements: La Covid-19 a accéléré leur modernisation
Pour faire suite à la Conférence mondiale de l'Union Inter parlementaire du mois de juin 2021, la nouvelle édition du Rapport mondial sur le parlement numérique révèle le rôle de catalyseur joué par la pandémie de Covid-19. Un grand nombre de parlements se modernisent en adoptant les nouvelles technologies qui permettent de se rapprocher des citoyens qu'ils représentent. Publié par le Centre de l'Union Inter parlementaire (Uip) pour l'innovation au parlement, le nouveau rapport présente le résultat d'une enquête menée entre 2018 et 2020 auprès de 116 chambres parlementaires dans 91 pays et de groupes de discussion ayant rassemblé 49 parlements. Ce document fait suite à la Conférence mondiale 2021 de l'Uip sur l'e-parlement, tenue virtuellement durant 3 jours au mois de juin. Plus de 650 parlementaires et membres du personnel parlementaire du monde entier se sont connectés pour échanger leurs bonnes pratiques et débattre des enseignements tirés de la pandémie. Ce format a rencontré un grand succès auprès des participants, qui ont été 95 % à le considérer comme une réussite, 57 % comme une grande réussite et plus de 90 % à estimer qu'ils aimeraient poursuivre la discussion dans le cadre de conférences futures. Le Secrétaire général de l'Uip, Martin Chungong, a déclaré : "La pandémie a fait vaciller les idéaux et les pratiques démocratiques, qui ont de nouveau donné la preuve de leur extraordinaire résilience. Les parlements ont dû s'adapter à une situation évoluant rapidement, ne serait-ce que pour continuer à fonctionner. La nouvelle édition du Rapport mondial de l'Uip sur l'e-parlement, qui détaille l'expérience vécue par l'ensemble des parlements ces dernières années, contient non seulement des dizaines d'études de cas illustrant la façon dont les parlements se sont adaptés, mais aussi comment ils se sont transformés pour être mieux en mesure de servir les citoyens. Qu'est-ce qu'un parlement numérique ? La définition d'un e-parlement a beaucoup évolué depuis le premier rapport de l'Uip, en 2008. Aujourd’hui cela n’inclut pas seulement la technologie mais aussi la gouvernance, la transformation et l'efficacité. Ces éléments incarnent les valeurs de la collaboration, de l'inclusion, de la participation et de l'ouverture au peuple. Covid-19 : un catalyseur Plus d'une année après le début de la pandémie, le document met en évidence la radicale transformation culturelle par laquelle sont passés les parlements, contraints d'innover et de trouver des solutions nouvelles pour continuer à fonctionner. Les parlements du Brésil, de l'Espagne et du Chili ont, par exemple, été parmi les premiers à adopter les outils numériques dès le début de la pandémie pour organiser des réunions à distance. Le dernier Rapport mondial sur le parlement numérique révèle que 10 % des parlements font appel à l'Intelligence Artificielle (Ia) sous une forme ou une autre. Fin 2020, 65 % des parlements consultés avaient organisé des réunions de commission en ligne ou hybrides et, 33 % une plénière en ligne ou hybride. Les règlements et procédures parlementaires ont dû être amendés pour permettre le télétravail, l'adoption de formules de travail plus souples, ainsi que le vote à distance. Entre 2018 et 2020, le recours aux visioconférences a connu une hausse spectaculaire de 72 %. Renforcement du lien avec les citoyens Les outils numériques sont désormais mieux acceptés par les parlements car ils leur permettent de se rapprocher des citoyens. Le travail à distance se révèle aussi propice à la participation du public. Entre 2018 et 2020, 81 % des parlements ont été concernés par cette hausse. Les réseaux sociaux sont aujourd'hui utilisés par 76 % des parlements et 56 % des parlementaires. L'utilisation par les parlementaires d'applications de messagerie instantanée pour dialoguer avec les électeurs continue également à se développer, passant de 14 % en 2016 à 39 % en 2020. Lorsqu'il a été demandé aux parlementaires quels étaient les deux objectifs majeurs qu'ils poursuivaient en recourant à des outils numériques, ils ont cité la volonté d'informer les électeurs des questions politiques et des lois à l'étude (70 %) et le souhait que le peuple participe plus directement au processus politique (69 %). Encouragement à la modernisation Le rapport de l'Uip contient également un certain nombre de recommandations