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Nouvelles

Stratégie de développement durable: Wsm et Cnv international optent pour la gouvernance inclusive
We social movements et la Cnv international multiplient les actions pour aider les organisations sociales et les mouvements à mieux s’impliquer et à être pris en compte dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement. Les deux structures ont organisé, vendredi 23 juillet à Cotonou, un atelier d’échanges sur la gouvernance inclusive au profit de multiples acteurs. Atelier dont la finalité est de parvenir à de meilleures stratégies et initiatives pour mieux protéger les cibles des deux organisations. Acteurs de la société civile, des mouvements sociaux de divers ordres; des syndicats et même des mutuelles de santé se concertent sur une gouvernance plus inclusive dans les pays. Ils ont été mobilisés par We social movements (Wsm) et la Cnv international dans le cadre d’un atelier régional d’échanges sur le thème : « La gouvernance inclusive pour le développement durable : réaffirmer le rôle de la société civile, y compris des syndicats. Uzziel Twagilimana, coordonnateur continental de We social movements (Wsm), a indiqué que l’atelier est inspiré par les expériences de Wsm et de la Cnv international dans l’accompagnement des mouvements sociaux que sont les syndicats, les mutuelles de santé, les acteurs de l’économie sociale et solidaire comme les coopératives, les institutions de finance inclusive, les mouvements socio-éducatifs, les mouvements de femmes et de jeunes… Toutes ces organisations ont des stratégies différentes visant la protection des droits, le travail décent, le plaidoyer pour des cadres institutionnels et législatifs permettant que personne ne soit laissé en rade, et le renforcement des capacités, soutient-il. Au cours des vingt-huit dernières années, ces organisations ont accumulé des expériences et ont également collaboré avec des institutions de recherche s’intéressant au travail décent, le droit à la protection sociale, le développement social inclusif et le rôle des mouvements sociaux dans toutes les politiques, allant de l’élaboration à la mise en œuvre, en passant par l’évaluation et le suivi. « Nos actions s’appuient sur les instruments internationaux, notamment les objectifs de développement durable, les normes de l’Oit. Ces institutions de recherche ont réalisé des études qui ont confirmé notre conviction profonde selon laquelle un développement durable n’est possible qu’à travers une gouvernance inclusive qui ne laisse personne en marge », soutient Uzziel Twagilimana. Ce modèle tripolaire confirmé par les chercheurs et les résultats de leurs travaux ont eu une place de choix dans les échanges au cours de cet atelier ponctué de riches et fructueux débats, de même que des témoignages et suggestions d’acteurs de terrain. Engagement Pour parvenir à atteindre cette gouvernance inclusive tant souhaitée, le mouvement Inspir Bénin n’est pas du reste. Aboubakar Koto-Yérima qui en est le président salue l’accompagnement constant de Wsm et l’extension de la protection sociale en Afrique par le biais de son action. Le choix du Bénin pour abriter une telle rencontre, moins d’un mois après une précédente aux objectifs similaires, est une marque de confiance que mériteront les mouvements sociaux du pays à travers des actions plus fortes, s’est-il engagé. Les réflexions sur la stratégie et la nécessité d’une gouvernance inclusive doivent se poursuivre, selon lui. C’est aussi, précise Aboubakar Koto-Yérima, une invite à faire encore mieux pour que la dynamique en cours entre les mouvements sociaux s’améliore et se renforce. Mais le programme ne se limite pas au Bénin. Il couvre cinq autres pays. S’agissant de l’atelier régional, le président d’Inspir Bénin a souhaité qu’il débouche sur de nouvelles stratégies pour renforcer cette articulation pour que les politiques, leurs mise en œuvre, suivi et évaluation se fassent avec le concours des acteurs de la société civile et des mouvements sociaux. «Nous sortirons avec des résultats intéressants dont la mise en œuvre ne fera que donner plus d’efficacité et d’efficience dans les mécanismes déployés dans les pays », promet-il. Bart Verstraeten, directeur général de Wsm, a aussi effectué le déplacement de Cotonou. Présence justifiée par la nécessité de partager avec les participants les résultats des travaux de recherche. L’approche proposée repose en gros sur dix actions phares. Pour les réaliser, il faut une trilogie acteurs publics, société civile (dans sa globalité) et secteur privé, a-t-il soutenu. Il a évoqué aussi l’approche systémique pour réaliser les changements visés de manière structurelle, aussi bien au niveau local que national, surtout dans la perspective de l’atteinte de l’agenda 2030. Société 26 juil. 2021