visant à inciter les parlements à poursuivre la modernisation de leurs activités de base. Parmi ces recommandations figurent la nécessité d'amender en permanence la réglementation afin de réussir à fonctionner avec fluidité et d'assurer la continuité de la participation des parlementaires et du public, tout particulièrement dans les commissions, la consolidation de formules de travail souples pour le personnel et les parlementaires, ainsi que la promotion de la collaboration interparlementaire dans le but d'accélérer l'innovation et de développer le soutien mutuel entre les parlements. par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Actualités 10 août 2021


Hackerlab 2021: L’événement prévu pour novembre prochain
Organisée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) du Bénin, l’édition 2021 de Hackerlab aura lieu en novembre prochain. L’objectif de cette initiative est non seulement de détecter des talents en matière de cybersécurité mais aussi de les former et leur donner une visibilité aux plans national et international. Les jeunes béninois passionnés du hacking sont invités à s’inscrire par équipe de deux à quatre personnes pour prendre part au Hackerlab 2021 qui se tiendra en novembre prochain. Dans ce cadre, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) du Bénin a annoncé les épreuves de présélection qui dureront un mois sur sa plateforme. Pour cette phase de présélection, les épreuves se dérouleront en ligne. Au terme de cette phase, une vingtaine d’équipes seront retenues pour poursuivre la compétition. « Cette phase s'arrête dès que 25 équipes auront résolu en premier les épreuves», informe l’Anssi. Celles-ci participeront à la phase finale en présentiel pendant 48 heures sans répit en novembre prochain. Selon Guéric Gonçalves de l’Anssi, le hackerlab est une activité du troisième axe de la stratégie nationale de sécurité numérique qui s’intitule : « Le développement des compétences et de la sécurité numérique ». L’objectif de cette initiative est de détecter des talents numériques, les former et leur donner une certaine visibilité sur les plans national et international. A l’instar des trois premières éditions, le Hackerlab 2021 permettra aux participants de relever des défis purement techniques et de démontrer leurs compétences en matière de lutte contre la cybercriminalité. Les jeunes intéressés sont invités à constituer des équipes de 2 à 4 personnes dès maintenant pour participer à ce challenge. Les équipes seront soumises à des épreuves de type: exploitation système, exploitation web, reverse engineering et forensic. Cette compétition vise à constituer une base qualifiée de profils nationaux orientés vers la cybersécurité au profit du Bénin, selon Ouanilo Médégan, directeur général de l’Anssi. « Il s’agira de constituer un vivier dans lequel il sera possible de puiser des ressources à former puis à intégrer au sein des différents projets d’opérationnalisation de la stratégie nationale de cybersécurité», a-t-il expliqué aux journalistes lors du rendez-vous média. « Et si on parlait du Numérique », le 27 juillet dernier. Les hackers sont des éléments essentiels dans la lutte contre la cybercriminalité, selon ce dernier. Signalons qu’à terme, les gagnants de cette édition vont repartir avec plusieurs lots dont des certifications professionnelles. Société 10 août 2021


Programme Learn: 283 candidats retenus pour les entretiens en présentiel
La phase des entretiens en présentiel du programme Levier d'Apprentissage pour la Reconversion dans le Numérique (Learn) dans le Grand-Nokoué s’est déroulée du mardi 3 au vendredi 6 août dernier. Au total, 283 candidats ont été retenus dont 211 dans la région du Grand-Nokoué et 72 hors du Grand-Nokoué. Remplissant les conditions à l’issue des phases d'inscription et de test psychologique en ligne, 500 candidats ayant obtenu les meilleurs scores ont été contactés par téléphone pour des entretiens en présentiel. Les échanges ont porté sur la vérification des informations sur leurs parcours académique et professionnel. En effet, après la phase du test psychotechnique, le processus de sélection pour la première cohorte du programme Learn s’est poursuivi avec l’étape des entretiens en présentiel. Faut-il le signaler, pendant la période d'inscription qui a duré du 08 au 24 juin 2021, 18 466 candidatures ont été reçues en provenance de l'ensemble du territoire national. Seuls 14 689 candidats ont été présélectionnés après épurement de la base de données avec les trois premiers filtres à savoir : l’âge (18 à 35 ans) ; la disponibilité pour la formation et le niveau d’études (Bac au minimum) et un minimum de compréhension de la langue anglaise. Société 10 août 2021


Gestion intégrée des ressources en eau du Bassin du Mono: Les membres du comité s’imprègnent des outils
Sur les notions de Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) ainsi que leurs rôles et responsabilités dans le processus d’élaboration du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), ont été entretenus les 4, 5 et 6 août à Azovè, les membres du comité béninois du Bassin du Mono grâce à l’appui financier de la Coopération allemande (Giz-Bénin). Le préfet Christophe Mègbédji a donné le top des travaux en sa qualité de président du Comité constitué du 25 membres. Outiller les deux Comités togolais et béninois en charge de la défense des intérêts du Bassin du Mono afin de les amener à jouer convenablement les rôles attendus d’eux. C’est le but poursuivi à travers une série de formations qu’organise la direction exécutive de l’Autorité du bassin. Ainsi, à la suite de la session tenue les 23, 24 et 25 juin derniers au Togo, le comité béninois bénéficie, à son tour, d’un atelier dont les travaux se sont tenus à Azovè, dans la commune d’Aplahoué. Durant trois jours, les 25 membres du comité béninois du Bassin du Mono ainsi que d’autres acteurs ont vu leurs capacités renforcées pour une intervention pertinente notamment dans l’avènement du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin. Toutes choses qui concourent à la mise en œuvre de l’approche de Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) retenue par le Bénin et le Togo, deux pays ayant en partage les eaux du Bassin du Mono. Les enseignements vont permettre aux participants de se familiariser avec le concept puis le principe et l’opérationnalisation de la Gire suivis des notions sur sa mise en œuvre au niveau local. Ensuite, l’attention sera portée sur les dispositions juridiques et un exercice relatif à la préparation et au jeu de rôle sur un conflit simulé autour de la ressource en eau. La contribution attendue des comités nationaux de bassin dans le processus d’élaboration du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) ne sera pas occultée, détaille Nicolas Dadja Gnakpaou, directeur exécutif de l’Autorité de Bassin du Mono. En amont de ces travaux, il est prévu la restitution des résultats de l’état des lieux du bassin. Se félicitant de l’effectivité de cet atelier dont il a lancé les travaux, le président du Comité béninois du Bassin du Mono, Christophe Mègbédji, estime que face aux problèmes pressants liés à la dégradation des ressources en eau et aux sources connexes du Bassin du Mono, il était impérieux de travailler à l’opérationnalisation du comité en charge de sa gestion, instance qui favorise la concertation et l’adhésion des acteurs aux initiatives et décisions de gestion. Pour lui, la condition de base de cette opérationnalisation se trouve dans le renforcement des capacités des membres du comité sur la maîtrise de la Gire et la compréhension de leurs rôles et responsabilités dans tout le processus de gestion et la mise en place ou l’exécution du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) en particulier. En cela, soutient-il, le présent atelier est non seulement une opportunité d’échanges entre acteurs. Le directeur général de l’Eau et le représentant du maire d’Aplahoué ont, à tour de rôle, salué les efforts en matière de renforcement de capacités. Leurs mots de gratitude sont allés à la direction exécutive de l’Autorité du Bassin du Mono et à son partenaire financier, la Giz. Ces derniers ont été encouragés à poursuivre sur cet élan. Société 09 août 2021


Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux: Le greffier échange avec le ministre Abdoulaye Bio Tchané