Dérèglement climatique au Bénin: Les agriculteurs contraints à innover pour survivre
Les effets néfastes du changement climatique font désormais partie du quotidien des producteurs béninois. Ce qui pousse certains à recourir à des solutions innovantes pour y faire face. Paul Agblo ne veut plus endurer les caprices des saisons. La quarantaine, cet agriculteur a préféré installer sur son site de maraîchage à Houakpè-Daho, commune de Ouidah, un dispositif de quatre forages alimentés par l’énergie solaire et des groupes électrogènes. Avec ce mécanisme, l’eau coule à flots, quand il le faut, même en période de sécheresse. « Cette année, nous avons trop souffert de la rareté des pluies. Et quand elles ont été de retour, c’était encore de trop pour nos cultures. Les forages et ce panneau solaire m’aident beaucoup pendant les poches de sècheresse. Car, plus il fait chaud, plus les ravageurs se développent pour nous créer des ennuis », confie-t-il. Très connu dans cette localité située à plus de 40 km de Cotonou, cet agriculteur a les yeux ouverts sur tout. Au cours de ces rondes sur le site, il suit de près le comportement des plants de tomates repiqués, un produit qu’il cultive en alternance avec le maïs et la pastèque. « J’ai fait le repiquage des plants, il y a deux semaines. Mais la concentration des pluies pendant cette période les a endommagés. C’est pourquoi je suis en train de refaire », précise Paul Agblo. En réalité, au Bénin, le secteur agricole contribue à 28 % du Produit intérieur brut (Pib), avec une part de 77 % des exportations. Cependant, il est tributaire des perturbations climatiques, avec des bouleversements du calendrier cultural. Anticiper sur les risques Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui, comme Paul Agblo, sont contraints de bousculer les habitudes dans les champs. Mais faute de conseils adéquats et par défaut de moyens, certains ne parviennent pas et subissent de plein fouet les effets du dérèglement climatique. « Les producteurs ne devraient pas être surpris des longues séquences sèches observées de mars à mai 2021 et qui leur ont été préjudiciables. Puisque nous l’avions annoncé. Si c’est le cas, c’est parce que l’information n’a peut-être pas atteint tout le monde, malgré la vulgarisation qui a été faite à notre niveau », fait remarquer Boris Anato, directeur de la Prévision météorologique à Météo Bénin. Pour cet ingénieur en météorologie, l’anticipation et le recours aux conseils agricoles doivent entrer dans les habitudes des producteurs. « C’est nécessaire pour éviter, par exemple, les pertes de semis et les retards de croissance du fait du stress hydrique. Les conseils agricoles ne sont pas seulement utiles quand il y a un déficit. Il faut savoir s’adapter, quand les prévisions saisonnières annoncent une pluviométrie de trop, par un choix judicieux des variétés », insiste Boris Anato. Les Tic dans les champs Ainsi, faciliter l’accès à l’information agro-climatique, surtout en langues locales, devient un challenge pour créer la résilience. C’est ce qu’a compris Donald Tchaou, Ceo de la start-up Tic-Agro Business Center. Ce génie des Tic passe le clair de son temps dans l’Atacora à faciliter l’accès aux informations sur les bonnes pratiques via des solutions numériques. « Notre système de messagerie vocale permet au producteur de recevoir des messages vocaux en langues locales, sur plusieurs thématiques dont celles relatives aux changements climatiques. Son téléphone sonne, il décroche comme un appel pour écouter le message », explique Donald Tchaou pour qui 50 000 producteurs sont touchés par an via cette messagerie. Il n’est donc plus question de continuer avec les itinéraires techniques d’antan. C’est une certitude avec les bouleversements climatiques. « On ne doit pas attendre un bâton magique pour créer la résilience. Il faut informer les producteurs sur les prévisions pluviométriques et les recommandations claires en termes de date de semis et du type de variété de semence (cycle court ou cycle long) pour améliorer le rendement », insiste-t-il. En revanche, le recours aux Tic dans le secteur agricole ne peut s’étendre à une vitesse de lumière. La capacité des producteurs à se les approprier, l’accès à l’énergie et la connectivité à internet entrent en ligne de compte. « Nous sommes obligés de développer des solutions applicables aux téléphones simples », précise-t-il. Les technologies ne peuvent d’ailleurs pas à elles seules créer la résilience dans le secteur agricole. Marc Vivien Sewaï, Ingénieur agronome oriente les producteurs vers la maitrise de l’eau. « Si vous n’arrivez pas à maîtriser l’eau, vous ne pouvez plus faire l’agriculture dans la durée. Quand il y en a en abondance, il faut la stocker pour l’irrigation. Il faut des retenues d’eau, des barrages, des motopompes pour ceux qui ne sont pas loin d’une source d’eau», recommande ce spécialiste du génie rural. Aucune mesure d’adaptation n’est donc de trop. « C’est juste une question de moyens », prévient Paul Agblo. Environnement 23 juil. 2021