En visite de travail au Bénin, Abubacarr Tambadou, représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies au Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, a rencontré, vendredi 6 août dernier, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. Au menu des échanges, le renforcement de la coopération entre le Bénin et cette institution. Avec Abdoulaye Bio Tchané, le représentant du Secrétaire général des Nations Unies au Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, Abubacarr Tambadou, a évoqué des sujets d’intérêt majeur ayant rapport avec la coopération entre le Bénin et son institution ainsi que les modalités de son renforcement. « J’ai eu des échanges féconds avec le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané sur la forte contribution et l’assistance du Bénin au Mécanisme depuis des années, mais également sur la façon dont le Bénin pourrait continuer à accompagner le Mécanisme dans ses interventions sur le terrain », a-t-il fait savoir au sortir du cabinet du ministre. Selon le greffier du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, le Bénin joue un rôle éminemment important et ceci depuis des années, en particulier en rapport avec la Cour pénale internationale (Cpi).Et au regard de cela, a-t-il laissé entendre, il a eu de fructueuses discussions avec le ministre d’Etat sur « la poursuite des relations entre le Bénin et le Mécanisme ». En dehors du ministre Abdoulaye Bio Tchané, Abubacarr Marie Tambadou, greffier du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, profitera de son séjour pour échanger avec d’autres personnalités et autorités béninoises. Il visitera quelques endroits stratégiques pour avoir une idée claire de la situation afin d’entrevoir comment renforcer davantage la coopération existante entre le Bénin et l’institution. De nationalité gambienne, l’hôte du Bénin a été promu à ce poste le 2 juillet 2020, par le Secrétaire général de l’Onu.   Par Alain ALLABI Actualités 09 août 2021


Victimes du terrorisme au Burkina Faso: Le gouvernement assiste les réfugiés de Porga
Une délégation gouvernementale avec à sa tête le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et son homologue en charge de la Décentralisation est allée, jeudi 05 août dernier, témoigner la solidarité du Bénin aux déplacés du Burkina Faso à Porga suite aux actes terroristes qui ont secoué la région il y a quelques semaines. A Porga, les ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, et de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, ont apporté l’assistance humanitaire du gouvernement du Bénin aux déplacés et demandeurs d’asile burkinabés. C’est au cours d’une visite, jeudi 05 août dernier, d’une forte délégation composée aussi du préfet du département de l’Atacora, Déré Lydie Chabi Nah, du représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam), Guy Adoua, et du directeur général de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), Aristide Dagou. Au nom du gouvernement du Bénin, ils ont remis un important lot de vivres et de non-vivres aux déplacés victimes d’actes de terrorisme et aux demandeurs d’asile burkinabés installés depuis quelques semaines à Porga, dans la commune de Matéri. Cette assistance est composée de sacs de riz, de sorgho, de mil et de haricot blanc, de cartons de savon et de pâtes alimentaires, de bidons d’huile, de bassines, de seaux et d’autres biens nécessaires pour leur séjour en terre béninoise. Le Bénin a aussi délivré aux déplacés forcés des certificats de demande d'asile en attendant l'aboutissement des procédures d'obtention du statut de réfugiés. « Nous partageons votre douleur, ce n’est pas de votre gré que vous avez quitté votre pays. Le Bénin veille sur vous et donnera le maximum pour rendre votre séjour ici heureux. Nous voulons vous dire aussi que nous sommes en lien avec vos autorités et elles sont en train de travailler pour que toutes les conditions objectives et subjectives soient créées dans votre pays, afin que vous puissiez retourner et vivre comme par le passé. Le gouvernement burkinabé est très préoccupé par votre situation et en attendant, soyez rassurés, le Bénin fera le maximum pour que vous soyez dans de meilleures conditions», a fait savoir Alassane Séidou au nom du gouvernement. « Je voudrais remercier le gouvernement pour sa confiance au système des Nations Unies et par la même occasion réitérer notre engagement à accompagner le Bénin dans l’atteinte des Objectifs de développement durable », souligne Guy Adoua, représentant résident du Programme alimentaire mondial au nom du coordonnateur résident du système des Nations Unies au Bénin. Pour Robert Kassa, maire de la commune de Matéri, le geste du gouvernement et de l’ensemble des structures, en faveur des déplacés, est à saluer. Robert Kassa a aussi rappelé à la délégation ministérielle les actions menées par plusieurs autres partenaires dont Plan International Bénin et l’Unicef, le préfet de l’Atacora et des bonnes volontés qui ont appuyé sa commune dans la gestion des différents besoins de ces hommes et femmes qui cherchent refuge au Bénin. Par Alexis METON A/R Atacora-Donga Actualités 09 août 2021