Commercialisation du soja: Un mécanisme pour réguler les flux
Les acteurs clés de la filière soja se sont concertés, ce jeudi 22 juillet à Cotonou, pour définir une stratégie de maîtrise des flux pour la commercialisation du soja-grain. Non-respect du prix plancher fixé par l’Etat, faible démarcation des rôles entre acteurs, non-maîtrise des flux et insuffisance des infrastructures de stockage, sont des problèmes récurrents notés dans la commercialisation du soja-grain au Bénin. En vue d’y remédier et de favoriser une meilleure traçabilité des flux, les principaux acteurs se sont réunis, ce jeudi à Cotonou, pour réfléchir à l’élaboration d’un mécanisme de commercialisation et d’une feuille de route en vue de sa mise en œuvre. Les investissements consentis par le gouvernement béninois et les partenaires au développement ont permis d’accroitre de manière exponentielle les rendements et la production du soja, se félicite Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. En 2020, précise-t-il, plus de 300 000 tonnes de soja ont été commercialisées dont 250 000 tonnes à l’export. Au regard de l’ampleur que prend la culture, il importe de canaliser la commercialisation afin que tous les acteurs y trouvent leur compte et en premier le producteur, insiste Denis Agandan, coordonnateur du Projet d’appui au développement des filières protéiniques (Padefip). « Si le producteur ne tire pas le profit du fruit de ses labeurs, il sera découragé très tôt. Aussi, faut-il que l’Etat tire profit de ses nombreux investissements consentis ces dernières années», souligne-t-il. « L’agriculture nourrit son homme et le producteur de soja doit jouir des fruits de ses labeurs pour avoir une retraite paisible, c’est un vœu cher au président de la République», renchérit Gaston Dossouhoui. « Pour y parvenir, indique-t-il, il urge que la commercialisation du soja soit mieux organisée à travers la mise en place d’un mécanisme au cœur duquel sera placé le producteur de soja qui y adhère librement. » Le mécanisme qui sera mis en place devra mieux impliquer les collectivités locales des zones de production et prendre en compte l’implémentation des infrastructures de stockage dans les villes de concentration, préconise Moumouni Imorou Karimou, chef de mission de la Composante Soja du Padefip. La maîtrise des flux passera par un meilleur contrôle au niveau des zones d’échanges, la promotion des ventes groupées du warrantage comme levier de financement des exploitations, ajoute-t-il. Les recommandations vont dans le sens d’un renforcement de l’adhésion des producteurs de soja au dit mécanisme et d’une amélioration des actions projetées pour la commercialisation du sojan Encadre Saisir l’opportunité du marché chinois Le marché de la Chine qui importe 85 millions de tonnes par an constitue une opportunité pour le soja béninois. Malheureusement, l’exportation du produit et des dérivés est minée par des mauvaises pratiques telles que le non-respect des procédures de contrôle et des exigences phytosanitaires, la falsification des documents officiels d’accompagnement. Toutes choses qui, si l’on n’y prend pas garde, affecteront l’image et le label du Bénin. D’où il est impérieux pour les acteurs de la filière, en particulier les entreprises exportatrices enregistrées auprès de l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa), de respecter les clauses du protocole d’accord signé, le 18 septembre 2019, entre le Bénin et l’Administration générale des douanes de la République de Chine (Gacc). Au nombre des documents officiels exigés, l’exportation du soja vers la Chine est subordonnée à la production d’un Certificat phytosanitaire et d’une attestation de fumigation délivrés par la direction de la Protection des végétaux (Dpv), un certificat d’origine de la direction générale du Commerce (Dgc), une attestation de non Ogm (Organisme génétiquement modifié) de l’Abssa. Société 23 juil. 2021


Revue à mi-parcours du Pta du ministère du Cadre de vie: Les acteurs engagés pour des résultats meilleurs