Soirée coaching-danse: Le journaliste Jérôme Carlos distingué
La douzième édition de la soirée coaching-danse s’est tenue, samedi 7 août dernier à Cotonou. Initiée par le Centre de promotion de l’entrepreneuriat et des arts (Ceprea), cette soirée qui entre dans le cadre de la célébration des 61 ans d’indépendance du Bénin a permis de distinguer une éminente personnalité, Jérôme Carlos, journaliste et écrivain pour les multiples valeurs qu’il incarne. « Jeune, sois polyvalent pour vaincre le chômage », c’est le thème de la soirée coaching-danse qui s’est tenue, samedi 7 août dernier à Cotonou. Cette douzième édition qui entre dans le cadre de la célébration du 61e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale a permis de rendre un vibrant hommage au journaliste Jérôme Carlos reconnu par les jeunes comme un homme multidimensionnel, polyvalent, dont la compétence se démontre dans plusieurs domaines à savoir le sport, l’enseignement, la musique, le journalisme et bien d’autres. Au cours de la cérémonie d’hommage, il a été élevé par les jeunes coachs au grade de ‘’Grand officier de la jeunesse’’. Il a à cet effet reçu successivement l’écharpe d’officier, le tableau d’officier, le tableau portrait, le magazine ‘’Ceprea Mag’’ et des casquettes. Constance Houézé, ambassadrice de l’entrepreneuriat féminin et présidente du comité d’organisation, a fait savoir que le Centre de promotion de l’entrepreneuriat et des arts (Ceprea), créé en 2014 porte la vision d’un monde dans lequel toute personne met son talent au service de la communauté pour réussir. Sa mission est d’amener toute personne à identifier et perfectionner son talent, puis de lui faire profiter des services indispensables à sa valorisation. Elle affirme que depuis sa première activité, le Ceprea enchaîne dans la joie, ses actions au profit de la communauté et les soirées coaching-danse constituent une des activités phares à travers laquelle, il forme, promeut et renforce le réseautage autour des jeunes entrepreneurs et artistes. Justino Vieyra, coach et directeur exécutif du Ceprea, a affirmé que Jérôme Carlos est un homme plein de valeurs. Il est reconnu pour son humilité, son sens de partage, de discrétion, d’intégrité et de professionnalisme. Il en veut pour preuve le test d’audience réalisé en son nom et qui a reçu plus d’interactions, soit plus de 50 000, en moins de 24 h sur un seul réseau social. Il précise qu’on reconnaît en l’homme, une éloquence irréprochable soutenue par une philosophie et un sens d’analyse très peaufiné. Aujourd’hui, dit-il, la plupart des journalistes professionnels, qualifiés et rompus à la tâche que connaît le Bénin ont été à son école. Justino Vieyra souligne qu’il est aussi un grand coach au service de la jeunesse. Le récipiendaire a exprimé toute sa joie pour cette cérémonie d’hommage. « Je suis honoré. C’est un poids difficile à porter mais je le porte quand même et je suis fier d’être parmi les jeunes. J’ai été moi-même jeune et je ne peux pas le rester toute la vie. Il faut quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent. Mais avant de partir, il faut laisser quelque chose aux jeunes. Il faut que ceux qui nous suivent puissent dire: ‘’Je me reconnais dans tel héritage qui a participé à ma formation et m’a permis de formuler une vision du monde. Avant de prendre mon autonomie, je me rattache à une locomotive’’. Je crois que c’est tout cela que nous avons célébré ce soir », a indiqué Jérôme Carlos, tout ému. Culture 09 août 2021


Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste: « On parle de menstrues précoces quand elles surviennent avant l’âge de 10 ans »