La revue à fin juin 2021 du Plan de travail annuel (Pta) du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, tenue ce jeudi 22 juillet, à Cotonou, relève un taux d’exécution physique de 37,76 %. Le ministre José Tonato exhorte ses collaborateurs à mettre en œuvre les recommandations issues des travaux pour l’atteinte des résultats escomptés à la fin de l’année. Le niveau d’exécution des actions prévues au titre du Plan de travail annuel (Pta) 2021 du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, est en baisse par rapport aux prévisions. La revue à mi-parcours du plan fait état d’un taux de 37,76 % contre 56,81 % attendu, soit un écart de 19,5 %. Néanmoins, ce taux physique est en hausse par rapport à celui de 2020 qui est de 32,32 %. Par ailleurs, le taux d’exécution financière est chiffré à 44,44 %, et la qualité de la gouvernance financière au sein du ministère est fortement appréciée. A l’ouverture des travaux de la revue, hier, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José D. Tonato, affirme que l’exercice du jour est particulier et mérite une réflexion d’un autre niveau pour que la dynamique engagée par le Bénin depuis cinq ans, aille encore plus vite. Cette particularité, poursuit-il, s’explique par le fait que la fin du deuxième trimestre 2021, chevauche avec la conception non seulement du budget 2022 mais aussi du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Ce qui est important, à ses yeux, c’est que chacun des acteurs à divers niveaux prenne conscience de sa mission et œuvre véritablement pour l’atteinte des résultats. « Une fois que les populations ont l’eau, l’électricité et que leur cadre de vie, la voirie, les services urbains essentiels, le logement, l’assainissement,… connaissent une amélioration substantielle, (…) elles vont manifester leur satisfaction. Donc, notre mission est fondamentale », souligne le ministre. Il a souhaité que les parties prenantes à cette revue en profitent pour se poser les vraies questions sur ce qui n’a pas marché afin que des recommandations soient faites pour que le ministère soit encore plus performant. Plusieurs communications et débats ont meublé les travaux. Ils ont permis à l’autorité ministérielle et l’ensemble des acteurs de son département, d’évaluer les actions mises en œuvre depuis janvier dernier, de prendre connaissance des difficultés rencontrées, et de formuler des recommandations pour l’atteinte des résultats escomptés, à la fin de l’année. Après avoir remercié ses collaborateurs pour le travail qu’ils abattent depuis 2016, José D. Tonato les exhorte à retrousser les manches, mettre en œuvre les recommandations formulées pour davantage de résultats, et que le ministère ait un retour positif de la part des populations. Actualités 23 juil. 2021


Institut national pour la promotion de la femme: De nouvelles ambitions
L’Institut national pour la promotion de la femme sera dorénavant un organe actif appelé quotidiennement à l’écoute des plaintes des femmes. Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 21 juillet 2021 a décidé de le réorganiser en lui donnant une nouvelle impulsion. L’Institut national pour la promotion de la femme a comme nouvelle mission d’œuvrer pour la promotion de la femme aux plans politique, économique, social, juridique et culturel. Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a donné des détails sur ses nouvelles orientations. « La nouvelle mouture que prend l’Institut national pour la promotion de la femme vise à en faire un organe véritablement actif au plan de la protection et de la promotion de la femme», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, lors de son traditionnel point de presse des mercredis, après le Conseil des ministres. Selon ses explications, le gouvernement a plus que jamais à cœur la question des violences faites aux femmes. Dans la nouvelle version de l’Institut national de la femme, il est prévu qu’il dispose d’un secrétariat exécutif qui sera tenu par une femme et d’un conseil d’administration où les femmes seront majoritairement représentées. « Il est utile de voir qu’il y a une nouvelle ambition attachée à cet institut dans le sens de la protection et de la promotion des femmes béninoises», a précisé le porte-parole du gouvernement. En termes d’innovations, l’institut disposera d’une cellule d’écoute chargée de recueillir les plaintes des femmes de l’administration publique comme privée. Il va également disposer d’un fonds d’assistance aux victimes des violences. Preuve que le gouvernement accorde une importance capitale à la femme. Selon Wilfried Houngbédji, « Le président de la République ne veut pas que l’Institut serve juste à porter des slogans. Il veut que l’Institut national de la femme soit actif au quotidien, qu’il veille à écouter effectivement les plaintes des femmes et à les orienter ». Une dimension nouvelle L’approbation des statuts de l’Institut national de la femme vient donner une dimension nouvelle à la lutte contre les violences faites aux femmes. Une autre nouveauté de l’institut, c’est le droit dont il dispose d’ester en justice et du droit de se constituer partie civile dans les affaires qui le conduiront devant la justice. C’est un acte qui vise à montrer à l’opinion publique en général et à la femme béninoise en particulier que l’institut n’est pas un organe pour garnir le décor. « L’Institut national pour la promotion de la femme pourra ester en justice en fonction des gravités des faits dont il va connaitre ou parfois se porter partie civile», a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Pour lui, c’est un nouvel acte qui fonde le renouveau de cet institut mais surtout de la protection de la femme béninoise. Tirant leçon des faiblesses rédhibitoires de l’Institut national de la femme, le Conseil des ministres a décidé de le réorganiser entièrement. Dans sa nouvelle configuration, il est un organisme public doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions plus déterminantes en faveur de la femme. Il faut préciser que, dans les jours ou semaines à venir, les nominations seront faites afin de le rendre opérationnel. Ulrich AKPOVO (Stag.) Actualités 23 juil. 2021


Vaccination contre la Covid-19: Les populations invitées à sortir massivement
La situation de la pandémie de la Covid-19 au Bénin, plus particulièrement l’augmentation critique des nouveaux cas positifs et cas graves depuis quelques semaines, préoccupe le gouvernement. La vaccination reste la seule option fiable pour se prémunir contre la menace et réduire les risques. Face aux médias hier jeudi 22 juillet, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a exhorté les populations à accomplir sans crainte cet acte salvateur et impérieux. Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus sont invitées à se rendre sur les sites de vaccination identifiés au niveau des différentes communes, pour se faire vacciner contre la Covid-19. C’est l’exhortation du ministre de la Santé face à la situation de la crise épidémiologique. A la date du mercredi 21 juillet, le Bénin compte 8327 cas positifs dont 8126 guéris et 108 décès. Bien que les chiffres témoignent du niveau général de maîtrise de la crise sanitaire, l’augmentation critique du nombre de nouveaux cas et de cas graves ces derniers jours préoccupe. La nouvelle flambée observée au niveau continental et sous régional, du fait de nouveux variants réputés plus dangereux notamment le variant Delta, doit amener les populations à se tenir plus que jamais en alerte. La tendance à la hausse et la menace des variants imposent le maintien du respect des gestes barrières, notamment le port systématique de masques en tous lieux, le lavage régulier des mains et le respect de la distance minimale de sécurité sanitaire. En outre, par ces temps de vacances propices à l’organisation d’événements à grandes assemblées, le gouvernement entend prévenir contre d’éventuelles contaminations de masse. C’est pourquoi, il est recommandé aux organisateurs de ces manifestations, de passer des messages de sensibilisation sur la vaccination et le respect des mesures barrières. « En tout état de cause, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique, l’accès auxdites manifestations pourrait être bientôt subordonné à l’effectivité de la vaccination de chaque participant », prévient Benjamin Hounkpatin. A l'occasion, le ministre a également invité toutes les personnes qui commencent à sentir les premiers symptômes du mal, à promptement se rendre à l’hôpital pour se faire ausculter. La vaccination : une alternative crédible Depuis l’apparition au Bénin du premier cas positif au coronavirus, les autorités béninoises font du mieux possible pour protéger les populations. En plus des efforts consentis pour prendre en charge tous les cas détectés, le gouvernement depuis le 31 mars dernier a lancé une vaste campagne de vaccination qui s’est étendue à tout le territoire. Banalisée au début, cette campagne connait progressivement une adhésion croissante des populations. Pourtant, il faudra que toutes les personnes âgées de 18 ans et plus accomplissent le geste salvateur. Le ministre de la Santé précise d’ailleurs que le gouvernement travaille non seulement pour accroître le rythme d’approvisionnement, mais aussi pour diversifier les types de vaccins afin d’offrir toujours plus de choix aux populations. Il rassure que tous les vaccins mis à disposition par le gouvernement sont sûrs et efficaces. Aussi, des mesures sont-elles prises pour la traçabilité de la vaccination. « Allons donc nous faire vacciner contre la Covid-19 et respectons les gestes barrières car ce sont là, les seuls moyens sûrs pour nous protéger et protéger les autres », va exhorter le ministre Benjamin Hounkpatin. Des constats faits, aucun parmi les derniers décès et les cas graves enregistrés dans les centres de prise en charge, n’était vacciné. A en croire le ministre de la Santé, la vaccination protège des formes graves et constitue, en plus du respect des gestes barrières, la seule alternative crédible pour sortir durablement de la crise sanitaire. Actualités 23 juil. 2021


Dialogue social dans le Borgou: La coordination départementale investie dans ses fonctions