La précocité des menstruations chez les adolescentes n’est plus un tabou aujourd’hui. Si certains parents s’en inquiètent, Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste et spécialiste en promotion de la santé, justifie plutôt le phénomène par un ensemble de facteurs affectifs, sociaux et sanitaires. Il n’exclut aussi pas l’influence de l’alimentation et exhorte les parents à être disponibles pour accompagner les filles dans cette période délicate. La Nation : La précocité des menstruations chez les adolescentes est devenue pratiquement la norme dans notre société aujourd’hui. Certains justifient le phénomène par leur alimentation. Etes-vous de leur avis ? Lionel Fréjus Daniel Gangbè: L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) définit l’adolescence chez les filles à partir de 10 ans. L’adolescence, c’est donc la période qui couvre la tranche d’âge de 10 à 19 ans. Cela veut dire que tant que la menstruation apparaît dans cette tranche, on ne saurait la qualifier de précoce. On parlerait de menstruations précoces lorsqu’elles surviennent avant l’âge de 10 ans. Beaucoup de facteurs expliquent ce phénomène. Il peut être d’origine psychologique ou hormonale. Le stress au niveau de l’environnement familial ou sociétal fait partie des causes psychologiques qui peuvent amener l’organisme à déclencher le processus des menstruations précoces. Cela peut s’observer chez les enfants qui sont très tôt exposés à la sexualité. La première menstruation est à la fois source d’inquiétude et de complexité au sein des familles, selon qu’elle survient à un âge relativement précoce ou avancé. Qu’en dites-vous ? On ne saurait définir un âge requis pour les premières menstruations. Elles apparaissent parfois chez certaines filles et disparaissent jusqu’à un certain âge. Les effets de pression ou encore des circonstances particulières peuvent provoquer cela. Des causes alimentaires, sanitaires ou affectives pourraient l’expliquer. Existent-ils des types d’alimentation spécifiques à la base de cette situation ? Nous sommes ce que nous mangeons. Il n’y a pas d’aspect de notre vie sur lequel l’alimentation n’a pas un impact direct. Nous consommons aujourd’hui beaucoup d’aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés qui agissent sérieusement sur les hormones. Mais ce n’est pas parce que nous mangeons du maïs et de la banane à la fois par exemple que les menstruations interviennent précocement. L’alimentation peut jouer un rôle. Autrefois, elle était naturelle et subissait très peu de transformation. Aujourd’hui, nous avons subi une transition nutritionnelle trop riche en sucre et en sel. Sans oublier le phénomène des organismes génétiquement modifiés (Ogm) et la production des aliments à base de pesticides. Tout cela a un impact sur la santé que la science même n’a pas encore fini de déceler et peut expliquer la survenue précoce des menstruations chez les filles. Une alimentation trop riche en sucre entraîne au niveau du pancréas une augmentation de la production de l’insuline. Ce qui peut entraîner au niveau du cycle de la femme une augmentation de la production des prostaglandines (hormones à la base des contractilités au niveau de l’utérus) qui provoquent des règles douloureuses. Quelles sont les habitudes alimentaires à privilégier pour améliorer le bien-être de l’adolescente avant et pendant les menstruations ? Il faut la soumettre à une alimentation équilibrée en quantité et en qualité pour améliorer son bien-être. Sur le plan qualitatif, il importe de lui apporter les différents nutriments dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. Il faut manger en quantité suffisante les différents groupes alimentaires susceptibles de fournir à l’organisme les nutriments nécessaires à son fonctionnement. Le guide alimentaire béninois téléchargeable sur internet gratuitement renseigne sur les différents groupes d’aliments et aide à faire de meilleurs choix alimentaires. Le groupe des céréales et tubercules procure à l’organisme des glucides. Celui des légumineuses, viandes et poissons lui procure des protéines. Et celui des fruits, légumes et produits laitiers fournit à l’organisme le calcium. Manger équilibré qualitativement et quantitativement suppose que l’adolescente doit prendre au moins un aliment de chaque groupe. Il n’est pas dit qu’à chaque repas, il faut un produit laitier. Toutefois, on en tient compte pour rappeler l’importance du calcium surtout chez les enfants et les adolescents, afin de soutenir leur croissance osseuse. Les aliments trop sucrés pendant les menstrues sont déconseillés. Il en est de même des boissons sucrées, gazeuses, alcoolisées et des caféines. D’aucuns disent que les régimes trop stricts ne sont pas toujours favorables à la survenue des menstruations. Dans ces