Désormais connus, les neuf membres de la Coordination départementale du dialogue social dans le Borgou ont été installés dans leurs fonctions, lundi 19 juillet dernier à Parakou. C’est au cours d’une cérémonie organisée par le Conseil national du dialogue social (Cnds). Le Borgou a désormais sa Coordination départementale du dialogue social. Ses membres ont été installés, lundi 19 juillet dernier à Parakou, par le Conseil national du dialogue social(Cnds). En effet, ladite coordination est un comité tripartite composé de neuf membres dont trois représentants de l’administration, trois des employeurs et trois des centrales ou confédérations syndicales, tous dans le département du Borgou. Sa mission est de rapprocher le Cnds des acteurs départementaux à travers la promotion du dialogue social. La liberté syndicale, d’opinion et d’expression individuelle ou collective, la confiance mutuelle entre les parties prenantes, l’esprit de consensus dans les prises de décisions, l’engagement commun des différents acteurs, l’unité nationale, l’intérêt supérieur de la nation, la justice sociale et la moralisation de la vie publique à travers la lutte contre la corruption sont, selon le président du Cnds, Guillaume Attigbé, quelques-unes des valeurs qui concourent à la promotion du dialogue social. Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, s’est réjoui de la mise en place de ce creuset. Il entend le voir jouer un grand rôle dans son département. « Le Borgou a toujours servi de lieu d’implémentation de certaines décisions prises au sein des centrales et confédérations syndicales de notre pays. Ce qui fait attribuer une mauvaise étiquette à son département », déplore-t-il. Les membres investis dans leurs fonctions ont 48 heures pour s’approprier les textes fondamentaux du Cnds, ainsi que le règlement intérieur de leur coordination. Après quoi, ils vont rapidement se mettre à la tâche. « Les travailleurs ont souhaité ce cadre et y ont activement œuvré à travers sa charte dont ils ont participé à la rédaction », indique leur représentant au sein de la coordination dans le Borgou, Rock Cyriaque Bocovo. « Rien ne se construit durablement, sans un climat social apaisé, et c’est notre responsabilité à tous d’y travailler », insiste le représentant du patronat, Cyrille Djivoédo. « Le patronat reste déterminé à poursuivre ses actions de développement économique et social du pays», a-t-il promis. « Nous sommes désormais les porte-étendards de la promotion du dialogue social dans notre département. Ceci est une lourde responsabilité», confie Arouna Ramanou, au nom de la coordination. « Une responsabilité qui sera assumée avec beaucoup d’engagement, de dévouement et de détermination »,a-t-il poursuivi. Société 22 juil. 2021


Expérience Barka du Paefe au profit des déscolarisés: Bilan prometteur après la 2e phase
Les centres Barka à travers le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) font des merveilles au Bénin. C’est une initiative de la Coopération Suisse en partenariat avec le gouvernement mise en œuvre par Helvetas Bénin en consortium avec Solidar Suisse. Le bilan et les perspectives de la deuxième phase dudit programme ont été passés au scanner ce mercredi 21 juillet à la faveur d’un panel dans les locaux de Canal Olympia à Cotonou. Des milliers d’enfants du Bénin sauvés de la déscolarisation, des communautés épanouies ! Le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) à travers les centres Barka est une chance pour le Bénin et ses enfants ayant raté l’école classique. Il vise à appuyer la mise en œuvre d’une alternative éducative adaptée aux réalités socioéconomiques pour les enfants de 9 à 15 ans exclus du système éducatif. Les classes Barka grâce au programme Paefe, ce sont dix ans d’expérience au Bénin, pour environ dix mille enfants impactés et dix milliards de ressources allouées. Pour mieux cerner le programme et ses actions, un panel a été organisé ce mercredi autour du thème, «Quel bilan après la 2e phase de mise en œuvre (2016-2020) et les grands pas vers la mise à l’échelle pour une prise en charge des enfants de 9-15 ans en dehors de l’école ? ». Le programme Paefe aide les bénéficiaires à saisir leur destin. Elle leur offre ce que la vie leur a arraché en termes d’éducation scolaire et d’apprentissage. « Au regard de l’impératif qu’imposait à nos consciences humaines, le sérieux péril des millions d’enfants exclus de l’école béninoise, nous avons l’obligation d’apporter une lueur d’espoir dans les ténèbres de ces âmes innocentes », assure Nadine Oké, coordonnatrice du Paefe. L’initiative a permis de combler beaucoup d’écarts. Célestin Dembélé, directeur pays de Helvetas met l’accent sur le taux de déperdition scolaire : « Au plan national, 40 % des enfants ne finissent pas le primaire. Les statistiques locales sont plus effrayantes et révèlent que 70 % des enfants sont déscolarisés ». Dèwanou Avodagbé, directeur de cabinet du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), évoque la misère et la pauvreté pour expliquer la déscolarisation des enfants, en dépit des efforts du gouvernement. Mais le modèle Barka a tôt fait de réduire ces phénomènes. Deuxième chance à la déscolarisation, il est en même temps la première chance à l’alphabétisation. « Le modèle est bilingue. Il prend en compte la langue du milieu pour des enfants de 9 à 15 ans », explique Célestin Dembélé. Spécificités Ses spécificités tiennent à l’initiation aux métiers, la valorisation des talents, l’appropriation des connaissances générales et la préparation des bénéficiaires à la vie active. Après cinq ans de mise en œuvre, ce programme a plus que sa raison d’être. Les classes Barka, ce sont aussi de pathétiques histoires qui ont changé la vie de milliers d’enfants au Bénin. Les résultats et impacts témoignent de son bien-fondé. « Environ dix mille enfants de 9 à 15 ans dont plus de cinq mille filles ont été rescolarisés grâce au Paefe. 2956 enfants issus des centres Barka dont 1656 filles ont été présentés au Certificat d’études primaires de 2016 à 2021, avec 1560 admis dont 878 filles », dévoile Nadine Oké, coordonnatrice du Programme. Mieux, le programme a contribué à la réalisation de 109 salles de classe, 114 latrines séparées pour filles et garçons, 26 magasins pour la cantine autogérée, 54 forages pour la réalisation du jardin, 2010 tables-blancs, 100 chaises, 100 armoires et 100 bureaux pour enseignants. Treize communes des départements du Borgou-Alibori sont privilégiées pour le compte de cette 2e phase. Les maires des communes bénéficiaires s’en réjouissent. « Ce programme est une grande opportunité pour nous. Il révèle des talents dans le rang de nos enfants », apprécie Alassane Nouhoun Abdoulaye, maire de Pèrèrè. Des exemples de réussites de bénéficiaires à l’appui, il parle des merveilles que réalise Barka dans sa communauté. Son homologue de Ségbana, Orou Zimé Bio Tian, en est suffisamment comblé. « L’expérience est très appréciée. Barka est un ouf de soulagement. Quand une âme est sauvée, ce sont tous les anges qui dansent. Quand un enfant est scolarisé, ce sont tous les Béninois qui doivent danser », s’exclame-t-il. Présente au Bénin depuis 40 ans, la Suisse est très engagée dans le secteur éducatif. Elle accompagne les efforts du gouvernement pour renforcer l’éducation de base, l’éducation formelle…. Elisabeth Pitteloud Alansar, cheffe de coopération Suisse au Bénin, justifie le choix des deux départements bénéficiares : « Les indicateurs étaient préoccupants. La Suisse concentre ses efforts sur ces départements pour ne pas se disperser ». Qu’il s’agisse du dispositif pédagogique, la participation et l’adhésion des communautés, l’éveil des enfants aux activités culturelles, l’initiation aux métiers, tout a été retracé par le modèle Barka à travers le Paefe. Le Bénin est appelé à saisir ce programme comme une chance pour pérenniser ses acquis au profit des enfants déscolarisés. Société 22 juil. 2021


Election des organisations estudiantines les plus représentatives: Veillée d’armes dans les états-majors à l’Uac
Plus de 60 000 étudiants sont attendus aux urnes le 30 juillet 2021 pour désigner les organisations estudiantines les plus représentatives de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Une âpre compétition s’annonce entre la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Sur le campus d’Abomey-Calavi, la routine dans les amphithéâtres cache mal les tractations en sourdine avant la campagne. Pour le scrutin du 30 juillet 2021, sans tambour ni trompette, les concertations se multiplient au sein des états-majors des organisations estudiantines en lice. Arrivée en tête à l’issue des élections de 2018, l’Unseb n’est pas prête à céder sa place. Ludger Zannou, son président, avoue avoir la pression. « Le plus grand défi est de maintenir notre rang même si cela nous sera difficile. Chaque organisation affûte ses armes pour devenir la première. Nous avons une grande pression puisqu’on n’a pas droit à l’erreur», confie-t-il. En réalité, ces élections vont permettre aux étudiants de l’Uac de désigner l’organisation estudiantine capable de mieux porter leurs voix. Et ce, conformément au décret 2017-485 du 02 octobre 2017 qui définit les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des Universités nationales. Pour réussir à porter la voix des plus de 60 000 étudiants inscrits, il faut pouvoir recueillir au moins 30 % des suffrages. La revanche pour l’Uneb et la Fneb Il y a trois ans, l’Unseb et la Fneb ont rivalisé d’ardeur pour tirer leur épingle du jeu, avec respectivement 49,5 % et 43,0 % des suffrages. Mais la