conditions, n’expose-t-on pas les adolescentes à des risques sur le plan sanitaire ? Les régimes ne sont pas indiqués lors des menstruations. Il ne s’agit pas de faire des restrictions. Ce n’est pas une période où il faut exposer l’enfant à la dénutrition. L’habituer à ces restrictions, c’est lui faire prendre des habitudes non indiquées qu’elle peut développer jusqu’à la ménopause. Il faut juste manger équilibré en évitant surtout le trop plein de sucre. Quelle doit être la part de responsabilité des parents ? L’adolescence est une période sensible. C’est une période où les filles vont développer leurs caractères sexuels, poussent les seins, les fesses, les poils du pubis et les premières menstruations. Il faut préparer psychologiquement l’enfant à cela, encadrer leur hygiène menstruelle. L’encadrement parental est inévitable pour assurer une gestion adéquate des menstruations chez les adolescentes. C’est une période où la croissance de la fille atteint son summum. Il faut aider l’enfant à avoir une alimentation équilibrée au cours de cette période en vue de couvrir l’essentiel de ses besoins alimentaires. Autrement, cela peut provoquer sa dénutrition. Or, lorsqu’une adolescente est dénutrie, elle est susceptible d’engendrer plus tard des enfants malnutris. Un enfant malnutri est un facteur de sous-développement. Santé 09 août 2021


Gouvernance des Pme dans un contexte de réformes fiscales: La comptabilité, une fonction à automatiser
Fini le temps où les chefs d’entreprises ont leur comptabilité dans la poche. Dans un contexte de réformes fiscales et pour la viabilité des unités de production et de services, la traçabilité devient une exigence. Par conséquent, un comptable a un grand rôle à jouer. Par-delà les clichés, le poste de comptable n’est pas un poste subsidiaire. Henock Gnanga, manager d’entreprise, l’a bien compris et fait autant que possible la part des choses. « Le fait de disposer d’une comptabilité me permet d’avoir une idée précise de la santé de l’entreprise. Ça aide à mieux assumer les charges qu’on a vis-à-vis des employés et de l’Etat. Si vous ne disposez pas d’une comptabilité, parfois vous avez l’impression que tout va bien alors que c’est de votre poche que sort l’argent », insiste-t-il. C’est donc un secret de polichinelle que la performance, voire la survie, d’une entreprise dépend beaucoup plus du mode de gouvernance. Dr Pierre Claver Agbédé, chercheur en sciences économiques, trouve qu’il y a des raisons de tenir rigueur à la fonction comptable dans une Pme. « Avec les exigences en matière comptable dans notre espace, le dirigeant d’entreprise ne pourra plus tenir sa comptabilité s’il n’était pas spécialiste des sciences de gestion et formé par rapport aux nouvelles normes. Pour assurer la viabilité des Pme aujourd’hui, tout en limitant le risque de dépendance totale envers les cabinets d’expertise comptable, il est important d’avoir un comptable dans l’entreprise qui puisse mettre à jour les documents. C’est-à-dire assurer les fonctions élémentaires», fait remarquer le chercheur. Indispensable ! Les résultats de l'enquête Itc sur la compétitivité des Pme au Bénin publiés en novembre 2020, montrent que presque 70 % d’entre elles enregistrent toutes leurs données comptables: recettes et dépenses, ainsi que les actifs et passifs. Ce sont de bonnes pratiques que recommande d’ailleurs Alexandre Houédjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme). A l’en croire, quand les entreprises sont assujetties à la Taxe professionnelle synthétique (Tps), ça nécessite une comptabilité légère que le promoteur lui-même peut faire. Mais lorsque l’entreprise est beaucoup plus assise avec beaucoup d’activités qui ont différents frais générateurs, le régime fiscal n’est plus le même. Il y a un certain nombre d’impôts à prendre en compte. « Avec les réformes fiscales, il y a un certain nombre de dispositions qui profitent aux Pme. Et avec la facture normalisée, le recours à un comptable pourrait être un peu plus intéressant, si l’entreprise est d’une certaine taille. C’est au cas par cas. Un seul comptable peut assurer la comptabilité de deux, trois ou quatre entreprises. Ça peut leur faire une économie d’échelle substantielle. Le coût à fixer pour un seul comptable d’une entreprise peut être partagé par plusieurs unités qui se trouvent en réseau, si la matière n’est pas importante », souligne Alexandre