Fneb, doyenne des organisations estudiantines, n’entend pas se contenter d’une seconde place. Elle compte prendre ses adversaires en tenailles dans les urnes. « Notre seul objectif est de porter la Fneb au rang de la meilleure organisation, sinon la seule qui soit la plus représentative pour retrouver notre place d’antan », déclare Igor Rodolphe Tossou, président de la Fneb. De son côté, l’Uneb compte bien prendre cette fois-ci la revanche. C’est de bonne guerre et l’arbitre du jeu, c’est-à-dire le comité d’organisation desdites élections, met les bouchées doubles pour tenir le pari de la transparence. La liste définitive des candidats est attendue le vendredi 23 juillet prochain. « Nous avons décidé par consensus de prendre en compte la liste des étudiants inscrits à la date du 15 juillet 2021. Ils sont plus de 61 000. Le dimanche 25 juillet 2021, nous allons lancer officiellement la campagne pour quatre jours», explique le professeur Odile Dossou Guèdègbé, présidente dudit comité. Mais si l’effervescence règne dans les états-majors, l’électeur, lui, reste à convaincre. Pour les premières élections, le taux de participation était de moins de 20 %. Cette année, les pronostics sont pour le moment fragiles. « La plupart des entités de formation ont déjà fini les cours. Par endroits, les étudiants ont été déjà évalués et n’attendent que les résultats des examens », prévient le président de l’Unseb. Dans l’ombre de ces joutes électorales, mobiliser, c’est peut-être là le vrai défi des faitières. Education 21 juil. 2021


Désignation des recteurs sur appel à candidatures: « C’est la norme à l’international », selon Brice Sinsin
Les orientations voulues pour un enseignement supérieur de qualité au Bénin commencent â être actées. Il est attendu la création d’un Conseil d’administration pour les universités publiques et la désignation des recteurs sur appel à candidatures. Ce sont des innovations qu’approuve Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey-Calavi. Les recteurs des universités publiques ne seront plus élus. C’est l’une des innovations en attente d’être actés, dans le cadre des réformes dans le secteur de l’enseignement supérieur. En entendant l’officialisation de cette option par décret, l’ancien recteur de l’Université d’Abomey-Calavi pense que c’est l’idéal vers lequel il faut aller. « C’est la norme, même à l’international. On fait appel à des candidatures. Ce sont des gens qui viennent avec leurs dossiers et la conviction d’apporter quelque chose à l’institution. Ça passe par une sélection de dossiers, ensuite on passe les candidats à l’interview par des pairs bien informés de ce qu’est le développement d’une université afin qu’ils essayent de dégager les meilleurs », confie Brice Sinsin. Une option contre le « populisme » Pour avoir dirigé la plus grande université du Bénin pendant six ans, cet écologue voit dans l’ancien mode, c’est-à-dire l’élection des recteurs, quelques limites. « Si l’on va aux élections, c’est parce qu’on suppose que la communauté est suffisamment mûre pour désigner ses représentants. Mais le risque qui découle de toute élection, c’est le populisme. Ça fait qu’on n’a plus le bon leader qu’on aurait dû élire. On a plutôt un leader qui sait flatter les uns et les autres pour se voir confier la responsabilité », fait remarquer l’ancien recteur. Et ce n’est pas tout. L’autre risque, dit-il, c’est celui d’avoir à désigner essentiellement des administratifs et des financiers, au nom de la bonne gouvernance. « L’atout d’un recteur, c’est le leadership, sa capacité à innover pour dynamiser son institution. Par rapport aux questions financières et administratives, le gouvernement a déjà nommé des experts qui sont l’Agent comptable et le Secrétaire général de l’université. Donc, un recteur ne peut plus être un ‘’Sg bis’’ ou un ‘’comptable bis’’ qui soit en train de vérifier les moindres détails des comptes. Ce n’est pas son rôle », martèle Brice Sinsin. Dans ce processus de désignation des recteurs envisagé, intervient le Conseil d’administration. Cet organe dont les universités seront dotées sera très sobre. Là encore, l’ancien recteur parle de norme internationale. « Ce qu’on avait imaginé comme conseil d’université tenant lieu de conseil d’administration était composé de plus d’une soixantaine de membres. Un conseil d’administration est fait pour étudier les dossiers de façon approfondie, pour donner des instructions en vue d’une bonne gouvernance. Il faut à chacun des membres un temps suffisant de discussions. C’est maintenant un conseil de sept membres. Je trouve que c’est tout à fait jouable», soutient-il. Néanmoins, il aurait voulu, insiste-t-il, un conseil d’administration plus ouvert au secteur privé et à des fondations. Education 21 juil. 2021


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