Houédjoklounon. Un couvert contre les risques C'est un impératif pour les Pme de conserver leurs données comptables afin de gérer leurs liquidités et d’exécuter les paiements de manière fiable. Pourtant, pour diverses raisons, une frange non moins négligeable ne se met pas au pas. Plus on s’éloigne de la capitale économique, plus le fossé s’élargit. Selon l’enquête Itc, les entreprises situées dans les régions du sud et du centre tendent à davantage conserver leurs données comptables que leurs homologues du nord (Parakou et Natitingou). Par exemple, seuls 25 % des répondants basés dans la région de Parakou conservent une trace de leurs ressources financières, contre 90 % de ceux de la région de Cotonou. C’est une attitude que Dr Pierre Claver Agbédé tente d’expliquer : « Il se pose un problème de moyens de façon générale, surtout quand il est question de recruter des comptables en permanence dans la structure ou de recourir à un cabinet d’expertise comptable». Néanmoins, il n’est pas question de s’abstenir au risque de subir les revers. Veiller à la traçabilité du mémoire comptable permet de se protéger des redressements fiscaux. « Il est souhaité d’adopter l’une des deux formes d’externalisation de la fonction comptable (totale ou partielle), selon leurs moyens. Cela éviterait les difficultés de la tenue de la comptabilité suivant les normes en vigueur, les redressements fiscaux énormes. Ça permet de se couvrir de façon juridique contre les sanctions qui en découlent », recommande Dr Pierre Claver Agbédé. Le chercheur propose aux managers des entreprises de petite taille de se concentrer sur le cœur de leur métier en ne conservant que les fonctions qui contribuent à la création de valeur. In fine, la transparence ne permet pas seulement d’être à l’abri du risque. C’est un atout pour accéder à des crédits bancaires et autres financements. Economie 09 août 2021


Nouveau code des marchés publics: Les acteurs du système national sensibilisés
La loi 2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin est pleine d’innovations pour une gestion efficace de la commande publique. L’Autorité de régulation des marchés publics a lancé hier jeudi 5 août une campagne d’information et de sensibilisation sur ladite loi afin de renforcer les compétences des acteurs de la chaine nationale de la commande publique. « Il est de coutume à l’Armp, lorsque cela est possible, d’inviter les acteurs de la chaine à évoluer au même moment que l’évolution de la loi. Mais s’agissant de la présente loi, il ne s’agit pas seulement d’une tradition mais d’une nécessité au regard des grandes nouveautés que contient ce code. Qu’est-ce-qui a changé dans l’objet, dans les principes… ? C’est ce dont il est question », a expliqué Séraphin Agbahoungbata, président de l’Autorité de régulation des marchés publics, à l’ouverture de la campagne d’information et de sensibilisation des acteurs du système national des marchés publics sur la loi 2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin et ses décrets d’application. L’initiative est soutenue par le Projet d’appui à la gestion des investissements publics et de gouvernance (Pagipg). Alphonse Akpamoli, coordonnateur du Pagipg a salué les nombreux efforts faits par le gouvernement afin de rendre plus transparent le processus de commande publique. Il reconnait en cette campagne qui mobilise tous les acteurs de la chaine des marchés publics, une aubaine pour les renforcer sur les dispositions du nouveau code des marchés publics et mettre à leur disposition tous les instruments juridiques pour leur permettre de répondre aux exigences et à l’ambition du gouvernement en matière de commande publique. « Si les textes sont mieux disséminés, les audits vont révéler moins d’irrégularités… », va appuyer Kamal Moussa, expert en suivi-évaluation du Pagipg. Au regard de l’importance de cette campagne, le président de l’Armp exhorte : « Je vous invite donc à bien suivre et en posant beaucoup de questions … Nous allons pouvoir décortiquer la loi au cours de cette session ». A en croire Séraphin Agbahoungbata, le code des marchés publics en vigueur a apporté assez d’améliorations au niveau du climat des affaires en l’occurrence des améliorations relatives à l’accessibilité des micro, petites et moyennes entreprises dans la commande publique. Société 08 août 2021


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